Disclaimer : Ils ne m'appartiennent pas.
Spoil n°1 : Quelqu'un mourra dans les prochains chapitres.
Spoil n°2 : L'identité du père sera officiellement révélé au chapitre 7.
Bonne lecture !
« Vous vous demandez sûrement où était passée votre charmante tante Ino qui m'a laissé en plan à la dernière minute durant la soirée du mariage ? Celle qui me rabâchait que cette soirée, allait être une soirée entre belles demoiselles célibataires ? Cette même femme qui me disait que ce soir, c'était les copines avant les salauds ? Je vais vous l'expliquer. »
17 novembre 2007
L'hiver pointait le bout de son nez un peu trop tôt à mon goût. Je marchai précipitamment dans les rues bondées de Minato-ku*, bousculant des personnes à plusieurs reprises. Il était dix neuf heures quarante huit et j'avais rendez-vous à dix neuf heure trente au restaurant. Durant ma marche précipitée, j'entendis mon portable vibré dans la poche de mon jean. Je le pris, continuant à marcher à la hâte.
« Allô ?
- Allô Naruko ?
- Je m'excuse d'avance de mon retard ! Mais je fais au plus vite !
- Ça rend la chose encore moins facile à annoncer.. »
En entendant cette phrase, je m'arrêtai aussitôt au milieu de la rue bondée. J'imaginais mille et une annonce qu'il voulait me faire. Depuis le mariage, Neji et moi sortions ensemble et on se voyait dès qu'on le pouvait, le plus possible, au grand dam de Kiba et de Gaara qui pour une fois, étaient du même avis : Ils n'aimaient pas Neji et me disaient de m'en méfier. Conseil que j'ignorais. En même pas deux mois, on avait testé presque tout les restaurants de Tokyo, j'exagérais un peu mais pour dire que l'on sortait beaucoup. On avait même fêté mon anniversaire ensemble. C'était vrai que c'était un peu rapide mais j'étais à l'aise avec lui. Plus je passais de temps avec lui, plus j'apprenais à l'apprécier davantage et à l'aimer. Oui l'aimer.
« Je ne pourrais pas venir ce soir, je suis vraiment désolé !
- Le travail ?
- Encore et toujours, je suis désolé, surtout que je n'aime pas annuler à la dernière minute comme ça je-
- Non ce n'est rien ne t'excuse pas ! » L'interrompais-je en hochant la tête de gauche à droite.
« On se refera ça une autre fois ne t'inquiète pas, tu penses finir à quelle heure ?
- Je ne sais pas à vrai dire, ils m'ont donné un dossier de dernière minute à travailler. Je t'appellerai demain d'accord ?
- D'accord.
- Tu ne m'en veux pas j'espère ?
- Bien sûr que non, sinon je t'aurais raccroché au nez ! » Lui avouais-je en riant un peu. Je pouvais l'entendre souffler de soulagement à l'autre bout du combiné. Il était mignon à s'inquiéter de la sorte.
« À demain Naru.
- À demain Neji et surtout repose-toi, je veux te voir en pleine forme demain !
- Promis j'essayerai. »
Puis je raccrochais avant de soupirer. Depuis qu'il avait commencé son stage dans l'un des plus grand cabinet de Tokyo qui était associé avec les États-Unis et la France, Neji était très occupé. La sélection des stagiaires pour travailler là bas étant très sélectives, j'étais extrêmement fière de Neji lorsqu'il m'avait annoncé avoir trouvé un stage là-bas. Le problème c'était que je le voyais moins souvent qu'avant, mais je ne pouvais pas lui en vouloir pour cela. En plus si son stage se passait bien, peut être qu'il allait être engagé là bas, le travail payait toujours. Je fis demi-tour pour aller à la station de métro la plus proche, ce soir allait être finalement une soirée film et bière à la maison.
[...]
Je sortis avec un peu de difficulté les clés de l'appartement de mon sac. J'avais acheté à emporter chez Ichiraku avant de rentrer, ça allait combler un peu l'absence de Neji. Grâce à moi il avait prit goût au ramen aussi. J'ouvris la porte de l'appartement, je fus étonnée de voir que la lumière du salon était allumée, Ino m'avait dit qu'elle sortait ce soir, je-ne-sais-où encore. Depuis le mariage elle était vraiment secrète. Elle partait et revenait parfois deux jours après, sans me dire où elle allait. Lorsque son téléphone sonnait elle allait dans une autre pièce. Bref, elle était vraiment secrète, et ce n'était pas dans les habitudes d'Ino. Je marchai précipitamment jusque là-bas, et mes yeux tombèrent nez à nez à la dernière chose que j'avais imaginé voir dans le monde, la chose la plus improbable et.. Folle ? J'en avais perdu mes mots. J'étais tellement sous le choc que je fis tomber mon plat acheté un peu plus tôt au sol. Je scrutais, abasourdie, la bouche légèrement ouverte, Ino, à moitié déshabillée et à califourchon sur Omoï. Eux aussi étaient choqués, particulièrement Ino. On resta ainsi à se fixer pendant, je pense, trente secondes, avant qu'Ino se lève précipitamment, rouge de honte.
« Ce-ce n'est pas ce que tu crois ! » Fût la première phrase qu'elle sortit.
« Enfin si mais lai-laisse-moi t'expliquer ! »
C'était la première fois depuis que je connaissais Ino qu'elle bégayait. Omoï se leva à son tour, remettant son pantalon correctement. Il se gratta l'arrière de la tête, je pouvais apercevoir son début de..*
« Je vais aller prendre une douche ! » S'exclama-t-il avant de quitter la pièce, laissant Ino et moi dans la pièce.
« Tu me dois une loooooooongue explication ! » M'écriai-je, reprenant mes esprits.
Elle souffla avant de s'asseoir sur le canapé où elle était à califourchon sur Omoï. Je m'asseyais lentement sur le fauteuil, Dieu seul sait ce qu'ils avaient fait sur ce canapé en mon absence..
« Je... Je sors avec Omoï. » M'avoua-t-elle, à demi-mots.
À son annonce je restai bouche-bée, je pensais qu'elle m'allait sortir que c'était son sex-friend, un truc comme ça, même si je préférais ce qu'elle m'avait dit à ce que j'avais imaginé.
« Depuis quand ?
- Depuis le mariage de Kiba et d'Hinata..
- QUOI ?! »
« Je reviens, je vais au toilettes. » L'avertit Ino elle en se levant à la hâte.
Elle prit sa pochette avec elle, laissant seule à table Naruko. Elle sortit de la grande salle de bal, la menant au gigantesque et magnifique jardin des Hyûga. Elle accourut dans le jardin puis entra dans la demeure, elle allait être un peu tranquille ici. Elle avait menti, elle n'avait pas envie d'aller au toilettes, elle voulait juste sortir de la salle. La blonde se glissa contre un mur, retenant ses larmes. Elle était contente pour ses amis, mais elle repensait à ce que lui avait dit son ex, Kimimaro, celui qui avait vraiment réussi à lui briser le cœur. Elle s'en était remise depuis, mais pas de ses paroles, qui se répétaient toujours dans sa tête.
« Tu finiras seule, pauvre fille que tu es. »
Elle souffla, retenant ces larmes. Ces paroles se répétaient en boucle dans sa tête. Elle ne devait pas pleurer, elle ne savait pas pourquoi elle était dans cet état mais au fond d'elle elle le savait : Elle voulait trouver cette personne, comme Hinata avait trouvé Kiba, cette personne qui l'aimerait plus que tout, cette personne qui-
« Ino ? »
Elle sursauta à l'entende de la voix grave puis leva la tête, et vit Omoï, lui tendant la main. Elle la prit, tremblante, puis se leva. Elle essuya rapidement ses larmes, espérant que Omoï ne les avait pas vu.
« Pourquoi es-tu si triste ces derniers temps Ino ? »
Ino le regarda, surprit. C'était vrai que ces derniers temps elle n'était pas au mieux de sa forme mais il étaitle seul à l'avoir remarqué et à lui avoir posé la question. Son avis sur Omoï avait radicalement changé en une seule question. Elle tourna légèrement la tête, un peu déstabilisée. Il lui essuya le mascara qui avait coulé du coin de l'œil à l'aide de sa manche, sans la quitter des yeux, avant de lui sourire tendrement.
« Si tu as besoin de parler, je suis là mais ne sois pas triste, surtout quand ton mascara n'est pas waterploof. » Plaisanta-t-il avant de lui donner un chaste baiser sur le front.
Elle rit légèrement avant de lever la tête et de le regarder à son tour. Sans savoir pourquoi ni comment, ils s'embrassèrent, à l'abri des regards.
« Félicitation, tant que tu es heureuse c'est le principale pour moi !
- Merci.
- Mais.. J'ai une question. »
Le sourire d'Ino s'agrandit davantage.
« Pourquoi avoir gardé cette relation secrète ? Enfin je veux dire, vous voulez garder ça secret ?
- Au début oui.. » M'avoua-t-elle en remettant son tee-shirt qui était sur la table basse.
« Mais ensuite, je ne sais pas, cette relation est différente de toutes celles que j'ai connu jusque là. On ne sent pas l'obligation de le dire au monde entier, il n'y a que lui et moi, et c'est tout ce qui compte. Je suis désolée de ne pas te l'avoir dit..
- Ce n'est rien. Mais à t'entendre parler, en dirait que tu en es amoureuse.
- Peut être bien.. »
« Puis on se sourit longuement. Elle avait raison, cette relation était différente de ce qu'elle avait connu, son comportement était différent. Ce soir là, j'avais la certitude que Ino avait peut être trouvé le bon. Et ma certitude allait se confirmer car même pas un an plus tard.. »
10 janvier 2008
On rentra dans l'appartement, morts de rires, Ino, Omoï et moi. Ino enleva son voile de mariée qu'elle jeta sur la table basse avant de s'asseoir sur le canapé, suivi par Omoï, qui avait l'air complètement épuisé. Puis il regarda Ino avant de lui sourire tendrement et de l'embrasser. J'avais découvert un nouvel aspect de la personnalité de Omoï à travers sa relation avec Ino.
« Tu es la plus belle des mariées, je t'aime.
- Moi aussi je t'aime. »
Ils s'embrassèrent de nouveau. Avant-hier ils avaient décidé de se marier. Il n'y avait pas plus de vingt invités, Ino et Omoï ne voulant pas entendre des remarques du genre : « C'est trop tôt pour se marier. »« Attendez au moins deux ans avant de vous marier. » etc. Ils avaient décidé de se marier à la mairie sans en faire trop ni plus, ce qui m'étonna beaucoup. Ino avait toujours rêvé de faire un grand mariage, dans un château avec une immense salle de réception et un gâteau de cinq étages. Mais surtout, portant une robe de mariée coûteuse. Elle avait beaucoup changé, en mieux. Elle était devenue moins superficielle. Je toussai pour attirer leurs attentions. Ils décollèrent enfin leurs bouches l'une de l'autre.
« J'ai une surprise pour vous les jeunes mariés ! » M'écriai-je avant d'aller prendre ma clé de l'appartement à l'entrée puis d'accourir dans le salon.
Je déposai la clé sur la table basse, abordant un grand sourire aux lèvres.
« Une clé ? » Haussa un sourcil Omoï, pas le moindre du monde impressionné.
« Pas n'importe clé, ma clé, celle de l'appartement. Je vous la donne. J'emménage avec Neji dans une semaine.
- Félicitation ! » Cria Ino en bondissant du canapé, avant de m'enlacer.
« Fais attention avec ta robe Ino ! » M'écriai-je à mon tour, heureuse.
« On s'en fout, ce n'est qu'une robe que je ne vais porter que une fois dans ma vie ! Mais toi, tu passes une grande étape là ! Après ça sera le mariage !
- N'abusons pas, on n'en est pas encore là tu sais.. »
C'était vrai que parfois il nous arrivait de parler de mariage Neji et moi mais on n'était pas pressés, on voulait prendre notre temps et savourer chaque instant que l'on passait ensemble. Alors lorsqu'il m'avait annoncé il y avait maintenant deux semaines de cela que le cabinet d'avocat dans lequel il venait d'obtenir un job lui donnait un appartement situé au nord de la ville, dans les grands immeubles à plus de vingts étages, près de là où vivait Gaara, ma réponse fut immédiatement positive. Mais je n'avais pas encore visité l'appartement, il voulait me faire la surprise.
« Il faut fêter cette grande nouvelle !
- Tu n'es pas épuisée ?
- Pas le moindre du monde mon chéri ! On est marié et il faut fêter cela ! Et puis il n'est même pas vingt trois heures ! »
Omoï et moi on se regarda avant de hausser les épaules et de suivre l'idée d'Ino. Après tout, on ne vivait qu'une fois. Ino décida de rester en robe de mariée, et on appela tout le monde afin qu'ils nous rejoignent pour faire encore une fois la fête.
« Ce fût une très bonne journée, on était tous réunis et on était heureux, tout simplement, mais ma joie fût de courte durée.. »
14 janvier 2008
Je sonnai à l'appartement de Gaara. Il m'ouvrit puis se reculai pour me laisser passer. J'entrai, silencieuse. Le coup de fil qu'il m'avait passé une heure plus tôt m'avait fait paniquer. J'avais laissé Neji en plan et j'avais fait au plus vite pour venir le voir. Cela faisait presque un mois que je n'avais pas vu celui que je considérais comme mon meilleur ami. Je suivis Gaara jusqu'au salon. Je vis divers cartons un peu partout dans la pièce qui presque était vide. Je le regardai, affolée et paniquée. Il sentit mon regard.
« Allons sur la terrasse. »
Il ouvrit sa baie vitrée pour rentrer à sa terrasse. Il s'assit sur l'un des fauteuils de la terrasse puis écrasa sa cigarette dans son cendrier. Je m'assis face à lui, inquiète.
« Tu es la première au courant de la nouvelle que je vais t'annoncer.. J'ai été désigné futur hérité des entreprises et de la chaîne d'hôtels des No Subaku.
- Wahou Gaara, c'est énorme, tu as travaillé dur pour ça.. C'est Kankuro qui doit être vert ! » M'exclamai-je en riant, imaginant la tête de Kankuro se décomposer lorsqu'on leur avait annoncé qui allait être le futur hérité.
« Félicitation ! » M'écriai-je avant de me lever pour lui faire un câlin.
Bizarrement il était réceptif à mon câlin, aucun rejet de sa part, ni de mimique dégoûté, ni de remarque sarcastique, rien. Au contraire, il répondit à mon câlin. Je me reculais de lui, lui lançant un regard suspicieux. Il haussa un sourcil. Il y avait autre chose.
« Pourquoi ce regard ?
- Il y a autre chose, n'est-ce-pas ? »
Il me dévisagea longuement avant de soupirer.
« J'emménage à New York, je pars dans trois heures.
-QUOI ?! » M'écriai-je, ahurie.
Il se leva avant de regarder l'horizon puis de soupirer. Les larmes commencèrent à monter.
« Le centre des entreprises No Subaku est implanté là-bas, et en tant que futur PDG je dois vivre là bas.. J'ignore lorsque je pourrais revenir au Japon. »
Sa phrase me brisa intérieurement. Pour la première fois depuis que je connaissais Gaara, il me fit un câlin pour me consoler. Je crois qu'on est resté ainsi pendant plus d'une heure jusqu'à que je réussis à me calmer. Mon meilleur ami s'en allait prendre son envol, loin de moi..
25 janvier 2008
« Ne triche pas surtout ! »
Comment voulait-il que je triche ? Neji m'avait bandé les yeux avec une petite écharpe depuis qu'on était parti de chez moi. Tout ce que j'avais deviné c'était qu'on était assez haut dans un immeuble puisqu'on a passé un bout de temps dans l'ascenseur. Je l'entendis ouvrir la porte de l'appartement, puis il me prit par la main pour m'aventurer un peu plus dans l'appartement. Il se plaça derrière moi avant de m'embrasser le cou puis il plaça ses mains autour de mes hanches. Je coupai court à ses caresses, impatiente de voir l'appartement.
« C'est bon ? »
Il me mordit un peu l'oreille avant de me débander les yeux. Je sifflai d'admiration en voyant ce que je voyais. La pièce où l'on était, qui était le salon, était un pièce grande et spacieuse. Certains meubles qu'on avait choisi ensemble étaient déjà là. La pièce était lumineuse grâce aux baies vitrés. J'accourus jusqu'à celle-ci, me demandant à quelle étage du bâtiment allons-nous vivre. L'appartement se situait au dernier étage, on avait une vue sur toute la ville, le soleil commençait à se coucher, c'était beau. Je rentrai à l'intérieur, sous le regard amusé de Neji. Il fouilla dans le premier cartons qui était sur une pile de carton, situé dans un coin de la pièce. Puis il y sortit un appareil photo. Je haussai un sourcil.
« Je sais que tu n'as pas le moral depuis le départ de Gaara mais j'espère que cette surprise te feras plaisir.
- C'est la plus belle surprise que l'on m'ait fait. Je te remercie pour cela, je suis désolée si je ne t'en donne pas l'impression.. »
Il me donna comme réponse un baiser, baiser auquel je répondis.
« On franchit une nouvelle étape. Je veux prendre une photo de nous, pour la première fois ensemble dans cet appartement. »
Mon sourire s'agrandit, j'aimais beaucoup son idée. Il plaça l'appareil sur la commode, déclenchant le mode automatique. On se plaça face à l'appareil. Il mit sa main autour de ma hanche pour que je me rapproche encore plus de lui. Je fis mon plus beau sourire.
« 1, 2, 3, kimchi ! » Criâmes en cœur avant d'entendre le clic de l'appareil et de voir le flash.
Neji accourut vers l'appareil pour voir si la photo était réussite. Un sourire satisfait s'afficha sur son visage. Je le rejoignis pour la voir la photo.
« Parfait. » Soufflai-je tout simplement.
Pas uniquement en pensant à la photo, mais en pensant à notre histoire. C'était une belle façon d'immortalisé ce moment. Vivre ensemble était un nouveau tremplin pour notre histoire, beaucoup de couples se séparaient à cause de cela. Mais je ne m'inquiétais pas, Neji me rassurait à chaque doute. J'avais entièrement confiance en lui. Il me sourit avant de lever mon visage en me prenant par le menton.
« Je vois que vous êtes satisfait de cette photo monsieur Hyûga.
- Cela ne serait pas possible sans vous, madame Uzumaki. Et je vous aime pour cela.
- Moi aussi, Neji Hyûga, je vous aime pour cela. » Répondis-je avant qu'il ne m'embrasse passionnément, comme il le faisait à chaque fois.
« J'étais heureuse. C'était mon premier vrai amour. J'étais déjà sortie avec six garçons avant lui mais là c'était différent, j'étais amoureuse de lui et il était amoureux de moi. Mais ce que j'ai réellement appris de cette histoire c'est que parfois, on avait beau mettre tout son cœur et s'investir à fond dans quelque chose, cela ne suffisait pas. Ça n'avait pas suffit à continuer notre histoire.. »
9 avril 2010
« Dis Neji, est-ce que tu m'aimes ?
- Hn. » Me répondit-il vaguement avant de se lever du lit et d'aller dans le dressing.
Je le regardai faire, de dos à moi. Cet homme que j'aimais depuis maintenant trois ans s'habillait tranquillement de son costume trois pièces. Je me mis sur le dos et contemplai le lustre doré de notre chambre. Notre relation n'était plus comme dans les premiers jours, mais je l'aimais malgré cela. On était juste devenu un vieux couple, ce n'était pas une si mauvaise chose, sûrement. Il passa devant moi, m'ignorant presque, avant de sortir de la chambre. Je me levai à mon tour du lit et remarquai qu'il était déjà huit heures. Je soupirai avant d'aller me préparer. C'était mon jour de congé certes, mais j'avais beaucoup de travail à faire pour le musée. J'avais entamé ma dernière année à l'université l'année dernière et je travaillais dans un musée en tant que stagiaire, dans deux mois j'allais devenir conservatrice de musée. Je pris une chemise rouge, un jean noir et des sous-vêtements propres avant d'aller m'enfermer dans la salle de bain.
[...]
Je garai ma voiture dans le petit parking du restaurant puis y sortis précipitamment de celle-ci. J'entendis une petite sonnerie venant de mon téléphone. C'était un message de Neji, qui m'avertissait qu'il allait dormir dans son deuxième appartement. Il avait loué un deuxième appartement depuis presque un an près du tribunal, il dormait là lorsqu'il avait beaucoup de travail et qu'il devait aller au tribunal le lendemain. Je soupirai avant d'entrer dans le restaurant. Je balayai des yeux le restaurant et vis Ino me faire signe de la main en me souriant. Je lui rendis son sourire avant d'aller vers elle et de m'asseoir face à elle.
« Salut ma belle, comment vas-tu ?
- On va dire que ça va et toi ?
- Fatiguée.. » Se plaignit Ino en s'étirant légèrement le dos avant de reprendre.
« J'en ai marre d'être l'assistante de cette tyrannique Anko-senseï qui me servait de prof de biologie. J'ai l'impression de ne pas évoluer..
- Dis toi qu'un meilleur job t'attends après ! »
Le serveur nous interrompit puis prit nos commandes avant de retourner en cuisine.
« Vivement mon congé ! Tu dois être tranquille aujourd'hui toi.
- Pas du tout ! Je dois travailler si je ne veux pas prendre de retard dans mon travail, pleins de nouveaux tableaux sont arrivés au musée et on doit faire l'inventaire de tout ça. »
Le serveur arriva avec nos entrées avant de repartir. Je mélangeais ma salade.
« Et Omoï ? Il va bien ? Cela fait longtemps qu'on ne l'a pas vu. » Demandai-je avant de prendre dans la fourchette un morceau de tomate que je mis automatiquement en bouche.
« Mouais. Il travaille beaucoup, être interne dans un hôpital réputé lui prend vraiment beaucoup de temps, il n'a pas d'horaires fixes et parfois il doit faire des heures supplémentaires. Mais il essaye toujours de me consacrer un peu, quitte à ne dormir que deux heures. » Me répondit-elle en me souriant avant de boire une gorgé d'eau.
« Là on cherche un appart' plus grand, mais j'avoue que je retarde un peu l'échéance, j'adore notre appart !
- C'est vrai qu'on a beaucoup de souvenirs là-bas.
- N'est-ce-pas ? Et toi avec Neji ? Je peux en dire autant de ton homme, on ne le voit plus. » Déclara-t-elle avant d'attaquer son assiette.
Face à sa question je baissais légèrement le regard, à vrai dire même moi cela faisait longtemps que je ne l'avais pasvu, enfin je le voyais tout les jours et parfois il me faisait des cadeaux de temps à autre pour s'excuser de ses absences mais ce n'était pas suffisant, cela faisait longtemps qu'on n'avait pas eu des moments à deux, comme avant. Tout était plus simple et mieux avant, j'en devenais nostalgique.
« En faite.. Je pense qu'on est tombé dans une routine tellement.. » Admis-je, frustrée, avant de soupirer.
« Je sais pas quoi faire..
- Surprends-le ! Tu me déçois là..
- Pourquoi ? » Répondis-je, étonnée, en haussant les sourcils.
« T'es Naruko Uzumaki quoi, t'as toujours des idées farfelues et parfois un peu bizarre derrière la tête afin que personne ne s'ennuie ou ne se sente à l'écart. Franchement la vie dans le monde adulte t'a rendu moins spontané.. »
Je soupirai, elle n'avait pas tort. Puis tout à coup, j'eus une idée. Ino le comprit au sourire malicieux qui se formait sur mon visage.
[...]
J'avais acheté une bouteille de champagne qui valait une petite fortune. Ino avait raison, notre couple était devenu platonique. Je savais qu'il était occupé depuis qu'il était devenu avocat dans un cabinet de renom. Avant il me faisait des surprises, et on passait d'excellents moments ensemble. C'était à moi de faire bouger les choses. La nuit était déjà tombée, j'entrai dans l'immeuble où il avait loué l'appartement. Je pris l'ascenseur et montai au dernière étage. Je sortis le trousseau de clé et ouvrai la porte. Je trouvai ça bizarre que la porte ne soit pas fermée à clé, surtout qu'il m'avait dit être au tribunal à cette heure-ci lorsque je l'avais eu au téléphone tout à l'heure. Je m'avançai lentement dans l'appartement quand quelque chose attira mon attention. J'entendis du bruit qui venait de la chambre. Je tournai la tête vers celle-ci et remarquai que la lumière de la chambre était allumée et entrouverte. Je regardai à travers la porte entrouverte, j'avais l'impression de faire quelque chose d'interdit. Et je le vis. Lui, nu, sur une autre femme, la faisant crier de plus en plus fort au fur et à mesure que ses coups de bassins s'accéléraient. Cette femme, je l'avais reconnu aussitôt, Tenten. Elle était censée être une amie, cela nous arrivaient même parfois de travailler ensemble. J'eus un mouvement de recul, puis plaçai ma main devant ma bouche. Quelque chose en moi se brisa, j'avais envie de vomir. Cette vision d'horreur me répugna au plus au point. Ils n'avaient même pas remarqué ma présence, trop occupés. Combien de fois il m'avait dit qu'il finissait tard ? Qu'il n'allait pas rentrer ? Que nous l'avons fait ? Je me reculai à pas de loup avant de quitter l'appartement dans la plus grande discrétion.
[...]
Je rentrai chez nous, je retenais mes larmes depuis que j'avais été témoin de ça. Je jetai mon manteau puis mes chaussures valsèrent dans d'autres parts du grand salon. Puis je partis m'asseoir sur notre canapé d'angle en cuir noir. J'ouvris la bouteille de champagne et je bus à même la bouteille, pleurant seule dans notre appartement.
« Les enfants je ne vous répéterai jamais assez que l'alcool est mauvais pour la santé, ne faites pas les mêmes erreurs que moi. »
11 juin 2010
Cela faisait presque deux mois que j'avais découvert que Neji me trompais. Je me redressai du lit, épuisée. J'aperçus Neji sortir de la salle de bain avant d'aller dans le dressing. Je le voyais s'habiller, mettant son costume trois pièces qui avait dû lui coûter une petite fortune, comme d'habitude. Il était beau, tout simplement. Je n'arrivais pas à ressentir de la colère, juste une énorme tristesse, limite je ne ressentais presque rien, c'était comme si j'avais un trou dans la poitrine. Il m'embrassa chastement sur le front avant de quitter la pièce. Je n'avais parlé à personne de ce que j'avais découvert mais mes amis avait remarqué que mon comportement avait changé, je souriais moins qu'avant selon leurs dires. Gaara même commençait à analyser mon comportement via Skype, posant des questions à chaque fois.
« Pour le restaurant ce soir, je ne pourrais pas venir, je suis désolé. »
Je tournai la tête, attristée. Qu'est-ce que j'espérais ? Il annulait à chaque fois. Il m'embrassa de nouveau sur le front, s'excusant, avant de quitter la pièce, me laissant seule, encore. Tout se passait très vite autour de moi, j'avais l'impression que tout m'échappaient des mains petit à petit. Je me levai péniblement du lit puis j'entendis mon portable sonner, c'était Ino.
« Allô ?
- Naruko, t'es dispo ce soir ?
- Ouais, Neji a encore annulé..
- Je suis désolée, c'est bête.» Elle soupira avant de reprendre.
« Bon rejoins-moi à vingt heure tapante devant l'hôtel de Gaara qui se situe à Shibuya ! Fais-toi belle surtout !
- Et qu'est-ce qu'on va- » Elle raccrocha à ce moment là.
« Faire.. » Terminai-je ma phrase. Je soufflai avant d'aller m'habiller. Aujourd'hui allait être une longue journée au boulot..
[...]
Je rentrai précipitamment dans l'appartement, seule, comme tous les jours. J'ignorai quand fut la dernière fois que quelqu'un m'attendait à la maison, quelqu'un pour m'accueillir. Je jetai un coup d'œil à ma montre, il était dix neuf heures passée. J'entrai précipitamment dans mon dressing puis me déshabillai à la va-vite, balançant mes vêtements dans le bac à linge sale. J'enfilai une robe noire moulante, très élégante et simple, qui m'arrivait jusqu'en bas des genoux. C'était celle que j'étais censée porter pour aller dîner avec Neji. Je mis des escarpins oranges puis rangea dans ma pochette noire mon portefeuille, mes clés et une petite flasque de scotch, ne savait-on jamais. J'avais besoin de m'occuper l'esprit, de me divertir, sinon j'allais m'effondrer. Si je ne sortais pas le soir, je buvais seule. J'accourus aussi vite que je le pouvais à la salle de bain. Je me maquillai légèrement, mettant un peu de mascara et du rouge à lèvres rouge, me donnant un air de femme fatale. Puis mit des petites boucles d'oreilles et le bracelet en diamant que Neji m'avait offert. Tout ce que m'avait dit Ino c'était que ce soir, allait être une soirée magique et qu'il fallait que je me fasse belle pour cette occasion quine se représentera pas deux fois dans une vieselon ses dires. Je l'avais harcelé de messages pour savoir ce qu'on allait faire mais elle ne m'en dit pas plus, juste de ne pas arriver en retard.
Je sortis de l'appartement une fois prête, sachant que le taxi m'attendait en bas, en fermant la porte derrière moi.
[...]
Je sortis du taxi, faisant face à l'hôtel. La dernière fois que j'y étais allée c'était à mes quinze ans, lorsque Gaara fêtait son anniversaire et que l'on avait filé en douce pour aller dans un bar du coin. On s'était réveillés dans un parc non loin, avec une grosse gueule de bois. C'était la première fois que Gaara et moi buvions de l'alcool. Ino m'attendait devant l'entrée de l'hôtel, me faisant un grand sourire avant d'accourir avec ses talons hauts.
« Allez viens.
- Mais-
- Chut ! »
Je me tus aussitôt puis elle me tira par le bras. On fit notre entrée dans le hall de l'hôtel imposant avant d'aller vers le restaurant de l'hôtel. On entra dans le restaurant vide puis je la suivis jusqu'aux salons V.I.P. On entra dans l'un d'entre eux. Sans que je m'y attende, plusieurs personnes crièrent à l'unisson « surprise. », me faisant sursauter. Tous mes proches étaient autour d'une grande table. Je ne masquai pas le fait que j'avais été touché. Neji se leva de sa chaise et vint nous accueillir, le sourire léger.
« Si mademoiselle veut bien s'asseoir. »
Neji me prit par la main. Il tira ma chaise, afin que je m'asseye, puis il s'assit à son tour à côté de moi. Je fis le tour de la table des yeux. Il y avait tout mes amis, et ses proches également. J'aperçus Tenten, qui fixait Neji, avant de tourner la tête, je n'arrivais pas à déceler l'expression qu'elle venait d'avoir, mais c'était tout sauf de la joie. Elle m'agaçait, sa présence m'agaçait. Mais je décidai de l'ignorer tout simplement. Les plats arrivèrent, chacun raconta ce qui se passait dans sa vie, cela faisait longtemps que je ne les avais pas vu, tous réunis ainsi. Tous parlaient, à l'exception de Tenten.
« Et toi Tenten ? Tu as quelqu'un en vue ? » Demandai-je, en buvant dans mon verre de vin rouge, ne la quittant pas des yeux.
Elle sursauta à la question avant de tourner la tête en ma direction, mal à l'aise.
« Mais c'est vrai Tenten ! Avant-hier tu m'avais dit que t'avais un rencard ! » Fit remarquer Karui avant de manger.
Avant-hier Neji avait un dîner d'affaires, m'avait-il dit. Tenten était rouge de gêne, je fis l'un de mes sourires faux que seule moi avait le secret et que personne ne savait déchiffrer, à part Gaara, qui n'était pas présent ce soir. Je sentis Neji tendu à côté de moi, même s'il le masquait parfaitement. Personne ne pouvait me tromper sur ça, j'étais la reine en ce qui concernait de cacher ses émotions. Je continuai dans ma lancée, voulant la faire culpabiliser :
« Alors Tenten ?
- Eh bien je-j'ai rencontré un homme..
- Je le savais ! » S'écria Ino.
Shikamaru, assit à côté d'elle la regarda, exaspéré par l'attitude de son amie. Moi j'insistai davantage sur mes questions.
« C'est qui cet homme ? Quand est-ce que tu nous le présentes ? »
Je voulais la mettre mal à l'aise le plus possible, voir si elle allait craquer. Je voulais la faire craquer. C'était cruel de ma part, elle n'était pas la seule fautive dans l'histoire mais c'était sur elle que je voulais me venger, cela était plus facile.
« Eh ben.. C'est assez compliqué.
- Comment ça ? Explique-nous en quoi c'est.. Compliqué ?
- Arrête Naruko, tu ne vois pas que tu la mets mal à l'aise. » Intervint Neji.
Je serrai le poing sous la table avant de sourire, cachant à merveille mon agacement. Il la défendait. Pourquoi la défendait-il ? Il m'avait fallu une force sans nom pour contenir ma colère et ne pas frapper du poing sur la table, ou ne pas les frapper eux.
« Je ne voulais pas la mettre mal à l'aise, je voulais juste savoir si mon amie était heureuse, c'est tout.
- Ce n'est rien.. »
Elle disait cela comme si je lui avais présenté des excuses. Elle sourit à Neji, sourire qu'il rendit, ce qui n'échappa ni à moi et Shikamaru qui étrangement, me lançait un regard compatissant. Je devinais qu'il avait comprit. Je baissai le regard, honteuse qu'il ait deviné la faiblesse de mon couple. Le chef arriva avec un immense gâteau. Tous se levèrent, leur verre à la main. Mon regard se tourna vers Neji, qui me souriait. Lorsqu'il me souriait ainsi, je n'arrivai pas à lui en vouloir. C'était comme si tout le mal qu'il me faisait s'atténuait. Il avait organisé tout cela pour moi.
« Je sais que tu es surmenée ces derniers temps, et moi aussi. »
Le cuisinier coupa le gâteau, servant à tous une part de gâteau. Le reste du dîner se déroula bien. Le dîner toucha presque à sa fin, Neji se leva.
« J'aimerais votre attention à tous.. » Commença-t-il avant de me prendre par la main, m'incitant à me lever. Je me levai, intriguée.
« Aujourd'hui est un jour spécial, cette soirée est en hommage à la personne la plus adorable, généreuse, drôle, curieuse, honnête, insolente, excentrique.. »
Certains pouffèrent. Je lui donnai un coup de coude.
« La plus belle personne que j'ai rencontré de ma vie. Naruko.. »
Il se tourna face à moi.
« Je ne me vois pas les prochains jours, et même années à venir sans toi, sans t'appeler ma femme.. »
Il s'agenouilla, un genou à terre, sortant une bague de sa poche puis prit ma main gauche.
« Veux-tu m'épouser ? »
Je restai sans voix, ce soir je m'attendait à tout, sauf à ça. J'entendis les invités s'exclamer de surprises et de joie. Moi je scrutait la bague qu'il me tendit, sous le choc. S'il me demandait en mariage, cela voulait dire qu'il m'aimait vraiment, que c'était moi qu'il avait choisi. Ce cauchemar était fini, une nouvelle étape nous attendait.
« Oui. » Répondis-je faiblement, émue, les larmes aux yeux.
Il glissa la bague à mon annuaire gauche avant de m'embrasser sous les cris de joies de nos amis. Puis nous nous enlaçons. Je jetai un œil à Tenten, qui avait l'air contrarié, je pouvais aussi déceler de la tristesse. Je souris davantage, embrassant de nouveau mon fiancé.
19 juillet 2010
« Mettez le lustre plus au centre ! »
Les hommes de mains suivirent mes instructions à la lettre puis accrochèrent un peu plus au centre le lustre imposant décorées par des roses blanches et roses. Il m'avait fallu presque un mois pour organiser ce mariage. Cela m'avait prit la moitié de mon temps, le thème du mariage était le romantisme. Je sentis quelqu'un me tapoter à l'épaule, je me retournais pour faire face à Gaara, qui était rentré au Japon hier pour assister à mon mariage.
« Vous voyez les choses en grand à ce que je vois..
- Je veux que cette journée soit la plus belle et la plus marquante de ma vie et de celle de Neji, je veux que tout le monde se souvienne de ce jour, c'est pour ça que je mets le paquet ! »
Je regardai la salle où Neji et moi allions nous dire oui. Nos vies allaient changer, on prendrait un nouveau départ sur tout. Les décorations n'étaient pas fini et le mariage était dans vingt-sept heures et trente-huit minutes, je portais une montre pour me le faire rappeler à chaque fois. Je regardais les chaises et vit mon assistante, Moegi, arrivée vers moi à ce moment là.
« Il manque des chaises. » Lui fis-je remarquer, fronçant les sourcils.
« Mais vous m'avez dit qu'il n'y aurait que deux cents invités et-
- Non je t'ai dit qu'il y aurait minimum deux cents invités, qu'il fallait installé deux cent cinquante chaises et qu'une fois que j'aurais le nombre d'exact d'invités on enlèverait les chaises en trop ! » Lui hurlant presque dessus, à bout.
« Et la salle de réception ? Je paris qu'elle n'est même pas encore prête !
- Ok viens par là. » Commença Gaara en me tirant légèrement vers le bras m'éloignant de Moegi, avant de se mettre devant moi.
« Inspire.. »
J'obéis sans broncher et prit une inspiration.
« Expire.. »
Je soufflai. Bizarrement, j'allais un peu mieux.
« Ralentis un peu, je sais que tu te maries demain mais ne stresse pas autant.
- Plus facile à dire qu'à faire.. » Lui fit-je remarquer en maugréant.
Son portable sonna, il fronça les sourcils avant de décrocher.
« Allô ? …. D'accord je serai là dans vingt minutes. »
Puis il raccrocha.
« Il faut que j'y aille, à demain pour le grand jour. » Me salua-t-il avant de m'embrasser sur le front et de quitter la salle précipitamment.
[...]
Je rentrai dans l'appartement, qui était encore vide. Je reniflai mon écharpe rouge qui sentait la rose. Je l'enlevai avec mon manteau puis allai m'allonger sur le lit. Neji était en déplacement, il revenait tôt demain matin. Et j'avais apprit par Karui tout à l'heure que Tenten était aussi en déplacement. Comme par hasard.. J'enlevai tout mes vêtements que je jetai au sol avant de mettre ma nuisette caché sous mon oreiller. Je pris ma dernière bouteille de vodka au frigo puis allai à mon lit avec. Demain allait être un grand jour, je m'endormis en pensant à cela.
20 juillet 2010
C'était avec la boule au ventre et une migraine que je me levai du lit. Je n'étais vraiment pas bien, c'était comme si j'allais passer un examen, non le sentiment était encore pire. Je ne savais pas pourquoi j'avais autant mal à la tête, pourtant je n'avais pas autant bu que d'habitude au contraire. Je pris une boîte d'aspirine dans ma commode puis l'avala sans eau. Je pris mon portable puis ouvrit mes mails, la salle de réception était prête, on m'avait envoyé quelques photos avec le mail, et tout avait l'air parfait. Je me préparai rapidement, mettant une robe rouge. Une fois prête, j'appelai Moegi.
« Allô ?
- Allô Moegi ? C'est Naruko, est-ce-que tu as récupéré ma robe ?
- Oui je viens de la récupérer, je vais la déposer dans vos vestiaires, j'y serai dans vingt minutes maximum.
- Merci beaucoup Moegi. Et une dernière chose..
- Oui je vous écoute ?
- Rajoute deux chaises en plus et fais-toi belle, tu es invité à mon mariage.
- C'est vrai ?!
- Oui. Je suis désolée d'avoir été dur avec toi et sans ton aide je n'aurais pas terminé à temps. Alors oui je t'invite à mon mariage, tu peux venir avec un ami.
- Oh c'est vraiment gentil madame Uzumaki-
- Appelle-moi Naruko. » La coupai-je, le sourire aux lèvres.
« Merci beaucoup Naruko. »
Puis je raccrochai avant de soupirer. J'étais vraiment anxieuse, c'était la première fois de ma vie que je stressais autant. Je pris mes clés de voiture rapidement, je devais aller voir si la salle de réception était prête, puis aller au coiffeur avant de me changer. Le mariage commençait à dix-sept heures et j'avais encore beaucoup de choses à faire.
[...]
C'était essoufflée que je rentrais dans la salle qui me servirait de vestiaire. Je revenais du coiffeur et il avait prit plus de temps que prévu, me faisant un chignon trop gros. Je détestais ma coupe de cheveux, mais gardait toujours mon calme, je ne devais pas craquer aujourd'hui. Il était quinze heures pile. Je m'assis face à ma coiffeuse. Je me regardai dans le miroir avant de soupirer. La sonnerie de mon portable me sortis de ma torpeur. Je décrochai.
« Allô ?
- Naruko ? C'est Iruka !
- Toi et Kakashi êtes arrivés ? J'ai hâte de rencontrer ton homme !
- On a un problème.. On est toujours coincé en Espagne, l'avion a beaucoup de retard et on ne pourra pas venir à ton mariage. »
J'eus un choc en entendant sa phrase. Je retenu un sanglot, cette journée allait de plus en plus mal. Je ravalai ma salive, je devais garder mon calme. Ce n'était pas de sa faute, c'était indépendamment de sa volonté. Tout ira bien après tout cela, c'était ce que je me répétais dans ma tête depuis ce matin.
« On promet de venir prochainement au Japon Naru, je suis vraiment désolé et Kakashi aussi.
- Ce n'est pas grave tu sais, ce n'est pas de ta faute. Ce n'est pas toi qui pilote l'avion.
- Je suis vraiment désolé Naruko, je sais que tu dois être déçue-
- Ce n'est rien je te dis, une prochaine fois et cette fois c'est moi qui viendra te voir, je te le promets ! » Dis-je en l'interrompant.
« Il faut que j'y aille, je ne vais pas tarder à me préparer. »
Puis je raccrocha ne le laissant pas terminé, avant de poser mon portable sur la coiffeuse et de souffler. Je pris un mouchoir et essuyai mes larmes naissantes. Iruka n'était pas là, mais tout ira bien. Je jetai un coup d'œil par la fenêtre et il commençait à pleuvoir, un jour d'été. C'était vraiment la poisse. Était-ce un signe ? Je soufflai avant d'entendre quelqu'un toquer à la porte. Ino et une autre personne entrèrent dans la salle.
« C'est quoi cette mine déprimée ?
- Iruka est coincé en Espagne, il ne viendra pas à mon mariage.. » Lui avouai-je, masquant ma tristesse. À vrai dire, j'avais dépassé le stade de la tristesse depuis longtemps, c'était plus que ça que je ressentais depuis bientôt trois mois.
« Je suis désolée ma belle. » Dit Ino en m'embrassant la joue, puis elle regarda nos reflets dans le miroir avant de me sourire.
« Mais aujourd'hui, c'est un grand jour ! Et ce n'est pas la pluie qui va gâcher ce grand moment ! »
Je lui souris faiblement avant de dévisager avec le miroir le garçon qui était entré dans la pièce avec elle. Il était roux et arborait différents piercings au visage. Je trouvai son look original et osé, et j'aimais.
« Naruko laisse-moi te présenter l'une des personnes les plus formidables que j'ai pu rencontré de toute mon existence, c'est lui qui m'a maquillé le jour de mon mariage et qui m'a tout apprit ! Je l'ai rencontré pendant un jour de shopping.
- Mais pour toi tout les jours sont des jours de shopping.
- Ahah ce n'est pas faux. » Confirma-t-elle mes dires en riant un peu, suivit de l'inconnu.
« Je te présente Pain et Pain voici la mariée, Naruko.
- Enchanté de te connaître, je peux te tutoyer ?
- Bien sûr ma belle, on va passer la prochaine heure ensemble donc vaut mieux se familiariser. » Me répondit-il suivit d'un clin d'œil.
Il posa sa mallette sur la coiffeuse puis l'ouvrit. Je sifflai d'admiration en voyant le contenu de la mallette. Il y avait tout les outils de maquillage, les poudres de toutes les couleurs, de même pour les rouges à lèvres. Je pris l'un des rouges à lèvres et je vis que c'était celui que je cherchais désespérément depuis presque un an, il était en édition limité.
« Ce rouge à lèvres.. Où l'as tu trouvé ?!
- Je suis en partenariat avec plusieurs marques de cosmétiques, je te le donne si tu veux il est neuf. J'en ai deux autres dans mon atelier. Disons que c'est un cadeau de mariage.
- Oh merci ! »
Il commença à m'appliquer de la crème. Je le laissai faire sans broncher, regardant ce qu'il faisait. Ino lisait son magazine de mode, tout en jetant des coups d'œils en notre direction. On parlait de tout et de rien, mais j'étais distraite, ne les écoutant que d'une oreille. Il y avait quelque chose au fond de moi qui me faisait paniquer, me donnant envie de pleurer et de hurler de toutes mes forces. Je rejetai ce sentiment. Aujourd'hui était un jour heureux, tout irait bien. Il appliqua du rouge à lèvres rouges sur mes lèvres.
« Ce rouge à lèvres a une durée de douze heure et ne part pas, comme ça tu pourras embrasser ton homme autant que tu le voudras sans ruiner ton make-up. Et tu pourras pleurer de joie sans grande inquiétude ! » Déclara-t-il enjoué avant de me sourire. Je lui souris faiblement.
« Et voilà j'ai fini ! »
Je me regarda et je n'en revenais pas, je ne suis jamais autant trouvé aussi belle, je n'arrivais limite pas à me reconnaître. Ino aussi resta scotchée, avant de faire un grand sourire.
« Tu es magnifique Naruko !
- Merci beaucoup Ino. » Lui répondis-je timidement. Je souriais faiblement avant d'entendre de l'agitation venant d'en bas, Ino alla voir par la fenêtre et aperçut les premiers invités faire leurs entrées.
« Nous aussi on va devoir te laisser, c'est vrai qu'il est bientôt dix-sept heures ! » Me fit remarquer Ino.
« Tu as vingt minutes. »
Je hochai la tête de haut en bas avant de remercier Pain. Ils sortirent de la salle, me laissant seule dans la pièce. Je soufflai avant d'aller prendre ma robe accrochée à un cintre. Je la scrutais davantage, comme si c'était la première fois que je la voyais, elle était splendide. Je n'avais jamais vu une robe aussi belle de ma vie, et j'allais la porter. Je me sentais pas assez bien et digne pour porter cette robe. Je me déshabillai et me glissai doucement dans la robe. Je la mis correctement puis m'observai longuement dans le miroir. J'ai eu des hauts le cœur en me voyant, cette robe me faisait repenser à tout. Je partis en courant dans la pièce en direction des toilettes. Je fis mon entrée dans les toilettes et allai à la dernière cabine des toilettes. Je fermai la porte du cabinet puis y vomis toutes mes trips. Je haletai avant de m'essuyer et de me redresser. Je soufflai avant de tirer la chasse. J'étais sur le point de sortir de la cabine lorsque j'entendis quelqu'un entrer dans les toilettes. J'ouvris doucement la porte et vit que c'était Tenten, en larmes, un peu débraillée. Elle ne me remarqua même pas que j'étais là, je refermai doucement la porte sans la quitter des yeux. Elle remit rapidement correctement sa robe. Je n'osai ni sortir de la cabine ni même me montrer. Quelqu'un d'autre entra dans les toilettes, c'était Neji. Au lieu de m'attendre devant l'autel, il était avec elle.
« Écoute-moi Tenten !
- Non ! Cela fait un an qu'on se voit en cachette, qu'on s'aime en cachette, j'ai subi tout ça par amour pour toi. Mais tu as fait ton choix, tu vas te marier avec elle et tu me dis que tu veux quand même qu'on continue notre relation après ce mariage. » Cracha-t-elle presque le mot mariage.
« Je t'aime Tenten.. » Lui susurra-t-il tendrement en lui essuyant ses larmes, tout en caressant sa joue.
Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu ce genre de geste tendre et spontané à mon égard. Une larme coula le long de ma joue.
« Moi aussi je t'aime Neji. » Lui avoua-t-elle à son tour avant qu'il ne l'embrasse.
Il réussit à la calmer puis elle se refit une beauté, sous le regard admiratif de mon fiancé, avant de quitter les toilettes chacun leur tour. Je restai immobile durant plusieurs minutes puis sortis de la cabine. Je partis vers les lavabos, me mettant face au miroir. Il me trompait depuis un an. C'était ça la vraie raison pour laquelle il avait loué un autre appartement, tout ces déplacements de dernière minute, qu'il rentrait souvent très tard le soir. Je retenais mes larmes. J'avais l'impression que tout m'était revenu d'un coup, la réalité m'avait donné un gros coup sans que je le vois venir. J'avais décidé de me voiler la face face à sa tromperie, j'avais préféré continuer cette relation. Je voulais oublier cette tromperie en organisant ce mariage, un grand mariage de rêve qui ne me ressemblait pas, car je l'aimais comme je n'avais jamais aimé aucun homme jusqu'à aujourd'hui. Je le connaissais, je savais ce qu'il ressentait et je savais qu'il ne ferait rien qui pourrait me blesser, qu'il m'aimait. Mais il l'aimait elle aussi et il faisait en sorte de ne pas la blesser aussi. Et c'était ça que j'avais du mal à avaler, c'était ça qui faisait le plus mal. Je commençais à réaliser que toute cette année était une année de mensonges et de tromperie. La vérité c'était que cela faisait un an que je l'avais perdu. Je ne savais pas quoi faire, enfin si, mais c'était dur à accepter. Puis je me rappelais de ce que m'avait dit Hinata à son mariage :
« Tu n'es pas trop stressée ?
- Non au contraire, je suis excitée. J'ai hâte car je vais épouser l'homme de ma vie, mon âme-sœur. »
Alors pourquoi étais-je si anxieuse ? Si en colère ? Si Triste ? Et si déçue ? Je n'avais pas sourit une seule fois aujourd'hui alors que c'était censé être l'un des plus beaux jours de ma vie. J'étais persuadé qu'il était l'amour de ma vie, que ce n'était qu'un erreur de parcours car aucun couple n'était parfait.
« Je me suis rendue compte plus tard que, avant de l'avoir rencontré, j'avais confiance en moi, confiance en ma prise de décision, j'étais bien dans ma peau.. J'étais amoureuse de lui, je ne regrettais pas cette histoire, même si à cette époque elle m'avait presque brisé. Le choix que j'avais fait ce jour là fut le meilleur choix de ma vie. Seulement, je n'aurais jamais cru que ça me ferait autant mal. Mais malgré cela, j'avais beaucoup apprit sur moi grâce à cette histoire. »
Je soufflai un grand coup avant de sortir des toilettes. La grande cloche retentit, j'avais la boule au ventre. Je m'avançai jusqu'à la grande porte, où derrière étaient installés mes amis, ses amis, sa famille, tout le monde, qui m'attendait. Je mis ma poignée sur la porte, les larmes aux yeux. Je soufflai puis lâchai soudainement la poignée comme si je m'étais brûlée. J'étais tétanisée. Je ne pouvais pas le faire. Je courus pour sortir du bâtiment, la pluie battait son plein. C'était le mieux pour moi, seulement je n'aurais pas cru que mon choix me ferait aussi mal. Je courus jusqu'à la station de métro malgré la pluie, attirant le regard des passants. Mais je m'en contre-foutais. En voulant rentrer dans la station de métro, je bousculai un homme mais n'y prêtai pas attention, je voulais juste rentrer chez moi. Je voulais juste m'enfuir loin de tout.
« Ce que je ne savais pas à ce moment là c'était que j'avais bousculé votre père.
- Comme par hasard. » Dis Mihoko avant de sourire à sa mère.
- Comme par hasard. » Répéta la mère avant de lui sourire à son tour.
* Il avait un début d'érection.
