Voici le chapitre n°5. J'ai lu vos review et messages, je vous remercie pour vos soutiens et vos encouragement, sachez que ça me boost davantage à écrire !
Disclaimer : Aucun des personnages présents dans ce chapitre ne m'appartient.
Spoiler : C'est dans le prochain chapitre Naruko fera une rencontre qui changera son quotidien.
Voilà, voilà ! Bonne lecture !
Je rentrai dans l'immeuble, trempée de la tête au pied. J'avais retenu mes larmes jusque là. J'étais la plus pathétique, triste et décevante ex-future mariée qui soit. La concierge me dévisageait avec compassion. Elle savait. Elle était au courant, elle voyait tout ce qui passait dans cet immeuble. Avec le peu de dignité qu'il me restais j'abordai une expression froide.
« J'aimerais savoir une chose.. Répondez-moi avec honnêteté s'il vous plaît ?
- Je vous écoute.
- Est-ce-que mon fiancé.. » Commençais-je en retenant un sanglot au mot fiancé, serrant les poings.
« A déjà ramené sa pouff ici, dans l'immeuble ? Dans notre appartement ? »
Elle baissa la tête, très mal à l'aise, avant de me répondre d'un hochement de tête suivit d'une réponse.
« Oui, à chaque fois que vous étiez en déplacement.
- Je vous remercie de votre honnêteté, passez une bonne soirée. » Conclus-je simplement la conversation avant de regagner l'ascenseur pour rentrer dans notre appartement.
Tout les habitants de cet immeuble de luxueux étaient sans doute au courant de ça. J'étais le dindon de la farce, la parfaite idiote cocue. J'avais été assez naïve pour penser qu'il arrêterait de la voir après notre mariage. J'entrai dans l'ascenseur, riant toujours jaune, me trouvant encore plus débile. C'était tellement humiliant et embarrassant. J'arrivai rapidement à notre étage. Je rentrai dans l'appartement, notre appartement. J'entrai dans la chambre, déterminée, puis pris deux des valises planquées dans ma garde de robe et y mis tout mes vêtements, toutes mes affaires en vrac très rapidement sans prendre le temps de les plier. Je prenais uniquement les affaires que j'avais acheté avec mon argent, pas ses cadeaux. J'enlevai ma robe de mariée puis la jetai sur le lit. Ce lit sur lequel il faisait ses cochonneries, qu'il avait souillé. Je m'en fichai complètement que le lit soit trempé à cause de la robe, il allait sans doute la ramener ici ce soir lorsqu'il se rendra compte que je ne m'avancerai pas à l'autel ni aujourd'hui, ni jamais. J'étais de trop dans ce cirque et j'en avais marre de jouer les clowns. Je dormais ici tous les jours ici, c'était là où se trouvait mon intimité et même ça il ne l'avait pas respecté ou même eu la décence de faire ça ailleurs. Tout ça me donnait des hauts-le-cœur. Je mis un gros pull blanc et un jean bleu puis je me démaquillai et me décoiffai, faisant une simple queue de cheval. Je regagnai le salon. La première chose que j'aperçus fût le vase ming qu'on avait acheté dans une enchère en Chine il y a un an. Je le pris et le jetai au sol. Je soufflai de soulagement. Cela me fit un bien fou.
« Au suivant ! »
Tout les cadres photos y passèrent, je les jetai tous au sol un à un, puis allai dans la cuisine pour prendre des allumettes. J'ouvris l'une des commodes du salon, là où se trouvait l'album de toutes les photos qu'on avait prit ces trois dernières années ensemble. J'allai dans la chambre avec l'album et les allumettes. Je sortis toutes les photos une par une en les déchirant. Puis je sortis la dernière photo de l'album, c'était celle qu'on avait prit dans cet appartement pour la première fois. J'allumai l'allumette et la brûlai avant de jeter la photo au sol. Je regardai les photos déchirées prendre feu, fascinée, avant de me rendre compte que le feu prenait de l'ampleur. Je pris la robe mouillée posée sur le lit et la jetai au sol pour éteindre le feu. Les larmes commencèrent à couler. Je pleurai à en hurler. Je n'en pouvais plus. Je pleurai ainsi pendant plus de trente minutes sur le lit mouillé, j'étais pathétique. J'entendis le fixe sonné dans le salon. Je me levai pour aller voir. C'était Neji. J'ignorai l'appel et déposai l'alliance qui avait dû lui coûter une petite fortune. Une part de fierté s'était emparée de moi en enlevant cette bague. J'étais prête à tourner la page. Ce courage je ne l'avais pas il y a trois mois. Je pouvais aller de l'avant, j'avais connu pire dans la vie. Je pris mon trousseau de clés puis déposa la clé de l'appartement, celle de la boîte aux lettres et de son second appartement. Je me décidai à lui laisser un mot.
« Je sais tout. C'est terminé entre nous. »
Je pris mes clés de voiture uniquement, enfilai mon manteau et mon écharpe orange, pris mes valises déposées au sol. J'ouvris la porte de l'appartement puis je regardai une dernière fois l'appartement, on y avait tellement de souvenirs, des beaux souvenirs. Je soufflais.
« Ce n'est pas le moment de jouer dans le melo Naruko.. Pas ici, pas maintenant.. » Me chuchotais-je à moi-même pour me donner un peu de force et éviter que je ne pleure de plus bel.
C'était la meilleure chose à faire, même si c'était douloureux. Je claquai la porte de l'appartement. Pour la dernière fois. Je n'y retournerai plus jamais.
[…]
J'entrai dans l'hôtel où je travaillais lorsque j'étais étudiante. Je n'avais plus d'endroit où aller après tout et je ne voulais pas demander à quelqu'un de m'héberger, je ne voulais pas m'expliquer avec quelqu'un sur ça. Je tombai sur Jiraya qui tenait également une valise à la main. Il allait l'air pressé fut très surprit de me voir ici.
« Oh bonsoir Naruko ! Je suis désolé de ne pas avoir pu assisté à ton mariage aujourd'hui, je dois partir d'urgence en Chine. » S'excusa-t-il avant de marquer une pause et de froncer les sourcils, sachant que c'était bizarre que je sois là.
« Ce n'est rien Jiraya, ce mariage est annulé de toute façon. Je cherche un endroit où dormir. »
Il me dévisagea longuement, navré. Il comprit que je ne voulais pas en parler, c'était encore trop tôt et trop frais dans ma tête. Je le remerciai pour cela.
« Il y a normalement une suite de libre, restes autant de temps que tu le veux. » M'avertit Jiraya. Il me donna une tape à l'épaule en signe de soutien et de réconfort avant de quitter l'hôtel sous la pluie battante.
[…]
J'entrai dans ma suite qui se situait au dernier étage du petit hôtel. Je refermais la porte derrière moi avant de me glisser contre celle-ci jusqu'au sol. Je sortis mon portable où j'avais une centaine d'appels manqués. J'écoutais la messagerie en lisant les divers messages du style « t'es où ? » m'étaient laissés.
« T'es où ma belle on te cherche partout ! - »
Je supprimai le message vocale de Ino. Puis écoutais celui laissé par Gaara.
« Appelle-moi au plus vite, je m'inquiète pour toi. »
Je composai le numéro de Gaara que je connaissais par cœur avant de l'appeler. Il décrocha à la première tonalité. C'était la seule personne qui ne me poserait pas trop de questions, ou même ne me jugerait. C'était mon meilleur ami, on s'était vu et soutenu dans les pires situations.
« Allô Naruko ?!
- Gaara.. »
Je retenais un sanglot.
« Où es-tu ? On se fait tous du soucis pour toi.
- Je-je vais bien mais j'ai pas pu.. Je ne pouvais pas.. M'avancer à l'autel.. »
Je marquai une pause, soufflant.
« J'ai déçu beaucoup de monde en n'assistant pas à mon propre mariage.. »
Je pouffai d'un rire jaune, masquant un autre sanglot.
« Je leur ai fait gaspiller leurs temps, leurs argents, pour un mariage.. Le mariage de rêves.. Mais je n'ai pas pu, pas après tout ça.. » Déclarai-je avant d'éclater en sanglot, je n'arrivais plus à me retenir.
« Ça me fait mal de me dire que tout ça était une perte de temps, que je me suis investie dans une relation qui était à sens unique depuis bien longtemps déjà et qui était déjà terminé.. Cela fait cinq mois que je suis malheureuse, je n'ai même pas eu le courage de mettre un terme à tout cela bien avant, j'aurais dû.. C'est dur à accepter.. »
J'essuyai rapidement mes larmes, je ne pouvais plus m'arrêter de pleurer et de parler. J'exprimai enfin tout ce que j'avais sur le cœur, je portais tout cela dans mon cœur depuis longtemps.
« Je pensais qu'en organisant ce mariage la douleur disparaitrais mais c'est pire qu'avant. J'ai déçu tout le monde, je me suis déçue, j'ai changé à cause de cette relation..
- Naruko, écoute-moi, personne n'est déçu de toi ok ? On s'inquiète pour toi, à vrai dire je m'inquiète pour toi depuis plusieurs mois déjà.. Personne ne sait ce que tu ressens ni ce qui s'est passé. Tout ce que je peux faire c'est être là pour toi et te soutenir, jamais je ne te tournerai le dos, aucun de nous ne le fera. Tu ne peux pas t'en vouloir d'avoir écouté ton cœur. Dis moi où es-tu ?
- Je suis à l'hôtel de Jiraya.
- Bien, j'arrive dans une heure. Ne t'en fais pas je viendrai seul, mais il faut que j'avertisse les invités que le mariage est annulé et que tu vas bien. À tout à l'heure. » M'avertit-il avant de raccrocher.
Je me levai avec beaucoup de difficulté avant d'aller éteindre les lumières et de m'allonger sur le lit, attendant Gaara en pleurant.
[…]
Quelqu'un toqua à la porte, ce qui me réveilla automatiquement. Je n'avais même pas remarqué que je m'étais assoupie. J'ignorai depuis combien de temps j'étais restée ainsi, c'était comme si le temps s'était arrêté en même temps que notre histoire. Je me levai et essuyai mes larmes séchées. Puis allai ouvrir la porte, c'était Gaara, il était essoufflé et trempé dans un beau smocking. Je me sentis encore plus coupable. Il était venu exprès du Japon pour moi, pour ce mariage. Il avait perdu son temps à venir ici. Il me lança un regard attristé mais aussi rempli d'inquiétude.
« Naruko..
- Tu avais raison Gaara..
- J'aurais voulu avoir tord.. »
Il entra dans la suite, refermant la porte derrière lui avant de me prendre dans ses bras. J'éclatai en sanglot une fois de plus, le cœur brisé.
20 août 2010
J'étais allongée sur le canapé en regardant l'incroyable famille Kardashian qui passait à la télévision. Mes journées se résumaient à dormir, manger, regarder la télévision, téléphoner à mes amis et à Iruka pour ne pas trop les inquiéter, puis de pleurer jusqu'à que je m'endors. Je sortais uniquement pour aller faire des courses, seul Gaara savait où est-ce-que j'étais, il avait prit soin de moi pendant deux semaines avant de repartir aux États-Unis et m'appelait tous les jours pour savoir si j'allais bien. J'aperçus mon portable bipé, quelqu'un m'avait appelé. Je reconnu le numéro et fronçais les sourcils en voyant que Neji avait tenté de m'appeler. Il m'avait appelé pendant une semaine après le mariage avant d'abandonner, vive l'amour hein. J'écoutais le message qu'il m'avait laissé.
« Cela fait maintenant un mois que je ne t'ai pas revu depuis le mariage.. Tu me manques Naruko, je sais que tu m'aimes encore sinon tu ne te cacherais pas. Il faut qu'on en parle Naruko je- »
Je jetai le portable contre le mur, hors de moi. L'écran de mon portable se brisa. J'allai dans la salle de bain d'un pas déterminée. Il se prenait pour qui celui là ? À dire que je ne pouvais pas vivre sans lui ? Je pris un des rasoirs qui était dans l'un des tiroirs de la salle de bain. Je soufflai, il avait encore une emprise sur moi. Je réagissais juste à cause de son appel. Je m'observai longuement dans le miroir, je m'étais vraiment laissée aller. Ce n'était pas moi ça.
« C'est un nouveau départ, je peux le faire. Tout ce que j'ai à faire c'est de me lancer. » Me dis-je avant de couper mes cheveux, ces cheveux blonds que tout le monde aimait.
C'était presque avec rage que je les coupais. Les mèches tombèrent au sol et à mes pieds. Je regardais le résultat final, ce n'était pas mal. Je n'avais jamais eu les cheveux aussi courts de ma vie, à vrai dire c'était ma hantise de les avoir court. Je souris, satisfaite. Un coupe garçonne, une nouvelle Naruko. Je soupirai de soulagement, c'était comme si je m'étais débarrassée de tout le poids qui était sur mes épaules. Je devais être le plus canon possible ce soir, sans en faire trop. Je pris un autre rasoir et m'épilai là où il le fallait. Je balayai les cheveux au sol avant de les jeter à la poubelle. J'entrai dans ma chambre puis allai fouiller dans mon armoire pour en sortir un jean bleu, un débardeur noir, une veste en cuir de la même couleur et des talons noirs. Je m'habillai rapidement puis me maquillai légèrement en mettant le rouge à lèvres que Pain m'avait offert il y un mois jour pour jour. Je pris mes clés avant de sortir de la suite. Je passai par le hall de l'hôtel et Jiraya y entra à ce moment-là accompagné d'une femme à son bras. Il fut ahuri de me voir avant de sourire, c'était vrai que ça changeait des joggings et des longs tee-shirts salis par de la glace ou de la sauce.
« Passe une bonne soirée gamine.
- Merci, de même pour toi. » Répondis-je en souriant. Il me donna une tape à l'épaule, puis je sortis de l'hôtel.
[…]
Je venais de faire mon entrée dans l'une des plus boîtes de nuit les plus populaires de Shibuya. J'étais un peu nerveuse mais c'était une nouvelle Naruko qui faisait son entrée dans la boîte. J'allai d'un pas déterminé vers le bar en bousculant quelques personnes au passage, puis m'appuyai sur le comptoir. On me donna un shot rapidement. J'avais besoin de sortir toute seule, de décompresser seule. D'être seule face à ce monde tout simplement. Un gars s'appuya contre le comptoir du bar, se mettant face à moi.
« Hey demoiselle, donne-moi trois raisons pour lesquelles je ne devrais pas t'offrir un verre.
- Première raison : J'ai déjà un verre. » Déclarai-je sèchement avant de lui montrer mon verre que je tenais.
« Et deuxième raison : J'attends quelqu'un, et il ne sera pas ravi de me voir en compagnie d'un autre homme. » Mentis-je, voulant qu'il me laisse en paix.
« Et alors ? Un verre de plus ou de moins qu'est-ce-que ça change ? Allons nous amuser. » Commença-t-il en me prenant par le bras.
Je poussai un cri d'indignation, cri qui était passé inaperçu dans la boîte à l'exception d'une personne qui prit l'homme par le poignet avant de le tordre.
« Tu n'as pas entendu ce qu'à dit ma copine ? Dégage. » S'exclama froidement ma sauveuse.
Sa chevelure rousse me fouetta légèrement le visage tellement son intervention fût rapide.
« Dégage ! » Dit-elle, plus fermement.
« Je vous laisse entre gouines ! »
Le mec partit se mêler à la foule sur la piste de danse, nous lançant un dernier regard de dégoût. Je pouffai puis elle se tourna face à moi avant de me lancer un regard malicieux.
« Merci, je paye la tournée.
- Toi tu sais comment remercier les gens. C'est la première fois que tu viens ici ?
- Ça se voit tant que ça ?
- On sent les petites nouvelles à des kilomètres, c'est pour cela que t'as attiré ce lourdeau. »
On ria avant qu'elle ne boive un coup sec son shot. Le barman nous servit d'autres shots.
« Je m'appelle Tayuya.
- Et moi Naruko. » Lui souriais-je avant de boire à mon tour mon shot. On trinqua, célébrant notre rencontre. Cette soirée commençait bien.
« Les enfants je ne vais pas vous raconter ce que nous avons fait ce soir là, et vous déconseille fortement d'aller à des soirées arrosées, surtout seul. Mais je dois vous avouez qu'en y repensant maintenant c'était l'une des soirées les plus dingues et mémorable que j'avais passé de ma vie. »
21 août 2010
Je me fis réveiller par le soleil qui se levait timidement. J'ouvris péniblement les yeux puis je me redressai, essayant de dévisager les lieux. J'étais sur une plage, sûrement celle de Suna. Je m'étirai avant d'entendre quelqu'un grommeler à côté de moi. Tayuya dormait en serrant contre sa poitrine la bouteille qu'on avait volé la veille qui valait une grosse fortune. Je ris aux éclats en repensant à tout ce qu'on avait fait cette nuit, puis à toutes les emmerdes qui m'étaient arrivées ces derniers temps qui paraissait tellement loin maintenant.
« Hm.. Pourquoi ris-tu aussi fort ? » Grommela Tayuya, avant de se redresser à son tour et de prendre sa tête dans les bras.
« Ah les joies de la gueule de bois. » Plaisantai-je en la voyant dans cet état.
J'avais tellement vomis la veille et avec le bain qu'on avait prit tard dans la nuit j'arrivais à supporter mon mal de crâne.
« Je repensais à ce qu'on avait fait la veille. »
Elle me scruta comme si j'étais folle avant de rire à son tour.
« C'est vrai qu'on s'est bien amusées, cela faisait longtemps que je n'avais pas autant rit et fait des dingueries pareils ! Et Dieu sait que j'en ai fait des soirées folles dans ma vie ! » M'avoua-t-elle avant de boire une gorgée de la bouteille.
Je la dévisageai en haussant un sourcil. Elle leva les mains de manière défensive.
« Bah quoi, combattre le mal par le mal. »
Je lui souris en haussant les épaules avant de regarder le lever du soleil, c'était magnifique.
« C'est vraiment beau.. » Soufflai-je, admirative.
Je me rendais réellement compte que le monde était vaste, magnifique et remplis de surprise. Qu'il y avait sûrement de belles choses qui m'attendait à l'avenir. Cette pensée me fit sourire.
« Parfois ce monde de merde peut nous montrer de belles choses.. »
Silencieuses, on regarda le lever du soleil pendant presque trente minutes. Le silence faisait du bien, chacune de nous étaient dans ses pensées. C'était une pause, on faisait une pause de nos vies. Je ne connaissais pas la vie de ma partenaire d'une nuit, si je puis-je dire, mais elle avait l'air d'avoir un passé lourd. On se leva. Elle me tendit la main.
« Je rentre chez moi, j'ai été ravi de te rencontrer.
- Moi aussi.
- On se reverra bientôt j'espère. »
Elle m'embrassa sur la joue avant de partir. Je l'observai jusqu'à ne plus la voir dans mon champ de vision avant de rentrer à mon tour, souriante. Ce fut une soirée et une rencontre inoubliable.
21 septembre 2010
Tayuya et moi étions assises sur le canapé de cette dernière, en train de manger des bonbons*. C'était plutôt elle qui en mangeait. On s'était revues le lendemain de notre rencontre et depuis je passais la majorité de mes soirées avec elle. Elle était sympathique, ne posait pas trop de question et j'aimais son côté garçon manqué. On s'était confiées sur nos expériences passées et elle m'avait confié que son ex-fiancé s'était suicidé suite à une dépression. Elle avait un lourd passé et me comprenait sur certains points. Mon portable sonna sur la table basse, sûrement le travail.
« Quand est-ce-que fut la dernière fois que tu es partie travaillée Naru ?
- Aucune idée. » Lui répondis-je avant de lui montrer le mail de Ino, un rappel pour sa fête d'anniversaire qui aura lieu dans deux jours, anniversaire qu'elle fêtait en même temps que celui de Shikamaru.
« Ou même que tu ais vu tes amis ? Tu sais les téléphoner tous les trois jours ne suffit pas à entretenir les relations.. »
La dernière fois que je les avais vu en chair et en os c'était au mariage foireux que j'avais organisé, certains la veille de ce mariage. J'avais la boule à la gorge rien que devoir les faire face. Et si Tenten, ou même Neji, étaient là ? Qui plus est s'affichaient en couple ? Personne n'était au courant du fait que mon ancien fiancé m'ait trompé un an à part Gaara, Shikamaru et Tayuya.
« Qu'est-ce-qu'il y a ?
- Ils fêtent leurs anniversaires..
- Et est-ce une mauvaise chose ?
- Ce n'est pas ça le problème.. » Soufflai-je avant de prendre un bonbon en bouche. J'expirai avant d'avouer :
« C'est les invités..
- T'as peur de les revoir. Ai-je tord ?
- Je n'ai pas peur mais.. J'appréhende. » Lui avouai-je en baissant le regard.
« Tu devrais y aller, leur montrer que Naruko Uzumaki est de retour encore plus canon qu'avant et les affronter. Cela fait deux mois que tu n'as pas revu tes amis et ils t'appellent tous les jours espérant te revoir. Mais tu refuses à chaque fois. Si tu continues ainsi tu risques de les perdre définitivement et de le regretter amèrement.. » Déclara Tayuya avant de boire de l'eau.
Elle s'étira les bras et le dos avant de se lever.
« J'ai trop mangé de bonbons, je vais aller me coucher. Demain j'ai un gros contrat sur la vente d'une maison que je ne dois pas louper. Tu vois ? Moi je fais mon boulot et je m'éclate en même temps !
- Tu es la représentation de la femme forte et indépendante de notre siècle.
- Exactement ! Prends exemple sur moi. » S'exclama-t-elle en regagnant sa chambre, me laissant seule dans mes pensées.
23 septembre 2010
Je ne savais ni comment, ni pourquoi, mais j'étais face à la porte de mon ancien appartement qui était devenu celui de Ino et d'Omoï. Je tenais fermement les deux cadeaux dans mes bras que j'avais acheté un peu plus tôt dans la journée avec Tayuya. C'était cette dernière qui m'avait forcé la main. J'avais la boule au ventre, me demandant si c'était toujours une bonne idée. Je soufflai, m'encourageant mentalement. Je sonnai, puis me retournai pour partir. C'était une mauvaise idée finalement.
« Naruko ? »
Je me retournais lentement avant de voir mon amie, les larmes aux yeux. Elle me sauta dans mes bras. Elle m'avait tellement manqué, juste ce simple câlin m'avait donné envie de fondre en larmes devant elle.
« Tu m'as manqué !
- Toi aussi Ino, je suis désolée. »
Elle me fixa droit dans les yeux avant de me sourire et de détailler mes cheveux courts. Elle essuya rapidement ses larmes naissantes.
« Ne sois pas désolée, je comprends que tu ais eu besoin de temps pour te retrouver, tu m'expliqueras tout plus tard. Mais ce soir c'est la fête ! Et je ne compte pas te laisser filer ! » S'écria-t-elle avant de me prendre par le bras et de me tirer jusqu'à l'appartement. En entrant je remarquais que plusieurs personnes me dévisageaient, il y avait du monde mine de rien. Puis j'aperçus Kiba et Hinata, ils me virent à leurs tours puis vinrent me saluer.
« Naruko tu vas bien ?
- Oui et vous ? »
Ils me prirent dans leurs bras puis on parlait de tout et de rien, mais il y avait un petit malaise. Ils n'osaient ni me parler du fait que je me sois enfuie de mon propre mariage, ni me poser des questions à ce sujet. En leur parlant j'aperçus Tenten au loin dans la cuisine. Une colère sans nom gronda en moi. Elle riait et était en pleine discussion avec Karui et un homme qui était dans la même université que nous, il portait constamment des lunettes de soleil et aimait les insectes, j'avais oublié son prénom. Je décidai de l'ignorer, je n'étais pas là pour faire de problèmes, je voulais uniquement revoir mes amis..
[…]
La fête se termina bien, les invités partirent petit à petit, nous laissant Ino, Omoï, Karui, Hinata, Kiba, Shikamaru, Chôji et moi. La fête n'avait pas été si terrible que je ne l'avais imaginé, les gens avaient été sympas avec moi et personne ne m'avait posé des questions trop personnelles. Je jetai le reste des bières vides du salon dans le sac poubelle qui m'avait été attribué. Une ambiance lourde et gênante régnait et je savais que j'en étais la cause. Peut-être que c'était uniquement mon ressenti, juste moi qui ne me sentait pas complètement à l'aise avec eux, pourtant c'était mes meilleurs amis et je pourrais donner ma vie pour eux. Je sentis quelqu'un me tapoter l'épaule. Je me retournai pour faire face à la dernière personne que je voulais voir. J'avais presque oublié qu'elle était là, j'avais dit presque.
« Naruko.. Puis-je te parler ? »
Mon sang bouillit à l'intérieur de moi, comment osait-elle venir me voir après tout ça ? Je soufflai pour essayer de me calmer avant de me retourner et de l'ignorer. Si elle n'avait pas été là je serai sûrement mariée à Neji, et peut être même je serais enceinte à l'heure actuelle. Je pensais réellement que Neji était l'homme de la vie, le père de mes futures enfants mais elle avait tout détruit, ils avaient tout détruit. Mes rêves, mes espoirs, mon amour, mon cœur.. Ils ne m'avaient pas épargné. Karui, Hinata, Ino et Kiba nous fixèrent, assez surpris de mon attitude. Ils pouvaient clairement deviner que j'étais énervée.
« S'il te plaît, je suis désolée- »
Je me retournais vivement avant de lui donner une gifle, elle a dû lui faire sacrément mal car je sentis une vive douleur à la paume de ma main. Je n'aimais pas en venir aux mains, ce n'était pas voulu, je lui avais donné cette claque instinctivement. Mais la colère prit le dessus sur mon bon sens, car en tant normal je me serai immédiatement excusée pour mon acte;
« Désolée pour quoi ? Pour avoir couché pendant un an avec mon fiancé ? Pour avoir couché avec lui la veille de mon mariage ?! Et le jour de mon mariage Tenten !
- T-Tout est allé trop vite. Tu es mon amie et-
- Rectification : Nous ne sommes plus amies. Ne t'approche plus jamais de moi, ne viens plus jamais m'adresser la parole, je ne veux plus rien avoir à faire avec toi. Neji et moi c'est fini, tu as le champs libre, tu peux te mettre avec Neji sans te cacher maintenant. C'est ce que tu as toujours voulu non ? Alors laisse-moi tranquille.. » Conclus-je avant d'accourir en cuisine, prenant le sac poubelle que j'avais lâché, suivit de Kiba et d'Ino.
« Dis-moi que ce n'est pas vrai Tenten.. » Souffla Karui, sous le choc.
Je posai le sac poubelle au sol avant de souffler et de retenir mes larmes. Je ne devais pas pleurer, pas devant eux, pas avec elle dans la pièce voisine. J'avais déjà suffisamment pleuré, je ne devais pas pleurer. C'était ce que je me répétais en boucle dans ma tête. Kiba s'approcha de moi.
« Gaara et toi aviez raison, je méritais mieux.. » Avouai-je en retenant un sanglot avant qu'il me prenne dans ses bras avec Ino.
« Je suis désolée Naruko, je t'assure que je vais veiller à te venger personnellement : Personne ne fait du mal à mes amis.
- Laisse tomber Ino.. » Dis-je avant qu'on ne se sépare.
« Je suis désolée de ne pas avoir vraiment donner de signe de vie pendant presque deux mois, j'avais peur d'affronter tout ça, de vous affronter.
- Mais.. Pourquoi ? » Demanda Chôji, qui avait posé son paquet de chips en me dévisageant longuement, attendant ma réponse.
Shikamaru entra dans la pièce, avant de me donner une tape dans le dos, puis de prendre une bière dans le frigo.
« J'ai organisé un mariage qui a fini en échec, je vous ai fait perdre votre temps-
- Je t'arrête tout de suite. » M'interrompit Shikamaru qui était resté silencieux.
« Tu ne nous as pas déçu si c'est ce que tu crois. Je pense même ce que tu as fait était courageux et tu as évité de faire quelque chose que tu regretterais toute ta vie. » Termina-t-il avant de boire une gorgée de sa boisson.
« Il a raison. » Approuva Kiba, suivit d'Ino qui hocha simplement la tête avant de lui sourire tendrement, suivit de Chôji.
« On est tes amis, et on le restera pour très longtemps encore, même lorsque tu ne voudras plus de nous !
- Je ne me lasserai jamais de vous. » Répondis-je aussitôt, un peu amusé par la phrase de Ino.
C'était les larmes aux yeux que je les dévisageai un à un, touchée. J'avais beaucoup de chance de les avoir dans ma vie, c'était des amis en or, même plus. C'était mes amis.
« Merci beaucoup les amis. »
28 septembre 2010
Bientôt une semaine que la fête d'anniversaire avait eu lieu, que j'avais confronté Tenten et mes amis. Je décidai de rentrer directement dans ma suite après mon premier jour de travail depuis bientôt deux mois, j'avais beaucoup mais beaucoup de retard à rattraper. Mon retour au musée n'était pas passé inaperçu. Je rentrai en claquant la porte derrière moi, ce soir j'allai me préparer un bon dîner puis dormir. Je partis dans la petite cuisine pour chauffer au micro ondes deux plats de ramens. Même pas deux minutes plus tard c'était déjà chaud et je mis les deux bols sur un plateau que j'amenai sur la table basse. J'allai commencer à manger lorsque j'entendis mon portable sonné dans la cuisine. Je me levai en soupirant puis allai rapidement dans la petite cuisine pour prendre le coup de fil. C'était Ino.
« Allô ?
- Naruko, il faut qu'on se voit ! T'es dipso ce soir ? J'ai une offre à te proposer.
- Laquelle ? » Lui demandai-je, curieuse, avant de regagner le salon.
« Pour l'appartement, je sais que tu en cherche un et je me demandais si tu étais intéressée par le mien, qui était autrefois le tien et celui de Kiba. »
- Oui Ino, je sais où j'ai habité il y bientôt cinq ans.. J'arrive chez toi dans une heure.
- Ça marche ! » Puis elle me raccrocha au nez. Je soupirai fortement. Ma soirée n'allait pas être aussi tranquille que je ne le pensais.
[…]
Je sonnai à l'appartement. La porte s'ouvrit sur un Omoï triste et épuisé, cela m'étonnant un peu.
« Salut, est-ce-que ça va ?
- Pas vraiment, une patiente est morte aujourd'hui.
- Je suis désolée Omoï..
- Hn. » Il s'écarta de la porte pour me laisser entrer. Il avait vraiment dû passer une mauvaise journée, il ne rétorqua pas, aucun commentaire déplacé ou sarcastique, je n'insistai pas.
« Ino t'attend au salon. »
Je hochai faiblement la tête avant d'aller au salon. Je m'assis face à Ino qui était en train de lire une lettre. Elle leva la tête vers nous avant de nous sourire faiblement.
« Chérie je vais aller me reposer un peu, passez une bonne soirée toutes les deux. » Dit-il avant d'embrasser le front d'Ino et de me faire un signe de la main. Il quitta la pièce en traînant des pieds, nous laissant seules Ino et moi.
« Cela doit être vraiment dur physiquement et psychologiquement de travailler à l'hôpital..
- Disons qu'il y a des jours avec et des jours sans. Mais je sais qu'il sera un grand chirurgien plus tard. »
Elle souffla avant de se passer une main dans ses cheveux lâchés et d'enlever ses lunettes.
« Je ne t'ai même pas complimenté sur ta nouvelle coupe de cheveux, cela te va drôlement bien. Je n'aurais jamais le courage de me couper les cheveux aussi courts.. Non de me couper les cheveux tout court.
- Merci beaucoup. Nouvelle coupe, nouveau départ.
- Hn je vois. »
Elle me sourit puis prit l'une des lettres posées sur la table basse et me la tendit. Je la lis vaguement et lu que c'était une proposition d'emploi pour un job de biologiste dans un laboratoire à Tokyo. Je la dévisageai, étonnée et heureuse pour elle. Mon sourire s'agrandit davantage puis je sautai sur elle pour l'enlacer.
« Félicitation Ino ! » M'écriai-je.
Elle me sourit à son tour.
« Merci ! C'est un tout nouveau laboratoire de recherche qui vient de s'installer à Tokyo et ils recrutent de jeunes scientifiques inconnus, c'était vraiment sélectif ! Je travaillerai à la fois en laboratoire mais aussi à l'hôpital où travaille Omoï pour certains essais cliniques. Je devais fêter ça avec Omoï ce soir mais il est un peu déprimé donc je vais le laisser tranquille pour cette fois.
- Si tu veux on va en boîte, j'appelle mon amie et je te la présenterai.
- D'accord. » Elle me sourit avant de continuer.
« On a trouvé l'appartement parfait, il se trouve à côté de l'hôpital donc c'est parfait. Et je me disais, comme tu cherchais un appartement, si tu ne voulais pas de celui-ci.
- Oui, c'est parfait. »
Je fis le tour de l'appartement des yeux. On avait tellement de souvenir ici. Je fis un petit sourire, nostalgique.
« Quand déménages-tu ?
- En décembre, le temps de finir les travaux dans l'autre appartement, cela ne te dérange pas ?
- Non et de toute façon je n'ai rien à faire pour le moment donc. » La rassurai-je lui souriant.
« Bon, on va en boîte ?
- Laisse-moi cinq minute. » Dit-elle à la hâte avant d'accourir dans sa chambre. Avec Ino cinq minutes voulait dire une heure, minimum. Je l'attendais au salon, silencieuse et amusée.
[…]
On arriva devant la boîte de nuit vers minuit. J'aperçus Tayuya qui nous attendait devant. On dépassa les gens de la file puis alla à sa rencontre.
« Hey, Tayuya je te présente Ino et Ino voici Tayuya.
- Enchanté de te connaître, Naruko m'a beaucoup parlé de toi. » Dit Tayuya avec un grand sourire avant de lui faire la bise.
« J'espère en bien.
- Ne t'inquiète pas. » Répondit-elle suivi d'un clin d'œil et de la prendre par le bras, avant de me prendre aussi par son autre bras.
« Les filles, on va s'amuser ce soir ! »
On entra dans la boîte, la musique battait son plein. On se dirigea vers le bar et on commanda des shots. On avait chacune un verre de shot à la main. On résuma brièvement à Tayuya le fait que Ino ait un nouveau job et moi un nouvel appartement. La soirée s'annonçait festive, c'était ce dont on avait besoin.
« C'est ma tournée les filles ! » Cria Ino.
« À Ino qui a un nouveau job et un nouvel appart, et à Naruko qui a un nouvel appartement et une nouvelle coupe, et à moi, qui ai trouvé de nouvelles amies. »
On leva nos verres en même temps avant de trinquer et de boire coup sec, riant.
18 décembre 2010
Je terminai d'emménager dans mon nouvel appartement qui fut mon ancien appartement d'étudiante. J'avais pris quelques jours de congé spécialement pour ça. C'était étrange de venir revivre ici, seule. Enfin ce n'était pas la première fois que je vivais seule ici mais voilà, c'était un sentiment étrange. Jamais je n'aurais pensé en déménageant d'ici que je reviendrais y revivre. C'était un signe de régression pour moi. Je pris mes clés et sortis rapidement de l'appartement pour aller prendre le courrier. J'avais reçu plusieurs lettres, mais une lettre attira mon attention. Je l'ouvris puis la lis avant de tomber des nues, espérant que ça soit une blague. Oui, une très mauvaise blague.
[…]
J'entrai dans le musée qui me servait de lieu de travail, furieuse, tenant fermement la lettre que j'avais reçu en la froissant. Je montai quatre par quatre les escaliers menant au bureau de la gérante du musée, Shizune Nemoto. J'entrai dans son bureau sans demander mon reste. Je l'interrompis en pleine conversation avec une jeune femme, qui était un peu plus âgée que moi.
« C'est une blague ?! » M'écriai-je en posant la feuille qui indiquait que j'étais licenciée sur son bureau.
« Je suis désolée, je vous rappellerai bientôt, au revoir. » Dit Shizune, m'ignorant, serrant la main de la femme.
La femme quitta le bureau, encore offusquée de mon entrée.
« J'ai travaillé dur, je ne comprends pas ce choix ! »
Ma patronne, où du moins mon ancienne patronne, enleva ces lunettes avant de me dévisager longuement.
« Écoute Naruko, nous avons besoin de personnes qui s'engage sérieusement à faire ce travail, nous avons reçu plus d'une cinquantaine de C.V et-
- Mais je suis engagée ! Je suis déterminée et-
- Dois-je te faire rappeler qu'on t'a donné deux semaines de repos après ton mariage et que tu es revenue travailler deux mois plus tard, sans aucun réel motif ? » M'interrompit Shizune, qui commençait à s'énerver, chose qu'elle faisait rarement. Je me calmai aussitôt, elle n'avait pas tord. J'avais été irresponsable.
« Ici nous avons besoin de personnes qui s'engagent à faire tout le travail que l'on leur demande et qui prennent ce travail au sérieux. J'ai essayé de fermer les yeux sur les deux mois de vacances que tu t'es improvisée mais on a prit trop de retard sur les inventaires à cause de cela et je ne suis pas la seule à prendre des décisions ici.
- Je suis vraiment désolée Shizune..
- Moi aussi je suis aussi navrée d'en arriver là Naruko, surtout que c'est moi qui t'ai donnée cette opportunité. »
Elle ouvrit l'un de ses tiroirs puis y sortit une enveloppe avant de me la tendre.
« C'est ton dernier chèque, tes affaires sont déjà emballés. J'aimerais récupérer le trousseau de clé que je t'ai donné.. »
Je sortis le trousseau de clé de ma poche et le posai sur la table avant de prendre l'enveloppe, sonnée. Je sortis de la pièce, abattue. J'entrai dans la pièce vidée qui m'avait servi de bureau. Je rangeai l'enveloppe dans le gros carton. Je pris le gros carton des mains avant de sortir de la pièce sous les regards compatissants de mes anciens collègues. Je sortis du musée, la porte se claqua derrière moi à cause du vent. Je m'avançai puis soufflai en levant ma tête vers le ciel. Je me retournais pour faire face à l'immense bâtise.
« Quelle année de merde.. »
* Les sucettes et les bonbons sont diverses drogues tel que de l'herbe ou de l'extasie par exemple. N'oubliez pas qu'elle raconte cette histoire à ses enfants.
