Salutation, voici le chapitre sept partie une !

Disclaimer : Pas les miens dans ce chapitre.

Note n°1 : Je ne peux pas répondre à vos questions au sujet du père (même si j'en meurs d'envie !) ni confirmer quoi que ce soit. Je veux que vous le découvriez à travers mes chapitres ;)

Bonne lecture.


« Mon année sabbatique avait été un peu dure au début. J'essayais de faire mon deuil et de reprendre ma vie en main. C'était avec Karui et Ino qu'on avait décidé de partir aux États-Unis, faisant le tour du pays. Ino avait décidé d'aller ré-habiter chez son père, elle ne pouvait plus supporter de vivre dans son ancien appartement, cela lui faisait trop rappeler Omoï. Karui l'avait beaucoup soutenu, elle non plus n'avait pas comprit la décision de son cousin. Elles étaient actuellement à San Francisco depuis bientôt deux semaines. Moi j'avais décidé de revenir plus tôt de voyage, cela faisait une semaine que j'étais rentrée du Japon à la recherche d'un travail. Oui, j'étais enfin prête à reprendre ma vie là où je l'avais laissé, même si je ne savais pas ce qui m'attendais. Durant mon absence j'avais confié l'appartement à mon nouveau colocataire et ami. Pour tout le monde, il y avait eu beaucoup de changement cette année. »

28 mars 2013

J'entrai dans mon appartement, frappucino à la main, avec Kiba qui lui, mangeait des pains au chocolat. J'étais partie le chercher à son nouveau lieu travail. Il s'était reconverti, il était devenu vétérinaire, la médecine humaine ne l'intéressait plus. On entrai dans le salon, un gros carton était en plein milieu de la table basse.

« Je vois que ton futur colocataire va bientôt emménager.

- Cela fait un an qu'il a emménagé ici. » Répondis-je, me demandant ce que faisait un carton au milieu du salon, surtout que mon colocataire était loin d'être bordélique, bien au contraire.

On décida d'aller à la cuisine, je m'assis sur une chaise et lui s'assit en face de moi. J'avais beaucoup de questions à lui poser.

« Le boulot ? Comment s'est passé ton premier jour en tant que vétérinaire ?

- Bien ! Lorsque je travaillais en tant que résident à l'hôpital, c'était vraiment dur, je n'avais pas d'horaires fixes, je voyais moins Hinata.. Malgré ça j'ai réellement aimé faire ce métier, je voulais réellement devenir chirurgien.

- Tu ne m'as pas raconté, mais qu'est-ce-qui t'as soudainement fait changer d'avis ? Avant de partir tu recherchais dans quoi tu voulais te spécialiser dans la chirurgie.

- Je rentrai d'une journée de travail difficile.. »

Kiba accourut rapidement vers sa voiture, il allait bientôt faire nuit. Cela faisait deux jours qu'il n'était pas rentré chez lui, ayant enchaîné les heures de gardes. Il pleuvait des cordes et il avait oublié de prendre un parapluie, comme Hinata lui avait suggéré. Il ouvrit la porte conductrice de sa voiture puis souffla de soulagement, une fois à l'abri. Il démarra la voiture pour rentrer chez lui. Il avait tellement hâte d'être chez lui, de dormir dans son lit. Il était à encore dix minutes de chez lui en voiture lorsqu'il entendit son portable sonné. Il mit le haut parleur.

« Allô ?

- Est-ce-que tu peux revenir à l'hôpital d'urgence ? Il manque du personnel pour le service de nuit et on a plusieurs blessé qui viennent d'arriver.

- Ok. J'arrive le plus vite possible ! »

Il raccrocha puis regarda dans ses rétroviseurs s'il y avait une voiture, afin qu'il puisse faire demi-tour, même si il n'en avait pas le droit. C'était désert, le brouillard prenait de plus en plus d'ampleur. Il tourna son volant. Il sentit une secousse venant du capot. Il freina sec, paniqué.

« Ne me dit pas que- »

Il s'interrompit, puis sortit de la voiture en courant. La pluie était de plus en plus violente, il avait l'impression qu'il allait se noyer. Au loin il aperçut un petit chiot. Il courut vers lui. Il enleva son manteau pour couvrir le chien puis il porta le chiot et courut de nouveau jusqu'à sa voiture. Il plaça le chien à l'arrière puis fouilla dans sa boite à gant à la recherche de sa boite de premier secours. Il y sortit des bandages. Il essaya d'atténuer la plaie afin qu'il ne perde pas trop de sang. Une fois fait il regarda à l'aide de son portable où était le vétérinaire le plus proche. Il était à deux kilomètres en voiture. Il conduisit le plus rapidement possible puis s'arrêta devant le vétérinaire. Il prit le chiot puis il sortit de la voiture. La pluie c'était un peu calmée mais pas le cœur de Kiba, il était vraiment paniqué. Il entra précipitamment dans le centre animalier.

« Bonsoir ! J'ai accidentellement renversé ce chiot ! »

L'hôtesse se leva de la chaise, paniquée à son tour.

« Mince le vétérinaire est parti au centre-ville pour prendre nos dîners. Suivez-moi ! »

Kiba la suivit à la hâte, ils entrèrent dans une salle, sûrement là où le vétérinaire opérait les animaux. L'hôtesse composa un numéro plusieurs fois, mais ça ne répondait pas.

« Merde il ne répond pas, je ne sais pas quoi faire !

- Je suis chirurgien, je peux peut-être essayer.. »

Elle lui donna des gants et tout le nécessaire pour opérer le chiot, qui arrivait à peine à aboyer. Il enleva les bandages, puis désinfecta la plaie. Il commença à refermer la plaie, la femme l'aida à stabiliser le chien. Il souffla de soulagement avant de mettre de nouveau bandage. Il remarqua que sa patte arrière était cassée. Il ne pouvait pas en faire plus, après tout il n'était pas vétérinaire.

« C'est fini. »

La femme soupira de soulagement à son tour, puis retira ses gants.

« J'ai suivi une formation pendant presque cinq mois, comme j'ai été résident, j'avais déjà acquis quelques bases.

- Tant que tu es heureux je le suis pour toi.

- Merci. Et toi ? Ta recherche d'emploi ?

- Toujours en cours, en attendant je fais des peintures.

- Je vois. Ne te décourage pas, je suis sûre que tu vas trouver au moment où tu t'y attendras le moins ! »

« Et il avait raison, mais on en parlera un peu plus tard. Continuons l'histoire. »

Kiba termina son dernier pain au chocolat. Il allait parler lorsqu'on entendit la porte d'entrée s'ouvrir puis se refermer. On se leva en même temps puis on regagna le salon. Mon colocataire entra également dans le salon.

« Salut je ne savais pas que tu allais rentrer aussi tôt Sasuke. » Lui fis-je remarquer, il n'était que dix-sept heures après tout. D'habitude il rentrait à vingt heures, au minimum.

« Je te présente Kiba, et Kiba voici Sasuke, mon nouveau colocataire.

- Enchanté. » Déclara Kiba en tendant la main.

Sasuke tendis également sa main et la serra, puis prit le carton avec lui avant de s'enfermer dans sa chambre, claquant la porte derrière lui. Kiba frissonna, lui rappelant des mauvais souvenirs avec Gaara durant nos années lycées.

« Eh bien.. Il me fait rappeler Gaara : Froid comme un iceberg.

- D'habitude il n'est pas comme ça, enfin il est un tout petit peu plus social. Je pense qu'il a passé une mauvaise journée.. » Répondis-je un peu dans le vague, un peu étonnée de l'attitude de Sasuke.

Ce dernier m'avait beaucoup soutenu, et aidé aussi. Et je l'avais beaucoup soutenu et aidé également. Il avait besoin de changer d'air et de prendre ses distances avec sa famille. Il venait d'une famille très aisé, il m'avait dit que depuis sa naissance ses parents avaient déjà tout prévu et planifié son avenir pour lui. Il allait hérité des entreprises informatiques de son père, Fugaku Uchiwa. J'avais déjà entendu parler de lui dans les informations. Mais cette vie ce n'était pas ce qu'il voulait. À vrai dire, je ne savais pas ce qu'il voulait faire, il ne voulait pas m'en parler. En attendant, je lui avais proposé de devenir mon colocataire, ce qu'il avait accepté.

« Je dois y aller, je suis à la bourre !

- Tu passeras le bonjour à Hinata pour moi.

- Promis, mais passe à la maison, tu lui manques beaucoup tu sais.. » Déclara Kiba un peu nostalgique, avant de quitter l'appartement à la hâte.

La dernière fois que j'avais vu Hinata c'était il y avait presque un an, à l'anniversaire de Kiba. Elle me manquait également, mais je ne savais pas comment réagir face elle. Le problème ne venait pas d'elle, mais de moi. Je n'étais pas à l'aise face à elle. Je décidai d'aller voir Sasuke, il avait l'air assez agacé en rentrant. Je toquai à la chambre puis y entrai sans demander mon reste. Il était face à son ordinateur, sur son bureau, portant ses lunettes.

« Tu rentres dans la chambre des gens sans toquer.. Imagine si j'avais été nu.

- Ça aurait été gênant en effet, mais j'ai vu pire. » Surenchéris-je.

« Tu ne verras jamais quelque chose d'aussi beau de toute ta vie.

- Quelle modestie.. »

Sasuke tapota sur le clavier de son ordinateur portable en ne quittant pas l'écran des yeux, concentré. Moi je le regardai faire, à la fois curieuse et perplexe, m'asseyant sur son lit. On resta ainsi pendant plus d'une dizaine de minutes avant que je ne coupe le silence, qui n'avait pas l'air de gêner Sasuke, qui avait sûrement oublié ma présence.

« Alors ? Ta journée ? »

Sasuke soupira avant de tourner sa chaise, me faisant face. Il enleva ses lunettes.

« J'étais en réunion avec mon père et nos plus grand partenaires. Sauf mon frère, il est à l'étranger.

- Qu'est-ce-qui s'est passé ?

- C'est officiel, même si ce n'était un secret pour personne : mon frère va officiellement hériter des entreprises, et ils ont besoin de quelqu'un pour le seconder. Et ce n'est pas ce que je veux faire pour le reste de ma vie. Ce n'est pas que je déteste mon frère mais-

- C'est vrai que personne n'a envie d'être le second de quelqu'un.. » Fis-je la remarque, terminant sa phrase à sa place.

« Soit je fais ce qu'ils me disent, soit ils me bannissent de la famille et me déshérite.

- C'est de ça dont tu as peur ?

- Non.

- C'est par rapport à ton projet ? Tu es très secret à ce sujet.. »

Sasuke soupira, sachant que je n'allais pas lâcher l'affaire, puis fouilla dans le tiroir de sa commode et me donna une vingtaine de feuilles. Je pris les feuilles puis les lus rapidement. C'était le début d'un roman qui parlait d'un jeune garçon et des différentes classes sociales. L'intrigue y était bien introduit, et la présentation des personnages étaient fluides et sans excès.

« Je ne veux pas jouer les groupies mais c'est vachement intéressant !

- Je ne sais pas.. » Souffla-t-il, en tournant sur sa chaise.

« Tu devrais le publier sous un acronyme, comme ça tu verras si ça plaît au public ou non. Et personne ne sera que c'est toi. Tu ne devrais pas hésiter à réaliser ton rêve.

- Qui te dit que c'est mon rêve et non pas juste quelque chose de nouveau de que je veux tester ? » Me demanda-t-il froidement, haussant un sourcil.

« Tu sors de ta zone de confort, et puis à chaque fois que tu entreprends quelque chose de nouveau tu as confiance en toi, tu es sûr à cent pour cent de réussir. Ce qui m'exaspère parfois chez toi.. » Lui avouai-je en lui rendant ses feuilles.

J'avais apprit à connaître Sasuke, au premier abord il paraissait très froid. Mais c'était quelqu'un de sympa et de taquin malgré son mauvais caractère, et si on arrivait à le supporter au quotidien. Pour moi ses réactions étaient devenus prévisibles, et les miennes aussi pour lui. On avait passé beaucoup de temps ensemble avant que je ne parte en voyage.

« Tandis que là, c'est quelque chose de vraiment personnel ce que tu fais. Juste aujourd'hui c'est la première depuis que je te connais que tu t'ouvres autant si je puis dire..

- D'ailleurs si tu ressors cette histoire je la nierais jusqu'au bout. »

« Et c'est ce qu'il a fait. Il n'a jamais admit avoir eu peur de publier son premier livre. »


1er avril 2013

Je dévisageais le paysage d'un air songeur depuis la fenêtre de ma chambre, une tasse de thé à la main. C'était mon jour de repos, je n'avais pas grand-chose, voir rien à faire de la journée. Tout le monde travaillait, avait un emploi du temps stable et des responsabilités. Surtout que Sasuke était parti à Londres avant-hier pour le travail, donc j'étais vraiment seule. Je soufflai pour la énième fois, puis je bus une gorgée de ma tasse. J'aimerais aussi avoir un job fixe, dans l'art, mais c'était beaucoup plus compliqué car c'était un secteur très sélectif. J'entendis mon portable sonner. À ma plus grande surprise, c'était un appel de Temari. La dernière fois que j'avais vu Temari, c'était quand j'étais allée à New-York il y a quatre mois de cela, avec Ino et Karui. Elle nous avait même présenté à son fiancé, qui était le fils de l'un des plus grand et puissant partenaire des No Subaku.

« Naruko ?

- Oui Temari ? Ça va ?

- Super.. Et toi ?

- Ça va, mais ton super n'était pas super convainquant.. Racontes.

- Ça serait trop long à raconter, est-ce-que je peux passer chez toi dans la journée ?

- Bien sûr ! » Dis-je à la hâte, ignorant qu'elle était au Japon.

« Géniale ! À tout à l'heure.

- À plus tard. » Puis je raccrochai.

Je jetai un coup d'œil à ma montre, il était onze heure et demi passé. Je m'habillai rapidement, enfilant un jean, un tee-shirt trop grand pour moi puis mit mon portable et mon portefeuille dans mes poches. J'accourus à l'entrée pour mettre mes chaussures et sortir à la recherche de quoi manger ce midi et pour Temari. Ce n'était pas tous les jours que je la voyais.

[...]

J'ouvris la porte puis la refermai derrière moi. Je terminai coup sec mon frappucino à la vanille, j'en avais acheté deux avec des ramens à emporter. Je déposai le tout au salon. J'entendis la porte sonnée. J'allai l'ouvrir à la hâte et c'était Temari, qui elle aussi avait ramené des plats.

« On a anticipé la même chose. » Lui dis-je en souriant.

On se prit dans les bras puis je la laissai passer pour qu'elle puisse aller au salon. Cela me rappelait que c'était la première fois qu'elle venait chez moi, je n'avais jamais prit l'initiative d'organiser une maison de crémaillère ou même de préparer une fête chez moi. Elle enleva les sachets qui recouvrait les plats et les déposa sur la table basse à côté de mes ramens. Je m'assis sur le fauteuil et elle sur le canapé.

« Bon appétit ! » S'écria-t-elle avant de commencer à manger.

Je fis de même et je commençai à manger mes ramens. Ce repas fût silencieux, on était chacune concentrées à manger nos plats. Mais ce repas était trop silencieux pour moi, surtout que Temari était quelqu'un d'encore plus bavarde que moi. Je décidai d'interrompre le silence, et de reparler de la conversation téléphonique qu'on avait eu tout à l'heure.

« Alors qu'est-ce-qui ne va pas ?

- Tout va bien.. Presque..

- Mais encore ? » Insistai-je en buvant dans ma bouteille d'eau.

Elle soupira puis prit une gorgée de son frappucino, pour se donner plus de courage, avant de m'avouer :

« Je sors avec Shikamaru en secret. »

Je m'étouffai avec l'eau que j'étais en train d'ingurgiter, puis toussai fortement.

« Ça va ? »

Je levai ma tête vers, elle, choquée, ignorant sa question. Elle était un peu étonnée de ma réaction. Je pris la parole une fois que j'allai mieux.

« Oui oui.. » Lui répondis-je en balayant ma main.

« Tu parles de Shikamaru ? Shikamaru Nara ? Mon ami Shikamaru ?! »

- Oui, depuis deux ans.. »

J'étais bouche-bée, je ne savais pas quoi dire, elle m'avait prit un peu de cours. Elle était fiancée et elle avait réussi à cacher cette relation pendant deux ans. Surtout que lorsque je voyais Shikamaru il se comportait normalement. Personne ne le soupçonnais d'entretenir une relation, même pas Ino qui découvrait tout avant tout le monde et qui était sa meilleure amie. Je secouai la tête puis la dévisageai.

« Comment ?

- À vrai dire.. Je ne sais pas comment ça s'est produit.. » Avoua-t-elle en se passant une main nerveuse dans ses cheveux, qu'elle avait lâché et qui lui arrivait jusqu'aux aisselles.

« Je venais de plus en plus souvent au restau d'Asuma et je ne sais pas.. J'ai apprit à le connaître, je suis tombée amoureuse de lui, mais je suis promise à un autre.. » Elle essuya sa larme naissante.

« Je ne peux en parler à personne, à part à toi car tu ne me jugeras pas... Tu connais Shika, tu connais ma famille.. »

Je fronçai les sourcils, compatissante. Les membres de la famille No Subaku étaient très durs à approcher, chaque chose que chaque membre de la famille entretenait devait apporter ou être bénéfique à la famille et à leur business. S'ils apprenaient que Temari sortait avec Shikamaru, ils seraient capable de la renier, peut-être même pire.

« C'est trop lourd à porter comme secret.. J'en ai marre de me cacher, ce n'est pas comme ça que je veux passer le reste de ma vie. Ma famille compte beaucoup pour moi mais.. Je ne suis pas heureuse..

- Deux ans ce n'est pas rien quand même.. » Lui fis-je remarquer.

Je pouvais voir toute sa tristesse déformée les traits de son visage qui normalement était si enfantin. Cela m'attriste aussi de la voir ainsi.

« Je ne sais pas quoi te conseiller.. Car si tu leur dis tout, ça sera très dur pour vous, ils essayeront sans doute de vous séparer. Mais si tu l'aimes vraiment.. Tu ne peux plus vivre ainsi.

- Je sais. »

Je soupirai. Je ne savais pas quoi dire, c'était quelque chose d'énorme qu'elle me balançait là. Elle me mettait dans une situation délicate en me révélant tout car c'était quelque chose que je ne pouvais pas cacher à Gaara, surtout que cela le concernait indirectement.

« Tu en as parlé à Gaara ?

- Mon cher frère.. A beaucoup changé depuis qu'il est parti vivre à New York. Il est devenu encore plus froid, distant.. Je ne sais même plus c'était quand la dernière fois que j'ai passé des vacances avec lui, on faisait ça chaque année avant.

- C'est vrai. Mais c'est compréhensif, vu le domaine dans lequel il travaille.

- Je sais.. »

Je partis m'asseoir à côté d'elle, puis elle posa sa tête contre ma poitrine avant de pleurer. Je lui caressais les cheveux, essayant de la consoler au mieux.


3 avril 2013

Je rentrai à l'appartement après une longue journée de travail. Celle-ci avait été plus éprouvante que d'habitude car de nouveaux clients avaient séjourné dans l'hôtel, qui devenait de plus en plus populaire à la grande joie de Jiraya. En entrant au salon j'aperçus Sasuke assit sur le canapé buvant une canette de soda. J'en avais oublié qu'il rentrait aujourd'hui tellement ces derniers jours avaient été riches en surprises et de travail.

« Alors ?

- J'en ai marre.. »

Je m'affalai sur le fauteuil avant de lever la tête au plafond et de souffler. Il éteignit la TV avant de me scruter longuement, ce que je détestais chez lui. Je soufflai fortement pour lui faire comprendre mon irritation.

« Quoi ?

- D'habitude tu arrives toujours à trouver quelque chose de positive à dire.

- J'ai l'impression que.. Que je ne vais jamais trouver un travail dans le domaine de l'art. Je me demande même si je ne vais pas passer le reste de ma vie à travailler dans cet hôtel.

- Si tu continues comme ça, oui. Démissionne de ce travail et consacre-toi entièrement à ta recherche d'emploi. »

Je sursautai, surprise par le ton désinvolte dans lequel il avait employé cette phrase.

« Je ne peux pas, sinon à la fin je ne pourrais pas payer ma part de loyer. Et je ne veux pas toucher l'argent de l'héritage de mes parents.

- Ce n'est pas un problème ça, mais trouve-toi un vrai travail, un travail dans lequel tu pourras vraiment t'épanouir. C'est la seule chose que je te demande en retour. »

Mine de rien ce qu'il m'avait dit m'avait reboosté, j'en avait presque les larmes aux yeux. Je les essuyai à coup de manche puis me levai, toute souriante.

« Je t'invite ! Allons chez Ichiraku ! »

Il soupira, exaspéré.

[...]

On termina, ou plutôt je terminai mon troisième bol de ramen avant de m'étirer et de boire de l'eau. Sasuke me dévisagea, exaspéré, ayant terminé son bol depuis un bon moment déjà.

« Qu'est-ce-que tu as fait de ta semaine ?

- Pas grand chose.. » Mentis-je, en repensant à Temari.

Depuis qu'elle était venue chez moi je n'avais plus eu de nouvelles, elle était retournée à New York, enfin je n'en étais pas sûre. J'étais mal à l'aise de garder ce secret, surtout à Gaara. J'essayerai d'aller voir Shikamaru demain, ce dernier travaillait maintenant comme comptable dans le restaurant de Asuma.

« Tu mens mal.. »

Je ne pouvais pas lui raconter en détails ce que m'avait dit Temari, mais j'avais besoin d'en parler à quelqu'un, et puis Sasuke n'était pas du genre à raconter des ragots.

« Voilà j'ai une amie qui m'a révélé un secret qui pourrait non seulement lui nuire mais aussi nuire à beaucoup de gens si ce secret est révélé.

- Mais encore ?

- Je suis dans un dilemme car je suis amie avec la personne qui serait le plus touché par ce secret s'il est révélé mais aussi je suis amie avec la personne qui m'a révélé son secret, tu vois ce que je veux dire ?

- De qui es-tu le plus proche ?

- De la personne qui sera le plus touché, mais si je lui révèle ce secret la personne qui me l'a révélé m'en voudra.

- Mais si la personne qui sera le plus touché l'apprend par quelqu'un d'autre mais qu'il apprend également que tu étais au courant, il t'en voudra aussi. » Déclara Sasuke avant de boire son verre d'eau.

« Ton choix devras se porter sur la personne avec qui tu es le plus proche, celle qui compte le plus pour toi. Il n'y a rien de pire que les secrets.

- La personne.. Que je veux le moins blesser, c'est ça ?

- Hn. » Conclut Sasuke.

Je fronçai un peu les sourcils, je ne savais pas quoi faire. Si je balançais l'information à Gaara, et que Temari apprenait que c'était moi qui avait tout balancé, elle m'en voudrait. Temari était quelqu'un de rancunière, c'était le principale trait de caractère des No Subaku. Si je ne disais rien, Gaara apprendrait l'information par quelqu'un d'autre et s'il apprenait que j'étais au courant, il m'en voudrait sûrement à vie.


4 avril 2013

Je garai ma voiture devant le restaurant d'Asuma avant de souffler. Je revenais d'un entretien et j'étais sûre d'une chose : ils n'allaient jamais me recontacter. C'était mal vu sur un C.V qu'on s'était fait viré de son précédent travail, surtout que j'avais travaillé dans l'un des plus prestigieux musée de Tokyo, ce qui ne m'aidait pas. Il était bientôt treize heure et je sortis de ma voiture, puis marchai d'un pas décidé vers le restaurant d'Asuma où travaille Shikamaru. J'y entrai dix minutes plus tard avant de l'apercevoir déjà installé autour d'une table. J'accourus presque vers lui.

« Désolée du retard, j'espère que tu n'as pas trop attendue ? » Dis-je à la hâte avant de m'asseoir sur la chaise qui était face à lui et d'enlever ma veste et mon foulard.

« Non je viens aussi d'arriver. Alors ton entretien ?

-« Merci beaucoup et à bientôt peut-être. » » M'exclamai-je en imitant la voix de la femme que j'avais reçu durant mon entretien.

« Mal ?

- Oui. » Répondis-je démoralisée, m'effondrant presque sur la table.

Un serveur vint à notre table pour prendre notre commande avant de s'en aller. Je ne savais pas comment aborder le sujet avec lui.

« Alors ? » Commença-t-il, voyant que j'étais de plus en plus mal à l'aise.

Le serveur revint nous servir nos plats. Je commençai à piocher dans mon assiette, ne sachant pas par quoi commencer. Shikamaru détestait qu'on se mêlait de ses affaires, et les commérages. Donc j'attendais une réaction assez exaspérée et fâcheuse de sa part.

« Eh bien.. Je sais tout.

- C'est à dire ?

- Entre Temari et toi.. »

Il fronça les sourcils, j'avais compris aussitôt que Temari ne lui avait pas dit qu'elle m'avait tout révélé. Mon intuition fut exacte : Il était en colère.

« Comment ? » Me demanda-t-il d'une voix grave, chuchotant presque.

« Tema est venue me voir il y a trois jours.. Et elle m'a tout raconté.

- Je vois. » Dit-il simplement avant de piocher dans son assiette, se calmant aussitôt, à ma plus grande surprise. Je décidai de continuer :

« Et je voulais savoir ton point de vue.. Par rapport à ça. »

Il me scruta d'un air grave avant de prendre la parole.

« Je ne peux pas te dire comment tout cela a commencé mais juste que.. J'ai apprit à la connaître et elle aussi. Les choses se sont faites naturellement.

- Je sais que tu n'aimes pas parler de ce genre de choses mais comment vis-tu cette situation ? Cela ne doit pas être simple avec tout ce qui l'entoure, et sa famille..

- Au début tout allait bien, jusqu'à qu'elle se fiance avec un autre.. » Avoua-t-il avec dégoût.

« J'ai l'impression de mener une double vie, je ne peux parler à personne de ma vie privée, même à Choji. Lui et Ino pensent que je suis gay. »

Je pouffai légèrement, imaginant très bien Ino lui poser mille et une question, et Chôji essayant de scruter ses faits pour affirmer cette hypothèse. Shikamaru soupira, exaspéré.

« On ne se voit uniquement chez moi, par peur que quelqu'un nous surprennent. Je ne sais pas pendant combien de temps je vais devoir supporter tout ça.»

Il but de l'eau avant de reprendre.

« Tout dépend d'elle..

- Pas seulement. Si elle révèle à sa famille qu'elle est en couple avec toi, alors qu'elle est promise à un autre, ils vont peut-être la renier, faire de votre vie de couple un cauchemar..

- Elle m'a déjà dit tout ça.. Elle retarde la date de mariage mais elle ne pourra pas le faire éternellement. Parfois je me dis que tout serait plus simple si sa famille était au courant. »

Je compatissais, il devait vraiment l'aimer pour supporter tout ça. À présent j'étais sur de ce que j'allais faire.

[...]

Je refermai la porte de l'appartement derrière moi, puis enleva mes chaussures avant de me précipiter sur le canapé. Je pris mon portable des mains avant de composer le numéro que je connaissais par cœur. Il répondit à la deuxième tonalité, à mon grand étonnement.

« Allô ?

- Salut, ça va je ne te dérange pas trop ?

- Non, je suis dans mon bureau en train de faire des comptes. Qu'est-ce-qui se passe ?

- Oui tout va bien de mon côté mais.. J'ai quelque chose d'important à te dire. »

- Je t'écoute.

- J'ai apprit il y a trois jours de cela que Temari..

- Oui Temari ? » Répéta-t-il en me pressant un peu, je fus d'ailleurs un peu étonnée. En temps normal, il me laissait toujours le temps de parler, surtout que j'avais dû mal à introduire dans les conversations les sujets fâcheux. Je soupirai puis je révélai :

« Elle sort avec un autre homme depuis deux ans. »

Il eut un long moment de silence où je n'entendais uniquement la respiration de Gaara qui commençait à être saccadé, c'était mauvais signe.

« Je te rappelle plus tard.» Puis il me raccrocha au nez, me laissant perplexe et accentuant ma culpabilité.


6 avril 2013

J'attendais, appréhendante, à l'aéroport de Tokyo-Haneda Gaara qui, après mon coup de fil, avait décidé de prendre l'avion pour le Japon quelques jours après mon coup de fil. Après ce coup de fil il m'avait juste envoyé un message pour me demander de venir le chercher à l'aéroport comme il venait au Japon incognito. Je l'aperçus au loin, descendant l'escalator, j'accourus alors à lui. Je lui fis un câlin, qu'il me rendit. Malgré la situation, j'étais réellement heureuse de le revoir. Cela faisait quatre mois que je ne l'avais pas revu.

« Comment vas-tu ? Tu as passé un bon vol ?

- Oui merci. Ça ne te dérange pas de m'accompagner jusqu'à mon hôtel ?

- Non, avec plaisir. »

On sortit de l'aéroport avant de monter dans ma voiture en direction de l'hôtel No Subaku. C'était la première fois depuis que je connaissais Gaara que je me sentais mal à l'aise en sa présence, pourtant on s'était vus dans des situations bien plus gênantes que ça. Le trajet fût étrangement silencieux. D'habitude, c'était moi qui parlait, qui riait bêtement mais là c'était comme si j'avais un blocage. On arriva au parking de l'hôtel puis je me garai rapidement. On sortit de la voiture, toujours silencieux. Il alla à la réception pour chercher la clé de sa chambre puis on prit l'ascenseur jusqu'au dernier étage. Les couloirs étaient vraiment très classe, je n'imaginais pas la chambre. Il ouvrit la porte de la suite puis me tint la porte. Je lui souris avant d'entrer et de siffler d'admiration, mais en même temps je ne devais pas être étonnée, c'était lui le patron. Cet hôtel lui appartenait, j'en oubliais parfois.

« Je dépose la valise dans la chambre et je reviens. Mets-toi à l'aise. »

« Plus facile à dire qu'à faire. » Pensais-je dans ma tête.

Je m'assis sur le fauteuil, enlevant mon manteau et mon écharpe, puis posai mon sac sur mes cuisses. Il revint quelques secondes après avant de s'asseoir face à moi. Il me regarda longuement, remarquant mon malaise. J'étais mal à l'aise face à Gaara car je ne savais pas quelle avait été sa réaction en apprenant la nouvelle.

« Tu vas rester au Japon pendant combien de temps ?

- Je ne sais pas, tout dépendra du temps qu'il me faudra pour résoudre le problème dans lequel Temari a mit notre famille et nos entreprises.

- Résoudre le problème ? Sérieusement ? Elle n'a pas commit de crime. » Pouffai-je.

Mais voyant l'expression très sérieuse et froide de Gaara je me calmai. Je repris mon sérieux, voulant trouver un moyen d'aider Temari sans énerver Gaara.

« Pourquoi n'annule-t-elle tout simplement pas ces fiançailles ? Ça résoudrait tout.

- L'homme avec qui elle est fiancé est le fils de l'un de nos plus gros partenaires, leur mariage serait aussi une fusion entre nos entreprises. Je soupçonnais Temari de voir quelqu'un, elle faisait beaucoup d'allers et retours entre Tokyo et New York ces derniers temps.. J'aurais dû mieux la surveiller.

- Tu es prêt à sacrifier le bonheur de ta sœur pour une fusion ? Une entreprise ? Et depuis quand tu l'as surveille ?

- Tout ne dépend pas de moi Naruko-

- Mais c'est toi le boss ! Ils t'écouteront à coup sûr si tu leurs parles.

- Peut-être, mais elle s'est engagée. Et je ne peux pas me permettre de perdre nos parts pour son amourette. »

J'étais abasourdie par ce que avait dit Gaara. Je repensai à ce qu'avait dit Temari quelques jours plus tôt, elle avait raison : Gaara avait réellement changé. Il remarqua mon effroi sur mon visage, puis il sortit son paquet de cigarette de la porte de son costume trois pièces. Il alluma une cigarette à l'aide de son briquet puis soupira. Je compris aussitôt quelles étaient ses intentions, puis je fronçai les sourcils, déçue.

« Écoute, tu ne dois sûrement pas comprendre mon point de vue, mais je sais ce que je fais. » M'avoua-t-il avant de mettre sa cigarette dans sa bouche.

« Peut-être, mais je ne suis pas d'accord avec ça. »


7 avril 2013

Je me précipitai vers le restaurant de Asuma car Shikamaru m'avait appelé en urgence. Je savais de quoi il allait me parler, et je me préparais psychologiquement à ses représailles. Mais je n'étais pas prête à affronter Temari, je l'avais trahi. Je fis mon entrée dans le restaurant lorsque j'aperçus Asuma et Kurenaï face à la caisse. Kurenaï était mon ancienne professeur d'arts appliqués à l'université, je ne rappelais plus c'était quand la dernière fois que je l'avais vu, probablement il y a cinq ans, à la fin de mes études. Ils m'aperçurent à mon tour. Je m'approchai d'eux.

« Bonjour. » Commença Kurenaï en se tournant complètement face à moi.

Je remarquai aussitôt son ventre arrondi, puis je lui souris.

« Félicitation ! » M'exclamai-je.

« Merci beaucoup. » Me remercia Asuma avant de prendre Kurenaï par la taille. J'avais oublié qu'ils s'étaient mariés ensemble. Mon ancienne professeur me sourit.

« Que deviens-tu ? La dernière fois que je t'ai vu tu travaillais dans le musée d'art anciens.

- Malheureusement je ne travaille plus là-bas. » Révélai-je, un peu mal à l'aise, me grattant l'arrière de la tête.

« Je suis actuellement à la recherche d'un emploi dans les arts.

- Je vois. »

Elle marqua une pause puis se reprit, faisant un sourire malicieux.

« Est-ce que tu pourrais passer me voir à l'université demain ?

- Euh oui, bien sûr.

- Bien, je t'attendrai à dix heures dans la salle d'arts. À demain. » Me dit-elle avant de quitter le restaurant, suivit de Asuma qui me fit un hochement de tête.

C'était à ce moment là que Shikamaru fit son entrée dans le restaurant. Il salua le couple puis vint vers moi. La culpabilité refit de nouveau surface, s'accentuant. Je lui souris légèrement, masquant mon malaise.

« Salut.. » Dis-je timidement.

« Il vaudrait mieux ne pas parler de ça ici. »

[...]

On fit notre entrée dans l'appartement de Shikamaru, qui se situait face au restaurant. Je m'installai au salon tandis que lui était à la cuisine. Il revint avec deux verres de jus puis s'assit face à moi. Il me regarda d'un air dur.

« Tu n'aurais pas un truc plus fort ? » Lui demandai-je, voyant les deux verres de jus posés sur la table basse.

Il haussa un sourcil, sûrement devait-il se demander pourquoi je voulais boire de l'alcool en pleine après-midi. Cette histoire, qui ne me concernait pas réellement d'ailleurs, me stressais beaucoup. Je soufflai avant de prendre la parole :

« Gaara est arrivé hier au Japon.

- Je le sais, Temari est partie le voir ce matin et depuis elle ne me donne plus aucun signe de vie.

- Écoute, tu dois sûrement m'en vouloir-

- Je ne t'en veux pas. » Intervint Shikamaru, sans que je le remarque car j'étais trop absorbée par mes excuses.

« Mais je devais le faire tu comprends ? Je sais que c'était à Temari de lui dire.. Attends quoi ?

- Je ne t'en veux pas, un jour au l'autre son frère l'aurait su. Et il vaut mieux qu'il l'apprenne par toi que par la presse. » Conclut-t-il avant de boire son verre.

Je fis de même sans le quitter des yeux. J'étais tellement stressée que j'en oubliais que Shikamaru était quelqu'un de très compréhensif, il ne jugeait jamais les autres et essayait toujours de comprendre leurs points de vues. C'était très facile de se confier à lui. Je soupirai fortement.

« Mais en revanche Temari..

- Je sais qu'elle m'en veut, et même plus. Mais je ne pouvais pas cacher ça à Gaara, il a toujours été honnête avec moi, il m'a toujours soutenu. Il a toujours été là pour moi, dans toutes les étapes heureuses, tristes et bizarres de ma vie. Je me dois d'être honnête envers lui, comme il a toujours été envers moi.

- Je comprends.

- Mais elle non. »

Il soupira à son tour avant de se passer une main dans ses cheveux bruns lâchés. Il me scruta de nouveau d'un air grave. Mais une question me brûla les lèvres :

« Qu'est-ce-que tu vas faire ?

- Je ne sais pas mais je savais que tôt ou tard on serait dans ce pétrin. Temari est une adulte, elle va devoir choisir. »


8 avril 2013

J'entrai dans l'immense bâtiment qui avait été mon université, là où je passais la majorité de mon temps lorsque j'étais étudiante. Ce bâtiment, je le connaissais comme ma poche. Je montai quatre par quatre les escaliers, jusqu'à la salle d'arts plastiques, mallette à la main. J'avais d'autres entretiens, j'envisageais même d'aller postuler à Kyoto si je ne trouvais pas de travail avant le mois de juin. La porte étant entre-ouverte, je toquai avant d'entrer. Kurenaï était en train de ranger les pinceaux.

« Ah bonjour Naruko !

- Bonjour senseï.

- Appelle-moi Kurenaï, tu n'es plus mon élève après tout. »

Elle me sourit puis je pris l'initiative de l'aider. Je rangeais les nouveaux pots de peinture dans la grande armoire par couleur puis décrochai les toiles déjà sèches. Une fois fini je fermai l'armoire.

« Merci beaucoup de m'avoir aidé. » Me remercia-t-elle avant de s'asseoir sur la chaise de bureau et de souffler. Je pris une chaise puis m'asseyais face à elle.

« Comment se passe votre grossesse ?

- Très bien pour l'instant, elle bouge beaucoup. Dans trois mois je vais mettre au monde ma petite fille, j'étais censée partir en congé de maternité il y a deux mois mais j'ai refusé. Je ne pouvais pas laisser mes élèves comme ça, sinon ils allaient tous raté leur année. Mais il faut que je m'occupe de ma famille, et de moi.. »

Elle tourna sa tête et regarda, vague, la fenêtre, puis me dévisagea.

« Est-ce que cela te dis de devenir professeur d'arts ?

- Qu-quoi ? »

Sa proposition m'avait réellement surprit. Je ne m'étais jamais imaginée moi, en professeur des arts. Ou même en venant ici, qu'elle me proposerait ce travail. Je pensais qu'elle voulait me parler de ses cours et de ses nouveaux élèves, ou même qu'elle me parlerait d'une exposition à venir d'un nouvel artiste car j'aimais découvrir de nouveaux genres et styles. Tout, mais pas qu'elle me proposerait son poste.

« Mais.. Il y a sûrement des professeurs plus compétent, avec de l'expérience-

- Je te coupe tout de suite. » M'interrompit-elle avant de reprendre.

« Tu as la formation adéquation pour ce métier, et je te connais personnellement, je sais de quoi tu es capable. J'ai confiance en toi, contrairement à ces « professeurs compétents ».. »

J'y réfléchis rapidement. C'était vrai que j'avais la formation pour, mais je ne savais pas si j'en étais capable. Je ne m'étais jamais préparé, ou même imaginé, à devenir professeur. C'était beaucoup de responsabilités. Je repensais aussitôt à ce que m'avait dit Sasuke : Je devais oser. Je ne devais plus avoir peur de l'échec, il fallait que je surmonte ça. Je pouvais le faire, tout ce que j'avais à faire, c'était de me lancer. J'étais Naruko Uzumaki, et je me relevais toujours. Je souris aussitôt, déterminée.

« Si tu veux je te laisse le temps d'y réfléchir.

- J'accepte. » Répondis-je du tac au tac.

Kurenaï écarquilla un peu les yeux, un peu surprise, avant de me sourire à son tour. Elle tendit sa main, que je pris.

« Tu commences dans un mois, si tu veux tu peux m'assister pendant ces deux prochaines semaines pour voir comment ça se passe, ce qu'ils font, etc.

- D'accord, merci beaucoup. »

[...]

C'était très satisfaite et motivée que je rentrais à la hâte chez moi. Je montai quatre par quatre les escaliers avant de faire face à la porte. En insérant et tournant la clé dans la serrure, je remarquai que la porte n'était pas fermée à clé. Je fronçai légèrement les sourcils. J'étais certaine de l'avoir fermé derrière moi et Sasuke était au travail, il n'avait pas le temps de revenir ici. J'entrai dans l'appartement, refermant la porte derrière moi tout doucement. J'enlevai également mes chaussures. Je pris la batte de base-ball que Kiba m'avait donné quelques années plus tôt puis entrai dans le salon. La lumière était allumée, un verre de vin était posée sur la table, avec la bouteille de vin préféré de Sasuke. Je pris le verre et remarquai qu'il y avait des traces de rouge à lèvres dessus. Un bruit venant du couloir m'alarmai. Je brandis aussitôt ma batte, avant de marcher sur la pointe des pieds dans les couloirs. Je remarquai que la chambre de Sasuke était allumée. J'ouvris doucement la porte et vis une femme aux longs cheveux roses, allongée sur le lit de Sasuke. Elle portait l'un des tee-shirts de son colocataire, elle reniflait le tee-shirt comme si sa vie en dépendait en se touchant en même temps. Avant d'aller plus loin et plus bas, elle m'aperçut à son tour puis bondit du lit, se mettant en position défensive. Elle fronça les sourcils.

« Qui êtes-vous ?

- Vous vous foutez de moi ?! C'est chez moi, c'est à moi de poser cette question ! » Hurlai-je à mon tour.

La femme baissa les mains, plus détendue, puis me sourit malicieusement. J'avais assez de problème comme ça, et c'était aujourd'hui qu'une folle s'infiltrait dans mon appartement.

« Tu es Naruko, c'est ça ?

- Qui êtes-vous bon sang ? Je vais appeler la police !

- Non surtout pas ! » Cria-t-elle, paniquée, avant de ramasser son pantalon au sol et de le remettre rapidement, rentrant le tee-shirt de Sasuke dans son pantalon. Elle remit ensuite sa veste et ses talons.

« Je m'appelle Sakura, je suis la fiancée de Sasuke.

- Hein ? » Répondis-je intelligemment, hurlant presque.

Sasuke ne m'avait jamais parlé de cela. Bon il ne parlait pas beaucoup mais quand même. J'étais choquée mais surtout déçue. Déçue de l'apprendre ainsi. Je restai toujours méfiante, j'étais parfois trop naïve.

« Prouves-le.

- Regarde. »

Elle leva sa main, montrant fièrement sa bague en diamant. Elle était magnifique, il fallait l'admettre, et devait coûter une fortune vue la taille du diamant. Mais je n'étais toujours pas convaincu. Si elle était réellement sa fiancée, pourquoi n'avais-je jamais entendu parler d'elle ? Ou même vu ne serait-ce une photo d'elle ?

« Je vais l'appeler.

- Je suis désolée pour ce que je vais te faire. »

Je n'avais pas eu le temps de réagir, ni de sortir mon portable de ma poche qu'elle sauta sur le lit, bondissant sur moi. Elle se releva rapidement avant de courir. Je secouai la tête avant de me relever et de courir après elle.

« Attends ! » Criai-je, courant derrière elle.

Elle avait une longueur d'avance sur moi, elle déballait les escaliers en trombe. Je la coursais jusqu'à la sortie de l'immeuble, essoufflée. Je dévisageais le paysage, les passants, mais je l'avais perdu. Je mis mes mains sur mes genoux avant de souffler. J'avais réussi à la perdre sachant qu'elle était en talons et moi en basket.

« Faut vraiment que je me remette au sport moi.. »

[...]

Je passai le reste de mon après-midi à sortir tout mes anciens cours d'arts plastiques d'un vieux carton que j'avais déballé dans ma chambre. Heureusement que j'avais cette manie de ne rien jeter. Je retrouvai aisément mes anciens cours. Mais je repensais encore à l'étrange rencontre que j'avais fait un peu plus tôt dans la journée. Demain j'appellerai un serrurier pour faire changer ma serrure. Je sursautai lorsque j'entendis la porte d'entrée claquer. J'allais devenir vraiment parano.

« Merde. » Grommela quelqu'un depuis le salon.

Reconnaissant la merveilleuse voix de Sasuke, j'accourus jusqu'au salon. J'entrai dans le salon. Mon colocataire avait l'air de mauvaise humeur, encore pire que d'habitude.

« C'est quoi tout ça ? » Demanda-t-il, agacé et surpris.

J'avais complètement oublié que j'avais envahi le salon avec mes toiles, mes sculptures que j'avais ressorti du cagibi. Sasuke détestait le désordre, et allait entrer dans une colère noire en voyant sa chambre. Moi aussi je l'étais, mais pas pour les mêmes raisons que lui. Surprendre une femme, qui prétendait être sa fiancée, était entrée par effraction chez nous pour se masturber sur son lit avec un de ses tee-shirts. C'était vraiment bizarre et flippant. Je ne me sentais plus en sécurité dans mon propre appartement. Je voulais l'appeler juste après « l'altercation » que j'avais eu avec cette femme, Sakura. Mais je ne l'avais pas fait, j'attendais son retour d'un pied ferme.

« Bah moi aussi j'ai des questions à te poser jeune homme ! » M'écriai-je à mon tour.

Sasuke haussa un sourcil en remarquant le ton que j'avais employé, oubliant presque sa colère.

« Tu comptais me dire quand que t'étais fiancé ?

- Où-est-ce que t'es allée chercher une idée pareille ? » Me demanda Sasuke en fronçant les sourcils, croisant les bras.

« Va voir dans ta chambre. » Lui dis-je tout simplement.

Il exécuta, allant à sa chambre. Je le suivis au pas, ne voulant en aucun cas manquer sa réaction. Il ouvrit la porte et remarqua que son lit était défait, que des tee-shirts étaient au sol mais également un soutien-gorge était au sol. Il ramassa ce soutien gorge avant de me le montrer, soupirant.

« Je suppose que tu as rencontré Sakura. »

Il jeta le soutien-gorge dans sa corbeille. Il n'avait pas l'air furieux, mais juste exaspéré. Il n'avait pas l'air surprit non plus, ce qui m'agaçai encore plus.

« J'aurais voulu rencontrer ta fiancée dans d'autres circonstances. Et puis comment-

- Je t'arrête tout de suite, ce n'est pas ma fiancée. Et je ne suis avec personne en ce moment, je déteste l'engagement. » Révéla clairement Sasuke en m'interrompant avant d'enlever puis mettre ses draps et les tee-shirts dans sa corbeille à linge.

Je fronçai les sourcils, encore plus dans l'incompréhension. Il soupira avant de se tourner face à moi.

« Nos parents nous ont forcé à nous fiancer à nos dix-huit ans. C'est grâce à mon frère qu'on a évité ce fiasco. Mais elle ne s'est jamais remit de cette « rupture » ». Commença Sasuke.

Il se passa une main dans les cheveux avant de jeter un coup d'œil à sa montre et de continuer.

« Il y a quatre ans je couchais régulièrement avec elle, ce qui fut une grande erreur de ma part.

- Je suppose qu'elle commençait à avoir des sentiments pour toi, et que ce n'était pas réciproque.

- Hn, alors j'y ai mit fin. Depuis elle persiste, suit mes faits et gestes. Dans mon ancien appartement, c'était elle qui faisait mes courses au lieu de ma gouvernante pendant presque deux mois, je l'ai apprit bien plus tard et c'est pour ça que j'ai emménagé avec toi, je pensais avoir la paix ici.

- C'est une psychopathe ! Pourquoi ne vas-tu pas voir la police ? Et pourquoi ne m'as-tu rien dit ?

- Tu es quelqu'un qui en fait des tonnes pour tout et rien, pour toi ça tout est blanc soit tout est noir.

- Comment ça j'en fais des tonnes ?!

- Tu vois ? »

Je me tus, refusant de lui donner raison. Puis il continua :

« Si je n'ai pas averti la police c'est parce que ses parents sont des partenaires financiers des entreprises familiales. Si je fais quelque chose, je risque de remettre en question ce partenariat mais aussi ceux de d'autres partenaires et gros investisseurs. Et elle le sait.

- T'es coincé quoi.. » Conclus-je avant de m'étirer les bras.

« Qu'est-ce-que tu comptes faire pour arrêter cette folle ? Je suppose que ce n'est pas la première fois qu'elle vient ici..

- Je ne sais pas encore, mais on devrait déjà changer de serrure.

- Mais tu lui as déjà mit les point sur les i ? »

Sasuke ne répondit pas, j'avais l'impression qu'il était sur une autre planète. Je secouai mes mains.

« Hein Sasuke.. » Persistai-je.

Ce dernier soupira :

« Maintenant que tu me le fais remarquer.. Non. Je l'ai simplement éviter et ignorer, c'est ce que je fais toujours à chaque fois qu'une femme devient trop collante.

- Quelle classe.. » Commentai-je, ne voulant pas en rajouter même si je n'en pensais pas moins.

« Bah organise un rendez-vous avec elle, et tu lui dis franco ! Faut que tu apprennes à avoir un peu de respect envers tes « partenaires », cela te servira de leçon !

- Je vais l'appeler plus tard, même si je sens que ce n'est pas la solution. »

Il s'assit sur son lit puis enleva son blazer. Moi je m'assis au sol, près du seuil de la porte.

« Elle t'a prit l'un de tes tee-shirts en passant. »

Sasuke soupira, puis leva la tête, dévisageant longuement le plafond, avant de me dévisager d'une manière étrange.

« Je sais comment de débarrasser d'elle...

- Comment ? » Osai-je demander.

Je ne savais pas pourquoi, mais j'avais un mauvais pressentiment. Son plan je ne le sentais absolument pas, surtout que j'avais l'impression que j'allais faire parti de celui-ci. À ce moment là je me demandais à moi-même pourquoi je faisais toujours partie de plans foireux et douteux.

« Chaque année ma famille organise un grand bal événementiel. Dans un mois ce bal aura lieu, des gens importants tels que des partenaires ou des amis importants de mes parents seront là. Elle ne manquerait ça pour rien au monde. »

Sasuke me demanda la dernière chose à laquelle je m'y attendais :

« Je veux que tu sois ma cavalière.

- Hein ? » Répondis-je, espérant avoir mal entendu, ne comprenant pas en quoi ma présence allait changer quelque chose.

« Que tu sois ma cavalière. Que tu m'accompagnes là-bas, on devra peut-être danser et-

- Et si elle revient ici pour me tuer pendant mon sommeil ?

- Il ne t'arrivera rien, car après ce bal je déménagerai.

- Hein ? » Répondis-je de nouveau, ne comprenant rien.

Cette conversation allait de surprise en surprise. J'écarquillai automatiquement les yeux.

« Je vais devoir déménager à Osaka. J'ai trouvé un éditeur avec qui je vais travailler pour mon premier roman. Je voulais te le dire en rentrant mais tu ne m'en as pas laissé l'occasion.

- Sérieux ? Mais c'est génial Sasuke ! » M'exclamai-je avant de lui sauter dans les bras.

Ce dernier parût surprit avant de m'enlacer. Sasuke sortit de sa chambre, me laissant seule, puis revint rapidement avec une bouteille de champagne.

« Champagne de grande qualité et pour les bonnes occasions que j'ai volé à mon cher père.

- Je me sens privilégiée. » Surenchéris-je, sarcastique.

« Attends puisqu'on est à annoncer les bonnes nouvelles.. »

Je fis un petit sourire espiègle avant d'avouer.

« Je vais devenir prof d'art plastique à l'université ! J'ai trouvé un job ! »

Sasuke ouvrit la bouteille. Je ne savais même plus c'était quand la dernière que j'avais fêté une bonne nouvelle. Je lui pris la bouteille des mains, en renversant un peu au sol, puis accourut dans le salon. J'allumai la stéréo, la musique résonna dans tout l'appartement. Je courus dans la cuisine, prenant deux verres, puis regagna le salon. Sasuke se mit au seuil de la porte du salon, haussant un sourcil et croisant les bras.

« Sasuke aujourd'hui est une bonne journée pour nous deux, malgré la visite de ta tarée. »

Je lui tirai par le bras, le faisant entrer au salon. Depuis le décès de Tayuya, je faisais en sorte de ne boire de l'alcool que pour les grandes occasions, et je ne touchais plus aux bonbons* ou à d'autres substances. Je voulais rester en vie le plus longtemps possible, car cela était horrible de perdre une personne de cette façon.

« Et faut fêter cela comme il se doit ! »

Je commençai à danser, levant les bras en l'air. Cela faisait longtemps que je n'avais pas dansé, ou même que je mettais amusé. J'étais tellement stressée, avec mes problèmes et ceux des autres, que j'en oubliai de me détendre. Sasuke fit un rictus amusé en me voyant, puis prit la bouteille d'alcool en prenant une gorgée, avant de danser à son tour. Je pris une gorgée à mon tour, puis recommença à danser sur le canapé, secouant mes cheveux. Sasuke resta au sol, puis commença à me lancer des coussins. En moins de deux heures, nous avions terminé la bouteille de champagne. On dansa et s'amusa ainsi jusqu'à l'aube.


10 avril 2013

Je sortis de l'université, aujourd'hui était mon deuxième jour en tant que assistante et j'étais très épuisée, pourtant ce n'était pas moi la professeur. C'était plus dure que je le pensais, mais j'aimais ça. C'était quelque de nouveau, et j'aimais aider les autres et relever de nouveaux défis. J'avais hâte d'être professeur. Alors que je franchissais la grille de l'université, je reconnus une voiture que je connaissais très bien : Celle de Kiba. Je fronçai les sourcils, je n'avais encore dit à personne que je travaillais ici, ou du moins allait commencer. Il sortit de la voiture avant de me faire signe de venir. Je vins à sa rencontre.

« Comment as-tu su où me trouver ?

- J'ai demandé à ton charmant colocataire lorsque je suis passé chez toi. Félicitation pour ton nouveau job, tu comptais me le dire quand ?

- Je suis désolée, à vrai dire je n'en ai parlé à personne, j'attendais de faire mon premier jour en tant que professeur pour le dire. »

J'étais gênée. Ma relation avec Kiba avait beaucoup changé, ce n'était plus la même dynamique. Je ne le voyais plus aussi souvent qu'avant car il jonglait entre son boulot et Hinata, et j'étais mal à l'aise avec cette dernière. Depuis ma rupture avec Neji, je ne lui avais plus réellement parlé.

« Je te paye ton dîner ? Pour me faire pardonner.

- Allez monte ! »

Je montai dans sa voiture, il en fit de même avant de démarrer sa voiture. Heureusement que j'étais venue à pied jusqu'à l'université. Le trajet fut silencieux, non pas que ça soit gênant, avant que je le brise.

« Gaara est au Japon, Ino et Karui vont bientôt revenir de Los Angeles. Shikamaru.. Bah toujours fidèle à lui-même, il fait ses trucs. Tu as des nouvelles des autres ?

- Omoï est au Kenya, je n'ai plus trop de nouvelles de lui, ni de personne. Tout le monde est occupé par sa vie d'adulte, tout le monde travaille, les choses changent et bougent.

- C'est vrai.. »

Je dévisageai, lasse, la vitre passagère. C'était vrai, je ne savais même plus c'était quand la dernière fois qu'on s'était tous réunis, tous ensemble. Puis je tournai la tête vers Kiba, qui regardait attentivement la route, conduisant prudemment.

« Tu devrais passer chez moi, tu manques beaucoup à Hinata tu sais.

- Elle me manque aussi Kiba. »

[...]

J'entrai chez moi, en claquant la porte. Le dîner avec Kiba était imprévu, non pas que ça me dérangeait mais j'étais fatiguée. Je n'avais qu'une seule idée en tête : m'allonger sur mon lit et plus me relever avant le lendemain matin. J'enlevai mes chaussures, lasse, puis entrai dans le salon. Sasuke n'était toujours pas arrivé. J'entendis mon portable sonné, c'était Gaara.

« Hey.

- Salut, je t'appelle pour te demander si tu pouvais passer à l'hôtel ce soir ?

- Ok j'arrive dans une heure. »

Puis je raccrochai. J'avais mon meilleur ami dans la même ville, et je voulais le voir autant que possible. J'allai dans ma chambre, préparant un sac avec des fringues de rechanges, sachant que j'allais m'endormir là-bas. Puis je pris une douche rapide. En entrant dans la salle de bain, j'entendis depuis la salle de bain la porte d'entrée s'ouvrir puis claquer. Je ne fis pas attention puis pris une douche. J'entendis la porte d'entrée claquer de nouveau. Je fronçai les sourcils, j'espérai que ce ne soit pas Sakura. J'étais devenue presque parano à cause d'elle. Je m'habillai rapidement enfilant un jogging noir et un pull de la même couleur, puis attacha mes cheveux mouillés, qui m'arrivait jusqu'en bas du dos. Ils avaient reprit leurs longueurs d'autrefois, c'était comme si je ne les avais jamais coupé. Je sortis discrètement de la salle de bain, allant sur la pointe des pieds jusqu'au salon.

« Bonsoir. »

Je sursautai, hurlant presque, avant de mettre une main sur le cœur. Je me retournai et Sasuke se tenait derrière moi, me regardant suspicieusement. Il entra dans le salon puis s'assit sur le canapé, une bière à la main. Je soufflai puis m'assit sur le fauteuil, m'effondrant presque dessus.

« Bonsoir. Comment étais ta journée ?

- Pas vraiment passionnante. Je suis aller dîner avec mon frère aîné et il m'a raccompagné ici pour voir où j'habitais.

- Oh je vois.. » Dis-je avant de marquer une courte pause.

« Attends il était ici et tu ne me l'as même pas présenté ? » M'écriai-je, faussement offusquée.

« Aurais-tu honte de moi Sasuke ?

- J'ignorai que tu étais là, tu le verras sans doute au bal de ma mère. »

Je soupirai, puis m'affalai complètement sur le fauteuil. Sasuke était quelqu'un de vraiment mystérieux, il ne disait rien, ne montrait rien. Avec le temps j'avais apprit à un peu cerner Sasuke, mais il y avait toujours une part de mystère autour de lui. Je me demandais à quoi ressemblait son frère, ça devait sans doute être un grand homme brun, très intimidant et respecté, puisqu'il avait réussi à faire annuler le mariage forcé de Sasuke. Mais vu que Sasuke en parlait souvent, et en bien, ce qui était rare en ce qui concernait sa famille, il devait aussi être quelqu'un de bienveillant. C'était pour cela que j'aimerais bien le rencontrer un jour.

« Comment est-il ? Ton frère ?

- Malgré qu'il soit très occupé, il trouve toujours le temps de me voir, ou d'organiser des dîners. Je lui ai également parlé de mon projet à Osaka, il me soutient et va me couvrir par rapport à mon père.

- Ça doit être épuisant de toujours se cacher ainsi.. » Lui fis-je remarquer.

Déjà que je n'arrivais pas complètement à gérer ma vie, alors mener deux vies.. Je ne pourrais pas.

« Ce n'est pas évident mais c'est plus simple. Si mon père l'apprenait, il me mettrait des bâtons dans les roues. Donc pour l'instant je suis satisfait de ce que j'ai. »

Je lui souris, lui me rendit mon sourire par un rictus. Il était vraiment courageux de se lancer de nouveaux défis, de tout faire pour réaliser son rêve. Je le soutenais dans sa démarche, et je serais la première à acheter et lire son livre. Moi aussi j'allais essayer de trouver des projets, et réussir tout ce que j'entreprenais. C'était ce que je lui avais promis et je tenais toujours mes promesses.

« Et comment s'est passée ta journée Naruko-senseï ?

- Épuisante, mais épanouissante ! J'ai hâte d'enseigner, en plus les étudiants sont cools et doués. »

Je jetai un coup d'œil à ma montre, puis me levai à la hâte, je devais rejoindre Gaara. J'aurais été capable de parler avec Sasuke pendant deux heures encore, c'était ce que j'appréciai dans ma relation avec lui : On pouvait parler de tout et de rien sans s'ennuyer, même si cela se finissait par des disputes.

« Il faut que j'y aille. Je ne dors pas ici cette nuit, je vais voir Gaara. D'ailleurs je devrais te le présenter un jour.

- On s'est déjà rencontré, j'ai eu l'occasion de lui parler à plusieurs reprises durant des réceptions. »

Je me leva et lui souhaitai bonne nuit avant d'aller prendre mon sac dans ma chambre. Je repassai par le salon avant de partir.