Coucou, comme promit voici le chapitre 10 !

Disclaimer : Tous les personnages présents appartiennent à Masashi Kishimoto à l'exception d'un seul.

Je voulais vous remercier pour vos review et vos encouragements, cela me touche beaucoup que la fiction soit toujours suivi malgré mon retard dans les chapitre ! Merci à vous.

Bonne lecture à tous, en espérant que vous allez appréciez.


« 2017 et 2018 ont été des années à la fois heureuses mais aussi terriblement triste pour moi.. »

10 avril 2017

Je descendis les escaliers de l'immense appartement où Itachi et moi avions emménagé après la naissance de Akira. L'ancien loft avait uniquement qu'une chambre, on avait décidé de déménager dans un quatre pièce. Grâce à l'argent que je gagnais dans les expositions, expositions qui devenait de plus en plus prestigieuse, je gagnais bien ma vie, assez pour payer ma part de loyer sans toucher à l'héritage laissé par mes parents. Je ne voulais pas que Itachi paye et assume tout. Akira avait maintenant cinq mois et il ressemblait beaucoup à son père, la seule chose qu'il tenait de moi c'était ses grands yeux bleus. Je scrutai le visage endormi de mon enfant. Il était magnifique, et je ne disais pas cela uniquement parce que c'était mon enfant. Il s'était endormi, il se réveillera dans quatre heures. Je sortis de sa chambre puis j'entrai dans la salle à manger où Ino, Karui et Hinata discutaient joyeusement. J'interrompis leurs conversations en m'asseyant à côté d'Ino, soufflant fortement.

« Hinata comment fais-tu pour être aussi rayonnant avec tes deux enfants ? Moi j'en ai juste un seul et cet enfant draine toute mon énergie.

- Je m'occupe des enfants la journée et Kiba la nuit, sinon je ressemblerai à un zombie. Jun ne fait toujours pas ses nuits, Kiba est plus épuisé que moi le pauvre..

- Ne te sens pas coupable ! » S'écria Ino, poursuivant :

« C'est toi qui as fait le plus dur, tu as porté ses enfants et tu les a mis au monde. S'en occuper la nuit est la moindre des choses !

- J'ai hâte de te voir mère. » intervint Karui, amusée par la réaction de notre amie.

« Ce n'est pas pour tout de suite. Saï a emménagé à l'appartement il y a seulement une semaine, on apprend vraiment à connaître quelqu'un lorsqu'on vit avec. Et puis pas d'enfants avant le mariage ! »

Je toussai bruyamment, attirant son attention sur le fait que j'avais eu un enfant hors mariage. Elle s'excusa en souriant de gêne. Non pas que cela soit dérangeant, les plus belles surprises de la vie étaient toujours inattendues.

« Quand est-ce que Itachi va te demander en mariage ?

- Je ne pense pas qu'il va me demander en mariage dans l'immédiat, on est très occupé lui et moi.

- Vous venez d'avoir un enfant ensemble, ta relation avec lui a changé et ce n'est plus la même dynamique qu'avant. Mais il ne faut pas que vous oubliez de passer du temps à deux. » Me conseilla Hinata, parlant sûrement par expérience. Puis Karui me demanda :

« Quand est-ce fut la dernière fois que vous avez passé du temps rien que tout les deux ? »

Je réfléchis longuement, je n'en avais aucune idée. Peut-être avant la naissance de Akira. On avait été très débordé après mon accouchement. Déménager avec un nouveau né n'avait pas été évident mais on avait réussi. Itachi essayait de travailler qu'en journée et de rentrer à vingt et une heure. Dès qu'il arrivait j'allais me coucher. La nuit on avait peu de temps pour nous, on était tout les deux épuisés.

« Je n'en ai aucune idée.

- Avez-vous une nounou ? » Me demanda Ino.

« Non et il en est hors de question. » M'écriai-je, catégorique.

Je ne voulais pas engager de nounou, je pouvais m'occuper de mon enfant moi-même. Je ressentais cette culpabilité à chaque fois que je pensais, ou même envisager, d'engager une nounou pour s'occuper d'Akira. Mais surtout, j'avais peur de le confier à une nounou. J'avais vu et lu trop d'articles sur les nounous négligentes, qui frappaient les enfants par manque de patience, les enfants retrouvés noyer dans la baignoire... J'en avais réellement peur.

« Je peux m'occuper d'Akira moi-même. Itachi prend le relai dès qu'il rentre du travail. On gère ça va !

- Passez au moins une soirée romantique ensemble.

- Sans Akira ? » Demandai-je, presque effrayé. Ino ria légèrement :

« Oui sans Akira, Karui s'occupera de lui pendant votre absence.

- Hein ? » Ne put dire cette dernière.

« Karui est l'une de tes meilleures amies, tu as confiance en elle. C'est la personne idéale pour s'occuper de ton enfant le temps que Itachi et toi passiez une soirée romantique. Et peut-être même, qui sait, Itachi fera ta demande en mariage.

- Je m'en fiche un peu qu'il me fasse sa demande ce soir là ou même dans un an, je veux juste passer un peu de temps avec lui.

- Attendez, pause ! Pourquoi ça serait à moi de m'occuper d'Akira ? J'adore ton gosse Naruko mais je ne sais pas si me le confier est la meilleure des idées..

- Parce que Hinata s'occupe déjà de deux enfants, mon appartement est trop petit et je travaille la nuit au labo. Tu vis dans un bel et grand appartement, Chôji adore les enfants et puis cela pourrait te faire un bon entraînement pour plus tard qui sait. » Répondit Ino lourds de sous-entendus, lui adressant un clin d'oeil.

« Karui tu n'es pas forcée, je vais-

- Naruko, non ! Allez Karui s'il te plaît, pour ton amie... En plus Akira est adorable il ne pleure très rarement.

- Tu fais parti des personnes auxquels Naruko a le plus confiance c'est pour cela que l'on te le demande. » Surenchérit Hinata. Karui et moi soupirâmes puis coopérâmes. Elle s'occupera de Akira durant tout le week-end..

[…]

Après le départ des filles, Akira s'était réveillé en pleurant. J'avais réussi à le calmer, j'avais installé une couverture sur le sol au milieu du salon. Akira bougeait beaucoup : lorsque je l'allongeais sur le dos il se tournait sur le ventre, il s'amusait à lever les pieds en l'air. Il arrivait à s'asseoir s'il avait un appui, mais pas complètement alors je lui mettais un coussin derrière son dos. Il était allongé à côté de moi, essayant de lever les jambes. Je lui faisais des papouilles et imitais des bruits de pet contre son ventre, ce qui le faisait rire. Je pouvais jouer ainsi avec lui pendant des heures. J'adorais entendre son rire.

« Mon petit Aki ! Tu es tellement mignon et sage. Demain on ira voir tonton Sasori d'accord ? »

Je continuais à travailler pour Sasori. Je faisais moins de choses qu'avant mais je ne voulais pas rester inactive alors je travaillais depuis la maison. Akira me sourit en riant légèrement, parfois j'avais l'impression qu'il comprenait ce que je lui disais. Il babillait pour me répondre, ce que je trouvais adorable. Cet enfant était tout simplement adorable. Il pleurait peu, il avait fait ses nuits très tôt, le seul problème c'était qu'il avait le sommeil léger le moindre bruit pouvait le réveiller. C'était un enfant calme et aussi dynamique, il était aussi têtu que son père. Je me souvins qu'une fois pendant presque une heure lorsque j'étais avec Hinata et sa fille June, âgée de huit mois, il voulait s'asseoir seul et sans appui comme alors il jetait constamment le coussin que je lui mettais derrière son dos. Cet enfant aura le même caractère que son père j'en étais persuadé. J'entendis la porte s'ouvrir puis se refermer.

« Tiens en pensant au graaaaaaand loup ! » M'exclamai-je en levant les bras, faisant sourire de nouveau mon fils.

« Papa est là !

- Je suis rentré. » Annonça le prénommé papa, m'embrassant chastement sur la bouche avant d'aller porter notre fils.

« Tu as été sage Akira aujourd'hui ?

- Bien sûr ! » Répondis-je, amusée.

Akira babillait et gazouillait, on avait vraiment l'impression que Akira racontait sa journée à son père. Ce dernier fut amusé de l'entendre, l'écoutant attentivement. Akira était assis sur les cuisses de son père, son dos appuyé contre le torse d'Itachi face à moi, jouant avec son doudou en tissus.

« Tu as beaucoup de travail le week-end prochain ?

- Non pas spécialement. Pourquoi ? » Me répondit Itachi,, caressant les cheveux de notre fils.

« J'aurais voulu qu'on fasse une escapade romantique, sans Akira.

- Qui va s'occuper d'Akira pendant notre absence ?

- Karui et Chôji s'occuperont de lui. Hinata et Kiba les aideront.

- D'accord... Et toi es-tu prête à confier ton enfant à quelqu'un d'autre ?

- Non... Mais j'ai confiance en mes amis, je sais qu'ils prendront soin de lui. Et puis je veux passer du temps avec toi. »

Itachi porta Akira dans ses bras puis s'approcha de moi pour m'embrasser.


15 avril 2017

On était parti tôt le matin, on avait déposé Akira chez Karui avant de prendre la route. J'ignorai où on allait, Itachi avait tenu à garder le secret. C'était la première fois que je me séparais d'aussi longtemps d'Akira. Cela ne faisait même pas dix heures que j'étais séparée de lui qu'il me manquait déjà. J'envoyais un message à Karui, lui demandant si Akira dormait car il était déjà quatorze heure. Itachi posa sa main sur ma cuisse.

« Ne t'inquiète pas, on les appellera une fois arrivé. On devrait partir en week-end comme cela une fois par mois.

- C'est une bonne idée. Mais tu comptes vraiment pas me dire où est-ce-qu'on va ?

- Non, mais tu vas adorer l'endroit.

- Je te fais confiance donc.. Mais cela ne change rien au fait que je veux savoir. »

Au bout de quelques minutes, je m'étais endormis. Je manquais beaucoup de sommeil car dès qu'Akira dormait, je travaillais. Je détestais réellement être inactive, et avoir un enfant n'allait pas freiner mon ascension professionnelle.

[…]

Je sentis quelqu'un me caresser les cheveux. J'ouvris lentement les yeux pour les poser sur Itachi, qui me sourit tendrement. Je lui rendis son sourire puis il me donna une petite tape sur le front, je grommelai puis gonflai mes joues.

« On est arrivé. » M'annonça-t-il en m'embrassant chastement sur le front puis sur les lèvres.

Il se recula puis je m'étirai les bras avant de descendre de la voiture. Je fis face à une magnifique villa. Je sifflai d'admiration face à cette immense maison. Elle n'était pas immense comme la demeure principale des Uchiwa, mais cette maison dégageait quelque chose d'unique. C'était la maison idéale pour élever ses enfants et y passer sa retraite. Je m'imaginais bien ici, avec Akira courir partout, Itachi portant des versions miniatures de lui avec des yeux bleus. Je secouai légèrement la tête, je me projetais un peu trop dans l'avenir mais s'imaginer cette vie avec Itachi m'amusait et me rendait heureuse.

« C'est magnifique.. »

Il me tint la main puis on monta ensemble les marches du perron. Itachi ouvrit la double porte de la villa, on entra. La décoration du hall d'entrée me coupa le souffle. C'était blanc, un lustre illuminait parfaitement la pièce. En décoration il y avait des plantes et un tableau coloré. J'aimais beaucoup.

« Je vais te faire visiter le reste de la maison. »

On visita toutes les pièces de la demeure, chaque pièce était parfaitement décoré et me scotchait sur place. Une pièce me marqua plus que les autres : Le bureau de Itachi. On entra, la première chose qui me frappa c'était le premier tableau que j'avais peint, à mon plus grand étonnement.

« Cette villa m'appartient. Je l'ai depuis maintenant quatre ans, elle a été en travaux pendant trois ans. Je voulais te la montrer. » Me révéla-t-il avant de continuer.

« Ce tableau était au départ ici, puis je l'ai déplacé dans mon bureau à la demeure principale des Uchiwa le temps de terminer les travaux, finalement j'ai réellement comprit que c'était ici sa place.

- Cette maison est magnifique Itachi. » Il me sourit en guise de réponse, puis on quitta la pièce.

[…]

On s'amusa à cuisiner ensemble comme autrefois. Ces moments qu'on passait à deux me manquaient énormément, on avait vraiment besoin de ce week-end pour nous retrouver entre nous deux. On s'était donné comme objectif de faire une paëlla. On s'était partagé les tâches et on avait réussi à le cuisiner avec brio. Depuis que je sortais avec Itachi, je m'étais beaucoup améliorée en cuisine, et lui aussi. Dès nos premiers mois ensemble on s'était donné comme objectif de cuisiner plus et de manger moins de plats industriels. Il avait terminé de faire les desserts, moi je lavais les ustensiles lorsque je sentis des bras musclés m'enrouler la taille. Il colla son torse contre mon dos et je sentis son souffle sur mon cou, j'eus aussitôt des frissons.

« Attends... » Dis-je, amusée.

« Il faut qu'on mange avant que ça refroidisse.. » L'avertis-je, sentant ses mains passés sous mon pull. Il m'embrassa le cou avant de le mordiller.

« Je veux d'abord te manger. » Me répondit-il. Je me retournai puis l'embrassai, enlaçant mes bras autour de son cou pour approfondir le baiser.

[…]

On avait terminé notre dîner. On regardait un film, ma tête était posée sur les cuisses d'Itachi. Ce dernier me caressait lentement les cheveux, concentré dans le film. C'était une soirée parfaite. Je tournai la tête face à lui, me rendant compte de la chance que j'avais d'avoir un homme comme Itachi dans ma vie, qui m'aimait telle que j'étais, qui me traitait avec respect, il me rassurait à chaque fois que j'avais une insécurité. C'était dans des moments comme cela que je voulais épouser Itachi, l'appeler fièrement mon mari. Je lui caressai lentement la joue.

« Tu es la première personne que j'invite ici depuis que j'ai terminé les travaux. » Déclara Itachi.

Je me relevai, plaçant mes jambes sur ses cuisses, l'écoutant attentivement.

« Cette maison... C'est ici que j'aimerais vieillir avec ma femme et élever mes enfants. Il y a encore des aménagements à faire avant que cela soit parfait. J'aimerais y vivre avec Akira et toi. Est-ce-que tu aimerais vivre ici à partir de l'année prochaine ?

- Oui je le veux. » Lui répondis-je en lui souriant tendrement. Il m'embrassa puis se tourna complètement face à moi, me dévisageant un air sérieux. Je lui caressai lentement la joue.

« Je suis amoureux de toi, je veux vivre de nouvelles choses et partager de nouveaux souvenirs avec toi. Ce n'est pas complètement parfait pour l'instant mais je t'aime... Et j'espère que cela suffira à te convaincre de rester encore longtemps à mes côtés.

- Je t'aime et tu m'aimes, tout est déjà parfait Itachi. »


19 avril 2017

« Pourquoi ne vois-je toujours pas de bague à ton annuaire gauche ? » Me demanda d'un ton réprobateur Mikoto, assise sur le canapé et portant Akira contre sa poitrine.

Ma seule réponse fut de soupirer, lasse. Depuis que j'avais accouché d'Akira elle me posait constamment cette question. À chaque dîner familiale organisé par les Uchiwa certains anciens nous faisaient la remarque, de manière indirecte et lourde. Personne n'oserait faire une critique de manière directe. Certains avaient été même très mal à l'aise lorsqu'ils avaient apprit qu'on avait eu un enfant hors mariage. Beaucoup de membres de la famille Uchiwa étaient très croyants, conservateurs et catégorique : pas d'enfant avant le mariage. Certains voyaient déjà Akira comme le futur héritier des entreprises d'Uchiwa corp, j'étais contre cela. Mon enfant fera ce qu'il souhaitera de faire et je savais que ce sujet sera une source de conflit à l'avenir. Heureusement que je n'avais à faire à eux que rarement, ils m'énervaient tellement et je les trouvais tellement hypocrites.

« Je ne veux pas presser Itachi. En plus on n'y pense pas réellement.

- Souhaitez-vous d'autres enfants ?

- Oui, mais pas dans l'immédiat.

- Mère, vous la mettez mal à l'aise. » Intervint Sasuke, avant de boire sa tasse de café et de s'asseoir sur le canapé. Sa mère souffla, puis borda Akira.

« Tout le monde me pose cette question « quand est-ce-que Itachi et Naruko vont se marier ? Ils ont un enfant ensemble après tout. » c'est épuisant.. » Se plaint Mikoto.

« Vous savez que l'on n'est pas obligé de se marier maintenant ou même plus tard, on est très bien ainsi. » Déclarai-je de manière nonchalante, choquant la mère de Sasuke et d'Itachi.

« Ah la la... Y'a-t-il que moi qui m'inquiète pour ce genre de chose ? Le mariage va solidifier votre couple et votre famille ! Et toi Sasuke qu'attends-tu pour te trouver une belle jeune femme et te marier à l'église ?

- Je déteste les mariages et je suis athé. » Déclara Sasuke sans émotion, je pouffais légèrement face à sa réponse.

« Les jeunes de nos jours... C'est de votre faute si je commence à avoir des cheveux blancs et des rides ! Vous me donnez encore plus de désagréments et d'inquiétudes ! Partons dans ta chambre Akira, n'écoutons plus leurs bêtises. »

Mon enfant toucha la joue de sa grand-mère en guise de réponse, sûrement amusé par sa réaction puis quittèrent la pièce, me laissant seule avec Sasuke.

« J'ai grandi avec une cuillère en argent dans la bouche, mais cela n'a pas été facile pour autant.

- Désolée de t'avoir jugé et de m'être moqué de toi dans le passé. Quelle enfance malheureuse et difficile tu as dû avoir... » Lui dis-je tout simplement avec sarcasme et amusement. Il roula des yeux.

« Vous ne comptez vraiment pas vous marier ?

- Ce n'est pas notre priorité.

- Mais tu aimerais bien te marier.

- Bien sûr que oui. Mais je ne veux pas être le genre de femme qui lui met la corde au cou pour avoir une bague hors de prix à l'annuaire, je ne veux pas paraître superficielle et je ne veux pas que notre couple se base uniquement sur ça. On est bien ainsi, on s'habitue à cette nouvelle routine et à vivre à trois comme une famille. Et toi Sasuke ? Ne veux-tu pas avoir d'enfants ou même partager ta vie avec quelqu'un ?

- Avoir des enfants et en être responsable fait peur et c'est fatiguant. Être oncle me suffit amplement.

- Tu changeras peut-être d'avis à l'avenir.

- Non. » Répondit-il catégorique.

Mon portable sonna, interrompant notre conversation. Je répondis en fronçant les sourcils, ne reconnaissant pas le numéro de téléphone.

« Allô, Naruko Uzumaki à l'appareil ?

- C'est Karui... Est-ce que tu peux venir me chercher à mon travail s'il te plaît. » Répondit-elle d'une voix faible, m'inquiétant aussitôt.

« Qu'est-ce-qui t'arrives ?

- Je t'expliquerai tout... Il faut que j'aille à l'hôpital, Chôji est à Kyoto et je suis incapable de conduire.

- J'arrive tout de suite ! » Je raccrochais puis rangeai mon portable dans ma poche. Mikoto entra dans la pièce à ce moment là.

« C'est vraiment urgent... Est-ce que cela vous dérangeait de surveiller Aki pendant deux heures le temps qu'Itachi rentre du travail s'il vous plaît ?

- D'accord ça a l'air urgent... Que se passe-t-il ?

- Je dois accompagner Karui à l'hôpital, je vous expliquerai tout lorsque je rentrerai. » M'exclamai-je dans la hâte avant d'aller prendre mes clés de voiture et de claquer la porte derrière moi.

[…]

Je me garai rapidement devant le musée municipale de Tokyo puis je l'appelai pour lui faire signaler ma présence. Elle sortit du musée avec beaucoup de difficulté. Il était déjà vingt heure et je me demandais ce qu'elle faisait dans le musée à une heure aussi tardive. Elle entra dans ma voiture, silencieusement. Elle était pâle, semblait malade et transpirait à grande goutte.

« Karui est-ce-que ça va ?

- Ramène-moi à l'hôpital s'il te plaît.. J'ai peur... »

J'exécutais aussitôt et conduisis, inquiète pour mon amie. Elle grimaçait, et elle pleurait silencieusement en se tenant le ventre. Je m'inquiétais davantage pour elle. Elle commença à gémir de douleur. Je fis au plus vite.

« Karui ne t'inquiète pas on est bientôt arrivées à l'hôpital !

- Merci.. Naruko. » Puis elle s'évanouit de douleur.

J'arrivai aux urgences les larmes aux yeux, paniqué. Je sortis de la voiture puis essayai de porter Karui. Je n'avais pas correctement fermé ma voiture derrière moi mais je m'en fichais, l'important c'était mon amie. J'entrai dans le hall des urgences.

« Aidez-moi ! » Hurlai-je attirant l'attention d'un urgentiste qui m'aida à la porter jusqu'à un lit disponible. Il vérifia son pouls et souffla de soulagement. Des infirmiers arrivèrent pour l'aider.

« Madame pouvez-vous me dire ce qui s'est passé ?

- Elle m'a appelé pour que je l'amène aux urgences car elle se sentait mal. Elle s'est évanouie dans la voiture. Elle tenait son ventre lorsque je l'ai amené.

- D'accord on doit l'emmener faire une échographie, réservez une chambre. »

Les infirmiers obéirent et poussèrent le lit dans lequel Karui était allongée, me laissant seule dans les urgences.

[…]

Cela faisait plusieurs heures que j'attendais des nouvelles de mon amie. Il était vingt-trois heures et j'étais toujours à l'hôpital. J'avais téléphoné une heure plus tôt à la mère d'Itachi et Sasuke pour les prévenir que j'allais rentrer plus tard que prévu, Itachi n'allait pas tarder à rentrer. Je m'en voulais de leur imposer la garde de mon enfant, mais je n'avais pas le choix. Chôji n'était pas là, et c'était moi que Karui avait appelé à la place de n'importe qui d'autre. J'espérais qu'elle n'avait rien de grave, elle m'avait même avoué dans la voiture qu'elle avait peur, ce qu'elle faisait jamais. Elle ne disait jamais ses faiblesses ou même lorsqu'elle avait mal à voix haute, elle avait une fierté mal placé. Un infirmier vint à moi :

« Bonjour madame, êtes-vous de la famille de madame Akimichi ?

« Oui je suis sa cousine. » Mentis-je pour avoir le plus d'informations possible.

« Son mari est en voyage actuellement, je suis sa seule famille proche qui vit dans la région.

- D'accord. Votre cousine va bien. Elle s'est évanouie à cause de la douleur, elle avait des crampes douloureuses au niveau des membres inférieurs et un début d'hémorragie au niveau du bassin mais heureusement il y a eu plus de peur que de mal. L'opération s'est très bien passé et elle est actuellement en salle de réveil. Le bébé va parfaitement bien.

- Le... Bébé ? » Répétai-je doucement, confuse, ce que l'infirmier n'avait pas entendu.

- Suivez-moi vous pouvez aller la voir maintenant. »

Je le suivis en silence, toujours abasourdi par ce qui venait de m'annoncer. Personne n'était au courant de cela, surtout qu'on n'avait pas remarqué de changement dans son attitude ou même physiquement. On arriva face à une porte, il toqua avant de l'ouvrir et d'annoncer ma présence :

« Bonsoir, votre cousine est là. N'hésitez pas à m'appeler si vous avez besoin de quoi que ce soit. » Déclara-t-il avant de me laisser entrer dans la pièce et de refermer la porte derrière moi.

Je m'assis sur la chaise la plus proche du lit, silencieuse comme une tombe. Quelques minutes passèrent où elle me dévisageait avec une expression neutre avant que je le coupe :

« Pourquoi ne m'as-tu rien dit ?

- Tu sais que je suis quelqu'un de très superstitieuse, j'attendais d'atteindre le quatrième mois pour l'annoncer à tout le monde. On vient de m'annoncer que j'allais avoir une grossesse à risque, qu'il fallait que je sois suivi de près par un gynéco. Les douleurs que j'avais... C'était les premiers symptômes d'une fausse couche. Ils m'ont dit que j'avais beaucoup de chance d'être arrivé à temps. » Me révéla-t-elle, émue.

Je lui attrapai la main, montrant tout mon soutien.

« Je sais que tu aurais sans doute que je te dise cela dans un autre lieu et dans un contexte plus festif, mais félicitation Karui.

- Merci beaucoup Naruko. » Puis elle me sourit avant de s'endormir lentement.

« Malheureusement quelques mois plus tard... »

29 Juillet 2017

Chôji était assit face à la porte, joignant ses deux mains, faisant une prière silencieuse. Shikamaru était assit à côté de lui, le tenant fermement par l'épaule pour lui montrer tout son soutien. Kiba était debout face à eux, abordant une expression dure au visage. Hinata était à côté de Ino, cette dernière essuyait les traces de larmes qu'il y avait sur ses joues. Moi j'étais là, les dévisageant tous un à un, ne sachant pas quoi faire et inquiète pour Karui. Nous étions en train de dîner tous ensemble lorsque Karui s'était évanouie, elle avait mal au ventre et elle ne sentait plus le bébé. Cela faisait presque deux heures que nous attendions tous en silence, inquiets. Karui avait eu une grossesse difficile, elle avait fait beaucoup d'allers et venues à l'hôpital dû à cela. Ce n'était pas sa première visite, mais cette visite était plus effrayante que les autres. Le médecin sortit de la pièce et prit Chôji à part. On n'entendait pas ce que le médecin lui disait mais ce fut la première fois que je vis Chôij pleurer. Ce dernier vint vers nous, sachant malheureusement ce qu'il allait nous annoncer :

« Le bébé est mort.. Karui va devoir accoucher de notre enfant maintenant. Je suis désolé de vous laisser comme cela. »

Puis il revint auprès du médecin. Ce dernier et lui entrèrent dans la pièce qui nous était interdit. On s'en approcha tous un peu en silence. On entendit Karui crier et pleurer de douleur. L'entendre hurler et pleurer me fit automatiquement pleurer. Ino et Hinata pleurèrent également. Karui était quelqu'un de très forte psychologiquement, elle pleurait que très rarement. Je ne savais ni quoi dire, ni comment réagir. Je devais juste être là pour elle, tout simplement.

« Le temps passait à une vitesse, il n'attendait personne. Le temps aidait à guérir les blessures, le temps nous volait des moments précieux, des gens précieux. Le temps nous accordaient aussi des moments heureux qu'on espérait qu'ils durent pour l'éternité... »

1er octobre 2017

J'entrai dans le salon après avoir endormi Akira, puis m'assit à côté de Itachi. Ce dernier était concentré dans sa lecture. Je passai une main sur sa joue, la caressant doucement. Il ferma son livre et le posa sur la table basse, avant de se tourner face à moi. Je lui souris.

« Est-ce que notre petit ange s'est endormi ?

- Hn. Est-ce-que tu t'en rends compte ? Il va bientôt avoir un an. » Je soupirai en souriant, nostalgique, puis continuai :

« Le temps passe tellement vite. Il grandit tellement vite.

- Et cela va faire bientôt trois ans que nous sommes ensemble.

- J'ai l'impression de te connaître depuis bien plus longtemps que cela.

- On s'est bien trouvé.

- C'est vrai et j'en suis tellement heureuse.

- Alors épouse-moi.

- Qu-quoi ? » Dis-je en croyant avoir mal entendu. J'écarquillai les yeux, ahurie. Itachi m'adressa un tendre sourire, je sentis mon cœur battre plus fort en le voyant. J'aimais son sourire, je pouvais tout donner et tout sacrifier pour le voir sourire.

« Je voulais te demander en mariage lorsqu'on devait partir en Espagne, mais avec ce qui est arrivé à Karui ce n'était pas le moment idéal pour. »

Mon regard s'assombrit légèrement à l'entente du nom de mon amie. Karui avait été très brisé par la perte de son enfant. Elle n'était pas sortie de chez elle depuis, elle était toujours en congé. Le pire, c'était que les médecins lui avaient annoncé qu'elle aurait dû mal à tomber enceinte. Elle devait suivre un traitement hormonal. Je faisais en sorte d'aller la voir tous les deux jours, si cela ne tenait qu'à moi j'aurais été la voir tous les jours mais je ne voulais pas qu'elle se sente étouffer par ma constante présence. Itachi me caressa lentement la joue, me faisant sortir de ma torpeur. Puis il me donna une légère petite tape sur le front. Je pris une mine boudeuse et amusée.

« Je voulais te demander en mariage au moment tu t'y attenderais le moins.

- C'est réussi ! » Déclarai-je, me passant une main dans les cheveux, troublée et amusée malgré tout.

« Je veux t'épouser, qu'on ait d'autres enfants ensemble, des tas d'enfants. Grâce à nous ils deviendront des personnes extraordinaires. Puis qu'on vieillisse dans une maison au sud de la France près de la mer Méditerranée. Je suis désolé de t'avoir fait attendre aussi longtemps... Alors, quelle est ta réponse ?

- Oui idiot ! »

Je m'assis sur ses genoux, enroulant mes bras autour de son cou avant de l'embrasser. Je sentis les mains de mon fiancé enrouler ma taille et se faufiler sous mon tee-shirt, caressant mon dos et me procurant des frissons. Je rompis notre baiser, à bout de souffle. Itachi m'embrassa tendrement le front. Je m'exclamai, amusé.

« Tu ne sais pas dans quoi tu t'embarques !

- Tant qu'on est ensemble, rien ne me fait peur.

- Je t'aime Itachi.

- Moi aussi je t'aime, madame Uchiwa. » Puis il m'embrassa.


1er décembre 2017

Je mis ma robe de mariée dont j'étais tellement fière. Elle était vraiment sublime, je me demandais même si j'étais assez digne de la porter. C'était la robe parfaite, la plus belle robe que j'ai pu voir dans ma vie, mais vraiment. Je la mis en faisant attention à mon maquillage et ma coiffure, mes cheveux descendaient en cascade derrière ma nuque. Cela avait prit beaucoup de temps à le faire. J'essayais de mettre mon voile sur la tête lorsque j'entendis quelqu'un toquer à la porte.

« Qui est-ce ?

- Devine ? »

Mon sourire s'élargit, reconnaissant la voix et lui dit d'entrer. Iruka entra avec le bouquet de fleur que j'allais jeter dans quelques heures.

« Je pensais que tu étais en Espagne.. » Dis-je avant de le prendre dans mes bras. « Je suis tellement heureuse de te voir !

- Je ne raterai ça pour rien au monde et tu le sais. Tiens. »

Il me tendit le bouquet de fleurs. Elles étaient magnifiques. Je reniflai légèrement le bouquet et elles sentaient bons.

« Je te remercie de m'avoir acheter le bouquet, j'avais complètement oublié !

- Je suis là pour cela après tout : Te protéger et surveiller tes arrières. Mais quelqu'un d'autre le fera aussi. »

Je le pris de nouveau dans mes bras, le remerciant pour tout ce qu'il a fait pour moi ces dernières années. Sans lui, je ne sais pas ce que je serai devenue, je ne serai probablement pas ici. Je retenais mes larmes, émue. Je ne devais pas pleurer, en tout cas pas tout de suite. Il me détailla, fier. J'étais comblée.

« Je suis tellement fière de toi Naruko. Je tenais à te le dire. Tu te rappelle du premier jour où tu as emménagé chez moi lorsque je t'ai adopté ?

- Comme si c'était hier.

- Tu m'avais demandé pourquoi je t'avais adopté. Pourquoi t'avais-je choisi toi ? À l'époque, je ne t'avais pas répondu mais aujourd'hui je vais le faire. La première fois que je t'ai vu tu étais assise sur une balançoire au fond de la cour, toute seule, à l'ombre. Tu regardais avec tristesse les autres enfants en train de jouer au ballon sous ce temps qui était magnifique. C'est à ce moment là que je me suis promis que j'allais tout faire pour que toi aussi tu sois aussi dans cette lumière, souriante, que tu ne serais jamais oublié par les autres. En te connaissant davantage, je savais que tu allais faire de grandes choses. La route a été difficile mais tu y es arrivée et je suis fière de toi, Naruko Uzumaki. »

Je le regardai, les larmes aux yeux. J'étais tellement heureuse qu'il me dise qu'il était fière de moi, j'ai toujours voulu le rendre fière afin qu'il ne regrette pas la chance qu'il m'avait donné, la chance d'exister. Je le serrai encore une fois dans mes bras avant d'entendre le carillon de la pièce.

« Bon, il est l'heure d'y aller. Je vais aller m'asseoir, on t'attend tous. J'ai hâte de te voir faire ton entrée.

- Attends j'ai quelque chose à te demander ! » M'écriai-je, à la hâte.

« Tu es la personne qui se rapproche le plus d'un parent pour moi.. Est-ce-que tu voudrais bien m'accompagner jusqu'à l'autel s'il te plaît ? »

Il fut très abasourdi par ma demande. Il balaya de sa manche ses larmes naissantes. Je lui devais beaucoup, et je voulais qu'il m'accompagne. Il hocha la tête en guise de réponse, puis je glissai mon bras sous le sien. On sortit de la salle et on s'avança jusqu'à la salle. Les portes s'ouvrirent sur nous, tout les invités se levèrent, me regardant. On n'avait pas invité beaucoup de personnes, pas plus de cinquante personnes, il y n'avait que les proches. Tous avait fait l'effort de venir malgré leurs emplois du temps chargés et leurs problèmes. Mon regard n'allait vers qu'une seule personne : Itachi, qui m'attendait au bout de l'allée. Il était beau avec son costume noir. Il me regarda également. C'était comme si il n'y avait que lui et moi. On ne se quitta pas du regard. On arriva devant lui et Iruka me prit une dernière fois dans ses bras avant de serrer la main à Itachi. Je me mis face à Itachi, il me souriait et son regard était pétillant. Il était aussi ému et heureux que moi. Tellement de sentiments me submergeaient.

« Tu es magnifique Naruko.

- Tu l'es également Itachi. »

Mon sourire s'agrandit. Le maire se racla la gorge.

« Nous sommes réunis ici aujourd'hui pour réunir deux personnes.. »

« C'était le plus beau jour de ma vie en 2017, m'unir à l'homme que j'aimais devant les personnes les plus importantes pour moi. Lui promettre d'être fidèle, de l'aimer peu importe ce qui se passerait. Itachi était l'homme de ma vie, mon âme-soeur, c'était auprès de cette personne que je voulais passer le reste de ma vie, pour toujours et cela j'en étais persuadée. Je l'aimerai jusqu'à mon dernier souffle. »