Hello hello~
Merci pour le bel et incroyable accueil qu'a reçu cette fic, je ne m'attendais pas avoir autant de retours TToTT !
Je remercie encore une fois PerigrinTouque, powerpuff-girl543, Sea-Rune, Phebe83a, Byakuren-Dawn, Nia222, Lucas-Kp, Megamine, Keltira-Tissesort et Hypnos-Sama pour leurs adorables reviews !
Et je vous laisse donc avec la suite en espérant ne pas vous décevoir^^
Disclaimer : L'oeuvre de Saint Seiya ; ses personnages ainsi que ses univers appartiennent à son créateur, j'ai nommé Masami Kurumada !
Bonne lecture :*
~ Réponses au(x) review(s) ~
powerpuff-girl543 : Helloo toiii, quel plaisir de te voir sur cette fic. Je t'avoue avoir été agréablement surprise, je ne m'y attendais pas ! Merci beaucoup pour avoir lu ce premier chapitre et d'y avoir laissé une trace de ton passage en review. J'ai l'impression que ça fait des lustres qu'on s'est plus croisées xD Ravie de te revoir et pour te répondre, oui je vais bien :'D J'espère que c'est également ton cas. J'ai pu remarquer que tu étais très active et productive récemment ;) Hoo je ne savais pas que tu suivais mes deux autres fics, merci, ça fait plaisir^^ J'essaierai de ne pas trop traîner xD Je suis contente que ce début te plaise ! Que lis-je ? Une histoire sur les Dieux Jumeaux 'o' ? Mais fooonce ma choute ! Je te soutiens ! Haha peut-être, faut dire que la logique de Sts peut nous prendre de court des fois, j'ai trouvé cet arc d'Elysion quelque peu bâclé à vrai dire :/ Ils auraient pu en faire un truc tellement mieux, mais dommage pour nous, on a eu droit qu'à six pauvres petits épisodes. C'est toujours mieux que rien me dirait-on xD ! Tu verras bien ce qui arrive avec Eaque dans ce chapitre ;) Encore merci, j'espère que cette suite saura répondre à tes attentes ^o^
Hymne à notre échauffourée
Chapitre 2
« Ces mêmes simples bronzes qui ont réussi à terrasser des divinités telles que vous en deux trois mouvements vous voulez dire et on ne s'y mettant même pas à plusieurs qui plus est ? »
Ne s'attendant décidément pas à ce que le spectre les ait entendus et encore bien qu'il puisse trouver l'audace de rétorquer sur ce ton qui allait au-delà de ce qui lui était toléré, la Mort et le Sommeil restèrent un instant stupéfaits devant cette force de caractère dont le chemin semé d'embûches n'avait qu'un seul et unique point d'arrivée, la mort.
Bien décidé de précipiter cet inéluctable et fatidique destin de l'imprudent leur tenant tête comme s'ils étaient égaux, Thanatos, prit d'un excès de pure fureur relâcha brusquement son cosmos sur la pauvre petite créature, communément appelée humain.
Une aura froide et argentée vint aussitôt l'entourer et emplir ces couloirs vides et silencieux. Elle était d'une intensité et puissance époustouflante. A un tel point que le palais entier n'allait pas tarder à accourir vers eux pour s'enquérir de la situation.
Mais entre-temps, il se reput de la douce sonorité qu'étaient les couinements plaintifs et douloureux de sa victime retrouvée au sol.
Le corps immobile, ses membres tremblant comme des feuilles, il avait l'impression que ses os allaient se briser, cédant sous ce poids gigantesque semblant vouloir le comprimer jusqu'à l'état de poussière.
Et petit à petit, ce sentiment damné fit surface. Un auquel la seule pensée était synonyme irréfutable d'impiété et qui n'était point accepté par le rôle qu'il endossait.
La peur.
Un sentiment humain, trop humain. Et ce qui rimait avec humain allait d'office avec faible. C'était une impuissance qu'il ne voulait ressentir pour rien au monde. Pourtant, le voilà au sol devant un Dieu, soumis comme le petit être frêle qu'il était. Car c'était bien ça l'amère vérité. Devant leurs grandes et divines personnes, il n'était qu'une infime fourmi destinée à être piétinée sans vergogne, ni d'états d'âme. C'était ce que le Dieu de la Mort voulait lui faire comprendre après tout, et il y arrivait très bien.
Le Garuda serra les dents, autant de frustration de ne rien pouvoir faire pour rendre sa situation moins lamentable que pour enlever la satisfaction à la déité d'entendre ses râles poussés indépendants de sa volonté.
Quant à Thanatos, il eut un rictus à cette vue, indubitablement fier de son oeuvre. Il avait envie de rire à gorge déployée, mais s'abstint tant bien que mal.
A sa droite, son frère jumeau n'avait esquissé un seul geste depuis que l'insignifiant petit juge leur avait adressé la parole. Le cadet prit cela évidemment comme une approbation et n'hésita pas à continuer de faire joujou avec le spectre, affichant un sourire carnassier.
Il se sentait tellement mieux d'un coup, ce fut comme s'il pouvait relâcher sur le juge ces nerfs bien trop à vifs depuis les dernières heures, il le ressentit comme une libération d'enfin remettre une de ces vermines à sa place et d'assouvir sur cette dernière une domination à sens unique.
De seconde en seconde, il augmentait sa cosmo-énergie, jubilant intérieurement alors qu'il ne laissait rien transparaître à l'extérieur, si ce n'était un léger et minuscule sourire, preuve de son amusement.
Peut-être qu'il allait trop loin, peut-être qu'il devrait être raisonnable et s'en arrêter là, mais la raison pour laquelle il s'acharnait ainsi à perpétuer cette "punition" lui échappait complètement aussi. N'étant pas une personne qui agit avec la tête, contrairement à son frère plus méthodique, il préférait de loin se fier à ses instincts. Et là, il ne se sentait pas d'humeur à faire une pause dans son jeu fort agréable.
Cependant, si lui pouvait continuer de cette manière pendant des heures et des heures, ce n'était pas le cas du brun dont la vue brouillée commençait à être parsemée de taches sombres. Dans une dernière tentative de défense, son cosmos violacé s'éleva brusquement, entourant son corps comme pour le protéger et se mêlant au gris argenté déjà présent.
Aimant le challenge et les inattendus, Thanatos vit ça comme une occasion de descendre l'humain encore plus bas que terre. Une lueur aux airs rebelles naquit au fond de ces prunelles améthyste, ravissant par ce même fait le dieu qui se fera un plaisir de la détruire.
Mais malheureusement pour lui, le juge finit par sombrer soudainement dans l'inconscience. Pas besoin d'un dessin pour comprendre qui en était le coupable.
Alors que des bruits de pas pressés se firent entendre à l'autre bout du palais ainsi que des exclamations choquées des personnes qui étaient déjà arrivées sur place, Thanatos se tourna avec férocité en direction de son jumeau.
« Hypnos ! Je peux savoir ce qui te prend ?!
- La réelle question est de savoir ce qui t'a pris toi ? Rétorqua comme à son accoutumée, en toute sérénité le Sommeil.
- Réveille-le immédiatement !
- Il sera fait selon mes désirs et je ne souhaite pas l'arracher aux bras de Morphée pour l'instant.
- Et moi, je te demande de retirer ton enchantement !
- Ne fais donc pas l'enfant Thanatos, l'humain, malgré son statut d'être vivant dérisoire et ses paroles grotesques ne méritait pas un tel sort. De plus, tu as fait assez de dégâts comme ça, je ne pense pas que le seigneur Hadès en sera réjoui si tu veux mon avis. »
L'argenté se renfrogna suite à ces réprimandes et la mention de leur maître.
Voir un de ses trois précieux juges dans un tel état ne va pas plaire au souverain des enfers, ça, c'était sûr.
En parlant des trois juges, les deux camarades du Garuda finirent par accourir à grandes enjambées vers eux, criant le nom de leur cadet dans la foulée.
« Que s'est-il passé, qu'est-ce que cela veut dire mes seigneurs ?! Grinça Rhadamanthe entre ses dents, se maîtrisant comme il prouvait pour ne pas hausser la voix.
- De ce que je sache, nous n'avons absolument aucun compte à te rendre Whyverne.
- Si ça peut vous rassurer, il n'est pas mort. » Commenta Hypnos d'une voix calme.
Le Norvégien, quant à lui, s'était précipité aux côtés de son confrère, lui tenant un poignet en main pour mesurer son pouls qui, à son plus grand soulagement, battait toujours à un rythme plus ou moins régulier.
Une fois certain que le Garuda ne courait aucun danger, il partit à la rescousse de son autre frère qui risquait bien de se retrouver à la même place du troisième juge vu les éclairs qu'il lançait aux Dieux Jumeaux.
Ça avait du bon d'être celui des trois à garder sa tête vissée sur les épaules et le sang-froid à toutes épreuves. Ça lui permettait de calmer ses frangins de temps à autre, surtout quand il était la cause de leur agacement. Car Minos n'allait pas le cacher, embêter son monde avec sa langue de vipère était un de ses passes temps favoris.
Délicatement, il posa sa main sur l'épaule du blond.
« Doucement Rhad. »
Miraculeusement, la Whyverne inspira un gros coup avant de laisser ses épaules se relâcher, décontractant son corps tendu à l'entente de la voix du blanc. Ce n'était que deux pauvres mots, mais il ne lui fut pas difficile d'en deviner la signification derrière.
"Il va bien, calme-toi. Ils n'en valent pas la peine."
Il hocha silencieusement la tête, emboîtant le pas derrière le Griffon qui était déjà retourné vers leur cadet pour le soulever à l'aide de ses fils, quittant les lieux pour leurs appartements privés. Tout ça sous les yeux quelque peu ébahis des jumeaux, enfin, surtout de Thanatos.
-x-X-x-
« Il va se réveiller tu penses ? »
Les deux juges avaient pris place dans la suite du brun, attendant patiemment un signe qui pourrait leur indiquer comment il allait.
Minos laissait lentement ses yeux traîner sur tout ce qui composait la chambre ; le mobilier, les couleurs, les décors, …
Il se rendait compte en analysant cette chambre légèrement éclairée par la lumière passant à travers les teintures en tissu qu'ils ne connaissaient pas réellement leur camarade. Non, que les trois juges ne se connaissaient -en dehors des temps de guerre- pas tout court.
Il était si rare qu'ils se trouvent un moment pour papoter du beau temps et de leur quotidien et même si une occasion inespérée se présentait, ils n'était que moyennement intéressés de perdre leur temps avec de telles occupations inutiles et futiles.
Des barrières limpides les séparaient, rendant leur communication laborieuse et à la fin si pénible qu'ils finissaient par abandonner.
Le Griffon n'en éprouvant pas des regrets, mais parfois, il se demandait comment ils se comporteraient les uns avec les autres si certaines choses s'étaient déroulées autrement.
Et quand il voyait le camp adverse se faire déchirer de l'intérieur par de trop nombreuses trahisons ou mensonges, il lui arrivait des fois d'envier ce lien inébranlable qui ne se fissurait point, et ce, bien malgré les circonstances accablantes.
Pourront-ils un jour être pareil ? Il en doutait fortement. Il y avait un tel fossé entre leurs deux sanctuaires, leurs différences n'étaient pas là pour être changée, mais au contraire perpétuer jusqu'à la fin des temps.
Avaient-ils un jour été ainsi ? Complices, soudés ? Là encore, sa tête fut submergée de doutes. L'époque de leur arrivée en enfers était désormais si lointaine pour encore en garder des souvenirs.
A ses yeux, ça sonnait comme une évidence, ils avaient toujours été ceux qu'ils étaient. Cette distance instaurée entre eux n'était aucunement née d'un quelconque événement, elle s'était installée petit à petit sur base de leurs inaptitudes à pouvoir se confier et se faire confiance en dehors de leurs qualités de guerriers et de stratèges hors du commun.
Le plus âgé jeta un coup d'œil furtif à son égal, son petit-frère d'une autre vie qui ne lui appartenait plus. Sa relation avec ce dernier était ambiguë. Depuis qu'ils avaient été nommés par les dieux au titre de juge, leurs vies d'antan n'étaient plus que chimères devenues poussière.
Ils n'étaient plus ces jeunes princes de Crête se disputant l'amour infantile d'un jeune homme aux traits aussi gracieux que l'actuel chevalier des poissons. Ils ne pouvaient plus se considérer comme les mêmes personnes.
Tout comme leur cadet dont il ne restait plus une seule bribe de cet ancien roi d'Egine qui fut autrefois acclamé par son peuple et de bon conseil pour les dieux tout-puissant.
Du moins, c'était ce qu'ils s'étaient persuadés au fils des siècles. Car ce serait mentir de dire que le Griffon n'était pas plus proche de la Whyverne que du Garuda. Ni de faire croire aux deux fils d'Europe que la blessure causée par l'abandon du brun sur l'île déserte était entièrement cicatrisée. Il était aisé de deviner qu'il n'en était rien. Que ce renfermement sur-lui même n'était pas dû à un ego surdimensionné -quoique, peut-être en partie- mais à un manque considérable de confiance en les autres vu que le contact humain lui avait été impitoyablement arraché quand il n'était encore qu'un nourrisson.
Dès son arrivée, il leur avait bien fait comprendre qu'il n'était pas là pour sympathiser, mais pour gravir les échelons jusqu'à atteindre le sommet.
A bien y réfléchir, Minos se fit la remarque que c'était peut-être le Garuda qui avait tout débuté, qui de par sa froideur, son impétuosité et son désir de montrer sa valeur aux yeux de tous les avaient contraints dans un cercle quotidien duquel ils n'essayaient même plus de s'échapper.
En réalité, le blanc était conscient de l'injustice de ses accusations dirigées vers son confrère plongé dans un profond sommeil.
Néanmoins, pouvoir faire porter le chapeau à quelqu'un d'autre avait quelque chose de soulageant pour son esprit.
Une fois qu'un coupable était trouvé, une personne à qui on pouvait reléguer le fardeau, l'affaire était officiellement close et l'on pouvait alors passer à autre chose. Il s'agissait peut-être d'une manière détournée de se débarrasser de ces pensées incommodantes venues le perturber d'un coup, mais il n'en avait cure.
La pendule murale émit soudainement un petit bruit qui résonna dans la pièce, rappelant au responsable de la première prison la raison pour laquelle il s'était engouffré dans ces spirales de questions abondantes auxquelles ils n'avaient de réponses et aussi la présence de ses cadets qui pour l'un était couché sur son lit et l'autre assis sur une chaise en bois.
Et après ce qui lui semblait comme une éternité, il répondit enfin à la question du blond.
« Sûrement, le seigneur Hypnos ne va pas le garder indéfiniment dans cet état. »
Comme pour appuyer ses propos, Eaque émergea lentement à peine une dizaine de minutes après. Le juge, la mémoire brumeuse et les membres endoloris, eut bien des peines à retrouver ses repères.
Gracieusement, sa bouche s'ouvrit en un magnifique et parfait O devant laquelle il posa une de ses mains plus pour la forme qu'autre chose, masquant ainsi son bâillement.
Alors qu'un éclair de lucidité le frappa brusquement, le faisant se relever tellement rapidement qu'il en eut un vertige, il chercha appui sur le mur pour retrouver un semblant d'équilibre.
Le blond et le blanc s'approchèrent alors de lui calmement.
« Voilà que notre bel au bois dormant daigne enfin nous montrer ses beaux yeux.
- Minos. Grogna le convalescent. C'est pas le moment, vraiment. Insista-t-il.
- Que s'est-il passé au juste ? Demanda la Whyverne.
- Rien qui vous concerne. »
La réponse n'était pas réellement du goût de ses interlocuteurs qui perdit son sourire pour l'un et fronça des sourcils pour l'autre.
« Au contraire, quand un des juges des enfers se trouve dans une telle situation délicate, je pense que nous sommes parfaitement en droit d'avoir des réponses.
- Laissez-moi vous deux !
- Arrête donc avec tes enfantillages et dis-nous ce qui t'a poussé vers cette pure inconscience !? S'emporta cette fois-ci Minos, à son propre étonnement.
- Et si je n'en avais pas envie, tu t'es posé cette question ?! Non, bien sûr que non, il faut toujours que tout soit fait selon tes souhaits. Qu'on suive tes précieux "conseils" à la lettre, mais tu veux savoir une chose Minos ? Je ne suis pas une de ces poupées que tu peux manipuler à ta guise alors rend moi un service et pars ! S'il te plaît. » Ses derniers mots furent murmurés tels une supplique, faiblement, comme s'il avait dépensé toute son énergie dans ce court accès de colère.
Statufié sur place à la suite de ces mots crachés avec aversion, les billes d'or brillaient d'une lueur d'incompréhension et de choc, mais aussi pour l'espace d'une infime seconde d'une profonde tristesse qu'il dissimula aussitôt derrière un masque d'indifférence.
Sans un mot, sans un geste, il se dirigea vers la porte et disparut derrière cette dernière.
Rhadamanthe et Eaque le regardèrent s'en aller sans bouger d'un iota. Une fois la porte fermée sur un dernier grincement déplaisant à leurs oreilles, le blond prit la parole.
« Il ne te veut aucun mal et encore moins te faire du tort, tu sais ? »
Seul le silence le répondit, le brun avait baissé la tête, des mèches violettes lui barrant le front et une grande partie des yeux. Il s'était tu dans un mutisme dont lui seul avait le secret.
L'ancien jeune prince de Crête soupira.
« Ecoute, je ne peux pas t'obliger à parler si tu ne souhaites pas t'ouvrir à nous. Mais essaie de faire un effort pour Minos… Je ne connais pas les détails de l'histoire, en réalité, je ne sais rien. Je sais que cette soudaine résurrection en déboussole plus d'un, nous les premiers. Et que nos rapports en dehors de nos heures passées au tribunal ne peuvent être qualifiés de super. Toutefois, je pense qu'il est nécessaire qu'on y mette un peu du nôtre. »
Il inspira un grand coup après cette tirade qu'il n'aurait jamais pu penser prononcer un jour et se tourna vers le brun qui semblait peser chacun ses mots avec attention.
Ils s'écoulèrent ensuite des secondes, voire des minutes interminables où aucun des deux valeureux guerriers ne brisa le silence. Du moins, ce fut le cas jusqu'à ce que la voix du troisième juge, qui s'était faite toute petite, ne s'élève dans la chambre.
« Le Seigneur Thanatos… Commença sur un ton hésitant le Garuda. ..A tenu des propos qui m'ont déplu. » Termina-t-il sur un ton quelque peu boudeur.
Voyant que l'autre personne présente dans ces appartements n'était visiblement pas prête à l'interompre, il continua.
« Il disait...que j-, que nous n'étions pas apte à remplir nos fonctions de juges et... je sais que c'est totalement stupide, que je n'aurai pas dû m'emballer et laisser mes émotions prendre le dessus, mais...mais je n'ai vraiment pas pu laisser passer. » Il couvrit son visage de sa main à la fin, abhorrant au plus haut point d'être vu dans un état faible.
L'autre juge le laisse faire, il le laissa se vider, car il était conscient que son cadet en avait besoin, qu'ils n'avaient pas été assez là les uns pour les autres et maintenant que les dieux leur avaient donné la chance d'y remédier, il ne comptait pas la gâcher de sitôt.
Quand leur conversation qui fut de courte durée prit fin, Eaque murmura deux derniers mots juste avant que le blond ne dépasse le seuil de la porte.
« Merci et… pardon. »
Rhadamanthe avait alors simplement hoché de la tête, comprenant sans peine que le dernier ne lui était pas adressé.
-x-X-x-
« Thanatos, je t'en prie, cesse donc de geindre à tout bout de champ, ça en frôle l'absurdité.
- Eh bien, tu aurais dû y réfléchir à deux fois avant m'interrompre tout à l'heure devant une assemblée de spectres.
- Voyons, cette histoire te travaille encore ? Dis-moi qu'aurais-tu donc fait de ce juge si je n'étais pas intervenu ?
- Je l'aurais tué. C'est évident.
- Exactement. Sur ce, la discussion est close. »
Le Dieu de la mort voulut répliquer d'un ton offusqué, outré qu'on lui parle de cette manière, quand bien même il s'agissait de son frère de sang et aîné de surcroît.
Mais finit par ravaler, non sans peine, les mots qui avaient menacé de franchir la barrière de ses lèvres.
Son frère était bien l'une des deux seules personnes pour qui il avait encore gardé du respect et un semblant d'affection, il était donc peu enclin à s'engager dans une joute verbale avec celui-ci.
De toutes façons, même s'il l'aurait voulu, il n'aurait pas eu l'occasion de le faire proprement puisqu'un instant après, le temps d'un clignement des yeux, ils étaient arrivés à la destination de leur toute nouvelle mission confiée par le Dieu des enfers.
Frôlant ces terres qui leurs étaient d'ores et déjà connues, ils arpentaient les lieux entre les divers temples et piliers antédiluviens qui avaient depuis retrouvés leur éclat d'antan.
D'un pas assuré et absolument serein, ils finirent leur route en face d'un somptueux trône où y siégeait ostensiblement le maître des lieux.
Ce dernier d'ailleurs affichait un large sourire à leur vue.
« Hypnos, Thanathos, fils de Nyx, gardiens des magnifiques jardins d'Élysion, que me vaut l'honneur de votre charmante visite ? »
à suivre...
Ce que j'adore quand j'écris une fic, c'est de voir à quel point je m'éloigne de l'intrigue d'origine xD Sérieusement, je ne sais pas ce que j'ai fait de ce chapitre. N'en voulez pas à Ea-chou, il n'est pas ainsi d'habitude XD
*Je sais que j'ai la fâcheuse habitude à modeler certains aspects pour que ça prenne la forme que je souhaite au scénar. J'aime imaginer Eaque en cadet et Rhadamanthe en aîné, mais pour cette fic-ci, j'ai choisi de suivre la mythologie. Ce qui fait donc de Minos l'aîné des trois. J'espère ne pas vous avoir trop embrouillés^^'
*Dans la mythologie grecque, les trois frères ; Minos, Rhadamanthe et Sarpédon se disputent l'amour d'un jeune homme nommé Miletos.
Je profite de cette note d'auteur pour faire un petit rappel au sujet du Forum Francophone de Saint Seiya. Tout le monde y est, bien entendu, toujours le bienvenu ! Ça n'a pas changé depuis le mois dernier, le lien est resté sur mon profil ;)
Merci d'avoir lu en tout cas, je vous dis à une prochaine fois pour la suite en espérant que ce chapitre ne vous ait pas déçu !
Des bisous pour vous tous :*
