Suggestion musicale pour le chapitre (playlist Spotify, Earth FF by Flowerskepa)

Simple Minds - Don't you forget about me.


La planète Coelum avait tourné quatre fois. Klark se tenait devant le grand portail d'énergie, elle était enfin prête. Elle ajusta sa combinaison et s'apprêta à faire un pas vers la Terre lorsque Thélonius la retint pour la serrer dans ses bras.

- La mission ne sera pas aisée Klark, mais je serais toujours avec toi, tout comme nos lois continueront de te guider dans ce monde. Prends soin de toi, lui murmura-t-il d'une voix rassurante.

Il relâcha et la blonde lui lança un sourire triste. Elle savait parfaitement que sa mission ne serait pas de tout repos, elle ne le savait que trop bien… La Coelumie inspira une énorme bouffée d'air et fit un pas décisif vers sa mission.

Il ne suffit que de quelques minutes pour que chacune des particules de son corps préalablement désintégrées ne se reforment à la vitesse de l'éclair et apparaissent à travers le portail qui venait de se former dans ce qui semblait être un champ de maïs. Il fallait absolument qu'elle mentionne à Thélonius que ces interfaces de téléportation n'étaient pas assez discrètes de part leur luminosité. Klark passa entièrement la porte et désactiva le portail, le faisant disparaître aussi facilement et étrangement qu'il était apparu, laissant derrière lui une impressionnante trace circulaire. Cela non plus ce n'était pas discret, pensa-t-elle.

Elle s'apprêtait à partir, ne voulant pas perdre de temps ici, lorsqu'elle entendit le bruit froid du chargement d'un fusil. Un agacement non feint teinta son soupir. Elle leva les yeux au ciel et pensa que décidément, les humains n'avaient pas changé depuis sa dernière visite et qu'elle allait encore devoir jouer à la gentille extra-terrestre. Elle se retourna un grand sourire aux lèvres et s'approcha du jeune homme qui la tenait en joue. Il devait avoir moins de vingt ans, il avait la même apparence juvénile que la sienne, trois mille ans en moins. Le garçon avait pas mal d'embonpoint et Klark pensa que la malbouffe continuait de faire des ravages en ce bas-monde… Elle s'approcha de lui, d'un pas lent, un sourire rassurant accroché à ses lèvres. Elle eut à peine posé le second pied à terre qu'il pointa un peu plus fermement son fusil en direction de sa poitrine. Une pointe d'exaspération teinta son sourire, et elle laissa ses bras qu'elle avait mis en protection retomber lourdement le long de son corps. De toute manière, elle n'avait besoin d'aucune protection. Elle était invincible.

- Bonsoir, je viens en paix, lui dit-elle, fatiguée de répéter la même phrase à chaque fois.

Le jeune homme ne répondit pas, tremblant désormais de peur alors qu'elle avançait dans sa direction. Elle fut assez proche au point de pouvoir lui saisir la main alors que le canon de l'arme touchait désormais sa poitrine. Elle la lui tendit lentement, mais le geste fut peut-être un peu trop brusque pour le pauvre homme qui, prit de peur lui tira dessus. La balle se bloqua au bout du fusil et Klark le désarma avec facilité avant de lui dire :

- Je ne vais pas te faire un sermon sur l'art et la manière d'accueillir des étrangers, ou sur le danger des armes, je n'ai pas le temps. Tu ne sais pas où je pourrais trouver des vêtements ? J'ai chaud avec ma combinaison.

Sans répondre verbalement, encore trop choqué par ce qu'il venait de voir, le jeune homme lui montra du doigt ce qui semblait être la sortie de la propriété.

- Dois-je effacer ses souvenirs ?

- Comment s'appelle t-il ?

- Bill Dursley.

- Inutile, personne ne le croira, passes ton chemin Klark.

- Merci, se contenta-t-elle de finalement répondre au fermier dans un sourire.

Elle passa devant lui et s'en alla, disparaissant dans l'ombre de la nuit.


L'Ark était le lieu de tous les rendez-vous lorsqu'il n'y avait rien à faire à Polis. En réalité, il n'y avait souvent rien à faire cette petite bourgade de l'Oregon, à part aller au lycée, participer au concours de pêche ou aller à la chasse. Oui, la vie était assez morne à Polis, et le petit café était bien le seul endroit de la ville où il semblait y avoir un peu d'animation.

Lexa, la tête reposant sur l'une de ses mains, remuait nonchalamment son chocolat chaud. Octavia se tenait en face d'elle et lisait un magazine. Elles avaient pour habitude de se retrouver ici le samedi après-midi, pour papoter ou tout simplement ne rien faire et profiter de la présence l'une de l'autre.

Malgré leur différence de caractère, Octavia et Lexa étaient inséparables. Lexa l'élève moyenne, la plus flemmarde des sportives, la fille la plus banale de tout le lycée et surtout la plus grande des timides se cachait derrière ses airs plein de nonchalance et de cool-attitude. Elle avait trouvé en Octavia, la fille la plus sûre d'elle de tout l'univers, aimée de tous, professeurs comme élèves, capitaine de l'équipe des cheerleader, une véritable amie qui lui avait donné confiance en elle.

Leur rencontre avait eu lieu au jardin d'enfants. Leur première conversation avait été rude, Lexa, le garçon manqué contre Octavia la petite princesse, et tout le monde aurait parié que ces deux-là n'étaient absolument pas faites pour s'entendre. Pourtant, derrière ses airs de princesse capricieuse, Octavia avait bon coeur. Quelques années plus tard, elle avait remarqué que Lexa rentrait souvent seule de l'école, et cela peu importait le temps. Elle avait remarqué que ses parents n'étaient que rarement présent, elle ne les avait jamais croisé aux anniversaires, ni même aux fêtes d'école, et la vie que pouvait mener Lexa lui créait un pincement au coeur. Alors un jour, du haut de ses huit ans et alors que la petite brune rentrait une nouvelle fois seule à pied dans un froid glacial, Octavia demanda à sa mère de stopper la voiture, elle en baissa la fenêtre et interpella Lexa pour lui proposer de monter. La petite brune chargée de son lourd cartable et chaudement couverte avait hésité face à la demande de la Blake avec qui elle ne cessait de se disputer. Après quelques secondes de réflexion et sentant le bout de ses doigts geler, elle avait finalement accepté la proposition. Octavia avait tenu à partager l'après-midi avec elle et leur avait préparé des chocolats chauds. Elles s'étaient installées devant la télévision et avaient passé leur après-midi à regarder les dessins-animés dans un silence confortable. Ce jour-là, alors qu'Octavia venait de lui offrir la plus simple des choses – un peu d'affection - Lexa Woods avait su que la Blake allait beaucoup compter pour elle.

Voir Lexa remuer son chocolat rappela à Octavia ce doux souvenir et alors qu'elle observait son amie, un fin sourire plein de tendresse commença à se dessiner sur son visage.

- Quoi ?

- Oh rien… répondit simplement Octavia en replongeant le nez dans son magazine.

Lexa secoua la tête et s'apprêta à dire quelque chose lorsque le son de la télévision du café se fit soudainement plus fort. Les informations passaient ici en continue, dévoilant jour après jour, heure après heure, minute après minute le moindre malheur qui avait lieu dans ce monde.

Le gérant du café augmenta encore le son et tous se turent lorsque les images d'un halo vert apparurent en boucle sur l'écran.

- Un mystérieux halo vert a illuminé le ciel de Polis la nuit dernière. Phénomène scientifique, ou simple canular, aucun habitant ne semble savoir ce qu'il s'est passé cette nuit-là. Au vu de l'ampleur du phénomène, une enquête a été ouverte. Les scientifiques pensent que la nuit des étoiles filantes et le halo ont une origine commune…

La voix de la journaliste attira l'attention de Lexa qui se concentra à son tour sur l'écran et sur les images qu'il diffusait. Décidément, elle n'avait pas rêvé la nuit dernière lorsqu'elle avait juré à ses amis avoir vu le phénomène. Octavia avait l'air tout aussi captivé qu'elle par l'écran lorsque elle sentit un regard satisfait se poser sur elle. Lexa souriait malicieusement et attendait qu'elle réponde à ce petit mouvement de sourcil qu'elle avait l'habitude de faire lorsqu'elle savait qu'elle avait raison.

- « Tu vois, je te l'avais dit », l'imita Octavia pour la devancer.

- On se connaît depuis que l'on a genre cinq ans et tu m'imites toujours aussi mal…

- C'est mon seul défaut… souffla Octavia.

- Faux, l'orgueil est le second, la corrigea Lexa.

Octavia s'apprêtait à répondre lorsque son attention et celle de Lexa furent une nouvelle fois attirée du côté de la télévision. Le gros Bill Dursley, casquette vissée sur la tête et chemise sale sur le dos semblait tenir un discours auquel tous ses amis lycéens semblaient rire.

- Je vous jure ! Un truc énorme et lumineux !

- T'as peut-être un peu trop picolé avec ton père hier soir Billy… répondit l'un des jeunes

- Non non ! J'étais de garde pour la naissance du veau ! Et puis attendez c'est pas tout, là elle s'est avancée vers moi et elle m'a dit « je viens en paix ».

- E.T téléphone maison… se mit à dire un autre des garçons qui l'accompagnait en imitant le fameux extra-terrestre.

- Et bien mon gars ! Je te jure qu'elle était loin d'avoir la gueule d'E.T la petite blonde !

- Et qu'est-ce que tu lui as fait à cette petite blonde ? demanda l'un des jeunes hommes d'un ton goguenard.

- Tu ne me croirais pas si je te le disais…

- Effectivement je suis sûre et certain que t'as pas tiré ton coup ! T'es trop gros et trop moche pour ça, tu ne pourrais même pas la trouver !

- Ta gueule.

- Bah alors Billy ! Elle est où ta petite blonde ? raillèrent les lycéens en molestant légèrement le jeune homme et en lâchant des éclats de rire gras.

Voyant que personne ne le croyait, Bill Dursley s'éloigna se rassit sur son tabouret un peu vexé par les ricanements de ses camarades et se remit à boire tranquillement une gorgée de son soda.

Lexa et Octavia avaient assisté à toute la scène, Lexa montrant un grand intérêt à l'histoire de Bill, alors que la Blake levait les yeux aux ciels devant la grossièreté du groupe de lycéens.

- Décidément, tu as raison bébé, les filles c'est mieux.

- Je te l'avais dit… répondit Lexa amusée par la remarque de son amie.


Klark avait erré dans la ville à la recherche d'un endroit où dormir. Vêtue de sa combinaison couleur argent, elle se faisait dévisager par les rares passants. Cela aussi elle devrait le dire à Thélonius… Lorsqu'elle s'était rendu sur Terre à la fin des années 1980, elle était quasiment passée inaperçue, et aujourd'hui il était sans doute temps de redonner un coup de jeune au matériel. Pourquoi pensait-elle à cela ? C'était sa dernière mission, après ça, elle n'en aurait plus jamais besoin, et au final peu lui importait de savoir quelle allure aurait ses successeurs.

Guidée par la voix de Thélonius qui résonnait dans sa tête, elle finit par s'arrêter devant un petit motel.

- Tu m'avais habitué à mieux… pensa-t-elle.

- Ne joue pas à la Terrienne capricieuse… Débrouille-toi pour avoir la chambre 4, ta prédécesseur en mission reconnaissance y a laissé des vêtements convenables.

Klark sourit, ouvrit les yeux et avança d'un pas déterminé jusqu'à la réception. Un petit homme d'un certain âge, chauve et aux lunettes rondes se tenait derrière le comptoir poussiéreux. Celui-ci ne semblait lui prêter aucune intention malgré la sonnerie de la cloche signifiant que quelqu'un avait pénétré dans l'établissement.

- Hum hum, fit Klark en se raclant la gorge pour que l'homme daigne au moins la regarder.

Il leva lentement la tête et les yeux de son livre et lui dit d'un air las :

- Oui, c'est pourquoi ?

- Une chambre.

Quoi d'autres dans un motel…

L'homme la regarda avec un peu plus d'insistance lorsque ses yeux se posèrent sur sa combinaison. Klark, mal à l'aise détourna légèrement le regard en espérant qu'il ne lui fasse aucun commentaire.

- Je vous préviens, pas de soirée déguisée, alcoolisée, fétichiste, galactico-masochiste ou même en hommage à Star-Trek.

- Bien Monsieur, se contenta de répondre Klark.

- Chambre 2, dit-il en lui tendant la clef.

Mauvaise pioche.

Alors que Klark s'était à son tour mise à le regarder avec insistance, l'homme voyant que la jeune femme ne se saisissait pas de la clef qu'il lui tendait croisa son regard qui s'était fait d'un bleu glacial. Alors que ses sourcils se froncèrent de plus en plus, le réceptionniste pu apercevoir un étrange phénomène se dérouler au fond des yeux de la blonde: ses iris prenaient une allure et la couleur d'une tempête de neige. Subjugué parce ce à quoi il était en train d'assister, il ne put quitter le regard de Klark et se laissa submerger par un méli-mélo de pensées contradictoires. Son bras se mit à trembler et ses lèvres se firent de plus en plus sèches alors que son cœur battait au-delà du raisonnable. Il déglutit et finit par lui dire difficilement en lui tendant une autre clef :

- A moins que vous ne préféreriez la chambre 4 ?

Le visage de Klark se détendit, elle lança un sourire à l'homme et se saisit de l'objet.

- Va pour la chambre 4.


Les couloirs du Polis High School étaient déserts en ce lundi matin. La sonnerie annonçant le début de la journée avait retentit depuis une bonne dizaine de minutes lorsque Klark pénétra dans le bureau de la principale. Au fil de ses voyages, et des récits de ses compagnons Coelumis, elle avait apprit que l'école était le meilleur lieu pour passer inaperçue et se bâtir une crédibilité en béton armé. Qui pouvait bien soupçonner la petite nouvelle d'être une extra-terrestre ?

Elle toqua à la porte et une voix l'invita rapidement à entrer. Vêtue d'un jean, d'une chemise à carreaux, d'une paire de basket et un sac sur le dos, l'imposture était plus vraie que nature malgré ses trois mille et quelques années. Oui, Klark ressemblait à une lycéenne lambda dans ce qu'elle appelait « accoutrement ». Elle s'avança timidement jusqu'au bureau de la principale Porter comme elle avait pu le lire sur le petit écriteau, et patienta jusqu'à ce que celle-ci la salue.

- Bonjour, que puis-je pour vous ?

- Je voudrais m'inscrire pour l'année.

Ces gosses croient vraiment que j'ai que ça à faire… sembla entendre Klark.

- Avez-vous conscience que vous êtes en retard d'au moins trois semaine si ce n'est plus ? lui signifia-t-elle alors qu'elle continuait de traiter des papiers comme si elle n'était pas là.

- Je viens… commença Klark avant de se reprendre, ma famille vient de s'installer, c'est pour ça que j'ai raté la rentrée.

- Je vois, dit-elle d'un ton dur, installez-vous, je vais rapidement remplir votre dossier pour ne pas perdre de temps.

Où est-ce que je vais bien pouvoir la caser… Jolie et athlétique… Au moins Blake pourra la recruter comme cheerleader.

Klark sourit à la pensée qu'elle venait de saisir et s'exécuta. Ce qui semblait le plus s'apparenter à un interrogatoire poussé commença, de toute manière elle en avait l'habitude.

- Bien, votre prénom ?

- Klark.

Elle se fout de moi ? C'est pas commun ça.

La principale acquiesça et écrivit son prénom sur la fiche. Elle aurait bien voulu lui mentionner qu'elle venait de remplacer le K par un C et d'ajouter un « E » inexistant à la fin, mais après tout, elle l'avait entendu, la Principale Porter n'avait pas le temps.

- Votre nom ?

Elle préparait toujours minutieusement ses voyages sur Terre mais laissait toujours le choix de son nom pour la fin. Elle aimait l'inventer sur le moment, et c'était bien la seule folie qu'elle s'autorisait. Klark avait porté bien des noms au fil des époques et des lieux où elle s'était rendue… Klark Delacour, Klark Jones, Klark Del Cielo, Klark Bauer… Elle avait eu de multiples identités, et devait en trouver une nouvelle. Ses yeux se portèrent sur le mur se tenant derrière la principale, et un éclair de lucidité traversa son regard. Un immense griffon rouge sur un cercle noir y était peint, le logo du Polis High School, son nom était désormais tout choisit. Elle regarda la principale dans les yeux alors que celle-ci semblait s'impatienter, et lui dit d'un sourire franc :

- Griffin, je suis Clarke Griffin.

- Bien Miss Griffin, votre année de naissance ?

D'un rapide calcul Klark répondit qu'elle était née en 2020, aujourd'hui elle avait dix-sept ans, et l'idée des quelques millénaires en plus la fit sourire.

- Métier des parents ?

- Mes parents sont… Ingénieurs. Ingénieurs aérospatial.

- Bien, dernier lycée fréquenté ?

- American Academy de Tokyo.

Qu'est-ce qu'elle peut bien venir faire ici ?

- Mes parents sont ingénieurs, nous voyageons selon les opportunités de travail qui sont les leurs, répondit-elle d'un sourire mutin.

Mrs Porter fut quelque peu troublée que la jeune fille réponde à sa question qui se voulait tacite, mais elle ne devait rien laisser paraître : elle était la terrible Principale du Polis High School.

- Bien Miss Griffin, vous êtes affectée dans la classe 5, voilà votre emploi du temps et le numéro de votre casier, 451. Vous pouvez directement vous rendre en cours de Physique, je vais prévenir Miss Hawking de votre arrivée.

- Merci.

- Dernière chose. Je vous ai affecté à la même classe que Miss Blake, derrière ses airs de cheerleader écervelée, c'est une gentille fille, référez-vous à elle en cas de problème, elle se fera un plaisir de vous aider. En revanche, si vous ne voulez pas vous faire remarquer, évitez Miss Woods.

D'ailleurs je n'ai jamais compris ce qui pouvait bien lier ces deux là…

- J'en prends compte Mrs Porter, répondit poliment Klark en se saisissant de l'emploi du temps.

Clarke… Elle était désormais Clarke Griffin. Elle arpenta une nouvelle fois les couloirs pour trouver la salle indiquée sur son emploi du temps. Dans l'un de celui-ci elle croisa le jeune homme au fort embonpoint qu'il l'avait accueillit comme il se devait sur Terre. Accompagné d'un autre élève et d'un homme un peu plus âgé qui devait être un surveillant, il passait négligemment la serpillière en se plaignant de sa punition. Les bruits de pas de Clarke durent attirer son attention. Il ne lui laissa pas le temps de contourner le pan qu'il venait de nettoyer qu'il grogna :

- Fais gaffe, je bosse pas pour la gloire !

- J'allais faire attention, répondit simplement Clarke à l'agression.

Cette voix. Il l'avait déjà entendu quelque part. D'un rapide mouvement il leva la tête pour s'assurer qu'il ne rêvait pas. Choqué il leva un doigt hasardeux et commença à balbutier.

- Bosses Billy, l'avertit d'une voix forte le surveillant.

- Mais ! Mais… C'est…

- Juste une fille.

- C'était elle…

- Mais bien sûr, aller, bosses gros tas, je vais pas finir ça tout seul, lui lança l'autre élève sans prendre compte de qu'il s'apprêtait à dire.

Gros tas… J'en ai marre qu'ils me traitent comme ça, c'est pas de ma faute si je suis gros… Un jour je leur montrerai qui je suis réellement… Je ne peux plus les supporter… Pour qui ils se prennent ces gosses de riche… Et puis… Putain c'est elle, mais qu'est-ce qu'elle fout là ?! s'exclama silencieusement Bill Dursley.

Qu'il est con… Il croit vraiment qu'il pourrait sortir avec une nana comme elle… pensa l'autre élève.

Malgré l'embarras qu'elle éprouvait, Clarke ne s'attarda pas, elle s'occuperait du cas de ce Billy plus tard s'il lui posait des problèmes. Elle finit par taper à la porte de la classe qui lui avait été mentionnée et entra. Elle se laissa assaillir par chacune des pensées de ceux qui étaient présent dans cette salle, son cerveau travaillait à la vitesse de l'éclair tentant de recueillir les meilleures informations sur chacun.

- Miss Griffin ! Mrs Porter m'a prévenu de votre arrivée, allez vous installer à côté de…

La professeure de physique balaya la salle d'un bref regard pour trouver une place libre et reprit en pointant une jeune fille du doigt :

- A côté de Miss Woods.

Klark acquiesça et se dirigea vers le fond de la classe. Mrs Porter ne lui avait-elle pas dit d'éviter cette Miss Woods ? Peu importait à ce moment précis, elle devait se contenter et se fondre dans la masse. Au fur et à mesure qu'elle avançait dans la salle les pensées l'assaillaient sans relâche.

Waouh, faut reconnaître qu'elle est belle, j'espère qu'elle me piquera pas le titre… pensa une jolie brune aux yeux hazel. Au vu de sa tenue, elle était sûrement la fameuse Blake, se dit Clarke.

Je m'ennuie tellement ici… Vivement la fin de l'année qu'on bouge à Miami… se disait le grand métis assis à côté d'elle.

Encore une espèce de pimbêche… souffla une hispanique aux épaisses lunettes de vue.

Oui décidément, les Terriens n'avaient pas changé, songeant constamment à des choses futiles et jugeant d'un coup d'œil les nouvelles personnes qui entraient dans leur espace. Chacune des pensées des élèves présents et même celles de la professeure passèrent sans encombre à travers le cerveau de Clarke. Une seule personne semblait faire de la résistance. Elle avait beau s'en approcher et se tenir désormais à côté de sa voisine de table, rien ne se passa. Clarke avait pensé à des interférences ne lui permettant pas d'accéder à ses songes, ou alors à un trop plein de pensées, et même au fait que cette fille ne pensait définitivement peut-être pas. Peu importait la raison, l'esprit de cette brune semblait totalement impénétrable. Frustrée et intriguée par cet échec qu'elle n'avait jamais connu, elle pris place à côté de la propriétaire de ce mystérieux cerveau, et celle-ci lui adressa un léger sourire avant de décaler le livre de physique entre elles deux.

- Euh…Salut…. Je m'appelle Lexa Woods.


Hey tout le monde ^^
Oui, j'avais dit dans deux semaines, mais vous savez que je suis sympa... (n'y prenez pas trop goût quand même !)

Je vous laisse à vos debriefs ;)

Chapitre prochain: Lexa Woods, on reprend directement là où on s'est arrêté :)

PS: C'est fou tout le mouvement qu'il y a encore autour de Galway Girl (entre les follow, les favoris, et les reviews plus ou moins sympa à lire ;) ) ! N'oubliez pas les guest que je ne peux pas vous répondre directement alors que j'adore vous répondre et discuter avec un peu tout le monde ! :p
Donc Babouche, si tu lis Earth ^^:
Heureuse de t'avoir fait ressentir tout cela :D, merci pour tous tes compliments ça me fait vraiment plaisir, et j'aime à croire qu'on s'est peut-être croisé cet été :p A bientôt.