Hello ! Voilà le chapitre 16 :) qui reprend là où on s'était arrêté.


Voilà. Elle savait. Tout. Elle était Klark. Hybride, moitié Terrienne, moitié Coelumie. La plus grand espoir de Thélonius. Sa plus grande réussite. Jusqu'à maintenant. Jusqu'à Lexa.

Clarke avait quitté le cercle brûlé complètement chamboulé après les révélations de son maître. Sa tête menaçait d'exploser, des millions de pourquoi et de comment empruntaient ses canaux de pensées à la vitesse de la lumière créant un vacarme insoutenable dans son esprit. Elle avait juste envie de hurler son incompréhension, de pleurer toute sa peine, et de rugir sa colère. Thélonius l'avait trahie, dès sa naissance. Il avait assassiné sa mère, la seule personne qui aurait pu être là pour elle, qui l'aurait aidé à comprendre ce qu'elle vivait. Elle avait des parents. Des parents que Thélonius avait lâchement assassiné. Thélonius ne l'aimait pas, il ne connaissait pas l'amour, il s'était simplement servit d'elle pour l'amélioration de leur espèce. Thélonius ne valait pas mieux que les Terriens. Du moins certains Terriens, car parmi eux, il y avait Lexa.

Lexa… Son égal sur Terre, la personne qui lui était destinée, une âme indescriptible qu'elle avait pourtant appris à… Elle ne savait pas. Les souvenirs de Thélonius lui apparaissait encore comme des flashs, elle revoyait sa mère enlacer et embrasser son père, lui murmurer quelques mots à l'oreille. Elle souriait lorsqu'il la regardait de ses yeux aussi bleus que l'océan, elle pouvait sentir son coeur qui palpitait lorsqu'il passait la main sur son ventre. Clarke avait tout ressentit de l'amour Terrien, et Thélonius s'était évertué à la faire tout oublier.

Peu à peu, alors qu'elle déambulait dans les rue de Polis, elle ressentait tout ce que son cerveau avait su taire et cacher au plus profond d'elle-même. Les sensations vieilles de plus de trois mille année étaient presque réelles. Les voix qu'elles avaient entendues alors qu'elle n'était qu'un être en devenir résonnaient comme un écho lointain et doux, jusqu'à ce que trois petits mots reviennent à son esprit et le frappe de plein fouet. Son corps se souvint soudainement du coeur palpitant de sa mère, de cette chaleur envahissant tous son corps, des montagnes russes qu'avait pu faire ses organes, de cette soudaine sécheresse dans sa bouche, lorsque son père avait prononcé les mêmes mots que Lexa.

Alors voilà ce que cela voulait dire… Ou peut-être pas finalement. Clarke ne savait plus. Trop d'information se heurtait dans son esprit. Est-ce qu'elle ressentait la même chose que Lexa ? Est-ce qu'elle voulait lui dire les mêmes mots ? Quelle était l'origine de ce besoin presque animal de la sentir nue contre elle et de l'avoir rien que pour elle ? Clarke ne savait rien. Elle avait beau être à moitié-terrienne, elle ne saisissait toujours pas toute l'ampleur de ce qu'elle vivait.

Les yeux dans le vide et à une allure mécanique elle avait marché jusqu'au parvis du lycée normalement vide en ce samedi matin. Il semblait que seule Raven ne profitait pas de sa grasse matinée et aimait s'y rendre pour profiter du calme. Le week-end, elle se réappropriait le lieu de tout ses malheurs, de toutes les brimades et autres moqueries. Elle aimait s'asseoir à la table de béton et profiter du beau temps pour lire alors que les premiers bourgeons étaient prêts à s'ouvrir. Lorsqu'elle la vit, le nez plonger dans un livre de science-fiction, Clarke alla se poster derrière elle attendant qu'elle se retourne.

– Putain ! Ne me fait plus jamais ça ! s'écria Raven qui avait sentit comme une présence derrière elle.

Clarke ne répondit pas, encore trop chamboulée par tout ce qu'elle venait d'apprendre et tout ce qu'elle ressentait. Les souvenirs de ses parents et de leur bonheur ne cessaient de se mêler aux images de Lexa et elle, à leur parole, leur mots doux, leur geste tendre, le silence de Lexa et puis cet instant où elle s'était sentie en presque totale osmose avec elle.

– Bonjour ! insista Raven face au mutisme de la blonde.

Mais Clarke, le regard toujours perdue dans le vide, tâchant de ne pas se laisser submerger par le souvenir des sensations des doigts de Lexa sur son corps, ne répondit pas.

– Bon… Tu es bien silencieuse, qu'est ce qu'il t'arrive E.T ?

E.T… Lexa s'était évertuée à trouver une copie du film en presque bon état pour le lui montrer. Et depuis ce jour-là, Clarke maudissait les trois terriennes de l'avoir au moins une fois surnommée ainsi : elle était loin de ressembler à cette créature qui habitait un autre système que le sien.

– Je ne suis pas ce E.T ! lança-t-elle d'un ton mauvais.

– Oh que si tu l'es, même si tu ne ressemble pas à cette petite bestiole moche à souhait, tu es une extra-terrestre. Une E.T, répondit Raven en fermant son livre.

Clarke, vexée, croisa les bras sur sa poitrine et replongea son regard dans le vide.

– Mouais, répondit-elle agacée.

Cela aussi était tout nouveau pour elle. Il lui arrivait de se sentir blessée ou en colère à cause de simple mots ou de simples gestes, et plus exactement en ce moment même par l'absence de geste de Lexa.

– Alors ? lui demanda la petite latina en relevant un sourcil.

– Je… Je… Lexa… Roooh… J'ai besoin de Lexa, finit-elle par dire.

– Besoin de Lexa ? Vous vivez sous le même toit tu n'as qu'à aller la voir.

Clarke leva les yeux au ciel et souffla de dépit. Pour elle qui voulait se confier, les choses n'allaient pas être si facile.

– Pas besoin de cette manière ! C'est juste que… hésita Clarke, elle est très distante depuis quelques temps…

– Distante ? Vous êtes de vrai pot-de-colle au lycée !

– Ce n'est pas parce que la place est toujours libre à côté d'elle que nous sommes des « pots-de-colle »… C'est juste qu'à la maison… Elle… Elle ne dort plus avec moi, elle ne m'embrasse plus, elle refuse presque de me t…

Oh mon Dieu. Est-ce qu'elle est en train de me parler du fait qu'elles se pelotent, ou du moins ne se pelotent plus.

– Oui ! répondit Clarke aux pensées de Raven.

La petite hispanique ouvrit grand la bouche et lui donna un petit coup sur l'épaule.

– Arrêtes de faire ça aussi !

– Comment veux-tu que j'arrête, ton flot de pensée est quasi continue.

Ouais elle a raison… Pour en revenir à son problème… J'y connais rien moi ! Enfin si… Mais bon. Pourquoi elle ne va pas voir Octavia pour ça ?! Pourquoi elle ne se tape pas Lexa tout simplement au lieu de jouer au chat et à la souris…

– Taper Lexa ?

– Oui ! Enfin non pas comme tu le pense ! Oh et puis arrête de lire dans mes pensées, sauf que je pense que tu devrais aller voir Octavia pour ce genre de chose.

– J'ai déjà essayé il y a quelques semaines et elle m'a dit « je sais, plus tard… », mais il n'y a jamais eu de plus tard à vrai dire.

– Tontita a des fois la tête aussi percé qu'un panier de crabe… Tu devrais retourner la voir, c'est une experte.

– En Lexa ? demanda naïvement la blonde.

– Oui et en pelotage aussi.

Clarke lança un regard intrigué à Raven, ne semblant pas comprendre où elle venait en venir.

– Okay… soupira la latina.

Raven passa les mains sur son visage, tentant de choisir habilement ses mots et de taire toutes ses pensées. Une fois prête, elle saisit Clarke par les épaules et planta ses iris noirs dans les siens.

– Clarke. Tu as la dalle, lui dit-elle d'un air solennel.

– La dalle ?

– Oui. Tu as faim. Maintenant, vas voir Octavia et dis lui « Octavia, j'ai la dalle », Tontita ne fera pas sa Tontita et comprendra très bien ce que tu veux dire vu que tu ne te nourris de rien.

Pitié faites qu'elle ne pose pas plus de question. Raven se mit à fredonner intérieurement vieille chanson pour occuper ses pensées et la Coelumie la regarda de manière intriguée. Seules les paroles filtraient à travers les pensées de la brune, et ça, ça l'énervait au plus haut point.

– Allez ! s'impatienta Raven qui arrivait au bout de la chanson.

Clarke secoua la tête et se leva sans demander son reste. Pour ce coup, Raven ne lui viendrai pas en aide.

– De toute manière cette chanson est nulle, lui lança-t-elle en s'en allant à reculons.

– T'es malade ! C'était un super groupe à l'époque de nos parents !

Clarke tourna les talons en souriant, sourire qui disparut rapidement, désormais seule Octavia pourrait répondre à toutes ses questions et l'aider à mettre des mots sur ses sensations.


Octavia était ravie que Clarke ait appris à se servir d'un téléphone portable. La blonde ne cessait de se moquer des gadgets terriens qui ressemblaient plus pour elle à de l'art ancien plutôt qu'aux dernières perles de technologie que tout le monde s'arrachait. Clarke n'avait évidemment pas besoin de tout cela sur sa planète, ou même ici, mais il fallait qu'elle apprenne à se comporter comme une terrienne si elle ne voulait pas éveiller les soupçons. Alors lorsque la cadette des Blake reçu un message sur son téléphone dernier cri, elle fut tout à fait surprise de voir la photo de Clarke s'afficher et un message lui demandant de la rejoindre chez Lexa.

C'était sans trop se presser qu'elle avait enfourché son vélo, pédalant sans y mettre trop du sien jusqu'à atteindre la maison de sa meilleure amie. Elle se mit à pédaler encore plus lentement lorsqu'au loin, devant la maison de Lexa, n'eut aucun mal à reconnaître une voiture de Polis, et son frère appuyer contre celle-ci. Elle avança plus lentement vers lui jusqu'à l'atteindre tout en plissant les yeux de curiosité.

– Lexa est en colle, tu ne la verras pas peloter Clarke à travers la fenêtre, monsieur le pervers.

La tentative de plaisanterie ne fit absolument par rire Bellamy qui détourna lentement son regard de la maison.

– Qu'est-ce que tu fais là, si Lexa n'est pas là ? Tu n'es pas censée entraîner tes filles ?

– Je suis passée voir Clarke.

– Clarke… soupira-t-il dans un rire sarcastique.

– Un problème ? demanda Octavia.

Le brun ne répondit pas immédiatement, laissant le doute s'immiscer dans l'esprit de sa sœur qui fronçait un peu plus les sourcils.

– Aaaah je vois ! s'écria-t-elle en riant légèrement, tu en pinces pour Clarke et tu t'es dis que jouer les Roméo serait la meilleure des tactiques pour évincer Lexa. Tu perds ton temps grand frère, je crois que Clarke est folle amoureuse d'elle…

Bellamy secoua la tête en pensant que sa sœur était complètement à côté de la plaque et qu'elle ne voyait même pas le danger roder.

– C'est fou que malgré ton imagination débordante tu n'arrives pas à comprendre ce qui se passe sous ton nez…

Octavia fronça un peu plus les sourcils et le regarda d'un air interrogateur.

– Clarke.

– Et bien quoi Clarke ?

– Tu ne trouves pas ça bizarre qu'elle ait sauvé Lexa pour disparaître, passer pour morte et finalement réapparaître comme si de rien n'était ? Sans compter ses performances physiques…

– L'EPO grand frère… Mets-toi à la page, c'est autorisé depuis dix ans.

– Alors expliques-moi pourquoi elle est la seule à avoir de telles performances si vous en prenez toute ?

– Hé ! s'offusqua la Blake, tu es en train de dire qu'on est nulle ?!

– Je suis en train de dire que vous êtes normales et que Clarke ne l'est pas et ça c'est inquiétant.

– Mais de quoi tu parles ?! S'emporta Octavia, totalement sur la défensive.

– Écoute, je sais que c'est ton amie, mais… Quelque chose cloche avec cette fille.

– Tu dis n'importe quoi…

– Alors comment tu expliques qu'elle ne soit pas morte dans l'incendie du lycée ?

Octavia ne répondit pas immédiatement, tentant de trouver une raison valable et surtout acceptable à la survie de Clarke. Si Bellamy apprenait que son amie n'était pas terrienne, que se passerait-il pour elle ? Elle avait vu beaucoup trop de film de science-fiction pour les extra-terrestre étaient torturés, enfermés, ou même tués car étranger à ce qu'ils connaissaient. Et puis Bellamy était policier, et surtout, il visait le poste de Shériff. Une telle affaire le ferait passer bien au-delà de cette promotion. Elle devait absolument protéger Clarke.

– Tu vois… lui dit Bellamy, prenant le silence de sa sœur comme un aveu.

– Arrêtes, t'es complètement parano, il y a des tas de gens qui survivent à des trucs horribles et on en fait pas tout une histoire.

– Sauf que ces personnes racontent leur histoire. Clarke ne l'a jamais fait, elle s'est simplement repointer pour vivre une vie normale.

– Je peux savoir à quoi tu penses ?

– Rien de concret à part le fait que je pense qu'elle n'est pas celle que tu crois.

– Pfff…

Elle s'apprêtait à partir et laisser son frère dans ses délires qui n'en étaient pas lorsqu'il la retint par le bras et lui dit.

– Je trouverais Octavia. En attendant fais très attention à toi. Et s'il se passe quelque chose de bizarre… Je compte sur toi pour me le dire.

– C'est ça t'as raison, lui lança-t-elle en avançant en direction de la maison.

Bellamy regarda sa sœur disparaître derrière la porte et entra dans sa voiture. Pour l'instant il n'était sûr de rien, à part du fait que Clarke Griffin n'était pas celle qu'elle prétendait être.


Octavia poussa la porte, pénétra dans l'entrée et… sursauta lorsque Clarke apparu derrière elle, surgissant de nul part. La Blake porta la main à son coeur et ferma les yeux tout en essayant de reprendre tant bien que mal sa respiration.

– On vous donne des cours de ninja sur ta planète ?!

– Désolée…

– Pas le temps de t'excuser, j'imagine que si tu étais planquée derrière la porte c'est que ton maître ne t'as pas crée d'oreille radar et que tu as du descendre pour entre ce que mon frère disait.

Clarke acquiesça silencieusement. Elle avait parfaitement entendu chaque parole que Bellamy avait prononcé et chacune de celle qu'il avait pensé. Il était finalement à des années-lumières de ce qu'il pensait être la vérité, mais Clarke devait faire attention : elle ne voulait pas se dévoiler et encore moins faire subir un lavage de cerveau au frère d'Octavia.

– Bien, tu sais quoi faire.

Clarke acquiesça de nouveau et l'invita à avancer avant de lui servir un verre d'eau.

– C'est bien, tu te fais aux coutumes terriennes, c'est déjà ça tu vas me dire…

– Il faut que je te parle de quelque chose.

Oh merde… Si elle emploi ce ton c'est qu'elle va me parler de… Merde j'avais complètement zappé !

– Lexa.

– Je sais, et je suis désolée de ne pas avoir repensé à notre petite discussion, entre les préparatifs du bal de promo, et l'équipe…

– Ce n'est pas grave. Tu es là maintenant.

– Toujours aussi pragmatique, dit Octavia en levant son verre.

– Toujours.

Un silence pesant s'installa entre les deux amies. Octavia savait parfaitement de quoi allait lui parler. Elle avait bien remarqué un changement de comportement chez Lexa, et à chaque fois qu'elle avait abordé le sujet avec elle, la lycéenne s'était défilé prétextant avoir quelque chose à faire, ou une heure de colle à pointer.

– Dis-moi tout, demanda solennellement Octavia, en rejetant ses cheveux en arrière et en croisant ses jambes.

– Elle ne me parle quasiment plus…

– As-tu manger toute la glace au cookie ?

– Tu sais bien que je ne mange pas…

– As-tu regardé une autre fille ?

– Hein ? Mais non !

– As-tu critiqué le dernier épisode de la troisième trilogie de Star-Wars ?

– Non plus.

Octavia se tut et sourit. Son analyse, aussi bête qu'elle paraissait était faite.

– Bien. Tu sais, Lexa, plus elle ressent moins elle parle.

– Elle parle vraiment très très peu en ce moment. Donc elle… ressent ?

– Mais c'est que t'es un génie Griffin, je t'ai quand même connue plus vive, répondit ironiquement Octavia.

– Sauf que je ne sais pas ce qu'elle ressent ! Je ne sais pas si elle est en colère contre moi, si elle est triste, si elle est malade !

– Tu t'inquiète n'est-ce pas ? demanda Octavia dans un sourire taquin.

– Bien sûr que je m'inquiète ! O… Elle… Et je…

– Elle te manque et tu tiens à elle ?

– Oui.

– Je crois que c'est plus que ça Clarke… Est-ce que ton coeur bat plus vite lorsqu'elle est là ? Est-ce que tes entrailles font du hula-houp lorsqu'elle te sourit ou quand elle te regarde ? Est-ce que tu sens tout ton corps s'échauffer lorsqu'elle te prend dans ses bras et un picotement te gagner là quand elle t'embrasse ? Est-ce que tu as mal quand elle a mal ? Est-ce que tu te sens en paix quand elle regarde simplement la télévision à côté de toi ? Est-ce que tu pourrais ta nuit sans dormir pour simplement la regarder ?

Octavia continua de poser ses questions, et à chacune d'elle Clarke acquiesça, souriant parfois en se reconnaissant parfaitement dans ce qu'Octavia disait et se remémorant chacun de ses souvenirs avec Lexa, de leur rencontre, en passant par cette nuit du nouvel an où elle avait sentit un délicieux monstre la dévorer de l'intérieur, jusqu'au mutisme de la brune.

Octavia soupira l'air désemparée mais resta néanmoins souriante, elle releva la tête et plongea son regard hazel dans celui de Clarke.

– Et bien… Miss Griffin je crois bien que tout les symptôme sont réunis pour affirmer que vous avez la plus belle des maladies : vous êtes amoureuse.

– Amoureuse ?

– Oui Clarke, c'est de l'amour que tu ressens…

– Oh ! souffla-t-elle.

Enfin elle comprenait, enfin elle connaissait les mots et savait ce qu'elle ressentait.

– Mais… Lexa ? reprit-elle inquiète.

– Elle te l'a dit Clarke, tu ne savais juste pas ce que cela signifiait. Elle t'aime.

– Mais alors pourquoi elle est si distante ?

– Je ne sais pas… Tu sais entre personne qui s'aiment, il faut communiquer, tu devrais lui demander.

Clarke acquiesça puis se mit à sourire béatement. Alors c'était ça qu'avait ressentit son père et sa mère ? Alors c'était ça l'amour…

– Je suis amoureuse !

– Oui ! s'exclama Octavia en riant, tu verras c'est plutôt cool !

– Je devrais lui acheter des fleurs, elle aime bien les fleurs, ou une pizza, elle adore la pizza… Et lui dire.

– Tu es trop mignonne…

– Mais il reste encore un problème… Octavia j'ai la dalle, prononça Clarke très sérieusement.

La brune la regarda en relevant un sourcil interrogateur. Clarke n'avait jamais faim. Clarke s'exprimait toujours très bien. La dalle ?

– Je peux aller chercher une pizza si tu veux, mais je ne pense pas que ton organisme… Enfin je ne comprends pas.

– Raven m'a dit que tu comprendrais, que tu étais une experte.

– Désolée Clarkie, mais la cuisine c'est vraiment pas mon truc… Raven t'as… Oh mon dieu, s'exclama Octavia, comprenant soudainement. Ok, sers-moi une tequila.

Clarke s'exécuta et tendit le petit shot à Octavia qui le bu d'une traite, comme à chaque fois.

– Okay, reprit-elle très sérieusement. Tout d'abord, même si Raven a raison, je ne vois comment elle est au courant, secondo… Secondo…

– Qu'est-ce que ça veut dire « avoir la dalle » ?

– Avoir la dalle ça veut dire… Okay. Ça veut dire « désir ». Leçon numéro 56 sur les sentiments humains Clarke. Quand on est amoureux de quelqu'un on le désir, j'imagine bien ce que tu ressens en voyant Lexa, ou lorsque tu l'embrasse. Enfin non je n'imagine pas. Enfin si. Enfin bref.

– Tu es mal à l'aise, constata Clarke.

– Je pense que parler de désir charnel, de corps à corps amoureux, de sexe etc etc, avec une extra-terrestre rendrait mal à l'aise n'importe qui.

– Oh, je vois !

– Bien ! Tu m'enlève une épine du pied ! Je peux y aller ?

– Non ! Attends ! Je… Lexa elle ne veut pas.

– Ce n'est pas qu'elle ne veut pas, c'est juste qu'elle attend la bonne personne. Après Costia elle a perdu toute confiance… Mais je pense que tu peux arranger ça ! Lui dit-elle dans un clin d'oeil. Et puis quand elle sera prête, elle te le fera sentir.

– Sauf que je…

– Ah oui, Lexa m'avait parlé de ce poussiéreux problème. N'empêche que je n'y connais rien moi ! Du moins pas avec les filles.

– C'est peut-être la même chose qu'avec les garçons ?

– Peut-être que oui, peut-être que non, je ne sais pas ! Bon… fit-elle en se levant, travaux pratiques, et ne me pelote pas.

Octavia s'avança près d'elle et lui prit le visage en éventail.

– Tu peux déjà l'embrasser, puis te coller à elle comme ça, expliqua-t-elle en accompagnant ses paroles de gestes.

Octavia poussa Clarke jusqu'au canapé dans lequel elle tombèrent lourdement, la lycéenne se retrouvant sur la Coelumie.

– Et puis là tu dois…

– Salut ! lança Lexa en entrant précipitamment dans le salon.

La position dans laquelle se trouvait Octavia et Clarke ne la surpris pas pour le moins du monde. Elle ne savait absolument pas ce qu'elles pouvaient fabriquer, mais cette soudaine complicité tactile, un peu trop tactile, okay beaucoup trop tactile, lui créa un petit pincement au coeur. Même si elle avait pleinement confiance en Octavia, elle ne pouvait s'empêcher d'envier la proximité qu'elle pouvait partager avec Clarke. Elle aurait tout donné ne serait-ce que pour effleurer sa main… Mais les stigmates de la colère de Thélonius étaient encore visibles et sa grandidiérite pendait toujours à son poignet. A moins que…

– Je ne savais pas que tu donnais des cours de tango horizontal, tenta-t-elle de plaisanter pour cacher sa tristesse, je vais prendre une douche.

– Tu sais même pas ce que c'est, t'as jamais couché avec personne ! lança Octavia pas gênée pour le moins du monde.

– Maintenant j'en ai une certaine idée ! répondit son amie du haut des escaliers.

La porte claqua, indiquant que Lexa s'était enfermée dans la salle-de-bain. Octavia se redressa et se dégagea de Clarke qui était restée figée sous elle.

– Tu vois ! s'exclama la Coelumie voulant montrer à Octavia à quel point Lexa l'ignorait.

– Ecoutes… Je vais y aller. Et Clarke, bon sang va lui donner un cours de tango !

– Je ne sais pas danser le ta….

Octavia se leva et prit Clarke par les épaules avant de planter son regard dans le sien.

– Laisse place à ton imagination pour lui dire, et faites l'amour… J'en peux plus de cette tension sexuelle ! Penses tango ! lui ordonna-t-elle.


J'espère que vous avez tout de même apprécié très centré sur Clarke, Octavia et Raven !

J'attends vos retours ;)