Clarke n'avait pas dormi de la nuit. De toute manière elle ne dormait jamais. Le temps de repos des humains lui servaient généralement à remplir son affreuse mission, mais pas cette nuit là. Cette nuit-là, elle n'avait pu se résoudre à partir, à laisser derrière elle une place vide et des draps froids. Elle voulait occuper ce lit jusqu'à la fin de sa vie, jusqu'à la fin des temps si cela lui était possible et si la jeune femme qu'elle couvrait de son regard amoureux y restait aussi.
Alors que les rayons de Lune courrait délicatement sur le corps de la brune endormie, sublimant sa peau légèrement hâlée, Clarke s'était étonnée de voir à quel point le corps de Lexa réagissait, notamment lorsqu'une fine chaire de poule s'imprimait sur son épiderme quand elle caressait son épine dorsale du bout des doigts. Le phénomène l'extasiait, il était presque jouissif, elle s'en émerveillait. Etait-ce comme cela avec tout les terriens ? Clarke secoua la tête, en réalité elle se moquait de savoir s'il réagissait tous de cette manière, seule Lexa lui importait. Elle, en son entier, son corps et son âme.
Cette nuit-là peau contre peau, elle s'était prise à se fasciner pour la couleur de ses cheveux d'un brun imparfait dans lesquels elle avait adoré entremêler ses doigts, dégageant de temps à autre quelques mèches lui tombant sur le visage. Elle s'était prise de passion pour l'arête de son nez si fine et parfaitement dessinée, pour celle de sa mâchoire aussi belle que les plus sublimes des roches Coelumies, pour ses lèvres rosées sur lesquelles elle avait déposée quelques baisers sans la réveiller, pour son souffle chaud et apaisé qui s'échouait contre sa poitrine et pour ce brouahah de « je t'aime » que Lexa ne cessait de penser dans ses rêves. Elle n'entendait que cela d'elle, et cela lui suffisait amplement.
Au fil des heures, la nuit se faisait de moins en moins noire, et les rayons de Lune laissait délicatement place à ceux du soleil, teintant le ciel de Polis de couleur sombre et d'oranger. Clarke eu le courage de quitter Lexa des yeux l'ombre d'une seconde pour observer l'astre tenter de percer à travers le brouillard. Les levers de soleil sur Terre étaient incomparables à ceux qu'elle pouvait voir lorsqu'elle n'était pas en mission, pourtant, il existait une chose encore plus belle, et elle la tenait dans ses bras. Clarke sourit à cette pensée et déposa un baiser sur le front de la brune en se disant qu'il ne valait pas le coût d'ôter ses yeux d'une rareté pareille pour observer finalement qu'un simple lever de soleil. Elle voulait imprimer chaque seconde de la vie de Lexa dans sa mémoire, elle voulait capturer son regard, son rire, son sourire, chacune de ses expressions à jamais. Et elle voulait que sa vie dure longtemps. Que ce matin là ne soit pas l'un des rares qu'elle passerait dans ses bras, où elle se sentirait enfin à sa place.
Les pensées de Clarke se turent lorsqu'elle sentit la brune s'éveiller contre elle. Lexa ne put résister à se blottir un peu plus dans ces bras chauds et protecteurs qui l'enlaçaient amoureusement. Elle aussi rêvait de s'éveiller chaque matin de cette façon, de passer sa main sur la joue de la blonde, de pouvoir déposer un baiser au creux de son cou, de profiter de sa chaleur et de sa tendresse. Lexa ouvrit difficilement les yeux, caressant la peau de Clarke de ses longs cils, ne voulant pas se confronter à la réalité : celle où l'une d'elle devait mourir. Mais avant cela, il fallait penser à cette nuit. Magnifique. Pleine d'amour. A cet instant, Lexa pensa que si tous les êtres de la Terre vouaient leur énergie à faire l'amour plutôt qu'à se battre, ils ne seraient pas presque tous condamnés aujourd'hui. Mais, elle n'aurait jamais rencontré Clarke, alors pour elle mourir en valait la peine si c'était pour mourir amoureuse.
Clarke desserra son étreinte pour observer sans s'en lasser le visage de celle qu'elle aimait. Tout cela était nouveau pour elle, les sensations, la nudité, l'osmose totale… Alors, elle sourit lorsqu'elle vit les joues de Lexa s'empourprer : tout cela était nouveau pour elle aussi. La brune se cacha du regard attendri de la Coelumie en posant la main sur ses yeux. A quoi bon rougir… pensa-t-elle finalement. Ce qui s'était passé cette nuit-là faisait partie d'une suite parfaitement logique, et elle se demandait pourquoi elle avait attendu si longtemps. Moins gênée et moins fébrile, elle écarta l'un de ses doigts, permettant à Clarke d'apercevoir un œil émeraude à la lueur taquine.
A cette vision, la blonde sourit de plus bel et se saisit de la main de la Terrienne pour plonger dans l'entièreté de son regard tout en collant son corps nu au sien.
- Hey, murmura-t-elle.
- Hey, répondit Lexa la voix encore teintée de sommeil, décidément, les Coelumis sont parfaits… Ils n'ont même pas mauvaise haleine le matin…
- Ce qui n'est pas le cas des Terriens… blagua la blonde avant de recevoir une petite tape sur son épaule nue.
- Je retire ce que j'ai dit, pour être parfait il faut être gentil !
- Ce n'est pas être gentil de mentir, continua de taquiner Clarke.
- Humf… soupira la brune faussement attristée.
- Hey viens là…
Clarke se saisit du menton de la lycéenne et approcha son visage pour déposer un doux baiser sur ses lèvres, pansements de ces taquineries qui aurait pu être blessantes si Lexa ne se moquait pas de tout continuellement.
- Tu as dormi ? murmura la brune contre ses lèvres.
- Non.
- Tu es partie ?
- Non plus.
- La nuit a dû te paraître longue…
- Absolument pas… Je l'ai passé à te regarder, souffla Clarke en enfouissant sa tête dans le creux du cou de Lexa.
- Ce serait totalement flippant si tu n'étais pas ma petite-amie… Et Badger a raison, tu es vraiment mielleuse.
- Pour tout te dire, je le faisais avant aussi. Mais, cette fois c'était mieux. C'était… Magnifique hier, lui sourit Clarke en embrassant sa main.
Les joues de Lexa s'empourprèrent une nouvelle fois et cette fois-ci c'est dans son oreiller que son visage rougit trouva son refuge.
- Lex… C'était parfait, la rassura Clarke. Tu vas bien ?
La brune soupira de bonheur, elle ne pouvait pas aller mieux et pour rien au monde elle ne désirait quitter ce lit.
- Je vais bien, finit-elle par dire en souriant, et je trouve qu'on s'est pas mal trop mal débrouillée pour une première fois.
- Pas trop mal ? demanda Clarke en haussant un sourcil taquin, l'humidité de ton entre-jambe et tes gémissements méritent plus qu'un pas trop mal, continua-t-elle sans tabou.
- Bon d'accord, je ne pouvais pas rêver mieux.
Pleine d'une douce euphorie, Lexa laissa dériver son regard et son sourire vers le plafond. Quelque chose avait changé depuis cette nuit-là, sa vie banale et routinière lui paraissait soudainement plus lumineuse, le plafond blanc n'était plus simplement blanc, les posters n'étaient plus de simples images, et les guirlandes lumineuses semblaient briller d'une nouvelle aura. Lexa soupira d'aise et tourna la tête lorsque la voix de Clarke l'interpella de manière hésitante.
- Est-ce que c'est normal si… J'ai encore envie que…
- Mais c'est que tu serais insatiable ? lui répondit Lexa, une lueur féline dans le regard.
- N'oublies pas que mon corps est hypersensible, et que j'ai 1 millions de terminaisons nerveuses de plus que toi, et que par conséquences tout ce que tu me fais…
- N'en dis pas plus, je suis à ton service ! la coupa Lexa.
D'un geste rapide, elle rabattu l'épaisse couverture sur leur corps nu et se jeta amoureusement contre ses lèvres, alors qu'un léger rire de surprise lui échappa.
C'était au tour de Clarke de regarder béatement le plafond. Les bras repliés sous sa tête et la grosse couette couvrant son intimité, elle souriait en repensant à ce que venait de lui faire vivre une nouvelle fois Lexa, ou plutôt trois nouvelle fois. Son corps, sa bouche, ses regards, ses soupirs, ses gémissements… Son sourire s'étira lorsqu'elle sentit monter en elle cette excitation si caractéristique prouvant à quel point elle était accroc à la brune. Elle le savait déjà, mais à présent, elle se rendait compte à quel point elle ne pourrait plus jamais oublier son odeur, la douceur de sa peau, le rythme des battements de son coeur. Et même si tout cela était imprimer à jamais dans sa mémoire, elle voulait en apprendre les moindres nuances et les moindres variations.
Lexa lui avait demander de rester au lit, de patienter à ne rien faire le temps qu'elle lui prépare une surprise. La porte légèrement entre ouverte lui permettait d'entendre le raffut de la brune qui semblait largement s'activer, faisant teinter des sonneries, et laissant tomber des choses en métal par maladresse. Soudain, un poids considérable s'abattu sur le lit. Clarke releva un peu le menton pour apercevoir Badger qui la transperçait du regard.
- Tu ne me fais pas peur tu sais, tu n'es qu'un chat.
Je suis le chat de Lexa blondinette, alors je ne suis pas qu'un chat.
- Et moi je suis sa petite-amie, boule de poil.
Tu me cherches l'extra-terrestre ?
- Moi ? Absolument pas, la jalousie est un vilain défaut Badger.
Je ne suis pas jaloux.
- Tes pensées parlent pour toi petit chat, tu es jaloux et en colère car j'ai réussi à passer le seuil de cette porte et à passer toute la nuit ici à profiter des caresses de ta maîtresse.
Pfff… Tu n'en auras jamais autant que moi.
- Je prends ce qu'elle veut bien me donner et je m'en contente.
Oui et bien contente toi de déguerpir de mon lit.
- Du lit de Lexa tu veux dire ?
De notre lit à Lexa et moi.
- Désolée Monsieur Badger mais je crois que tu vas devoir partager avec moi désormais…
Saleté d'extra-terrestre ! Et puis enlèves moi ce foutu bracelet, il est moche.
- Un peu de patience, je compte bien profiter de ma matinée de liberté et aller câliner ta maîtresse !
Clarke se leva d'un bond, estimant qu'elle avait assez attendu, par ce geste Badger glissa du lit pour s'écraser au sol alors que son ventre était assez gros pour amortir convenablement la chute.
Hé mais caches moi tout ça ! C'est gênant !
- Ah oui, bien vu, la pudeur.
Ouais c'est ça enfiles un truc et dégage de mon territoire.
- On partage Badger, on partage… souffla Clarke victorieuse, en quittant la chambre sans même lui lancer un regard.
Clarke descendit silencieusement les escaliers, attirée par une délicieuse odeur qui lui rappelait vaguement quelque chose. Ses pieds frôlèrent le sol tout juste tiède et ses yeux se posèrent sur Lexa. De dos, son t-shirt largement trop grand recouvrant timidement le bas de ses fesses, elle s'affairait à préparer un petit-déjeuner en chantonnant du Aretha Franklin (little Prayer for you). Toujours aussi silencieusement elle s'approcha d'elle, jusqu'à pouvoir la prendre par les hanches et déposer sa tête au creux de son cou. A l'accoutumée, Lexa aurait sûrement sursauter, et l'aurait blâmer d'un « ne me fait plus jamais ça ». Encore une fois, aujourd'hui tout avait changé : la présence de Clarke était tout à fait naturelle et elle aurait bien vécu ce matin jusqu'à la fin des temps.
La blonde déposa un baiser sur la nuque de la Terrienne qui frissonna alors qu'elle s'apprêtait à retourner un pancake.
- Ne me déconcentre pas… Tu sais à quel point je suis maladroite.
- J'aime te déconcentrer de cette manière Lexa Woods, et ta maladresse ne te rend que plus attrayante.
- Arrête de me tenter et va t'asseoir.
Clarke obéit et s'installa sur le tabouret qui tronait devant la grande table de pin. La lycéenne, pas peu fière de tout son travail culinaire, lui tendit l'assiette pleine de crêpes et ses accompagnements.
- Même si je sais que tu n'as pas besoin de manger pour vivre, ou de vivre pour manger, j'ai pensé que ça serait bien de te préparer un petit déjeuner, déclara Lexa un grand sourire aux lèvres.
- Donc… Tu t'es préparée un petit-déjeuner.
Déçue de la réaction de Clarke, la brune pris son visage dans ses mains et soupira avant de retirer l'assiette se préparant à la réserver pour plus tard.
- Je voulais simplement faire quelque chose de romantique…
- Lexa…
- Et déjà que je ne sais pas m'y prendre avec les Terriens, alors imagines avec les extra-terrestre, poursuivit-elle en commençant à tout ranger.
- Lexa…
- Je vais devoir acheter le livre « comment faire plaisir à une extra-terrestre pour les nuls »…
- Lex !
La brune se figea soudainement sous le regard attendrit de Clarke. Elle avait eu tellement à coeur d'offrir le meilleur à la Coelumie qu'elle en était devenue nerveuse.
- Je parle trop, c'est pas romantique… Désolée, j'ai tout foiré.
- Tu n'as rien « foiré »… Peut-être que si je te disais des mots doux ça rendrait la chose plus romantique ?
- Oui peut-être, minauda Lexa.
- D'accord ma chérie.
- Chérie ? Tu déconnes ?
- Oui et bien excuses moi, la dernières fois que j'ai vu des gens se donner un peu d'affection c'était en 1988 et c'était plutôt à la mode de dire ma chérie !
- T'es vieille… soupira Lexa en plongeant son regard dans celui de Clarke.
- Tu es jeune et ingrate… Mon amour, répondit-elle en prenant son visage entre ses mains et en lui adressant un sourire à faire tourner n'importe quelle tête.
- Mon amour, c'est bien, c'est universel !
- Bien, et est-ce que ça rendrait la chose encore plus romantique si je partageais ce petit-déjeuner avec toi ?
- Oui ! S'exclama Lexa, heureuse et en se détachant des bras de Clarke pour le tout remettre sur la table, pancakes ?
- Pancakes.
Lexa tendit l'assiette à Clarke qui se servit de manière peu convaincue, après tout, elle n'avait pas besoin de ces choses pleines de sucre, mais rien que pour voir l'enjouement de Lexa, elle pouvait bien faire une exception pour une fois.
- Je rêve ou tu t'es téléportée au supermarché ?
- Au supermarché ?
- Oui, là où vous achetez tout ça, fit-elle en montrant le petit-déjeuner du doigt.
- Ah ! Ça n'existe plus ! Tout est livré par le Pad maintenant, à toute heure du jour ou de la nuit. Tu as juste à choisir ce que tu veux et ça arrive dans ton frigo.
- Fantastique…
- Ironie ?
- Bien sûr, à quoi bon avoir des jambes si c'est pour être sédentaire ?
- Pas faux, peut-être qu'on mutera d'ici quelques temps parce que nos jambes seront devenues inutiles ! Ah mais en fait, cela n'arrivera pas vu qu'on est censé mourir.
- Lex…
- Je plaisantais Clarke, tout va bien.
La Coelumie s'apprêtait à relever lorsque d'étranges bruits, provenant du jardin de Lexa, se firent entendre. La brune, tout aussi intriguée que la blonde releva la tête de son assiette et accourut près de la grande porte fenêtre. Dehors, Octavia et Raven se trouvaient en tenue de jardinage, bêche et pelle à la main. Les petites tranchées qu'elles étaient en train de creuser dans la pelouse parfaite de leur amie la firent ouvrir de grands yeux, alors que les mots qui voulaient sortir de sa bouche étaient un mélange de colère et d'étonnement.
- Je peux savoir ce que vous faites ?! Finit-elle par s'écrier.
- Oh Lex' t'es debout ?! Et Clarke alors ce tango ?
La Coelumie lui répondit par un grand sourire et un pouce en l'air lui signifiant qu'elle avait sans doute passé la meilleure nuit de toute son existence.
- O' ! Je peux savoir pourquoi vous êtes en train de saccager ma pelouse ?!
- Relax' Lexa… Nous sommes en train d'agir pour la communauté et pour la Terre…
- Et bientôt tu me remerciera d'avoir des légumes sains dans ton assiette, rencherit Raven en continuant de bêcher.
- Et tu pouvais pas faire ça dans TON jardin ?
- La piscine prend toute la place…
- Et dans celui de Reyes !
- Je te signale que je suis trop pauvre pour avoir un jardin Woods…
- Du coup on s'est dit que le tient serait pas mal pour notre potager et notre projet de permaculture !
- La permaculture ?! s'écria Lexa .
- C'est une technique agricole mon amour, souffla Clarke.
- Attendez, i peine un mois de ça vous ne saviez même pas où poussaient les carottes et que le poissons n'était pas un truc carré congelé et là vous me parlez de potager et de légumes sains ?! Et vous vous êtes dit que vous aviez le droit de creuser des tranchées dans MON jardin ?!
- Relax Lex… C'est une belle journée…
- Le soleil brille… ajouta Raven
- Les oiseaux chantent…
- Tu pourras bientôt vivre en autosuffisance…
- Et en plus tu as enfin fait l'amour…
Oui, finalement tout allait bien. Les filles avaient raison. Et puis combien de temps cela durerait ? Quand allaient-ils tous mourir. Octavia et Raven étaient-elles apparues sur la liste de Clarke ? Elle n'en savait toujours rien d'ailleurs. Et puis finalement, si le potager pouvait améliorer leur karma écologique et les faire apparaître sur la liste, qu'elles fassent…
Le bruit d'un camion attira soudainement leur attention. Octavia tout sourire, courut vers le véhicule chargé de planches de bois.
- Tu nous sauves la vie, mon coeur, souffla Octavia en embrassant Lincoln.
Le grand métis sourit difficilement. Octavia l'avait réveillé tôt ce matin-là, prétextant vouloir faire une bonne action en cette belle journée. Il avait pensé que la cheerleader pensait à une séance câline, mes ses espoirs avaient été réduit à néant lorsqu'elle l'avait tiré du lit pour l'envoyer à la décharge chercher quelques planche de bois.
- Qu'est-ce que… demanda Lexa au sportif qui commençait déjà à décharger le camion.
- Ne me demande pas comment, pourquoi, dans quel but… Je peux juste te dire qu'Octavia est en train de débloquer.
- Et là on va construire le poulailler ! s'exclama un peu plus loin la Blake en délimitant le terrain.
- Un poulailler ?!
- Je t'ai dit, elle est en train de devenir folle, elle ne s'épile même plus ! confia Lincoln presque désemparé par la situation.
- Mon dieu…
Un nouveau bruit vint troubler l'agitation du moment. C'était l'heure du flash info du matin, celui qui rythmait leur vie encore plus précisément qu'un coucou suisse. Comme appelé par la voix de la présentatrice et poussé par une force invisible, tous abandonnèrent leur tâche et s'invitèrent dans la maison de Lexa, hypnotisés par les images et le bandeau d'information qui défilait à toute vitesse en bas de l'écran.
- Alerte info, les éléments semblent s'être déchaînés cette nuit de partout sur le globe, près de deux cent milles personnes ont péri cette nuit dans des tremblements de terre, des tsunamis et des tornades…
Les yeux écarquillés s et terrifiés par la violence des images, aucun d'eux n'osaient bougé ou même respirer. Seule Clarke sentit les larmes rouler le long de ses joues, une seule personne pouvait être à l'origine de tous ces malheurs… La voix tremblante d'émotion, elle chuchota :
- Thélonius…
Hello ! (la meuf revient comme une fleur)
Ne m'en voulez pas ! De toute manière il ne reste que 2 ou 3 chapitres avant la fin.
Love sur vous, Flowerkepa.
