NOTE DE CHAPITRE :
Bonjour :)
De la musique pour ce chapitre : Sail par AWOLNATION et Believer par Imagine Dragons.
Et sinon, je tiens à vous dire qu'il y a un lemon dans ce chapitre. J'ai mis un avertissements entre crochets dans le texte pour que ceux que ça puisse mettre mal à l'aise ou qui n'ont pas l'âge puissent le passer rapidement.
Bonne lecture !
— Rose ! Grouille putain on va être en retard chez Hagrid !, beugla Rachel dans mon oreille.
Avec ses hurlements d'hystérique elle allait finir par me rendre folle. Ou sourde.
— Ca va, ça va, j'arrive, j'avais oublié mon écharpe dans le dortoir.
Je ne pigeais pas trop le comportement de Rachel d'aussi bon matin, d'habitude, c'était elle qui traînait et moi qui lui hurlais dessus. En plus, elle se fichait bien d'être à la bourre. La preuve : où qu'elle aille, elle n'arrivait jamais à l'heure. Ca m'exaspérait, moi qui mettais un point d'honneur à ne jamais être en retard, mais jamais trop en avance non plus. Je régissais ma vie.
Rachel roula des yeux en me voyant m'emmitoufler dans ma cape d'hiver, mon écharpe XXL enroulée autour de mon cou en de multiples tours, mon bonnet vissé sur ma tête jusqu'aux oreilles et mes gants en peau de dragon. Bah quoi ? Oui, j'étais frileuse mais je n'exagérais pas. Nous étions milieu octobre et il faisait un froid de canard. Le ciel tout blanc n'avait absolument rien d'un ciel d'automne, et cela faisait deux jours que des rafales de vents glacial s'abattaient sur Poudlard. Je ne sortais plus dans les couloirs du château sans ma cape.
— Ce n'est pas trop tôt, râla Albus en nous voyant descendre du dortoir des filles.
— Tu m'étonnes, enchérit Rachel.
A peine avions-nous quitté l'école pour rejoindre la cabane de notre demi-géant préféré, qu'un vent glacial vint mordre nos joues et balaya nos cheveux dans tous les sens. Albus, en revanche, n'avait jamais paru aussi bien coiffé. Je sentis mon cœur faire un bond dans ma poitrine en voyant la lumière et la fumée s'échapper de la masure. Hagrid m'avait manqué. Albus frappa contre le lourd battant de bois et la porte s'ouvrit aussitôt.
— Albus !, s'extasia Hagrid. Oh, Rose, Rachel, vous êtes là aussi, je ne vous avais pas vues. Entrez !
J'étais super contente de revoir Hagrid. Le demi-géant arborait un immense sourire et flanqua à Albus une claque encourageante dans l'épaule qui manqua de peu de l'envoyer le nez sur le plancher. Rachel ricana et Albus lui lança un regard noir. Hagrid s'activa pour nous préparer du thé et déposa devant nous ses biscuits plus durs que des cailloux.
— Comment allez-vous Hagrid ?
— Mes rhumatismes commencent à devenir pénibles, fit le garde-chasse d'une voix bourrue. Je pense que je vais prendre ma retraite à la fin de l'année.
— Quoi ?, s'insurgea Rachel qui suivait le cours de Soins aux Créatures Magiques avec la plus grande concentration. Vous ne pouvez pas laisser tomber comme ceci Hagrid !
Hagrid eût un sourire nostalgique.
— Je me doutais bien que tu réagirais comme ça.
— Qu'est-ce que vous voulez dire ?, grogna Rachel en croisant les bras.
Albus explosa de rire, probablement pour se venger du ricanement de Rachel lorsqu'Hagrid avait faillit l'envoyer au tapis. Le garde-chasse préféra changer de sujet.
— Et toi, Albus, comment vas-tu depuis vendredi dernier ?
Depuis vendredi dernier ? Comment ça depuis vendredi dernier ? Albus était allé voir Hagrid sans nous ? J'adressai à mon meilleur ami un regard interrogateur mais Albus m'ignora royalement. Rachel avait la même expression d'incompréhension que moi.
— Ca va, affirma Albus, bien que ses yeux dirent le contraire.
— Ca finira par aller, conclut Hagrid.
— On verra.
— Mais de quoi vous parlez punaise ? Albus, tu as été voir Hagrid sans nous le dire ?, s'écria Rachel en tapant du poing sur la table.
Hagrid sembla se rendre compte qu'il venait de commettre un impair et adressa à Albus un regard mi-horrifié mi-désolé. Albus haussa les épaules et évita notre regard.
— Hagrid, est-ce que vous faites toujours l'élevage de Niffleurs ?, fis-je d'un ton innocent.
C'était le moment parfait pour orienter la conversation dans un autre sens. Sans s'en rendre compte, Hagrid et Albus venaient de me fournir une occasion en or. Et moi qui me demandais comment est-ce que j'allais amener le sujet sur le tapis !
— Oui, répondit avec entrain le professeur, les yeux brillants. Mais pourquoi cette question Rose ?, ajouta-t-il avec suspicion.
Ah, Hagrid était bien trop clairvoyant. Tant pis.
— Est-ce que je pourrais vous en…emprunter un ?
Hagrid ouvrit des yeux ronds et éclata de rire, son ventre se secouait tellement fort qu'il faisait sursauter la table et les tasses qui étaient dessus menacèrent de se vider de leur contenu à chaque nouveau hoquet de rire.
— La dernière fois qu'on m'a emprunté un Niffleur, c'était pour le mettre dans le bureau d'un professeur !, dit Hagrid sur le ton de la conversation, comme si mettre des Niffleurs dans un bureau de professeur était tout à fait naturel. Alors, dis-moi Rosie, toi qui es si sage et si intelligente, quelle utilisation comptes-tu avoir de ce Niffleur ?
Je réprimai la vague d'impatience qui menaçait de s'abattre sur moi. Tout le monde me voyait toujours comme étant si sage et si intelligente. A cet instant, ma réputation m'horripila. N'avais-je donc pas le droit de faire, moi aussi, des bêtises ? Mon frère ne s'en privait pas lui ! Je pris brusquement conscience à quel point je m'étais moi-même enfermée dans ce cercle vicieux au nom doux-amer : la renommée.
— Ne me demandez pas ce que je compte faire de ce Niffleur et je ne vous demanderais pas de quoi Albus et vous avez discuté en secret de Rachel et moi.
Albus blêmit et Hagrid toussa pour masquer son embarras plus qu'évident. Rachel me dévisagea avec un regard intense, comme si elle essayait de lire dans mon esprit pour voir ce que je mijotais. Je n'avais absolument pas l'intention de lui dire, mais l'idée qu'elle puisse tenter de m'arracher les vers du nez me mit mal à l'aise. S'il y avait bien une personne à qui j'avais horreur de mentir, c'était Rachel. Des roulements de tambour s'abattirent sur la porte de Hagrid, nous sortant tous de notre torpeur. Le semi-géant avait à peine eut le temps de se lever, que la porte s'ouvrait en grand sur James.
— Hagrid !, beugla mon cousin sans remarquer notre présence, est-ce que vous vous rendez compte que Les Animaux Fantastiques vont encore être édités ! J'ai été invité à la séance de dédicace. C'est trop génial !
Hagrid se mit à rigoler. Rachel, elle, s'était mise à fulminer. Je n'aurais pas été surprise de voir de la fumée sortir de ses narines.
— On ne t'a jamais dit d'attendre à la porte après avoir frappé ? Sombre crétin !, rugit-elle avec fureur.
Ca faisait longtemps que je n'avais pas assisté à une dispute entre Rachel et James. Ca ne m'avait pas manqué du tout. Je n'aimais pas beaucoup les conflits, bien que je sois bien consciente qu'il était important d'en mener certains jusqu'au bout. Il y avait des enjeux qu'il ne fallait pas remettre en question.
James ignora complètement la remarque de Rachel, et se contenta de nous saluer, Albus et moi, d'un petit signe de tête. Il attendait visiblement le verdict d'Hagrid au sujet de cette incroyable nouvelle.
— C'est super James. Tu te joins à nous ?, invita Hagrid après avoir cessé de rigoler.
Rachel lança une œillade hostile à James qui voulait clairement dire « si tu acceptes, je t'éventre ».
— C'est gentil Hagrid, mais je vais décliner, mes amis m'attendent, lança-t-il en désignant du doigt, derrière lui, deux grands gaillards dégingandés.
Hagrid tenta de masquer sa déception, lorsque James commença à refermer le battant de bois sur lui-même. Puis, juste avant que la porte ne se referme, James entra sa tête entre la porte et le mur et lança à l'intention de Rachel :
— Au fait la moche ! N'oublie pas que l'entraînement de ce soir à été décalé à dix-huit heures ! Nous avons bientôt des serpents à éradiquer je te rappelle.
— Quoi ?, s'insurgea Rachel en se levant d'un bond, mais James était déjà parti.
James était effectivement le capitaine de l'équipe de Quidditch de Gryffondor et Rachel et lui-même étaient poursuiveurs, avec une autre fille dont le nom m'avait échappé. Le terrain de Quidditch était en quelque sorte leur no man's land. Il n'y avait que sur leur foutus balais qu'ils étaient capables de s'entendre. Quoi qu'il en soit, une fois James reparti, nous continuâmes de bavarder avec Hagrid et au moment de s'en aller, le professeur me donna mon Niffleur sans me poser de question. A peine l'eussé-je récupéré, que j'eus toutes les peines du monde à l'empêcher de me voler ma montre. Je l'enfermais dans un sac de toile après lui avoir jeté un sort de confusion. A présent, je devais trouver le moyen de m'introduire dans le dortoir de Malefoy pour lui laisser le Niffleur.
Mais il y avait un problème de taille : je n'avais aucune idée de l'endroit où se trouvait la salle commune des Serpentard, bien que j'eusse toujours remarqué qu'ils se dirigeaient en masse vers les cachots après le dîner. Je connaissais plein de gens qui auraient pu savoir. A commencer par Malefoy et Donovan évidemment, mais ça aurait bien trop attiré leurs soupçons. Il y avait Albus aussi, mais un seul regard m'avait dissuadé de lui demander quoi que ce soit pour les prochaines années à venir. Albus n'avait pas aimé le chantage auquel j'avais soumis Hagrid. Chantage dont je n'aurais pas pu profiter si mon cousin ne s'était pas subitement décidé à se montrer aussi cachottier.
Rachel, également, le savait sans doute et elle aurait probablement été très amusée par la bêtise. Elle m'aurait aussi demandé une foule d'explications que je n'avais aucune envie de lui fournir. Je ne voyais pas James faire ce genre de chose : les seules farces qu'il s'autorisait c'étaient celles qui visaient à rendre Rachel complètement dingue.
Il ne me restait plus qu'une seule personne : Arthur Finnigan. Et il se trouvait justement que nous étions encore en retenue ensemble pour un petit moment, alors les occasions de lui parler seul à seule ne manquaient pas. Et conformément à mes prédictions, Finnigan fut enchanté à l'idée de participer à un tel projet et ne m'imposa aucun interrogatoire, ce dont je lui fus très reconnaissante.
— Toi !, hurla Malefoy en me pointant du doigt et s'avançant vers moi d'une démarche furieuse.
— Oulah, ça sent mauvais, commenta Albus en écarquillant les yeux. Je n'ai jamais vu Scorpius dans cet état. Tu as encore explosé votre chaudron Rose ?
Je regardai Albus, outrée. Donovan, qui suivait Malefoy comme son ombre, posa une main sur l'épaule de son ami dans un geste supposé l'apaiser. Cela eût l'effet inverse.
— Je ne me calmerais pas !, tempêta Malefoy à l'adresse de Donovan. Je sais que c'est elle qui a fait ça. Tout est toujours de sa faute !
Heu… Hein ? Mon sang ne fit qu'un tour et je vis rouge.
— Oulalala, reprit Albus après m'avoir jeté un coup d'œil inquiet. Maintenant, ça sent très mauvais.
— Tout est toujours de ma faute, Malefoy ?, explosai-je à mon tour en sifflant. Est-ce que tu te fous de moi ?
Malefoy s'empara de mon avant-bras et me traîna hors de la Grande Salle dans un geste sec. Je me laissais faire, comprenant qu'il voulait nous mettre à l'abri des oreilles indiscrètes. Et le regard mauvais qu'il lança à nos amis les dissuadèrent d'écouter. Une fois seuls, je me dégageai brusquement de son emprise.
— Je sais que c'est toi qui as fait ça, m'attaqua-t-il.
— Qui a fait quoi Malefoy ?, fis-je avec un air innocent qui ne pouvait pas le tromper.
Il me lança un regard noir.
— Tu le méritais. Après ce que tu m'as fait. Tu le méritais, assenai-je, déterminée.
— Tu as fait entrer un Niffleur dans mon dortoir, Weasley ! Un putain de Niffleur !
Je n'avais jamais entendu Malefoy dire des gros mots. Le phénomène était étrange. Ma bouche s'ouvrit d'étonnement.
— Tu as l'air davantage impressionné qu'énervé, constatai-je sans dissimuler le plaisir qu'une telle observation provoquait en moi.
Il se pinça l'arrête du nez et ferma les paupières, avant de pousser un lourd soupir.
— Comment tu as fait ?
De toute évidence, la question lui brûlait les lèvres depuis un moment. Je me contentai, pour toute réponse, d'un sourire narquois. Confronté à mon silence, il insista.
— Dis-moi comment tu as fait.
— Non.
— Pourquoi ?
— Parce que.
— C'est à cause de ce que je t'ai dit la dernière fois au sujet de tes règles ?
Ma main rejoignit sa joue dans un geste si violent et si inattendu qu'il me fallu plusieurs secondes pour réaliser ce qui venait de se passer. Je venais de gifler Malefoy. Je. Venais. De. Gifler. Malefoy. Oh, malheur. C'était quand même la deuxième fois que je le giflais depuis le début de l'année scolaire. Avant ça, je n'avais jamais giflé personne. Je relevais les yeux sur lui, un peu inquiète de son manque de réaction. Il se massait simplement la joue en me fusillant du regard. J'eus aussitôt envie de creuser un trou et de me cacher dedans pour toujours.
— Je crois qu'on a un gros problème pour communiquer, lâcha Scorpius sur le ton de la conversation.
— Sans déconner !, taclai-je avec humeur. La semaine prochaine, tu fais quoi ?, l'interrogeai-je ensuite d'un ton autoritaire, décidée à dévier le sujet sur quelque chose de plus agréable qu'un règlement de compte.
— Pourquoi tu me demandes ça ?, fit-il avec un insupportable sourire narquois.
Il savait très bien. Je levai les yeux au ciel, fatiguée par son manège.
Finalement, j'avais réussi à convaincre Malefoy de reporter notre petit rendez-vous à la semaine suivante. Il s'était bien avisé de ne plus me faire de remarques sur mes règles et heureusement pour ses parties génitales. On devait se retrouver ce soir, après ma retenue, en haut de la tour d'Astronomie. Et j'étais donc là, nue dans la salle de bain, mes différents sous-vêtements étalés sous mes yeux.
D'habitude, je me fichais de ce que je mettais tant que c'était sexy et confortable, n'accordant aucune importance aux éventuels ensembles. Mais Malefoy ne m'avait jamais vue en sous-vêtements et même si son opinion m'indifférait, je ne tolérerais pas qu'il se moque de moi. Je poussais un long soupir. D'un autre côté, je ne voulais pas lui donner l'impression que je m'étais mise sur mon trente-et-un pour sa petite gueule. Après un débat houleux avec ma voix off – qui me houspillait pour que je ne change rien à mes habitudes, je décidai d'enfiler les premiers sous-vêtements qui me viendraient sous la main en fermant les yeux. Je me retrouvais donc avec un soutien-gorge en dentelle noire et une culotte en coton rose pale.
De toute façon, je n'étais pas en couple avec Malefoy, et il n'y avait donc aucune raison pour que je fasse le moindre effort vestimentaire pour lui. Est-ce que lui il allait se prendre la tête pour ses caleçons ? J'en doutais. Si ça se trouve il n'en mettait même pas. J'espérais qu'il n'était pas du genre à porter des slips, autrement mon enthousiasme allait fondre comme neige au soleil.
Une fois que le préfet nous eût raccompagnés, Arthur et moi, devant le portrait de la Grosse Dame, j'eus toutes les peines du monde à partir pour aller retrouver Malefoy. En voyant que je ne m'arrêtai pas devant le portrait et que je m'apprêtai à continuer mon chemin l'air de rien dans le couloir du septième étage, Finnigan fronça les sourcils.
— Où est-ce que tu vas comme ça Rose ? Tu prépares un autre mauvais coup ?
Je lui lançai un sourire mystérieux, espérant qu'il se satisfasse de cette réponse.
— Je peux venir avec toi ?, me demanda-t-il, les yeux taquins.
Un élan de panique fit frissonner ma colonne vertébrale.
— Non !, m'exclamai-je, brusque.
Arthur ne cacha pas sa surprise et sa… déception ? Je m'en voulus aussitôt et je fis un pas dans sa direction.
— Désolée Arthur, mais ça, c'est quelque chose que je dois faire seule, m'excusai-je.
Il hocha la tête, pour me montrer qu'il comprenait.
— Arthur ?, l'interpellai-je.
Il se retourna à nouveau sur moi.
— Tu peux garder ça pour toi s'il-te-plaît ?, implorai-je.
— Pas de soucis, Rose.
Il me fit un clin d'œil, donna le mot de passe à la Grosse Dame, et entra dans notre salle commune. Réalisant que maintenant, je devais parcourir le château pour aller retrouver Scorpius Malefoy, en pleine nuit, pour faire… ce que nous avions envie de faire, une pierre tomba dans mon estomac. J'étais prise d'un inexplicable sentiment de malaise, et il me fallut un petit moment pour mettre un mot sur ce que je ressentais. En fait, j'étais stressée.
Et pourtant, quand j'arrivai enfin en haut de la tour d'Astronomie, essoufflée d'avoir monté toutes ces marches et que je vis la silhouette de Malefoy se découper contre la lumière lunaire, mon angoisse s'évanouit aussitôt : ce n'était que Scorpius Malefoy après tout.
Il se retourna en m'entendant arriver.
— Tu souffles comme un bœuf Weasley, remarqua-t-il.
Je résistai à l'envie de le gifler. Encore. Je n'avais pas monté toutes ces marches pour les redescendre aussitôt.
— Tu veux qu'on aille se balader ou …, me demanda-t-il platement.
— Je ne suis pas venue ici pour me balader.
— Ah je vois, t'es comme ça toi. Tu rentres direct dans le vif du sujet.
— Ce n'est pas comme si on avait grand-chose à se dire.
Je remarquai soudain l'air dépité et coupable qu'arborait le Serpentard.
— Hé, Malefoy, ça va ?
— Je suis en train de faire une grosse connerie… marmonna-t-il en passant une main sur son visage.
Mais il se foutait de ma gueule ou quoi ?! Je le regardai, sidérée, mais il ne capta pas mon regard scandalisé.
— Tu plaisantes ?, l'attaquai-je avec véhémence.
Sa moue coupable parlait pour lui : non il ne plaisantait pas. Qu'à cela ne tienne. Je m'approchai de lui, jusqu'à se que nos torses se touchassent et qu'il se décidât enfin à me regarder dans les yeux.
— Tu ne vas quand même pas te dégonfler Malefoy ?
— Arrête de m'appeler Malefoy, j'ai l'impression que tu parles à mon père.
— Comme tu voudras… Scorpius.
Je le sondai du regard et Scorpius me dévisagea comme si j'étais le serpent du jardin d'Eden, et lui Eve. Enervée qu'il me scrutât de la sorte, et du désir que son regard fît naturellement naître en moi, je décidai de prendre les choses en main.
[DÉBUT DU LEMON]
— Arrête de réfléchir, assenai-je abruptement.
Puis, sans lui laisser le temps d'y songer davantage et n'y tenant plus, j'agrippai le col de sa chemise et plaquai mes lèvres sur les siennes. Il perdit aussitôt toute sa retenue et passa à son tour ses mains sur mon visage, sur ma chute de reins, sur mes hanches, comme s'il craignait que je m'en allasse. Une vague de chaleur s'abattit sur moi lorsqu'il força le barrage de mes lèvres pour joindre sa langue à la mienne.
Ce n'était ni brutal ni tendre, ni violent ni sentimental. C'était divin, fougueux, éreintant. A chaque fois que sa main passait sur ma peau, celle-ci s'embrasait, comme si elle reconnaissait son contact. J'avais entrepris, avec des petits gestes saccadés et excités de défaire sa chemise mais mes doigts tremblaient tellement que je n'arrivais à rien. Je le sentis esquisser un sourire moqueur contre mes lèvres, ses dents ripant contre ma bouche. Mais il se foutait de moi l'enfoiré ! Vexée, je m'arrêtai immédiatement et le repoussai en l'incendiant du regard.
Mais ses prunelles brillaient d'excitation et même si j'étais en colère et indignée, il semblait finalement ne pas vouloir me laisser partir. Il me rattrapa et m'emprisonna dans ses bras.
— Pas si vite.
Comment ça « pas si vite ? ». Il ne voyait pas que j'étais énervée ! Sans se préoccuper de mes états d'âme, il m'embrassa à son tour, et envoya valser mes convictions par la même occasion. Je tirais ses cheveux, il me mordait la langue. J'inspirais son air, faisais rouler mon oxygène dans sa bouche. Jamais un baiser ne m'avait mise dans un tel état auparavant. J'étais au bord de l'apoplexie. Tout mon derme me semblait glacé par rapport aux sillons enflammés que son toucher laissait sur ma peau. Je frissonnais alors que je n'avais ni froid, ni peur. J'étais entre le bien-être le plus total et l'excitation la plus folle. Si ses mains n'avaient pas parcourue mon corps de la sorte, jamais je n'aurais soupçonné l'existence de toutes ces terminaisons nerveuses qu'il mettait à rude épreuve. J'avais l'impression de me redécouvrir.
Malefoy… non. Scorpius, embrassait vraiment bien. Sa bouche quitta soudainement la mienne pour les contours de ma mâchoire, mon cou… Je penchai la tête en arrière pour lui laisser un libre-accès à ma chair. Je crus mourir de plaisir quand sa langue glissa le long de ma jugulaire avant de remonter jusqu'à mon lobe d'oreille, qu'il mordilla. Je lâchai un gémissement bruyant. Cela sembla accentuer son excitation car il m'agrippa les fesses sans ménagement et me colla à son bassin. Je pouvais sentir son érection contre mon ventre à travers le tissu de nos vêtements.
Vêtements qui m'encombraient plus qu'autre chose. Malefoy ne m'avait jamais semblé autant habillé. J'entrepris à nouveau de défaire les boutons de sa chemise, tentant de contrôler les tremblements de mes mains, alors qu'il continuait de jouer avec mon lobe d'oreille, le léchant, le caressant, l'aspirant même. Mais Scorpius remarqua mon entreprise et emprisonna mes poignets dans une seule de ses mains. Sa paume était large et ses doigts très long… Je rougis et lui lançai un regard incertain.
Il me dévisagea et ses yeux me clouèrent sur place, assombris par le désir. Je tentai un mouvement pour libérer mes poignets mais il était définitivement bien plus fort que moi et il en profita pour m'attirer encore davantage contre lui. Je ne résistai même pas, curieusement excitée par son manège.
— Pas ici, murmura-t-il d'une voix rauque.
Qu'est-ce qu'il voulait dire ? Je fronçai les sourcils. Mon désarroi l'amusa. Connard.
— Tu n'as quand même pas l'intention de me déshabiller ici, Rose ?, s'amusa-t-il.
— Je me fiche bien de l'endroit du moment que je peux te toucher !, protestai-je avec passion, m'efforçant de ne pas analyser la façon dont il avait prononcé mon prénom, pour la première fois.
Il haussa un sourcil moqueur.
— Viens.
Il relâcha soudainement mes poignets qu'il tenait toujours contre lui et s'éloigna de moi. Dès qu'il s'était écarté, je m'étais figée, comme gelée par le manque de chaleur qu'émettait son corps contre le mien. Voyant que je ne le suivais pas, Scorpius se retourna.
— Qu'est-ce qu'il y a ?
Je secouai la tête pour me remettre les idées en place. Ce mec mettait tous mes sens en émoi, c'était intolérable. Pourtant, je le suivis dans les escaliers sans discuter, ignorant où il allait, mais bien déterminée à voir où est-ce que tout ce bordel pouvait m'emmener. On se retrouva devant la porte de la salle de Métamorphose et d'un simple Alohomora, Scorpius déverrouilla la porte. Il s'inclina ridiculement tout bas et m'invita à entrer avec un sourire coquin.
— Après vous, ma chère.
Me prêtant au jeu, j'esquissai une pitoyable révérence en souriant avant d'entrer. Scorpius était un véritable obsédé : se déshabiller dans une salle de classe ? Pourvu que le concierge ne passe pas par ici… Je flippais à mort. « Menteuse ! », cria soudain ma voix off. Je la fis taire sur-le-champ. Inutile qu'une voix débile commentât tous mes faits et geste dans un moment pareil. Quand j'entendis la porte se refermer sur Malefoy, mon sang se glaça dans mes veines. Nous étions seuls, à l'abri des regards. Tout pouvait arriver. Scorpius jeta négligemment un sort sur la porte pour la verrouiller et insonoriser la pièce. Mon cœur se mit à tambouriner furieusement dans ma poitrine et du plomb vint se nicher dans mon ventre. On y était.
Ne supportant pas de ne rien faire et de rester plantée là comme une andouille, je m'assis sur un pupitre et dévisageai Scorpius. Son regard était tellement intense que j'avais l'impression qu'il pénétrait tout mon corps et qu'il pouvait lire dans mes pensées. Sans me quitter des yeux, et avec le même air sérieux et impassible qu'il arborait si souvent, il posa sa baguette sur une table et entreprit de défaire chacun des boutons de sa chemise avec des gestes délibérément lents, tout en s'avançant vers moi.
A chaque morceau de peau qu'il dévoilait, je pouvais sentir mes joues s'enflammer un peu plus. Son torse n'était pourtant pas spécialement musclé, mais il était bien dessiné et sa peau d'albâtre semblait aussi lisse et douce que le marbre. Je rêvais de le toucher et Malefoy sembla lire dans mes pensées, car quand il défit enfin le dernier bouton de sa chemise, il prit mes poignets entre ses paumes, et toujours sans me quitter des yeux, posa mes mains sur lui.
La sensation était indescriptible. Je pouvais sentir les battements de son cœur, aussi erratiques que les miens. Je pouvais sentir sa peau frissonner à mon contact. Je pouvais effleurer ses tétons et le sentir se raidir. Je pouvais le griffer ou bien laisser courir mes paumes partout sur lui. Je dus prendre sur moi pour ne pas recouvrir chaque centimètre carré de son épiderme du mien. A la place, je lui retirai sa chemise. Et mes mains retrouvèrent naturellement leur place sur le torse du Serpentard.
— Tes mains sont brûlantes, dit-il d'un air qui frôlait l'indifférence.
— Je ne sais pas trop quelle partie de mon corps n'est pas chaude Malefoy.
Wow ! C'était moi qui disais ça ? Je me mordis la lèvre, comme pour me retenir de dire d'autres conneries du même acabit.
— Scorpius, corrigea-t-il automatiquement.
— Scorpius…, repris-je d'une voix incandescente.
Mais je n'eus pas le temps de finir qu'il fondit sur moi et que ses lèvres écrasèrent les miennes. Comme à chaque fois qu'on s'embrassait, mon sang bouillonna sous ma peau et celle-ci me parut hypersensible. Bien que j'eusse les yeux clos, tout m'apparaissait avec une insupportable clarté. Je sentis ses mains effleurer chacune des mes courbes sans jamais s'attarder dessus, ce qui m'émoustilla et me frustra au plus haut point. Et puis ses paumes s'arrêtèrent sur mes genoux, au dessus de mes mi-bas de laine. Il m'était impossible de ne pas penser à quel point ses mains étaient proches de mon entre-jambe, et d'ailleurs, elles commencèrent à remonter le long de mes cuisses, me faisant frissonner.
Le baiser de Malefoy s'était fait impatient, chaud, langoureux quand il agrippa ma culotte. Ma culotte rose pâle dépareillée. Putain ! Pourquoi je pensais à un truc pareil dans un tel moment ? Les lèvres de Scorpius quittèrent les miennes et déposèrent une myriade de légers baisers dans mon cou qui me rendirent dingue. Je rejetai la tête en arrière pour mieux les apprécier et poussai un soupir appréciateur. Voyant qu'il entreprenait de me retirer la fameuse culotte, je soulevai mes fesses du pupitre, prenant appui sur la table d'écolier. Il la fit glisser le long de mes jambes, accompagnant le mouvement du tissu en me caressant. Ses doigts remontèrent à mon intimité, dissimulée par ma jupe.
— Ah je vois tu es comme ça Weasley.
Vive comme l'éclair, je saisis ma baguette pour la pointer sur lui, la fureur commençant à courir dans mes veines comme un acide. Je voyais très bien ce à quoi il faisait allusion.
— Ouais, je suis comme ça, Malefoy. Si tu n'as jamais vu un sexe qui n'est pas complètement épilé, c'est pas mon problème. Je ne vais quand même pas te donner un cours d'anatomie féminine, et encore moins m'épiler entièrement la chatte pour retrouver le pubis d'une gamine de quatre ans.
Malefoy parut impressionné par mon petit discours. Jamais aucun mec n'avait dicté la façon dont j'apprivoisai mon corps, je n'allais certainement pas commencer avec lui.
— Ce n'est pas ce que j'ai dit, dit-il, étrangement calme, sa main toujours contre moi.
— J'anticipe, répliquai-je d'un ton cassant.
Il enfonça soudain deux doigts en moi, qui glissèrent entre mes chairs fondantes et je poussai un râle de frustration quand il les retira dans un mouvement d'une lenteur exagérée.
— Tu l'avais anticipé, ça ?, railla-t-il.
Je lui lançai un regard noir mais il recommença son manège plusieurs fois sans me quitter des yeux, me faisant trembler et haleter de plaisir. Puis, il se mit à genoux sur le sol, si bien que sa tête se retrouvait entre mes cuisses, ce qui n'aurait pas été possible s'il avait été plus petit. Il prit doucement mes chevilles pour poser chacune de mes jambes sur ses épaules, et brusquement, attrapa mes hanches pour rapprocher mon sexe de sa bouche. Impatiente, j'agrippai la table avec mes mains pour conserver l'équilibre.
Sa langue rejoignit ses doigts qui avaient repris leur insupportable activité et une nouvelle vague de chaleur coula sur moi. J'étais tellement excitée que je pouvais sentir ma moiteur dégouliner le long de la chair de Scorpius et entre mes fesses. L'alternance entre ses coups de langues, chauds, lourds, et humides et son souffle désordonné caressant mon sexe me rendait dingue. Je ne pouvais m'empêcher de pousser des petits cris à chaque fois ses doigts me pénétraient, relayés par son impitoyable langue qui ne cessait de courir sur mes lèvres, effleurant mon clitoris sans jamais s'attarder dessus.
J'aurais voulu que cet instant dure éternellement, mais au bout d'un moment, Malefoy reposa mes jambes – tremblantes – sur le sol, et se releva, me dominant de toute sa hauteur. Sans trop savoir pourquoi, je déglutis.
— Il y a un feu qui brûle en toi, Rose, déclara-t-il abruptement en posant ses mains sur le pupitre, me piégeant entre ses bras par la même occasion.
Je me demandai vaguement s'il faisait référence au plaisir qu'il venait de me donner ou bien à autre chose de plus… intime. Je préférais ne pas trop savoir.
— T'es con putain, plaisantai-je mollement, une nouvelle fois mal à l'aise par ses propos.
— Tu es très grossière aussi, tacla-t-il.
Je ne relevais pas, après tout, il n'avait pas tort. Mais plutôt que de m'attarder sur ses insanités, je préférais passer une main derrière sa ceinture et l'attirer à moi. La bosse qui déformait son pantalon me narguait depuis tout à l'heure et le cunnilingus qu'il venait de me faire m'avait laissé dans un tel état d'excitation que je n'avais plus la patience pour ses autres jeux. Je le voulais en moi, et je le voulais maintenant.
Je défis la boucle de sa ceinture, me battis avec son bouton et descendis sa braguette dans un geste impatient et assuré. Je pouvais sentir ses prunelles sur mon visage, imperturbables. Impossible de savoir à quoi il pensait. Une fois son sexe libéré, je m'en emparai et entamai de lents va-et-vient. Scorpius laissa échapper un râle de plaisir et ses paupières se fermèrent, comme pour mieux savourer la caresse. Le voir ainsi, complètement à ma merci, offert, et en train de prendre son pied me procura un sentiment de toute-puissance. J'avais encore plus envie de lui.
Je déposai un filet de salive sur mon pouce avant de le faire glisser sur toute la longueur de son pénis. Il gémit en poussant de petits soupirs. Je luttai contre l'envie de me moquer de lui.
— Arrête, souffla-t-il comme s'il venait de courir un marathon.
— Pourquoi ?, l'asticotai-je sans m'arrêter, un grand sourire goguenard étirant mes lèvres.
Je savais très bien pourquoi. Mais ce n'était décidément pas tous les jours que je pouvais me vanter d'avoir le contrôle sur Scorpius Malefoy. Il retira ma main de son membre et dans un geste brusque, m'attira à lui. Mon intimité humide se retrouva contre son sexe tendu à l'extrême. J'en eus le souffle coupé.
— Parce que, coupa-t-il.
Et sans autre forme de procès, il me pénétra en me regardant droit dans les yeux. Je poussai un long soupir de soulagement quand, enfin, il m'emplit entièrement. Je nouai mes jambes autour de son bassin pour l'inciter à me prendre encore plus profondément et plus vite. J'en voulais plus. C'était tellement bon !
Je gémissais longuement à chacun de ses à-coup, et Malefoy, dont je pouvais sentir le torse se soulever contre ma poitrine, me murmurait à l'oreille des insanités qui ne faisaient qu'accentuer la sensation : j'avais l'impression de me noyer dans un océan de plaisir. Une tempête faisait rage en moi, des déferlantes de désir pur se heurtaient à son pénis, me secouaient de part en part, me plongeaient dans les abîmes des plaisirs de la chair. Je me mis à griffer le dos de Scorpius, à agripper ses cheveux, pour le rapprocher toujours plus de moi. Il me mordillait le lobe de l'oreille quand son orgasme mit fin aux festivités, beaucoup trop tôt à mon goût. Une fois de plus, je n'avais pas eût le temps de venir.
On resta un instant comme ça, luisants de sueur, le souffle court, les cheveux et les fringues dans tous les sens. Puis Malefoy se retira dans un geste lent qui m'arracha un grondement rauque avant de remettre son caleçon et son pantalon. Je savais qu'une fois de plus il me lorgnait, mais j'étais incapable d'affronter ses pupilles. J'étais tétanisée, bien que mes jambes tremblaient encore. Ma culotte gisait sur le sol.
— Tu n'as pas joui n'est-ce pas ?, me demanda-t-il abruptement.
Sa question me stupéfia. Je mis un moment avant de répondre, prenant le temps de réfléchir.
— Si, j'ai joui. Je crois que la question que tu te poses, c'est plutôt « est-ce que tu as eu un orgasme ? ». Et la réponse est non, je n'ai pas eu d'orgasme, expliquai-je, un peu affligée, un peu déçue, un peu tremblante.
— Pourquoi ?
C'était super indiscret mais il avait l'air de s'en foutre complètement. Il n'avait pas non plus l'air, à ma grande surprise, de vouloir me poser cette question dans un souci de performance. A chaque fois que j'avais couché avec un garçon, il avait toujours ponctué l'acte sur un pitoyable et insupportable « alors, c'était comment ? », qui avait le don de gâcher le moment. Mais visiblement, pas Malefoy. Lui, il avait tout de suite compris, sans que je lui dise ou rien, que je n'avais pas eu d'orgasme, même si j'avais effectivement pris mon pied.
— Waouh je suis vraiment touchée par ta sollicitude, plaisantai-je, mal à l'aise.
— Non mais je ne peux pas te laisser partir si je ne t'ai pas donné d'orgasme.
J'émis un rire jaune, pour masquer ma gêne. J'étais quand même sidérée, et agacée qu'il ait cerné de la sorte mon plaisir.
— Pour qui tu te prend, j'ai besoin de personne pour jouir !
— Qu'est-ce que tu veux dire ? Tu n'as jamais eu d'orgasme en t'envoyant en l'air ?, demanda-t-il réellement intrigué.
C'est sûrement ce qui me poussa à lui répondre franchement.
— Bah… J'y arrive très bien toute seule.
Jamais je n'avais confié ça à quelqu'un, et je sentis immédiatement mes oreilles chauffer furieusement.
— Montre-moi, ordonna-t-il.
Est-ce qu'il se rendait compte de ce qu'il me demandait ? Je croisai son regard. Oui, il savait. Un bulle de chaleur, aussi fragile qu'une bulle de savon, éclata dans ma poitrine, diffusant son parfum de rose et de miel dans tout mon corps. Presque instantanément, je sentis mon sexe se mouiller. Alors, grisée par le désir que sa demande faisait naître en moi, je commençai mon effeuillage, retirant un à un chacun des vêtements qu'il me restait sous l'œil lubrique de Malefoy.
Au moment où, enfin, je me retrouvai nue sous ses rétines ardentes, je sus que je m'apprêtais à vivre l'un des instants les plus érotiques de toute ma vie.
[FIN DU LEMON]
NOTE DE FIN DE CHAPITRE :
Bon, il s'agit là de mon tout premier lemon, alors j'espère ne pas vous avoir déçu. (J'appréhende à mort vos retours !).
Des bisous !
