REVIEW de Fortarômette :

Rating : ceci va un review décomposée.

L'autre principale raison pour laquelle je ne commente pas souvent se résume au temps que j'ai mis à répondre : la procrastination (d'où la nécessité d'une motivation importante par la fiction). Merci encore de ta réponse qui m'a fait très plaisir et surtout je suis ravie que ma précédente review te plaise ! Je suis très touchée de l'attention que tu lui as portée !

Je comprends très bien ce que tu veux dire sur le site : je constate cependant que c'est très dommage car elle mérite largement un sacré paquet de reviews et je connais beaucoup de fic plus suivies (sans être méchante) qui ne t'arrivent pas aux pieds du chaudron.
De plus ça me fait craindre pour la suite de ton histoire qui possède une intrigue ambitieuse (et pour laquelle je me suis inquiétée dernièrement). Je dois reconnaître que tu nous régales toujours autant par la taille de tes chapitres (et leur qualité d'écriture évidemment mais je me répète après). Tu es la reine du suspense par contre, ça se fait pas de laisser les lecteurs sur de telles coupures ! Je te pardonne parce qu'au moins on a la résolution directe dans le chapitre suivant et pas deux ou trois chapitres de contournement. Enfin, je dois dire que j'aime beaucoup la relation Potter-Davis qui s'intègre très bien dans le récit.

Merlin, je voulais dire "ceci va être une review décomposée", c'est consternant.
Bref, j'espère que tu vas continuer et que tu prends toujours autant de plaisir à écrire cette fiction surtout !

Mea culpa pour le temps de réponse et pour l'organisation atroce de ma review. Finite !

Par contre mon pseudo c'est Fortarômette mais le ô ne passe pas et j'oublie une partie du mot une fois sur deux. Sur l'échelle de la review bordélique et de l'anecdote sans intérêt je me pose là. "La peur d'un nom ne fait qu'accentuer la peur elle-même" : je ne veux pas que tu sois traumatisée par mes pseudos chelous. Mea culpa également de mon style parfois agressif et abrupte : je me soigne.

FINITE (mais vraiment).

RÉPONSE de l'auteur :

Salut Fortarômette !

(Et oui, ici tout se passe pour écrire et mettre des ô. Du coup je vais en profiter et maintenant que je connais pour de bon ton pseudo, t'inquiète que tout se passera très bien… OMG j'ai l'impression de passer pour un psychopathe qui va manger des enfants).

Ah… La procrastination… Quel fléau ! Je comprends que ce soit chiant parfois, de reviewer, d'autant plus qu'en tant que lecteurs/public/gens/parfois porte-monnaie sur pattes, les gens soient très sollicités et cela peu être gonflant. Alors forcément quand on a l'opportunité de ne pas laisser de review et que notre canapé ou une autre review ou n'importe quoi d'autre nous attend, je comprends qu'on ai envie de se diriger vers autre chose. Mais bon, je pourrais aussi dire que je préfère procrastiner qu'écrire et publier mes chapitres. J'ai parfois l'impression que les lecteurs pensent que les chapitres suivants leur sont du et c'est relou. Genre, vraiment. )

Hé bien j'ai été très touchée par ta review, qui était super gentille et pleine de compliments ! ^^

Ah j'ai bien aimé l'expression « au pied du chaudron ». ^^ Ca me fait penser à un texte sur les chaudrons que j'avais écrit… Peut-être que je le publierai ici un de ces quatre.

Je suis désolée que tu te sois inquiétée pour la publication ! N'hésite pas à me suivre sur ma page facebook (Melody HPF) ou bien sur mon compte instagram ( melodyhpf) pour ce genre de choses. Je tiens toujours au courant mes lecteurs quant au rythme de publication et tu peux m'y envoyer un mp très facilement.

Ah les cliffhangers, c'est parce que je veux que vous soyez au rdv au chapitre suivant en fait haha ! ^^ En tout cas, si je suis pardonnée, tout va bien.

Si tu aimes la relation Potter-Davis, tu devrais être contente de la surprise qui arrivera bientôt ).

Ne t'en fais, je m'éclate toujours à écrire cette fiction même si cela me prend un temps parfois phénoménal, d'autant plus que je bêta-corrige des auteurs très productifs et que je maintiens mes réseaux sociaux en vie. Puis évidemment, j'ai une vie en dehors de la fanfiction donc… voilà, c'est parfois compliqué de gérer tout ça mais j'y prends du plaisir donc finalement… je le vis bien. ^^ T'en fais pas pour les pseudo chelou, j'ai eu des lecteurs qui en avaient des bien pires ! haha. Puis je suis mal placée pour donner des conseils là-dessus, car je ne me suis vraiment pas foulée pour le mien XD.

Encore merci pour ces petites reviews toutes plus adorables les unes que les autres et à bientôt j'espère !

REVIEW de Az :

Salut, je voulais juste te laisser un commentaire pour te dire que j'ai juste dévoré ta fiction. C'est vraiment génial, bien écrit, intéressant, original... Fin bref tout ce qu'on peut dire de positif !
J'ai vraiment hâte de connaître la suite des aventures (ou emmerdes) de Rose, et je ne peux que vivement t'encourager à continuer. :p Biz et bon courage surtout

RÉPONSE de l'auteur :

Merci beaucoup pour ton commentaire Az, qui m'a fait très plaisir ! J'espère que la suite sera à la hauteur de tes attentes ! Tes compliments m'ont touchées alors j'espère que je parviendrais à rester à la hauteur.


J'espère que vous allez tous bien, je voulais juste vous informer rapidement, mon pc étant décédé je ne sais pas quand est-ce que je vais pouvoir finir d'écrire le chapitre suivant (je suis en train de tester des solutions alternatives, on verra ce que ça donne). Si vous voulez savoir où j'en suis n'hésitez pas à vous abonner à mon compte instagram ou fb ( melodyhpf) ou même à m'envoyer un mp. Sinon, pour ceux que ça intéresse, j'ai écris le missing moment entre James et Rachel. Si vous voulez le lire, faites le moi savoir.

Bonne lecture à tous !

Oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Je me rendis compte, en pénétrant le salon du manoir de Scorpius, que beaucoup d'invités étaient déjà arrivés et discutaient gaiement avec un verre à la main, n'ayant pas encore remarqué notre présence, ni celle du roi de la fête. L'entrée donnait directement sur la pièce principale. Sur un guéridon dans l'angle, une pile de cadeaux était installée et j'allais discrètement y ajouter le mien. J'avais acheté une petite montre à gousset avec les initiales de mon cousin gravée au dos. Le bijou avait plein d'options différentes et farfelues, mais ma préférée était qu'on pouvait poser une alerte dessus, indiquant si une personne qu'on voulait éviter s'approchait. Non pas qu'Albus eût besoin d'un tel gadget mais j'étais certaine que cela le ferait rire.

En revenant vers lui, ma meilleure amie et le Serpentard, j'examinai rapidement les lieux. Je pouvais en dire beaucoup de choses, et surtout du mal, mais je devais reconnaître que le blond savait recevoir. Le salon était éclairé par une lumière tamisée, essentiellement des bougies et deux feux de cheminée, qui rendait la grande pièce un peu plus conviviale et qui la plongeait dans une semi-obscurité propice à la fête. Un grand espace était dégagé au centre, sûrement pour permettre aux gens de danser sur la musique qui pulsait à travers des enceintes magiques indétectables. Au fond, une longue table était repoussée contre le mur et faisait office de buffet, offrant de nombreux verres ouvragés, du Whisky Pur Feu, des jus de fruits et des petits amuse-gueules. Sur le côté, quatre énormes canapés se faisaient face afin que les invités puissent s'asseoir et discuter.

— Tu as invité tout Poudlard ou quoi, Albus ? dis-je, tandis que mes yeux balayaient l'espace.

Mon regard tomba notamment sur Eglantine Zabini, élégamment vêtue et plus loin sur Sasha, qui sirotait sa boisson avec une paille tout en épiant les alentours comme un rapace. Je ne la sentais pas vraiment cette soirée. Heureusement que j'avais pu inviter Arthur.

— Pas spécialement, mais je crois que le fait que je voulais faire mon anniversaire ici s'est vite su et beaucoup de gens se sont incrustés, expliqua-t-il en soufflant, mi-amusé, mi-exaspéré.

— Classique, commenta Rachel d'un ton blasé.

— Je ne sais pas s'ils étaient davantage intrigués parce que c'était l'anniversaire d'Albus ou bien parce que c'était ma maison, répondit Malefoy d'un air hautain qui me hérissa le poil.

— Tu as pu te débarrasser de tes parents ? s'enquit Al' auprès du Serpentard, ignorant sa remarque orgueilleuse.

— Oui, ils sont partis en week-end chez ceux d'Eglantine. C'est pour ça qu'elle est là. Et du coup, il y a de la place pour tout ceux qui seront trop bourrés pour rentrer chez eux.

— Merci Scorpius, ça compte beaucoup pour moi ce que tu fais là, dit Albus.

— Zabini est là ? s'indigna ma meilleure amie, lisant dans mes pensées.

Au moins je n'étais pas la seule à penser que Zarbini méritait de crever dans un cachot. Cela dit, Rachel pensait peut-être cela davantage par solidarité que par réelle antipathie. Albus et Scorpius échangèrent un regard entendu et un sourire complice que la blonde ne remarqua pas mais qui me fit tiquer.

— Luke est arrivé ? demanda mon cousin, visiblement nerveux.

— Oh, à ce propos… commença Scorpius avant de prendre le Gryffondor à l'écart.

Rien que pour le faire chier, je le suivis. Rachel m'imita.

— J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle, déclara le Serpentard d'un air préoccupé, ignorant complètement notre présence.

— Tu as décidé d'être moins con mais ça n'a pas marché ? suggérai-je avec un semblant d'espoir.

Il souffla, agacé, et me jeta un regard supérieur. Rah, qu'est-ce qu'il pouvait me gonfler !

— Je peux savoir ce que je t'ai fait, Weasley ? fit Scorpius d'un air victorieux.

Le salaud. Il savait que je n'allais rien dire devant Albus. Je pinçai les lèvres pour retenir un flot d'insanités que ses oreilles de bourge n'auraient pu supporter et lâchai à la place un lamentable :

— Tu existes.

— Balance, ordonna Albus, non sans avoir levé les yeux au ciel suite à mon attitude.

— Luke n'est plus avec Eglantine, informa Scorpius.

Je fronçai les sourcils et nous marquâmes une pause, sous le choc.

— Attendez… c'est la bonne ou la mauvaise nouvelle, ça ? s'enquit Rachel, l'air perplexe.

— La bonne. Du coup, la mauvaise ? fit le brun en redoutant la suite.

Nous nous tournâmes d'un même mouvement vers notre hôte.

— Il est avec une certaine Natasha, conclut ce dernier.

Je vis très nettement mon cousin serrer les dents et j'eus un élan de compassion pour lui. Il essayait d'agir comme si cela ne lui faisait rien mais je pouvais bien voir qu'il était touché. Il se détourna vivement de nous et se dirigea vers sa foule d'invités.

— Albus ! lançai-je essayant de le retenir.

J'avais peur qu'il ne s'en allât faire une bêtise qu'il allait ensuite regretter. Il semblait vraiment perturbé. Scorpius me retint par le bras, m'empêchant de partir à sa poursuite, et, après nous avoir lancé un regard suspicieux, Rachel s'en alla rejoindre Albus pour le réconforter.

Une fois seuls, je lançai une œillade torve à Scorpius, dont la poigne reposait toujours autour de mon avant-bras. Il me lâcha vivement, comme s'il s'était brûlé. Je haussai les sourcils pour l'inviter à me dévoiler ce qui se passait.

— Albus m'a dit que tu tenais à ce que Finnigan soit ici…

J'attendis qu'il poursuive et, après un moment, constatant qu'il n'en faisait rien, je compris qu'il escomptait de moi que je m'explique.

— Oui…

— Pourquoi ?

Je n'arrivai pas à déterminer s'il était jaloux ou bien juste curieux.

— C'est mon ami, me défendis-je.

— Tu te permets d'inviter tes amis à l'anniversaire de ton cousin, toi ?

— Tout Poudlard est ici, je ne vois pas ce que ça peut faire. Et puis, il fallait bien que quelqu'un m'aide à supporter l'hôte de la maison, rétorquai-je du tac au tac.

Son visage se ferma automatiquement et je ne retins pas un soupir agacé.

— Surtout s'il faut qu'il revête sa face de robot contrarié et qu'il me lance des regards hautains et condescendants, ajoutai-je.

— De quoi tu parles ?

— De toi, de ton masque de merde, et de ton attitude sur la voie 9/¾.

Il fronça les sourcils, comme s'il ne voyait pas ou je voulais en venir.

— Laisse tomber, capitulai-je. As-tu invité Arthur ?

— Il s'est ramené avec une caisse pleine de Whisky Pur Feu, commenta-t-il, visiblement un peu dérouté.

J'esquissai un sourire que j'espérais radieux et plantai là le blond pour trouver Arthur, que je n'avais pas vu depuis un mois et qui m'avait beaucoup manqué. Il se trouvait près du buffet avec une bande de garçons que je n'avais jamais rencontrée et était en train de leur raconter une anecdote sur la façon dont il s'était procuré les caisses de Whisky quand il m'aperçut, en retrait. Il me fit un clin d'œil rapide et poursuivit son récit. J'attendis patiemment qu'il eut fini puis, quand ce fut fait, il se dirigea vers moi et m'étreignit rapidement.

— Ça fait du bien de voir ta tête, lança-t-il avec joie. J'ai entendu dire que tu avais insisté pour que je vienne ?

Je fronçai mon nez et il le tapota, taquin.

— Je ne pouvais décemment pas me montrer ici sans allié après tout ce qui s'est passé avec Malefoy, dis-je en faisant les gros yeux.

— Voilà ce qui se passe quand on fricote avec les Serpentard !

Je lui tirai la langue.

— En tout cas, je suis contente que tu sois là.

Il me sourit.

— Bon, comment est-ce que je peux vous servir, ma Dame ? Je ne vois pas trop comment éviter Malefoy dans sa propre maison.

— Oh, à propos de ça, tu sais ce qu'il m'a dit ce goujat ? Parce que figure-toi que je lui ai fait la même réflexion lorsqu'il essayait de pervertir Albus pour qu'il organise son anniversaire ici.

— Raconte.

— « Ma maison est assez grande pour qu'on passe la soirée sans se croiser. » Sérieusement, sur l'échelle de la prétention, on est plutôt à dix là ! m'insurgeai-je.

Arthur se bidonna et observa les lieux.

— En même temps, ça ne m'étonnerait pas vraiment. Cet endroit est immense.

— Mouais. Ne te défile pas comme ça, je vais quand même avoir besoin de ton soutien.

— Ah je vois, tu ne peux plus te passer de moi, fit-il, moqueur.

— Bien sûr que si. En revanche, je ne peux pas survivre à cette soirée sans alcool… dis-je en allant me prendre du Whisky Pur Feu.

Le blond ricana et tendit sa boisson pour trinquer avec moi. Je fis tinter mon verre contre le sien et on échangea un clin d'œil, avant de boire une longue rasade qui me brûla la trachée.

— La vache. Ça fait un mois que j'attends ça.

— Bon alors, dis-moi, fit Arthur avec un air plus sérieux.

Je soupirai, finis mon eau-de-vie d'un coup, et m'en servis une autre.

— Je sais pas. Je me sens bizarre. Au moment où il est parti sur le quai du Poudlard Express, quand on est arrivé à King's Cross l'autre jour (il hocha la tête pour montrer qu'il comprenait de quoi je parlais) il m'a regardé comme si j'étais rien du tout. Pas même une sous-merde tu vois, le niveau encore en-dessous. Avant ça, il m'ignorait à moitié puis là il décide d'un coup de faire l'anniversaire d'Albus chez lui et il me propose une surprise et…

— Attends deux secondes là. Une surprise ? s'exclama Arthur, incrédule.

— Ouais.

— Mais tu lui as parlé quand ?

— L'autre jour chez Albus. Par courrier. Al' lui a demandé de me convaincre, râlai-je en levant les yeux au ciel.

— Visiblement ça a fonctionné, s'amusa Arthur.

— J'ai demandé une contrepartie, rétorquai-je aussitôt. Maintenant tu sais comment j'ai réussi à te faire venir ici.

— Je ne suis pas sûr que tu aies tant gagné au change.

— Qu'est-ce que tu veux dire ?

— Tu t'es faite avoir. Ça fait des plombes qu'on m'a demandé de venir. Il n'y a que moi à Poudlard qui arrive à me ramener partout avec autant de bouteilles de Pur Feu. Je suis quasiment invité à tous les anniversaires.

J'ouvris la bouche, choquée. Les enfoirés m'avaient manipulée ! Je vidai d'un coup mon verre, le sang battant à mes tempes.

— Euh… Rose ? Ça va ? s'inquiéta le blond.

— Je vais les pulvériser. Cela ne me surprend pas vraiment de la part de Malefoy, mais comment Albus a pu me faire une chose pareille ?! m'indignai-je.

Je m'exécutai aussitôt et partis à la recherche de mon cauchemar personnel, Finnigan sur mes talons, qui me hurlait de l'attendre et de me calmer. Mais je n'avais absolument pas envie de me calmer. J'étais furieuse. Je commençais à en avoir ras-le-bol qu'on se joue de moi et qu'on me prenne pour une andouille. J'en avais marre qu'il change d'avis comme de chemise, que nous soyons un jour amants, un jour ennemis, un jour étrangers. J'avais besoin de limites claires et précises et j'en avais besoin sur-le-champ.

Je finis par le trouver en train de discuter avec Albus et Rachel. En m'apercevant écumer de rage et suivie par Arthur, le brun sembla comprendre ce qui se tramait car il pâlit tout-à-coup et donna un coup de coude à Scorpius, qui reporta son regard sur moi. Quand il vit que j'étais la source des préoccupations du roi de la fête il poussa un profond soupir ennuyé.

— Dis, je crois qu'elle a compris, s'inquiéta mon cousin, du remord plein les yeux.

Cela confirmait mes soupçons : c'était l'idée du blondinet albinos.

— Compris quoi ? s'enquit Rachel qui semblait perdue.

— Ces enfoirés se sont foutus de moi ! hurlai-je, indignée, en les montrant du doigt.

Je pouvais sentir à quel point Finnigan était tendu car son regard brûlait ma nuque. J'étais certaine qu'il était prêt à bondir sur moi à n'importe quel moment pour m'empêcher de faire une connerie.

— De quoi tu parles ?

— J'ai cru que j'avais gagné quelque chose quand il m'ont laissé inviter Arthur, mais figure-toi qu'il était invité depuis le début ! débitai-je en braillant.

Rachel évalua la situation. La moue coupable d'Albus qui regardait ses chaussures ne mentait pas.

— Vous avez pas fait ça… fit-elle, de la déception dans la voix.

— Oui, enfin, on a aussi invité James pour te faire plaisir, grogna le brun.

Alors que je croyais avoir gagné une alliée dans la bataille, celle-ci me trahit brusquement en sautant au cou de mon cousin.

— Sérieux ?! Oh, merci !

— Non mais je rêve, là ?!

— Surprise ! dit Scorpius d'un ton traînant et en épinglant ses yeux froids aux miens.

Le sang bouillonna dans mes veines.

— Ah, j'étais donc la "surprise" ?! s'étonna Arthur.

Malefoy le fusilla du regard et je me ruai vers le Serpentard, folle de rage. Hélas, Finnigan me retint aussitôt par les bras tandis que le blondinet albinos me dévisageait.

— C'est quoi ton problème à la fin ! me hurla-t-il.

— C'est toi !

— Ça suffit ! rugit finalement Albus en pétant un plomb et nous obéîmes. J'en ai ma claque de vous entendre vous crier dessus à chaque fois que vous vous croisez ! Aujourd'hui, c'est ma fête, et si vous deux, vous n'êtes pas capables de vous entendre, je vous enferme dans une pièce ensemble pour vous forcer à communiquer car vous êtes insupportables ! J'ai essayé de te montrer, Rose, que Scorpius n'était pas un connard qui te vouait une haine féroce et toi ! ajouta-t-il à l'intention de celui-ci qui était en train d'afficher un sourire condescendant, je t'avais bien dit que c'était une mauvaise idée et que Rose ne méritait pas ça ! Et pourtant vous avez juste préféré faire vos égoïstes et ne pas penser une seule seconde à ce que je pouvais vouloir pour mon anniversaire !

Les lèvres pincées, je commençai à sentir les larmes me monter aux yeux et je décidai de partir me réfugier dans une pièce vide avant de me mettre à pleurer devant tout le monde.

J'entendis vaguement quelqu'un me suivre, et pensant qu'il s'agissait d'Arthur ou de Rachel je ne dis rien. Arrivée dans une immense cuisine complètement déserte, j'ouvrai enfin les vannes et me mis à sangloter sans retenue. On me tendit un mouchoir que j'acceptais avec reconnaissance et quand je fus calmée, je m'étonnai de voir que mon bienfaiteur n'était autre que Scorpius lui-même.

— Qu'est-ce que tu fais ici ? crachai-je aussitôt.

— Albus m'a envoyé te calmer.

— Et depuis quand tu écoutes Albus ?

— Depuis qu'il a raison. Cela dit, je suis toujours sidéré de voir à quel point tout le monde ici se préoccupe de ton bien-être et est prêt à tout faire pour te consoler à chaque fois que tu as un petit chagrin. Et Merlin sait que ça arrive souvent.

— Tu es nul pour t'excuser et réconforter les gens, dis-je en me mouchant bruyamment.

— C'est un mouchoir en soie, tu sais.

— Va te faire foutre, tu n'avais qu'à pas me le donner.

— Tu n'avais qu'à pas pleurer.

— Tu m'as faite pleurer !

— J'ai essayé de te faire plaisir et de faire plaisir à mon ami ! hurla-t-il alors.

Je me remis à sangloter et il me dévisagea, atterré.

— Tu veux pas arrêter de pleurnicher ? C'est impossible de discuter avec toi comme ça.

Je relevai les yeux de mon mouchoir pour les planter dans les siens. Est-ce qu'il se foutait de ma gueule ?

— Discuter de quoi ? Je n'ai pas envie de disséquer ton taux de débilité.

— Ce n'était pas offensant du tout…

— Casse-toi.

— Tu peux pas mettre ta rancœur de côté deux secondes et prendre le temps de parler avec moi, au moins pour le bien d'Albus ?!

— Pour le bien d'Albus, hein ?! T'avais pas utilisé la même excuse pour me faire venir ici ?

— Tu es vraiment la pire des égoïstes !

— Et toi la pire des autruches ! J'en ai marre de ton attitude, Scorpius ! Ça me fatigue et j'en ai assez de m'embrouiller avec toi !

— Je te ferais remarquer que c'est toi qui est venue chercher la dispute là.

— Chose que je n'aurais pas eu à faire si tu avais été moins con ! Je ne comprends pas pourquoi tu te comportes comme ça.

— Personne ne t'a demandé de chercher à comprendre que je sache, répondit-il d'un ton sec.

Je lui adressai un regard meurtrier.

— Tu te rappelles de ta fable de merde ? Le scorpion et le crapaud.

— La grenouille, reprit-il.

— Peu importe.

— Oui je me rappelle.

— Et bien peut-être que c'est dans ta nature de venir me faire chier, mais c'est dans la mienne de chercher à comprendre pourquoi.

Il soupira et se passa une main lasse sur le visage.

— Alors on n'est pas près d'avancer.

Je soupirai. Nous étions arrivés à un point de non-retour.

— On pourrait faire une trêve et s'ignorer, proposai-je.

Il me regarda en haussant les sourcils.

— On tiendra pas deux secondes. T'es beaucoup trop chiante.

Je claquai ma langue contre mon palais dans un geste impatient et agacé.

— J'essaye de ne pas te détester Scorpius, mais tu ne rends pas vraiment les choses plus faciles, cinglai-je.

— Pourquoi ?

— À toi de me le dire.

— Non, pas pourquoi je ne rends pas les choses plus faciles, pourquoi est-ce que tu essayes de ne pas me détester ? Pourquoi est-ce que tu luttes ?

— Parce que je ne peux pas vivre en colère en permanence ! soufflai-je, consternée.

— Pourquoi ?

— Ça me détruirait.

— Ou alors ça te rendrait plus forte.

— Tu en as encore beaucoup, des conneries comme ça à débiter ?

Il souffla en se massant les tempes.

— Très bien. Qu'est-ce que tu veux, Rose ?

— Qu'est-ce que tu veux dire ?

— Qu'est-ce que tu attends de moi au juste ?

— Je veux simplement que les choses soient claires.

— Elles sont claires. Oui, on couche ensemble. Oui, on ne peut pas se sentir. Je ne vois pas comment cela pourrait être plus limpide.

— T'as pas l'impression que c'est pas compatible ?

— Je ne me pose pas la question à vrai dire. Pour moi, c'est plus simple à gérer comme cela.

— Ah je vois, donc tu le fais exprès en fait. Tu fais en sorte de te comporter comme un connard pour que je te déteste.

Il ne répondit pas et je sus que j'avais raison. J'avais cessé de pleurer, sentant la rage me gagner.

— Mais du coup Scorpius… J'en viens à me poser une question. Est-ce que toi, tu me détestes ? Parce que je ne fais rien pour ça, moi.

— Je n'ai pas besoin de te détester, expliqua-t-il le plus naturellement du monde.

— Mais moi si, c'est ça ? ironisai-je.

Il acquiesça, l'air méfiant.

— Très bien. Puisque c'est comme ça… Je vais te donner de bonnes raisons de le faire, et tu vas voir ce que ça fait que de passer sa vie à être en colère, martelai-je.

Il pinça les lèvres et ne répondit pas. Alors, je le plantai là. J'étais toujours furieuse, mais j'avais à présent la certitude que j'allais pouvoir prendre ma revanche. Cet imbécile m'avait même inconsciemment montré comment faire.

Je retournai auprès de Rachel, Albus et Arthur, qui étaient en pleine discussion. En me voyant arriver, Al' fronça les sourcils. Je devais effectivement faire peur à voir avec mes envies de meurtre dans les yeux.

— Vous avez réglé vos problèmes ? demanda-t-il un peu craintif.

— Arthur, tu as le droit de pratiquer la magie, n'est-ce pas ? fis-je d'une voix mielleuse en ignorant la moue préoccupée du brun.

— Euh, oui, pourquoi ?

— Fort bien. Brûle-ça pour moi, veux-tu ?

Je tendis le mouchoir en soie de Scorpius et le brun fronça les sourcils en le reconnaissant. Finnigan lança un regard incertain à mon cousin.

— Très bien, puisque c'est comme ça… m'impatientai-je. Rachel, passe-moi ton briquet.

Elle s'exécuta aussitôt et j'eus un élan d'amour pour elle. J'enflammai le tissu. Au même moment, Scorpius s'amena vers nous et son regard se durcit quand il constata ce que j'étais en train de faire.

— Et attends, pourquoi est-ce que tu fais ça, Rose ? interrogea Albus en couvant le Serpentard du regard.

— T'en fais pas Al', Malefoy et moi avons réglé nos problèmes. Il est apparu à ton meilleur ami qu'il n'avait pas besoin de me détester. Du coup, je lui donne de bonnes raisons de le faire, fis-je avec un sourire carnassier.

Rachel ne pipa mot mais je vis dans ses yeux qu'elle m'approuvait à deux cent pourcent. En revanche Albus semblait profondément déçu.

— Sois pas triste Al'. Regarde, on s'entend super bien maintenant, pas vrai Scorpiche ? dis-je en passant un de mes bras au-dessus des épaules du jeune homme qui bouillonnait silencieusement de colère.

— Appelle-moi Scorpiche encore une fois et je te pète les dents, Rosinette, siffla-t-il en repoussant mon bras.

— Tu vois Al ? On s'a-do-re. Rien que pour toi ! Puis comme ça, je peux te remercier dignement pour ma surprise ! lançai-je en donnant un coup de coude à Arthur qui me dévisageai avec des yeux ronds.

Ce fut à ce moment que Donovan surgit avec ce qui devait être Natasha. Aussitôt, je fronçai le nez comme gênée par une odeur incommodante.

— Excusez-moi, je dois y aller, ça sent le gay refoulé par ici. Puis en plus, il faut que j'aille boire un truc.

Rachel pouffa tandis que tous les autres me regardaient, choqués. Ils auraient dû savoir qu'il ne fallait pas me chercher et que la vengeance était un plat qui se mangeait froid. Je m'éclipsai vers le buffet, suivie de Rachel, et m'y servis du Whisky.

— Je ne sais pas ce que Malefoy t'a dit pour que tu pètes les plombs comme ça, me dit-elle alors que je prenais une gorgée, mais il a vraiment dû franchir une ligne car je ne me rappelle pas t'avoir déjà vue en colère à ce point.

J'engloutis l'alcool d'une traite, sans même prendre le temps d'admirer la couleur du liquide ambré dans le cristal stylisé.

— Tu sais si les verres sont au blondinet albinos ?

Ils devaient coûter une fortune.

— Il les a pris à son père je crois, ils sont beaux, pas vrai ?

— Ouais.

Je fis malencontreusement tomber le mien par terre et il se brisa en mille morceaux.

— Oups, pouffai-je. J'ai pas fait exprès, mentis-je éhontément.

— T'es grave, dit la blonde, à la fois amusée et préoccupée.

Je la vis jeter un rapide coup d'œil vers la porte d'entrée.

— Grave furieuse ouais, dis-je d'un ton sec.

Je me servis un nouveau verre, le bus et le laissai glisser au sol où il éclata. La musique couvrait le bruit et personne n'avait remarqué le nouveau jeu auquel j'étais en train de m'adonner. Je pouvais sentir les ondes d'inquiétude émaner de ma meilleure amie et la façon dont elle me couvait du regard commença doucement à m'horripiler.

— Quoi ? m'emportai-je.

— Qu'est-ce qu'il t'a dit ? interrogea-t-elle sans se soucier de me froisser.

— Oh tu sais les trucs habituels, éludai-je en sirotant mon Whisky.

— Les trucs habituels te mettent pas dans cet état.

— Bah maintenant si.

Elle haussa un sourcil, signe qu'elle était suspicieuse et qu'elle doutait de ce que je disais. Je détestais quand elle faisait ça. J'étais incapable de lever un seul sourcil moi, ce qui m'aurait pourtant bien été utile pour souligner mes remarques sarcastiques.

— Sûrement depuis qu'on couche ensemble en fait, ajoutai-je en guettant sa réaction.

Elle s'étouffa avec sa boisson et me dévisagea, les yeux ronds. Ah, elle haussait moins son sourcil là. Scorpius allait être furieux. Satisfaite de moi-même, j'esquissai un sourire en coin.

— Tu te payes ma tête, pas vrai ? conclut-elle.

— Non. Ça va le mettre hors de lui quand il saura que je te l'ai dit.

Elle recommença à hausser son sourcil et jeta un autre coup d'œil rapide vers la porte d'entrée.

— C'est pas super cool de raconter ce genre de trucs juste pour le faire chier tu sais, décréta-t-elle.

Je la regardai, estomaquée.

— Tu ne me crois pas ? fis-je, trop choquée pour être scandalisée.

— Rose, tu détestes Malefoy ! En plus, tu as à mon avis bien trop de fierté pour coucher avec un type pareil.

Si elle savait ce que Malefoy faisait sur ma fierté…

— Tu m'en diras tant.

— Puis considérant tous les verres que tu t'es enfilés, j'ai un peu de mal à te faire confiance là, ajouta-t-elle avec une expression narquoise peinte sur le visage.

Je levai les yeux au ciel. C'était le pompon. Et dire que je m'étais tant stressée ! J'aurais dû le lui dire bien plus tôt.

— Je ne suis pas bourrée.

— Non, bien sûr que non… ironisa-t-elle.

Bon très bien, elle ne voulait pas me croire. Je n'allais certainement pas passer ma soirée à essayer de la convaincre.

— Oh tu sais, tu pourrais être surprise par la résistance à l'alcool de Rose… Elle est en train d'acquérir une solide pratique, déclara Arthur qui venait de nous rejoindre.

Je lançai une petite moue supérieure à ma meilleure amie.

— Je t'en prie Finnigan, elle vient de me dire qu'elle couchait avec Malefoy, c'est bien la preuve qu'elle a l'esprit embrumé, déclara Rachel comme si elle faisait preuve d'un bon sens et d'une logique imparable.

Arthur éclata de rire.

— T'as pas sérieusement dit ça, Rose ?

Je rougis, en commençant à être irritée par leur comportement. Je passais des mois à tenter de garder un secret et quand je me décidai à en parler, on ne me prenait pas au sérieux ! Quel genre de blague c'était, ça encore ?

— Bien sûr que si je l'ai dit ! Et c'est bien fait pour ce petit goujat famélique ! me défendis-je.

— Tu vois ?! fit Rachel à l'intention du blond tout en me montrant du doigt.

Je grognai et Arthur m'évalua, un pli soucieux barrant son front.

— Toi et moi, il va falloir qu'on parle, me dit-il très sérieusement.

Je lâchai un gros soupir tandis que ma meilleure amie tentait de dissimuler un petit sourire tout en buvant son soda à la paille. Elle était persuadée que je couchais avec Arthur, j'en étais certaine.

Je la vis alors balancer un autre coup d'œil vers la porte d'entrée et claquai des doigts devant ses yeux.

— Pourquoi tu regardes cette fichue porte tous les quarts d'heure ?

Elle se mordit la lèvre et son regard s'assombrit.

— Albus a dit que James devait venir.

— Ah oui ! me rappelai-je avec un grand sourire. Du coup ça va ?

— Je sais pas. Je suis à la fois excitée et super impatiente et d'un autre côté j'ai peur.

— Peur ? relevai-je, surprise.

— Ça fait un mois qu'on ne s'est pas vus et la dernière fois c'était un peu… la première fois. Si ça se trouve il ne viendra même pas d'ailleurs. Albus m'a juste dit qu'il était invité, pas qu'il allait venir. Peut-être qu'il travaille trop, il m'a écrit que c'était super intensif et…

— Hé, respire, l'interrompis-je. Il va venir t'inquiète.

— Et s'il vient mais qu'il m'ignore ? Peut-être qu'il a sorti le même discours à plein d'autres filles. Peut-être qu'il voulait juste apaiser sa conscience.

Je vis Arthur rouler des yeux derrière Rachel et je retins un ricanement.

— Rachel, il t'aime. Il te l'a dit, non ?

— Oui mais…

— Arrête de stresser. Il va venir.

— Humph.

Je la vis lorgner sur mon verre de Whisky.

— N'y pense même pas, déclarai-je aussitôt. Tu as dit que tu te calmais sur l'alcool je te rappelle.

— Je sais, maugréa-t-elle. Enfin et toi ça va ? T'as plutôt mal pris la "surprise" d'Albus du coup.

— Ouais, t'inquiète, je suis lentement mais sûrement en train de prendre ma revanche…

— Tu fais peur, quand tu ne respectes pas les règles et que tu pètes les plombs, tu sais ? dit-elle en montrant les éclats de verre à mes pieds.

Je ricanai avant d'être interrompue.

— Serait-ce le son de la douce voix de Rachel Davis qui me parvient aux oreilles ? remarqua une voix familière.

Nous nous tournâmes en même temps sur James, qui nous regardait avec son air narquois habituel. Rachel piqua un fard ce qui me donna envie d'exploser de rire. Puis, je me rappelai comment elle m'avait soutenue quelques minutes auparavant et je pinçai les lèvres très fort pour retenir mes ricanements.

— Bah alors, on a perdu sa langue ? railla le brun.

— Très drôle Potter, rétorqua aussitôt Rachel, retrouvant sa verve habituelle.

— Oui, je sais, je suis un vrai comique. En attendant, ça fait déjà trois minutes que je suis là et tu ne m'as toujours pas dit bonjour, ou même fait mon bisou, prononça-t-il avec une moue boudeuse.

— C'est parce que j'ai peur que tu ne te sois pas brossé les dents.

Il éclata de rire et je la vis esquisser un petit sourire satisfait.

— Je les ai super bien brossées. Tu veux venir vérifier d'un peu plus près ? lança-t-il en s'approchant d'elle, la gueule ouverte.

J'étais en train d'halluciner devant ce spectacle. Ils étaient beaucoup trop bizarres pour moi. Rachel esquissa un rictus coquin et se mit à inspecter avec un prétendu intérêt les dents de James.

— Tout à l'air en ordre, diagnostiqua-t-elle en prenant une voix de dentiste.

James pouffa et ses pupilles se dilatèrent. Alerte. Cousin en chaleur. Il plongea son regard dans celui de la blonde et dans la seconde qui suivait, ils s'embrassaient passionnément, ce qui fut même un peu gênant. Puis finalement, James recula et évalua Rachel du regard, la dévisageant de haut en bas.

— Quoi ? fit Rachel.

— Tu grandis toujours pas, commenta James en haussant les épaules. Faut que tu manges de la soupe !

— Hé ! s'indigna-t-elle.

— Quoi ? Pourquoi tu me regardes comme ça ? Tu croyais quand même pas que parce qu'on sort ensemble, j'allais arrêter de t'enquiquiner ? C'est quand même un peu à cause de ça que tu es tombée amoureuse de moi, si tu croyais que j'allais m'arrêter…

— Tu sais, la seule sécurité qu'être en couple avec moi t'apporte, c'est que je ne vais pas t'arracher les couilles, parce qu'on ne sait jamais, je pourrais en avoir besoin un jour. Mais pour le reste…

— Tu as un truc au milieu du visage, dit-il en la coupant.

Rachel frotta son nez, les sourcils froncés.

— Ah non, c'était juste ton nez en fait, lâcha James avant d'exploser de rire.

— Espèce de rustre ! beugla la blonde en lui administrant de petites tapes.

— Bon, il y a décidément beaucoup trop d'amour dans l'air ici, lança Arthur en roulant des yeux. Rose, tu viens ?

Je soupirai et le suivis après avoir vaguement salué mon cousin et ma meilleure amie qui roucoulaient de bonheur. Arthur m'entraîna sur un canapé un peu à l'écart. Je me rappelai alors qu'il avait déclaré plus tôt vouloir me parler.

— Ne me fais pas la leçon, anticipai-je aussitôt.

Il écarquilla les yeux.

— Ce n'était pas dans mes intentions.

— Très bien alors de quoi tu voulais me parler ?

— Tu as dit à Rachel que tu couchais avec Malefoy.

— Ouais. Mais elle ne m'a pas cru.

— Je suis interpellé.

— Pourquoi ?

— Je croyais que tu tenais à garder ça secret.

— Non. Malefoy veut garder ça secret. Et je sais même pas pourquoi. En tout cas, il m'a tellement fait chier ce soir, il mérite que je lui fasse payer.

— Tu veux en parler ?

— Non, répondis-je immédiatement.

— Tu veux danser ? proposa-t-il sans transition.

Je lui fus reconnaissante de respecter ma volonté. Ce n'était pas Malefoy qui aurait fait une chose pareille.

— D'accord.

Nous passâmes un long moment à danser sur la piste improvisée où un groupe d'adolescents que j'avais croisé plusieurs fois à Poudlard dansait sans se préoccuper de qui que ce soit. Puis un slow commença et naturellement, j'enlaçai la nuque d'Arthur tandis que ses mains venaient se poser sur mes hanches. Il faisait à peu près ma taille et il était facile de danser avec lui. Ses paumes me réchauffaient et j'eus l'impression que quelqu'un venait de jeter une allumette sur mon bas-ventre, car une chaleur commençait doucement à me gagner.

J'échangeai un regard bref avec le jeune homme et ses yeux noirs m'apprirent qu'il ressentait la même chose. Mon cœur se mit à battre plus vite. Beaucoup trop vite.

— On bouge ? proposa-t-il d'une voix rauque.

Je hochai la tête, trop effrayée à l'idée de parler. Il m'entraîna dans un dédale de couloirs et je pris conscience d'à quel point la maison de Scorpius était grande. Penser au Serpentard m'énerva. À bout, j'arrêtai Arthur, posai une main sur son torse et le repoussait jusqu'à un mur qui n'était à l'abri des yeux de personne avant de l'embrasser. Il me rendit aussitôt mon baiser, insérant une langue dans ma bouche.

J'étais écrasée par une fièvre qui venait de l'intérieur et ne contrôlais plus rien. Instinctivement, mes mains bougeaient sur son corps et les siennes en faisaient autant sur le mien. Une nouvelle vague de chaleur s'affala sur moi quand ses paumes effleurèrent mes fesses et qu'il commença à les malaxer doucement.

D'un geste rapide et pas très contrôlé, il enclencha la poignée de la porte contre laquelle je l'avais en fait adossé et nous fit entrer dans une pièce à laquelle je n'accordai aucune importance, bien trop occupée à défaire ses boutons de chemise.

Mais lui ne s'embarrassa pas de cette politesse. Il se contenta de défaire les boutons de son pantalon et de soulever ma robe pour faire glisser ma culotte à mes pieds. Je tremblais de partout et me dépêchai de libérer son sexe de son caleçon, qui commençait à être à l'étroit.

Arthur mouilla son index et son majeur avec sa salive et les plongea directement en moi. J'émis une plainte rauque alors que ses doigts entamèrent un mouvement de va-et-vient dans mon entrejambe sensible.

— Ça va ? s'inquiéta-t-il en ralentissant le rythme.

— T'arrête pas, suppliai-je.

Il obéit et reprit ses immixtions, me faisant gémir de plus en plus fort. L'imitant, je mouillai le bout de mon pouce et vint le faire courir sur son gland gorgé de plaisir. Il se tendit aussitôt et le mouvement de sa main se fit plus rapide dans mon vagin qui devenait de plus en plus humide et chaud.

Je commençai à le branler doucement, caressant son gland, puis de plus en plus vite, quand tout-à-coup, il retira ses doigts de mon vagin, me faisant grogner de frustration. Je le voulais en moi. Désespérément. Il passa ses mains sous mes fesses, me souleva et me pénétra alors d'un coup profond et puissant. Je gémis longtemps, enfin complète.

Il commença ses coups de reins, haletant et gémissant contre ma nuque tandis que je m'accrochais à ses épaules, priant pour ne pas tomber, tout en criant mon excitation et mon plaisir, qui s'intensifiaient à chaque fois que nos corps se rencontraient dans un claquement sourd et sonore.

— Je vais venir, m'annonça-t-il.

Je grondai, essayant de savourer les derniers instants. Puis, ce fut la fin, et pantelant, il se retira et me reposa au sol. J'avais les jambes tremblantes, le dos et le front complètement moites et la bouche sèche. J'étais certaine que mes joues étaient rouges. Je me laissai glisser au sol pour m'asseoir, un peu sonnée. Visiblement, Arthur eut aussi besoin d'un moment car il posa ses bras contre le mur, comme pour les reposer.

— Putain j'ai soif, dit-il soudainement.

— Moi aussi, soufflai-je.

— Pas de regret ? lança-t-il, une pointe d'appréhension dans la voix.

— Honnêtement, j'essaie de pas y penser là.

J'avais l'impression d'avoir fait quelque chose de mal. D'avoir laissé les événements dégénérer beaucoup trop vite. Pourtant, ma respiration sifflante, les frissons dont mon corps était parcouru me disaient autre chose. Je déglutis. J'avais le sentiment d'être mal à l'aise avec moi-même.

— Je vais me chercher de l'eau, tu veux un truc ? proposa-t-il en se rhabillant.

— Du Whisky s'il-te-plaît. Dans un verre ouvragé que je pourrais casser. Et si tu trouves ma dignité en chemin je veux bien que tu me la ramènes aussi.

— Sympa pour moi…

— Désolée.

Il quitta la pièce sans un regard en arrière et je me sentis minable. Qu'est-ce que j'avais fait ? Je me relevai et décidai de partir à la recherche d'une salle de bain. Je réalisai que je me trouvais alors dans une chambre et que celle-ci donnait sur une petite pièce d'eau. Après avoir remis ma culotte et ma robe en place j'allais me rafraîchir en tremblant. Je commençai par me passer un peu d'eau sur le visage puis me fis finalement la réflexion que j'avais vraiment besoin de me doucher. J'avisai la baignoire une longue minute avant de prendre ma décision. De toute façon, Arthur n'avait pas l'air de revenir. Autant me laver. J'attachai mes cheveux dans un chignon rapide et me glissai sous un jet d'eau brûlante. Cela me fit l'effet d'une claque mentale et je me sentis nauséeuse. Qu'est-ce que j'avais foutu bordel ?! Je commençai à me savonner en m'efforçant de chasser mes idées noires avant de couper l'eau et de sortir.

Je revins dans la chambre un long quart d'heure plus tard. Celle-ci était décorée avec goût mais manquait cruellement de personnalité. De toute évidence, c'était une pièce réservée aux invités. J'avisai une petite console surmontée d'un miroir située en face de la porte d'entrée et que je n'avais pas remarquée auparavant.

Mon reflet renvoyait l'image d'une fille aux joues rouges et rebondies et avec une lueur coupable et humide dans le regard. Je me passai une main lasse sur le visage, espérant qu'Arthur n'était pas fâché et qu'il allait finir par m'apporter du Whisky. J'avais envie de boire et de me réveiller le lendemain en oubliant ce que j'avais fait à l'instant. Car si j'oubliai, je chassai aussi ma culpabilité et…

La porte claqua soudain et je me retournai, après un sursaut, pour dévisager le responsable. Scorpius m'incendiait du regard, les prunelles réduites à deux fentes noires de colère. Mon cœur s'arrêta de battre une longue seconde avant de reprendre sa course de manière effrenée. Il savait.