Précédemment dans Isekai Mohamed, soit il y a trois ans...
Aujourd'hui, on est le Jeudi 4 Octobre et les ventes sont pas terribles. J'ai vendu que cinq kebabs. Chais pas où sont passés tous les étudiants qui viennent manger habituellement mais ils sont pas là.
Soudain, y a un type pas net qui se pointe dans mon restaurant.
Bizarre, j'arrive pas à savoir quel type de type c'est. J'arrive toujours à savoir normalement le boulot du type et d'où y vient mais là je sais pas.
« Salut. Alors, ça sera quoi pour vous aujourd'hui, chef ? Sur place ou à emporter ? Un menu ? Quelle sauce ? Salade, tomate, oignons ? », je lui fais courtoisement.
Il me fait un sourire bizarre et ses yeux sont rouges. Il me claque les doigts au nez.
Arrêtons le temps une seconde.
L'homme au manteau noir tourne sa tête vers vous tandis que l'espace autour de lui se fige et que ses yeux s'illuminent d'une lueur anxiogène.
Salutations chers lecteurs, vous êtes en présence du narrateur de l'histoire. Je pourrais très bien employer des « guillemets de cette manière pour introduire le dialogue mais » je trouve que c'est bien plus drôle de vous parler directement ainsi. Je sais que vous lisez actuellement de la plate-forme fanfiction(point)net, bien que je n'aie pas d'informations concernant votre localisation. Pour le moment du moins...
Vous sentez un effroi vous parcourir l'échine tandis que la voix de cet être transsexuel vous adresse dans un dialecte acerbe.
Permettez-moi de m'asseoir à l'une des tables du kébab pour vous expliquer ce qu'il en retourne.
Vous voyez le menu proposé par Mohamed Sawadi apparaître sur la table.
Ah oui, j'ai failli oublier de vous préciser. Quand vous voyez des mots en italique utilisés durant le dialogue, cela signifie que la discussion se déroule en arabe. Vous pouvez imager, si vous voulez, les phrases précédentes en italique dans cette langue. J'ai aussi mangé les étudiants qui étaient censés venir manger chez Mohamed. Muhahaha !
Je me permets d'intervenir dans cette histoire pour vous précisez plus en détail la vie de Mohamed Sawadi :
Cet homme a immigré en France et plus particulièrement à Lille en 2000 pour ses études. C'est là qu'il a découvert sa passion pour la restauration fast-food. Impressionné par le professionnalisme de son Sempai, il décida de s'embarquer dans cet univers particulier. Et en plus, c'est Halal.
Armé de ses cours en économie, il monta son propre restaurant en compagnie de sa femme, Jessica avec laquelle il expérimenta une situation épanouissante. À l'aube de leur mariage, ils allèrent à la Mecque pour souder leur union sous le regard bienveillant du grand Allah.
Bien sûr, étant athéiste, il se trouve qu'Allah est mon ennemi. Bon, j'ai fini de manger, je vous souhaite à bientôt. Je ne pense pas que vous me reverrez. Je l'espère pour vous en tout cas...
En claquant des doigts, cette entité disparaît.
Je sais pas s'qui s'passe mais c'est sacrément harām. Tout a arrêté de bouger d'un coup. Je sais pas s'qui s'est passé mais j'ai pas pu bouger aussi. J'étais comme un kébab au congélo. Le type bizarre a claqué des doigts et a parlé tout seul. Pourtant il a l'air d'être tout seul mais il est pas tout seul, pas tout seul. Il va vers l'une des tables réservées au client et un plat que je prépare pour une autre personne apparaît sur sa table. Trois têtes noires lui poussent du cou qui se mettent à avaler s'qui y a sur le plateau. Y a aussi dix appendices bizarres qui lui tournent autour. Je sais pas s'qui s'passe, mais c'est pas très halal tout ça.
Inch'Allah, que le Très Grand me protège du démon.
J'le vois soudainement approcher du comptoir, me regarder bizarrement une dernière fois et il part comme si il est de la fumée tandis qu'il sort dehors.
Je le course mais je tourne la tête gauche à droite je le vois pas. C'est très bizarre.
Une douleur me prend au torse. J'ai très mal. Je me tiens le cœur et je tombe au sol.
Kira m'a tuer.
Je me réveille et je suis assis devant un bureau en liège. Des brasiers en feu s'allument où des gens dessus tournent comme sur des broches de kébab alors que le même type bizarre qui est venu dans mon kébab me regarde.
« Salutations Mohamed Sawadi. Je me présente, je suis le narrateur de cette histoire. On me surnomme des fois le Juubi ou le Dieu Jashin. La plupart des humains de votre dimension préfèrent m'appeler le Diable mais — »
« Je sais pas qui t'es chef, mais t'as pas payé l'addition. Ici, c'est carte bleu ou en espèces. On accepte les cartes bleus qu'au delà de cinq euros. Ça fera six euros pour le kébab. »
« Ce que j'essaye de t'expliquer c'est — »
« Non j'veux pas savoir. Tu vas payer ce que tu viens de manger. Allez. Monnaie monnaie. »
Le type se prend la tête dans ses mains. Y a un bouton rouge qui sort du bureau et il appuie dessus.
Me voilà dehors sous la pluie. Derrière moi y a mon kébab mais je reconnais pas les alentours.
Plus tard, j'apprends que je suis dans le monde de Naruto.
Voilà comment je suis arrivé là.
