Bonjour les amis, j'espère que vous allez toujours bien. :)
Peu de choses à dire cette fois sauf que ce chapitre 4 est vraiment classé M, je vous préviens.
Les warnings du jour sont sexe et violence, mais ils ne traduisent pas forcément ce qui va se passer ici. Comme je ne veux pas spoiler, je mets plus d'explications en bas de page pour ceux qui voudraient être prévenus avant de lire. N'hésitez pas à les consulter si vous pensez en avoir besoin.
Et j'en profite pour bien signaler que je ne stigmatise aucune communauté, ni aucune pratique dans ce chapitre ou même dans toute cette histoire. J'espère que personne ne se sentira offensé, ce n'est vraiment pas le but. Pour moi tout est parfaitement ok dès l'instant où ça se pratique entre humains adultes et consentants. A bon entendeur... ;)
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Bonne lecture.
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Chapitre 4:
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Un bruit insistant de coups contre sa porte d'entrée tira Dean de son sommeil. Il maudit son visiteur importun, qui qu'il puisse être, pour le dérangement et ramena un coussin sur sa tête en grognant.
Mauvais choix de tactique puisque la nuisance ne fit que s'amplifier.
Lorsqu'il tenta finalement de se redresser, la douleur lui arracha un gémissement. Si quelqu'un avait pu retirer l'éléphant qui s'était assis sur sa poitrine, il lui en aurait été franchement reconnaissant. Et tant qu'il y était qu'il emmène aussi avec lui le pic vert qui tentait de perforer un passage dans son crane
Tenant ses côtes d'une main il parvint tout de même à se mettre en position verticale. Ses jambes fourmillaient de s'être retrouvées plus ou moins coincées sous son corps recroquevillé sur le canapé.
Bordel si toute la faune sauvage s'était donné le mot pour lui pourrir la vie, il n'était pas sorti de l'auberge.
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Son crane faillit proprement éclater quand la sonnette retentit avec ce qui lui sembla être la puissance d'une explosion nucléaire.
- Ça va, j'arrive !
Les dix kilomètres qui séparaient son canapé de son entrée semblèrent lui prendre toute une vie, mais il parvint tout de même à déverrouiller sa porte et à l'ouvrir, pour se trouver face à la main suspendue dans les airs de son voisin qui le dévisageait d'un air anxieux.
Les deux hommes se fixèrent un moment sans rien dire, puis l'inquiétude dans les yeux bleus se mua en soulagement, puis de nouveau en inquiétude quand l'alpha détailla un peu plus l'oméga devant lui.
- Vous n'avez pas l'air d'aller bien.
- Sans blague Sherlock ?! Ironisa Dean en se calant contre le mur.
Tout son corps était un concert douloureux. La quatrième symphonie de Beethoven avec les cuivres, les tambours et tout l'orchestre raisonnait dans son crâne et dans sa poitrine en coups violents et crucifiants. Dean savait bien qu'à un moment ou à un autre il allait payer sa petite cavalcade d'hier, sa douche et aussi sa nuit sur le canapé. Et là il recevait la nôtre détaillée, TVA comprise.
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L'alpha baissa finalement le bras, lorsqu'il se rendit compte qu'il le tenait toujours stupidement levé. Un air mal à l'aise se peignit sur son visage alors qu'il inclinait la tête sur le côté, et cherchait visiblement ce qu'il allait bien pouvoir dire.
- Je m'inquiétais.
Et effectivement, les fragrances qui émanaient de lui indiquaient clairement que Castiel avait dû passer une bonne partie de la nuit à de faire du souci. Ses vêtements froissés, identiques à ceux qu'ils portaient la veille complétaient le tableau.
Dean ne comprenait pas que cet alpha dont il ne savait rien mis à part que son odeur l'attirait plus que de raison, puisse se préoccuper autant de lui. Ok, il lui plaisait, il le savait. Mais aucun alpha ne se préoccupait jamais d'un oméga qu'il ne connaissait pas en dehors des moments où il avait envie de se l'envoyer. Et ce n'était visiblement pas l'intention de Castiel, en tout cas à cette minute. Dean ne sentait aucune excitation dans l'odeur qui lui parvenait. Juste une préoccupation sincère. C'était... déroutant.
Pendant une seconde il eut envie de l'inviter à entrer, de lui proposer un café, juste pour discuter avec lui, peut-être même de s'en faire un ami. Simplement parce que c'était agréable, pour une fois, de rencontrer un alpha qui vous regardait dans les yeux, au lieu de fixer votre entrejambe ou de tenter de vous peloter les fesses.
" Si tu le laisse poser encore une fois la main sur toi, je le tue. "
Dean déglutit, tentant de repousser la boule qui se forma dans sa gorge lorsque le texte du message de son bourreau revint à sa mémoire. Il en était parfaitement capable. A vrai dire, il était capable de tout, Dean était bien placé pour le savoir.
Alors il verrouilla ses pensées et enferma ses sentiments naissants dans le coin le plus reculé de son esprit. Il ne voulait pas avoir la mort de Castiel sur la conscience. L'alpha n'avait fait que l'aider, il s'était montré amical et serviable, alors que rien ne l'y obligeait. Il ne méritait pas que l'on retrouve son cadavre mutilé au fond d'une poubelle.
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Dean soupira un grand coup et regarda Castiel droit dans les yeux.
- Écoute, l'ami. Je te l'ai déjà dit hier. Je te remercie, vraiment. C'est super ce que t'as fait pour moi. Mais t'as pas à t'inquiéter. Je vais bien.
- Dean...
L'oméga esquiva la main tendue comme si elle allait le bruler. A contre cœur, il serra les poings et rassembla tout ce qu'il avait de rage et de combativité. Apparemment il allait devoir frapper plus fort pour lui faire comprendre.
- T'as pas compris ou quoi? Je voulais pas te le dire comme ça parce que t'as été sympa, mais fiche moi la paix d'accord. Mêle-toi de ce qui te regarde. C'est pas parce qu'on est voisins que t'es obligé de te mêler de mes affaires. T'es pas mon pote, et encore moins mon alpha. Alors merci beaucoup, mais maintenant tu retournes chez toi et tu t'occupes de tes affaires. Pigé ?
Puis Dean se recula d'un pas, attrapa la porte qu'il claqua au nez d'un Castiel interloqué qui n'avait rien eu le temps de répondre.
Dean resta un long moment, adossé à la porte, la tête basse et le souffle court, exactement dans la même position que la veille.
Il tendit l'oreille pour percevoir les bruits décroissants des pas de son voisin qui descendait lentement l'allée gravillonnée.
Et lorsqu'enfin, en grimaçant, il se décolla du battant de bois et se dirigea vers sa cuisine pour se servir un tonneau de café, il porta une main à sa poitrine, massant la douleur qui lui déchirait les entrailles et qui, cette fois, n'avait rien à voir avec ses côtes blessées.
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- Tu comptes tirer la gueule toute la journée? Parce que si c'est le cas, j'aurais aussi bien fait de continuer avec Uriel.
Castiel ne détourna pas le regard de la porte d'entrée de la maison bourgeoise qu'ils surveillaient. Gabriel le dévisageait depuis dix bonnes minutes à présent, mais il connaissait son petit jeu par cœur et ne comptait pas lui faciliter la tâche. Il savait bien que son ami attendait qu'il craque. Et même si intérieurement Castiel se sentait à deux doigts de la crise de nerfs, son visage, lui restait de marbre.
- Je ne vois pas du tout de quoi tu veux parler.
Gabriel ôta la sucette qu'il avait dans la bouche et le désigna avec la boule rose et sucrée au bout du bâtonnet.
- Je parle de l'air de chiot battu que tu te trimballes depuis que t'es arrivé.
- Ce travail nécessite de la concentration et du sérieux.
- Ce travail n'est que de la merde qui consiste à prendre en photo un abruti qui s'envoie en l'air avec sa secrétaire, pour que sa future ex-femme puisse demander le divorce et garder le grille-pain.
Castiel jeta enfin un regard désabusé à son partenaire, relevant un sourcil pour montrer son accord avec le fond de ce qui venait d'être dit même si il aurait peut être formulé les choses différemment. Il soupira d'un air résigné.
- Il faut bien payer les factures.
Gabriel acquiesça en enfournant sa sucette et la croquant bruyamment, bouche ostensiblement ouverte pour agacer Castiel, ce qui fonctionna parfaitement.
- Et il est arrivé quoi à ton..."empêchement" d'hier, au fait?
Gabriel ne manqua pas la très légère tension qui crispa les épaules de Castiel. Il haussa les sourcils d'un air suggestif.
- Est ce que ça aurait à voir avec un bel oméga par hasard ?
Cette fois Castiel se tourna complètement vers son collègue, les yeux étrécis de méfiance autant que de surprise. Il abaissa les jumelles avec lesquelles il surveillait la maison de son client.
- Tu m'espionnes ?
- AH AH ! Je le savais !
Le cri triomphant de Gabriel le fit grincer de dépit. Il s'était fait avoir comme un débutant. Encore !
- J'ai pas envie d'en parler.
L'alpha eut un petit rire amusé.
- Oh Cassie, si tu crois que tu vas t'en tirer comme ça, maintenant que je sais qu'il y a vraiment un oméga derrière tout ça, tu te fourres le doigt dans l'œil tellement profond que tu pourrais presque te gratter le cul avec.
Castiel secoua la tête d'exaspération.
- T'es obligé d'être aussi grossier?
- Tant que tu seras aussi prude, oui, j'y serais obligé.
- Je ne suis pas prude, simplement je ne trouve pas qu'il soit nécessaire de s'exprimer de cette façon.
- N'essaie pas de changer de sujet. Alors qui, où et dans quelle position ?
Cette fois Castiel ne répondit rien, se contentant de lever les yeux au ciel. Il reprit ses jumelles et la surveillance de la maison, tentant ainsi de signifier à son interlocuteur la fin de cette conversation.
- Tu sais que si tu ne me dis rien Lucifer parviendra à te tirer les vers du nez. Il y arrive toujours.
Castiel soupira. Le pire c'est qu'il avait raison. Maintenant que les chiens étaient lâchés, il savait bien qu'il ne s'en tirait pas sans donner à son partenaire un os à ronger. Le problème avec Gabriel c'est qu'un os ne lui suffisait jamais. Il voulait tout le morceau, la bête entière. Et il s'acharnait jusqu'à ce qu'il sache tout ce qu'il s'estimait en droit de savoir. Mais à bien y réfléchir Lucifer était encore pire. Alors autant en finir tout de suite.
- Mon voisin a eu un souci avant hier. Je l'ai aidé. Fin de l'histoire.
Pendant une minute entière Gabriel ne répondit rien, et Castiel eut l'espoir insensé que son partenaire ait pu lâcher l'affaire. Et dire qu'il se croyait moins naïf depuis le temps qu'il trainait avec la bande de dégénérés qui lui servait de frères d'arme !
- Alors c'est le beau Dean, hein ?
Mais le ton de Gabriel avait changé du tout au tout. Oubliés l'ironie et les sourires narquois. Gabriel regardait Castiel d'un air concerné qui dérangea l'alpha plus encore que toutes les blagues vaseuses que son ami aurait pu tenter.
Castiel hésita.
C'est vrai qu'il se sentait complètement perdu entre ce qu'il ressentait et les réactions ambiguës de l'oméga. Il dévisagea un moment Gabriel. Sous ses airs de plaisantins, l'alpha savait parfois se montrer de bons conseils.
En quelques mots choisis, il lui raconta la découverte de son voisin ensanglanté dans sa voiture. Sans entrer dans les détails, il lui parla de ses blessures et de ses réactions si difficiles à cerner. Il évoqua même ce que lui avait ressenti, la perte de contrôle, l'odeur de Dean qui l'attirait irrésistiblement, son désir quasi irrépressible de le protéger.
Fait suffisamment exceptionnel pour être relevé, Gabriel l'écouta sans l'interrompre, les sourcils froncés, le visage sérieux. Lorsque Castiel reporta son attention sur la maison qu'ils surveillaient, mal à l'aise, avec l'impression d'en avoir finalement beaucoup trop dit, Gabriel hocha la tête et soupira longuement.
- Cet oméga a l'air de trainer pas mal de casseroles derrière lui. Est ce que tu es vraiment prêt pour quelque chose d'aussi compliqué?
Castiel se redressa sur le siège de sa voiture.
- Il est là.
- Dean ?
- Mais non, imbécile, le client !
Castiel désigna du menton la maison qu'ils surveillaient, enfin, que lui surveillait depuis que Gabriel avait, comme à son habitude, décidé de se mêler de ce qui ne le regardait pas. Leur cible venait d'arriver et remontait l'allée menant à la maison de sa maitresse.
Immédiatement l'ambiance changea dans le véhicule. Les deux hommes sortirent discrètement, Gabriel emportant avec lui un appareil photo au zoom démesuré. Ils s'approchèrent le plus possible de la maison tout en restant hors de vue, lorsque la porte d'entrée s'ouvrit sur une femme en peignoir qui enlaça langoureusement l'alpha dès qu'il fut à sa hauteur.
Une rafale de déclics se fit entendre indiquant que Gabriel venait de prendre une première série de clichés, mais la distance était suffisante pour que les deux tourtereaux ne soient pas alertés.
Une seconde série immortalisa leur baiser fougueux. Le moins que l'on pouvait dire c'est que ces deux-là ne faisaient pas beaucoup d'efforts pour se cacher. D'accord leur petit nid d'amour se trouvait à près de quarante bornes du domicile conjugal de leur client, mais tout de même! C'est limite si il ne cherchait pas à se faire prendre, à ce point là !
- Bon je pense qu'on a ce qu'il faut.
Gabriel dévisagea Castiel d'un air désapprobateur.
- Surement pas. On a été payé pour un constat d'adultère, alors on ramènera les photos de leur partie de jambes en l'air comme on nous l'a demandé. Et puis tu veux quand même pas me priver de la partie la plus sympa du boulot.
- Pervers ! en levant les yeux au ciel.
- Toujours ! répondit l'alpha en soulevant deux sourcils suggestifs.
Castiel soupira de dépit mais se leva pour couvrir Gabriel qui s'avançait déjà vers la maison. Il manqua de peu de lui rentrer dedans quand l'alpha stoppa net et se retourna vers lui sans prévenir.
- Mais ne crois pas qu'on en ait terminé, tous les deux. Le boulot d'abord, mais ensuite on finira cette petite conversation.
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Assis à la table de sa cuisine, Dean descendait son deuxième verre de whisky et songea qu'il ferait bien de ralentir.
Déjà parce qu'il n'était que dix heures du matin, même si cet argument lui avait toujours paru un peu stupide: après tout pourquoi y avait-il une heure plus convenable qu'une autre pour boire ? Et puis de toute façon, il était forcément deux heures du mat quelque part sur le globe, alors...
Mais en fait il n'avait tout simplement aucune envie de finir à l'hosto. Cette simple idée lui donnait des frissons de terreur, parce que c'était là qu'il travaillait.
Chef de la chirurgie. Ça lui allait tellement bien ! Enfin surtout la partie qui consistait à découper des gens. Il adorait ça, et pas seulement quand ils étaient sous anesthésie.
A vrai dire, Dean l'aurait mieux vu en savant fou expérimentant sur des cobayes attachés dans un labo d'un autre âge au fond d'une cave sordide, ce qui était d'ailleurs assez proche de la vérité maintenant qu'il y pensait, plutôt qu'en chef respecté d'un service renommé de l'hôpital du comté.
Un bon docteur qui soignait les gens, qui l'eut cru ? Comme quoi, il ne fallait jamais se fier aux apparences.
Malgré tout, aussi incongrue que cette image lui paraisse, Dean ne doutait pas que le mec soit bon dans son boulot. Il excellait dans tout ce qu'il faisait.
Et il lui avait dit que mélanger de l'alcool avec les antalgiques puissants qu'il lui envoyait pouvait le conduire droit aux urgences. C'était arrivé une fois, et il le lui avait fait payer tellement cher que Dean avait parfaitement retenu la leçon.
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Il reposa donc son verre encore à moitié plein sur la table de la cuisine. Il en avait eu besoin après le départ de Castiel, quand le visage blessé et abasourdi de l'alpha avait refusé de quitter sa mémoire. Mais bordel, quel autre choix avait il ?
Dean refusait d'imaginer que qu'il pourrait lui faire, si jamais il en devenait véritablement jaloux. Castiel semblait tellement aux antipodes d'un tel monstre sadique.
" J'ai été soldat"
Cette phrase avait surpris Dean plus que toutes les réactions de l'alpha lorsqu'il l'avait soigné. Il aurait plutôt vu Castiel en fleuriste ou en instituteur. L'image d'un Castiel entouré d'une ribambelle de gamins facétieux qui lui en feraient voir de toutes les couleurs le fit sourire. Mais oui, ça lui allait définitivement mieux que le treillis et le fusil militaire.
Parce que Dean avait du mal à imaginer Castiel tirant sur quelqu'un, même si il était bien placé pour savoir que tous les alphas portaient en eux une part de violence. C'était dans leur nature. Rares étaient ceux qui arrivaient véritablement à se maitriser en permanence. Mais Castiel était différent. Et pourtant, même sans son odeur, si pure, mais en même temps tellement Alpha, Dean n'aurait jamais pu douter de son genre. Dès le premier jour où il l'avait vu portant ses cartons dans la maison qu'il venait d'acheter, l'oméga en lui avait immédiatement reconnu un partenaire alpha potentiel. Plus que ça, un partenaire dont l'odeur lui indiquait qu'il aurait pu être l'Alpha avec un grand A, celui qui lui était destiné, celui avec qui être un oméga aurait pu prendre tout son sens.
Dean leva les yeux au ciel avec l'envie irrépressible de s'assommer lui même à grand coup de table. Mais qu'est ce qu'il racontait ? Finalement il était peut-être déjà plus bourré qu'il ne le croyait.
Il se leva de la chaise, se retourna vers l'évier et y vida le fond de son verre.
Mais au moins grâce aux effets combinés du whisky et des médicaments, il ne ressentait plus qu'une douleur sourde dans ses côtes et sur son dos. Il pouvait de nouveau respirer et bouger sans que la souffrance ne le plie en deux. Dans quelques jours il pourrait même retourner bosser, son visage avait déjà commencé à désenfler. Les omégas cicatrisaient vite.
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Dean se dirigea vers l'escalier et monta doucement les quelques marches qui menaient à l'étage. A présent qu'il avait mis un peu d'ordre dans le bordel qu'était sa vie en en expulsant Castiel - il ferma les yeux quelques secondes le temps que passe la douleur que cette idée faisait immanquablement monter dans sa poitrine - il lui restait à ranger un peu celui que ces salopards avaient mis dans sa chambre.
Dean ouvrit la porte et regarda l'intérieur de la pièce d'un air découragé.
Quel bordel, effectivement!
Il commença à ramasser ses vêtements, replia ceux qui n'avaient pas été déchirés et les rangea dans sa commode, suspendit t-shirts et jeans dans l'armoire. Curieusement, retrouver les partenaires de chaque paire de chaussette lui demanda un effort épuisant. D'ailleurs il y renonça rapidement, et fourra le tout dans un tiroir qu'il referma avec agacement.
La pièce donnait encore l'impression d'avoir subi un tremblement de terre et c'était surtout le matelas, renversé et éventré qui attirait le regard.
Transpirant et grimaçant de douleur, Dean parvint à le retourner et le remettre à l'envers sur son sommier. C'était déjà mieux. Au moins ne voyait il plus la mousse mise à nue qui ne demandait qu'à sortir comme des entrailles d'un ventre ouvert.
A bout de souffle, Dean s'assit dessus et contempla ce qui lui restait à faire. Son bureau avait les pieds en l'air. Sa table de chevet était décalée, et la lampe gisait sur le sol. Ce n'était plus grand chose, mais il ne se sentait plus la force de continuer.
Il s'allongea et se recroquevilla en position fœtale sur le matelas nu. Il avait de nouveau mal aux côtes, ses yeux le brulaient et il voulut se persuader que c'était çà cause des hématomes qui coloraient ses paupières et non pas parce que cette pièce représentait la parfaite métaphore de sa vie merdique. Il ferma yeux et dans un moment de faiblesse imagina une main douce dans ses cheveux, une voix grave qui lui disait qu'il était en sécurité et des prunelles saphir qui le regardaient avec douceur et compassion.
Il savait que c'était un mensonge, que tout ça n'était que le fruit de son imagination, mais pour le moment il en avait besoin. Il laissa le sommeil l'engourdir, espérant que pour une fois ses rêves lui laisseraient un peu de répit.
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La nuit venait de tomber et Castiel se demandait encore comment il avait pu avoir la bêtise d'accepter de suivre Lucifer dans la partie la plus mal famée de la ville alors même que l'alpha avait refusé mordicus de lui en expliquer la raison. La sensation du revolver caché dans sa ceinture dans son dos avait quelque chose de rassurant, même si, sans qu'il ne sache vraiment pourquoi, il ne se sentait pas réellement en danger.
- Bon alors, qu'est ce qu'on est venu faire ici ? C'est pour un boulot ?
De nouveau Lucifer se contenta de lever un sourcil mystérieux en désignant une porte métallique noire et cloutée, dans laquelle un trou obscure et grillagé était percé. Il frappa quatre fois, s'arrêta puis frappa de nouveau deux autres fois espacées. Le Juda s'ouvrit et des yeux les scrutèrent tous les deux. Sans qu'un mot ne soit prononcé, la petite trappe se referma et les deux alphas entendirent le bruit claquant d'un lourd verrou métallique que l'on ouvre.
La porte commença à pivoter avec un grincement digne des meilleurs films d'horreur et Castiel croisa les bras sur sa poitrine, carrant les pieds au sol.
- Luc, soit tu me dis ce que l'on est venu faire ici, soit je repars sur le champ.
Lucifer leva les yeux au ciel dans une parodie de moue offensée et désigna l'intérieur d'un geste théâtrale.
- Je te présente, L'Enfer de Dante, une de mes dernières acquisitions.
Luc adressa un clin petit signe de tête au videur qui s'effaça pour les laisser passer.
- Et je te dirais seulement que nous sommes ici pour élargir tes horizons, mon frère. Ce sera à toi de te faire ton opinion.
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L'intérieur des lieux était à l'extrême opposé de ce qu'il semblait être de l'extérieur. Si la rue était humide et sordide, ici tout n'était que luxe et rutilance. Le couloir dans lequel ils progressaient n'était visiblement qu'une entrée secondaire, et pourtant même là, la moquette au sol était d'un rouge sombre et épais. Des lumières incrustées au plafond tous les deux mètres diffusaient juste l'éclairage suffisant pour mettre en valeur un mobilier d'un noir lustré. Tout respirait le luxe et la démesure, à l'image de l'alpha à côté duquel Castiel progressait.
Ils ouvrirent une porte dérobée, montèrent quelques marches et arrivèrent à un autre couloir, plus sobre, menant à une unique porte que Lucifer ouvrit. De là où il se trouvait, Castiel pouvait voir une pièce de grande dimension à la forme singulière. Le bureau de Lucifer, de toute évidence.
Étrangement, l'endroit était plongé dans l'obscurité et pourtant il n'y faisait pas noir.
- Mon domaine. Entre, je t'en prie.
Castiel avança de quelques pas. Les quatre murs étaient entièrement vitrés et donnaient chacun sur d'autres salles en contre bas, diffusant la légère clarté qui avait interpelé Castiel. Lucifer posa la main sur l'épaule de son compagnon et le poussa à avancer. Par réflexe Castiel résista, un malaise s'était emparé de lui, il avait envie de partir.
- Allez, un peu de courage frangin.
Castiel approcha finalement des parois vitrées, contemplant rapidement le spectacle qui s'offrait à ses yeux. Il connaissait son frère, sa réputation, ses gouts particuliers. Castiel ne l'avait jamais jugé pour cela, après tout chacun faisait ce qu'il voulait du moment que tout le monde était consentant.
Mais une boule d'angoisse monta cependant dans sa gorge.
De toute évidence, Gabriel lui avait parlé de leur petit conversation du matin. Ça il le savait déjà, ces deux là ne se cachaient jamais rien. Mais qu'est ce que l'alpha avait bien pu en déduire? Ou est ce qu'il savait des choses que lui ignorait ?
Il releva très vite un regard alarmé vers Lucifer qui secoua la tête
- Non, je ne l'ai jamais vu ici, si c'est ce à quoi tu penses. Mais son nom n'est pas non plus complètement inconnu dans le milieu.
- Comment ça pas inconnu ? Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Juste que les choses ne sont pas toujours ce qu'elles semblent être. Regarde Castiel. Avance.
La voix de l'alpha était basse, trainante, presque envoutante.
A contre cœur, Castiel fit un nouveau un pas en avant, le cœur battant à toute allure dans sa poitrine, et se retrouva au bord d'une des faces vitrées. Les murs étaient découpés en biseaux de sorte qu'il avait l'impression que le sol s'ouvrait sous ses pieds alors que la surface froide et transparente était aussi solide que l'acier.
Il ne s'attarda pas longtemps sur la première salle où des hommes et des femmes dansaient. De prime abord rien ne différenciait cet endroit d'une boite de nuit classique, à part que certains danseurs étaient nus ou du moins ne portaient pour seul vêtement qu'un harnais de cuir croisé sur la poitrine ou un collier autour de leur cou auquel une laisse était attachée les reliant à leur partenaire. D'autres étaient enchainés les bras derrière le dos. D'autres encore intégralement recouverts de latex noir qui ne laissaient dépasser que leurs parties intimes, seins, sexes, fesses ou pénis selon les genres. Tous ces corps bougeaient les uns avec les autres, contre les autres ou dans les autres, se mêlant au rythme d'une musique qu'il ne pouvait entendre. Le spectacle aurait pu être obscène ou choquant mis en fait l'impression qui s'en dégageait était celle d'une marée humaine étrange et en transe qui semblait être en train de célébrer une cérémonie mystique et sensuelle.
Rapidement Lucifer attrapa le bras de Castiel et le guida vers un autre mur qui s'ouvrait sur une salle différente où des accessoires ornaient les murs comme autant de décorations médiévales. Des cordes, des menottes et des chaines étaient à disposition d'hommes et de femmes qui attachaient leurs partenaires nus sur des chevalets rembourrés avant de les pénétrer, avec ou sans accessoires, au vu et au su de toutes les autres personnes présentes.
- Ici ce sont la plupart du temps les omégas qui prennent les alphas. Qu'est-ce que tu en penses ?
Mais déjà, de nouveau, Lucifer guidait Castiel vers une autre salle, plus petite, où une vingtaine de personnes disposée en cercle le long des parois s'écartait pour en laisser passer deux autres qui s'avançaient au centre de l'espace dégagé.
- Regarde ici.
Un des deux hommes, un brun, le plus grand des deux, était torse nu seulement vêtu d'un pantalon de cuir noir alors que son partenaire, châtain et plus petit que lui était intégralement nu. Le premier attacha le second, les membres écartés, face contre une croix en bois en forme de X qui se trouvait au centre de la pièce. Où que l'on se trouve, des miroirs disposés en cercle à intervalles réguliers autour d'eux permettaient de regarder la scène sous tous les angles à la fois. Pendant tout le temps qu'il fallut au premier pour ajuster les sangles autours des bras et des chevilles du second, il ne cessa de caresser la peau exposée et d'y déposer une myriade de baisers. Il se plaqua ensuite derrière le corps attaché, fit glisser le sien le long de celui de l'autre homme en un simulacre de coït, passant ses mains de chaque côté des flancs nus pour aller caresser le sexe de son partenaire déjà en pleine érection. Au bout de quelques minutes, le plus grand s'écarta et alla chercher un fouet disposé sur une petite table.
Pendant un temps qui parut infini, le brun passa doucement la lanière sur la peau lisse et encore intacte du dos de l'homme attaché. Il parcourut longuement chaque centimètre de peau exposée, descendit des épaules jusqu'au centre de la colonne qu'il longea vertèbre après vertèbre, puis passa sur le sillon qui séparait ses fesses rebondies et se perdit entre ses jambes. Avec le manche, il fit de lents aller et retour le long de la raie des fesses du plus petit qui se cambra autant que ses bras attachés le lui permettaient. L'homme tentait de décoller son corps du bois afin d'arquer son dos le plus possible et d'accompagner le mouvement du manche, exposant encore plus ses fesses qui se séparèrent lorsque le cuir repassa entre elles et sur son anus à présent dévoilé.
L'homme au fouet parla à l'oreille de celui qui était attaché et ce dernier hocha la tête et ferma les yeux. Il reprit sa position initiale, debout, bien droit contre les montants de bois et campa les pieds au sol. Alors le plus grand recula de deux pas et Castiel comprenant ce qui allait suivre, se crispa en voyant nettement les muscles dessinés du dos exposé se tendre dans l'anticipation de l'impact.
Il n'y eut aucun son dans la pièce où Lucifer et lui se trouvaient. Ni le sifflement de la lanière dans l'air, ni celui du cuir percutant la peau, pas plus que le cri que l'homme poussa en rejetant la tête en arrière alors que sa peau se marquait d'un sillon rouge parfaitement visible même à cette distance. Castiel n'entendit pas non plus la clameur de la vingtaine de personnes qui assistait au spectacle. Non, il n'y eut rien de tout ça. A la place, il entendit parfaitement dans sa tête les sons fantômes des gémissements de douleur et de peur que Dean avait poussés dans son inconscience pendant qu'il tentait de repousser son propre agresseur dans ses cauchemars.
Incapable de bouger, Castiel resta là, immobile et sidéré, à contempler le spectacle du martyre de cet homme dont le dos commençait à saigner par endroits sous les coups croisés qui se succédaient sans relâche.
Lors qu'enfin, après plusieurs minutes de fascination morbide, Castiel récupéra le contrôle de son cerveau et ses membres, il commença à reculer. C'était plus que ce qu'il ne pouvait supporter. Trop similaire. Les cheveux châtains que la sueur plaquait maintenant sur le front incliné auraient pu être les siens. Il avait nettoyé des plaies ensanglantées similaires sur un autre dos. Castiel ne voyait pas les yeux de l'homme supplicié, mais si ils avaient été verts, cela l'aurait achevé.
Il recula de nouveau, il ne voulait plus assister à cela. Il ne voulait pas que se gravent sur ses rétines les images que son esprit torturé avait déjà trop souvent imaginé du martyre de Dean.
Un corps dans son dos stoppa son mouvement de retraite.
- Regarde mieux.
Le châtain pendait maintenant sur sa croix, seulement retenu par ses poignets et ses chevilles attachés. Après un dernier coup cinglant, le brun lâcha finalement son instrument de torture au sol, ouvrit la fermeture éclair de son pantalon puis vint se plaquer contre les fesses de sa victime qui se cambra de nouveau. Un mouvement sec de ses hanches et il fut en lui, commençant ses allers et retours immédiatement alors que le plus petit haletait visiblement, les yeux et les poings fermés. Le coït semblait brutal et pourtant l'homme attaché accompagnait les mouvements de son partenaire, cambrant les reins à chaque fois qu'il se retirait puis le possédait de nouveau, tirant sur ses poignets entravés pour maintenir le contact entre leurs deux corps luisants de sueur. Son sexe toujours en érection rebondissait contre son ventre à chacun des mouvements brutaux qui le secouaient tout entier.
Le contact entre les deux corps était minimaliste, uniquement unis par les doigts du brun agrippés aux hanches de son partenaire et par son sexe qui coulissait dans l'anus du châtain de plus en plus vite, de plus en plus loin, de plus en plus violemment.
Au bout de plusieurs minutes de ce qu'on ne pouvait qualifier que d'un accouplement brutal, le brun saisit les poignets attachés et força un dernier coup de rein plus violent que les autres alors que l'orgasme le saisissait visiblement. Il resta ainsi longtemps, emporté par son plaisir, toujours enfoui dans son partenaire, immobile, les yeux clos, son visage tendu plaqué contre la nuque de l'homme haletant. Puis, il rouvrit les yeux et vint agripper la tête du châtain, la faisant pivoter pour lui ravir les lèvres dans un baiser possessif qui n'avait rien de doux. Enfin l'homme se retira.
Les yeux fixés sur le corps pantelant pendu à sa croix, il prit le temps de remonter son pantalon et de ramasser le fouet laissé au sol. Puis il revint vers son partenaire et l'embrassa, cette fois avec douceur. Caressant la peau exposée en prenant bien soin d'éviter les zones meurtries, il détacha tout d'abord ses chevilles, puis se redressa. Il vint placer un bras autour des épaules luisantes de sueur et de sang du supplicié. Immédiatement et à la plus grande surprise de Castiel, celui-ci vint tendrement placer sa tête dans le creux de son cou, se laissant soutenir lorsque l'homme détacha enfin ses poignets meurtris. Le brun déposa un baiser sur son front et le prit dans ses bras. Il le souleva comme on le ferait d'une jeune mariée et le porta jusqu'à un canapé tout proche où il caressa son corps longuement.
Alors que le sexe du plus grand était redevenu flasque après son orgasme, celui du plus petit, lui, était toujours en érection, violacé, probablement douloureux à force d'avoir été stimulé sans connaitre la jouissance. Tout en le tenant serré contre lui et prenant visiblement soin de ne pas toucher les plaies de son dos, le brun positionna son partenaire sur ses genoux, jambes largement écartées face à la foule et le masturba d'abord lentement, puis de plus en plus rapidement. En quelques minutes l'homme éjacula dans un cri, en renversant la tête, les joues striées de larmes. Puis il se tournant vers celui qui le tenait ainsi offert aux regards et l'embrassa langoureusement, alors que les spasmes de la jouissance faisaient toujours convulser son corps nu tout entier.
Enfin, celui que Castiel ne pouvait plus vraiment qualifier d'agresseur repositionna sa tout aussi discutable victime sur ses genoux face à lui et le serra dans ses bras comme si il était la chose la plus précieuse au monde. Doucement, il essuya les joues humides et fit un signe de la tête à une personne dans la foule. Immédiatement une couverture fut déposée avec précautions sur le corps tremblant du châtain.
Les deux hommes restèrent longtemps ainsi, enlacés, à se câliner et s'embrasser doucement, alors que la foule autour d'eux commençait à se dissiper. Ils semblaient dans un monde à part où plus rien ne comptait qu'eux même. Celui qui avait été si durement fouetté s'abandonnait, les yeux fermés, dans les bras de celui qui l'avait tant fait souffrir. Son visage n'exprimait que sérénité et béatitude, et celui de l'autre homme qu'affection infinie.
- Ils sont en couple dans la vraie vie, tu sais.
La voix si proche de son oreille fit presque sursauter Castiel qui avait pratiquement oublié la présence de Lucifer derrière lui. Il déglutit alors que sa gorge lui semblait aussi sèche que du papier de verre.
- C'est un oméga ?
Luc s'approcha et n'eut pas besoin de suivre son regard pour savoir que Castiel parlait du châtain enroulé dans la couverture.
- Thomas est un oméga en effet. Et James est son alpha. Ils sont en couple aussi bien ici qu'à l'extérieur depuis plus de dix ans, et comme tu viens de le voir, Thomas apprécie différentes formes de plaisir, mêlées de plus ou moins de douleur.
Castiel se retourna vers Lucifer et leva des yeux étrécis de colère pour rencontrer ceux de l'ami avec lequel il avait partagé tant de combats et de galère.
- Ce n'est pas ce qui s'est passé !
- Tu ne sais pas ce qui s'est passé, Castiel.
Le ton calme et sérieux de Lucifer contrastait avec celui blessé de Castiel. Luc haussa les épaules.
- Et moi non plus d'ailleurs. Il n'y a que lui qui pourrait te le dire. Tout ce que je voulais te montrer c'est que les choses ne sont pas toujours ce qu'elles semblent être au premier abord.
Perdu, Castiel se rapprocha de la vitre et regarda les deux hommes se relever. L'alpha serrait encore son oméga contre sa poitrine tout en maintenant sur ses épaules la couverture qui le recouvrait. Il le couvait littéralement du regard, n'accordant qu'un vague sourire à ceux qui les approchaient pour les féliciter.
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- Si tu veux savoir, tu devrais lui poser la question. Mais est ce que tu veux vraiment savoir ?
Castiel entendait Lucifer, mais ses paroles lui semblaient lointaines alors qu'une autre voix, plus faible et cassée raisonnait dans sa tête. Castiel ferma les yeux.
"Je n'ai pas été violé. J'étais d'accord. Pour tout"
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Il se retourna vers son ami, le visage fermé, indéchiffrable.
- Qu'est ce que tu as insinué tout à l'heure en disant qu'il n'était pas inconnu dans le milieu ?
Lucifer sourit, visiblement il s'attendait à la question. Il lui tourna le dos et alla s'assoir à son bureau, sortit une bouteille de bourbon et deux verres d'un tiroir puis désigna la chaise en face de la sienne.
- Si tu certain d'être prêt à entendre la vérité...
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oOoOoOoOoOoOoOoOo
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Donc, le warning du jour: Scène sadomasochiste ne mettant pas en jeu les personnages principaux, mais décrite de façon explicite. Entre autre sexe en public, flagellation, sang, douleur.
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Voila... tout va bien ? ... Alors et vous, comme Castiel, êtes vous prêts à entendre la vérité ?
Laissez moi un petit mot pour me donner vos impressions et ce que vous imaginez de la vérité que Lucifer va révéler à Castiel dans le prochain chapitre...
A la semaine prochaine... XD
