Bonjour les amis,

je suis contente de vous retrouver. Voici le chapitre 7. Pas de Warning supplémentaire pour celui là.

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Réponse aux reviews en guest avant de vous laisser le découvrir:

- Claire: I will try to continue, I promise to do my best. I always answer reviews, it's the best part, to talk to people who leave me a message. So it's me who thank you. And also for all your adorable compliments. Thank you so much !

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Bonne lecture à tous. J'espère que ce chapitre vous plaira. ;)

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Chapitre 7:

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Lucifer et Dean étaient rapidement remontés dans la chambre de Castiel pour ne pas le laisser seul trop longtemps. Si jamais il se réveillait, ils voulaient être présents. Même si ils n'y croyaient pas vraiment.
Et puis respirer un peu d'air frais avait eu le résultat escompté, Dean avait repris le contrôle.

De nouveau assis sur sa chaise, le regard rivé sur le visage endormi de Castiel, il hésita un long moment. Ces mecs étaient les anciens compagnons d'arme de Castiel, ça il l'avait déjà compris. Ils avaient l'air équipés, entrainés et plutôt bien renseignés et apparemment ils en savaient plus long sur lui qu'il ne l'avait pensé au premier abord. En tout cas ils savaient qu'il y avait quelque chose entre Castiel et lui, quoi que cela puisse être, sinon, ils ne l'auraient pas amené ici.

Mais jusqu'où s'étendaient leurs informations ?

Est ce qu'ils savaient pour Alastair ? Pour son contrat ?

Sans pouvoir s'en empêcher Dean posa la main sur son ventre. En tout cas ils ne pouvaient pas savoir pour ça. Si grossesse il y avait, d'ici quelques jours son odeur changerait et tout le monde pourrait s'en rendre compte - Dean serra les dents - même Castiel. Mais pour le moment elle était encore indétectable. Y compris pour lui d'ailleurs et l'angoisse lui retournait littéralement les tripes.

Bon sang, ce salopard lui aurait décidément tout pris dans sa chienne de vie. Sa liberté, son libre arbitre et même le futur qu'il aurait pu avoir avec Castiel si les choses avaient tourné autrement. Malgré sa rancœur, Dean soupira et reconnu sa part de mauvaise foi. Il lui avait pris tout le reste mais il lui avait rendu Sam. Et si Dean ne parvenait pas à dire qu'il lui était reconnaissant, au moins, il payait ses dettes. Pas vraiment le choix de toute façon, encore moins maintenant.

Mais il n'avait pas le droit d'entrainer Castiel dans ce merdier avec lui.

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- Si je reste ici, je le mets en danger. C'est peut être déjà trop tard.

Dean avait prononcé ces mots sans regarder Lucifer qui le dévisageait. Lui scrutait toujours les yeux de Castiel, guettant le moindre mouvement en espérant le miracle qui n'avait pas eu lieu à son arrivée.

Lorsqu'ils étaient revenus dans la chambre, il avait pourtant eu un coup au cœur, l'impression que les joues de l'alpha étaient peut-être un peu mois pales, qu'il paraissait un peu plus vivant. Il s'était presque attendu à le voir ouvrir les yeux, comme dans les films, mais ce n'était visiblement que le fruit de son imagination ou de ses espoirs. En tout cas Castiel était toujours aussi immobile qu'une statue.

- Je peux te poser une question, Dean ?

En d'autres circonstances il lui aurait fait remarquer qu'il venait juste de le faire. Juste histoire de plaisanter ou de l'agacer un peu, c'était dans sa nature. Pas sa nature d'oméga, mais celle d'homme. Celle qui lui donnait l'envie de résister et de se battre, même contre plus fort que lui, celle qui lui avait fait agripper l'alpha par le col de sa veste devant la maison de Castiel.

Mais pas aujourd'hui. Il se contenta d'attendre que Lucifer se décide à poursuivre.

- Pourquoi tu as signé ce contrat ?

Les yeux de l'oméga s'étrécirent et cette fois Dean reporta toute son attention sur Lucifer qui soutint son regard suspicieux. Ok, ce mec en savait effectivement beaucoup plus à son sujet qu'il ne l'avait pensé.

- J'ai mes sources, répondit l'alpha à la question informulée. Mais même elles n'ont pas pu me donner tous les détails.

- Les détails, hein ? Quelle importance ?

- Ils pourraient en avoir. J'ai besoin de savoir ce qui l'attend.

Les yeux de l'alpha s'étaient reportés sur le corps endormi. Dean fut surpris de la chaleur qui envahissait ces yeux habituellement si froids lorsqu'il se posait sur Castiel.

- Tu peux me parler tu sais, je sais très bien garder les secrets. Et de toute façon, je sais déjà ce que tu es.

- Et je suis quoi ?

Les bras croisés sur la poitrine, Dean se tourna vers l'homme, le mettant manifestement au défi de lui balancer en plein visage les insultes qui allaient forcément suivre.

- Le soumis d'Alastair. Enfin si je peux appeler ça comme ça.

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Ok, Dean ne l'avait pas vu venir, celle là !

Il lui fallut un moment pour rassembler ses pensées et absorber le choc. Il resta là, sur ses gardes, à dévisager l'alpha, attendant le prochain coup qui ne venait pas. Dean avait beau inspecter le visage face à lui, il n'y voyait ni dégout, ni jugement, juste l'attente qu'il se décide à donner une réponse à sa question.

Dean soupira, alors que la tension qui l'avait brusquement envahi se relâchait un peu.

- Ce qui est fait est fait. J'ai signé. Revenir sur le pourquoi n'y changera rien.

Les prunelles vertes se fixèrent dans les bleues cristallines.

- Mais si Alastair sait qu'il m'aime, il le tuera.

Lucifer se recula sur sa chaise et c'était lui maintenant qui croisait les bras sur sa poitrine alors qu'un sourire sarcastique se dessinait sur son visage.

- Parce que comme ça Castiel t'aime ?

Dean leva les yeux au ciel devant l'attitude soudainement amusée de l'alpha. Il n'avait ni le temps, ni l'envie pour ces petits jeux, aussi répondit il très sérieusement.

- Je l'ai su bien avant lui. Pourquoi tu crois que j'ai tout fait pour le tenir à distance. Mais peu importe ce qu'il ressent. Tu ne connais pas Alastair, moi si. Si ce salopard a la moindre idée de ce qui se passe, il le fera souffrir plus que tout ce que tu peux imaginer, et ensuite il le tuera.

Lucifer se redressa, son sourire définitivement envolé.

- Et qu'est ce que tu comptes faire pour empêcher ça?

Mais Dean n'avait pas la réponse à cette question. Le mieux qu'il pouvait faire c'était de n'entrainer personne avec lui dans son enfer. Et surtout pas Castiel. Il passa une main sur son visage et reporta le regard sur le lit.

- Si seulement je le savais.

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Lucifer se leva de sa chaise.

- Bon, tu prends le premier tour de garde. Je vais me chercher un café. T'en veux un ?

Dean leva vers lui un regard étonné.

- T'as pas entendu ce que je t'ai dit ? Il faut pas que je reste.

Le regard de l'alpha se fit étrangement incandescent. Une seconde Dean eut l'impression de deux lasers qui le transperçaient pour lire jusqu'au fond de son âme.

- Non, c'est toi qui n'a pas compris. Pour le moment tout ce qui compte, c'est lui. Je ne sais pas si Gabriel a raison, mais il pense que ta présence peut aider Castiel à sortir de son coma. Alors tu restes ici, que ça te plaise ou pas. Pour le reste, on verra après.

Et il quitta la pièce sans se retourner.

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Les heures se succédèrent, lentes, rythmées par les soins du personnel qui venait de temps en temps changer une poche ou vérifier les constantes de Castiel. Chaque fois Dean ressentait ce pincement au cœur lorsque les infirmières l'encourageaient à rester auprès de lui, à le toucher, se coucher à ses côtés, argumentant que la présence de son oméga ne pouvait qu'être bénéfique à l'alpha, que leur lien allait l'aider à revenir.

Plus d'une fois, Dean avait eu envie de leur hurler de la fermer, qu'il n'était pas SON oméga. Comment ne voyaient elles pas que quelqu'un comme Castiel méritait mille fois mieux que lui, même si il aurait donné pratiquement n'importe quoi pour en être digne ?

Mais il s'était contenté de leur sourire, le cœur au fond de la gorge et les doigts douloureux tellement il faisait des efforts pour ne pas serrer les poings.

Il avait passé des heures à tenir la main de Castiel entre les siennes, refusant de reconnaitre que lui aussi espérait ce miracle, parfois le visage penché pour poser ses lèvres sur les doigts tièdes.

Lorsque l'infirmière s'approcha derrière lui, il reposa très vite le bras de l'alpha sur le lit, se sentant presque pris en faute dans cette attitude trop familière.

- Je suis désolé.

Il ne savait même pas pourquoi il s'excusait.

- Oh, non non. Au contraire, c'est moi qui suis désolée de vous déranger. Mais il va être l'heure de lui dire au revoir pour ce soir, les visiteurs ne sont pas autorisés à rester pour la nuit en réanimation.

L'infirmière lui sourit gentiment.

- Mais j'ai quand même une bonne nouvelle. Le médecin a jugé que l'état de monsieur Novak était suffisamment stable pour qu'il soit transféré dès demain dans un autre service. J'en ai parlé avec mes collègues, il sera dans une chambre seule à partir de dix heures demain matin et je suis sûre que là on pourra vous trouver un lit d'appoint pour que vous puissiez rester en permanence avec lui.

L'infirmière allait s'éloigner lorsqu'elle se retourna vers lui, la mine un peu hésitante.

- Je ne devrais pas dire ça parce que ce n'est pas très professionnel, mais Monsieur Novak a beaucoup de chance d'être autant aimé. Vous êtes beaux à voir tous les deux. Je vais prier pour vous, pour que les choses s'arrangent.

La gorge de Dean devint subitement si sèche et serrée qu'il fut incapable de répondre. Il se contenta de se lever et de lui adresser un petit sourire, il allait la suivre et partir, mais pris d'une impulsion subite, il se pencha vers Castiel, retira son masque et déposa un baiser sur les lèvres roses et légèrement craquelées.

Juste un effleurement.

Juste une seconde.

Puis il se redressa et fixa les paupières obstinément closes, jusqu'à ce qu'un léger gloussement derrière lui le fasse se retourner, le feu aux joues.

- C'est bien ce que je disais, vraiment adorables ! Ne perdez pas espoir, Dean, je suis sure qu'il va se réveiller.

A regret, il lui emboita le pas vers la sortie.

- Que le ciel vous entende...

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Lorsqu'il sortit du service, Dean eut la surprise de constater que les trois alphas l'attendaient, adossés au mur du couloir. Ils levèrent la tête dès qu'ils l'aperçurent, l'interrogeant du regard, mais Dean secoua la tête et tous les visages se fermèrent.

- Ils le changent de service demain. Son état est assez stable.

- Ouais mais c'est bien le problème, ragea Lucifer. Stable, c'est ce qu'ils arrêtent pas de répéter. Bon sang mais pourquoi il se réveille pas ?!

- Les médecins disent que c'est peut être parce qu'il n'en a pas envie.

Lorsque Gabriel termina sa phrase tous les regards se reportèrent sur Dean qui recula d'un pas.

- Quoi ? Vous pensez que c'est ma faute ? demanda t'il estomaqué.

Uriel eut un petit rire sarcastique.

- Ne te donne pas tant d'importance, oméga.

- Dean. T'as déjà oublié connard ?

Uriel se redressa et avança vers lui, envahissant son espace personnel.

- Dis toi bien, "Dean", que si j'avais une seule seconde pensé que tu sois responsable de son état, tu serais déjà six pieds sous terre.

Gabriel s'interposa physiquement entre les deux hommes avant que la confrontation ne dégénère.

- Ok, ok, les gars, c'est déjà bien assez que l'un d'entre nous soit dans un lit d'hôpital. Pas besoin de se battre. Ça n'aidera pas Castiel.

Uriel renifla, méprisant.

- C'est pas un lit d'hôpital qu'il lui faudra si il continue à me chercher, mais un tiroir à la morgue !

Dean avança également d'un pas, prêt pour la confrontation.

- Bordel, mais c'est toi qui me cherches en permanence avec tes airs supérieurs et tes omégas par ci et oméga par là comme si c'était une putain d'insulte. Parce que tu crois valoir mieux que moi peut être ?

L'alpha le toisa, les bras croisés sur la poitrine.

- Aucun doute là dessus, o-mé-ga.

- Bon ok, maintenant ça suffit !

Lucifer attrapa Dean par un bras et l'entraina d'autorité vers la sortie tandis que Gabriel se chargeait de faire avancer un Uriel pour le moins récalcitrant en le poussant d'une main dans le dos.

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Dans la voiture, la tension était à couper au couteau.

Gabriel sur le siège passager à l'avant se retourna vers Uriel et Dean qui faisaient des efforts manifestes pour s'ignorer l'un l'autre, tout en fulminant côte à côte sur le siège arrière.

- Les gars, encore un peu plus et de la fumée va finir par vous sortir des oreilles. Vous êtes complètement ridicules et immatures, vous vous en rendez compte ? Et le fait que ce soit moi qui vous le fasse remarquer devrait franchement vous inquiéter, vous croyez pas ?

Uriel se retint autant qu'il put, mais un coin de ses lèvres parvint tout de même à se relever un peu contre sa volonté. Dean le regarda du coin de l'œil puis reporta les yeux sur ceux de Lucifer au volant qui lui, ne cachait pas son amusement.

- Allez, encore un petit effort, on se regarde en face. Oui, comme ça, c'est bien. Non, sans montrer les dents ! continua Gabriel qui tentait toujours de jouer les conciliateurs.

Au bout d'un moment les deux hommes obéirent avec réticence comme deux enfants grondés par leur maitresse d'école.

- Bien, et maintenant on se serre la main et on se roule une pelle.

Gabriel éclata de rire devant leurs mines pareillement choquées.

- Et ben voilà, ! Je savais que vous vous ressembliez plus que vous ne le pensez. Regardez vous, de vrais jumeaux.

Et effectivement, les deux hommes relevèrent simultanément un sourcil aussi suspicieux que scandalisé en s'inspectant l'un l'autre à la recherche du moindre point commun qu'avait pu constater l'alpha visiblement cinglé.

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La voiture stoppa devant un hôtel quatre étoiles et un voiturier vint immédiatement leur ouvrir la portière. Lucifer lui confia les clefs et Dean vit l'homme s'incliner devant lui.

- Hé, vous êtes qui les gars ? Les rois du pétrole ? Parce que je sais pas pour vous, mais moi j'ai pas vraiment les moyens de me payer ce genre d'endroit.

Gabriel posa une main sur l'épaule de Dean et l'incita à monter les marches recouvertes de moquette menant au hall de réception de l'hôtel en lui faisant un petit clin d'œil.

- T'inquiète pas Deano. Tout est pris en charge. Castiel a rendu certains services à des gens importants qui lui sont très reconnaissants. Ça aide.

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Le soir même, après avoir pris possession de leurs chambres contigües, les quatre hommes se retrouvèrent dans la salle à manger de l'hôtel. Le silence à la table reflétait l'humeur morose des quatre convives, personne ne l'aurait avoué, mais ils avaient vraiment espéré que la présence de Dean aurait pu faire la différence.

- Vous avez servi avec lui, pas vrai ? A l'armée. Il m'a dit qu'il avait été soldat.

Tous les regards convergèrent vers Dean qui remuait le contenu de son assiette avec sa fourchette sans vraiment y toucher.

- Exactement. Dans tous les coins du globe. Partout où on a eu besoin de nous.

La fierté se sentait dans la voix de l'alpha noir.

- Et vous êtes restés proches même après.

C'était une constatation plus qu'une question mais Gabriel y répondit tout de même.

- On va dire que certaines choses peuvent lier des gars à jamais.

Les regards se croisèrent, se perdirent un moment dans les souvenirs, puis le regard de Gabriel se reporta sur l'oméga.

- Et toi Deano. Si tu nous en disais un peu plus sur ta fascinante petite personne.

Génial ! Il avait encore manqué une occasion de fermer sa gueule. Il se recula au fond de son siège, mal à l'aise.

- Je vois pas ce que je pourrais dire. Je suis né à Lawrence au Kansas. Je bosse dans un garage. Et j'essaie de garder mon cul loin des emmerdes la plupart du temps, même si elles ont une fâcheuse tendance à me trouver même quand je les cherche pas. Voilà, c'est à peu près tout ce qu'il y à savoir.

Lucifer ricana dans son coin puis son visage se fit plus sérieux.

- Ouais, si on veut. Et si tu nous parlais un peu d'Alastair.

Si Lucifer avait pensé que reposer la question alors qu'ils étaient tous réunis fonctionnerait mieux que lorsqu'il le lui avait demandé en privé, il réalisa bien vite son erreur. Dean se redressa sur sa chaise, comme piqué au vif et le toisa d'un regard furieux.

- Écoute mec, on en a déjà parlé. Et peut être que je me goure, mais j'ai l'impression que t'en sais déjà pas mal sur ce salopard, alors je sais pas trop ce que tu attends de moi. Tout ce que je peux vous dire c'est que c'est un fumier et un putain de psychopathe et que si jamais il découvre que je suis avec Castiel il nous tuera tous les deux. Moi, on en a rien à foutre, mais Castiel mérite pas ça. Alors vous feriez surement mieux de me ramener chez moi avant que ça arrive, puisque de toute façon votre coup du "baiser du prince charmant" a pas fonctionné. Maintenant si tu veux plus de "détails" comme de savoir pourquoi je laisse ce connard me baiser et bien tu repasseras. De toute façon, je vois pas comment ça pourrait aider Castiel !

L'oméga jeta sa serviette dans son assiette, se leva brusquement et quitta le restaurant d'un pas rageur.

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Gabriel leva un sourcil sarcastique puis reporta son regard sur ses compagnons aussi scotchés que lui.

- Et bien c'était une intéressante discussion. En tout cas on peut dire qu'il a du caractère le petit.

Lucifer sourit alors qu'Uriel croisait les bras sur sa poitrine le visage sérieux.

- N'empêche que pour une fois il n'a peut être pas tort.

Gabriel leva deux sourcils étonnés.

- Alors ça, ça mérite une tournée !

Il fit signe à la serveuse qui vint prendre leurs commandes, avant qu'Uriel ne poursuive.

- Ce gars, Alastair, faudrait peut être qu'on se renseigne un peu plus sur son cas. Parce que quelque chose me dit qu'il pourrait bien devenir rapidement un problème.

Lucifer se saisit de son verre dès qu'il fut déposé devant lui et le leva vers son compagnon.

- Je pense que tu as parfaitement raison.

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De retour dans sa chambre, Dean faisait les cents pas pour essayer de se calmer. Sans grand succès si on considérait son envie furieuse de cogner sur tout ce qui passait à sa portée. Y compris et peut être même surtout sur lui même.

Sa réaction avait été parfaitement stupide et il en avait conscience. Sauf qu'il n'y avait rien à faire, lorsqu'il s'agissait d'Alastair il ne se contrôlait pas. Et pourtant la question de Lucifer était légitime. Ils avaient le droit de savoir dans quelle merde il avait bien involontairement embarqué Castiel.

Parce que nulle doute que son absence n'avait déjà pas dû passer inaperçue. D'autant plus qu'elle coïncidait avec celle de l'alpha. Alastair avait beau n'être qu'un connard sadique, il n'était pas stupide et avait dû additionner deux et deux.

Résultat, ils étaient baisés. Tous les deux.

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Dean s'assit sur le lit de sa superbe chambre d'hôtel lorsque cette réalisation le frappa de plein fouet.

Et merde !

Mais au moins voilà qui résolvait pour lui le problème du choix. Parce que toute la journée il s'était torturé avec l'idée qu'il devait repartir sans parvenir à le faire réellement. Maintenant qu'il était surement trop tard il en était presque soulagé.

Enfin, il aurait pu l'être si il n'y avait pas eu... Sam !

Dean se leva d'un bond. Il n'en revenait pas de constater qu'il ait pu oublier pendant un instant qu'à défaut de le trouver lui, l'alpha pourrait très bien s'en prendre à son frère pour se venger.

Immédiatement il sortit son téléphone portable et composa son numéro. Les trois sonneries qu'il fallut à son frère pour décrocher mirent ses nerfs à rude épreuve.

- Hé, salut Dean. Content que tu te décides enfin à passer un coup de fil.

- Ouais, salut Sammy.

Mais maintenant qu'il l'avait en ligne, Dean n'avait pas la moindre idée de comment lui présenter les choses. Des phrases du genre:

" Salut, frangin, un salopard psychopathe pourrait bien vouloir te faire la peau, alors fait gaffe à tes arrières "

Ou alors encore mieux : " tu te souviens de cette histoire il y a huit ans? Je t'avais dit que tout était arrangé, et ben c'est pas vraiment le cas. Et si ça se trouve, toute cette merde va nous exploser à la gueule juste maintenant".

Bon sang, de ces deux options Dean ne savait pas laquelle était la pire.

- Dean ?

La voix au bout du fil était inquiète et Dean réalisa que son silence s'était prolongé trop longtemps.

- Oui oui, je suis là. Je voulais juste... Enfin, je voulais prendre de tes nouvelles. Ça avance les préparatifs pour le mariage? Vous avez fixé la date?

- Dean, tu m'appelles pas à plus de onze heures du soir pour me parler de mon mariage, alors qu'est ce qui se passe?

Foutu gamin trop perspicace !

Sauf que le gamin avait vingt-cinq ans maintenant et qu'il le dépassait de dix centimètres ! Peut être qu'il était temps d'arrêter de le considérer comme un gamin justement et d'être un peu plus franc avec lui. Mais malgré tout il y avait des choses que vous ne pouviez pas dire à votre petit frère, même si vous deviez lever les yeux pour le regarder en face. Des choses comme le fait que vous ayez décidé de vous vendre pour lui éviter la taule par exemple. Comment Sam pourrait il encaisser une nouvelle pareille ?

Dean se racla la gorge pour reprendre une contenance. Sam attendait toujours sa réponse au bout du fil et si il ne lui disait rien son inquiétude allait prendre des proportions cataclysmiques.

- Écoute t'as raison. Y a bien un problème. Je suis à l'hôpital. Mais c'est pas pour moi, hein, je vais bien ! rajouta t'il immédiatement en réalisant que sa formulation était pour le moins maladroite. C'est un ami. Il a été gravement blessé alors je reste un peu avec lui, tu vois, pour le soutenir.

- Un ami ? Qui ça ?

- Tu le connais pas.

- Dean, je connais tous tes amis. Alors qui c'est ?

Dean grogna dans le téléphone et leva les yeux au ciel. De toute façon son frangin allait lui casser les burnes jusqu'à ce qu'il crache le morceau, alors...

- C'est mon voisin, Castiel.

- Mais c'est génial ça !

- Quoi?

- Non, c'est pas ce que j'ai voulu dire. Pas qu'il soit à l'hôpital. Je veux dire c'est génial que vous vous soyez rapprochés, tous les deux, enfin que vous soyez amis, tu vois? Qu'est ce qui lui est arrivé ?

- Un accident de voiture. Il est dans le comas. Mais Sam... euh... c'est pas tout à fait tout. Écoute, j'ai eu des ennuis avec un gars ces derniers temps. Un client au garage. Mais ce mec est vraiment du genre pas net, tu comprends. Et il sait que j'ai un imbécile de petit frère auquel je tiens, alors ... euh... je voudrais juste que tu fasses un peu gaffe les prochains jours.

- Quoi? Mais qu'est ce qui s'est passé ? Et c'est qui c'est ce mec ? Il t'a menacé ?

- Oh là, du calme ! T'inquiète pas, je peux me défendre. Et puis de toute façon, je suis même pas chez moi en ce moment, alors tu vois que je risque rien. Mais toi, fais gaffe à toi, ok? Et à Jess aussi.

Le silence se prolongea un moment au bout du fil, Dean ferma les yeux alors que la culpabilité lui rongeait les entrailles. Bon sang, il détestait mentir à son frère, mais là franchement il ne savait pas comment faire mieux.

- Tu sais que ma porte t'est ouverte, Dean, n'est ce pas ? Tu peux venir ici quand tu veux. Jess serait ravie de te voir davantage. Elle a besoin d'aide pour les préparatifs. Et je suis sure que tu dois être super doué en petits nœuds roses et bouquets de fleur.

Dean sourit, infiniment reconnaissant à son frère qui tentait malgré son inquiétude palpable d'alléger un peu l'atmosphère.

- Ok, frangin, je te promets que je vais y penser. Bon va falloir que je te laisse maintenant. Mais fais moi plaisir, oublie pas ce que je t'ai dit, d'accord ?

- Promis. Hé Dean, toi non plus, oublie pas, tu viens ici quand tu veux.

- Je sais. Merci Sam.

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Lorsqu'il raccrocha, Dean resta un long moment à contempler l'écran noir de son téléphone, mais il ne le rangea pas tout de suite. Il lui restait un dernier coup de fil à passer. A Bobby. Pour lui dire qu'il ne reviendrait pas travailler avant un bon moment.

Bon sang il comprendrait franchement si son patron décidait de le virer ! Il n'était déjà pas un cadeau en temps ordinaire. Mais en ce moment...!

Le coup de fil fut bref. Bobby lui passa effectivement un savon mais uniquement parce qu'il lui faisait perdre son temps en considération idiotes. Le vieil homme lui fit comprendre avec un vocabulaire fleuri que si il avait vraiment besoin de prendre un congé pour un motif sérieux, il le lui accordait sans problème. Il lui fit même jurer de lui demander de l'aide si il en avait besoin.

"Sinon à quoi pouvait bien servir la famille, idjit ?!"

Dean ferma les yeux en raccrochant, bien conscient de la chance insensée qu'il avait de les avoir ces deux là ! Même si ils ignoraient presque tout de lui.

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Le lendemain dix heures pétantes, la petite équipe était rassemblée devant la porte de la nouvelle chambre de Castiel.

Lucifer frappa mais bien sûr n'obtint pas de réponse, ils entrèrent donc.

Castiel avait été débranché de la plupart des équipements qui le surveillaient et suppléaient ses fonctions vitales en réanimation mais dont il n'avait plus besoin. Plus de perfusion, plus de monitoring, plus de sonde urinaire. Plutôt une bonne chose pour lui, surtout en ce qui concernait le dernier truc. La veille aucun des autres hommes présents dans la pièce n'avait été capable de regarder la poche contenant le liquide ambré sans mettre par réflexe une main protectrice devant son propre service trois pièces.

Il ne restait plus qu'une fine sonde dans son nez par laquelle le personnel médical l'alimentait.

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Peu de temps après leur arrivée, quelqu'un frappa à la porte et une jeune infirmière entra dans la chambre.

- Bonjour messieurs. Je suis l'infirmière Ratchet. C'est moi qui vais prendre soin de monsieur Novak aujourd'hui. Vous êtes monsieur Winchester, n'est ce pas ? demanda t'elle en se tournant vers Dean surpris. Ma collègue m'a parlé de vous. D'ailleurs je vous attendais. Je me suis dit que vous souhaiteriez probablement procéder vous même à la toilette de votre alpha.

Dean ouvrit deux grands yeux paniqués et allait refuser avec véhémence lorsque Gabriel le devança et lui posa une main sur l'épaule.

- Mais bien sûr qu'il va s'en charger, n'est-ce pas Deano? Je suis sûr que c'est ce que Castiel souhaiterait.

Puis il se retourna vers ses compagnons.

- Allez les mecs, on va les laisser.

Gabriel poussait déjà ses camarades vers la sortie. Avant que la porte ne se referme sur un Dean décomposé, il put les entendre discuter entre eux.

- T'es sur ? demanda Lucifer.

- Mais oui, fais moi confiance.

- Si jamais Cassy veut te casser la gueule quand il se réveillera, c'est pas moi qui l'en empêcherais !

- Ok, t'inquiète, je prends pas un gros risque.

Puis le battant finit de se refermer, les dissimulant à sa vue et son ouïe.

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Dean resta planté là comme deux ronds de flanc, regardant l'infirmière entrer dans la petite salle de bain et en ressortir avec tout le matériel nécessaire qu'elle posa sur un adaptable à côté du lit.

- Je pense que vous avez tout ce qu'il faut. Et voici une blouse d'hôpital propre. J'imagine que vous auriez préféré lui mettre ses propres vêtements, mais ces blouses sont plus pratiques pour les soins. Bien sûr dès qu'il sera réveillé...

Elle s'interrompit, relevant les yeux vers Dean qui la fixait toujours, silencieux, blanc comme un linge.

- Monsieur Winchester, vous vous sentez bien ?

- Euh, ouais. C'est que...

Il regarda Castiel allongé sur ce lit, et malgré la panique qui le tenaillait, il se sentit incapable de le laisser entre d'autres mains. Après tout l'alpha l'avait fait pour lui la nuit où il l'avait trouvé dans sa voiture. Il pouvait bien lui rendre la pareille.

Dean respira un grand coup.

- C'est juste que j'aime pas trop les hôpitaux. Mais je vais m'occuper de lui, c'est d'accord.

L'infirmière lui sourit.

- Je comprends. Ça fait ça à beaucoup de gens.

Elle pointa le mur du doigt.

- Le truc au bout du fil là bas, c'est la sonnette. N'hésitez pas à m'appeler si vous avez besoin d'aide, je ne suis jamais bien loin. Bon et bien je vous laisse maintenant. A tout à l'heure.

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Dean passa en revue le matériel à sa disposition.

- Bordel de merde !

Mais il se mit tout de suite au travail. Il préférait largement avoir terminé avant que les trois pignoufs se repointent, manquerait plus qu'ils débarquent au mauvais moment. Il en allait de la dignité de Castiel tout de même. D'ailleurs, en parlant de ça, Dean décida que puisqu'ils lui avaient retiré sa sonde urinaire le matin même, ils avaient bien dû nettoyer l'endroit au même moment. Il se contenterait donc de lui laver le visage, les bras et éventuellement le torse et puis ça irait bien comme ça.

Dean soupira de soulagement une fois cette décision prise et commença à tremper le gant dans l'eau tiède. Ça il pouvait le faire !

Il débarbouilla consciencieusement son visage, s'attardant à loisir sur les traits délicats. Il songea qu'il devrait peut être aussi le raser, même si ce début de barbe matinale lui donnait un air plus masculin encore, et que ça lui allait bien.

Puis il descendit les draps et la blouse jusqu'à sa taille, lava, rinça et sécha la peau exposée, inventoriant au passage les cicatrices qui lui en racontaient beaucoup sur le passé de l'ancien soldat. Une marque circulaire sur son flanc gauche qui devait être un impact de balle. Une autre plus en étoile sur son pectoral gauche. Deux entailles larges et boursoufflées juste sous ses cotes à droite, des coups de couteau peut être? Et une plus longue et effilée sur son biceps droit. Dean déglutit avec difficultés. Plusieurs de ces blessures aurait pu lui couter la vie. Et si cela s'était produit, Castiel et lui ne se seraient jamais rencontrés. Ils n'auraient jamais été voisins, ne se seraient jamais épiés mutuellement en pensant que l'autre ne s'en apercevait pas. Castiel ne l'aurait jamais secouru ce soir là et ...

Et quoi?

Où est ce qu'ils en étaient maintenant ?

Avec lui qui était en train de laver un alpha qu'il n'aurait jamais dû approcher, la gorge aussi sèche que du papier de verre, les mains tremblantes et une très nette sensation d'être beaucoup trop à l'étroit devant et humide derrière dans son pantalon.

Dean secoua la tête. Franchement c'était n'importe quoi !

Ils ne se connaissaient pratiquent pas et pourtant il aurait donné n'importe quoi, vraiment n'importe quoi, pour que Castiel ouvre les yeux.

Dean releva le regard vers le visage de l alpha.

- Hé, mon pote, tu sais que ça serait vachement bien si tu te réveillais. Enfin pas forcement juste maintenant, parce que tu te demanderais peut être pourquoi t'es à moitié à poils dans un pieu avec moi au dessus de toi. Mais quand même, ça serait bien que tu te réveilles, hein ?

Dean attendit quelques secondes, puis eut un petit rire amer. Si lui aussi se mettait à croire aux contes de fées, ils n'étaient pas sortis de l'auberge !

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Une fois sa tache terminée, Dean rapporta tout le matériel dans la salle de bain.

Il ne restait qu'à lui enfiler la blouse propre et le tour serait joué. Il était plutôt fier de lui, il s'en était bien tiré. Mais lorsqu'il lui retira l'autre...

- Non mais c'est pas vrai, ils auraient pas pu lui enfiler un caleçon, merde ! Ça se fait pas de laisser les gens à poils comme ça !

Il se retourna vers le visage de Castiel.

- Désolé mec. J'aurais préféré que ça se passe autrement, je te jure.

Dean recouvrit rapidement le corps dénudé de l'alpha de la blouse propre et du drap, puis il s'assit à côté de lui sur la chaise, et reprit sa main dans la sienne, comme la veille.

Le corps de Castiel lui semblait nettement plus chaud, moins blanc. Son allure de cadavre s'était muée en une simple impression de sommeil réparateur. La poitrine de Castiel se soulevait régulièrement et avec une bonne amplitude. Dean posa la main sur son torse et sentit son cœur battre plus fort, régulièrement.

- Allez Cass, fais un effort, tu crois pas que t'as assez dormi comme ça ?

Mais seul le silence lui répondit.

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L'infirmière revint quelques minutes plus tard.

- Vous avez terminé ?

- Ouais, il est propre comme un sous neuf.

- Parfait !

- Dites... euh... j'aurais eu un truc à vous demander.

A vrai dire, Dean ne savait pas trop comment poser sa question. Enfin si. La question, il savait comment la poser, mais c'était plutôt la réponse qu'il redoutait. Cela l'avait empêché de dormir une bonne partie de la nuit, d'ailleurs. Mais puisqu'il était dans un hôpital...

Il se lança comme on se jette à l'eau.

- Je me demandais si il aurait été possible de faire un test de grossesse. A partir de quel stade on peut savoir si on est... ?

Le visage de l'infirmière s'attendrit.

- Oh, vous pensez être enceint? Mais c'est merveilleux !

Dean entendit le grincement de ses dents se répercuter dans son crane lorsqu'il serra les mâchoires tellement fort que ses muscles lui firent mal.

Ouais, merveilleux, c'est ça...

- Et bien pour un test urinaire, il faut attendre au moins quinze jours après la conception, mais avec une prise de sang, c'est beaucoup plus rapide. Je dirais une petite semaine, peut être moins. Et vous auriez les résultats en quelques heures.

Dean déglutit la boue acide qui lui remonta dans la gorge et se força à lui sourire.

- Ça serait super si on pouvait faire ça.

- Pas de problème. Je reviens tout de suite avec le matériel !

Dean n'osait pas regarder Castiel. On disait que les gens dans le coma pouvaient parfois entendre ce qui se passait autours d'eux et il espérait sincèrement que ça n'était pas le cas en ce moment. Mais là il n'en pouvait plus. Il fallait qu'il sache.

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L'angoisse qu'il ressentait avait tellement supplanté toute autre sensation que lorsque l'infirmière revint, il ne sentit même pas l'aiguille s'enfoncer dans son bras.

- Par contre, je vous demande de n'en parler à personne, d'accord? Que ce soit positif ou négatif, je vous serai reconnaissant de ne donner les résultats qu'à moi seul.

- Mais évidemment, monsieur Winchester. Je comprends que vous souhaitiez annoncer une aussi merveilleuse nouvelle à vos amis et surtout à votre alpha vous même. Je reviens avec les résultats dans deux petites heures. Maxi.

Elle sortit en lui faisant un petit clin d'œil et en agitant joyeusement la pochette en plastique qui contenait les tubes de son sang.

Sitôt la porte refermée Dean ne put se retenir une seconde de plus et se précipita dans la salle de bain pour y rendre les restes de son petit déjeuner matinal. Bordel ça avait été moins une. Si elle était restée encore une minute de plus...

Maintenant il ne lui restait plus qu'à attendre et ces cent vingt minutes promettaient être les plus longues de son existence.

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Mais à peine une heure plus tard l'infirmière revint avec un grand sourire.

Elle inspecta la pièce avec un regard de conspiratrice et ouvrit même la porte de la salle de bain pour être sûre.

- Le labo a fait vite. Et puisqu'il n'y a personne, alors je peux vous l'annoncer de vive voix. Félicitations monsieur Winchester ! Vos analyses sont formelles, vous attendez bien un heureux évènement !

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D'un seul coup tout l'air de la pièce sembla s'être évaporé.

L'infirmière continuait de lui parler en souriant mais Dean n'entendait plus qu'un lointain bourdonnement. Il dut pourtant lui répondre quelque chose de satisfaisant puisqu'elle quitta la pièce en lui adressant un grand sourire et un petit clin d'œil complice.

Lorsqu'il fut enfin seul, il baissa lentement le regard vers son abdomen et y posa une main tremblante.

Non, ça n'était pas possible ! Ça ne pouvait pas arriver. Pas maintenant. Pas comme ça !

Il laissa tomber sa tête sur le lit à côté du bras de Castiel tandis qu'une larme commençait à couler lentement sur sa joue puis se perdit dans les draps blancs.

Même lui put sentir ses propres phéromones de panique et de détresse qui emplirent la pièce.

Il ferma les yeux.

Non, c'était trop cette fois. Il y avait des limites à ce qu'un homme pouvait encaisser.

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Une main vint se poser sur son crâne et caressa doucement ses cheveux.

- Chuuut. Ça va aller...

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La voix était faible et rauque, presque méconnaissable, mais Dean releva brusquement le visage. Dans sa stupeur, il essuya ses yeux plus pour éclaircir sa vue que pour dissimuler les larmes qui auraient pu s'y trouver.

Est ce que ce qu'il voyait était bien réel ?

Mais oui, l'alpha avait ouvert les yeux et le regardait. Une seconde Dean oublia tout le reste.

Castiel venait de se réveiller.

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oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

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Euh... sur une échelle de 1 à 10, ... à combien vous me détestez ?

Allez, les retrouvailles la semaine prochaine, je suis sûre que ça fait un moment que vous les attendez... ;)