Hello, comment allez vous ?
Alors on va dire que vous avez eu quelques chapitres de répit ces derniers temps et que celui là va renouer avec l'ambiance générale de cette histoire et peut être être un peu plus difficile. Je mets des warnings plus détaillés en fin de chapitre pour ceux qui penseraient en avoir besoin.
Encore une fois merci à vous qui continuez à me lire et plus encore à ceux qui prennent le temps de me laisser un petit mot. C'est toujours grandement apprécié, soyez en sûrs.
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Réponse aux review en Guest:
- Carmin: Comme chaque fois merci pour ton message. J'adore lire tes réactions. Bravo pour tes deux hypothèses effectivement aussi plausibles l'une que l'autre. On va rapidement voir laquelle va se vérifier. Oui, malheureusement Dean a des flashs back, c'est un peu obligé, d'autant qu'il essaie de tout cacher et de tout garder pour lui. Et tout ce qu'on enfouit revient en général nous péter à la figure, c'est bien connu. Mais oui, tu as raison, il n'est pas seul. heureusement. J'espère que ce chapitre va te plaire également. Bonne lecture. ;)
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Et bonne lecture également à vous tous. XD
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Chapitre 15:
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- Merde. Sam !
Dean se redressa brusquement sur son lit, les yeux grands ouverts même si il ne voyait que du noir - normal vu l'heure tardive - en réalisant qu'il avait complètement oublié d'envoyer un message à son frère après le départ de Castiel, comme il le lui avait promis.
Il tâtonna pour prendre son portable sur la table de chevet et grimaça en avisant l'heure.
1h27, ça faisait un peu tard, même pour envoyer un SMS. Mais il connaissait son frangin, sûr qu'il devait attendre, sans pouvoir s'endormir. C'était même étonnant qu'il n'ait pas encore appelé et Dean apprécia l'effort méritoire. Il alluma sa lampe de chevet et tapa rapidement quelques mots.
" Soirée très bien passée. Sont partis. Tu peux aller te coucher maman."
La réponse lui parvint en moins de cinq secondes confirmant ses pensées.
" Très drôle. Content que tu te sois amusé. Bonne nuit."
Dean éteignit la petite lampe, se rallongea dans son lit, le portable toujours à la main et sourit dans le noir.
Parce que son frangin avait raison, il avait vraiment passé une bonne soirée. Et pourtant ça avait mal démarré. Entre sa nervosité, celle tout aussi perceptible de Castiel et le départ visiblement arrangé de Gabriel, il avait bien cru que tout allait tomber à l'eau. Et sur le moment il l'avait même souhaité. Juste parce que ça aurait été plus facile.
Mais heureusement Castiel n'était pas parti. Certes il n'aurait jamais su ce qu'il aurait manqué mais franchement, ça aurait été dommage. Parce que pour la première fois dans sa vie, la toute première fois, il avait pu passer un moment, complètement détendu aux côté d'un alpha qu'il appréciait - et même plus que ça, il ne fallait pas se mentir - sans crainte, sans arrière pensées, juste à savourer le moment présent. Et ça avait été foutrement génial !
Enfin pas tout à fait au début.
Quand Gabriel avait refermé la porte derrière lui, Castiel était resté debout à fixer le battant de bois comme si il allait partir en courant pour rejoindre son ami.
- Euh... Une bière ?
Castiel s'était retourné vers Dean qui venait de lui parler et portait toujours son plateau garni de bouteilles, de chips et de crackers. L'alpha l'avait longuement dévisagé. Visiblement il jaugeait les sentiments qu'il tentait de décrypter sur son visage, et Dean n'avait pas la moindre idée de ce qu'il y voyait ou de ce qu'il en pensait. Avec un self contrôle pareil, le mec devait jouer encore mieux au poker qu'au billard ! Mais là tout de suite ça ne l'aidait vraiment pas.
- Si tu veux partir, Cass, tu peux. Je veux pas que tu te sentes obligé de rester.
- Tu veux que je m'en aille ?
- Non.
La réponse avait fusé directement sans même que son cerveau n'ait une part consciente dans l'affaire. Et il le pensait vraiment.
Malgré sa nervosité, il n'avait absolument aucune envie que Castiel s'en aille, c'était juste qu'il ne savait pas comment se comporter avec lui et ça le mettait mal à l'aise. C'était étrange d'ailleurs. D'habitude il était plutôt à l'aise dans à peu près toutes les circonstances. Et si sa nature oméga et belle gueule lui avait apporté son lot d'ennuis, son comportement sûr de lui, un peu provocateur parfois, l'aidait à se sortir d'à peu près toutes les situations. Sans compter qu'il n'avait rien d'un perdreau de l'année et surement pas d'un puceau non plus. Il avait toujours su comment draguer toutes les nanas qu'il avait voulu mettre dans son lit quand il était plus jeune. Et ensuite, on pouvait dire qu'il avait expérimenté à peu près tout ce qui devait exister en matière de pratiques sexuelles en tant que soumis d'abord et après, avec Alastair.
Mais aussi vaste que soit son expérience, elle ne lui était d'aucune utilité à cet instant. Parce que ce qui se passait entre Castiel et lui n'avait strictement rien à voir avec la drague ou même le sexe. Il s'agissait de ce que tous deux ressentaient. D'émotions. Et le moins que l'on pouvait dire, c'était que Dean n'était pas vraiment doué dans le domaine. Sauf que visiblement Castiel n'en menait pas plus large. Ce qui était étrangement aussi rassurant que flippant.
Lorsqu'il lui avait répondu, l'alpha avait juste hoché la tête et Dean avait cru voir l'ombre d'un sourire étirer ses lèvres pales, mais ni l'un ni l'autre n'avait ajouté un mot.
Dean avait lutté pour que son visage ne reflète pas le trouble que ce sourire avait fait naitre en lui. Il n'aurait jamais voulu le reconnaitre, mais il l'aimait, ce sourire. Quelque chose lui disait qu'il était le seul y avoir droit, que ce sourire là n'était que pour lui et il voulait le voir encore.
- Alors on la boit cette bière ? Juste ça.
Dean n'avait pas eu besoin de préciser ce que ses deux derniers mots signifiaient, ils l'avaient tous les deux instinctivement compris. Étrangement pour deux gars qui se connaissaient somme toute si peu, la plupart de leurs échanges les plus productifs passaient par bien peu de mots. Et ça leur convenait très bien.
Castiel hocha la tête. Les yeux toujours rivés aux siens, il répéta les mots, scellant leur accord tacite.
- Juste ça...
Il n'y avait rien d'autre à ajouter.
Enfin délestée de tout la pression qu'ils s'étaient mutuellement imposée à eux même sans même s'en rendre compte, l'atmosphère s'était instantanément détendue. Ils s'étaient naturellement assis côte à côte sur le canapé, se laissant de nouveau envelopper par leurs phéromones qui communiquaient apparemment beaucoup mieux qu'eux même. Pas d'excitation ou de tension dans ce qu'elles se disaient. Uniquement le plaisir simple de se mélanger et de se compléter en ce mariage si parfait qui n'appartenait qu'à eux.
Ils avaient parlé des heures, de tout et de rien, des ruches de Castiel, des voitures sur lesquelles Dean aimait le plus travailler, de leurs maisons si semblables qu'ils avaient aménagées de façon assez similaire. Un moment la conversation s'était faite plus sérieuse lorsqu'ils avaient évoqué le passé de l'alpha, les combats dans lesquelles il avait été engagé, mais Dean avait rapidement changé de sujet devant la tension qui l'avait soudain envahi, préférant dévier sur son travail actuel. Il aurait pu écouter pendant des heures cette voix chaude lui raconter sans aucune prétention de véritables exploits dont il n'avait même pas l'air d'avoir conscience. Apparemment Castiel ne savait pas comment qualifier ce qu'il faisait actuellement. Détective privé. Agent de sécurité. Il n'était pas vraiment satisfait du côté vénal de certaines de ses missions, mais il essayait toujours de respecter un certain code d'honneur. Dean l'avait écouté sans l'interrompre, appréciant les confidences. Quelque chose lui disait que l'alpha n'avait pas l'habitude de se livrer ainsi et il prenait le cadeau pour ce qu'il était. Quelque chose de rare et précieux, une marque de confiance.
Contrairement à ce à quoi il s'attendait, l'alpha ne lui avait pas posé la moindre question intrusive, ni sur Alastair, ni sur les raisons qui l'avaient poussé à signer son contrat ou même sur comment il allait depuis sa fausse couche. Dean lui en fut reconnaissant. Il n'aurait pas été prêt pour ça, même après ce qu'ils avaient traversé ensemble. Il lui parla par contre de Sam, de leur enfance un peu différente, de leur père qui les avait élevés comme il avait pu après la mort de leur mère. C'était étrange de remuer tout ce passé et de s'apercevoir que même si tout n'avait pas été rose, loin de là, il lui restait plus de bons souvenirs que de mauvais. Tous étaient reliés à son frère.
Un moment, le regard de Castiel s'était voilé alors que Dean évoquait ces souvenirs d'enfance et l'oméga avait eu envie de l'interroger sur sa propre famille, mais quelque chose l'avait retenu. De toute évidence, si Castiel parlait de ses compagnons d'arme comme de ses frères, sa famille biologique ne semblait pas être son sujet de prédilection.
" La famille ne s'arrête pas aux liens du sang, Dean."
Alors il n'avait pas insisté.
En fait, des observateurs extérieurs auraient simplement pensé voir deux bons amis qui se racontaient leur vie après une longue période de séparation. Enfin du moins la partie de leur vie qui n'apparaissait pas dans leurs cauchemars.
Mais si ces mêmes observateurs avaient été alpha ou oméga, alors ils n'auraient rien raté des sous titres, de tout ce qui se disait sans bruit, tranquillement, par les regards, les hésitations, et surtout les odeurs. Visiblement le plus important se passait de mots.
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La table que Dean avait dressée ne fut pas utilisée. Ils avaient mangé leur pizzas accompagnées de bière sur le canapé en regardant Die Hard à la télé, parce que Dean avait décrété que Castiel ne pouvait pas vivre une journée de plus sans avoir vu la série de films cultes.
Et pourtant pour l'oméga, l'essentiel de l'action ne s'était pour une fois pas déroulé à l'écran. Dean avait passé le plus clair de son temps à observer Castiel concentré sur le film et qui commentait l'improbabilité de la plupart des scènes. Tout un spectacle !
En temps ordinaire, toute personne qui aurait eu l'impudence de critiquer le chef d'œuvre se serait vue vertement remise en place et probablement même congédiée sur le champ, mais là, les commentaires de Castiel, son sérieux, sa façon de ne comprendre aucun second degré avaient d'abord laissé Dean perplexe, puis l'avaient amusé au plus haut point.
Lorsque le premier film s'était terminé, ils avaient enchainé avec le deuxième et lorsque son générique de fin avait également défilé, ils s'étaient mutuellement regardés avec la même question sur le visage.
Mais il était largement plus de minuit et tous deux devaient travailler le lendemain.
- On peut continuer demain soir, si ça te dit...
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Dean sourit dans le noir. Parce que Castiel avait dit oui.
Il allait revenir ce soir et ils continueraient à regarder Bruce Willis faire exploser tout New York. Enfin l'alpha regarderait, parce qu'en ce qui le concernait TV-Castiel était en passe de devenir sa chaine préférée.
Dean passa une main sur son visage. Bon sang qu'il était heureux d'être dans le noir.
Et seul.
Et pas devant un miroir.
Parce qu'il n'aurait surement pas supporté que qui que ce soit, et surtout pas lui, puisse voir l'air niais qu'il devait certainement se trimbaler en ce moment. Dean se mit à rire. Et le pire c'est qu'il en redemandait. C'était tellement nouveau pour lui, cette liberté après toutes ces années d'asservissement. Ils allaient pouvoir passer ensemble toutes les soirées qu'ils voudraient à présent qu'Alastair était mort. Sans crainte, sans menace de représailles et sans autres limites que celles qu'ils se fixeraient. Cette simple idée suffisait à le faire presque s'étouffer de bien être.
C'était trop beau. Ça cachait forcement quelque chose.
Si ça se trouvait il allait découvrir que Castiel était un tueur en série, ou un extra terrestre, ou qu'il avait déjà une demi-douzaine d'omégas et une cinquantaine de marmots dans un kibboutz à l'autre bout du monde. Parce que si ce mec existait vraiment et était réellement aussi parfait qu'il le paraissait, c'est que le monde n'était pas aussi pourri que ce qu'il avait eu l'occasion d'expérimenter jusque là. Et ça c'était carrément flippant. Tant qu'on y était, Dieu allait peut être même apparaitre devant lui.
Mais si c'était le cas, il aurait deux mots à lui dire !
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Dean jeta un nouveau regard vers son radio réveil.
2H du mat. Fallait vraiment qu'il essaie de dormir un peu sinon il serait une épave au boulot dans quelques heures, mais son esprit refusait de lâcher prise. Des images du visage de Castiel, les yeux étrécis, scrutant l'écran et se retournant par moments vers lui, lui revenaient par salves.
" L'arme de l'inspecteur Mc Clane ne contient que douze balles, comment est il possible qu'il ait tué vingt sept adversaires sans recharger ?"
" Dean, le C4 ne fait pas du tout ce bruit là quand il explose."
" Cette jeune Lucy est particulièrement irrespectueuse envers son père. Ne l'a t'il pas nourrie au sein quand elle était bébé ? "
A celle là, Dean était resté sans voix une seconde puis avait éclaté de rire. Mc Clane était un alpha, forcément, tout le monde savait ça.
Mais que Castiel ait pu imaginer que le personnage musclé et bagarreur puisse être un oméga ne l'étonnait même pas plus que ça. En fait ça en disait tellement long sur Castiel que le rire de Dean s'était mué en un attendrissement mièvre qu'il nierait avoir ressenti jusqu'à la fin de ses jours même sous la torture.
Il n'avait quand même pas pu s'empêcher de lui demander ce qui lui avait fait penser une chose pareille et Castiel l'avait regardé, étonné qu'il n'ait pas saisi de lui même une telle évidence.
" Mais Dean, seul un oméga se préoccuperait autant de sauver des gens. "
Voila, c'était juste lui, ça.
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Dean alluma le petit poste de télévision de sa chambre. Il alla chercher dans le salon le DVD de "58 minutes pour vivre", l'installa dans le lecteur et se recoucha sans même regarder l'écran qui s'animait. En fait il voulait juste se laisser bercer par les dialogues. Parce que dans le film qui passait dans sa tête, l'acteur principal avait des cheveux noirs et indisciplinés, mais aussi les putains de plus beaux yeux bleus qui lui aient été donnés de voir.
Dean se laissa couler dans le sommeil avec toujours le même sourire idiot sur le visage. Et pour une fois sa nuit fut dépourvue de cauchemar.
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Si la journée de la veille était passée en un éclair, celle d'aujourd'hui semblait prendre un malin plaisir à faire du sur-place. Dean fusilla une nouvelle fois du regard la malheureuse pendule du garage dont les aiguilles devaient sournoisement s'arrêter à chaque fois qu'il les quittait des yeux. C'était la seule explication qu'il avait trouvée au fait qu'il ne soit passé que vingt foutues minutes au cours des trois dernières heures.
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Mais ce ralentissement cosmique avait quand même eu un avantage, les repartions de la Lincoln avaient bien avancé et lorsque cette fichue horloge daigna enfin sonner dix-huit heures, Dean avait terminé de changer les courroies pourries par le temps. Demain, il ne lui resterait plus qu'à remonter le moteur et Bobby pourrait appeler son meilleur ami et lui dire que sa voiture était enfin prête.
Dean s'en réjouissait d'avance, parce que franchement écouter les chamailleries des deux anciens combattants aussi matures que des enfants de maternelle était un spectacle digne du Mopet Show.
- On peut savoir ce qui te fait sourire aussi stupidement ?
Dean se racla la gorge lorsque Bobby se planta à côté de lui avec son habituelle mine renfrognée.
- Moi ? Mais rien du tout. Je pense que j'en aurai terminé avec la Lincoln demain en fin de matinée.
- Et ben tant mieux. Comme ça j'aurais plus à supporter les pleurnicheries de ce vieux baratineur de Rufus au téléphone. Mais c'est pas pour ça que je suis venu. Dis, t'es pressé ce soir ?
Dean réprima la grimace qui menaçait de trahir sa hâte de partir.
- Ben j'ai un truc de prévu. Mais dis toujours.
Bobby se retourna à moitié vers son bureau.
- Y a un gars qui vient d'appeler juste à l'instant. Il a crevé deux pneus en même temps. Mais comme il est à deux pâtés de maisons, il vient jusqu'ici en roulant sur les gentes. Si on pouvait lui changer ses pneus ce soir, ça l'arrangerait.
Dean consulta sa montre. Ils s'étaient donné rendez vous avec Castiel chez lui pour 19h30. Il n'en aurait pas pour plus d'une demi-heure pour changer les pneus, ça lui laissait largement le temps de prendre sa douche et de rentrer. Mais peut être pas de cuisiner ce qu'il avait prévu. Pas grave, il allait s'arranger autrement. Et puis il le devait bien à son patron.
- Pas de soucis, Bobby.
Dean n'avait pas fini sa phrase qu'un bruit de moteur se faisait entendre.
- Bon, j'ai la compta à terminer. Faut vraiment que je m'y mette. Tu fermes à clef quant t'auras fini, ok ?
- Comme d'hab.
La Buick entra lentement en cahotant sur le caoutchouc plat, par la porte principale du garage, alors que Bobby s'éloignait vers son bureau dont il referma la porte.
Mais dès que l'homme descendit de sa voiture Dean se crispa en reconnaissant son conducteur. Ce sourit narquois, ces yeux jaunes. Même à jeun l'alpha éméché qui l'avait dragué au Road House le soir de la partie de billard avait toujours la même gueule de connard fini.
Et merde !
Il jeta un coup d'œil en direction du bureau où Bobby était à présent à moitié dissimulé derrière un tas de paperasse presque aussi haut que lui. Pas question qu'il appelle le vieil homme à sa rescousse. Et puis quoi encore ! Il se démerderait tout seul, comme toujours.
L'homme se rapprocha de Dean qui se mit immédiatement en garde.
- Tiens, tiens, tiens. Mais qui est ce que nous avons là ? Si c'est pas un signe du destin, ça ! Ce doit être mon jour de chance.
- Écoute mec, on va faire comme si on s'était jamais rencontré d'accord ? T'es là pour que je change tes roues et c'est ce que je vais faire. Alors sois sympa et va t'assoir prés du bureau du patron pendant que je bosse, ok ?
Dean attendait que l'alpha obtempère, hors de question qu'il commence le travail avec ce gars dans son dos. Comme il était à jeun, il pouvait espérer qu'il arrive à se maitriser cette fois, mais ses espoirs furent vite déçus lorsque l'homme avança, visiblement pour le coincer entre son propre corps et la carrosserie de sa voiture. Dean pivota et se dégagea immédiatement. Il savait que si il se laissait piéger, s'en était fini pour lui, il ne pourrait rien contre la force supérieure de l'alpha qui lui souriait à présent avec un regard prédateur. Il leva une main en défense, cherchant du regard les outils qui pourraient lui servir d'arme en cas de besoin.
- Je suis pas intéressé, faut te le dire en quelle langue ?!
- Mais moi je le suis, oméga. Et je pense qu'on a quelques chose à terminer tous les deux, tu crois pas? Surtout maintenant que tu n'as plus le fusil d'Ellen pour te protéger. Tu sais que j'ai beaucoup pensé à toi depuis l'autre soir ?
L'alpha fit encore un pas, ses phéromones d'excitations dégoulinantes de tous les pores de sa peau, agressives, menaçantes.
- Je me demande si ton petit cul sera aussi doux et accueillant dans la réalité que dans mes fantasmes.
Dean recula pour maintenir la distance, mais se retrouva vite acculé contre l'établi derrière lui. Le sourire de l'alpha s'élargit alors qu'il pensa avoir piégé sa proie. Tâtonnant derrière lui, Dean se saisit du premier objet qui lui tomba sous la main. Un marteau. Parfait. Il le balança en avant mais l'alpha parvint à se saisir de son poignet et l'obligea à lâcher l'outil.
- Tu aimes quand c'est violent ? Ça me va aussi.
L'homme lui asséna une gifle retentissante qui lui fendit la lèvre et le projeta contre l'établi. Dean secoua la tête pour s'éclaircir les idées mais l'alpha plongea sur lui, le saisit par un bras pour tenter de le retourner.
- Bouge pas, sale pute. Laisse toi faire, tu vas voir, tu vas aimer.
Immédiatement des sensations et des images venues du passé assaillirent son esprit et Dean vit rouge. Il attrapa la main de l'alpha comme il l'avait fait dans le bar et lui tordit le pouce, mais l'homme l'avait vu venir. Il lui empoigna les cheveux et lui cogna le crane contre le bois de l'établi. Malgré la douleur, Dean rua une fois, puis une autre et ses forces décuplées par l'adrénaline lui permirent de déloger de son dos l'alpha qui tentait déjà d'abaisser son jean. D'un même mouvement, il se retourna dans le faible espace libéré entre leurs deux corps et projeta son genou vers le haut de toutes ses forces, en plein dans les testicules de l'alpha qui se figea instantanément, la bouche ouverte et le souffle coupé.
Alerté par le vacarme, Bobby sortit de son bureau, au moment où l'homme tombait au sol, les mains crispées sur son entre-jambe.
- Mais qu'est ce qui se passe ici ?
Sans lui répondre, Dean se pencha au dessus de l'alpha en essuyant un peu de sang qui coulait de sa propre lèvre fendue et le saisit par le col pour le redresser. Lorsque l'homme ouvrit les yeux, ce fut pour voir un poing venir s'écraser sur sa pommette gauche qui éclata.
- Je ne suis pas...
Le second coup lui ouvrit l'arcade sourcilière.
- ... ta pute !
Troisième coup sous le menton et Dean relâcha l'alpha à présent aux trois quart assommé sur le sol.
- ... Ni celle de personne. Et si jamais je te revois un jour, ici ou n'importe où ailleurs, je te tue ! T'as compris ?
Il s'éloigna d'un pas et cracha un peu de sang, toisant la masse informe qui tentait sans succès de se relever et finit par s'éloigner en rampant par terre.
Bobby s'approcha de Dean qui s'était adossé à l'établi et passait les doigts sur son visage tuméfié.
- Merde, t'es blessé ? Mais qu'est ce qui s'est passé ? Tu vas bien ?
- Ouais, ça va. Rien de grave. Juste un connard qui se croyait tout permis. En désignant l'alpha qui parvenait enfin à se relever en s'agrippant au rétroviseur de sa voiture.
L'homme ouvrit sa portière au second essai et s'engouffra dans le véhicule qu'il verrouilla une fois à l'intérieur. Il jeta un regard mauvais à Dean qui le lui rendit sans ciller, puis il mit le contact et repartit en roulant toujours sur ses pneus crevés.
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Bobby plissa les yeux en examinant le visage de Dean qui commençait à prendre différentes teintes de bleu et de rouge aux endroits des coups reçus.
- C'est pas très joli. Viens, on va soigner ça.
Les deux hommes se dirigèrent vers la petite cuisine et Bobby sortit quelques glaçons du congélateur, les mis dans un sac qu'il tendit à Dean qui l'appliqua sur sa joue et son front tuméfiés. Mais malgré les hématomes et la douleur qui les accompagnait, l'oméga se sentait étrangement bien, presque apaisé. Parfois certaines douleurs avaient des allures de revanche.
- Tu veux aller porter plainte ?
- Dis pas de conneries, Bobby, tu sais très bien que les flics en auront rien à foutre.
Le vieil homme grogna mais n'insista pas. Après tout, il avait raison.
- Vaudrait peut être mieux que tu restes pas seul ce soir avec le coup que t'as pris sur le crâne. Tu viens dormir à la maison. Pas de discussion.
Dean secoua la tête, mais regretta vite son geste inconsidéré alors que la douleur dans son crane explosait une nouvelle fois.
- Pas besoin. T'inquiète. Je serai pas seul.
Sans pouvoir se retenir, il sourit en pensant à la soirée à venir en compagnie de Castiel.
- Tiens donc. Alpha ?
Et merde ! Immédiatement Dean regretta d'avoir parlé sans réfléchir, comme d'habitude, devant le sourcil levé et interrogateur de son patron qui savait parfaitement que Sam était rentré chez lui. Il se renfrogna.
- Ouais et alors ?
Le vieux bêta souleva légèrement sa casquette et se gratta le front. Il se racla la gorge et planta son regard dans celui de Dean.
- Alors rien. Je suis content pour toi, c'est tout. C'est pas trop tôt.
- Non mais c'est juste mon voisin qui vient regarder la télé à la maison. Y a rien de...
- Alors qu'est ce que tu fiches encore là? Dégage d'ici, on se verra demain.
Le vieil homme s'éloignait déjà en agitant une main agacée puis claqua la porte de son bureau derrière lui et Dean ne demanda pas son reste. De toute façon Bobby avait raison, il avait vraiment hâte de rentrer chez lui.
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Lorsque Castiel franchit le seuil de la maison de Dean, ses yeux se portèrent immédiatement sur les ecchymoses qui ornaient le front et la joue de l'oméga. Il leva les doigts mais arrêta son geste à quelques centimètres de la peau marquée alors que ses phéromones se déchainaient autour de lui. Inquiétude. Protection. Colère.
- Qui t'a fait ça ?
Sa voix était basse, grondante, promesse de vengeance et de douleur. Toute son attitude irradiait la tension et l'envie de se battre.
Instinctivement, Dean se crispa, alors même qu'il savait pertinemment que la menace ne lui était pas destinée. Et immédiatement il sentit l'agacement monter en lui. Bordel, il commençait à en avoir assez de ces alphas qui lui balançaient sans arrêt leurs phéromones agressives au visage. Que ce soit pour le baiser ou le protéger, si ils pouvaient arrêter de tous se comporter comme des primates juste parce qu'il avait un putain d'utérus, ça lui ferait des vacances. Il croisa les bras, visage fermé, sourcils froncés et toisa Castiel qui le dévisageait toujours.
- Un problème au boulot. J'ai géré, ok ? Fin de l'histoire.
Le ton sec de l'oméga tira Castiel de ses propres considérations. Il détacha enfin le regard des marques infâmes qui marquaient le visage de Dean pour le reporter dans ses yeux qui le regardaient maintenant avec... colère ?
Castiel tiqua, surpris, puis recula d'un pas, les joues empourprées et le regard fuyant lorsqu'il comprit. Immédiatement ses phéromones d'agressivité et de possessivité s'apaisèrent, vite remplacées par celles de la honte.
- Pardon, je sais pas ce qui m'a pris. Je n'ai pas à... Il vaudrait peut être mieux que je parte.
L'attitude brusquement si gênée de l'alpha désamorça l'exaspération de l'oméga et lorsque Castiel se retourna vers la porte, Dean le retint d'une main sur l'épaule. Son odeur redevenait neutre, seulement teinté de culpabilité, et celle de Dean s'apaisa également.
- Mais non, fais pas l'idiot. Allez viens. J'ai fais des lasagnes. Enfin, je les ai justes dégelées parce que je suis rentré plus tard que prévu. Mais ça devrait quand même être mangeable.
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Ce soir là, ils finirent la saga des Die hard. Le suivant ils attaquèrent L'arme fatale et il leur fallut deux autres séances télé pour en venir à bout. Puis ce fut les Star Wars.
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La semaine puis les deux suivantes s'écoulèrent avec presque chaque soir un ou deux films au programme devant un menu riche en hydrate de carbone comme Dean les aimait tant.
Pour son plus grand désespoir, Castiel n'avait pas accroché avec le Seigneur des anneaux et devant sa mine déconfite, il avait dû renoncer à lui montrer le deuxième opus. Mais après tout personne n'était parfait. Et si c'était la seule faille chez Castiel, alors il signait tout de suite.
Petit à petit, l'ambiance de ces soirées ciné était devenue complétement paisible et détendue. Les deux hommes respectaient à la lettre leur accord tacite. Pas de questions. Pas de pression. Et cela leur convenait parfaitement.
En général, elles se terminaient vers 23h ou minuit, les ventres pleins et les pieds sur la table de salon. Castiel avait eu bien du mal à se détendre suffisamment au début pour adopter une telle attitude mais il s'y était finalement mis, allant même jusqu'à tomber la cravate et la chemise, finalement aussi à l'aise que son voisin, en simple jean et t-shirt.
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Une espèce de routine s'installa, confortable, rassurante. Dean savourait ces moments, véritables oasis de paix et de bien-être dans sa vie jusqu'ici plutôt merdique. Il n'en demandait pas plus. Jusque que ça dure le plus longtemps possible.
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Et pourtant ce soir là quelque chose clochait.
Plus le temps passait et plus Dean s'étonnait de l'attitude inhabituelle de l'alpha. Parce que depuis qu'il était arrivé, Castiel semblait tendu, mal à l'aise, son odeur s'était modifiée sans qu'il ne parvienne vraiment à la saisir. Dean avait beau se creuser la cervelle, il ne voyait pas ce qu'il avait pu dire ou faire qui ait pu provoquer un tel changement. Peut être l'alpha avait il simplement eu un problème au boulot ?
Dean tira sur le col de son T-shirt. A vrai dire, peut être en réaction, lui aussi se sentait mal. Il avait trop chaud, ne tenait pas en place. Il jeta un coup d'œil à son voisin qui le regardait encore en coin comme il l'avait fait presque toute la soirée.
- Tout va bien Cass ?
Les épaules de Castiel se tendirent davantage alors que Dean se tournait vers lui pour tenter de comprendre.
- Je pense que je ne viendrai pas demain soir.
L'oméga réprima la pointe de douleur qui se ficha dans sa poitrine. C'était idiot, après tout Castiel ne lui appartenait pas. Ils étaient devenus bons amis ces derniers temps, c'est vrai, mais l'alpha en avait peut être marre de venir passer toutes ses soirées chez lui. Ce soir son odeur criait sa frustration, son inconfort. Peut être qu'il en avait assez de se gaver de films et de pizza jour après jour ?
- Si tu préfères faire autre chose, on pourrait sortir...
- Non. Je crois que je vais partir.
- O-kay...
Dean se serait volontiers filé des gifles pour le brulant sentiment de rejet qu'il éprouva à sa réponse. Il se leva et se dirigea vers la cuisine. C'était stupide et puéril mais rester à côté de Castiel lui était de plus en plus difficile à présent. Il se passa un peu d'eau sur le visage et s'essuya avec le torchon de vaisselle.
- Dean, je ...
L'oméga se retourna brusquement et comprit sur le champ en voyant les pupilles dilatées de l'alpha, tout comme il sentit ses phéromones qui s'étaient encore modifiées et qui maintenant hurlaient le désir sexuel.
Castiel avait envie de lui.
Dean recula d'un pas et Castiel leva les mains devant lui en signe de non-agression.
- Je ne vais pas te faire de mal, mais il vaut mieux que je parte.
- Cass, qu'est ce qui se passe ?
Complétement stupéfié, Dean ne savait pas comment faire face à ce changement brutal de comportement. D'autant qu'il ne savait pas ce que lui-même éprouvait exactement sur ce plan là.
Bien sûr il était attiré physiquement par l'alpha et certains matins il s'était réveillé mouillé dans son caleçon et avec une trique d'enfer. A vrai dire il avait passé nombre de douches particulièrement agréables en fantasmant sur les choses que Castiel et lui pourraient faire ensemble, mais tout ça restait du fantasme. Il savait qu'il n'était pas encore prêt à passer à l'acte après ce qui lui était arrivé.
En fait, depuis sa fausse couche, mettre cette partie là de ses sentiments en veilleuse ne lui avait étonnamment pas posé de problèmes quand il se retrouvait en face de Castiel. Au contraire. Souvent même, au cours de leurs soirées télé, il oubliait qu'ils étaient un alpha et un oméga. Leurs phéromones s'accordaient parfaitement, les aidait à se sentir de plus en plus à l'aise l'un avec l'autre et depuis qu'ils avaient convenu de ne pas se coller la pression, tout avait été beaucoup plus facile.
Dean ne savait pas ce qu'il en était pour Castiel mais il reconnaissait que l'alpha avait été d'une patience exceptionnelle. Avec l'alchimie qui régnait entre eux, et même sans cela d'ailleurs, aucun autre alpha n'aurait attendu aussi longtemps avant d'essayer de lui sauter dessus. Et c'était tellement agréable pour une fois de passer du bon temps avec quelqu'un qui vous regardait dans les yeux au lieu et qui écoutait ce que vous aviez à dire sans penser que votre bouche serait beaucoup mieux employée à un autre usage.
Après ce qu'il avait vécu, c'était tout ce que Dean demandait, tout ce dont il avait eu besoin pour guérir, et il aurait bien aimé que cela dure encore un peu.
Mais il fallait croire que le répit qui lui avait été accordé venait d'expirer.
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Dean regarda Castiel qui faisait des efforts visibles pour maitriser le moindre de ses gestes et aussi probablement les phéromones d'excitation sexuelle qui émanaient de lui par vagues et échappaient de plus en plus à son contrôle.
Lui même se sentait complètement déchiré entre une multitude de sentiments contradictoires. Peur. Désir. Appréhension.
Il recula de trois pas mais se retrouva vite le dos plaqué au mur de la cuisine, et lorsque Castiel avança d'autant il se sentit traqué.
- Cass, attends. Pourquoi maintenant ? Qu'est ce qui se passe ? On était bien comme ça, non ?
Castiel ferma les yeux et prit une grande inspiration. Tout son corps se mit à vibrer du contrôle de fer qu'il exerçait sur chacun de ses muscles pour les maintenir immobiles, alors que ses phéromones trahissaient de plus en plus sa fébrilité.
- Tu ne le sens pas ?
Dean fronça les sourcils. Il ne comprenait pas.
- Tes chaleurs...
Instinctivement le corps de Dean se mit en position de défense.
Ok il comprenait maintenant. Les alphas sentaient généralement les chaleurs des omégas avant même qu'elles ne se déclenchent. Alastair savait toujours quand il allait être en chaleur et il le faisait toujours venir ces jours là. Dean déglutit avec difficulté alors que des souvenirs aussi humiliants que douloureux affluaient à sa mémoire.
L'odeur de plus en plus forte de Castiel et son regard fiévreux fit retentir toutes les alarmes dans son crâne. Il savait que d'ici peu l'alpha perdrait le contrôle. Aucun ne parvenaient à se maitriser devant un oméga en chaleur. Mais il avait peut être encore une chance de lui échapper, si il agissait maintenant, tant qu'il pouvait encore à peu près réfléchir. Son cerveau affolé fonctionnait à mille à l'heure alors que son regard parcourait tout ce qui se trouvait à disposition dans la cuisine et qui pourrait potentiellement lui servir d'arme.
- Dean, écoute moi.
Mais la panique s'était emparée de lui et tout ce que Dean parvenait à comprendre, c'est qu'il se retrouvait enfermé dans une pièce avec un alpha sexuellement excité alors que ses chaleurs auxquelles il n'avait même pas pensé une seule fois depuis sa fausse couche, allaient débuter. Si il se faisait prendre, il tomberait de nouveau enceint, et tout recommencerait. La douleur. Le sang. La mort. Il ne voulait plus de ça. Plus jamais.
La menace s'approcha de lui et Dean se tendit, prêt à attaquer ou à fuir selon les opportunités qui se présenteraient. Son champ de vision se rétrécit, son cœur se mit à pomper à toute allure et son sang à battre dans ses oreilles. Une seule idée avait totalement envahi son esprit. Fuir. A tout prix.
- Dean. Dean est ce que tu m'entends ?
Lorsque Castiel lui toucha le bras Dean lui balança un coup de poing dans la mâchoire qui aurait surement mis au tapis n'importe quel bêta. Castiel recula d'un pas sous l'impact et Dean en profita pour se faufiler entre lui et le mur pour se ruer en dehors de la pièce, mais l'alpha l'attrapa au passage et l'enserra dans ses bras puissants.
Dean se débattit de toutes ses forces.
Il devait se libérer, il devait fuir sinon tout allait recommencer, mais l'alpha le maintenait de toute sa force et il ne pouvait rien contre lui.
- Dean, arrête, tu vas te blesser.
" Tu vas te blesser Dean. Et moi je ne veux pas que tu te blesses, tu vas porter mon enfant "
Une autre voix raisonnait dans sa tête, promesse de douleur et d'humiliation.
Dean hurla, il tenta de mordre, de griffer, se débattit encore et encore mais Castiel derrière lui tenait bon.
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Après de longues minutes de lutte aussi acharnée qu'inutile, à bout de force, l'oméga trempé de sueur s'immobilisa.
Tout était fini, ou plutôt non, tout allait recommencer.
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Il sentit que l'alpha qui le maintenait se laissait glisser contre le mur, les bras toujours solidement cadenassés autours des siens plaqués contre sa poitrine. Il fut entrainé dans le mouvement et se retrouva bientôt assis par terre entre les jambes de Castiel, le torse contre celui de l'alpha alors qu'il sentait son érection bien rigide contre ses fesses.
L'alpha parlait mais Dean ne parvenait pas à entendre les mots. Tout ce qu'il entendait c'était le hurlement sans fin qu'il poussait encore dans sa tête bien longtemps après que celui qu'il avait réellement poussé se soit tu lorsque ses cordes vocales s'étaient brisées.
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Il ne ressentait plus rien que du désespoir.
Par pitié que quelqu'un l'achève, mais il ne voulait pas que ça recommence.
Il préférait mourir, mais pas ça.
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Warning du jour:
- Tentative de viol sur Dean par Azazel.
- Retour des chaleurs de Dean et crise de panique et de désespoir en présence de Castiel.
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Euh... vous allez tous bien ... ?
