Hello, nous sommes mardi et mardi = chapitre suivant, maintenant vous êtes rodés.

Finalement cette fic comprendra 20 chapitres. Il en restera donc un après celui là contrairement à ce que je vous avais annoncé. C'est parce que j'ai rajouté un petit truc que certains d'entre vous m'ont demandé et du coup ce chapitre déjà long serait devenu démesuré.

Vous verrez ça la semaine prochaine.

Chapitre 19 donc. La dernière fois, on a laissé Dean et Castiel le soir de l'anniversaire de l'alpha, après le départ de ses amis. Et Castiel fait comprendre à Dean que l'oméga a bien un cadeau pour lui. Et il l'entraine vers leur chambre.

Vais je surprendre quelqu'un en prévenant que ce chapitre est classé M ? Je ne pense pas hein ? XD

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Avant de vous laisser, comme d'hab, réponse aux reviews en Guest:

- Ignis: merci merci merci ! Je suis très contente que ces chapitres t'aient plu. J'espère que celui ci viendra s'y ajouter. Merci de ton message. ;)

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Bonne lecture à tous. On se retrouve en bas...

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Chapitre 19 :

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Tu me fais confiance Dean ?

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Si quelqu'un lui avait posé la question, Dean aurait répondu sans hésitation qu'il confirait sa vie à Castiel.

Pourtant quand l'alpha lui avait pris la main et l'avait entrainé vers leur chambre, il avait senti la peur monter en lui. Pas la peur que Castiel ne lui fasse du mal, ni ne l'oblige à quoi que ce soit. Non, il n'en était plus là. Mais la peur de voir encore une fois la déception dans les yeux bleus si il lui demandait quelque chose qu'il n'était pas sûr d'arriver à lui donner.

L'estomac de Dean se retourna comme à chaque fois que la voix démoniaque dans sa tête lui rappelait qu'il n'avait plus rien à donner qui n'ait déjà été mille fois pris et souillé par un autre. Comment Castiel pouvait il encore vouloir le toucher ? Et le pire c'était que si malgré tout l'alpha le désirait tout de même, jusqu'ici Dean ne se s'était jamais senti capable de le laisser le prendre. Il eut un petit rire amer, parce que franchement, avec son passé, jouer les pucelles effarouchées était aussi pathétique que ridicule.

Dean rassembla tout ce qu'il pouvait trouver en lui de courage et de détermination. Parce que Castiel avait raison, il était plus que temps que cela cesse. Ce soir c'était l'anniversaire de l'alpha et si il le voulait comme cadeau et bien... qu'il en soit ainsi.

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Arrivé dans leur chambre, Castiel voulut l'entrainer vers le lit et Dean ne résista que le temps de poser la main sur l'interrupteur afin d'éteindre la lampe, mais l'alpha arrêta son geste. Immédiatement la boule d'angoisse gonfla dans sa gorge parce que Dean savait qu'il n'y arriverait pas en pleine lumière. Il était d'accord pour laisser Castiel le prendre si c'était ce qu'il voulait. Et lui aussi le voulait d'ailleurs. Mais si il devait en même temps supporter son regard sur sa cicatrice, il savait qu'il n'y arriverait pas. C'était trop lui demander. Trop en une seule fois.

- Cass, si tu veux qu'on le fasse, c'est d'accord, mais...

Castiel le fit taire d'un nouveau baiser.

- Tout va bien se passer, fais moi confiance.

Les phéromones de Dean exprimaient son agoisse de plus en plus grande et en réponse celles de Castiel se firent rassurantes. Pas d'excitation bestiale, pas de luxure ou de volonté de le soumettre, juste son désir et presque comme de la vénération dans les yeux bleus qui guettaient à présent son accord.

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La boule au ventre, Dean lâcha l'interrupteur et avança vers le lit puis à contre cœur, commença à relever le bas de son T- shirt. Mais contre toute attente, Castiel s'avança, s'agenouilla devant lui, et, interceptant sa main dont il embrassa la paume, il remis en place le tissus.

Les yeux levés vers ceux de Dean stupéfait de le voir soudainement à ses pieds, il déboutonna le pantalon de l'oméga et l'abaissa, entrainant avec lui son boxer, découvrant son sexe flasque. Castiel le fit assoir sur le lit puis termina de lui retirer sous vêtement et pantalon ainsi que ses chaussures et chaussettes. Tous ses gestes étaient doux, lents, ponctués de caresses et de baisers repartis sur la peau exposée de ses cuisses et plutôt assurés pour quelqu'un qui ne ne regardait pas ce qu'il faisait puisque pas une minute il ne quitta du regard celui de l'oméga qui l'observait d'un air incertain.

Dès que le bas de son corps fut nu, l'odeur du lubrifiant de Dean emplit la pièce, éclipsant pendant un moment celle du mélange formé par leurs fragrances mêlées. Sans qu'il ne puisse rien y faire, sous l'effet des phéromones omégas qui lui arrivèrent de plein fouet, les pupilles de Castiel se dilatèrent et ses narines frémirent. Son regard un instant prédateur fit frissonner Dean qui se sentait déjà terriblement exposé devant l'alpha encore entièrement vêtu. Mais Castiel se reprit très vite et lui sourit.

Dean l'interrogea du regard quand il se releva et lui prit la main, le guidant gentiment pour qu'il s'allonge sur le lit alors que l'alpha ne lui avait pas encore retiré son t-shirt, le seul vêtement qu'il portait encore.

Sans un mot, Castiel contourna le lit, monta à son tour sur le matelas et s'allongea aux côtés de Dean qu'il serra immédiatement dans ses bras pour l'embrasser. Cette fois le baiser n'eut rien de chaste, Castiel suça sa lèvre inférieure, puis la mordilla légèrement pour que Dean entrouvre la bouche. L'oméga gémit quand les mains de l'alpha remontèrent le long de ses bras pour venir encadrer ses joues alors que Castiel investissait cette fois franchement sa bouche. C'était érotique, sensuel, terriblement excitant et malgré ses appréhensions Dean sentit son sexe se redresser en réponse tandis que son entrée se noyait de secrétions.

Il attendait autant qu'il appréhendait le moment où l'alpha allait lui ouvrir les jambes pour s'installer entre elles et le pénétrer. L'odeur de Castiel trahissait son excitation de plus en plus grande, son désir de le posséder. Jamais il n'avait senti aussi alpha. Dean voyait sans mal la masse de son son sexe encore prisonnier de son pantalon de plus en plus tendu, probablement douloureux même, et pourtant Castiel ne semblait pas s'en préoccuper. Les mains toujours sur ses joues, il dévorait la bouche de Dean comme si rien d'autre n'importait, comme si rien d'autre n'existait, mélangeant leurs respirations comme si l'oméga était le seul détenteur de tout l'air de la pièce.

A bout de souffle, Dean voulut poser ses mains sur celles de Castiel pour reprendre un peu la maitrise de la situation. Il savait que ce soir c'était Castiel qui menait le jeu et pourtant il ne pouvait pas s'empêcher de tenter de reprendre un peu de ce contrôle qu'il ne parvenait plus à abandonner à présent qu'il l'avait retrouvé. Mais, avec un demi sourire, l'alpha relâcha son visage pour intercepter ses bras. Il embrassa chaque paume puis les replaça doucement mais d'autorité sur les draps le long de son corps.

D'accord, message reçu.

Dean tenta de se détendre et se laissa aller sur le matelas. La tête posée sur l'oreiller, il la pencha de côté et Castiel vint de suite mordiller son cou et le point si sensible à la jonction de son épaule, cet endroit de marquage où jadis les alpha mordaient les omégas, proclamant ainsi au monde entier leur domination et la possession de celui qui était ainsi devenu leur propriété. Rien de tout cela ici, et pourtant le message était clair. Ce soir c'était lui qui menait la danse, et Dean lui même était le cadeau qu'il voulait pour son anniversaire.

L'oméga tenta de rester immobile mais sans y parvenir tout à fait. Il releva les mains et voulut les poser sur les hanches de Castiel qui le surplombait.

"Ne bouge pas salope !"

Dean ferma les paupières tellement fort qu'il en vit des étoiles. Le cœur au bord des lèvres, il secoua la tête pour chasser la voix maudite qui tentait une nouvelle fois de s'insinuer dans son crâne. Non, pas question, ce soir, il était avec Castiel, juste lui, et rien ni personne ne viendrait s'interposer entre eux. Il reposa ses mains sur les draps et se concentra sur les fragrances de l'alpha si rassurantes, si ferventes tandis que Castiel embrassait toujours son cou, sa nuque, et que ses mains glissaient sur son torse, son ventre puis se faufilaient sous son T-shirt pour aller au contact de la peau dissimulée.

Tous ses gestes étaient lents, doux, comme si Castiel avait peur de l'effrayer, d'aller trop vite ou de trop lui en demander. Et pourtant Dean ne percevait aucune note d'hésitation dans son odeur. L'homme qui le surplombait était parfaitement sûr de lui et de ce qu'il faisait. Totalement alpha mais sans la menace et la domination qui allait généralement de paire.

Totalement Castiel en fait.

Son corps s'embrasa sous les caresses. Les mains de Castiel étaient partout sur lui, de même que sa bouche et son odeur. Dean s'enivrait littéralement de la fragrance de l'alpha qui lui clamait son désir, mais aussi son affection, son respect, sa protection. Et si l'oméga en lui aurait voulu se couler à tout jamais dans ce parfum merveilleux, l'homme, lui, était moins sûr de ce qu'il ressentait. Sa seule certitude était qu'aucune de ses deux moitiés ne voulaient que disparaisse ce sentiment de plénitude et de paix qui venait de l'envahir. Il voulait...

" Qu'est ce que tu veux Dean ? Allez dis le moi ! Je veux t'entendre me supplier de te baiser. Ne nie pas, je sais ce dont une chienne en chaleur comme toi a envie..."

Sans qu'il ne puisse rien y faire tout son corps se crispa à nouveau et Castiel, percevant le changement d'attitude et ses phéromones d'angoisse qui envahirent la pièce malgré lui, cessa ses attouchements en relevant un visage inquiet.

- Dean, si c'est trop pour toi, il faut que tu me le dises.

- Non. C'est pas ça. C'est juste que...

Il ferma les yeux et tenta de contrôler sa respiration erratique. Il était hors de question qu'il laisse Alastair avoir encore autant de pouvoir sur lui. Bordel l'alpha était mort. Tout ça c'était fini !

"Regarde moi, sale pute! Ouvre les yeux, je veux que tu regardes ce que je te fais. Si tu t'avises encore de les fermer, je te découpe les paupières !"

- Dean...

La voix douce mais ferme de Castiel le fit sursauter et Dean rouvrit les yeux, un instant paniqué quand il confondit ce bleu avec un autre. Mais la seconde suivante, la peur reflua un peu quand l'odeur rassurante de Castiel l'entoura aussi solidement que ses bras forts.

- Reste avec moi, Dean. Je suis là. Je suis avec toi.

Maintenant d'un bras contre lui le corps maintenant rigide, de l'autre Castiel se saisit des draps avec lesquels il recouvrit la nudité de l'oméga.

- Tout va bien, rien ne presse, on a tout le temps.

Les mains se joignirent, les doigts s'entrelacèrent et l'angoisse reflua encore un peu.

Plus d'excitation dans les phéromones alpha, seulement de la protection, de la compassion.

Longtemps Castiel caressa les cheveux de Dean, sans rechercher d'autre contact que celui de leurs deux corps serrés l'un contre l'autre. L'alpha ressentait le besoin quasi palpable de l'oméga de se raccrocher à quelque chose de tangible, de matériel. De s'accrocher à la réalité pour faire fuir les cauchemars.

Petit à petit, il sentit le rythme frénétique de son cœur se calmer, sa respiration se faire plus paisible. Le corps de Dean se détendait contre le sien et Castiel le cru finalement endormi. Il repensa à la fois où il l'avait également tenu contre lui, dans cette même position, juste après sa fausse couche, et la culpabilité le submergea. Il l'avait poussé trop loin, trop vite. Trop tôt après tout ce qu'il avait enduré. Il n'avait pensé qu'à lui. Finalement il ne valait pas mieux que les autres. Et pourtant ce n'était pas ce qu'il avait voulu. Il avait juste voulu lui montrer que se laisser aller n'était pas forcément synonyme d'humiliation ou de souffrance. Que s'abandonner pouvait procurer du plaisir. Mais il avait été stupide et présomptueux. Il lui avait fait du mal. Il...

- Chuut, petit alpha.

La main de Dean caressa son bras et il releva la tête pour rencontrer les yeux bleus qui le fixaient avec une douloureuse intensité. Pourtant cette fois c'est l'oméga qui semblait lire dans ses pensées. Dans ses phéromones plus surement qui exprimaient toute son inquiétude et ses regrets.

- Dean, je suis vraiment désolé.

L'oméga secoua la tête d'un air désabusé.

- Non, c'est moi qui le suis.

Il soupira et passa une main sur son visage alors que le plis soucieux de son front exprimait parfaitement sa frustration.

- J'étais d'accord. Je voulais que tu me prennes. Mais je sais pas, c'est idiot, j'ai paniqué.

L'alpha écarquilla les yeux.

- Te prendre ? Ce n'est pas ce que j'allais faire. Dean, je sais que c'est trop tôt pour ça.

- Mais j'ai cru... quand tu m'as déshabillé, j'ai pensé...

Castiel ferma les yeux et soupira à son tour. Évidemment, comment Dean aurait il put penser qu'un alpha qui le débarrassait de ses vêtements puisse avoir une autre idée en tête que celle de pénétrer son corps. Il secoua doucement la tête.

- Non, ce n'était pas ce que je comptais faire. Tu voudrais que je te le dise ?

Dean le regarda intensément jaugeant plus surement ses propre réactions que les intentions de l'alpha, puis, finalement, il retira le drap qui le recouvrait.

- Je préférerais que tu me montres.

- Tu es sûr ?

Castiel hésita. Il ne voulait pas refaire deux fois la même erreur. Mais Dean le fixait toujours, cette fois droit dans les yeux, et il semblait sûr de lui.

- Si ça ne va pas, tu me promets de me le dire ? A n'importe quel moment, tu m'entends, à n'importe quel moment tu me dis stop et j'arrêterai. Immédiatement.

Dean hocha la tête. Les regards et les phéromones se parlèrent. Confiance. Respect. Protection.

Finalement Castiel se dégagea de son corps pour reprendre sa position initiale allongé au dessus de lui, en prenant soin de ne pas faire porter son poids sur lui pour ne pas lui donner l'impression de l'emprisonner. Les coudes de part et d'autre de son torse, ses mains vinrent de nouveau capturer son visage.

- J'avais prévu de t'embrasser encore et encore.

Castiel déposa une myriade de baisers légers sur ses lèvres, ses joues, ses pommettes puis et il redescendit le long de son cou, de sa nuque, suça la peau tendre, la mordilla doucement, saisit le lobe d'une oreille entre ses dents, puis y passa sa langue et revint sur ses lèvres.

- Je voulais te toucher. Partout.

Ses mains reprirent leur lente descente sur sa poitrine tout en évitant la zone qu'il savait interdite. Il pinça légèrement les tétons au travers du tissu de son T-shirt faisant se cambrer l'oméga de plaisir. Puis il descendit encore sur son ventre, passa sous le rebord du tissus qu'il ne remonta pas, se contentant d'y faufiler ses mains qui caressèrent chaque creux et bosses que formaient ses abdominaux sculptés et actuellement durcis de plaisir. Les mains de l'alpha remontèrent plus encore et vinrent titiller les petits boutons de chair, ignorant les cicatrices mais dévoilant au passage le nombril de Dean.

- Je voulais te gouter aussi.

Castiel descendit le long du corps tendu, embrassant au passage les pectoraux recouverts de tissus, caressa les bras de Dean qui s'agrippait aux draps pour s'empêcher de bouger. Doucement il se saisit de ses mains crispées et les posa sur son propre corps. Finalement ils seraient deux à apprendre une leçon ce soir. L'amour n'était pas une histoire de contrôle, mais de confiance. Et cela se partageait.

Les mains de l'oméga s'agrippèrent aux cheveux noirs en bataille alors que les lèvres de Castiel se posèrent sur la peau exposée du bas de son ventre et que sa langue dessinait de fines arabesques humides sur la peau sensible.

Dean ne savait comment réagir, gémir, crier, supplier ? Il tentait de rester le plus immobile possible, se concentrant sur la progression de l'alpha le long de son corps, se mordant les lèvres pour rester silencieux quand la langue de l'alpha s'introduisit dans son nombril.

Castiel embrassa chaque centimètre de peau à sa portée. Mais visiblement il n'en avait pas fini avec lui. Le regard braqué dans le sien, il descendit encore un peu et son visage se retrouva au niveau de son pubis.

Les yeux de Dean s'écarquillèrent alors que ceux de Castiel s'abaissaient et se posaient sur sa verge à présent complètement redressée.

- Ca aussi je voulais le gouter.

Juste un regard, demande implicite de permission, et la main de l'alpha approcha du membre tendu.

Incertain de ses propres réactions, Dean relâcha les cheveux noirs et referma les poings sur les draps lorsque les doigts de l'alpha s'enroulèrent autour de sa largeur. Le premier contact fut électrisant. Rien à voir avec les plaisirs qu'il avait pu se donner en solitaire. Pas même pendant ses chaleurs. Pas même lorsqu'il avait invoqué l'image de l'alpha. Ce qu'il ressentait à cet instant où Castiel, les yeux de nouveau rivés dans les siens faisait courir sa main sur toute sa longueur était purement indescriptible.

Le souffle de l'oméga se bloqua dans sa poitrine autant de plaisir que de stupeur lorsqu'il réalisa que si ce n'était pas la première fois que l'alpha le touchait, c'était part contre la première fois qu'il n'éprouvait pas le besoin impérieux d'intervenir et de reprendre le contrôle de la situation. C'était la première fois depuis Alastair, qu'il autorisait un alpha à faire ce qu'il voulait de son corps. Car en cet instant, Castiel aurait pu lui faire tout ce qu'il désirait, si il avait voulu le prendre Dean n'aurait pas résisté. Parce qu'il avait confiance. Parce que c'était lui.

Déjà perdu dans ses sensations, Dean eut un nouveau hoquet de stupeur en sentant une douce et chaude humidité autour de son membre déjà au supplice. Il rouvrit des yeux éberlués pour voir Castiel qui venait d'engouffrer son sexe dans sa bouche et faisait déjà aller et venir sa verge entre ses lèvres à un rythme effréné.

- Cass. Non, Cass...

Dean relâcha les draps et agrippa les épaules de l'alpha pour tenter de l'éloigner. Pas de peur ou de mauvais souvenir à cet instant. Non, cela ne risquait pas puisqu'aucun alpha ne lui avait jamais prodigué cette caresse. D'ailleurs aucun alpha ne se serait jamais abaissé à faire ça à un oméga, c'était inconcevable.

Alors Castiel ne pouvait pas lui faire ça. Surtout pas à lui.

Et pourtant l'alpha ne semblait pas partager son avis. Il remonta le long de sa verge turgescente et alla enrouler sa langue autour de son gland et Dean perdit toute capacité de réflexion cohérente. Il crut sa dernière heure arrivée lorsque le muscle chaud et humide alla titiller sa fente, puis de nouveau, son sexe disparu dans les profondeurs de la bouche de Castiel dont les lèvres l'enserraient et l'aspiraient comme si il voulait le dévorer.

Tout le corps de Dean se convulsait littéralement de plaisir. Il voulait protester, repousser Castiel, le relever et s'abaisser, lui, là où était sa place, mais il était incapable du moindre mouvement, de la moindre parole et d'ailleurs de la moindre pensée. Il n'était plus qu'une boule de plaisir incandescent qui menaçait de se consumer au rythme que lui imposaient ces lèvres et cette langue experte. Castiel semblait se trouver dans sa tête tout autant qu'autour de son membre. Il savait ce que Dean aimait, comment l'enserrer, le sucer, l'aspirer pour lui procurer le plus intense des délices à tel point que le plaisir qu'il ressentait confinait à la plus délicieuse des tortures.

Complètement déconnecté du monde qui l'entourait, Dean n'en pouvait plus. Il se cambrait, gémissait, s'agrippait à tout ce qui passait à sa portée, y compris aux cheveux noirs de cette tête qui montait et descendait inlassablement et l'amenaient au septième ciel. Il n'avait plus aucun contrôle sur ce qui se passait, mais à cet instant cela lui était complètement égal. A cet instant il ne voyait et ne ressentait plus rien d'autre que ces décharges de plaisir tellement intenses qu'il avait l'impression que son cœur pouvait cesser de battre à tout instant.

Et c'est bien ce qui se produisit.

Pendant une seconde éternelle, l'organe suspendit ses fonctions tandis que chacun de ses muscles se tétanisaient et que son corps se cambrait, alors que son sexe explosait et que de longs jets nacrés et brûlants jaillirent de ses profondeurs pour aller se perdre dans la bouche de l'alpha qui le dévorait toujours.

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Une éternité plus tard, Dean se laissa retomber sur les draps avec la sensation de réintégrer son corps après un voyage au delà des dimensions. Il chercha le regard de Castiel qui s'était relevé et le masturbait lentement à présent en guettant ses réactions.

Chacun des mouvements de sa main sur son sexe qui perdait en vigueur prolongeait les sensations de l'orgasme qui l'avait emporté. Sous ses fesses, Dean sentait la nappe de lubrifiant, témoin du plaisir intense qu'il avait ressenti et qui trempait à présent les draps. Le regard de Castiel sur son corps aurait pu le mettre mal à l'aise, mis il n'en était rien. Pourtant Dean sentait son excitation. Il voyait la bosse conséquente qui déformait le jean de l'alpha et qui devait le faire véritablement souffrir. L'envie de le pénétrer devait lui faire vivre un enfer et si il le lui avait demandé, à cet instant, Dean aurait lui-même écarté les cuisses pour que Castiel le possède. Mais ni ses lèvres, ni ses yeux, ni même son odeur ne formulèrent une telle demande. Et pas une seule fois, malgré sa position si proche, Castiel n'avait touché cette partie là de son intimité.

L'alpha s'allongea le long de son corps et enlaça de nouveau l'oméga encore tremblant de son plaisir si intense, et il déposa simplement un baiser sur son front.

- Merci pour mon cadeau.

La stupéfaction lui coupa un instant la parole puis, étrangement, Dean se mit à rire. Ce n'était pas juste un rire de joie, il s'y mêlait de la stupéfaction, du soulagement mais aussi un espèce de lâcher prise dont il avait pourtant cru ne plus jamais être capable. Dean passa une main sur ses yeux qui le piquaient d'un seul coup.

Et merde, il ne s'était vraiment pas attendu à ça et ne savait pas quoi répondre. Il secoua la tête, alors que son rire mourrait dans sa gorge à présent complètement serrée.

- T'es vraiment pas croyable toi !

Castiel lui sourit et vint poser ses lèvres sur les siennes.

- Dois-je le prendre comme un compliment ?

- Oh oui, mec, c'est définitivement un compliment !

Leurs phéromones complètement accordées formaient autour d'eux un cocon protecteur. Ils se sentaient bien, seuls au monde, à l'abri du temps et de toute intrusion. A vrai dire le monde aurait pu s'écrouler autour d'eux qu'ils ne s'en seraient probablement pas aperçus.

Puis la main de Dean descendit et se posa sur la braguette de Castiel et lorsqu'il libéra le sexe douloureusement engorgé de l'alpha, Castiel gémit de plaisir. Pourtant il posa sa main sur la sienne, interrompant son geste.

- Dean, tu n'es pas obligé.

L'oméga lui sourit, complétement détendu.

- Je sais. C'est bien pour ça que j'en ai envie.

Et ce fut au tour de Castiel ne de plus savoir où il se trouvait, ni même qui il était...

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Longtemps après que les gémissements aient cessé et que les respirations erratiques se soient apaisées, Castiel tenait toujours contre lui dans cette position en cuillères qu'ils aimaient tant un Dean si parfaitement détendu et dont les phéromones n'exprimaient que contentement et bien être que l'alpha en ferma les yeux de satisfaction. Lui même était nu et la seule barrière qui les séparait encore, le tissu du T-shirt de Dean, collait désagréablement entre eux.

Castiel caressa le ventre partiellement dénudé de Dean et sourit parce qu'il aurait juré entendre l'oméga ronronner sous ses attouchements. Les corps ainsi que les âmes étaient repus et c'est sans véritable envie de l'exciter que Castiel remonta sur son torse pour aller jouer avec les boutons de chair des tétons recouverts. Comme il l'espérait les petits grognements langoureux que l'oméga poussait montraient à quel point il était bien, perdu dans les sensations nébuleuses qui suivaient leurs orgasmes. Mais lorsque ses doigts passèrent sur la boursoufflure de la brûlure qui marquait sa peau, Dean se tendit légèrement et Castiel s'immobilisa. Son souffle vint caresser les petits cheveux de la base de sa nuque qu'il embrassa doucement, puis il alla murmurer à son oreille.

- Il n'y a rien de toi que je ne puisse aimer.

Malgré cette affirmation qu'il savait sincère, la main de Dean alla recouvrir celle de Castiel et la descendit vers son ventre. L'oméga ne dit rien mais son odeur s'était subtilement modifiée, un mélange de regrets et honte venant s'ajouter au si subtil arôme de leurs fragrances respectives et de leurs désirs mêlés.

Castiel continua à déposer de légers baiser aériens sur la nuque de l'oméga qui ne put retenir un sourire sous les délicieuses chatouilles.

Dean se retourna pour faire face à Castiel et leurs regards se rencontrèrent. L'alpha se détesta de continuer sur le sujet qui mettait visiblement Dean mal à l'aise après ce qu'ils venaient de partager, mais le tissus entre eux montrait bien que tout n'avait pas été encore résolu.

- Pour moi, tout ça n'a pas la moindre importance, mais si cela en a pour toi, j'ai peut être une idée.

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Il était dix huit heures tapantes, lorsque la camaro de Castiel vint se garer devant le garage.

Dean sortit la tête des entrailles de la voiture qu'il réparait et essuya ses mains noircies sur un chiffon guère plus propre. Il passa son poignet sur son front en sueur, histoire de ne pas se maculer également le visage et regarda l'alpha venir à sa rencontre et déposer un baiser sur ses lèvres.

Dean se racla la gorge, mal à l'aise, lorsqu'il jeta un coup d'œil en coin à Bobby qui avait relevé la tête et les observait à travers de la baie vitrée de son bureau.

- Je vais te salir.

Mais si l'explication ne convainquit personne, Castiel s'éloigna tout de même légèrement. Il savait que l'oméga était nerveux aujourd'hui et lui laissa l'espace dont il avait besoin.

- Tu as bientôt terminé ?

Dean regarda le moteur sous le capot ouvert et eut une moue significative.

- Ce vieux tracteur va encore me donner du fil à retorde, mais je finirai demain.

Un nouveau coup d'œil vers le bureau de son boss et Dean n'hésita pas davantage.

- Viens, je voudrais te présenter quelqu'un.

Dean entraina Castiel et contrairement à ses habitudes il frappa sur l'encadrement de bois, attendant que Bobby ne lui donne la permission d'entrer.

- Tu peux y aller, fils, je fermerai, répondit le vieil homme sans même lever les yeux.

- Euh, Bobby, j'aurais voulu...

Nerveusement, il se passa la main sur la nuque lorsque son patron le regarda enfin.

- Voilà, je voulais te présenter Castiel.

Bobby se leva, contourna son bureau et serra la main que l'alpha lui tendait.

- Bonjour Castiel, heureux de vous revoir. Mais on s'est déjà rencontrés Dean, tu te souviens pas ?

L'oméga le savait parfaitement. Il se souvenait du moment où Gabriel, Lucifer mais aussi Sam et Bobby étaient entrés simultanément dans le box des urgences dans lequel il avait été admis juste après que Castiel et son équipe l'aient ramenés à Sioux Falls après ses trois mois de captivité.

- Je sais. Mais euh... ce que je voulais dire c'est que... enfin Castiel et moi on est ensemble.

Le regard de Dean était incertain, passant de l'alpha droit comme un I au bêta qui semblait inspecter l'homme des pieds à la tête comme pour trouver le détail qui l'aurait rendu indigne de son presque fils. Mais quand Bobby ouvrit la bouche, contrairement à ce que Dean attendait, ce ne sont pas des paroles de félicitations ni même de condamnation qui en sortirent.

- Et ben c'est pas trop tôt ! J'ai cru que tu me l'annoncerais jamais !

Dean relâcha le souffre qu'il ne s'était pas rendu compte avoir retenu. Il savait à quel point il pouvait être idiot à son âge d'accorder autant d'importance à l'opinion de Bobby, mais il ne pouvait pas s'en empêcher.

Le vieil homme leur posa chacun une main sur l'épaule.

- Très heureux pour vous les enfants.

Il tourna la tête vers l'oméga qui put voir dans ses yeux à quel point son presque père était content pour lui.

- Dean, si tu fais tout foirer, je t'assomme.

Puis vers l'alpha.

- Et vous, si vous lui faites du mal, personne ne retrouvera jamais votre cadavre, pigé ?

Puis Bobby retourna simplement s'assoir dans son fauteuil et agita une main impatiente sans même les regarder.

- Et maintenant fichez moi le camp. J'ai du boulot moi !

Dean rit doucement sous le regard médusé de Castiel qui le suivit quand l'oméga sortit du bureau. C'est lui cette fois qui déposa un baiser rapide sur les lèvres rosées puis il lui désigna un siège juste à l'entrée.

- Dix minutes pour une douche et je suis à toi.

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Et effectivement moins d'un quart d'heure plus tard, Dean s'installait au volant de sa Baby alors que Castiel s'asseyait sur le siège passager et admirait le tableau de bord sous le regard débordant de fierté de son propriétaire.

- Cette voiture est magnifique.

Dean caressa le volant tandis qu'il mettait le contact.

- Oh oui, elle l'est !

Il sourit lorsque le moteur démarra au quart de tout et tourna un visage radieux vers l'alpha.

- Et visiblement elle t'aime bien. Crois moi, tout le monde n'a pas cet honneur.

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Le trajet se fit au son de la musique rock qui sortait du radio cassette et couvrait le silence un peu tendu entre les deux hommes. La main de Castiel trouva celle de Dean sur le levier de vitesse. Une seconde leurs doigts s'entrelacèrent puis se libérèrent alors que Dean reposait sans rien dire les mains sur le volant.

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Ils s'arrêtèrent devant une étrange bâtisse, mélange de luxe et de démesure, même si le peu d'entretien que l'on avait procuré à la magnifique maison lui avait fait perdre un peu de sa superbe. Mais les lézardes des murs ou les mauvaises herbes du jardin ne retinrent pas leur attention lorsqu'ils avancèrent sur l'allée bitumée et montèrent rapidement les quelques marches qui menaient à la porte d'entrée.

Castiel regarda Dean qui hocha la tête et l'alpha posa le doigt sur la sonnette.

Moins d'une minute plus tard, Lucifer leur ouvrit. Visiblement l'alpha les attendait.

Après les quelques formules d'accueil habituelles, il les guida jusqu'à une vaste pièce qui occupait toute une partie du rez de chassée, apparemment un ancien salon de réception qui avait connu des jours meilleurs avant d'être transformé un atelier multifonctions. Dean le parcourut des yeux. Le contraste entre les murs et les plafonds décorés de moulures du dix neuvième siècle avec le matériel informatique dernier cri, les maquettes à moitié terminées, mais également des armes démontées posées sur une table avec du matériel militaire était saisissant. Mais ce furent surtout quelques tableaux posés dans un coin au graphisme sombre et torturé qui le mirent mal à l'aise. L'alpha haussa les épaules en suivant son regard posé sur une peinture particulièrement ténébreuse.

- Mieux vaut que ce soit sur la toile que dans ma tête, tu crois pas ?

Puis l'alpha leur désigna un fauteuil dans un coin de la pièce qui ressemblait à s'y méprendre à ceux que l'on trouve chez les dentistes et Dean se crispa. Il regarda Castiel qui ne le quittait pas des yeux, une lueur rassurante dans les iris bleus.

Dean s'avança et regarda un moment le siège avant de s'assoir dessus avec appréhension.

Il savait pourquoi il était là. C'était l'idée de Castiel, mais ils en avaient longuement discuté et une fois la surprise passée, Dean avait été particulièrement emballé. Pourtant, au moment de retirer son T-shirt devant les deux alphas, ses mains refusèrent d'obéir. Son cœur se mit à battre trop fort, la sueur commença à perler sur son front et ses phéromones de panique se rependirent autour de lui.

Castiel se retourna vers son ami.

- Luc, tu nous laisses une minute ?

L'alpha posa les instruments qu'il avait commencé à vérifier et quitta la pièce sans un mot.

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- Dean, rien ne t'y oblige.

Le regard de l'oméga fuyait le sien et Castiel posa ses deux mains sur son visage pour l'inciter à le regarder.

- Rien ne t'y oblige, répéta t'il avec conviction. Pour moi ça ne changera rien. J'ai pas besoin de ça et tu le sais.

- Je sais. C'est moi qui veux le faire. Moi, j'en ai besoin.

Castiel enleva ses mains et cette fois les yeux verts ne se détournèrent pas.

- Est ce que ça serait plus facile pour toi, si je sortais ?

- Non, ça n'a rien à voir avec toi. Enfin, si, mais je veux que tu restes. J'ai besoin que tu restes.

L'alpha se rapprocha, collant littéralement son corps contre celui de l'oméga. Leurs bouches se trouvèrent, les mains passèrent sous les vêtements et caressèrent toute la peau qu'elles purent atteindre. Les endorphines que ce simple baiser lui fit secréter détendirent l'oméga considérablement et lorsque leurs bouches se séparèrent, ils restèrent un moment front contre front, puis Dean s'écarta.

- Je suis prêt.

Lucifer réapparu comme par magie sans qu'ils ne l'aient appelé et Dean sourit en voyant les joues de Castiel rougirent légèrement lorsque son ami huma l'air une moue appréciatrice sur le visage. Mais la seconde suivante ses traits redevinrent sérieux alors que ses yeux se portaient cette fois sur Dean, de nouveau tendu, qui venait de retirer son T-shirt et de le laisser tomber au sol.

Les yeux fixement rivés au plafond l'oméga s'allongea au fond du fauteuil, les poings serrés sur les accoudoirs.

- Tu peux y aller.

Aucune autre parole ne fut prononcée. Pas d'explications, pas de demande de confirmation. Tous les détails avaient déjà été mis au point quelques jours auparavant et maintenant il ne restait plus qu'à le faire. Lucifer mit en marche son appareillage qui se mit à bourdonner.

Lorsque l'alpha posa la main pour la première fois sur la peau nue et boursoufflée de la poitrine de Dean pour la désinfecter, l'oméga sursauta et ses mains se crispèrent sur les accoudoirs. Il plongea ses yeux dans ceux de l'alpha qui le dominait de sa hauteur. Ses phéromones hurlaient sa peur, son malaise, tout ce que son attitude contrôlée tentait de dissimuler de toute ses forces. Sa frustration aussi, car Dean détestait que tout ce qu'il éprouvait soit ainsi étalé au grand jour face aux deux alphas, mais il n'avait aucun contrôle sur son odeur, surtout en ce moment. Il tenta de se calmer, de maitriser sa respiration, de ralentir les battement de son cœur. Il sentait les phéromones de Castiel et savait que l'alpha luttait lui aussi pour se maitriser et ne pas sauter sur Lucifer, à l'origine malgré lui de son malaise et de sa tension. Mais l'homme ne représentait aucune menace, ils le savaient tous les deux. Au contraire, il allait le débarrasser du dernier vestige de son ancienne vie, de cette initiale haïe qui lui donnait trop souvent encore l'impression d'appartenir au démon.

Dean respira profondément s'installa au fond du fauteuil. Castiel se détendit imperceptiblement, entrelaça ses doigts aux siens et s'installa sur un tabouret à ses côtés pour regarder son frère commencer à tracer à main levée des lignes noires sur la peau halée.

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Pendant toute la durée nécessaire, Dean n'émit pas un son. Il resta parfaitement immobile, les yeux rivés sur le plafond blanc. Personne ne parla. On entendait dans la pièce que le ronronnement de l'appareil et les seuls mouvements étaient ceux de l'alpha qui essuyaient régulièrement le sang et l'encre qui débordaient sur la peau de plus en plus rouge et boursoufflée.

Une heure plus tard, Lucifer se redressa, reposa la machine sur son support et coupa le courant. Un dernier coup de compresse désinfectante et il contempla son travail d'un regard appréciateur.

- Voilà, c'est fini, tu veux voir ?

Il tendit un petit miroir à Dean qui le saisit dans une main un peu tremblante de s'être crispée depuis si longtemps. Pourtant l'oméga posa le miroir sur son ventre et son premier regard fut pour Castiel qui lui ne l'avait pas quitté des yeux. L'alpha non plus n'avait pas regardé le résultat final. Visiblement il attendait sa permission de les baisser et l'oméga hocha la tête, la gorge trop serrée pour parler.

- Il est superbe. Tu es superbe, corrigea Castiel en relevant son regard dans celui de Dean qui guettait ses réactions.

L'alpha sourit et prit lui même le petit miroir qu'il orienta afin que Dean puisse se voir.

Lentement, avec une appréhension certaine, l'oméga passa les doigts sur les lignes noires du pentacle cerné de flammes noires qui ornaient maintenant sa poitrine à la place du A que son bourreau avait gravé dans sa chair. Ce symbole était le même que celui de l'écusson emblème du régiment de Castiel. Celui qui ornait le foulard dans lequel l'alpha avait enveloppé sa petite Mary après sa mort. A ce souvenir, l'estomac de Dean se serra.

Comme il le leur fit remarquer lui même, Lucifer avait fait un travail formidable. Le A qui le marquait auparavant était totalement recouvert par la pointe dirigée vers le haut du symbole. Les lignes noires et épaisses masquaient totalement la boursoufflure qui n'était plus perceptible qu'en passant les doigts dessus.

Lucifer lui donna une compresse.

- Touche pas, faut pas que ça s'infecte pendant la cicatrisation.

Il allait appliquer une pommade sur la peau lésée de l'oméga, mais Castiel lui prit d'autorité le petit tube des mains et le fit lui même sous le regard amusé de son compagnon d'arme.

- Te voilà officiellement un des nôtres maintenant. J'en ai fait un pareil à tous les membres de notre unité.

Luc remonta sa manche et montra à Dean le même symbole qui ornait son épaule droite.

L'oméga jeta un coup d'œil interrogateur en direction de Castiel.

- Et oui, lui aussi porte le sien.

Lucifer se mit à rire en voyant l'air confus de Dean qui se demandait bien où pouvait se trouver le tatouage pour qu'il ne l'ait encore jamais vu.

- Allez, montre lui.

Les sourcils de Dean se froncèrent d'incompréhension quand l'alpha posa son trench coat et sa veste sur le dossier d'une chaise, puis retira sa cravate encore nouée de travers et défit un à un les boutons de sa chemise. Castiel se retourna et quand il retira sa chemise puis son T-shirt, Dean ne vit que la peau blanche et immaculée de son dos.

Il ne comprenait pas mais c'est le moment que choisit Lucifer pour allumer un néon ultraviolet et lorsqu'il le passa au dessus des épaules de Castiel des lignes blanches et fluorescentes apparurent comme par magie sous le rayonnement.

Dean en resta sans voix.

Sans qu'il ne puisse s'en empêcher, il avança la main et passa le bout de ses doigts sur le bord des deux ailes immenses et repliées qui s'étendaient sur toute la surface du dos de Castiel, d'une épaule à l'autre. Et au dessus, au centre exact de ses omoplates, se trouvait le même symbole que celui qui ornait à présent sa poitrine. Le tatouage était époustouflant. Il recouvrait l'intégralité son dos. Il avait dû falloir des heures si ce n'était des jours pour représenter autant de détails et de finesse dans la centaine de plumes, au moins, qui formait la structure des ailes et qui semblaient s'animer lorsque les muscles de l'alpha bougeaient au rythme de sa respiration.

Complétement stupéfait, Dean regarda Castiel qui venait de se retourner vers lui.

- Mais pourquoi ?

Castiel remit son T-shirt et termina sa question pour lui.

- Pourquoi l'avoir fait faire en encre invisible ?

Dean acquiesça et l'alpha tiqua, le regard si sérieux, la tête penchée de côté dans cette expression qui n'appartenait qu'à lui.

- Moi je sais qu'il est là, c'est tout ce qui compte.

Dean sourit en secouant la tête. Castiel était vraiment quelqu'un à part. Un être unique. Puis une idée traversa son esprit, lui envoyant une onde de chaleur dans le corps.

- Et tu en as d'autres ailleurs ?

- Peut être...

- Oh, je suis là les gars !

Les deux hommes brisèrent l'intense contact visuel qui visiblement se prolongeait trop au goût de l'alpha, à moins que ce ne soient leurs phéromones qui ne soient devenues un peu trop explicites. Castiel sourit et se pencha pour déposer un baiser sur les lèvres de Dean.

- Je te dirai ça ce soir à la maison.

Puis il s'éloigna pour enfiler veste et trench-coat.

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Lucifer appliqua un film transparent sur la poitrine de Dean et leur donna les consignes d'usage après un tatouage. Puis ils se séparèrent.

Sur le chemin du retour, Dean posa à plusieurs reprises la main sur le pansement dissimulé sous son T-shirt, et la sensation qu'il ressentait en lui n'avait vraiment rien à voir avec la légère douleur résiduelle de sa peau irritée.

En fait il savourait la symbolique.

Tout comme son passé ne pouvait pas s'effacer totalement, la marque était toujours là, mais à présent le tatouage la recouvrait. C'était comme si Castiel lui même avait défait tout ce qui lui avait été fait.

La pureté avait lavé la souillure. Il aimait bien cette idée.

La main de Castiel trouva de nouveau la sienne posée sur le levier de vitesse. Dean appuya sur l'accélérateur et le moteur de Baby rugit instantanément.

- Ramène nous chez nous, ma belle.

On aurait dit que la Chevrolet connaissait déjà le chemin.

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Alors les amis, qui avait deviné que l'idée de Castiel était un tatouage ?

Vous avez reconnu l'emblème qui orne le torse de nos frangins dans la série ( Hummmm), et j'espère que vous me pardonnerez d'en avoir un peu détourné l'origine. Mais j'aimais bien la symbolique.

Donc je vous retrouve la semaine prochaine pour le dernier chapitre.

A mardi. XD