Rien ne m'appartient.
Et voilà la suite ! Toujours écrite dans le cadre des Nuits du FoF, sur le thème "Prix". J'espère que ça vous plaira. Bonne lecture ! :)
Il l'avait retrouvée. Pour de bon, cette fois. Il ne ferait plus les mêmes erreurs. Il ne pouvait plus se le permettre et il ne voulait plus revivre la scène de ce matin. Blottie tout contre son côté, elle somnolait, le bout de ses doigts caressant la peau nue de son ventre ; comme chaque fois qu'ils s'abandonnaient à un moment de tendresse après la fougue de leurs ébats. Un bras passé autour de ses épaules, il luttait pour ne pas s'endormir, bercé par sa respiration sur son épaule et par l'odeur de son shampoing. Il la trouvait quelque peu distraite, mais elle l'était toujours un peu après l'amour. Comme si elle se perdait dans ses pensées et n'en ressortait qu'après de longues minutes - et un peu à contre-cœur. Il la laissait faire, parce qu'il aimait ces instants de calme entre deux tempêtes, ces instants de paix entre deux guerres. Ces instants où il pouvait presque s'imaginer qu'elle l'aimait aussi fort que lui.
—Qu'est-ce que tu vas faire de ta carrière, alors ?
Il était surpris de l'entendre, d'autant plus de l'entendre aborder le sujet qui avait mené tout droit à la dispute. Sa carrière. Il n'y avait plus repensé depuis ce matin.
—Je ne sais pas.
Il ne pouvait pas être plus sincère.
—On peut sûrement trouver un compromis, tu sais.
—Si abandonner ce rêve fou de devenir mannequin est le prix à payer pour vivre à tes côtés, alors je suis prêt à le payer.
Elle se pressa un peu plus contre lui et mêla une de ses jambes aux siennes. Il s'empara de l'une de ses mains bandées et joua avec le pansement.
—Tu es un homme surprenant, Travis.
—C'est parce que j'aime une femme surprenante.
Il embrassa le sourire qui s'étalait sur son visage et caressa sa nuque. Il tenait le moyen d'enfin savoir. Son cœur se tordit légèrement dans sa poitrine.
—Je le pense vraiment, Constance, insista-t-il, obtenant toute l'attention de la blonde. Je t'aime. C'est probablement aussi fou que de vouloir devenir mannequin à Los Angeles, mais c'est le cas. Je t'aime vraiment.
Elle l'embrassa à son tour, bien plus tendrement qu'elle ne l'avait jamais fait. Comme si c'était la première fois.
—C'est fou, effectivement, confirma-t-elle, murmurant contre sa bouche. Mais si tu es fou, alors je suis folle également. Parce que je t'aime aussi.
—C'est vrai ?
Il ne pouvait pas contenir la surprise - et la joie - qui inonda son âme et le fit sourire aux anges.
—Crois-tu vraiment que je t'aurais demandé de m'épouser si ce n'était pas le cas ?
—Je ne sais pas.
—En plus d'être fou, tu es un idiot, Travis Wanderly.
—Si tu m'aimes, je suis prêt à être le plus idiot de l'univers.
Le rire de Constance vint mourir contre ses lèvres tandis qu'elle passait un genou autour de sa taille et le laissait toucher son corps. Puisqu'il avait déjà touché son cœur.
Je m'excuse des éventuelles fautes qui pourraient traîner par-ci par-là. N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé. Je vous dis à tout vite, la bise, moussaillons ! :D
