On se retrouve aujourd'hui avec mon tout premier OTP dans MHA. C'est la première fois que j'écris sur Katsuki. Les nuances du personnage ne sont pas facile à transcrire, d'autant plus quand il est dans une relation préétablie. Ce texte était donc un très bon exercice pour ça.

Je vous souhaite une bonne lecture...


Jour 2 : Un bouquet de fleurs

Katsuki & Shoto

Katsuki attendait devant sa maison, les mains dans les poches. Les sourcils froncés, il était déjà gonflé par cette journée. À l'intérieur, sa mère était de bonne humeur, ce qui la rendait encore plus insupportable que d'habitude. Il avait hâte que cette soirée se termine. Rah, pourquoi avait-il accepté une idée aussi merdique ?! Tout ça, c'était de la faute de cette vieille sorcière ! Il n'aurait jamais dû lui dire qu'il avait un petit-ami ! Voilà qu'elle s'était mis en tête de le rencontrer ! C'étaient des conneries tout ça !

Énervé, Katsuki s'appuya contre le mur extérieur. Shoto ne devrait pas tarder à arriver. Merde, c'était de sa faute aussi, à celui-là ! Il aurait quand même pu dire non quand Katsuki lui avait proposé ce plan pourri ! C'est bon quoi... Ce n'était pas parce qu'ils étaient ensemble depuis un an qu'ils devaient rencontrer leurs parents. Surtout sa mère. Cette emmerdeuse de première allait à coup sûr l'énerver ce soir. Là, elle faisait genre, mais Katsuki la connaissait très bien. Elle allait forcément trouver un truc à dire qui allait l'embarrasser devant Shoto. Et puis merde ! Rien ne l'embarrasserait ! Elle allait juste être ridicule à le chercher comme ça. Ouais... Il inspira profondément, toujours agacé. Ce n'était qu'un mauvais moment à passer.

Mais alors qu'il maudissait allégrement sa chère génitrice, Shoto finit par apparaître au coin de la rue. Katsuki plissa des yeux en l'apercevant. Mais qu'est-ce qu'il tenait dans les mains au juste ? Ni une ni deux, il se détacha du mur et alla à sa rencontre d'un pas énervé. Au plus il se rapprochait de lui, au plus il pouvait voir que Shoto était particulièrement bien habillé. Cette veste blanche, ça lui allait bien quand même. Mais ce n'était pas le plus important ! Cet imbécile tenait dans ses mains un bouquet de fleurs. Un bouquet de fleurs !

« Qu'est-ce que tu fous avec ça ? lui demanda-il en guise d'accueil.

— C'est pour ta mère, répondit calmement Shoto.

— Pour ma... »

Katsuki ne put même pas finir sa phrase, tant il n'en revenait pas. C'était encore pire que ce qu'il n'avait imaginé. Face à lui, Shoto semblait perplexe.

« Il ne fallait pas ? C'est pourtant Fuyumi qui m'a dit de le faire. Elle dit que c'est malpoli de ne rien amener quand on est invité chez quelqu'un pour la première fois. »

Malpoli, malpoli... Ça se voyait qu'elle ne connaissait pas sa mère surtout !

« Ça va, finit-il par soupirer. Elle va être super chiante quand elle te verra avec ça, mais ça va ! »

De mauvaise grâce, il fit demi-tour et retourna vers la maison. Shoto le suivit, habitué par ses sautes d'humeur. Katsuki l'observa alors discrètement. Shoto n'avait pas l'air nerveux. Ils n'avaient pas vraiment discuté de cette rencontre, alors Katsuki ne savait pas comment il se sentait. Il aurait peut-être dû lui demander, maintenant qu'il y pensait.

« Tu as l'air tendu. »

Le ton calme de Shoto agaça Katsuki presqu'autant que les mots qu'il prononça.

« Je ne suis pas tendu ! répliqua-t-il aussitôt.

— Ah bon. »

Juste ah bon... Il lui en foutrait des ah bon ! Il n'était pas tendu, il n'avait aucune raison de l'être. C'était juste un stupide repas avec ses parents. Pas de quoi fouetter un chat !

« Tu penses que je n'aurais pas dû apporter les fleurs ?

— Mais je t'ai dit que ça allait ! »

Malgré lui, il se mit à crier. Merde, il n'arrivait vraiment pas à rester calme. Peut-être qu'il était bien tendu en fin de compte... Il baissa les yeux, un peu dérangé par le fait de s'être emporté sur son petit-ami, mais sans réussir à s'excuser pour autant.

De son côté, Shoto ne répondit pas. Il savait que, dans ces cas-là, il valait mieux ne rien répliquer et laisser Katsuki se calmer tout seul. Ils continuèrent donc d'avancer en silence. Lorsqu'ils furent devant la porte, Katsuki l'ouvrit d'un geste brusque, la faisant cogner contre le mur. À nouveau, Shoto ne fit aucune remarque, se contentant d'entrer et de se déchausser.

« Katsuki ! hurla alors une voix féminine. Combien de fois t'aies-je dit de ne pas claquer les portes ?! »

Des bruits de pas se rapprochèrent, tandis que Katsuki grommela quelques mots peu sympathiques. Quelques secondes plus tard, une femme blonde, visiblement très en colère, leur fit face. Son air se radoucit toutefois lorsqu'elle aperçut Shoto.

« Je ne savais pas que notre invité était arrivé, sourit-elle. Bonjour, enchantée de te rencontrer.

— Enchanté aussi, la salua alors ce dernier avant de lui tendre les fleurs. C'est pour vous.

— Oh merci... Elles sont magnifiques. »

Mitsuki prit le bouquet avec un large sourire. Puis, elle lança un regard appuyé à son fils. Ce dernier pouvait très clairement lire les mots Prends-en de la graine dans ses yeux.

« Amène donc ton petit-ami dans la salle à manger, tout est déjà prêt. »

Toujours d'aussi bonne humeur, Mitsuki s'éloigna, quant à elle, dans la cuisine pour aller chercher un vase. Katsuki fit alors signe à Shoto de le suivre. Ils retrouvèrent son père dans l'autre pièce. À leur arrivée, Masaru se leva et leur sourit.

« Bienvenu chez nous, Shoto Todoroki.

— ... Merci de m'avoir invité. »

Etrangement, Katsuki trouva Shoto plus réservé avec son père.

« Installez-vous donc les jeunes. »

Comme à son habitude, Masaru se montrait gentil avec ses hôtes. Katsuki se laissa alors tomber sur chaise, tandis que Shoto s'installa à ses côtés. Katsuki le regarda avec un léger sourire. Il savait que sa maison devait changer Shoto des habitudes qu'il avait prises dans sa demeure traditionnelle.

« Regarde chéri les belles fleurs que Shoto m'a offertes. »

Mitsuki était revenue dans la pièce et posa le vase en bout de table. Katsuki tiqua à sa phrase. Il n'en avait rien à faire de la bienséance mais quand même ! Sa mère n'était pas obligée de se montrer aussi familière avec Shoto !

« C'est gentil de ta part, commenta Masaru avec un léger sourire.

— Ouais, c'est bon, on a compris, souffla Katsuki.

— Ne commence pas ! » s'énerva sa mère.

Katsuki grinça des dents. Ils ne se rendaient surtout pas compte qu'ils allaient mettre Shoto mal à l'aise avec leur connerie ! Heureusement, Mitsuki n'insista pas plus. Elle retourna à la cuisine chercher les plats qu'elle et Masaru avaient passé l'après-midi à cuisiner. Elle était tellement de bonne humeur qu'elle en avait trop fait.

« J'espère que vous avez faim, rigola-t-elle alors. Il y en a pour un régiment.

— J'ai très faim, répondit poliment Shoto.

— Parfait alors ! »

Mitsuki commença à servir tout le monde, puis s'installa face à Katsuki. Tandis que tout le monde se mit à manger, elle ne put s'empêcher d'afficher un large sourire sur son visage.

« On est content de pouvoir enfin faire ta connaissance, Shoto. On se demandait bien quel genre de personne Katsuki allait nous ramener. Avec son fichu caractère...

— Et on se demande de qui je tiens ça, répliqua Katsuki sur un ton acerbe.

— Qu'est-ce que tu as dis ?!

— Calmez-vous, allons..., intervint Masaru. Ce n'est pas la peine de s'énerver. »

Sa voix était à peine audible pour Mitsuki et Katsuki qui s'envoyaient mutuellement des regards noirs. Poussant un soupir, Masaru décida de laisser de tomber. Ce n'était pas comme s'il pouvait avoir gain de cause avec eux, de toute façon.

« Alors dis-moi, Todoroki-kun, reprit-il d'une voix douce, est-ce que tu sais déjà ce que tu vas faire à la fin de l'année ? »

Il ne restait, en effet, plus que quelques mois avant que leurs études héroïques ne se finissent.

« Pas encore, répondit Shoto. J'ai eu plusieurs propositions d'agence, mais je n'ai pas encore fait mon choix.

— Ah, je comprends. Ce n'est pas une décision facile, dit Mitsuki qui s'était calmée. Katsuki n'a pas fait son choix non plus. On ne peut même pas l'aider. Heureusement, ton père peut te conseiller, non ? »

Sa question ne se voulait pas méchante. Katsuki ne leur avait dit à quel point la relation entre Shoto et son père était désastreuse. Mais le blond explosif ne put s'empêcher de glisser un regard vers le bicolore en entendant ces mots. Le visage de Shoto resta de marbre.

« Il n'a pas beaucoup de temps pour ça, répondit-il simplement.

— C'est vrai qu'être numéro un doit être très prenant, concéda Mitsuki. Tiens, tu veux que je te resserve, Shoto ? »

Alors qu'elle récupéra l'assiette de Shoto à moitié entamée, Masaru, lui, observait longuement le jeune homme. Il se sentait un peu mal en entendant sa réponse. Il s'estima heureux d'avoir un travail qui lui permettait de passer le temps qu'il voulait avec son fils.

« Quel que ce soit ton choix, je suis sûr que tu feras une belle carrière, sourit-il alors. J'ai pu voir ton alter à l'oeuvre lors des festivals de UA. Il est très impressionnant.

— ... Merci... »

Shoto n'était pas sûr de ce qu'il était censé répondre à ça. Ces compliments le touchaient étrangement plus qu'il ne l'aurait cru.

« Ah ça, c'est sûr, surenchérit Mitsuki. Katsuki et toi, vous allez rapidement atteindre les sommets du classement héroïque, je n'ai aucun doute là-dessus.

— Evidemment, se vanta Katsuki. On ne va pas se laisser passer devant par Deku !

— Cette rivalité est puéril, soupira Mitsuki. Il serait temps que tu grandisses Katsuki.

— Je t'ai rien demandé, ok ?! »

Eh bien, le calme n'était pas resté longtemps.

« J'espère qu'il n'est pas comme ça avec toi, Shoto, rajouta Mitsuki. Etre aussi colérique ne t'apportera rien de bon Katsuki. »

Sa phrase fut suivie par un petit rire qui surprit tout le monde. Masaru n'avait pas pu s'empêcher d'être amusé par ses propos remplis de mauvaise foi. Mitsuki l'observa un instant, avant de rire à son tour. Katsuki, quant à lui, soupira face à cette complicité parentale. Mais lorsqu'il vit un léger sourire sur le visage de Shoto, il se détendit.

Ce moment sembla calmer tout le monde. Ou, en tout cas, Katsuki. Parce qu'au plus le temps passait, au plus il comprenait qu'il était le seul à être nerveux autour de cette table. Il détestait ça, mais il n'y pouvait rien. Présenter Shoto à ses parents était pour lui loin d'être une partie de plaisir. Même si... finalement, ça ne se passait pas si mal que ça...

« Maintenant qu'on s'est enfin rencontré, on espère qu'on te reverra plus souvent, reprit tranquillement Mitsuki tout en continuant à manger.

— Ce serait avec plaisir, répondit Shoto.

— Nous comptons partir en vacances à la fin de l'année scolaire. Tu peux te joindre à nous si tu veux et si tes parents sont d'accord. »

Shoto fut surpris par la proposition. Ils se voyaient pour la première fois et ils l'incluaient déjà à ce point dans leur famille... ? Il jeta un regard incertain à Katsuki. Ce dernier haussa vaguement les épaules. Il ne dirait pas non à cette idée, mais c'était à Shoto de décider. Il n'allait pas le faire à sa place !

« Je vais leur en parler. »

Il se contenta de cette réponse pour se donner un peu de temps. En vérité, il était peu probable qu'il demande l'autorisation à Endeavor.

« Très bien, sourit Mitsuki. Katsuki, passe-moi ton assiette ! »

Sans même demander à son fils s'il avait encore faim, elle le resservit d'un peu de tout...

Le repas se poursuivit dans la même ambiance. La mère de Katsuki commença à raconter des anecdotes sur son travail, faisant rire son mari qui était toujours bon public. Katsuki lança même un regard moqueur à Shoto. Ce que ses parents pouvaient être niais quand même !

Lorsque tout le monde se fut resservi plusieurs fois, Masaru se leva pour commencer à débarrasser la table. Shoto suivit immédiatement le mouvement pour l'aider.

« Laisse Shoto, sourit Mitsuki. Je vais m'en occuper avec mon mari. Vous n'avez qu'à en profiter pour faire le tour de la maison. On vous appellera pour le dessert. »

Shoto acquiesça, puis se tourna vers Katsuki. Ce dernier soupira pour la forme, mais finit par se lever. Ils s'éloignèrent tous deux dans le couloir. Katsuki monta à l'étage. Tant qu'à faire, il pouvait lui montrer sa chambre et en profiter pour passer un moment seul avec lui. Une fois dans la pièce, il se laissa alors tomber sur le lit en poussant un soupir.

« C'était un peu pénible, grogna-t-il tandis que Shoto laissait trainer ses yeux sur les affaires du blond. Mes parents sont vraiment chiants. »

Shoto ne répondit pas tout de suite. Le silence s'installa dans la pièce, faisant froncer les sourcils de Katsuki. Pourquoi ne disait-il toujours rien ? Bon d'accord, il n'avait pas été cool ce soir. Il s'était énervé et n'avait pas été sympa avec Shoto quand ce dernier était arrivé. Mais c'était son caractère aussi ! Shoto ne pouvait pas lui en vouloir pour ça quand même... si ? Il soupira intérieurement, tout en se mettant en position assise.

« Je sais que je suis chiant aussi parfois »

C'était tout ce qu'il pouvait dire en guise d'excuse. Il regarda Shoto qui était toujours aussi silencieux. Il remarqua que les yeux de ce dernier était perdu dans le vide. Katsuki tendit alors la main pour attraper l'une de ses manches. Shoto tourna enfin son regard vers lui.

« Je trouve que tu as une belle famille, murmura-t-il. Tes parents sont gentils. Et ils ont l'air de bien s'entendre... »

Katsuki mourait d'envie de répliquer, mais il resta silencieux en pensant à la situation familiale de Shoto. Au bout de quelques minutes, ce dernier s'installa à ses côtés.

« Tu passes une bonne soirée alors ? finit par demander Katsuki dans un grognement.

— Oui. Mais je n'ai pas l'impression que ce soit ton cas. »

Ils s'observèrent un instant.

« Si, ça va, capitula le blond. Je m'attendais à pire. »

Shoto sourit légèrement, faisant battre plus rapidement le cœur de Katsuki. Ce dernier détourna les yeux. Il se sentait toujours ridicule quand il réagissait comme ça. Ce n'était qu'un sourire, merde quoi ! Mais, malgré lui, il sourit lui aussi. C'était stupide, mais il était finalement content d'avoir présenté Shoto à ses parents. Peut-être qu'ils ne devraient pas s'arrêter là.

« Ce serait bien de faire l'inverse aussi. »

Il marmonna cette phrase sur un ton mécontent, comme s'il se forçait à la dire, bien que c'était loin d'être le cas.

« L'inverse ? »

Shoto ne comprenait pas où il voulait en venir.

« Tu veux venir chez moi ? »

Sa question était plutôt incertaine. Il ne s'attendait pas vraiment à ça. Katsuki avait toujours été très clair sur ce qu'il pensait d'Endeavor. Et l'inviter chez lui sans que son père ne soit au courant s'annonçait compliqué.

« Je ne pense pas que ça se passerait bien avec mon père, reprit-il de façon honnête.

— Laisse tomber ! »

Katsuki se sentit exaspéré. Pourquoi fallait-il que Shoto soit aussi lent à comprendre par moment ?! Comme s'il pouvait parler de son père ! À aucun instant, Katsuki n'avait considéré Endeavor comme un membre de la famille de Shoto. Il savait que les sentiments de Shoto étaient confus à son égard, mais pour lui, c'était très clair. Il ne voulait pas le rencontrer. Merde, il n'arriverait jamais à rester calme face à lui !

À ses côtés, Shoto essayait de saisir ce que voulait lui dire Katsuki. Il sentait bien qu'il était agacé, mais il ne voyait pas pourquoi... Peut-être voulait-il rencontrer ses frères et sœur à la place ? Ça pourrait sans doute se faire... À moins que... Oh...

« Est-ce que tu veux rencontrer ma mère ? »

Katsuki se sentit mal à l'aise lorsque Shoto lança cette phrase sur un ton aussi calme. Oui bon, c'était ce qu'il avait en tête, mais quand même... Rah, pourquoi fallait-il que ça lui fasse cet effet-là ?! Son regard resta résolument fixé sur le mur qui lui faisait face.

« Ça peut se faire... »

Shoto laissa sa phrase en suspens. Katsuki sentit l'agacement reprendre le dessus en lui. Qu'allait-il lui sortir encore ? Qu'il devrait rester calme si ça se faisait ?! Oui, il le savait ! Il pouvait se tenir quand même ! Il n'allait pas se mettre à crier dans un hôpital et encore moins devant la mère de Shoto...

« Il faudra que tu apportes un bouquet de fleurs. »

Katsuki se tourna d'un geste vif vers lui. Il se moquait de lui là ?! En voyant son regard sérieux, il se mit à douter.

« C'est bon, je connais quand même les règles de politesse ! »

Les commissures des lèvres de Shoto se mirent à trembler.

« Je savais que tu te foutais moi ! »

Alors que Katsuki se mit à s'énerver, Shoto posa sa main sur la sienne. Katsuki grommela, mais laissa tout de même leurs doigts s'entrelacer.

« C'était trop tentant. Désolé. »

Il avait beau le dire, il n'en avait absolument pas l'air.

« Je serais content que tu rencontres ma mère. »

Son sourire se fit plus doux, faisant fondre définitivement la colère de Katsuki. Ce dernier sentit ses épaules s'affaisser. C'était toujours comme ça avec Shoto. Katsuki ne pouvait rester agacé bien longtemps. Il resserra alors sa prise sur ses doigts. Le silence avait rempli la pièce, mais ce n'était pas dérangeant. A vrai dire, c'était même reposant. Shoto arrivait à l'apaiser par sa simple présence... Katsuki ne savait pas toujours quoi penser de leur relation, mais il aimait ces moments-là...

La tension présente dans son corps revint, malgré tout, bien vite lorsqu'il entendit la voix de sa mère au rez-de-chaussée.

« Les desserts sont à table ! On vous attend !

— Pas la peine de crier ! s'énerva Katsuki. On t'entend très bien !

— C'est toi qui vas baisser d'un ton et tout de suite ! »

Katsuki quitta le lit, énervé. Shoto le suivit et posa une main sur son épaule. Katsuki connaissait bien le regard qu'il lui lança alors. C'était celui qu'il faisait quand il trouvait qu'il allait trop loin et qu'il l'incitait à se calmer. Katsuki inspira profondément. Ouais, il n'allait pas péter les plombs pour une connerie pareille.

Ils descendirent quelques secondes plus tard. De retour dans la salle à manger, le regard de Katsuki se posa, sans le vouloir, sur les fleurs que Shoto avait apportées. C'est vrai qu'elles étaient belles... Et ça avait fait tellement plaisir à ses parents...

Il observa alors Shoto tout en prenant place à table. Ouais... faudrait quand même qu'il réfléchisse à cette histoire de bouquet de fleurs quand il irait rendre visite à Rei Todoroki...


Et voilà... Merci de m'avoir lue. On se retrouve demain pour un couple que je trouve juste adorable et sur lequel je n'ai jamais écrit non plus... ;)

À bientôt !