Bon, j'ai pensé à changer le rating, mais même si le lemon ici est plus explicite (paragraphe 4), il n'y pas d'insultes ou ce genre de choses. Mais je vous préviens tout de même qu'il est un peu plus poussé que les autres, alors pas de plaintes, pour ceux que ça choque, j'aurais prévenu ! Je préviens aussi que je publie ça vite fait, je n'ai pas eu le temps de relire, alors désolée s'il y a des incohérences. De plus, je pars mardi prochain (le 13) pour deux semaines, donc je ne sais pas si je publierai encore un chapitre avant mon départ ou en rentrant. Profitez donc de celui là, il va vous plaire je pense !
Pulsions Sauvages
- Comment va Alisa ? demanda doucement Xiaoyu en entrant dans le bureau de Lars.
- Ce n'est pas d'elle que tu dois t'inquiéter, sourit-il de derrière son bureau.
- Oh, ça va. Je vais bien, répondit-elle gaiement en s'asseyant en face de lui. Vous… Tu ? Je ne sais plus vraiment, ça fait longtemps qu'on ne sait pas vus…
- C'est vrai. "Tu" c'est bien. Depuis que je suis en haut de ma tour les "vous" commencent à me sortir par la tête… Enfin bref, j'ai quelque chose à te demander.
- Quoi donc ?
- Tu veux le faire, non ?
- Faire quoi ?
- Tu sais très bien de quoi je parle, répondit-il.
- Jin ne veut pas que je le fasse.
- Evidemment qu'il ne veut pas. Mais ce n'est pas à lui que je suis en train de poser la question. Donc… Tu veux bien le faire, non ?
Xiaoyu ne répondit pas. Lars soupira et se leva doucement pour faire le tour du bureau et s'agenouiller devant elle.
- Je ne veux pas te forcer la main. Mais nous ne voulons pas tous les deux que Jin retourne dans son cycle infernal et qu'il gâche tout ce qu'on a réussi à construire. Je sais que ce que je te demande est atrocement dangereux mai-
- Il n'a toujours pas compris.
- Pardon ?
- Après tout ce temps, il n'a toujours pas compris, dit-elle en s'essuyant le nez, des larmes perlant aux coins de ses yeux. Il n'était pas obligé de m'en parler. De l'Anti-D. Il pouvait se contenter de me dire que la seule solution c'était d'éliminer Kazuya, mais il ne l'a pas fait.
- Peut-être qu'il se doutait que j'allais t'en parler.
- Peut-être. Ou peut-être qu'il croit encore que je n'irai pas aussi loin que ça. Peut-être qu'il croit encore que je prends tout ça comme si c'était un jeu. Et que je ne mettrais pas ma vie en danger… Il n'a toujours pas compris…
Lars posa une main compatissante sur les siennes.
- Je te préviendrai quand le produit sera prêt.
- Mmh.
- Sèche tes larmes, s'il voit ça je vais encore me faire taper sur les doigts.
- Jin ne vous fera rien, rigola-t-elle légèrement. Il vous aime bien.
- Vraiment ? Il n'en a pas l'air, répondit Lars d'un air gêné en se grattant l'arrière de la tête.
- Ce n'est pas vraiment son style d'avoir l'air d'aimer quoique ce soit… Mais je pense sincèrement qu'il vous aime bien.
- Si tu le dis…
Lars se remit sur pieds et l'aida également à ce lever.
- Je te libère. Tu devrais aller manger un peu, tu m'as l'air de plus en plus faible…
- C'est juste de la fatigue… En fait, je me sens plutôt de mieux en mieux. Je ne suis pas sûre que ce soit de bon augure…
- Ce sera bientôt terminé.
- Mmh.
Ils se saluèrent une dernière fois et Lars referma doucement la porte derrière elle.
Anna sortit de la longue et pénible douche de sa chambre d'hôtel en soupirant. Elle enfila un peignoir blanc court, puis enroula une serviette autour de sa tête avant de se planter devant son petit lavabo. Encore une nouvelle réunion avec ses alliés qui s'était soldée par un échec. Les ambitions de chacun prenaient le pas sur celles des autres et leurs discussions devenaient de plus en plus inutiles. Elle était épuisée de tout ces plans sans queue ni tête, surtout que depuis leur tentative minable d'investir le volcan ou était enfermé Kazuya, leurs mouvements étaient encore plus surveillés que jamais. Il fallait qu'elle trouve rapidement un plan de secours, car les ours qui l'accompagnaient étaient si discrets que dans peu de temps la police leur tomberait sans doute dessus pour association de malfaiteurs. Sans compter qu'elle n'avait toujours pas pu régler ses comptes avec sa sœur.
- C'était tellement plus facile avant pensa-t-elle tout haut en essuyant la buée sur le miroir de sa salle de bain en soupirant à nouveau. Peut-être que je devrais tous les laisser tomber et me barrer loin d'ic-
Un bruit de vitre brisée ne lui permit pas de prolonger ses interrogations. Elle se précipita dans la pièce principale, prête à se défendre. Elle redoutait chaque jour que la Tekken Force fasse une apparition surprise dans sa chambre, mais elle ne pensait pas que cela arriverait au beau milieu de la nuit. La vision qu'elle eut en arrivant dans la pièce fut tout autre.
- Mon Dieu, qu'est-ce que tu fais ici ? demanda-t-elle à Kazuya, accroupi sur le sol. Il y a des soldats de la Tekken Force dehors qui me surveil-
- Ils ne sont plus un problème.
Il se releva doucement et s'épousseta.
- Comment as-tu pu sortir du volcan ? Ça fait un moment qu'on n'essaye de t'en sortir…
- Je sais. Je suis sorti par moi-même. Tous vos stupides efforts n'ont servi à rien.
- Oh, mais de rien. Tu peux y aller, la salle de bain est libre, répondit-elle sarcastique, en s'asseyant sur son lit, frottant ses cheveux avec sa serviette. Vu ton allure j'ai pas envie que tes saletés s'incrustent dans mon tapis. Déjà que le concierge est toujours sur mon dos…
- Parle-moi sur un autre ton, gronda-t-il.
- Personne ne t'a obligé à venir ici. D'ailleurs, comment m'as-tu trouvé ?
Elle n'eut pour réponse que le claquement de la porte de la salle de bain. Il en ressortit vingt minutes plus tard, une serviette propre autour de la taille.
- Je t'ai trouvé ça, lança nonchalamment Anna en désignant un pantalon blanc posé sur le lit.
- Quelle est la situation ?
- Plutôt moyenne pour moi. Très mauvaise pour toi. A peu près la même situation que Jin lorsqu'il était présumé mort, les alliés en moins.
- Réunis ta bande de minables. J'ai à leur parler.
- Ce n'est pas ma bande de minables, c'est une bande de minables. Evite de m'associer à eux. Tu as déjà un plan ?
- En quelque sorte.
Il balança la serviette sur le lit en enfila rapidement son pantalon.
- Je t'ai connue moins prude, lança-t-elle alors qu'elle avait détourné machinalement les yeux.
- Je ne suis pas d'humeur, c'est tout, répondit-elle mollement.
- Lève-toi.
Anna s'exécuta et lui fit face, frottant énergiquement une dernière fois ses cheveux avant de balancer également sa serviette.
- Tiens donc. Pas de questions, pas de protestations. C'est surprenant, lui dit-il.
- Je viens de te dire que je n'étais pas d'humeur. Pendant que tu faisais sagement dodo dans ta grotte, nous on se faisait écraser comme des mouches les uns après les autres.
Kazuya se préoccupait peu des lamentations d'Anna. En général, elle suivait ses ordres à la lettre, mais elle râlait souvent ou lançait de nombreuses interrogations dans le processus. Et il se contentait d'ignorer ce qu'elle disait, comme à son habitude. Il fit glisser son pouce le long de sa nuque puis entre le début de ses seins. Le peignoir ne fut pas un problème, puisqu'il tomba dans la seconde. Elle ne réalisa ce qu'il était en train de se passer que quand elle sentit la brise sur sa peau nue.
- Qu'est-ce que tu crois faire là ? soupira-t-elle.
- Ce que je veux. J'ai passé deux ans dans une grotte.
- Eh bien il va falloir que tu attendes encore un peu. Les renforts des hommes que tu as éliminés ne vont pas tarder, surtout s'ils se sont rendu compte que tu t'es échappé.
- Oh, ils le savent déjà. Ne t'inquiète pas pour ça, sourit-il.
- C'est comme si… Je ne sais pas. Comme un soupir, mais dans l'autre sens. Qui vient du ventre, expliqua Xiaoyu accoudée sur la table de la grande cuisine, mâchouillant un bout de concombre.
- Je me sens tout de suite très éclairé, répondit Hwoarang affalé en face d'elle, tripotant son lecteur MP3.
- Mais dans le même temps, ce n'est pas un soupir qui vient de mon ventre à moi. Probablement celui du père de Jin.
- Donc, basiquement, vous partagez le même estomac.
- OK, la prochaine fois ne demande pas si tu ne veux pas savoir, se vexa-t-elle.
- C'est bon, je plaisantais. Pourquoi je me retrouve toujours coincé avec toi, d'ailleurs ?
- Parce que je ne dois pas rester toute seule.
- Ooooh, c'est vrai. Babysitting.
Il ne se reçut qu'un regard exaspéré.
- Ma chérie, ce n'est pas que je t'aime pas, mais dans l'immédiat je préfèrerai largement sucer avidement les tu-sais-quoi d'Asuka.
- Mon Dieu, effacez ça de ma mémoire. Tout de suite.
- Et quand je dis avidement, je veux dire méga-avidement.
- Tu trouves pas que mon esprit est assez corrompu comme ça ? s'énerva-t-elle.
- Justement. Plus rien ne peut te choquer maintenant. Je peux laisser libre cours à ma débauche sans prob- Oy. Il vient de se passer quoi là ?
Xiaoyu avait subitement sauté de l'autre côté de la table, plaquant Hwoarang au sol entre ses jambes.
- On n'est arrivés là comment ? demanda-t-il. Y'a eut un black-out ou un saut dans le temps ? Parce-que j'ai ri- Enlève ta main de là ! hurla-t-il.
Hwoarang retira la main de Xiaoyu qui commençait à devenir un peu trop fouineuse dans son pantalon. Quand il leva la tête, il distingua à peine son visage sous sa frange. Sa respiration montait dans les aigus et ses yeux étaient à demi-clos.
- Xiao, je vais me cou-
- Putain, c'est le pire timing de ma vie, lança Hwoarang en regardant Jin entrer dans la cuisine. OK, je veux un black-out. J'en veux un autre. Maintenant.
Hwoarang regarda pour lui réclamer de l'aide mais celui-ci restait impassible.
- Mec, je sais pas de quoi ça a- non, en fait je sais très bien de quoi ça à l'air, fit le rouquin. Mais franchement, c'est pas ça. Enfin, ça l'est, mais c'est genre, complètement indépendant de ma volonté, tu vois ?
- Où est-ce qu'il est ? soupira doucement Xiaoyu alors qu'il retenait toujours fermement sa main.
- Comment ça où est-ce qu'il est ? C'est censé vouloir dire quoi ça, putain ? Il est à sa place, bordel de merde !
Jin arriva doucement derrière Xiaoyu et la prit par la taille.
- Viens avec moi.
- Mmh.
Elle se détacha d'Hwoarang et se laissa transporter dans sa chambre, un étage au-dessus. Elle ne dit rien quand il la déposa sur le lit, lui donnant une chemise qui traînait pour qu'elle se mette au lit, et lui soufflant qu'il reviendrait dans peu de temps. Elle soupira en approuvant, comme si elle était au bord du sommeil, et il ressortit dans la chambre.
- OK, dans cette histoire, tu dois garder en tête que je ne suis qu'une victime innocente, lui fit Hwoarang quand il le retrouva en haut des escaliers. La réponse de Jin fut silencieuse mais violente. Son poing partit tout de suite mais le coréen s'y attendant, il para sans problème de ses deux bras.
- Tu m'en colleras pas deux dans la même journée, lança le rouquin entre ses dents. Va faire passer ta colère sur ceux que ça concerne.
Jin jura entre ses dents et décida d'épargner aux murs de la demeure un affrontement inutile. Il fit demi-tour et retourna dans la chambre.
- Ne ferme pas la porte. C'est une journée de merde, OK ? fit Hwoarang quelques secondes plus tard, alors qu'Asuka, en pyjama, venait à peine d'ouvrir.
- J'allais pas la fermer.
- Bien.
Il entra sa ménagement dans la chambre de la jeune fille.
- Et la politesse, c'est en option ? lança-t-elle.
- Hey, tu pourras m'emmerder demain si tu veux, et autant que ça te chante, mais aujourd'hui, me fais pas chier.
La jeune fille soupira pour elle-même avant de refermer la porte derrière lui.
Jin soupira lourdement, la tête posée contre la porte. Quand il se retourna, il retrouva Xiaoyu devant la fenêtre, regardant la pleine lune. Elle portait la chemise blanche qu'il lui avait donnée, trop grande pour lui, et ses cheveux tombaient sur ses épaules.
- Va te coucher.
Elle tourna la tête vers lui sans répondre. Son souffle était encore saccadé, sa poitrine remontant irrégulièrement. Il s'approcha d'elle doucement et posa sa main sur son front comme pour prendre sa température. Elle était brulante, sans surprise. A la seconde où il retira sa main, Xiaoyu se précipita sur la chemise de Jin pour la déboutonner.
- Qu'est-ce que tu fais ? Ce n'est pas le moment, fit-il en empêchant ses mains de continuer.
- S'il te plaît… souffla-t-elle en s'accrochant à son cou, embrassant son menton.
Elle se détacha de Jin pour enlever sa propre chemise et se retrouver complètement nue devant lui. Elle se colla ensuite lascivement à lui, et colla à nouveau ses lèvres sur sa peau, au cou d'abord, puis descendant petit à petit sous sa chemise ouverte.
- Xiao, ne fais pa-
- Ne me rejette pas encore, implora-t-elle, atteignant enfin ses lèvres.
Elle réussit enfin à le mettre torse nu, embrassant son torse et dénouant fiévreusement sa ceinture. Xiaoyu remonta pour l'embrasser à pleine bouche. Sentir sa peau douce contre la sienne en plus de ses seins pleins dressés contre son torse électrisa Jin. Il savait qu'il ne devait pas profiter de la situation, qu'elle n'était pas elle-même et que la situation n'était pas saine, mais au bout d'un moment il ne put plus s'en empêcher.
- Ô Seigneur, murmura-t-il quand il sentit la bouche de Xiaoyu sur son membre briser ses dernières barrières.
Il la laissa faire comme elle voulait, glissant ses doigts dans ses cheveux ébène. Xiaoyu s'aida de ses mains, gémissant faiblement elle aussi. Au bout de quelques minutes de traitement, elle remonta pour embrasser Jin à pleine bouche. Elle sauta légèrement pour nouer ses jambes dans son dos et il la rattrapa sans difficulté, tombant un peu brutalement en travers du lit.
Les lèvres de Jin eurent enfin accès à son corps et il en profita pleinement. Il lécha doucement sa nuque, et Xiaoyu se cambra instantanément quand il mordilla la peau de son sein gauche. Quand il arriva entre ses jambes, il vit qu'elle était tellement excitée qu'il comprit rapidement qu'elle n'aurait pas vraiment besoin d'une quelconque préparation. Il eut à peine commencé qu'elle serra nerveusement ses jambes, se cambrant deux fois plus et geignant sans retenue.
- Jin… Jin !
Il leva la tête, embrassa doucement son ventre puis son visage.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Viens… Prends-moi maintenant, souffla-t-elle dans son oreille.
- Mai-
Xiaoyu se colla le plus qu'elle put contre lui, mimant se qu'elle voulait, réveillant ainsi les désirs de Jin. L'instant d'après, il entra en elle en tenant bien ses jambes, bougeant à un rythme soutenu. Assoiffée, Xiaoyu s'accrocha à ses épaules impatiemment, hurlant ouvertement son plaisir dans ses oreilles.
- Jin… Plus fort… gémit-elle, à bout de souffle.
Il la regarda sans rien dire. Ses pupilles étaient dilatées, ses lèvres roses gonflées, et ses cheveux se collaient à sa peau par la sueur. Il les écarta doucement d'une main, avant de lui relever les jambes et de l'embrasser en la pénétrant une nouvelle fois, plus profondément encore. Jin noya son visage dans ses cheveux, et Xiaoyu s'agrippa à na nuque, les paupières à demi-clauses. Dans un mouvement plus brusque que les autres, elle griffa son dos, provoquant un râle suffoqué de la part de Jin qui n'arrêta pas pour autant. Il mordilla doucement la peau derrière son oreille, donnant des coups longs et forts.
- Jin… chuchota-t-elle. Fais-le… Je vais…
Jin pencha un peu plus la tête, et quand il sentit Xiaoyu se contracter contre lui, il lui mordit la peau au niveau de la clavicule. La voix de la jeune fille monta dans les aigus quand elle se sentit foudroyée par un long orgasme la déconnectant pendant quelques secondes de là où elle était. Jin la suivit juste après, rugissant doucement et se crispant sur les cuisses de Xiaoyu. Haletant, il releva la tête vers le visage de Xiaoyu, qui avait littéralement changé.
- Oh mon Dieu, pleura-t-elle, les mains sur son visage. Oh mon Dieu…
Jin se releva vers elle, retirant ses mains de son visage où des larmes coulaient abondamment.
- Je suis désolée, gémit-elle, je suis tellement désolée…
- Non, non, essaya-t-il maladroitement, collant son visage au sien. Ne pleure pas, ce n'est rien. Ce n'est pas de ta faute.
- Je suis désolée, pardon, pardon, fit-elle sans pouvoir s'arrêter alors qu'il la prenait dans ses bras, la berçant malgré lui. Pardon…
Après une pénible heure de pleurs et de larmes, Xiaoyu tomba de fatigue dans les bras de Jin, qui voyait leur séjour à Tokyo s'aggraver de jour en jour.
- Pourquoi les gardes-tu si longs ? demanda Asuka, assise sur son traversant, regardant Hwoarang vérifier l'état de ses coups dans le miroir d'en face.
- De quoi tu parles ?
- Tes cheveux.
- Qu'est-ce que ça peut te faire ?
- OK, je fais juste la conversation là, d'accord ? Ça fait une heure que t'es planté là sans rien dire. Tu es dans ma chambre, alors ne me parle pas comme ça, j'ai bien été assez gentille pour pas te foutre dehors. C'est pas parce que tu t'es fait tabasser toute la journée que tout doit me retomber sur la tête. Sois heureux d'avoir sauvé des vies. Je n'ai rien fait, moi, d'accord ? Rien du tout. Et d'ailleurs pourquoi t'es toujours comme ça avec moi, hein ? Comme une espèce de chat sauvage hormonal prêt à-
- L'armée, coupa-t-il. J'ai été obligé des les couper. Ce n'est pas un de mes plus brillants souvenirs, alors ça n'arrivera plus jamais.
- Oh. OK.
- C'était quoi ça ? sourit-il en se retournant.
- Ça quoi ?
- "Je n'ai rien fait, moi, d'accord ? Rien du touuuut", répéta-t-il d'une voix efféminée.
- Je ne parle pas comme ça, répliqua Asuka.
- Ne change pas de sujet, s'approcha-t-il, s'asseyant au bout du lit. Qu'est-ce que ça voulait dire ?
- Ce que ça voulait dire, bouda-t-elle.
- Toi. Tu t'en veux de n'avoir pas pu aider la fille chinoise, c'est ça ?
- C'est pas ça ! C'est… Je suis sûre que ma tante aurait pu la sauver. Tout le monde n'arrête pas de dire à quel point elle était merveilleuse et puissante, mais elle n'est plus là, et on s'attend à ce que je sois aussi fabuleuse qu'elle. Mais je ne le suis pas. On l'a bien vu. Ça n'a pas marché. Et je suis là à errer inutilement dans ce manoir, à attendre un tournoi qui ne rime à rien, pour de toute façon n'arriver à sauver personne.
- Je suis un peu déçu, soupira-t-il après un moment. Pour une Kazama, je te voyais plus battante que ça.
- Eh bien je n'ai de Kazama que le nom.
- Non, ce n'est pas ça.
Il s'approcha encore et sans qu'elle réalise comment il était arrivé là, Asuka le retrouva au-dessus d'elle, un bras de chaque côté du mur en haut du lit. Instinctivement, elle se baissa, se retranchant dans le moelleux du traversin.
- Ce n'est pas ça. Tu n'aimes pas perdre, hein ? sourit Hwoarang.
- B-B-B-Bien-sûr que non ! bégaya-t-elle, perturbée par cette soudaine proximité. Qui aime ça ? Recule !
- Quand on tombe du ring, c'est pour y remonter plus fort qu'avant, Asuka…
Rougissante, elle vit ses lèvres se rapprochant dangereusement de son visage, quand un long cri d'extase le coupa dans son élan.
- Franchement, rigola-t-il en se passant une main sur le visage.
- Pourquoi es-tu ici ? demanda Asuka au bout d'un moment, subitement sérieuse.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Tu as très bien compris. Tu n'es pas obligé de rester dans le manoir en attendant le tournoi. Surtout que tu n'as pas l'air de t'y plaire.
- Tu ne t'y plais pas non plus et pourtant tu y es aussi.
Elle se renfrogna et croisa les bras, et il en profita pour lui voler un chaste baiser du bout des lèvres.
- Allez, tiens bon, Asuka-chan, dit-il gentiment en lu frottant le haut du crâne.
Il sauta hors du lit et se dirigea vers la porte.
- Tu n'auras pas à me supporter longtemps. Je m'en vais bientôt.
- Hein ? Quoi ? se réveilla-t-elle enfin, le rouge aux joues.
- Hey, il faut bien que je m'entraîne. Tu devrais t'y remettre toi aussi. On se reverra peut-être au tournoi de toute façon, si tu ne perds pas au premier tour.
- Mai-
- A plus, lança-t-il en lui faisant le salut militaire, refermant la porte derrière lui.
Asuka soupira avant de se laisser tomber sur le matelas, fixant des yeux la pleine lune haute dans le ciel bleu.
Je sais que le comportement de Xiaoyu vous intrigue, ou du moins vous semble exagéré, mais j'expliquerai tout au prochain chapitre. Commentaires ? Ils se font de plus en plus rares ! Vous êtes en vacances, pas d'excuses !
