Me voilà de retour ! Je suis un peu déçue, aucun commentaire pour le dernier chapitre, sur aucun des sites sur lesquels cette fiction est publiée… Pourtant je vous ai laissé plus de deux semaines ! Je perds ma motivation, alors il va falloir me donner des raisons de continuer ! Ce petit chapitre est assez fragmenté, avec des petites scènes, plus pour voir où en est chacun que pour avancer vraiment. C'est pour vous dire ma motivation… Je n'aime pas laisser les choses en suspens. Vraiment pas. Mais à cette allure je vais sûrement mettre cette histoire en hiatus. Bonne lecture.
Vilains Petits Secrets
Trois semaines étaient passées. Le tournoi était à présent dans quelques jours.
Après son malaise lors de l'injection de l'anti-D dans son corps, Xiaoyu s'était réveillée fragile mais bel et bien vivante. Cela ne dura que quelques heures et très vite, tout revint rapidement à la normale. Elle avait même pu reprendre les entraînements en vue du tournoi et il avait été décidé qu'elle reviendrait tous les trois jours pour une injection.
- Alors ? On fait quoi maintenant ? On dirait bien que j'ai gagné.
Jin la regarda, étalée au dessous de lui, transpirante dans une tenue d'entraînement.
- Gagné ? Je ne suis pas encore K.O, haleta-t-elle.
- Ne me force pas à aller jusque là, sourit-il.
Il se releva doucement et lui tendit la main pour l'aider à se relever.
- Quoi ? s'amusa-t-elle alors qu'il l'observait sans rien dire prendre une serviette pour s'essuyer le visage.
- Rien. Tu as vite récupéré, c'est tout.
- Je suis plus forte que tu ne le penses, Jin Kazama, rétorqua Xiaoyu en s'étirant les bras.
- Il ne suffit pas d'être fort pour outrepasser un tel pouvoir.
- Peut-être que l'annonce du tournoi a calmé les ardeurs de Kazuya, tout simplement.
- Peut-être.
Jin l'observa sans rien dire terminer ses étirements. La jeune fille, toujours très distraite, ne s'en formalisa pas. Quand elle eut terminé, elle le regarda à son tour alors qu'il n'avait pas bougé d'un pouce.
- Première à la douche ! explosa-t-elle subitement en lui lançant une serviette au visage avant de s'enfuir par la porte du dojo.
- Je ne te courrais pas après, lui dit-il assez fort pour qu'elle entende.
- Rabat-joie ! répliqua la voix de Xiaoyu avant de disparaître au détour d'un couloir.
Lars se réveilla en sueur au beau milieu de la nuit. Il n'était pas habitué à ce genre de rêve et cela commençait à l'inquiéter. Depuis qu'il avait pris possession de la Mishima Zaibatsu, il avait toujours été trop éreinté pour se rappeler de n'importe lequel d'entre eux. Mais cette fois-ci c'était différent. Zafina était bien évidemment une femme magnifique, n'importe quel homme l'aurait remarqué, mais il ne pensait pas qu'elle pouvait éveiller de telles choses en lui. Il tourna la tête vers Alisa qui se reposait à côté de lui et ne put s'empêcher de se sentir coupable, même s'il n'avait aucune raison de l'être.
- Lars ? Quelque chose ne va pas ?
Il n'avait même pas réalisé qu'elle avait ouvert les yeux.
- Non, tout va bien, sourit-il doucement en lui caressant la joue.
- Je me demande comment va Asuka. Elle avait l'air préoccupé.
- Elle va sûrement très bien. Ça t'arrive de t'occuper de toi ?
- Je peux te retourner la question… dit-elle gentiment. Et puis…
- Et puis ?
- Je ne peux pas penser à moi. Je n'ai pas de passé. Donc pas de regrets, pas d'expérience, pas d'histoire sur lesquelles me pencher. Et je pense que mon avenir restera similaire à ce qu'est ma vie à présent. Ça ne sert donc non plus à rien que je m'attarde dessus. De plus, j'ai été créée pour servir les autres alors je n-
- Je t'interdis de dire de telles choses, coupa-t-il, sérieux.
- Mai-
- Ton père ne t'a pas créée pour servir les gens. Il lui aurait suffit d'imaginer n'importe quel autre androïde pour satisfaire la Mishima. Les candidats humains n'auraient pas manqué, Fury en est un bel exemple. Il t'a fait revenir – car c'est le bon terme – parce qu'il t'aimait. Parce que tu as une histoire et parce que tu as été quelqu'un avant. N'oublie jamais ça. Tu as largement le droit de penser à toi.
- Ça me paraît difficile. Je ne me rappelle de rien. Et je ne sais pas comment on fait…
- Tu auras le temps d'apprendre.
- Joli bécane, lança Hwoarang, appuyé nonchalamment sur sa moto.
Asuka, qui rentrait doucement chez elle en faisant rouler son vélo, sursauta en entendant sa voix.
- Au moins j'aurais de plus belles cuisses que toi, répliqua-t-elle sans grande vigueur. Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Je passais dans le coin.
- Tu es conscient que cette excuse ne marchera plus au bout d'un moment ?
- J'en trouverai une meilleure quand l'occasion se présentera.
Asuka ne fit aucun commentaire et rangea son vélo contre le mur du dojo avant de rentrer dans sa maison. Elle se déchaussa et fila tout droit vers la cuisine. Elle savait qu'Hwoarang l'avait suivie mais elle n'en avait rien à faire.
- Je m'attendais à un accueil plus chaleureux, dit-il dans son dos, adossé contre la porte de la pièce.
- Tu as joué les courants d'air pendant un mois. Tu espérais quoi de plus ? répondit-elle en fouillant dans un placard pour récupérer un paquet de céréales.
- Oh, Asuka-chan, assumerais-tu que je t'ai manqué ? Je m'entrainais, je te l'ai dit. Ce n'est pas ce que tu as fait de ton côté ?
- Je n'ai jamais dit que j'allais participer au tournoi, répliqua-t-elle en passant à côté de lui, la bouche pleine.
- Oy, qu'est-ce que c'est censé vouloir dire ?
Asuka continua tranquillement son chemin jusqu'au salon, s'installant confortablement devant la télévision.
- Je te parle ! s'énerva Hwoarang en la suivant.
- Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Je n'ai aucune raison d'y participer. Je n'ai plus rien à faire avec la Mishima. Je n'ai personne à défendre ou à venger. Je ne vais pas y aller par plaisir de tabasser des gens. Surtout que le style Kazama a été créé pour préserver la paix et empêcher les conflits, pas pour en créer.
- Quel est l'intérêt d'être un combattant si tu ne te bats pas ?
- Je sais me battre. Je n'ai jamais dit que j'aimais ça.
- Tu n'aimes pas gagner ?
- Je n'aime pas perdre. Ce n'est pas ce que tu m'as si bien expliqué la dernière fois ?
Elle tourna la tête vers lui pour attendre une réponse.
- Quoi ? Pourquoi es-tu si énervé ? demanda-t-elle. Tu devrais comprendre. Ma tâche est finie. Imagine que tu aies déjà pu venger ton maître, quel serait l'intérêt d'entrer dans un tournoi alors que ta mission est terminée ?
Voyant qu'il restait toujours silencieux, elle se leva pour se mettre en face de lui.
- Ne sois pas déçu. On a peut-être des sales caractères mais on est plus différents que tu le penses. Je ne suis pas un soldat.
Asuka lui caressa doucement la joue avant de le dépasser, se dirigeant vers les escaliers.
- Tu joues très mal la comédie, murmura-t-il enfin.
- Quoi ? se retourna-t-elle, à mi-chemin des marches.
- Qu'est-ce tu as ?
- De quoi tu parles ?
- Ne te moque pas de moi, s'énerva Hwoarang, les yeux en feu. Je ne suis pas aussi stupide qu'on le pense. Qu'est-ce que tu caches ?
- Tu devrais rentrer chez toi Hwoarang. Tu ne trouveras pas ici ce que tu es venu chercher.
Sans en ajouter plus, Asuka monta dans sa chambre.
- Oh, tu es ici ?
- Tu ne trouves pas que tu exagères ? soupira Jin le lendemain en fin de matinée en voyant Xiaoyu arriver dans leur chambre avec une bonne flopée de nouveaux articles de shopping fraichement achetés. C'est l'argent de qui que tu dépenses là ?
- Pas le tien, ne t'inquiète pas. J'imagine que Lars veut compenser le fait qu'Alisa a essayé de me trancher la tête.
- En parlant de ça…
- Moui ?
- Tu ne voudrais pas aller habiter ailleurs ? demanda-t-il en la regardant laissant tomber tous ses sacs au pied du lit.
- Je croyais qu'on était protégés ici. Tu n'arrêtes pas de me le répéter. "C'est trop dangereux, Xiao" se moqua-t-elle en prenant une voix grave.
- C'est le cas. Mais je me disais que tu aurais peut-être voulu passer nos derniers jours tranquilles.
- Tu ne vas pas mourir, Jin, coupa-t-elle en se dirigeant vers la salle de bain.
- Je te trouve bien optimiste, entendit-elle alors qu'elle commençait à se déshabiller.
- Pas plus que d'habitude.
Xiaoyu s'inspecta la peau avec minutie. Il avait été difficile de trouver un endroit stratégique pour que Jin ne remarque rien, surtout avec leur proximité actuelle. Elle avait donc opté pour les poignets. Des bracelets faisaient l'affaire. Cependant, la session d'aujourd'hui avait été particulièrement difficile, et le médecin avait du s'y reprendre à plusieurs fois : ce n'était pas vraiment l'endroit habituel où effectuer une piqûre. Elle se retrouvait donc affublée d'un horrible pansement, et le trajet du retour ne lui avait pas suffit pour trouver une excuse valable.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda Jin en entrant dans la salle de bain.
- Une nouveau bijou ! s'exclama-t-elle, enthousiaste, en montrant divers petits bracelets de perles blanches.
- Demande-moi, si tu veux des bijoux. Des vrais. Pas ces petits trucs fragiles que t'achètes en pagaille dans des magasins de filles.
- Mais je ne t'ai jamais empêché de m'en acheter, sourit-elle en l'embrassant sur la joue.
- Je vais m'entraîner, cet après-midi. Tu veux venir ?
- Non, je suis un peu fatiguée, répondit-elle alors qu'elle était partie fouiller dans les sacs pour récupérer une de ses nouvelles trouvailles.
- Tu ne veux jamais après tes sorties en ville. Ça te fatigue tant que ça de dilapider ma fortune ?
- Je t'ai dit que c'était Lars qui payait !
- Et qui a rempli son compte en banque pendant toutes ces années, à ton avis ?
- N'agis pas comme si tu le regrettais, répondit-elle en replongeant dans sa quête.
Jin ne répondit rien, la regardant faire, et quelques instants plus tard ils partirent tranquillement manger.
Voilà ! C'est court, mais c'est déjà ça ! Reviews !
