Et voilà, Bibi est reviendue ! Après une année scolaire difficile, un mémoire, et un séjour à l'étranger (j'ai échappé aux émeutes londoniennes à deux jours près ) me voici de retour. Mon point de vue a un peu changé sur le devenir des personnages, donc je vais devoir remodeler tout ça, mais en attendant, voici la bête !
Ah, et pour ceux et celles qui n'ont sont pas au courant, un film d'animation CG Tekken vient de sortir au Japon, yay !
Le retour du père
Dans d'autres circonstances, Xiaoyu aurait aimé la nouvelle proximité qui s'était installée entre elle et Jin. Elle devait le suivre partout, assistait à ses matches comme il assistait aux siens, et dormait sans complexes dans sa somptueuse chambre. Il ne voulait pas la lâcher d'une semelle, craignant une attaque de Kazuya, mais l'ambiance était bien loin d'être romantique. Elle était même à la limite du supportable. Le réveil d'Heihachi fut cependant une bénédiction pour la jeune fille : l'attention que le vieux maître attirait lui permettait d'en avoir un peu moins sur elle. L'humeur de son compagnon par contre ne s'améliora guère quand il apprit que son grand-père s'était non seulement réveillé de son coma, mais avait en plus profité de la confusion au sein des hautes sphères de la Mishima Zaibatsu créée par le coma de Lars pour leurrer ses gardes et s'enfuir.
- Et donc t'as l'intention de rien dire pendant combien de temps ? demanda-t-elle en sortant de la salle de bain en peignoir, une serviette dans les cheveux. Comme si l'ambiance n'était déjà pas assez pourrie.
Lisant le journal du soir, couché par-dessus les draps et toujours habillé, Jin lui jeta un simple coup d'œil avant de reprendre sa lecture.
- Oh oui, ça, c'est très mature, lança-t-elle en étalant sa serviette sur le radiateur.
Lui tournant le dos, Xiaoyu enleva son peignoir pour se retrouver nue. Peut-être la regarderait-il encore un peu. Sentant un léger frisson dans son dos, elle décida tout de même à renfiler son pyjama short. Quand elle se retourna, il n'avait pas changé de position. Voyant qu'il ne semblait pas près de bouger ou parler, la jeune femme se contenta de lui grimper dessus et de jeter son journal par terre.
- Non, je ne sais pas ce que tu dois faire, pour répondre à ta question.
- Je n'ai posé aucune question, répondit-il.
- C'était marqué sur ton visage.
- Personne ne peut lire quoique ce soit sur mon visage.
- Heureusement que je ne suis pas personne, rétorqua-t-elle en lui attrapant une main et en la baisant.
Jin la regarda faire sans rien dire avant de la caler mieux sur lui, provoquant un léger soupir. Il se releva légèrement et passa sa tête sous le haut de Xiaoyu pour embrasser la peau blanche de son ventre puis le galbe de ses seins. Quand il ressortit sa tête, la jeune femme l'embrassa à pleine bouche et commença à déboutonner sa chemise. Toujours peu désireux de la laisser décider, Jin la força à se coucher et passa au dessus avant de l'embrasser à nouveau. Quand il quitta ses lèvres, Xiaoyu ouvrit à nouveau les yeux pour avoir une des plus horribles et désagréables surprises.
Une longue chaîne en métal venait de s'accrocher autour du cou de Jin avant de le tirer violemment sur le sol. Très vite, des hommes masqués et armés lui saisirent les bras et jambes pour les enchaîner également, et un autre le piqua avec une seringue dans la nuque. Jon somba immédiatement. Xiaoyu se sentit sortir du lit et ses fesses tombèrent douloureusement sur le sol. Ses assaillants en profitèrent pour la neutraliser en lui menottant les mains. Quand la jeune femme releva les yeux, elle reconnut sans problème la masse de cheveux blancs hirsutes se tenant devant elle.
- J'aime quand les choses reprennent un cours normal, pas toi ? lui sourit Heihachi.
Xiaoyu tenta tant bien que mal de se débattre mais c'était peine perdue. Elle n'avait rien vu venir et se demandait bien ce qu'on allait leur faire.
- Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse d'elle ? demande l'un des hommes qui la tenait.
- On la prend aussi, elle pourrait me servir, répondit Heihachi. Mon petit-fils est du genre têtu, vous voyez ?
Les hommes armés trainèrent Jin dans le couloir, suivit quelques mètres derrière par Xiaoyu qui hurlait et se débattait comme une diablesse. Elle sentit tout à coup une horrible douleur à l'épaule. Est-ce qu'Heihachi avait finalement ordonné de la piquer elle aussi ? Ce n'est pas l'impression qu'elle avait pourtant, elle se sentait loin d'être engourdie. C'était même le contraire. Puis elle comprit.
Rassemblant toutes ses forces, elle se concentra de tout son possible sur cette chose peu désagréable et poussa un hurlement.
La petite vague noire traversa tout le couloir provoquant un grand froid et ses ondes effrayantes obligèrent les hommes la tenant prisonnière à poser un pied au sol, le tout sous les yeux ébahis d'Heihachi. Jin ouvrit ses deux billes jaunes dans la seconde, pleinement réveillé, et étrangla l'un des gardes avec ses propres chaines, lui brisant la nuque. Le second qui essaya de s'opposer à lui se retrouva le crâne fracassé contre le mur en un seul coup de pied, obligeant les gardes restant à tenter d'ouvrir le feu. Ce qu'ils n'eurent pas le temps de faire. Les survivants eurent la sage idée de prendre la fuite. Heihachi l'avait fait depuis longtemps.
Quand Jin s'approcha de Xiaoyu, elle était à demi-consciente. Il l'a pris dans ses bras, retourna dans la chambre et sauta par la fenêtre, ses ailes blanches montant haut vers la lune.
Pendant ce temps, à l'hôpital de la Mishima, Lars demeurait toujours inconscient.
- Ah, la, la, manquerait plus qu'il reperde la mémoire, soupira Lee qui l'observait du pas de la porte avec Nina, Alisa étant assise à son chevet. Les Mishima ont la tête bien fragile. Et c'est pas peu dire.
- Qu'il soit là on pas ne change rien à notre objectif, soupira Nina.
- Je sais mais je l'aimais bien. Enfin…
Leur petite conversation fut déranger par le Dr. Bosconovitch qui passa entre eux et se tint en face d'Alisa à l'autre bout du lit.
- Je suis sincèrement désolé pour toi, lui dit-il.
La jeune femme hocha de la tête mais ne répondit rien.
- Si tu veux, je peux faire quelque chose pour lui, ajouta-t-il en se penchant un peu vers sa tête.
- Ne le touche pas ! hurla-t-elle subitement, protégeant le corps de Lars du sien.
- D-D-De quoi ? bredouilla le scientifique. M-Mais qu'est-ce qu'il te prend.
- Ne t'approche pas de lui, menaça-t-elle, les yeux brillants.
Furieux, Bosconovitch se retourna vers Lee.
- Qu'est-ce que vous lui avez fait ? Encore un programme de protection ?
- Mais je ne lui ai rien fait du tout, cher monsieur.
- Je crois que l'on appelle cela le libre arbitre, répliqua Nina, un sourire amusé sur les lèvres.
Bosconovitch regarda Alisa une dernière fois et ressortit de la chambre.
- Vous me paierez ça !
- J'aime à croire qu'à la fin chacun reçoit ce qu'il mérite, rit la jeune femme. D'une certaine manière.
- Comme ta sœur ?
- Arrêtez de bouger bon sang, soupira un vieil infirmier.
- Cobbent bous boulez que j'arrête, ezpèze incombétent ? hurla Anna, couchée à l'infirmerie, le visage tuméfié et le nez en sang. Zette salobe a détruit mon vizage !
La jeune femme donna un violent coup de pied dans le tréteau à côté de son lit et se saisit de la seringue que tenait l'infirmier pour se l'enfoncer elle-même dans l'arrête du nez.
- Aaaah, seigneur Dieu, soupira-t-elle avant d'essuyer le peu de sang qui restait sur son visage.
- Quel effroyable spectacle, soupira Kazuya, appuyé sur le pas de la porte.
- Mon nez rebiendra bite à la norbale, répondit-elle.
- Je ne parlais pas de ton nez, imbécile. A quoi ça sert que j'en élimine un si juste après tu te fais écraser ?
- Cobbe si tu abais bezoin de boi pour arriver en finale.
- Dépêche-toi, se retourna-t-il.
- Pourquoi ?
- Il est temps, sourit-il. Elle s'est réveillée.
Voilàààà. Alors, heureux(ses) ? Je ne sais pas quand sera publié le prochain chapitre, mais au moins vous avez celui-là ^^ A plouche !
