Voilà la suite ! Bon, pas beaucoup de commentaires depuis la dernière fois… J'avoue, c'est de ma faute, j'ai dû perdre des lecteurs depuis le temps. Je sais que tout le monde ne poste pas non plus, je le fais moi-même rarement quand je lis, alors merci à la majorité silencieuse d'être toujours là ! Sur ce, enjoy, le rouquin et sa minette sont de retour !

Chamboulements

- Qu'est-ce que ça donne ? demanda Lee en enjambant un expert qui examinait le corps d'un des hommes à terre.

- Il n'y a pas de caméras dans le chambre, mais celles du couloir et ces débris prouvent qu'ils ont dû s'enfuir par la fenêtre, répondit Nina, agenouillée dans la chambre d'hôtel et tenant un morceau de verre entre ses doigts.

- Et Heihachi ?

- Aucune idée. Il n'est pas une priorité pour l'instant.

Nina se releva, arrangeant sa combinaison sombre.

- L'un des deux a été blessé pendant la fuite, annonça-t-elle en montrant le morceau de verre couvert de sang.

Elle traversa la chambre, enjamba elle aussi un des techniciens et marcha jusqu'à l'ascenseur, Lee sur les talons.

- La vidéo montre que Xiaoyu s'est réveillée, lança-t-elle d'un ton froid alors que les portes se refermaient. Si tu as une ligne de défense, c'est le moment de la faire connaître.

- La demoiselle prend toutes ses injections, je n'y suis pour rien dans cela. L'influence de cette chose a peut-être augmenté en elle sans que nous le détections, et la dose n'était peut-être plus assez forte. Ou bien elle a tout simplement fait preuve d'une volonté telle qu'un simple sérum ne pouvait pas la restreindre. L'un ou l'autre, je ne suis responsable de rien. Tu n'as qu'à aller demander à Bosconovitch.

- Je n'irai pas voir ce vieux bigleux dégénéré. Je n'oublierai jamais ce qu'il m'a fait.

- Même s'il l'a fait sous le contraire de Kazuya ?

- Il n'avait qu'à dire non et accepter de mourir, répliqua-t-elle, glaciale.

Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent enfin et Lee se contenta de soupirer.

- Ça ne nous dit toujours pas où ils sont partis…


Quand Jin se posa enfin, Xiaoyu dut faire quelques pas tout en évitant de trébucher pour retrouver son équilibre. Quand elle se retourna, elle vit que les ailes de son compagnon avait déjà disparues et qu'il semblait peu se soucier de sa présence, apparemment plus préoccupé par les alentours. Plusieurs problèmes se posaient maintenant :

Petit a : ce qu'il venait de se passer.

Petit b : ce qu'elle faisait en pyjama short – donc les fesses et la poitrine à moitié à l'air – dans une grotte encastrée dans une falaise.

Petit c : la provenance du sang qu'elle avait sur ces mains…

- Es-tu blessé ? demanda-t-elle. Où sommes-nous ?

Pas de réponse. Jin, en bordure de la petite grotte, ne cessait de scruter le ciel sans lui accorder la moindre attention. Xiaoyu n'était pas prête à recommencer cet éternet petit jeu.

- Oy, je te parle, se renfrogna-t-elle en mettant les poings sur les hanches. M'oblige pas à t'en coller une.

Jin lui jeta un bref coup d'œil avant de retourner à son occupation.

- As-tu ton portable sur toi ? demanda-t-il enfin.

- Mais enfin, tu m'as bien regardée ? Je l'aurais planqué où ? Dans ma culotte ?

- Tu n'as pas mis de culotte.

Apparemment, son compagnon ne répondait uniquement qu'aux sujets qui l'intéressaient. Sa patience ayant des limites, la jeune femme décida de se rapprocher du bord, mais il le lui interdit.

- Reste à l'abris.

- Alors dis-moi qu'est-ce que je fous ici au moins ! Je tombe de mon lit et trois secondes plus tars je prends l'air « pur » Tokyo en plein les narines parce-que môsieur a décidé de se faire une virée nocturne et que je suis obligée de le suivre partout ! Ça commence à devenir franchement ridicule !

Jin se retourna en plissant les yeux.

- Ah. Tu ne t'en souviens pas. Ce n'est pas surprenant.

- Me souvenir de quoi ?

- Ce n'est pas important pour l'instant.

A bout de nerf, la jeune femme plia ses doigts comme pour l'empêcher de l'étrangler. Puis elle le remarqua.

- Je sais pas si t'as vu, nota-t-elle, mais t'as comme qui dirait un grand morceau de verre planté dans le dos. Enfin moi je dis ça, je dis rien.

- Je sais, mais je ne peux pas l'atteindre. Il faut que tu le fasses.

- T'as pas l'air de souffrir. Ce n'est pas important pour l'instant.

Elle le vit serrer la mâchoire. Au moins, elle avait obtenu une réaction.

- Ecoute, se retourna-t-il enfin, je suis vraiment dé-

Jin n'eut pas le temps de finir sa phrase. Il s'écroula de tout son long, la tête dans le sol de pierre.


Hwoarang était étalé dans sa chambre d'hôtel, totalement épuisé de son match avec Bruce Irvin. Au moins, il avait réussi ce qu'on lui avait demandé et cela faisait un sbire de moins dans la course. Cependant, d'après ce que la blondinette en cuir lui avait dit, Jin avait disparut et c'était contre lui qu'il devait se battre au prochain tour. Avec Lars qui était dans le coma, le nombre de personnes étant capables de vaincre Kazuya se réduisait dangereusement, surtout s'ils tombaient les uns en face des autres dans les affrontements. Quelqu'un frappa à la porte mais il refusa de se lever, poussant un grognement. Les coups redoublèrent, deux fois, trois fois, mais rien ne semblant le faire bouger.

- Oy ! Je sais que t'es là ! hurla une voix derrière la porte.

Emportant sa couette avec lui, il se traîné jusqu'à la porte.

- Je suis fatigué, cet enfoiré a dû me tabasser la boîte crânienne une bonne trentaine de fois, et il me semblait t'avoir bien dit de rester chez toi, alors donne-moi une bonne raison de ne pas te défoncer la tronche, mini-Kazama.

- Je ne pense pas que tu fasses ça, se renfrogna-t-elle.

- Et même ? Pourquoi tu t'acharnes sur cette magnifique porte ?

- Je… ! Je…

Hwoarang s'appuya sur le pas de la porte, amusé par son visage devenu rouge.

- Moooh… C'est mignon. Je vais bien, ta boule va bien, tout va très bien. Ah, ton cousin et sa meuf ont disparu et le vieux pépé s'est réveillé. Maintenant, rentre chez toi.

Sans rien ajouter, il lui referma la porte sur le nez.

- Oy ! hurla-t-elle à nouveau, tambourinant cette fois avec tes pieds.

- Heu, Mademoiselle… tenta Ganryu, sa tête sortant de la porte à côté. Ça vous dirait de…

- Fermez-la vous ! répliqua-t-elle.

Ganryu fronça les sourcils, prêt à répliquer, mais son visage changea du tout au tout quand l'ascenseur s'ouvrit au bout du couloir. Ni une, ni deux, Asuka vit sa tête rentrer à l'intérieur. Quand elle se retourna, elle vit que les portes venaient de s'ouvrir sur Kazuya Mishima et Anne Williams qui se tenait le nez.

- Fais-moi rentrer de suite ! chuchota-elle en s'acharnant sur la poignée. Alleeeeez, vite, vite, vite ! Fais-moi rentrer, il est là, fais-moi rentreeeeer, fais pas le c-

La jeune femme n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'elle se sentit happée à l'intérieur. Elle se retrouva les fesses par terre contre le mur, et ne bougea pas tant qu'Hwoarang ne lui le autorisa pas. Ce dernier guettait en effet les mouvements dans le couloir et pouvait comprendre sans problèmes que Kazuya était un danger réel pour la jeune femme. Elle ne lui avait pas fait de cadeaux la dernière fois qu'elle l'avait vu et le démon devait très bien s'en souvenir.

Il se décontracta quand l'aura noire disparut et Asuka se redressa sur ses jambes, penaude.

- Bon. J'y vais.

- T'étais venue pourquoi ? soupira-t-il. Si c'est pour repartir maintenant, je ne vois franchement pas pourquoi tu as fait le voyage.

- Je n'ai rien demandé ! Nina Williams m'a fait venir car apparemment on commence à manquer de munitions… En plus de ça, Heihachi Mishima s'est incrusté dans le tournoi vu que ce n'est pas interdit alors… Elle m'a incrustée moi aussi.

- Qu'est-ce que c'est que cette histoire encore ? Je vais aller lui expliquer la vie !

- Honnêtement, je ne pense pas que tu sois en position de décider. En plus, beaucoup pensent qu'elle n'est pas légitime à la tête de l'entreprise, alors plus la disparition de Jin, je ne pense pas qu'elle perdra son temps avec toi…

- Bon. Repars chez toi alors.

- C'est quoi ce revirement ? Et je ne peux pas repartir ! Je ne pourrais pas me regarder en face !

Hwoarang la regarda sans rien dire avant de déposer la couverture qui l'emmitouflait sur le lit.

- Bon, admettons. Pourquoi tu es venue me voir ?

- Je suis venue prendre de tes nouvelles ! T'as vu ton visage ?

Hwoarang la regarda à nouveau sans rien dire, la mettant mal à l'aise. Il finit par lancer, posant une main sur sa tête :

- Ah, la, la… Tes choix sont vraiment toujours mauvais, mini-Kazama.

- Hein ? Arrête avec ça ! s'énerva-t-elle, rejetant sa main. Je ne suis pas ton petit animal !

- Je sais.

Il reposa sa main sur son visage, contre sa joue cette fois, et tout doucement, sans qu'elle ne puisse – ou ne veuille – réagir, il posa ses lèvres sur les siennes.


Mouhahaha, quelle cruauté !

Allez, à la prochaine !