Hello ! Quelle productivité ^^. Je ne sais pas si tout le monde l'a bien vu, je l'ai fait d'ailleurs un peu malgré moi, mais Xiao passe par les cinq phases du deuil. Elle a été évidemment choquée, puis en colère (gifles à l'appui), et en ce moment elle est dans la phase du marchandage. Elle a marchandé avec Hwoarang, puis avec Heihachi, puis vous vous doutez qu'elle fait la même chose avec Jin concernant le secret de Jinrei. Voilà, je voulais le préciser, au cas où ce n'était pas très clair ^^ Bref, la suite de suite, même si elle est un peu plus courte que d'habitude !
Sentiments humains
Xiaoyu allait retourner dans sa chambre mais Jin en décida autrement et elle le suivit dans la sienne. Elle n'avait jamais songé que lui aussi en avait une. Elle le voyait toujours errer dans les couloirs ou à l'extérieur, mais en y repensant, elle se trouva stupide. Lui aussi devait dormir, même s'il le faisait rarement.
Sa chambre était similaire à la sienne, les locaux de la base étant assez peu originaux. Elle paraissait peut-être un peu plus grande parce qu'il y dormait seul.
- Jin, je suis vraiment fatiguée, on ne peut pas faire ça plus tard ?
Il ne répondit pas et la fit asseoir sur le lit, lui restant debout. Elle n'ajouta rien non plus, attendant une réaction.
- Qu'est-ce que tu veux en échange ?
- Pardon ?
- Pour me dire ce que tu sais. Tu veux forcément quelque chose, non ?
- Et c'est moi qui ne suis pas subtile.
Il soupira et s'agenouilla devant elle, prenant ses mains dans les siennes.
- Xiao. Je te dis ça parce que je ne pourrais jamais te le donner.
- Alors pourquoi tu agis comme si tu allais le faire ? Pourquoi tu rentres dans ma chambre ? Pourquoi dans trente secondes tu vas me dire pour la cinquième fois "Xiao, ne participe pas au tournoi, je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose" ? Pourquoi tu me fais suivre, pourquoi tu es sans arrêt en train de me toucher si tu ne le veux pas ? s'énerva-t-elle.
- Ce n'est pas une question de vouloir Xiao, soupira-t-il. Il faut que tu me dises ce que tu sais. J'aimerais vraiment que les choses soient différentes, mais si jamais tu sais quelque chose qui pourrait justement faire changer les choses dans le sens de tout le monde, il faut que tu me le dises.
- Non, je ne peux pas.
- Pourquoi ? C'est si horrible que ça ?
- Non, ça ne l'est pas du tout. Mais si je te le dis, je vais encore me retrouver toute seule.
- Xiao…
Il se releva et s'assit sur le lit à côté d'elle.
- Il n'est pas question de toi, ou de moi, dans cette histoire. C'est à un tout autre niveau, et il faut que tu apprennes à mettre ta personne de côté pour ce genre de choses.
- Et toi tu devrais peut-être penser à toi plus souvent. Pourquoi, dès que tu pourrais avoir la moindre occasion de faire ce que tu veux vraiment, ou d'être un peu heureux, ne serait-ce que pour un petit moment, tu la rejettes ?
- Parce qu'après le retour à la réalité est encore plus difficile, soupira-t-il.
- C'est justement les moments où on est un peu heureux qui nous permettent de tenir pour les autres ! Tu n'en as quasiment aucun, je ne suis pas surprise que tu sois suicidaire… Quoi ? Arrête de me regarder comme si j'étais stupide…
Amusé de sa réaction, il lui replaça une mèche invisible derrière l'oreille.
- Ce n'est pas le cas. Pas du tout.
- Ouvrez la porte !
La cellule de Bosconovitch s'ouvrit dans un grincement et Lars y entra d'un pas énervé. Le vieil homme, assis sur son lit, se sentit lever dans les airs et plaquer contre le mur :
- Vous l'avez créée à partir d'un vrai corps humain ? hurla le capitaine.
- Si je vous ai dit que c'était ma fille, ce n'est pas pour rien, répondit-il.
Lars relâcha Bosconovitch et celui-ci tomba les fesses par terre, les lunettes en travers. Le vieil homme les remit en place puis s'expliqua :
- Ma fille… était très malade. J'ai eu beau tout essayer, rien ne pouvait la soigner. Quand j'ai compris qu'elle vivait ses derniers instants, je me suis empressé de la faire cryogéniser – technique que j'ai pu développer avec succès grâce aux sœurs Williams. Je me suis dit que si je la gardais assez longtemps, je finirais par trouver un remède. Mais je me fais vieux, et personne n'aurait pu continuer mes recherches à ma place si jamais je venais à me faire subir le même procédé pour espérer la revoir un jour… Et puis un jour, j'ai pu étudier le cas de Bryan Fury. Disons… qu'il a été ma plus grande inspiration.
- Vous êtes immonde. Vous auriez dû la laisser mourir, cracha Lars, dégoûté.
- Allons, allons… Elle est en partie humaine. Elle a des réactions, des sentiments, des pensées, et même des parties de son corps qui sont encore humaines. Elle est loin d'être une chose et montre parfois plus d'humanité que certains d'entre nous. N'êtes-vous pas rassuré ?
- Est-ce qu'elle sait qui elle est ?
- La cryogénisation a malheureusement effacé sa mémoire, répondit Bosconovitch. C'était un des risques. Les données informatiques qu'elle possède font qu'elle est consciente d'avoir un père, mais elle ne m'a jamais vu. Jin Kazama m'a écarté de mes laboratoires quand il a pris possession de la Mishima Zaibatsu et a pris ce titre.
- Ce n'était sûrement pas plus mal, surtout si on considère vos liens avec Heihachi, rétorqua Lars en sortant de la cellule.
- Laissez-moi la voir !
Mais la porte se referma sur sa voix.
Jin regardait Xiaoyu qui dormait juste à côté de lui. Elle avait la bouche entrouverte et murmurait des choses incompréhensibles. Parfois, elle gigotait subitement en se frottant le nez, comme pour se débarrasser d'une pression invisible. Elle gémit quand elle finit enfin par ouvrir les yeux :
- Hein ? Je me suis endormie ?
- Oui… Il y a quelques heures maintenant, sourit-il.
- Quelques heures ? se lamenta Xiaoyu. J'ai l'impression d'avoir dormi deux minutes.
- Tu peux rester ici, fit-il en posant ses lèvres sur ses cheveux. J'ai besoin de m'entraîner.
- A trois heures du matin ?
Il sourit puis allait se lever mais elle le retint par le bras.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Je ne sais pas. Rien. Pardon, répondit-elle en le lâchant, un peu confuse.
Il la regarda de ses yeux noisette alors qu'elle semblait encore un peu endormie, puis se décida à poser ses lèvres sur les siennes. Elle fut un peu surprise par ce geste soudain mais ne le repoussa pas. Jin intensifia le baiser, et Xiaoyu, rougissante, passa ses bras derrière son cou. A bout de souffle, il se détacha enfin d'elle et descendit dans son cou et par nouveau réflexe, elle passa ses mains dans ses cheveux. Jin lui mordilla la peau, mais au bout d'un moment il s'arrêta net. Il se releva sur ses deux bras et la regarda droit dans les yeux. Xiaoyu soupira, dépitée.
- Tu vas toujours faire ça ? C'est… C'est trop stupide ! D'accord ? Tu es ridicule.
- Xiao…
- Non, pas Xiao. Ton père était pire que toi et ça n'a pas dérangé ta mère ! Ça l'a même encouragé à y croire !
- Oui, et on voit bien comment ça s'est terminé.
- Si… Je m'en fiche, d'accord ? Je m'en fiche, souffla-t-elle.
- Tu ne m'as jamais vu dans cet état là.
- Si tu arrives à le maîtriser, quel est le problème ? Je… Je veux simplement que tu restes avec moi ! Je ne t'ai jamais demandé une grande famille avec de gentils petits enfants ou une chose de ce genre !
- Un jour tu le voudras ! rétorqua-t-il, un peu violemment. Un jour… tu en voudras.
Xiaoyu laissa tomber sa tête sur le coussin.
- Mon Dieu Jin, tu vis à quelle époque ? s'énerva-t-elle. Si… Si c'est une question de gène je peux franchement passer outre. Y'a des tas d'enfants tous seuls dans le monde qui n'ont rien de maléfique et qui ne demandent qu'un peu d'attention. J'aurais bien aimé avoir des parents moi… Mais non, toi tu reste focalisé sur ton idée, tu oublies toutes les choses qui sont autour de toi, sans même imaginer qu'il y ait d'autres solutions.
- S'il y en a d'autres, tu dois justement me les dire.
- Je viens de le faire.
- Je ne parlais pas de ça.
Visiblement contrariée, elle tenta de se lever mais il l'en empêcha :
- Ce n'est pas qu'un problème de gène, Xiao. Pas uniquement. Je peux être dangereux, malgré moi, si je perds un peu trop mon sang froid. Et beaucoup de gens cherchent à avoir ce que j'ai à l'intérieur de moi, et s'ils y arrivaient, la situation serait catastrophique.
- Comme Heihachi ? demanda-t-elle.
- Entre autres. J'apprécie vraiment tout ce que tu fais, vraiment, mais tant que la situation ne sera pas sûre…
- Et elle le sera quand ?
- Tu te doutes qu'Heihachi n'est pas le genre de personne qu'on neutralise rien qu'en le mettant en prison. Il faut que tu comprennes ça. Tant que lui et Kazuya sont encore en vie, rien ne sera possible. Alors il faut que tu me dises ce que tu sais, si tu as la solution.
Xiaoyu tourna la tête, les larmes aux yeux. Il posa sa bouche sur son front.
- Je veux bien… Ne pas te laisser. Mais tu dois accepter qu'il y ait des choses que je dois faire seul. C'est beaucoup trop risqué pour toi.
- Tu veux dire que je suis un poids ?
- Je veux dire que c'est dangereux, sourit-il en essayant de la rassurer.
Il se pencha et l'embrassa avec douceur.
- Je veux bien mais… Il faut faire venir Raven. J'ai une question à lui poser.
- Bien. Tu as pris la bonne décision. Essaie de dormir.
- Mmh.
Il lui embrassa le front et lui caressa les cheveux, puis partit s'entraîner comme il l'avait prévu. Xiaoyu resta pensive quelques minutes. Même si elle ne le pensait pas si cruel, elle ne pouvait s'empêcher d'imaginer qu'elle venait de se faire avoir dans les grandes largeurs.
J'espère ne pas être trop OOC concernant les élans d'affection de Jin… Mais malgré tout, avec la mère qui l'a élevé, ça relève du possible. Bref, vous avez votre baiser, vous pouvez dorénavant me vénérer comme une déesse. J'attends les fleurs ^^.
Ah, j'oubliais … Lemon en vue ! Kiss !
