Oy ! Et mes commentaires ? M'enfin, celui-là risque de faire parler de lui !
Bon, je préviens comme la dernière fois, lemonette, lemonette ! Beaucoup moins "violent" mais un peu plus "élaboré" que le précédent ^^. J'ai essayé de ne pas trop casser le romantisme de la chose, sans être vraiment romantique dans le même temps (c'est Jin quoi). Donc pas de panique pour les puristes lol. Enjoy !
Départ
Jin se réveilla en sursaut. Par réflexe, il inspecta son corps mais il vit que tout était normal. Il remarqua alors Xiaoyu qui était devant la fenêtre, à regarder les étoiles. Elle se retourna et bondit en voyant qu'il n'était plus endormi.
- Oh, tu es déjà réveillé ?
- J'ai dormi combien de temps ?
- Pas longtemps. Une ou deux heures. Comment tu sens-tu ? demanda-t-elle en s'asseyant sur le lit, posant une main sur son front.
- Ça va. Je vais bien.
- Que s'est-il passé ?
Jin se redressa, cachant son visage dans ses mains.
- Je n'ai pas pu le faire.
- Comment ça ?
- J'étais sur le point de le faire mais… Une chose est apparue. Une chose très puissante. Je crois que c'était ce qui était enfermé dans la glace. Avec les ondes que Kazuya et moi avons envoyées, il semble qu'elle se soit réveillée. Elle est intervenue et j'ai dû m'enfuir.
- Et Kazuya ?
- Je ne sais pas ce qu'il est advenu de lui, mais Anna et ses hommes m'ont poursuivi un moment, c'est pour cela que j'ai tardé à arriver. Je dois le dire aux autr-
- Tout le monde dort, ça ne sert à rien d'aller les réveiller, fit-elle en l'empêchant de se lever. Demain sera une journée longue et difficile, on a besoin de toutes nos forces. Tu auras tout le loisir de leur dire à ce moment là.
- Xiaoyu, c'est urgent.
- Est-ce que les hommes de Kazuya savent que tu es ici ?
- Non.
- Alors ça peut attendre. Alisa t'a amené à manger tout à l'heure, dit-elle en se levant pour boiter vers la table.
- Pourquoi toi tu ne dors pas ? Tu devrais.
- J'ai dormi toute la journée, je vais bien.
Xiaoyu regarda ce qu'Alisa avait amené. Il y avait surtout des fruits, du pain et du lait. Elle enleva les fruits que Jin n'aimait pas et s'apprêta à porter le plateau quand elle nota qu'il était juste derrière elle. Il prit son bras dans une de ses mains.
- C'est quoi ces cicatrices ? demanda-t-il en désignant son poignet.
- Ah, ce sont juste les bleus des cordes quand ils m'ont attachée.
- Attachée ? Lars n'a jamais parlé d'une telle chose ! Ils ont fait quoi encore ?
- Jin, je t'ai dit que j'allais bien…
- Quoi d'autre ? insista-t-il.
- De simples coupures. Il te l'a dit ça, non ?
- Et toi, qu'est-ce que tu ne lui as pas d-
- Mange, coupa Xiaoyu en lui mettant un fruit dans la bouche.
Elle se laissa tomber sur le matelas et le regarda manger. Quand il eut fini, il se rapprocha du lit et elle se redressa sur ses genoux pour être à sa hauteur, laissant tomber sa tête sur son torse.
- Qu'est-ce que tu as ?
- Rien, répondit-elle doucement en le serrant.
- Tu es sûre de ça ?
- Quoi ? Je suis un peu câline et d'un seul coup je suis forcément malade ?
- Tu n'es pas câline, tu es un peu trop…
- Trop quoi ?
- Trop calme.
- Peut-être que je suis plus fatiguée que je ne le pensais, c'est tout… fit-elle en le relâchant.
Il ne la laissa pas reculer et la rapprocha de lui, serrant fortement ses hanches et l'embrassant. Jin la fit doucement coucher sur le lit, déposant de légers baisers dans sa nuque. Xiaoyu rougit instantanément mais ne le repoussa pas quand elle sentit une main se glisser sous ses vêtements et remonter sur un de ses seins.
Il dégrafa sa tunique et la regarda.
- Je comprends mieux maintenant, soupira-t-il avant de se redresser et de passer sa main sur la morsure et la coupure qu'Anna lui avait faite.
- Je… Tu l'as fait exprès juste pour savoir ? se leva-t-elle, furieuse, cachant son corps.
- Tu m'as pris pour un imbécile, je ne suis pas celui à blâmer ici. Pourquoi tu ne m'as rien dit ?
- Pour que tu sois encore plus en colère ?
- Ne te trouve pas d'excuses.
- C'en est une excellente, pourtant.
Il ne répondit rien, visiblement fatigué de cette dispute inutile. Xiaoyu se retourna dans le lit, se renfrognant encore plus. Au bout d'un moment, il lui lança :
- Regarde-moi.
Elle ne changea pas de position, serrant ses bras contre sa poitrine.
- Xiao. Regarde-moi.
Il posa une main contre son épaule et la força à se retourner.
- Quoi ? soupira-t-elle.
- Je ne saurais pas dire si tu es en colère parce que j'ai menti, ou déçue.
Elle ne répondit pas et voulut se remettre dans sa position mais il l'embrassa doucement. Jin lui fit relâcher l'emprise qu'elle avait sur sa tunique pour pouvoir glisser à nouveau ses mains sur sa peau. Xiaoyu se cambra machinalement, des frissons parcourant son corps, quand ses mains furent rejointes par ses lèvres. Jin nicha sa tête entre ses deux seins avant de déposer un doux baiser sur la morsure qui la faisait tant souffrir.
Xiaoyu plongea sa main dans ses cheveux et ne put s'empêcher de gémir quand elle sentit sa langue jouer avec un de ses seins.
Jin descendit sur son ventre et soupira de mécontentement quand il vit sa coupure près de son nombril. Il dût vraiment contenir sa colère quand il descendit encore et vit la troisième sur sa cuisse. Il se fit violence et continua comme si de rien était.
Xiaoyu se sentit presque fiévreuse quand elle comprit qu'il lui enlevait ses sous-vêtements. Elle ne put se s'empêcher de se relever légèrement quand elle sentit ses lèvres contre la peau fine de son entre-jambe, mais il la repoussa légèrement de son bras libre pour qu'elle reste couchée.
Quelques secondes plus tard, Xiaoyu eut du mal à retenir ses gémissements. Elle était à la fois gênée car personne ne l'avait approchée d'aussi près, mais elle ne pouvait décemment pas s'en plaindre non plus. Jin n'était jamais allé aussi loin.
Elle commença cependant légèrement à redescendre sur Terre et à paniquer quand elle le vit revenir au dessus d'elle. Il l'embrassa doucement, caressant ses hanches.
- Heu… A propos de ça… Ce n'est pas un peu… Enfin, tu sais… Pour toi et tout…
- C'est ça qui te préoccupe ? sourit-il.
- Quoi d'autre ?
- Ça t'arrive de penser à toi parfois ?
- Je… ne suis pas sûre de comprendre… Ce n'est pas ça qui t'avait retenu jusqu'à présent ?
- Si mais… Si on met ça de côté… Tu ne vas pas m'arrêter ?
- Pourquoi je le ferais ? s'étonna-t-elle.
Jin la regarda sans rien dire, mi attendri, mi amusé. Au final, il n'était pas si surpris. Xiaoyu avait toujours été atrocement fidèle et dévouée. Atrocement. Assez pour qu'elle ne pense pas qu'elle aurait pu mener une vie heureuse et normale avec n'importe qui d'autre. Il savait également qu'elle était têtue et que l'engager sur cette conversation les menerait toujours nulle part.
Il se débarrassa alors définitivement de sa tunique, qui le gênait dans ses manœuvres. Il allait se débarrasser de sa tenue de combat, qu'il avait gardé depuis son affrontement avec Kazuya, mais sursauta quand il se rendit compte que Xiaoyu avait déjà les mains sur sa ceinture. Subitement décontenancé, il l'empêcha de continuer, voulant le faire lui-même. Elle sourit face à ce soudain revirement mais le laissa faire.
Quand il eut terminé, il reprit sa position initiale, l'embrassant passionnément cette fois, maintenant fermement ses cuisses. Xiaoyu ne put retenir un soupir quand elle le sentit contre elle.
Il rapprocha son visage du sien, et elle grimaça quand elle le sentit en elle.
- C'est…
- Je sais, répondit-il, le visage toujours collé au sien. Ça va passer.
Xiaoyu s'accrocha nerveusement à lui, sachant pertinemment que ça ne rimerait à rien de s'arrêter et que c'était un passage obligé.
Elle fut soulagée quand la douleur diminua. Elle ne disparut pas totalement, mais elle s'était suffisamment effacée pour qu'elle puisse commencer à s'habituer à sa présence et à ressentir quelque chose. Instinctivement, elle releva ses jambes et il les lui maintint à bonne hauteur, accélérant légèrement.
La respiration de Xiaoyu s'emballa peu après, et très vite, des gémissements s'échappèrent de sa bouche sans qu'elle ne puisse les retenir. Quand elle réussit à attraper le regard de Jin, ouvrant enfin les yeux, elle vit qu'il était dans le même état qu'elle. Il l'embrassa à pleine bouche, la possédant totalement.
Au bout d'un moment, quand il comprit qu'elle était définitivement plus à l'aise, il l'attira à lui, s'assit sur les couvertures et la guida sur lui. Xiaoyu n'aimait pas trop la perspective de prendre les commandes et Jin en fut conscient quand il la sentit se tendre un peu. Cependant, il l'accompagna dans leurs mouvements et lui imposa un rythme en posant ses mains sur ses hanches, la rassurant quelque peu. Par la suite, il recommença à embrasser tendrement sa poitrine et Xiaoyu ne put que faire glisser ses doigts dans ses cheveux noirs.
Après quelques minutes de ce traitement, la jeune femme commença à sentir un fourmillement et une étrange chaleur dans son bas-ventre, ne pouvant s'empêcher de se serrer encore plus contre lui et refermant ses jambes dans son dos comme si sa vie en dépendait. Jin comprit qu'elle serait la première à venir quand il la sentit se contracter férocement autour de lui, et il leva les yeux vers elle pour observer ce nouveau comportement sur son visage. Elle avait les yeux à demi-fermés et la bouche entrouverte, cherchant apparemment à contrôler ce qu'il lui arrivait. Elle ne résista pas longtemps et ses dernières barrières cédèrent quelques secondes après dans un grand gémissement qu'elle tenta de noyer en l'embrassant soudainement.
Quand elle descendit de son petit nuage, essayant vainement de maîtriser ses palpitations, il stoppa leur baiser et fondit sa tête entre ses seins, respirant difficilement.
- Tout va bien ? demanda-t-elle dans un souffle après quelques secondes, remarquant qu'il ne bougeait plus.
- C'est plutôt moi qui devrais demander ça, répondit-il en relevant la tête vers elle.
- Tu sais très bien ce que je voulais dire.
- Il faut que t-
Il la prise dans ses bras assez vivement, la faisant sursauter, et la coucha sur le lit. Il se remit ensuite au dessus d'elle, bougeant deux ou trois fois avant de se retirer, et plongea sa tête dans son cou pour tenter vainement de dissimuler un long râle.
- Je suis navré, dit-il au bout d'un moment, sans avoir bougé.
- Tu n'as pas à t'excuser pour ça.
Xiaoyu lui caressa doucement les cheveux et ils profitèrent de ce petit moment pour reprendre leurs esprits.
- Par contre, j'ai froid, lança-t-elle soudain.
Il pouffa légèrement et se releva.
- Et on devrait aussi songer à s'occuper des draps, ajouta-t-elle.
Un quart d'heure plus tard, ils tombèrent profondément dans les bras de Morphée. La situation aurait peut-être été différente s'ils avaient su que Nina, grâce à diverses caméras dissimulées dans tout le temple, avait assisté sans gêne à toute la scène.
- Xiao, réveille-toi, il faut y aller.
La jeune fille ouvrit un œil mais la motivation lui faisant défaut, elle préféra se retourner et rabattre les couvertures sur sa tête en grognant.
- Quel rayon de soleil dès le matin, soupira Jin qui s'habillait.
- En parlant de ça, y'en a pas encore assez dans le ciel pour que je me lève, grommela-t-elle.
- Allez, on a assez traîné ici. Tu dormiras deux heures de plus dans l'hélico.
Elle accepta enfin de se lever et le regarda terminer de s'habiller. Il allait prendre sa veste noire sur le lit mais elle l'en empêcha.
- Quoi encore ? s'impatienta-t-il.
- Ne la mets pas.
- Pourquoi ça ?
- Petit un, parce que je me suis toujours demandé comment tu faisais pour ne pas crever de chaud là-dedans, et petit deux, parce que je la hais.
- Oh, alors ça y est, madame commence à avoir ses petites exigences, sourit-il en la faisant se mettre à genoux sur le lit pour être à sa hauteur.
- Quoiqu'il se soit passé ici, je reste une mademoiselle.
Il l'embrassa doucement sur le front.
- Sois prête dans vingt minutes.
Il l'abandonna, prenant tout de même sa veste avec lui.
Quinze minutes plus tard, Xiaoyu descendit les escaliers en refaisant ses nattes proprement, une pomme dans la bouche. Panda et Miharu étaient assis en bas de marches, visiblement en train de l'attendre. Quand sa meilleure amie l'entendit arriver, elle se retourna pour ouvrir la bouche mais fut interrompue par une voix froide et distante :
- Tu es en retard.
Xiaoyu descendit les trois marches qui lui restaient et se planta devant Nina, croquant dans sa pomme. Elles se dévisagèrent pendant de longues secondes quand d'un seul coup, un rictus plein de dédain se dessina sur le visage de Xiaoyu avant qu'elle ne se dirige allègrement vers la sortie. Elle aurait aimé ne pas boiter pour paraître plus crédible mais elle n'y pouvait rien. Miharu et Panda la suivirent dans la cour, où les autres attendaient un peu plus loin, près de l'hélicoptère.
- Heu… Wow, commenta simplement Miharu. Je suis plus qu'étonnée là.
- T'as vu ça ? Je déborde de maturité, répondit simplement Xiaoyu en lançant nonchalamment sa pomme à Panda qui la goba d'une seule traite.
- Tu as remis ton uniforme de serveuse. Tu sais très bien qu'il n'aime pas ça.
- Regarde-le là-bas. Ce matin je lui ai dit que je haïssais cette veste. Tu crois que ça l'a empêché de la mettre ? Noooon.
- Effectivement, tu débordes de maturité, nota Miharu. Enfin, je ne serais plus là pour en discuter avec toi.
- Ah, ça ? C'est réglé. Tu peux venir avec nous. Panda aussi, au cas où ma cheville ne tiendrait pas et que j'ai besoin qu'on me porte.
- Mais Nina m'a di-
- T'occupes pas de Nina. Hwoarang sert à rien et pourtant il nous suit partout lui aussi.
- Oy. J'ai entendu ça, lança le concerné derrière elle, à moitié endormi.
Asuka fut la dernière à rejoindre l'hélicoptère. Comme Xiaoyu, elle semblait elle aussi avoir des problèmes avec les réveils un peu trop matinaux. Ils démarrèrent à la seconde où elle daigna montrer son nez à l'intérieur de l'appareil.
- On va où au fait ? demanda Hworang quand ils eurent décollés.
- Aux frontières de la Jordanie, répondit Alisa.
- Lars te l'a dit hier, soupira Miharu. T'as rien écouté ?
- J'ai une mémoire sélective.
- Ça, je n'en doute pas, murmura Jin.
- T'as un problème, toi ?
- Ne crie pas si fort, tu vas réveiller Xiaoyu, le réprimanda Asuka.
- Le bruit d'un hélico militaire ne lui fait rien, mais ma voix si ? s'offusqua-t-il.
Une nouvelle fois, Asuka et Hwoarang partirent dans une dispute sans queue ni tête. Xiaoyu, imperturbable, se retourna pour laisser tomber sa tête sur le bras de Jin.
