J'ai un peu de tranquillité ce soir donc je vous poste ce chapitre et peut être le 5 après :).
Bonne lecture !
OoO
CHAPITRE 4 :
Quand ils furent tous rentrés chez eux, Scott et Stiles se prirent une bière.
- Complètement cinglée cette fille !
- Ouais… mais c'est bizarre quand même, commença Scott.
- Quoi ? Stiles but de longues gorgées avant de poser sa bouteille.
- J'ai eu le sentiment qu'elle n'en avait qu'après toi
- Moi ? Je ne la connais même pas !
- Peut-être, mais elle t'a sauté dessus et ne t'as pas lâché du regard... je dirais même qu'elle t'a défié quand tu lui as collé ton flingue à la tronche, et d'ailleurs : depuis quand t'as un flingue toi ? Lui dit-il faussement énervé.
- Je l'ai toujours eu… mais je n'avais pas l'intention de le sortir non plus hein ! Ce n'est pas comme si une psychopathe me pistait ! Et puis je te ferai remarquer que j'ai un permis et que l'on vit à Beacon Hill...
Cela le calma et Scott changea de tête en se frottant les mains comme un gamin.
- Je peux la voir ?
- Non !
Sur ce, il jeta les bières vides et partit dans sa chambre, se déshabilla, mit un pantalon de pyjama et s'allongea sur son lit. Il prit de quoi dormir et, la petite lumière toujours allumée, il ferma les yeux.
Le lendemain matin, il fit son rituel journalier et courut plusieurs kilomètres, son chemin le menant dans les bois où il se souvint avoir emmené Scott le soir où il s'était fait mordre. Il s'arrêta de courir quand Derek apparu dans son champ de vision. Il devait être quoi, 6H00 ? Il faisait encore noir dehors, alors que faisait-il ici ? Le loup approcha et Stiles enleva sa capuche, observant les alentours, surtout le ciel. Des fois que la folle de la veille serait encore là.
- Elle n'est pas là, dit froidement Derek.
- Cool… Je n'ai pas mon arme donc...
- Depuis quand as-tu ça avec toi ?
- Depuis quand tu as une « fiancée » ? Lui répondit-il du tac au tac.
- Je n'ai pas à répondre à ça.
- Moi non plus. Fin de la conversation ? Parce que là…
- Elle voulait te tuer.
- J'ai bien compris, merci ! Au passage si tu pouvais me dire ce que je lui ai fait, je pourrais peut-être voir comment me rattraper ? Lui répondit-il de son plus beau sarcasme. Derek approcha de quelques pas pour être plus près de lui, Stiles serra la mâchoire à sa proximité.
- Tu m'empêches de dormir depuis ton retour.
- Ah bon ? Parce que tu dormais bien avant ? Tu as de la chance crois-moi.. Rit-il jaune.
- Est-ce qu'il est possible de parler réellement sans que tu ne me craches à la figure ton putain de sarcasme ?! Cracha-t-il en colère.
Stiles reprit un visage sérieux et se planta droit devant lui. Derek l'imita, regrettant de ne plus avoir le gamin d'avant devant lui. Celui qu'il savait effrayer d'un regard.
Mais Stiles lança :
- Vas-y ! Parle.
- Tu es parti, merde ! Cette nuit-là tu es parti comme un lâche ! Comment crois-tu que j'ai réagi quand je me suis réveillé seul dans cette chambre ? Merde Stiles ! On avait parlé ce soir-là, je pensais que tu avais compris !
Il frappait les épaules de Stiles à chaque fin de phrase, le forçant à reculer au fur et à mesure. Avant qu'il ne puisse continuer sur sa lancée, Stiles soupira et écarta les mains de Derek lorsqu'elles approchèrent à nouveau de ses épaules. Il le poussa à son tour contre un arbre, le faisant grogner. Il maintint le loup d'une main, le menaçant de l'autre.
- Et toi tu n'avais rien écouté ! Je t'ai dit que je n'allais pas bien Derek, que j'étouffais ici ! Ce n'est pas parce que nous avons couché ensemble cette nuit-là que nous nous sommes promis un avenir. Je n'étais même pas sûr moi-même d'en avoir un putain ! (Il le secoua pour l'enfoncer un peu plus dans l'arbre si cela était possible, et Derek ne bougea pas.) Je suis sorti du loft et je suis rentré chez moi, j'ai fait mon sac et je suis parti. Point barre. Je n'ai pas de comptes à te rendre. Tu ne sais pas ce que c'est que d'être dans ma tête Derek ! Tu t'y serais perdu…
Il le lâcha et recula vivement, le fixant quelques secondes avant de se retourner et de reprendre sa course matinale. Il voulait oublier cette histoire. Derek le regarda partir, murmurant qu'il n'attendait que ça, d'être dans sa tête. Il tapa du poing contre le tronc d'arbre, y laissant sa marque. De loin, Catherine avait observé toute la scène et sa rage augmenta au fur et à mesure qu'elle revoyait le visage de l'humain, si près de celui qui lui appartenait. Elle ne pouvait pas le laisser s'immiscer dans son couple.
Les jumeaux tenaient le club de sport depuis maintenant deux ans. Les études n'avaient pas vraiment été leur fort, mais leur endurance physique leur avait permis d'être crédibles dans le rôle de coach sportif. Malgré l'heure matinale, quelques sportifs étaient présents. Ethan s'occupait d'un jeune un peu gringalet, que le loup reconnut comme étant le gamin qui avait offert la victoire à son équipe de Crosse la veille. Le jeune nommé Thomas, avait pris cette victoire comme un nouveau départ et avait apparemment décidé de se prendre en main.
Pendant ce temps, Aiden était dans le bureau du fond, observant la salle grâce à une grande vitre. Il était celui qui était doué en maths, et donc celui qui se chargeait des comptes. Quand il leva la tête, il aperçut Stiles entrer dans son club, enfin il le sentit plus qu'il ne le reconnut, sous sa capuche de survêtement. Quand il l'enleva et qu'il regarda autour de lui, il sorti de son bureau pour aller à sa rencontre. Ils se saluèrent chaleureusement.
- Salut mon vieux ! Quoi de neuf ?
- Et bien je voulais voir votre bébé de mes yeux ! Stiles regardait toujours autour de lui, impressionné. C'est un endroit super, vous êtes bien équipé je vois !
- Dis merci à Lydia ! (Aiden riait.) Elle est celle qui nous a négocié tout ça, elle est redoutable en affaires !
- Je suis content de savoir qu'entre vous ça marche. Il insista du regard et sourit doucement.
- Nous aussi… En plus tu me connais, la conversation n'est pas mon genre
- Je suis sûr qu'elle sait le faire pour deux ! (Ils rirent quelques secondes et Aiden l'invita à entrer et lui ordonna de faire comme chez lui) Merci…
Aiden le laissa un peu seul, le temps de finir ses comptes, lui promettant de revenir vers lui dès qu'il aurait terminé. Alors Stiles fit le tour de la salle, elle lui fit penser à une ancienne caserne de pompier : de hauts plafonds, des porte-manteaux le long du mur latéral, ça et le fait que l'entrée était une des quatre grandes portes en bois qui longeaient la façade. Dans son souvenir, il se souvenait avoir joué ici avec Scott quand ils n'étaient que des gamins, les lieux avaient brûlés dans un incendie des décennies avant. Il dénombra plusieurs ateliers de sports répartis dans chaque coins de la salle, et au centre un grand ring de boxe.
Près du bureau se trouvait l'accès aux douches et vestiaires, un côté féminin et un masculin. Il arriva près d'Ethan qui conseillait à un gamin de bien respirer avant de soulever les haltères, allongé sur le banc. Il le salua à son tour et lui présenta le gamin qui soufflait difficilement en soulevant les poids.
- Tu te souviens de lui ? (Lui demanda Ethan mais Stiles lui signa que non.) C'est le jeune d'hier soir qui a marqué le but décisif !
- Sérieux ? Super mon pote, tu as été génial ! Il l'aida à remettre la barre de poids en place et le salua. Je m'appelle Stiles
- Je sais… Murmura le jeune, tête baissée, quand il fut assis correctement.
- Je me savais pas si connu ! Tenta-t-il de rire, mais le gamin ajouta :
- Mon père ne cesse de me montrer votre dernier match où vous avez marqué la majorité des buts, pourtant vous aviez été sur le banc toute la saison. La fin était surtout chuchotée, mais Stiles l'avait bien entendue et se mit à rire.
- Ouais ! Mais alors qu'est-ce que je m'en suis pris ce soir-là !
Il rit pour le mettre à l'aise, il avait de la peine pour se gamin qui n'était pas très sûr de lui. Cela eu le mérite de le faire sourire à son tour. Aiden arriva vers eux et posa sa main sur l'épaule de Stiles pour voir ce qu'il se passait, il sourit et se tourna vers son ami.
- Alors, tu as vu quelque chose qui te plaît ?
- Heuu, ouais... (Il se gratta la tête et s'éloigna avec Aiden.) A la base, nous avions un carré comme celui-là, enfin, en un peu plus pourri !
- Tu sais boxer ?
- Je me défends !
- Allons voir ça ! Il enleva son gilet et son débardeur. Stiles leva les yeux au ciel.
- C'est dingue la facilité que vous avez à enlever vos fringues vous autres les… Il mima des lèvres « loup garou ». Aiden rit.
- A l'époque c'était parce que tu n'avais pas le même physique que nous ! Montre-moi pour voir.
- Oh s'il te plaît ! Je ne fais pas dans le striptease gratuit moi ! Il se glissa entre les cordes pour monter sur le ring.
- Quoi ? Tu vas me dire que tu fais le timide peut-être ? Il l'imita et s'échauffa les muscles en sautillant et tordant son cou.
- Non… le pudique !
Il sautilla à son tour étirant ses bras et décoinçant sa nuque, mine de rien son altercation avec Derek l'avait légèrement tendu. Il se contenta donc d'enlever son sweat et resta en débardeur blanc.
- Hé ! Mais c'est que tu t'es musclé ma parole ! (Il alla lui tapoter les épaules qui étaient devenues plus large, et voulu jouer en essayant de lui pincer le ventre, mais ne tomba que sur la fermeté de ses abdos.) Oh yeah !
- La ferme ! Rit Stiles.
Ils commencèrent par se tourner autour, analysant l'adversaire. Assez vite Aiden attaqua, appui à droite, poings levés, Stiles se pencha sur la droite esquivant le coup.
- Joli…
Il recommença mais cette fois, Stiles lui maintint son bras de la main gauche et tapa dans son flanc du poing droit.
- Tu es fatigué Aiden ? Le loup se massa les côtes rapidement et se reprit.
- Tu vas morfler…
Aiden lui sauta littéralement dessus, il tomba sur Stiles qui se protégea le visage, il se prit plusieurs coup dans les abdos en serrant les dents, quand il en eu marre, il lui mit une droite dans la tête ce qui le fit reculer. Stiles libéré, il lui sauta dessus à son tour, Aiden l'évita de justesse et tous les deux se lancèrent dans une bataille où les coups pleuvaient, chacun réussit à parer le coup de l'autre. Sans gants ni protections. Aiden s'accroupit et lui mit un coup de pied dans les chevilles pour le faire tomber, mais Stiles sauta au même moment et une nouvelle série de coups tomba. Au fur et à mesure qu'ils se comprenaient, ils n'arrivèrent plus à se toucher, seulement parer les coups de l'autre.
- C'est quand vous voulez pour vous taper dessus hein ! Cria Ethan plutôt amusé, lui et le jeune s'étaient approchés.
- Qu'est-ce que tu crois que j'essaie de faire là ? Râla Aiden.
Le loup se dit qu'il fallait peut-être augmenter sa force, parce que oui, c'est vrai quoi, il se contenait pour garder un match équitable. Il laissa Stiles voir la couleur bleue des yeux de loup et lui sauta dessus et sans que le militaire n'ai pu réagir, il se retrouva sur le dos avec Aiden assis sur lui le menaçant de son poing.
- Putain Aiden… tu n'es qu'un tricheur ! Il le repoussa et Aiden se leva lui proposant de l'aide pour se relever.
Ils se serrèrent la main et le loup lui fit le regard du « sans rancunes mec » ce à quoi Stiles répondit par une tape derrière la tête du blondinet. Il le pointa du doigt jurant qu'il lui revaudrait ça. Ils descendirent du carré et Ethan leur tendit une serviette chacun. Pendant que Stiles se ressuyait le visage le jeune gamin le regardait admiratif, si concentré qu'il ne se rendit pas compte que le militaire l'avait remarqué.
- Est-ce que ça va ? Demanda Stiles.
- Je veux devenir comme vous. Lâcha-t-il de but en blanc. Quand il s'en rendit compte, il tenta de se rattraper. En fait… vous… vous battez bien.
Ceci eu le mérite de faire faire le poisson à Stiles, cette tête qu'il avait souvent l'habitude de faire il y a quelques années. Les jumeaux rirent, l'un tapa dans l'épaule de Stiles et l'autre dans le dos du kid qui, lui, bascula sous la force.
- Bah alors Stilinski, rien à ajouter ? Tu as un fan mec ! Rit Ethan.
- Tu sais… j'étais un peu comme toi en fait… avant.
- Je sais, c'est ce que mon père n'arrête pas de me dire. « Si lui y est arrivé ! Tu peux le faire, vous êtes pareil, des gringalets motivés ! » L'imita-t-il, mais il se sentit bête et rentra la tête dans ses épaules.
En fait Thomas étais un jeune assez pâle, les cheveux blonds en bataille mi-longs et des yeux verts, il semblait grand pour son âge mais plutôt dégingandé. Stiles se rappela de cette période où personne ne lui faisait confiance à cause de son allure chétive, du manque flagrant de capacité surnaturelle et de son hyperactivité encombrante. Mais il s'en était sorti, durant un temps, enfin surtout avant le Nogitsune, grâce à la présence de son meilleur ami.
- Est-ce que tu as un ami ? Quelqu'un sur qui compter ? Lui demanda-t-il.
- Heu… non monsieur.
- Stiles, appelle-moi Stiles. Alors écoute-moi bien mon pote. (Il lui mit une main sur l'épaule et le força à le regarder en levant la tête) Tu vas venir ici trois fois par semaine après les cours, je vais t'aider à te sentir mieux, mais pour ça… Je dois te présenter quelqu'un ! Alors on se retrouve lundi à 6 : 30.
- Oui monsieur ! Il le salua gauchement à la militaire et Stiles répondit professionnellement.
- Allez soldat, rentre chez toi !
Il le laissa partir en courant pour se changer, quand il repassa devant lui, Stiles lui demanda qui était son père.
- Georges Brody…
- Le concierge du cimetière, je vois ! Stiles rit malicieusement, en effet, il connaissait bien cet homme, enfin surtout depuis la mort de sa mère. Une fois parti, les trois amis se dirigèrent vers le bureau où Aiden leur servi un café. Après plusieurs minutes de silence Ethan lui demanda s'il allait vraiment entraîner ce gamin.
- Oui, regardez-le ! Il n'a personne et il a besoin de se refaire confiance. Si je peux l'aider à croire en lui-même, j'aurai l'impression d'avoir réussi quelque chose de bien… enfin je pense...
- Tu te sens toujours responsable de ce qu'il s'est passé, n'est-ce pas ? Demanda Aiden.
Stiles se contenta de hocher la tête en pinçant les lèvres, puis ajouta qu'il ne pensait pas être capable un jour de se sentir autrement. Il mit fin à la conversation avant d'entrer dans un débat un peu trop redondant ces derniers temps. Il remercia ses amis et sortit. Quelques secondes après, son portable vibra contre sa cuisse, lui annonçant un message :
« Derek : Tu as raison, oublions. Amis ? »
OOO
Comme je suis d'humeur généreuse rendez-vous dans un instant pour la suite :)
Céline
