Hello ! J'espère que vous avez savouré le nouvel épisode, pour ma part je vais le dévorer ce soir !

Encore merci pour celles et ceux qui me suivent ! :-D cela compte beaucoup pour moi ! - je ne parle pas bcp de ma vie privée, mais en ce moment je suis pas mal prise par la sortie de mon prochain roman en librairie et j'essaie malgré tout de rester fidèle ici pour continuer mon histoire avec vous :-D -

Bref, assez de blabla:

Bonne lecture ! :-D


Alec guetta le retour de Magnus et d'Isabelle une bonne partie de la matinée et lorsqu'il les vit reparaître à travers la neige fine qui c'était mise à tomber en tourbillon élégant, il sortit de la maison pour aller à leur rencontre.

Quelle ne fut pas sa surprise en voyant Magnus et Isabelle deviser comme s'il avaient toujours été de grands amis !

— Hey, dit-il en s'approchant à grands pas une écharpe lourde et noire pendant le long de son cou découvert.

— Alexander, sourit Magnus heureux de le retrouver.

— Magnus a pu déterminer, grâce à ses incroyables talents, que le pentacle avait été tracé par des Chasseurs d'Ombres ! Tu aurais dû voir ça, il est vraiment ahurissant ! s'exclama Isabelle en regardant Magnus avec une forme de respect entrecroisé d'admiration.

Alec était comme sous le choc, qu'est-ce qui avait pu à ce point transformer sa sœur ? Surtout après ce que Jace lui avait rapporté de leur conversation d'hier.

— Magnus, est-ce que tu as… envoûté Isabelle ? questionna Alec à voix basse.

— Bien sûr que non ! s'écria Isabelle piquée au vif.

— Je ne me permettrais pas, dit Magnus tranquillement.

Alec regarda Isabelle, puis Magnus et essaya de paraître détendu avant de dire d'un ton sérieux :

— Des Chasseurs d'Ombres ont fait ça ?

— Oui, assura Magnus en reprenant la marche en direction du porche de la maison couverte de neige comme si elle portait un épais manteau blanc. Et qui que ce soit, c'était délibéré et c'était plutôt bien exécuté… Pas de doute : on vous visait dans cette attaque. C'est purement intentionnel de vous nuire.

— Qui ? souffla Alec qui encaissait la nouvelle avec maturité.

— Qui sait que nous sommes ici ? releva Isabelle avant d'y répondre : Personne !

— Je crois que vous avez été découverts et les Chasseurs d'Ombres qui vous ont fait ça, ne vont pas se contenter d'une seule attaque, il faut s'attendre à des récidives, promit Magnus amèrement.

— Dans ce cas, il ne faut pas attendre les bras croisés, dit Alec en ouvrant la porte de la demeure chaude. Jace ! Fais venir tout le monde dans la salle à manger ! Réunion d'urgence ! Tu vas où Magnus ? s'étonna Alec en voyant le sorcier prendre la direction opposée.

— Eh bien, je vous laisse en discuter entre vous, répondit Magnus en retirant son manteau de ses épaules.

— Non, viens, on aura besoin de ton expertise… S'il te plaît, ajouta-t-il sur un ton plus doux qui ne fit que confirmer les pensées d'Isabelle.

Magnus ne put résister à ce regard si bleu, si intense, ni à ces mots. Il sourit et lui emboîta le pas.


La nuit tomba alors que la plus longue et éreintante réunion de leur petite équipe venait de s'achever. Le gros de la troupe mangea rapidement un bon repas avant de s'aventurer au-dehors pour faire comme il était prévu ; priver les Sudistes d'armes lourdes pour le gros assaut prévu à l'aurore. Jace, Isabelle et Alec partirent, laissant à demeure Magnus, qui n'avait pas été sollicité pour cette mission, ainsi que Raj et un blond dénommé Underhill.

Magnus passa la soirée assit devant la cheminée à contempler les flammes qui léchait le bois sec, écoutant les éclats de résines et le crépitement régulier et rassurant de la cheminée. Il ne se soucia guère de la présence oppressante des deux Chasseurs d'Ombres qui continuaient de le regarder comme s'il s'agissait d'un monstre. Il écoutait le feu danser dans l'âtre et tentait de ne pas songer à la dangerosité de la mission dans laquelle Alec et les autres c'étaient lancé. Ce n'est que vers les quatre heures du matin, alors que la nuit était la plus noire, que la troupe revint enfin ! Magnus se surprit à soupirer de soulagement, comme si tout ce temps il avait retenue sa respiration. Tout c'était bien passé, sans le moindre encombre, sans tomber sur qui que ce soit et sans anicroche ! Fièrement Jace expliqua comment ils avaient subtilisé les tonneaux de poudres et comment ils avaient détruit la réserve d'armement. Magnus écoutait d'une oreille, son regard tourné obstinément vers Alec, qui buvait de l'eau à grand trait, comme un assoiffé. A nouveau un tour de garde fut organisé et le reste monta se coucher. Alec traîna un peu dans la cuisine pour demeure seul à seul avec Magnus. Une fois les deux hommes isolés du reste du monde, le sorcier s'empressa de verrouiller magiquement les deux portes d'accès à la pièce où ils étaient.

Alec fonça sur lui et le prit dans ses bras, jetant sa bouche sur celle de Magnus comme un affamé. Il plongea dans ce baiser avec passion et Magnus ne fut guère en reste !

— Magnus, je suis tellement désolé pour ce que je t'ai dit et que je…

— Ne le sois pas, c'est moi qui ai mal réagit, tu n'as rien dit de répréhensible, pardonne-moi.

— Non, c'est vrai, je n'aurai pas dû employer ce mot pour…

— J'ai été idiot, excuse-moi.

— Excuse-moi, dit en même temps Alec.

Ils se sourirent. Toute tension était évacuée, à présent ils se tenaient dans les bras l'un de l'autre en souriant ouvertement, leurs cœurs cognant sur le même rythme puissant et lourd. Alec heureux comme un enfant embrassa encore et encore les lèvres de Magnus, s'enivrant de leur goût.

— Je ne peux pas rester longtemps, Jace va se poser des questions…

— D'ailleurs a-t-il abordé le sujet de l'autre jour ?

— Hum, en quelque sorte, je lui ai dit que je m'étais donné du plaisir en solitaire.

— Il t'a cru.

— Je crois, il faisait noir, il n'a pas pu voir mon visage.

— Heureusement, sourit Magnus en caressant la joue et la nuque d'Alec. Car tu es un vrai livre ouvert.

— Pour toi peut-être.

— Non, pour tout le monde, quand tu ressens quelque chose, tes traits l'expriment aussitôt.

— Non…

— Hum, si, assura Magnus amusé.

Ils s'embrassèrent encore, regrettant déjà que leur entrevue fût si courte.

— Bonne nuit Magnus, chuchota Alec son front collé à celui de son amant.

— Bonne nuit, Alexander…

Alec s'arracha des bras du sorcier à contre-cœur et quitta la pièce une fois que Magnus eut déverrouiller les portes. Il se retrouva à nouveau seul, mais confiant et serein. Il alla se coucher le cœur léger et la bouche emplie du parfum de la langue suave d'Alec.

Alec montait les marches qui menait au dernier étage en silence. Tel un félin, il était discret, conscient que ses camardes devaient déjà chercher le sommeil. Cependant en atteignant à la lueur d'une bougie la dernière marche il tomba face à Isabelle, qui semblait l'attendre.

— Isabelle ? chuchota Alec en baissant la flamme vers sa sœur pour la dévisager.

— Je voulais te parler, dit-elle d'un ton aussi bas que le sien.

— A cette heure-ci ? demanda Alec en sentant le poids des heures de veille peser sur ses paupières.

— Je ne pourrais pas aller me coucher si je ne te parle pas, maintenant, confia Isabelle en se décalant pour inviter Alec à s'asseoir contre elle sur la marche.

Alec laissa échapper un petit grognement, puis se résolu à accepter l'invitation de sa sœur. Il déposa sa bougie sur le sol derrière eux et s'assit en laissant reposer ses coudes sur ses genoux. Isabelle, ses bras passés autour de ses jambes regardait son frère avec une lueur étrange dans le regard.

— Alec, aujourd'hui j'ai fait quelque chose dont je ne suis pas très fière.

— Quoi donc ? s'étonna Alec qui chuchotait toujours.

— J'ai agressé Magnus.

— Tu as quoi ?! s'exclama Alec oubliant instantanément qu'il devait être silencieux.

Isabelle lui asséna un bon coup de coude dans les cotes pour le rappeler à l'ordre. Alec la regardait incrédule.

— Tu as osé faire quoi ? répétât-il en murmurant furieusement.

— Je l'ai attaqué, reconnu Isabelle sans rougir.

— Mais, enfin, Isabelle, pourquoi ?!

— Je trouvais ses motivations plus que louche vis-à-vis de toi, de nous…

— Tu as… et qu'est-ce qu'il s'est passé ?

— On a été attaqué par un démon supérieur.

— Vous avez quoi ?! Mais pourquoi est-ce qu'on ne me dit rien dans cette famille ! s'exclama à nouveau Alec furibond d'apprendre des heures plus tard que la vie de sa sœur et de son amant avaient était mise en danger par un démon supérieur.

— On l'a combattu ensemble et renvoyé d'où il venait… Mais, cela m'a permis de prendre conscience que Magnus n'était pas aussi mauvais que ce que je croyais.

Alec, passé l'incrédulité, regarda sa sœur en silence. Isabelle avait reposé son menton sur ses genoux ramené devant elle par ses bras.

— Magnus est une bonne personne. Je ne m'étais jamais demandé si les Créatures Obscures étaient autre chose que ce que l'on nous avait toujours appris à Idris : dangereuses, mortelles et fourbes. Magnus est si différent de ce qu'on pourrait penser.

— Oui, il est… magique, bafouilla Alec à court de mot.

Isabelle esquissa un sourire avant de reprendre son attitude sérieuse.

— Aussi, je me suis demandé sur quoi d'autre l'Enclave nous aurait trompé. Et si finalement les Créatures Obscures n'étaient pas ce que l'on croyait ? Et si elles devenaient nos alliées ?

— Faire des Créatures Obscures nos alliés ? reprit Alec abasourdit par l'idée si éloignée de tout ce qu'il aurait pu envisager un jour.

— Pourquoi pas… regardes ce que Magnus a pu faire pour nous en l'espace de quelques jours : il a sécurisé et rendu notre logement habitable. Il nous a nourrit alors qu'on mourrait pratiquement de faim, il a tué une horde de démon à lui seule et il a pu pister ceux qui ont tracé le pentacle… imagine si on cumulait nos capacités de Chasseurs d'Ombres à celles des Créatures Obscures. Nous serions intouchables et la guerre contre les démons aurait enfin une chance d'être emportée !

Alec médita ces paroles, puis rompit le silence de sa voix basse :

— C'est un beau rêve, Isabelle, mais… crois-tu que toutes les Créatures Obscures aient envie de s'allier à nous ?

— Qui, sait ? Si on ne leur demande pas, on ne saura jamais…

— Hum, dit Alec en faisant une moue qui signifiait qu'il approuvait.

Isabelle regarda alors son frère. Elle le trouvait plus affirmé, plus détendu, comme si on lui avait retiré un poids des épaules. Elle le trouva encore plus beau.

— Et Magnus est charmant, confia-t-elle sur un ton nettement plus badin.

La réaction d'Alec ne se fit pas attendre : il s'empourpra violement.

— Ah, tu trouves ? bredouilla-t-il à court d'idée de réponse cohérente.

— Oui, il a un petit quelque chose de différent, souligna Isabelle en observant les réactions gênées de son grand frère.

— « Différent », c'est le mot qu'a employé Jace pour le décrire aussi, chuchota Alec qui essayait de se donner une contenance en changeant de sujet.

— Oui, il n'y a que toi pour dire qu'il est « magique », sourit Isabelle tendrement.

— Parce qu'il l'est, se défendit Alec mal à l'aise.

— Parce qu'il te plaît, murmura très bas Isabelle, si bas que seul Alec pouvait l'entendre.

Alec tourna son visage empourpré vers sa sœur. Ses yeux grands ouverts, les lèvres pincées.

— Je ne sais pas ce que tu insinues, mais c'est parfaitement faux ! persifla-t-il piqué au vif le cœur cognant dans sa gorge.

— Alec, je connais tes préférences et le beau sexe n'en fait guère parti. Et tu sais, ça va, je n'ai rien à en dire si ce n'est que je suis là, si tu as besoin et que Magnus est vraiment un homme bon.

Alec ouvrit et ferma la bouche à plusieurs reprises cherchant quoi dire pour réfuter l'inévitable, puis il laissa ses épaules s'affaisser lourdement et baissa son visage, démasqué.

— Depuis quand tu sais pour moi ? questionna-t-il doucement.

— Depuis que j'ai des yeux. Tu ne t'es jamais retourné sur le passage d'aucune jolie fille, alors que Jace se faisait des torticolis à longueur de temps !

Alec sourit à l'image de leur frère adoptif et de son appétit féminin constant.

— Alec, je veux dire que je serai là, si tu as besoin d'en parler et…

— Ne le dis à personne, demanda Alec d'une petite voix. Si ça venait à se savoir, je perdrais tout.

— … Je sais.

— Je ne veux pas à avoir à choisir entre ma vie amoureuse et celle de Chasseur d'Ombres.

— Et si le monde était plus juste, tu n'aurai pas à le faire.

— Cependant, ce n'est pas le cas, ni pour moi, ni pour les Créatures Obscures…

Isabelle déposa sa tête contre l'épaule d'Alec qui l'entoura de son bras droit. Blottit l'un contre l'autre, ils laissèrent un temps passer, se réchauffant l'un l'autre.

— Alors toi et Magnus ? tenta Isabelle alors qu'Alec se levait pour aller se coucher.

Alec lui jeta un regard noir et Isabelle se tut sur le champ.

— Laisse Magnus en dehors de tout ça.

— Promis.

— …

— Alec ? appela Isabelle alors que son frère était sur le point d'entrer dans sa chambre de bonne.

— Oui ?

— Vous formez un beau couple.


On dirait que le ciel s'allège un peu pour Alec, qu'en pensez-vous ? :-D

A trèèès vite !