Hello ! :-D

Merci pour vos reviews ! Merci à celles et ceux qui me lisent et m'ajoute en favori et ceux, simplement de passage qui me lise ;-)

Je ne le dire jamais assez: vos messages, c'est ce qui me motive à écrire et à inventer à chaque fois une histoire plus palpitante !

Ce chapitre-ci sera dense...

Accrochez-vous bien ;-)

Bonne lecture !


Magnus avait l'impression d'être de retour au cœur de cet hiver infernal ! Il était à nouveau sur le champ de bataille et portait l'uniforme de l'Union, constitué majoritairement de couleur grise. Il était face à l'armée confédérée, qui se battait férocement et ceux malgré la fatigue et l'épuisement de plusieurs années de guerre incessante. Dès que la petite armée d'Alec était arrivée au point du jour dans le campement de l'armée unioniste, Magnus avait perdu sa trace. Il était chargé de gérer les Sorciers durant l'affrontement et Alec devait orchestrer tous les efforts de guerre. Ce n'était pas une mince affaire que de diriger des Chasseurs d'Ombres déguisés en gris, des loup garou, des sorciers et des chevalier fées. Les vampires, quant à eux, attendraient le soir pour intervenir : ils décimeraient les survivant ennemis et ramèneraient les blessés et mourants unionistes.

Le clairon avait raisonné sur la plaine et les deux camps s'étaient affrontés par des canonnades, puis enfin l'infanterie s'était lancée… les Créatures Obscures et les Chasseurs d'Ombres unis dans cette bataille sanglante, avaient couru en premières lignes. Magnus avait aperçu Alec l'espace d'une seconde à sa gauche en train de se battre avec un sabre taché de sang, aux côtés de Jace à l'air farouche et meurtrier. Magnus lui, jetait des sorts et se battait au corps à corps lorsqu'il était trop proche de ses assaillants. Magnus se battait avec énergie. Tout en jetant des ordres aux Sorciers qui formaient une garde en avant droite de la ligne. Au centre les loup garou faisaient un carnage pas possible, gardant leur forme humaine mais lacérant les sudistes de leurs griffes et de leurs crocs. Tout à gauche les fées tuaient en riant à coup de lances où ils empalaient trois à six hommes, comme s'ils tentaient de faire une brochette géante et macabre. Et un peu partout des Chasseurs d'ombres en actions qui usaient de leurs multiples runes pour se montrer intrépide, fort, puissant agile et redoutable.

Magnus sentait que l'avantage de leur apparition dans l'armée de l'union allait faire basculer les choses et même si en face ils ripostaient avec courage, il voyait bien qu'ils avaient l'avantage sur le champ de bataille.

Magnus étourdissait ses ennemis à l'aide de sort puissant, jetaient des boules de feu et ripostait au sabre lorsque cela était nécessaire. Il n'esquiva cependant pas quelques blessures superficielles. Autour de lui des Sorciers tombaient pour ne jamais se relever. Il essayait de porter secours, de protéger les siens, mais la bataille était si dense, si intransigeante. Les sudistes achevaient dès qu'une personne était à terre ! C'était une boucherie, un véritable bain de sang et bientôt le sol se mouilla de rouge. La boue d'une terre meuble se mit à puer le sang frais et la mort. Les pieds des combattant glissaient aussi bien sur des cadavres chauds que sur ce sol instable et répugnant. Magnus se battait, parce qu'il n'y avait plus que ça à faire, parce que c'était la seule chose juste à faire, parce que c'était pour la Liberté et la fin de l'esclavagisme !


Alec au cœur de cette tempête de coup, de cris d'agonie, de son cinglant de choc entre baïonnettes et sabres, tourbillonnait et assénait sans distinction des coups mortels à l'armée confédéré. Il avait à ses côté Jace qui n'était pas avare en coup mortels et non loin, Isabelle telle une Déesse vengeresse lapidait les ennemis de coups de fouet. C'était la plus grosse bataille à laquelle il n'avait jamais pris part. combattre des démons étaient une chose, car c'était des esprit malfaisant, venu pour tuer les Terrestres, qu'il c'était juré de protéger, mais là… il donnait la mort à des dizaine de Terrestres, qui avaient juste choisi le mauvais camp ! Il aurait voulu prendre le temps de les convaincre de changer de couleur, de passer au Nord… mais, là, ce n'était pas le moment et il avait attendu assez longtemps pour que cette guerre se termine. Alors si le prix à payer était la mort d'une dernière brassée d'hommes, il verserait ce sang en offrande pour une paix durable et équitable.

Alec se battait avec conviction, mettant toute ses forces dans l'œuvre qu'il avait tâché d'accomplir ces derniers mois. Il devait mettre un terme à cette guerre aujourd'hui ! Que plus aucun sang ne fut jamais versé pour cette guerre ! Il fallait apporter un air nouveau ! Tout comme il avait réussit à créer des Accords avec les Créatures Obscures, alors qu'ils se craignaient et se détestaient depuis des millénaires ! Tout était possible !

Sur son flan, apparût une série de boules de feu bleues : Magnus était à l'attaque. Savoir que son amant était non loin de lui, lui redonna du baume au cœur. Il s'évertua à poursuivre sa tâche. Jace et lui battaient comme une seule entité, unis par leur rune parabatai, unis par un lien plus fort que tout, ils tourbillonnaient en cercle et apportaient la décimation dans chacun de leurs mouvements.

Soudain, une douleur au visage l'empêcha de riposter. Jace venait de recevoir une belle estafilade peu profonde sur l'arcade gauche et il saignait durement sur sa peau tâchée de sueur et de boue. Leur rune de connexion faisait ressentir à Alec la douleur éprouvée par Jace. Cette seconde d'inattention coûta cher à Alec, qui reçu en plein thorax la lame rouillée et pointue d'une baïonnette. Le Sudiste qui venait ainsi de l'embrocher poussa son fusil au plus loin dans le corps d'Alec, le reversant sur le dos pour mieux planter son arme. Alec choqué, se laissa écraser au sol. La lame traversait son poumon gauche et une série d'organes, frappant presque des cotés le long de sa colonne vertébrale. La bouche d'Alec se remplie de sang, son nez se noya aussi dans ce liquide chaude, épais et pourpre. Alec lâcha sa lame séraphique et essaya de retirer la baïonnette de son corps. Le Sudiste appuya un peu plus son corps au-dessus de lui. Alec ne respirait presque plus, ses poumons se remplissaient de son sang en l'étouffant de l'intérieur. Alec tremblait, il n'avait pas froid pourtant. Il ouvrait la bouche pour prendre de l'air, seul du sang s'écoulait en un borborygme effrayant. Ses yeux grands ouverts, également, regardait l'homme qui le mettait à mort. Il devait avoir tout au plus vingt-trois ans, presque l'âge d'Alec. Il était roux, une barbe miteuse lui mangeait les joues et ses traits étaient creusé par la faim. Dans ses yeux fatigués, Alec ne lisait aucune victoire, aucune joie à le voir mort, mais il y lisait la résolution de rester en vie au milieu de cette boucherie. C'était lui ou Alec. Comment en vouloir à son bourreau lorsque celui-ci vous tue par désespoir, plutôt que par conviction ?

Jace achevant celui qui venait de le balafrer, tourna son regard vers Alec. Il ne le vit pas de prime abord, car Alec avec son un mètre quatre-vingt-dix ne passait pas inaperçu d'ordinaire… Jace baissa les yeux au sol. Son frère baignait dans son sang avec un sudiste qui s'évertuait à l'achevait rapidement. Jace ressentit alors la douleur dans sa propre poitrine. C'était intolérable, insoutenable. D'un bond il se jeta sur l'assassin de son parabatai et l'acheva en l'égorgeant sommairement. Jace se laissa tomber à genoux auprès d'Alec. Il lui prit la main et essaya de capter son regard devenu vitreux. Le corps d'Alec était parcouru de soubresauts terribles et les sons que produisait sa gorge…

— Alec, je suis là, dit Jace bouleversé d'une voix forte pour couvrir la bataille qui continuait de faire des dizaines de victimes autour d'eux.

Alec ressentit la présence de son frère, ses doigts convulsèrent dans la main de Jace.

— ISABELLE ! hurla Jace dont les larmes lui brouillaient la vue. ISABELLE !

La sœur, en pleine forme, à peine fatiguée par l'exercice surgit. En voyant Alec aussi mal et Jace incapable de réfléchir, elle rangea sa panique de côté et hurla à ceux qui étaient autour d'eux de former un cercle pour protéger leur chef. Ensuite elle s'élança en direction des boules de feu bleues. Elle tua six hommes sur le chemin qui la mena droit vers Magnus. Il ne fallait pas qu'elle se mette à penser à son frère aux portes de la mort, sinon, elle s'effondrerait et elle ne pourrait jamais lui donner une chance de survivre ! Il fallait qu'elle reste forte !

— MAGNUS ! hurla-t-elle en l'apercevant.

— Izzy ? fit Magnus presque badin en éloignant d'un sort de répulsion une quinzaine d'assaillant hurlant. Que me vaut cette…

— C'est Alec, il va mourir, dit-elle en le coupant net dans son expression.

Magnus baissa les bras, comme frappé par la foudre. Isabelle tournait déjà les talons. Magnus la suivi dans le chaos devenu silencieux à ses oreilles bourdonnantes de la nouvelle affreuse. Sa tête était comme vidée et tout autour de lui semblait être comme au ralentit. Il repoussait les être sur son passage en usant de sa magie, ses flammes bleues avaient laissées place à une couleur translucide. En voyant Jace tenant Alec par les épaules, sa tête posée sur les cuisses de son parabatai. Magnus cru défaillir. Les yeux d'Alec étaient pratiquement éteints. Magnus termina les dernier mètre en courant. Il attrapa la main d'Alec et le regarda. Alec pivota ses yeux vers ceux de Magnus. Il étouffait dans le vomit de son propre sang.

— Je suis là, reste avec moi, lui chuchota Magnus en lui caressant la joue barbouillée de rouge coagulé.

— Est-ce que tu peux…

— Protégez-nous, coupa Magnus en prenant la place de Jace.

Isabelle et Jace tel deux guerriers farouches se mirent à l'œuvre tandis que Magnus, refoulant la panique qui lui dévorait les entrailles agita ses mains avec sobriété pour commencer à soigner Alec, comme il le pouvait. Jace avait passé et repassé sa stèle sur sa rune de guérison, cela avait au moins ralenti le saignement.

— Reste conscient, accroche-toi, Alexander, dit Magnus avant de commencer le sortilège de guérison.

Ses yeux devinrent noirs et même le blanc de son œil vira au noir. Magnus faisait appel à tous ses dons de demi-démon pour arracher Alec des griffes de la mort, car, il la sentait, la faucheuse sournoise avait déjà marqué le corps d'Alec de son odeur putride. Elle l'avait marqué comme lui appartenant, Magnus devait faire vite, très vite, c'était pratiquement impossible ! Mais, il était le fils d'Asmodée et à ce titre, il fit appel à des forces obscure.

— Hors de question de tu meurs ici, dit Magnus en arrachant à main nue la lame de la baïonnette toujours en place dans son torse. Je refuse que tu m'abandonne, alors que l'on vient juste de commencer notre chemin !

Le sang rouge, s'écoula de la plaie et Magnus posa ses mains dessus tel un thaumaturge. Sa magie blanche devint rouge et des étincelles rentrèrent dans le corps d'Alec qui se cambra avec violence. Magnus plongé dans les blessures mortelles d'Alec n'écoutait pas le déchaînement qui avait lieu autour d'eux. Alec était sur le point de sombrer, de rendre son dernier battement de cœur. Soudain Magnus et Alec furent éclaboussé par une gerbe de terre noire, un coup de canon venait de remuer le sol à trois mètres d'eux. Tout n'était plus qu'une mer déchaînée.

— Ne meurs pas ! s'exclama Magnus qui faisait un véritable miracle pour sauver l'homme de sa vie. Ne meurs pas ! Je n'ai pas eu le temps de vivre ta vie avec toi ! Alexander je t'interdit de me laisser après m'avoir aimé si fort ! Tu n'as pas le droit de me faire miroiter des années de bonheur si c'est pour mourir ici ! Je te l'interdis !

Magnus avait terminé, pourtant les yeux d'Alec étaient vitreux et sa poitrine ne se soulevait pas rythme de sa respiration. Magnus l'avait soigné, plus de plaie, plus de sang dans les poumons, plus rien… et pourtant…

— Alexander, appela Magnus en se penchant sur lui pour lui envoyer une décharge violente dans le corps pour faire repartir son corps. Alexander ! Je n'ai pas eu le temps de lier mon âme à la tienne ! Alexander ! Reviens-moi ! Je t'aime ! Alexander !

Éperdu Magnus embrassa le visage inerte d'Alec.

— Mon amour, reviens-moi, chuchota Magnus dont la gorge était si nouée qu'il pouvait à peine parler.

Il donna un grand coup de poing dans le corps pour faire repartir le cœur, puis lui balança une décharge puissante.

Jace regardait Magnus s'acharner sur le corps sans vie d'Alec. Isabelle, qui se battait encore pleurait.

— Magnus, dit doucement Jace en le prenant par les épaules. Magnus, c'est trop tard…

— Non, non… Alexander, mon amour, non…

Le Sorcier qui c'était battu pour ne pas s'effondrer publiquement laissa son masque d'homme fort se fendre et exploser au grand jour. La tristesse était tel un gouffre qui l'avalait tout entier. De rage il cria et tomba sur le corps d'Alec. Alec, si beau, si fort et si inerte…

Magnus c'était déjà imaginer le voir devenir plus mûr, âgé même et l'accompagner tout au long de sa vie de mortel… mais devoir être arraché de ses bras si vite, si tôt… C'était au-delà de tout ce que Magnus n'avait jamais éprouvé. La perte de Georges n'était rien en comparaison à cette douleur qui le privait d'avenir, d'amour et d'Alec.

Jace tétanisé regardait son parabatai, son frère mort. Sa rune le brûlait, son corps était comme engourdit, et regarder Magnus le cajoler et l'embrasser en répétant son nom, le glaçait encore plus.

Isabelle, de douleur, de colère et de rage tuait avec une énergie désespérée. Les sudistes fuyaient en voyant cette brune aux cheveux flottant dans le vent. Elle entassait autour d'elle une pile de cadavre et réclamait encore plus de sang ! Elle venait de perdre Alec : son frère ! C'était comme si on lui arrachait un bras ! Les autres devraient payer fort ce tribu !

Magnus penchait sur Alec, ses bras passés autour de lui, refusait de le lâcher. Il se moquait bien qu'on le tue ainsi. Que valait une vie en sachant ce qu'il venait de perdre ? Au diable son immortalité si Alexander Lightwood ne partageait pas avec lui le chemin des années ! Magnus le savait, il avait rencontré l'amour de sa vie, le seul, l'unique. Plus jamais il ne pourrait prétendre à un tel bonheur. Tout s'évanouissait dans ses bras et la cruauté du monde lui éclairait en plein visage.

— Alexander, gémit-il en l'embrassant sur les lèvres. Je t'aime.


A très vite pour la suite...

PS: ma fiction n'est pas une death-fict ;-)