Demandez-le à genoux

Pairing : FG/HP

** Demande de Walala35 et Mama-Millie **

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

Courir. Il fallait qu'il continue à courir, ne pas ralentir, ne pas flancher. Ne surtout pas se retourner où il perdrait sa précieuse avance.

Il savait qu'il se leurrait quelle avance ? Il avait un putain de loup garou sur les talons, un soir de pleine lune. Il n'avait aucune réelle avance. Le loup le chassait comme une vulgaire proie.

Harry trébucha sur un morceau de bois et décida de changer de direction. Il savait que la cabane de Hagrid était encore loin et qu'il s'était enfoncé beaucoup trop loin dans la forêt interdite. Il n'aurait jamais le temps de revenir. Ou du moins le loup ne le laisserait pas atteindre l'orée de la forêt. Mais le voulait-il vraiment ? Après tout c'est lui qui voulait fuir Poudlard à la base.

Harry reprit sa course de plus belle en entendant un jappement animal tout près, beaucoup trop près.

Pourquoi c'était toujours lui qui se retrouvait dans des situations mortelles. Il n'avait rien fait, il n'avait rien demandé à personne mais tout le monde attendait de lui qu'il tue un foutu mage noir drogué à la magie noire et possédant un panel de sorts dont il ne mesurait même pas l'étendue tellement elle était grande.

Quelque chose s'était brisé en lui quand Sirius avait été tué. Il avait bien vu que ce n'était pas le sort de Bellatrix qui avait poussé son parrain à travers le voile mais bien celui de Fol-Œil. Sirius devenait trop gênant pour l'Ordre, il posait trop de question et essayait d'éloigner Harry de Dumbledore.

L'arme létale de la Lumière. Voilà ce qu'il était, un putain de missile à tête chercheuse verrouillée sur Lord Voldemort.

Mais Harry ne voulait pas mourir. Harry voulait vivre. Peu lui importait le sort du monde magique. De toute façon apprendre qu'il était un sorcier n'avait pas changé grand-chose pour lui. D'un foyer où il était maltraité et considéré comme un elfe de maison, il était passé à un monde plein de magie, certes, mais un monde où on le gardait dans l'ignorance, où il n'était pas en sécurité et où on attendait qu'une chose de lui : Qu'il tue un homme cent fois plus puissant que lui et pourquoi pas qu'il meurt à son tour, histoire de pouvoir un peu mieux lui spolier son héritage et sa fortune.

Las, Harry s'arrêta en pleine course et se tourna face à son poursuivant.

Le loup se stoppa dans un dérapage à peine contrôlé et hurla à la lune.

Harry ne put retenir un frisson. La bête était magnifique. Pas comme Remus. Non, il avait devant lui un énorme loup noir aux muscles puissants et aux dents acérées. Pas un hybride ressemblant à peine à loup, mais bien un loup énorme et dégageant une aura de puissance et de danger.

Harry posa un genou à terre et baissa les yeux en signe de soumission. Il y avait une chance sur deux pour que l'énorme loup le dévore et le mette en charpie. Il tentait ici le tout pour le tout.

L'énorme loup s'approcha du jeune homme et renifla son cou avant de gronder, arrachant un frisson de peur au gryffondor.

Le loup se coucha au sol et se transforma en quelques secondes, laissant la place à… Fenrir Greyback.

Harry écarquilla les yeux avant de les baisser à nouveaux. Comment Greyback pouvait se transformer à sa guise pendant la pleine lune ?

— Je ne veux plus, dit Harry d'une petite voix pour ne pas donner l'impression au loup qu'il le provoquait.

— Tu ne veux plus quoi, Potter ? Gronda la voix rauque de l'homme.

— Je ne veux plus me battre. Je ne l'ai jamais voulu. Je ne veux pas mourir pour des sorciers ingrats qui, un jour me glorifient et le lendemain me crachent dessus.

Un silence pesant s'étira pendant un temps interminable pour le plus jeune.

— Tu veux rejoindre le Lord ? Tenta Fenrir pour être sûr de comprendre le jeune éphèbe à ses pieds. Regarde-moi quand je te parle.

Harry releva la tête pour la première fois et pu observer l'homme face à lui. Fenrir Greyback n'était pas comme il se l'était imaginé. Il était grand, musclé, puissamment musclé, ses longs cheveux bruns tombaient sur ses épaules et ses yeux presque noirs semblaient le sonder. C'était un homme puissant et viril. Une grande cicatrice partait du coin de son œil gauche pour traverser sa joue et s'arrêter au coin de la bouche. Loin de le rendre horrible, cela lui donnait du cachet. Il dégageait une odeur de sang et de sueur qui titillait Harry.

N'ignorant pas la tempête que causaient ses phéromones chez le jeune homme, Fenrir laissa un sourire amusé étirer le coin de ses lèvres.

— J'attends une réponse, mon petit loup, susurra Fenrir de plus en plus excité. La pleine lune lui ravageait les sens et le jeune homme devant lui finissait de le mettre au supplice.

— J-J-je ne veux plus me battre, gémit Harry, conscient de bégayer. L'odeur du loup le mettait au supplice.

— Ma protection a un prix, mon petit loup, gémit presque Fenrir.

Harry écarquilla les yeux avant de secouer la tête pour se reprendre mais en vain, le loup lui retournait les sens. Il ne savait pas si ça venait de la pleine lune ou d'autre chose, mais il n'avait pas très envie de lutter contre.

— Demande-le à genoux ! Lâcha Fenrir avec un regard rempli d'envie.

Harry ouvrit la bouche pour parler avant de la refermer. Merde ! Ce foutu loup ne perdait pas le nord.

— Qu'est-ce qui me prouve que tu ne vas pas me livrer à Voldemort ou me tuer après que j'ai rempli ma part du contrat ? Demanda Harry d'un air déterminé.

Fenrir ricana, amusé par le petit lion impétueux devant lui.

— Rien en dehors de ma parole d'honneur, avoua-t-il. Mais tu n'as que ça. Je peux te tuer, où juste laisser l'Ordre du Phénix te remettre la main dessus. J'ai l'impression que la dernière proposition est celle qui te pose le plus de problème et je suis curieux de savoir pourquoi.

Harry frissonna d'appréhension en entendant au loin les cris des membres de l'Ordre et les échanges de sorts. Il avait bien entendu l'alarme se déclencher quand il avait essayé de fuir Poudlard. Les membres du staff de l'école était, apparemment en train de se battre avec des mangemorts. Comment ces derniers avaient pu arriver aussi vite, ça c'était un mystère. À moins que Snape ne soit pas aussi fidèle au vieux fou que tout le monde le pensait.

Harry se mordit la lèvre inférieure, en pleine réflexion. L'idée de se soumettre ainsi au loup n'était, étrangement, pas pour lui déplaire. Et il ne pouvait pas se permettre d'être récupéré par l'Ordre alors même qu'il cherchait à les fuir et à quitter Poudlard quelques minutes plutôt.

Semblant avoir prit une décision, le jeune homme s'approcha du loup et planta ses yeux dans ceux de Fenrir. Il glissa ses mains le long du torse nu du loup et déboutonna le jean de ce dernier, se demandant comment il faisait pour garder son jean quand il passait d'un état à l'autre. Il pouffa en se disant que ce n'était vraiment pas le moment de se poser ce genre de question.

— Qu'est-ce qui te fais rire, mon petit loup ? Demanda Fenrir en posant ses mains sur les hanches du plus jeune pour le plaquer contre lui et glisser son nez dans le cou gracile et à l'odeur aphrodisiaque, qui se trouvait devant lui.

— Comment tu peux encore avoir ton jean alors que tu étais en loup ? Et comment peux-tu passer d'un état à l'autre alors que c'est la pleine lune ? Demanda Harry en laissant tomber le jean du loup à ses pieds.

— Je ne suis pas un vulgaire hybride comme ton lupin qui n'accepte pas son loup, pesta Fenrir avant de grogner en sentant sa virilité tendue être prise en main.

Il inspira profondément l'odeur enivrante du plus jeune et lui mordit le cou avec impatience mais une certaine douceur qui surprit Harry.

Ce dernier déposa un chemin de baiser humide le long du torse musclé à l'odeur musquée jusqu'à arriver au nombril du loup.

Fenrir grogna de plus belle en sentant la langue du plus jeune mimer l'acte dans son nombril. Merlin, il n'allait jamais pouvoir se retenir de prendre le morveux à même le sol, s'il continuait ainsi. La patiente n'était pas une de ses qualités les soirs de pleine lune.

Fenrir ne put retenir un gémissement rauque quand il sentit son gland être suscoté avec talent par une bouche indécente et chaude.

Il glissa ses doigts sales dans les cheveux en bataille du gryffondor pour le rapprocher encore de lui.

Harry gémit en sentant la pression et, comprenant le message, engloutit la verge du loup plus profondément dans sa gorge avant d'augmenter le rythme.

Le gryffondor ouvrit les yeux sans stopper sa tâche et sourit en voyant le loup, la tête rejetée en arrière, les yeux fermés et des tics nerveux faisant trembler les muscles de son torse puissant.

Encouragé par cette vision, Harry se recula un brin et ne garda que le gland du loup dans sa bouche, lui arrachant un grognement de frustration, vite remplacé par un gémissement long quand il resserra ses lèvres avant d'aspirer et de glisser sa langue dans la petite fente.

— Merde ! Grogna Fenrir en sentant une vague de chaleur monter en lui et exploser dans ses reins. Il se retint de pilonner purement et simplement la bouche du plus jeune et se mordit la langue pour ne pas crier son plaisir. Le petit morveux était trop doué pour son bien, pensa Fenrir.

Harry ricana en entendant le loup jurer, envoyant une nuée de frissons le long du corps de Fenrir à partir de son membre.

Ne tenant plus, Fenrir attrapa les cheveux du petit brun avec ses deux mains et commença à pilonner purement et simplement la bouche tentatrice et douée du gryffondor, en faisant attention malgré tout à ne pas le blesser. Ce n'était pas le moment de froisser le plus jeune, s'il voulait profiter encore de cette langue.

Harry se plia au rythme du loup en se tenant à ses hanches.

Quelques allers-retours de plus suffirent pour que le loup explose en de longs jets puissants dans la bouche du plus jeune qui s'empressa d'avaler en faisant une grimace.

Le loup rigola en voyant le plus jeune grimacer.

— Je n'ai pas eu le temps de t'éloigner, s'excusa le loup tout en se marrant.

Harry leva les yeux au ciel devant le comportement du loup et accepta avec reconnaissance le sort de nettoyage et la main tendue.

— Viens, petit loup, dit Fenrir en enfermant le plus jeune dans ses bras puissants. Allons plaider ta cause auprès du Lord.

Harry frissonna d'appréhension et grimaça quand il sentit les premiers signes d'un transplanage d'escorte.