Hey ! Désolé pour cette longue attente et merci beaucoup pour vos reviews ! Voici un nouveau chapitre toujours aussi léger malheureusement mais je vais y arriver ! De plus, je suis également sur fiction press ! Voilà voilà, rien de posté pour le moment de ce côté mais plein d'idées ! J'espère que vous m'y lirez également ! Bonne lecture !
Chapitre 3
Jour 21 - La Cause
Shizuo avait ce jour-là son deuxième rendez-vous avec le professeur Lauren. La bouille du médecin parut cette fois-ci moins dérangeante, bien qu'il était de nouveau très bas dans son estime. Durant les jours qui avaient suivi sa première séance, Shizuo avait eu largement le temps de se persuader que tout ceci était parfaitement inutile et qu'il faudrait au docteur bien plus que de la persuasion pour le convaincre de parler de nouveau.
Le psychologue lui fit un sourire et le laissa entrer avec un air détendu et assez joyeux. Peut-être savait-il qu'il se ferait un peu d'argent sur le dos du blond ? Rien que d'imaginer que son patron payait une partie de ses soins, le récent barman en bouillonnait.
- Puis-je avoir la liste ?
- Pardon ?
Shizuo avait rejoint son siège sans vraiment s'en rendre compte et le médecin était assis en face de lui, ses mains osseuses croisés devant ses lèvres. Son regard pâle fixait le blond tant que ce dernier ne le regardait pas pour se détourner aussitôt et fixer un point derrière lui.
- Je vous avais demandé de faire une liste. Une liste de toutes les fois où vous n'avez pas contrôlé votre colère. Donnez-la moi.
Shizuo passa sa main dans la poche de sa veste pour en sortir le petit papier plié en quatre. Il le fit glisser sur le bureau et le docteur l'ouvrit pour l'examiner. Lentement, le barman vit les sourcils presqu'inexistants se soulever lentement. Un sourire se dessina sous la petite moustache.
- Bien. Nous allons pouvoir avancer.
Jour 35 - Pris au piège
Shizuo se retenait de faire les cent pas. Cela pourrait rendre nerveux les deux hommes habillés en noir et qui attendaient, de chaque côté de la porte où était rentré son nouveau client. En effet, Shizuo avait repris du service : Il était de nouveau garde du corps. Pour un client très particulier.
La porte s'ouvrit et Izaya en sortit, dans toute sa grâce agaçante et piquante. Le blond put voir le coin des lèvres des deux gardes s'abaisser un peu d'agacement. Oui, Shizuo compatissait. Lui aussi ça lui tapait sur les nerfs. Tout chez Izaya provoquait et brûlait les nerfs. La façon qu'il avait de se déplacer comme si tout était chez lui, comme si le sol était trop sale pour qu'il s'y arrête vraiment. Son sourire qui jugeait quiconque le voyait avec une méchanceté à peine dissimuler. Des lèvres qui ne savaient que mentir.
Il vint vers Shizuo avec un air princier, sans prendre garde aux regards assassins des personnes derrière lui, mettant au supplice le blond qui était actuellement son garde du corps. Comment avait-il fini dans une situation pareille ?
C'était forcément de sa faute, songeait le pauvre barman en suivant son ennemi à l'extérieur. Tout avait été manigancé par cette sale puce. Et Shizuo était pris au piège, une nouvelle fois. Pour un moment, il serait le garde du corps de Izaya. Pourquoi n'avait-il pas refusé ? Les raisons étaient bien trop nombreuses à son goût.
- Alors Shizu-chan ? Pas trop dur ?
- Crève.
Izaya soupira et une volute blanche dansa devant son visage alors qu'il souriait.
- C'est toujours pareil avec toi. Ne peut-on pas parler ? Pas forcément comme des amis mais juste comme des gens polis qui se parlent.
Il avait pris la voix du "je parle avec un attardé, comprend-t-il ?" et le coin gauche des lèvres de Shizuo tiqua d'agacement. Il referma sa main en un poing.
- Laisse-moi te frapper.
Le rire d'Izaya sonna dans la rue qu'ils empruntaient pour rejoindre la voiture qui les attendait, donnant un furieuse envie aux dents de Shizuo de grincer. Pourquoi faisait-il ça déjà ? Et alors que son cerveau effaçait toutes les bonnes raisons qu'il avait de ne pas tuer l'agaçant jeune homme, un bruit se fit entendre derrière eux.
Si le blond ne le connaissait pas si bien, il aurait juré que l'informateur était secoué d'un frisson de peur. Mais c'était probablement le froid. Shizuo jeta un coup d'oeil derrière lui tout en se plaçant entre son client et l'éventuelle menace. Si quelqu'un essayait de tuer Izaya, ne pouvait-il pas attendre qu'il ait fini son service ? Shizuo aiderait même ! "Tiens, toi tu le tiens, et moi je le tue !" Il aurait même proposé un pacte, une entente : je garde la tête, tu prends le reste !
Cela donnait une idée de l'état d'esprit dans lequel était Shizuo pour son premier jour au service d'Izaya.
Et ça ne s'améliorerait pas de si tôt.
La cigarette à la main, Shizuo pensait. Ses lunettes cachant son regard le rendaient imprévisibles et les gens passant dans la rue accéléraient le pas incertains de ne pas être fixés par le monstre. Pourtant Shizuo ne regardait rien en particulier, sinon sa main lorsqu'elle ne tenait pas la cigarette contre ses lèvres.
"Je remarque que toutes les fois où vous avez perdu patience sont en lien direct avec ce Izaya. Je suppose qu'il est également la puce mentionnée au point 3 ?"
"Ce serait bien que vous régliez le problème avec ce Izaya. Et il n'y aura plus aucun souci."
Ces phrases qui avaient clôturé la séance avec le docteur Lauren lui revenait sans cesse. "Régler le problème". Cela faisait des années que Shizuo s'y essayait, en vain. La puce parvenait toujours à lui échapper. Mais au moins le psychologue ne racontait pas que de la merde : Izaya mort, Shizuo irait beaucoup mieux.
"Il est temps de payer ta dette, Shizu-chan. C'est ta chance."
Il crispa sa main sur un cou imaginaire. Et comme si Izaya l'avait senti, le téléphone de Shizuo vibra annonçant un message. "Demain, huit heures chez moi. Shizu-chan , tu me manques."
Heureusement que la détermination du blond était dure comme la pierre, sinon il n'aurait actuellement plus de téléphone. Pourquoi laissait-il cette abominable créature le mener par le bout du nez ? Probablement parce qu'il espérait que ce serait la dernière fois. Avoir une dette avec l'informateur n'était pas une bonne idée. Pas bonne du tout.
Jour 36 - Les Farceurs
Frustré, il soupira. Il s'étira. Il aurait le temps plus tard. Ce travail ne durerait pas si longtemps que ça. Qu'étaient quatre stupides mois dans une vie ? Rien du tout. Et puis être garde du corps, c'était ce qu'il savait faire de mieux.
A sept heures et demi, il quitta son appartement pour se rendre chez Izaya. Il devait faire partie des très rares personnes à savoir où vivait le brun mais jamais il n'avait eu le courage ou véritablement l'envie de s'y rendre pour le tuer. Tuer quelqu'un dans son sommeil ne lui ressemblait pas.
Lorsqu'il arriva devant la porte, pourtant, tous ses sens se réveillèrent. La porte baillait légèrement. Le verrou avait été brisé. Il attrapa la porte et la décrocha de ses gonds sans difficulté et avança, gardant l'objet entre lui et le reste mais tout en surveillant et en écoutant. L'intérieur avait été retourné.
Le blond tremblait devant tant de violence. Une violence qui parlait à la sienne. Qui avait fait ça ? Il renifla l'air. Pas d'odeur métallique, pas d'odeur de la puce non plus. Au moins n'était-il pas mort ici. Un enlèvement ? Il trouva une lampe à pied sur le sol et la troqua contre la porte qu'il laissa tomber sur le sol sans ménagement. Il continua son investigation. Le bureau d'Izaya n'avait pas été touché. Le message était simple : On vient juste tout détruire.
A ceci près que sur le meuble où se trouvait auparavant la télé, il y avait une bougie. Elle était presqu'entièrement consumée. Il souffla la flamme.
A présent, où se trouvait son client ? Izaya s'était-il frotté à plus fort que lui pour une fois ? Shizuo reconnaissait la bougie. Elle était utilisée par un groupe que l'on appelait les Farceurs. Ils n'étaient pas dangereux sinon qu'ils voulaient faire leur trafic tranquille. Si l'on s'intéressait à eux, ils s'empressaient de tuer. Ils ne faisaient que rarement de prisonniers. Et généralement ne ressentaient pas le besoin de tout détruire.
Une sonnerie de téléphone le fit sursauter. C'était le sien.
"La puce" indiquait l'écran.
Shizuo soupira en posant la lampe sur son épaule tout en marchant vers la sortie, appuyant sur "décrocher".
- Shizu-chan ~ Comment vas-tu ?
- Où es-tu ?
- J'en déduis que tu vas bien, je me sens soulagé... Je ne peux pas te dire directement où je suis, nous sommes probablement sur écoute, mon chéri. J'ai cherché un endroit pour me soigner mais que faire, mon médecin n'a pas toute sa tête !
Et il raccrocha. Shizuo sortit de l'appartement et songea qu'il faudrait peut-être remettre la porte à sa place. Il haussa les épaules avec un petit sourire et se détourna pour prendre le chemin de la maison que Shinra partageait avec Celty, la lampe toujours à la main.
Voilà j'espère que ça vous a plu !
