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Disclaimer : Je ne tire profit, en aucune façon, de cette histoire. Les personnages de Marvel appartiennent à leurs propriétaires respectifs. Je ne retire rien de l'histoire qui suit et tous les droits de création des personnages leur appartiennent.
Rating : T (par précaution)
Genre : Drama / Tragedy / Angst / Adventure
Personnages : La plupart des personnages principaux vus dans : Iron Man 1, 2, 3 ; Captain America 1, 2 et 3 ; Hulk ; Thor 1 et 2 + 1 OC : Elena McGregor.
Situation temporelle : 2 ans après la décongélation de Steve, mais avant Captain America First Avenger.
Changements de situation : Beaucoup, tout au long de l'histoire.
Autres : Mon Bucky peut sembler OOC. En réalité, je me suis basé sur la scène post-production de Captain America - Civil War pour son caractère, quand il se trouve au Wakanda avec Steve, dans l'infirmerie. Un mec posé, réfléchi, qui sait ce qu'il veut et ne veut pas. Malgré cela, il reste instable et fragile.
Dates d'écriture : 09/08/2017 – 02/01/2018
Beta lecture : chaps 1 à 11, personne. Zukka666 à partir du chapitre 12.
Parution : Chaque dimanche à partir du 27/08/2017 (peut arriver dans la nuit de dimanche à lundi, jusqu'à 3h du mat')
Nombre de chapitres écrits : pour ce tome : 18 + prologue + épilogue

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Voilà une heure plus acceptable que 23h30 pour poster un chapitre...

Sinon, encore une précision : L'histoire de ceux qui sont nés dans l'entre-deux guerres et qui sont toujours en vie au moment de l'histoire, il ne faut pas vraiment y faire attention. J'ai juste proposé cela pour donner un peu plus de profondeur aux personnages, mais, en réalité, il faut juste retenir qu'ils sont vieux, qu'ils ont les sens (toucher, vue, ouïe, odorat, goût) plus développés et qu'ils guérissent plus vite. C'est tout. J'ai pondu un looong paragraphe dessus simplement pour vous donner une explication qui tient la route... Bon, ok, il y a aussi une raison par rapport à Bucky, mais même si ce n'est pas une révélation (pas de pouvoir ou de Mary-Sue-special-stuff ), je préfère en parler dans le chapitre approprié... le 13 ? ou 14, je verrai.

Certains mots sont en italique pour souligner leur importance. Lorsque ce sont des phrases qui ressemblent à des dialogues (ne serait-ce que "Ben voyons!") alors c'est la "conscience" d'Elena qui lui parle.

IMPORTANT : En dessous des jours/heures/lieux, j'ai mis le nombre de jours depuis la rencontre de Buck et Elena. Pour l'instant ce n'est pas très utile. Certes. Mais quand on en sera à cent ou deux cent jours, vous serez contents de savoir où on en est (Ju', ça te rappelle quelque chose ;-) ?)

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Ma-Ju'-que-j'aime (fais gaffe, je deviens possessive !), VIP, merci pour les reviews !

Réponses à ceux qui n'ont pas de compte :

* VIP :
- Ah ah non, pour le moment elle n'est pas Mary-Sue, et je n'ai pas vraiment d'inquiétude là-dessus, elle ne le deviendra pas ! J'ai bien plus peur que tu trouves mon Buck OOC... C'est vrai que Fury l'est, mais il ne le sera plus, je peux te l'assurer, même si on ne va pas le revoir avant le chapitre 10 (au moins).
- Pour être honnête, c'est assez difficile de mêler Steve aux "Immortels" parce qu'il n'est pas vieux dans sa tête. Il avait la trentaine lorsqu'il a été congelé et il a toujours la trentaine au moment de l'histoire, parce que ça ne fait que trois ans qu'il a été décongelé (je ne devrais pas te dire ça tu vas me lyncher...). J'avoue que c'est une erreur de ma part car je viens seulement d'y penser, mais il est toujours Steve, posé, sincère, patriote et tout le tintouin, ce qui lui permet d'effacer le fossé des soixante dix ans d'expérience des autres, on va dire, hein ? *va se cacher*.
- La compartimentation, on y reviendra plus tard, promis et enfin, Dieu merci, tu aimes la discussion avec Barnes.

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Notes pour le chapitre (que je pense définitivement faire ici tant que ça ne révèle rien de l'intrigue, c'est mieux pour vous d'avoir les infos au moment où vous lisez que soit attendre la fin du chapitre, soit aller lire à chaque fois et ne pas pouvoir vous empêcher de jeter un œil aux dernières phrases dudit chapitre et vous gâcher le suspens ^^).

(1) Faire le poing dans sa poche (expression suisse) : "Ravaler sa colère ; endurer, supporter un affront sans répliquer ; faire un effort pour ne pas s'emporter, pour ne pas laisser libre cours à son indignation." (je vous mettrait bien le site source, mais la politique antispam de ff va l'enlever alors...)

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Bonne lecture !

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CHAPITRE 3

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28 JANVIER 2015 – 20h20 – APPARTEMENT DE MACKENZIE MCGREGOR

(Jour de la rencontre)

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Une fois chez elle, Mac ne prend pas le risque de faire quoi que ce soit de suspect. L'organisation a dû profiter de sa discussion avec Barnes pour poser des micros et des caméras partout. Elle espère, pour sa pudeur, qu'ils n'en ont pas mis dans la salle de bain, et se déshabille, avant de prendre un bain qu'elle estime mérité. Une fois immergée jusqu'aux épaules, elle soupire de bien-être et se permet de repenser à sa rencontre avec James Buchanan Barnes.

Elle s'était demandé comment elle allait pouvoir le trouver. Une bonne chose de faite.

"Enfin, bonne, ça reste à voir..."

Elle se laisse envahir par le souvenir en essayant de ne pas se laisser dominer par les émotions.

Il y a d'abord eu la stupeur. Ensuite, elle doit s'avouer qu'elle a été impressionnée. Il a beau ne pas avoir la carrure de Steve, il reste une montagne de muscles. Par ailleurs, il y a eu un bruit étrange avec son bras gauche. Comme s'il avait une attelle ou quelque chose en métal... on verra, se dit-elle en haussant les épaules, provoquant quelques remous dans l'eau. Il y a eu aussi son souffle chaud, plus chaud que la moyenne, surtout vu la température au-dehors. Encore une caractéristique commune à Tania, Natasha, elle et les autres, ce qui prouve qu'on lui a bien inoculé un sérum - leur température corporelle normale se situe aux alentours de trente-huit degrés deux. Et puis sa voix était grave, se rappelle-t-elle.

"Attention !" s'exclame son cerveau, mais elle ne comprend pas pourquoi son inconscient a soudain allumé une lumière "danger". Haussant de nouveau les épaules, elle suppose qu'elle ne fait plus assez attention à son environnement. Elle ne dois rien révéler de qui elle est.

Fermant les yeux, elle pensa à Tania. La colère l'envahit, ainsi que le chagrin. Mais pas aussi fort que ce qu'elle a supposé. Elle n'arrive pas à faire correspondre l'homme sur la vidéo avec celui à qui elle a parlé. Sur l'enregistrement, c'était une machine à tuer lancée à pleine vitesse sur sa proie. Là, il avait été intimidant, certes, mais pas... dangereux. En tout cas, soit il l'avait bien caché, soit il n'était pas en "mode tueur". Elle se posa la question d'un conditionnement supplémentaire qui permettrait à Hydra de le contrôler complètement dans certains cas.

Soupirant, elle sort de son bain en résistant à la tentation de se jeter sur son peignoir au cas où elle est surveillée. Elle le sait, ce n'est pas la première fois, et sûrement pas la dernière.

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29 JANVIER 2015 AU 4 FÉVRIER 2015 – LONDRES

(Jour de la rencontre +1)

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Le lendemain, elle sait que Barnes l'a suivi toute la journée.

Une vague de froid s'abat sur la capitale. Elle ne traîne pas lorsqu'elle rentre du travail. La température passe difficilement au-dessus de zéro dans la journée, alors la nuit...

Après avoir réfléchi, elle suppose que le soldat la surveille également la nuit.

Presque une semaine plus tard, en rentrant plus tôt du du boulot, elle a l'impression qu'il se déplace plus lentement que d'habitude. Le froid, suppose-t-elle. Et puis elle a une idée, qu'elle envoie métaphoriquement balader très loin.

"Hors de question ! Nan mais ça va pas la tête ? Et puis quoi encore !"

"Ok, ok..."

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4 FÉVRIER 2015 – 19h30 – APPARTEMENT DE MACKENZIE MCGREGOR

(Jour de la rencontre +6)

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Elle rentre, profite d'être revenue plus tôt pour se changer et aller courir deux heures, compartimente ses émotions. Réfléchit à son idée, parce qu'elle revient dès qu'elle ne pense plus à quelque chose de précis.

Elle déteste le sérum, parfois. Elle était attentive aux autres avant ça. Elle l'a été mille fois plus après. Le genre de personnes qui s'arrête quand un inconnu pleure tout seul dans la rue pour lui demander si elle peut faire quelque chose. Et Barnes, peu importe la rancœur qu'elle lui porte, est probablement quelqu'un qui a besoin d'aide. Et si elle ne le fait pas parce qu'elle en a envie, alors elle le fera pour Steve.

Après force de soupirs et de grognements, elle finit par céder. Et rentre, parce qu'il fait vraiment froid, et même les vêtements Stark sous son jogging ne la protègent plus assez.

Une fois à l'intérieur, elle prépare une cafetière, la met en route, prend une douche rapide. Une fois de retour dans sa chambre, s'habille et ouvre la fenêtre, qui donne sur une petite rue. En face, un pignon de maison sans fenêtre, juste un vieil escalier extérieur. Elle ne sait pas trop s'il est là. Elle regarde vers le haut et voit sa silhouette. D'un geste du bras, elle lui fait signe de descendre. Il ne bouge pas.

« Approchez-vous... » soupire-t-elle à mi-voix sans trop savoir s'il l'entend. Mais il se redresse et glisse dans les escaliers, silencieux comme un fantôme. Conséquence du sérum : Ouïe plus développée que la moyenne. Peut être pratique, peut également être handicapant, analyse son cerveau. Il arrive en face d'elle.

« Vous n'avez rien de mieux à faire que me surveiller ? » demande-t-elle d'un ton neutre.

« Mission, » répond-il, laconique.

« Alors vous avez des mission pourries, » ricane-t-elle et elle voit une ombre passer dans le regard.

« Ce n'est pas moi qui décide. »

« Je suppose, » répond-elle en haussant les épaules.

Elle le regarde et se retient de ricaner. Ou de soupirer, elle ne sait pas. Il a l'air tellement... torturé. Il ne le montre pas, mais elle en a la forte impression. Peut-être est-ce juste le froid qui le fait se tendre, ceci dit...

Elle aurait pu le plaindre. Si Tania n'était pas rentré dans l'équation. Elle étouffe une fois de plus la colère qui rôde. Elle plisse les yeux, l'évaluant. Elle doit se le mettre dans la poche plus tôt que plus tard, si possible. Elle a discuté des heures durant avec Steve de qui il était et son caractère, ce qu'il aimait ou n'aimait pas, surtout ce qui le mettait instinctivement en confiance. Et c'est ce dernier point qu'elle doit exploiter. Des bribes de discussions avec Steve lui reviennent en tête :

Tu peux le repousser, mais pas l'exclure. Si tu fermes la porte, même une demi-seconde, il se sera enfui quand tu l'ouvriras de nouveau. Et tu ne le rattraperas pas. Tu dois profiter de la moindre ouverture, lui montrer que tu lui fais confiance, dès que tu peux...

Je n'ai jamais vu quelqu'un de plus loyal que lui. Quand... quand j'ai douté, il m'a poussé. Quand je n'ai pas suivi les ordres, il m'a suivi aveuglement. S'il n'était pas d'accord, il le disait, mais il venait tout de même, parce qu'il refusait de me laisser partir seul...

Oh, et même si tu as peur de lui, ne le lui montre pas. Ça l'a toujours profondément blessé. Et lorsqu'il est blessé, il se met en colère. Parce que personne, personne, ne doit voir qu'il a mal.

Elle retint un soupir.

Très bien, elle allait laisser la porte – la fenêtre, en l'occurrence – ouverte. Il ne lui faisait pas peur. Elle savait se battre, peu importe qu'il lui fasse penser à Captain America – en plus déglingué.

Elle se recule de trois pas. « Allez, rentrez, » marmonne-t-elle. Elle le voit froncer les sourcils. « Quoi ? Vous voulez que j'ouvre la baie vitrée ? Vous ne savez pas passer par une fenêtre ? » ricane-t-elle. Il secoue la tête mais ne bouge pas. « Vous n'allez pas passer la nuit dehors, c'est stupide. »

« La mission, » répète-t-il.

« Eh bien vous ressortirez plus tard si vous y tenez tant. Pour l'instant, j'ai fais du café. Venez en prendre un peu, » s'agace-t-elle, avant de respirer calmement. « Qu'est-ce qui vous gêne ? »

« Je n'ai pas l'ordre de... »

« Quel sont vos ordre ? » coupe-t-elle, perdant patience.

Il ne répond rien.

« Oh, je vous en prie ! Je veux faire partie... en faire partie ! Ne me faites pas croire que je peux vous menacer, je suis certaine que vous pouvez me coller une balle entre les deux yeux quand vous le souhaitez ! » soupire-t-elle.

Il la regarde encore quelques secondes.

« Vous surveiller et vous ramener après m'être assurée que vous ne communiquez avec personne, » lâche-t-il avec réticence.

« Une quelconque restriction sur vos interactions avec moi ? »

« Non... » Il hésite. « Je ne crois pas qu'ils pensaient que vous chercheriez à communiquer avec moi, » marmonne-t-il et elle laisse un sourire en coin s'afficher sur ses lèvres.

Ils se jaugent quelques secondes et elle comprend qu'elle n'était pas sensé le repérer.

« Je suis bien entraînée, » explique-t-elle. « Ce n'est pas plus mal, pour le job que je vise, non ? » ne peut-elle s'empêcher de railler.

« Moi aussi, » rétorque-t-il, a priori vexé qu'elle l'aie trouvé.

« Entrez, j'ai froid, » grince-t-elle soudain, les mots du soldat lui rappelant ce qu'il fait lorsqu'il passe en mode tueur à gage.

Mais il ne bouge pas.

« Entrer ne contredit pas vos ordre. Et je déteste me faire épier. Alors venez. Le café va finir par refroidir, » lâche-t-elle en se dirigeant vers la cuisine.

Elle est aux aguets. Enfin, elle entend l'homme atterrir avec une discrétion quasi parfaite. Si elle n'avait pas fait attention à ce bruit précis, elle ne l'aurait sans doute pas entendu. « Fermez la fenêtre ! » demande-t-elle à un volume normal – ouïe surdéveloppée. Elle l'entend s'exécuter. Pour ne pas le stresser, elle pose une tasse et une cuillère à côté de la cafetière, avec le sucre. Puis elle s'assoit sur la chaise la plus éloignée de l'entrée.

Il entre, regardant partout avec précaution. Il analyse la position des meubles, la situation des issues, les armes potentielles. Elle le regarde, l'analyse, un sourire aux lèvres. Rien ne parait et pourtant elle sent la tension dans ses épaules, elle distingue son pouls sur sa carotide, qui pulse – trop – rapidement. Puis il pose les yeux sur elle, qui lève un bras pour lui indiquer la cafetière, mais il se met en position d'attaque en la voyant bouger.

Elle ne rit plus. Elle ouvre la main, paume vers lui, et la laisse retomber tranquillement le long de son corps. Il se détend lentement, reprenant une position normale. Elle prend sa tasse, doucement, et prend une gorgée de liquide noir. Il fronce les sourcils, et, de nouveau, elle lève l'autre main. Cette fois, elle peut lui désigner sa tasse vide.

« Servez-vous. »

Elle veut lui dire qu'il a l'air congelé, mais il ne le montre pas – même s'il l'est, elle le sent – alors elle se tait. Il enlève ses gants, avant de se figer. Et elle essaie de ne pas se focaliser sur sa main gauche, mais c'est raté. Il laisse tomber son bras, dans le même bruit légèrement métallique que la veille. Elle comprend alors que tout son bras gauche a dû être remplacé à un moment ou à un autre. Il attend, dans une immobilité totale et tout sauf naturelle. Elle se demande pourquoi il a enlevé son gant. C'est tout sauf professionnel de sa part. Peut-être est-ce un test. Mais il a l'air trop mal à l'aise pour que ce soit le cas. Sauf si son employeur le lui a demandé, auquel cas il n'aura pas pu refuser.

« Toujours mieux que de n'en avoir qu'un, je suppose... » lâche-t-elle en détournant le regard, buvant une autre gorgée.

Il finit par bouger, se servir en café – noir – et repose la verseuse. Il se recule jusqu'à s'appuyer contre le chambranle de la porte, et regarde le liquide un long moment.

« C'est moins bon lorsque c'est froid, » finit-elle par souffler.

Il la regarde avant d'amener la tasse à sa bouche et de prendre prudemment une gorgée.

McGregor : 1 – Barnes : 0

Le silence s'installe. Puis elle se lève pour se resservir, avant de montrer la verseuse à l'agent secret. Il tend le bras. Elle remplit la tasse et il la remercie d'un hochement de tête. Elle dépose la verseuse vide dans le lave-vaisselle et récupère sa tasse, avant de se diriger vers la partie salon et la baie vitrée. C'est vraiment tout petit, et il y a plus de place sur le rebord de sa fenêtre à Washington que sur cette chose appelée balcon, mais elle aurait bien aimé qu'il fasse moins froid pour qu'elle puisse ouvrir et respirer l'air au dehors. Elle se sent oppressée avec l'homme dans la pièce.

La brune boit son café en quatre gorgées. Elle se retourne et le découvre la regardant. Elle s'empêche de lui faire une remarque et rince sa tasse avant de la poser à l'envers sur l'égouttoir. Puis elle sort de la pièce en marmonnant un « J'arrive ». Elle fouille dans l'armoire de sa chambre et revient, une couverture et un oreiller sous le bras. Elle les pose sur le canapé et se tourne vers lui, tout en tirant le lourd rideau bordeaux qui permet de séparer la cuisine du salon, pour lui laisser un minimum d'intimité.

« Vous restez où vous retournez vous peler dehors ? »

Il ne répond pas mais ne bouge pas non plus. Elle inspire pour ne pas s'énerver et lui désigne la couverture et l'oreiller.

« Vous aurez besoin d'autre chose ? »

« Non, » dit-il avant de poser la tasse dans l'évier à son tour. « Il est bon, » ajoute-t-il, et elle sent qu'il est gêné, en se tournant de nouveau vers elle, qui écarte la table basse pour qu'il ait un peu plus de place.

« Vous n'avez pas d'autre mission que me surveiller ? » questionne-t-elle d'une voix neutre.

« Vous voulez que je parte ? » demande-t-il, et quelque chose de dangereux brille au fond de ses yeux. Si tu fermes la porte... lui rappelle la voix de Steve dans sa tête comme un avertissement.

« Non. Bien sûr que non, » soupire-t-elle. « C'est simplement... » elle secoue la tête. « Laissez tomber. »

Elle veut sortir une nouvelle fois de la pièce mais il lui attrape le bras lorsqu'elle passe devant lui. Il la retourne et leurs visages sont à quelques centimètres l'un de l'autre.

« Vous apprendrez que je ne laisse jamais tomber, » gronde-t-il.

Deux choses se passent dans la tête de Mac. Deux pensées contradictoires s'écrasent violemment l'une contre l'autre.

La première, la plus puissante, veut juste utiliser son poids pour le faire basculer sous elle, le bloquer avec ses jambes et lui briser la nuque. Ou le faire suffoquer lentement. Elle veut voir la vie quitter le regard glacé en face d'elle.

Et la seconde a envie de lui hurler qu'il a oublié tout ce qu'il était, qu'il s'est laissé corrompre par Hydra et qu'il a laissé tombé. Qu'il a tout laissé tomber.

Les deux idées sont trop incompatibles alors elle cligne des yeux et les range loin au fond de son esprit.

« Je pensais simplement que vous allez vous ennuyer si la seule chose que vous avez à faire est me surveiller, » souffle-t-elle.

« Si vous connaissiez mes missions habituelles, vous ne diriez pas cela, » ricane-t-il alors que ses yeux se voilent.

"Il n'aime pas son job, mais il le fait tout de même. Pourquoi ?"

« Alors je retire ce que j'ai dit, » déclare-t-elle, et il la lâche.

Il se détourne et disparaît dans le salon. Elle en fait de même dans sa chambre. Elle se couche mais le sommeil met longtemps à venir. Très longtemps.

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5 AU 9 FÉVRIER 2015 – LONDRES

(Jour de la rencontre +7 à +11)

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Le lendemain, il fait encore nuit lorsque Mackenzie se lève.

La première chose à laquelle elle pense est que Barnes a dormi dans son canapé. Et une seconde pensée s'impose à elle. Elle n'en a pas profité pour le tuer. Elle ferme les yeux, enferme ses émotions et sort du lit. Elle se demande immédiatement où il se trouve mais se force à agir comme les autres jours. Elle passe par la salle de bain, s'habille et se rend dans la cuisine. Le salon est vide et une chaise est calée derrière la baie vitrée pour éviter au froid de trop s'infiltrer. Malgré tout, la température est glaciale dans la pièce.

La couverture et l'oreiller n'ont pas bougé.

La brune est soulagée d'être seule. Elle prend un café et part travailler.

Le soir, elle ne voit personne. Elle va se coucher, un peu frustrée. Comment va-t-elle l'apprivoiser s'il ne vient pas un peu de lui-m...

Une seconde idée lui vient.

"Non !"

"Si !"

"Non, merde ! Et puis quoi encore ?"

"Pas le choix..."

Le lendemain, elle passe voir son propriétaire, qui accepte sa demande pourvu qu'elle la finance. Elle hausse les épaules. Soixante dix livres, ce n'est pas grand choses. Elle a accès aux comptes du SHIELD, après tout.

Quelques jours plus tard, un menuisier passe, pendant qu'elle est au travail.

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9 FÉVRIER 2015 – 22h50 – APPARTEMENT DE MACKENZIE MCGREGOR

(Jour de la rencontre +11)

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Mac rentre, fourbue. Elle se déchausse avec un soupir de soulagement. Les chaussures de son boulot sont une torture. Presque dix centimètres de talon... d'accord, elle exagère. Il n'y en a que huit. Mais elle aurait juste voulu travailler en ballerine... en rangers, même...

Elle dépose son manteau et son sac, récupère le courrier et passe dans la cuisine. Elle prend le premier plat préparé qui lui passe sous la main, enlève l'opercule et le balance presque dans le micro-onde. Elle regarde les enveloppes le temps que la nourriture chauffe. Il y a une feuille volante de son propriétaire indiquant que l'aménagement qu'elle a demandé a été effectué, et lui réclame le paiement sous cinq jours. Elle relève soudain la tête et sourit à moitié en voyant la baie vitrée.

Elle mange sur le pouce, file prendre une douche et enfile un pyjama, ainsi qu'un gilet. Puis elle ouvre la fenêtre de sa chambre, comme quelques jours plus tôt. Elle scrute la nuit à la lumière des lampadaires, mais ne voit rien. Après avoir vérifié qu'il n'y avait personne dans la rue en dessous d'elle, elle s'assoie sur le rebord et se penche un peu, mais toujours rien.

« Je sais que vous êtes là. Venez, je vais faire du café ! » lâche-t-elle à un volume normal. Il n'y a pas de vent, alors elle sait qu'il l'entend. « Barnes... je vous laisse trente secondes, après je beugle votre nom jusqu'à ce que la moitié du quartier l'entende. »

Précisément vingt huit secondes après, elle le voit sortir de l'ombre et descendre les escaliers du mur d'en face. Elle se détourne le temps qu'il saute et referme la fenêtre derrière lui. Il est plus que tendu. Ils boivent en silence. Une fois que la vaisselle est à sa place – dans le lave-vaisselle – elle se tourne vers le brun.

« Tenez, » lâche-t-elle en lui tendant une petite clé.

Il s'approche et fronce les sourcils, mais ne la prend pas.

« J'ai fais poser une poignée avec serrure à la baie vitrée. Comme ça vous pourrez entrer et sortir à votre guise, et l'appartement ne se transformera pas en glacière avec la porte entrouverte la moitié de la nuit, » explique-t-elle.

Il jette un œil à la poignée et regarde de nouveau Mac. « Pourquoi ? » demande-t-il, et, à son regard fuyant, elle comprend qu'il est désarçonné.

« Parce que vous avez beau être résistant, il fait de plus en plus froid. Vous êtes là à me surveiller chaque nuit. Vous le ferez aussi bien depuis le salon que depuis le toit. Et si vous avez à rentrer pendant que je ne suis pas là, ça vous évitera de fracturer la porte d'entrée puisque c'est une de ces nouvelles serrures qu'on ne peut pas crocheter, » répond-elle d'une voix neutre.

Il ne dit rien, puis hoche vaguement la tête, et prend la clé. Elle se détourne, lui rapporte couette et oreiller, tire le rideau et lui souhaite bonne nuit, sans obtenir de réponse. Il est planté devant la baie vitrée, mais elle sait qu'il l'observe grâce au reflet de la vitre.

Sans rien ajouter, Mac part dans sa chambre. Elle ne s'endort que tard... ou tôt...

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Le lendemain, elle est de nouveau toute seule. Elle cale la couette et l'oreiller entre le canapé et le mur pour ne pas avoir à les chercher tous les soirs dans sa chambre.

Elle lutte contre l'envie de hurler et de frapper qui la prend dès qu'elle pense à Barnes.

Le soir, elle doit l'appeler de nouveau depuis sa chambre, mais il se montre en quelques secondes.

Le jour suivant, il est parti avant qu'elle se lève.

Mais le soir d'après, il l'attend sur le balcon, et il n'arrive pas à cacher qu'il a froid.

« Vous avez perdu la clé ? » s'étonne-t-elle.

« Vous êtes présente. Je ne vais pas m'inviter, » marmonne-t-il seulement, et elle doit avouer que sa politesse, bien que stupide, est une agréable surprise.

"Ce n'est pas un homme des cavernes non plus !" et elle a l'impression que sa conscience lève les yeux au ciel.

Elle lui fait toute une cafetière et l'abandonne, trop fatiguée pour lui tenir compagnie.

Les jours passent inexorablement.

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13 FÉVRIER 2015 – 7h30 – APPARTEMENT DE MACKENZIE MCGREGOR

(Jour de la rencontre +15)

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Contrairement aux autres matin, le rideau est toujours tiré, et elle ne voit pas le canapé, il est donc encore là. Mais plutôt que d'aller le voir, elle fait couler le café. Elle doit lui faire croire qu'elle lui fait confiance. Pour rentrer dans les bonnes grâces d'Hydra, d'une part, et pour l'amadouer, d'autre part.

« Je vais à la boulangerie, je reviens » lance-t-elle.

Un grognement lui répond. Elle ricane discrètement, hésitant à aller le voir, mais elle enfile rapidement des chaussures et se couvre, avant de sortir.

Six minutes plus tard, la brune rentre, s'ébroue pour faire tomber la neige de ses cheveux, pose son manteau, enlève ses bottes, et rentre dans la cuisine, où elle pose le sac de viennoiseries encore tièdes sur le plan de travail. Elle se rend compte que le rideau est ouvert, que l'oreiller et la couverture sont rangés à leur place, derrière le canapé. Et elle a une réaction absolument pas professionnelle. Elle écarquille les yeux, s'avance jusque sur le balcon, sans surprise, ne trouve personne. Elle rentre, referme la porte-fenêtre et lève les mains en l'air.

« Mais je suis allé acheter des croissants exprès, moi, » gémit-elle presque en fusillant le balcon du regard.

Elle soupire et s'approche du canapé. Prise d'une intuition, elle se saisit de l'oreiller et colle son visage dedans. Puis elle le repose avec un sourire. Il sent un mélange de shampooing et d'autre chose qu'elle n'identifie pas. Mais cela lui donne la confirmation qu'il a dormi dedans, contrairement à ce qu'il a voulu faire croire en les replaçant précisément là où Mac les avait posées. Ou au moins qu'il s'est couché. Elle va se verser une tasse de café et se sert de la table comme siège. Elle réfléchit à la suite de sa mission lorsque des coups sont frappés à une vitre. Elle bondit, avant de reconnaître la silhouette.

Elle se dirige vers la baie vitrée et l'ouvre.

« Vous ne voulez vraiment pas rentrer seul ? »

« Ce n'est pas convenable. »

« À quoi cela sert-il que je vous aie donné une clé ? » soupire-t-elle.

« Au cas où vous ne puissiez pas m'ouvrir ou que vous ne soyez pas présente. »

Elle hoche la tête et voit qu'il la regarde, interrogateur.

« Quoi ? » demande-t-elle.

« Puis-je entrer ? » lâche-t-il et il la regarde comme si elle aurait du comprendre.

Mac s'écarte en serrant les dents. Elle ne doit pas s'énerver. Elle se rend compte que c'est peut-être leur plus long échange. Il passe devant elle et s'arrête, avant de regarder les traces de chaussures non boueuses mais dégoulinante de neige fondue qu'il laisse sur son passage – sur la moquette, rase, Dieu merci.

« Ce n'est rien, ça séchera, » déclare-t-elle avant de passer devant lui pour se rendre à la cafetière. Elle lui sert une tasse de café noir qu'elle lui tend. Il la prend, hoche la tête – il ne sait faire que ça, pense-t-elle – et se place comme souvent contre le chambranle de la porte. Elle secoue la tête et tire une chaise, avant de sortir un croissant du sac et le poser sur la table, en face de la chaise.

Elle-même prend une viennoiserie et s'assoit à l'autre bout de la table – à la fois parce qu'elle ne doit pas empiéter dans son espace vital, et parce qu'elle n'est pas certaine de ne pas lui sauter dessus pour lui trancher la gorge – café dans une main, croissant dans l'autre.

Il vient s'asseoir et mange, mais reste tendu, nerveux, jetant des coups d'œil partout, chaque seconde ou presque. Elle veut lui dire de se calmer, mais cela ne servira à rien. Il n'y aura que le temps qui le fera avoir confiance en elle. Elle retient une grimace. Gagner la confiance de l'assassin de sa meilleure amie... ok, il faut qu'elle arrête de penser à ça, elle ne va réussir qu'à le tuer – ou se faire tuer.

Serrant les dents, elle se lève, pose sa tasse dans l'évier, alors que le soldat reprend une viennoiserie. Elle regarde sa montre et part dans sa chambre. Elle en ressort en uniforme de serveuse. Elle se retient de tirer sur sa jupe pour la faire redescendre un peu tellement elle est courte. Heureusement que son manteau descend jusqu'aux genoux... elle ressort de la pièce, attrape ledit manteau au passage et l'enfile tour en rentrant dans la cuisine. L'agent veut se lever, mais elle lève une main pour lui signifier de ne pas bouger.

« Finissez de manger, vous savez où je vais de toute façon. »

« S'il vous arrive... »

« Seigneur, ne vous en faites pas pour moi, » rigole-t-elle presque sincèrement – presque. « Je sais me défendre, » ajoute-t-elle, plus sérieuse. Puis elle se dirige vers la porte. « Vous avez la clé, ne vous gênez pas pour rentrer, même si je suis présente. Annoncez simplement votre présence, » lance-t-elle avant d'ouvrir la porte et de la refermer.

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La journée se passe sans encombre, si l'on omet que son patron a décidé qu'elle ne servira plus dans la grande salle mais dans les salles privées. Ce sont de petits salons où il se passe plus de choses illégales que légales. Elle a découvert que les cinquantenaires – ou plus – bourrés de pognons pensent qu'elle est là pour les divertir et passent leur temps à tenter de la tripoter. Ses patrons lui ayant bien fait comprendre que le moindre incident entraînerait un licenciement, elle fait le poing dans la poche qu'elle n'a pas (1) et travaille comme si de rien n'était, faisant passer ses dérobades pour des mouvements prévus. Elle qui avait pensé ne travailler qu'en soirée se retrouve à faire neuf heures par jour. Et dans ces conditions, c'est long, neuf heures. Huit heures à dix heures, puis douze à quinze et dix-huit trente à vingt deux trente. Et, forcément, elle ne rentre pas chez elle entre deux pauses, elle habite à vingt cinq minutes à pieds. Et non, elle ne prendra pas les transports en commun. Trop de monde, trop de promiscuité, probabilités de bombe trop importante, dommages collatéraux potentiels bien trop importants... Non, pas les transports en commun.

Le soir, elle est fatiguée et pas seulement physiquement. Elle rentre dans le hall et secoue la neige qui s'est agglutinée sur elle. Quatre étages plus haut, Barnes l'attend, appuyé contre la cloison.

"Il a juste l'air de n'importe qui."

Elle fait attention à lui pour la première fois et se rend compte qu'il est extrêmement mignon – pour celles et ceux qui aiment les mauvais garçon. Cette information l'agace immédiatement.

"Pourvu que je n'aie pas de voisine – ou de voisin – qui tente de le draguer, ce serait bien ma veine. Il me ferait remarquer en quelques jours..." rage-t-elle en silence.

« Pourquoi n'êtes-vous pas rentré ? » lâche-t-elle en guise de salutation.

« Parce que la journée je ne peux pas me balader sur les façades extérieurs, je suis repérable. »

Elle grogne intérieurement en se traitant d'idiote.

"Bien entendu !"

« Je n'y avais pas pensé. »

Il hoche la tête – encore.

Quatre jours passent encore, avec le même rituel. Il reste la nuit, mange le matin avec Mac, part en même temps qu'elle, lui par la baie vitrée, elle par la sortie normale.

Elle le repère, la suivant de loin durant un moment, puis, si les trottoirs deviennent trop fréquentés et qu'il risque de la perdre de vue, il grimpe à un escalier extérieur et saute de toit en toit, ombre parmi les ombres, masqué par la nuit et les lumières des lampadaires qui aveuglent les simples piétons. À chaque fois, durant quelques secondes, elle ne peut s'empêcher de l'envier. Elle veut se soustraire à ce bas monde, où personne ne sait rien et subit tout des autres, ceux qui planent discrètement, qui ont le pouvoir. Mais elle est parmi ceux d'en bas, et doit s'en contenter, pour le moment en tout cas. Et il y a fort à parier que lorsqu'elle n'en fera plus partie, elle regrettera le temps où elle n'avait pas à jouer les tueurs à gage. Un instant, elle déteste Fury, puis compartimente.

Le soir, il fait de même et l'attend derrière la baie vitrée – elle a beau insister, il refuse toujours de rentrer par lui-même si elle est à l'intérieur.

Ils boivent un dernier café en silence et elle part se coucher, le laissant dans le salon.

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Bon, je vais essayer de ne pas poser la question à chaque chapitre (ou au moins d'en varier les termes) mais qu'en pensez-vous ?

Ce chapitre était plus long, mais le prochain sera plus court. Navrée.

Vous savez quoi, c'est super galère pour moi de les faire évoluer l'un autour de l'autre avec autant de proximité alors qu'ils ne se connaissent pas, qu'il y a tant de rancœur du côté d'Elena et tant de méfiance du côté de James. Je sais, c'est moi qui écris, de quoi me plains-je ?

Mais c'est vraiment... vrai. L'histoire a sa vie propre, ceux qui écrivent savent de quoi de parle, je fais malheureusement partie ce ceux et celles qui ne savent pas vraiment penser un plan et s'y tenir (hein Ju' !). Bon, j'avais prévenu que ça n'allait pas être une fiction qui transcende, mais j'espère que ça vous va encore, pour le moment.

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Dans le prochain chapitre :

Période couverte : du 15 au 27 février :
- Ils ont une première (mais très timide) interaction spontanée et une suivante, à peine plus appuyée...
- Premières questions d'Elena à Buck.
- Elena vit un événement un peu traumatisant. Buck ne fait rien, mais... (haha, je ne vais pas tout vous dévoiler tout de même !)
- Le mois d'observation touche à sa fin. Pas sans un autre moment difficile pour Elena hin hin hin.

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Prochain chapitre : dimanche 17 septembre

À la semaine prochaine !