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Disclaimer : Je ne tire profit, en aucune façon, de cette histoire. Les personnages de Marvel appartiennent à leurs propriétaires respectifs. Je ne retire rien de l'histoire qui suit et tous les droits de création des personnages leur appartiennent.
Rating : T (par précaution)
Genre : Drama / Tragedy / Angst / Adventure
Personnages : La plupart des personnages principaux vus dans : Iron Man 1, 2, 3 ; Captain America 1, 2 et 3 ; Hulk ; Thor 1 et 2 + 1 OC : Elena McGregor.
Situation temporelle : 2 ans après la décongélation de Steve, mais avant Captain America First Avenger.
Changements de situation : Beaucoup, tout au long de l'histoire.
Autres : Mon Bucky peut sembler OOC. En réalité, je me suis basé sur la scène post-production de Captain America - Civil War pour son caractère, quand il se trouve au Wakanda avec Steve, dans l'infirmerie. Un mec posé, réfléchi, qui sait ce qu'il veut et ne veut pas. Malgré cela, il reste instable et fragile.
Dates d'écriture : 09/08/2017 – 02/01/2018
Beta lecture : chaps 1 à 11, personne. Zukka666 à partir du chapitre 12.
Parution : Chaque dimanche à partir du 27/08/2017 (peut arriver dans la nuit de dimanche à lundi, jusqu'à 3h du mat')
Nombre de chapitres écrits : pour ce tome : 18 + prologue + épilogue
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Pas de note d'auteur ? Sure ? Bon... Ok, en fait, si.
Je sais, de nouveau, il est un peu plus de minuit. J'ai passé ma journée... à regarder Agents of SHIELD. Sérieux... ça manque de Bucky et de Loki. Mais c'est absolument géant. Surtout que j'ai complètement craqué pour Phil et ses cartes de Cap' dans Avengers. Manque de pot pour lui, j'ai plus craqué pour Loki. Mais j'avoue que regarder la série ravive mon intérêt pour lui... P'être qu'il y aura un OS dans les prochaines semaines qui s'échouera sur ma page ff...
Un point sur l'écriture. J'ai 22.000 mots qui se suivent, quasi que du drama, mais les scénettes prévues pour alléger un peu le bidule sont en cours d'écriture. À ça, vous pouvez rajouter 3500 mots de scènes plus lointaines.
Donc, je confirme, tout m'a échappé... Comme d'hab, diront certain(e)s, et ils n'auront pas complètement tord...
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VIP, Zucca666, merci pour la review !
Réponses à ceux qui n'ont pas de compte :
* VIP : Et vraiment, merci, parce que tu es là à chaque chapitre. Du coup, je te propose la chose suivante : s'il y a une scène que tu aimerais, dis-le moi, et je la ferai (excepté du rated M, que ce soit en violence, sexe...) mais jusqu'au rated T, j'accepte tout (y compris violence, sexe...)
- Oui, les émotions. Je sais que je dois "aérer" comme tu dis, mais, honnêtement, je ne sais pas faire. Je vais faire un effort, promis, mais j'ai verrouillé les chapitres 10, 11 et 12 et ils sont dans la même veine. Il faudra voir à partir du 13.
- Ouiiii, il est craquant ! Buckychou...
- En réalité, je n'avais pas commencé à publier lorsque j'ai écrit la scène avec la même phrase à Steve et Buck, comme ça j'ai pu modifier les deux scènes pour pouvoir mettre les mêmes mots. Tout simplement.
- Aaaaah tu connais Alias... Maintenant, je trouve ça un peu cucul, mais à l'époque, l'ado que j'étais bavais devant David Anders (l'acteur de Sark). Moi aussi j'aurais voulu le voir s'enfuir avec Syd'
- Ils vont se faire des cadeaux... tu vas voir ^^
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Notes pour ce chapitre :
(1) Il a existé une mafia en Pologne, il est (bizarrement -_-) assez difficile d'obtenir des informations dessus. Je pars donc du principe qu'il existe encore des morceaux de mafia aujourd'hui, mais cela n'est absolument pas une vérité, seulement une hypothèse. Si quelqu'un se voit choqué par cela, SURTOUT, qu'il me le dise et je trouverai une autre solution.
(2) Un isthme est une étroite bande de terre, entre deux mers ou deux golfes, qui réunit deux grandes étendues de terre. Isthme se prononce « isme », le th étant muet. (Source : Wikipedia)
(3) Ceux qui ont déjà eu l'occasion de marcher en pleine nuit, dans la neige, sous la pleine lune, savent qu'on n'a pas besoin de lampe pour se promener dans ses conditions ;)
(4) Oui, je sais, vous avez le droit de hurler, parce que vous n'avez pas lu la scène. Mais elle est écrite. *sourire sadique* ... hmmm... je vais y aller, hein... *sors*
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Bonne lecture !
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CHAPITRE 9
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Enfin, elle a droit à sa mission longue.
Une infiltration dans un groupe de la mafia de Lublin – en Pologne – pour récupérer des informations afin de faire chanter un scientifique (1). Pour qu'il travaille ensuite pour Hydra, bien entendu.
Ils doivent se faire passer pour frère et sœur, cette fois, ce qui leur convient bien mieux. À tel point que Mac se surprend plusieurs fois à agir naturellement avec James comme s'il était son frère. Comme pour tant d'autres choses, elle met tout ça dans un coin de son esprit.
Aucune pensée parasite avant la fin de la mission.
Ils ont un mois et demi, et un avion les ramènera le vingt huit décembre, peu importe qu'ils aient fini la mission ou non. Ils réussissent à obtenir les informations avec quatre jours d'avance. En bon petit soldat bien dressé, Barnes veut retourner au QG. Elle refuse catégoriquement. Le temps passé là-bas est assez long, pas besoin de faire du zèle. Et il y a un endroit où elle a soudain envie d'aller.
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24 DÉCEMBRE 2015 – FIN DE JOURNÉE – NERINGA, LITUANIE
(Jour de la rencontre 330)
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Au lieu de se rendre à l'aéroport de Lublin, donc, ils louent une voiture et roulent, roulent. Sept cent cinquante kilomètres plus loin et une dizaine d'heures plus tard, ils arrivent sur la côte lituanienne. Ils sortent de la voiture et marchent durant une vingtaine de minutes, dans un paysage assez atypique, longeant la mère Baltique d'un côté et un genre de tout petit golf – il aurait dit un lac mais ils ont du embarquer la voiture sur un bac pour traverser une courte étendue d'eau et par définition, un lac étant fermé, ça ne peut en être un. James suit sa coéquipière, qui a l'air de savoir exactement où elle est et où aller. Finalement, elle s'arrête en haut de ce qui paraît être une dune – c'est assez difficile à dire, tout est enfoui sous des dizaines de centimètres de neige.
La brune déblaie un banc et s'assoie avec un long soupir, fermant les paupières et se décontractant visiblement. Il hésite et finit par l'imiter, sans un mot.
Ils contemplent le paysage devant eux de longues minutes. De là-haut, la vue est saisissante.
« Où sommes-nous ? » finit par demander le brun.
« Nous sommes sur la dune de Parnidis, » explique-t-elle avec une affection dans la voix qu'il ne lui connait pas. « Là où on a laissé la voiture, c'est Nida, » désigne-t-elle la ville en contrebas. « De ce côté-là, » explique-t-elle ensuite en pointant l'opposé de la ville, « c'est l'Oblast – la région – de Kaliningrad. C'est la Russie. Les gens du coin appellent cet isthme le "Sahara lituanien" (2). C'est un lieu fragile. Il y avait tant de plantes différentes avant. Mais les guerres sont passées par là. Même s'il n'y a pas eu de combat, personne n'a plus fait attention à la nature, ni aux Hommes. Tout est sous la neige à cette période mais en été, il y a du sable partout sous nos pieds. Et malgré le temps qui passe, malgré que je découvre de plus en plus d'endroits dans le monde, cet endroit reste.. spécial à mes yeux. »
Les derniers mots auraient été inaudibles pour le soldat s'il n'avait pas eu une super ouïe.
« Où sommes-nous ? » demande-t-il à nouveau. « Oui, tu m'as expliqué, » accepte-t-il lorsqu'elle tourne la tête vers lui. « Mais je veux savoir où nous sommes... pour toi. Pourquoi ici ? »
Elle ne peut s'empêcher de sourire et ses yeux débordent de nostalgie.
« Je suis née ici. À Neringa. Le village est collé à Nida... Ce n'est rien de plus. Rien d'extravaguant. En réalité... je n'ai même pas d'attachement particulier pour cette ville. Je ne sais pas dans quelle maison, ni même dans quelle rue j'ai vu le jour. Je ne connais pas le nom de mes parents. J'ai été laissé devant la maison de ville, l'équivalent d'une mairie, avec un prénom, une date et une ville de naissance, » raconte-t-elle d'une voix sans timbre.
Il la regarde et n'ajoute rien pendant un long moment. Elle sent le poids du regard du brun mais résiste à l'envie de le regarder. Elle a peur d'être déçu par ce qu'elle y verra, même si elle n'a aucune idée de ce qu'elle voudrait y voir.
« Pourtant, tu reviens ? » relance-t-il finalement la conversation.
« Oui. Régulièrement, » avoue-t-elle. « C'est peut-être le lieu où je me sens le plus apaisée. J'ai l'impression d'être hors du temps ici. Tu viens ? » propose-t-elle en se levant, n'ayant pas envie de s'appesantir sur pourquoi elle était bien là.
Bien entendu, il la suit. Ils se promènent un moment et la nuit est tombé, mais la lune, pleine, éclaire le sol enneigé et ils y voient presque comme en plein jour. (3)
Ils marchent longtemps, Elena ponctuant leur promenade d'anecdotes. Ici, je suis tombé nez à nez avec un renard. Ça, c'est une plage de nudistes. Là, je me suis caché des policiers Russes qui me cherchaient la première fois où je me suis échappée de l'orphelinat...
Ils finissent par trouver un abri bus en bois et s'installent à l'intérieur, le brun à genoux à même le sol – position qu'il affectionne particulièrement – et Mac assise à ses côtés. Ils contemplent la mer, prenant le temps de simplement ne rien faire, sans risque. Malgré la température un peu en dessous de zéro, malgré la neige, ils n'ont pas froid. Ils ont encore leurs combinaisons d'Hydra sous leur vêtements.
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Elle profite du calme pour repenser aux semaines qui viennent de s'écouler, et combien elle a aimé jouer la sœur de James. C'était la première fois qu'elle était en infiltration longue durée autrement que toute seule, et pouvoir se reposer sur quelqu'un d'autre avait été quelque chose de perturbant autant que reposant. Et jouer la petite sœur capricieuse avait eu ses avantages. Elle ne peut s'empêcher de sourire en repensant à certaines prises de bec simulées avec James. Ils s'étaient réellement amusés à provoquer ces engueulades, d'autant qu'elles leur servaient pour noyer le poisson quant à leur présence là-bas et distraire leurs hôtes de leurs véritables intentions.
Elle admire le reflet de la lune dans la mer. Du coin de l'œil, elle le voit changer de position et s'asseoir, le dos collé contre le mur, la jambe droite remontée contre son torse. Tia aimait particulièrement se tenir ainsi...
Brutalement plongée dans ses souvenirs, elle repense à la dernière fois qu'elle est venue ici. C'était quasiment dix-sept ans plus tôt jour pour jour, le trente-et-un décembre. Elle était avec Tania. Elles avaient passé un moment magique à se confier l'une à l'autre. C'est à cet endroit qu'elle avait prit conscience de combien sa meilleure amie était importante pour elle. C'était là qu'elles s'étaient juré de se défendre et de venger l'autre si jamais...
Si jamais...
Elle a beau avoir demandé à Tia de la comprendre, essayé de se convaincre qu'elle doit aider James... peu importe ce qu'elle peut dire ou penser ou jurer. Elle a trahit une des plus importantes promesses qu'elle ait faite en soixante ans. Elle ferme les yeux et soupire lourdement.
« Tout va bien ? » s'inquiète immédiatement son coéquipier.
Bon sang, pourquoi doit-il être si prévenant ! Elle est sensé le DÉTESTER, bordel de merde !
Mais non enfin ! Comment veux-tu l'aider si tu le déteste ?
Mais vos gueules putain ! hurle-t-elle à sa conscience alors que les larmes lui montent aux yeux. Elle les ravale et décide de se rappeler de ce à quoi elle pensait avant Tania. Mais elle est à fleur de peau, et ne fait pas vraiment attention à ce qu'elle dit.
« Oui, tout va bien. C'est juste un de ces moments où j'aimerais juste qu'on ait une vie normale. Tu sais, faire un voyage sympa entre frère et sœur, partager des bon moments, faire les abrutis, ne pas avoir à... quoi ? » demande-t-elle, ne comprenant pas pourquoi il s'est figé. Elle repasse la phrase dans sa tête et se bloque à son tour. « Oh. Euh... je... je suis encore dans la mission ? » lâche-t-elle d'une petite voix qui ne lui ressemble pas du tout.
Elle déglutit, puis finit par trouver le courage de relever la tête. Le Soldat ne lui prête pas attention. Il a le regard perdu quelque part sur l'horizon, mais elle est prête à parier qu'il ne regarde rien de spécifique.
« Tu le penses ? » demande-t-il seulement. « Tu nous vois vraiment comme... » il ne finit pas sa phrase.
Elle lâche intérieurement un soupir de soulagement à l'idée qu'il ne la repousse pas, puis se redresse et se met sur les genoux, se tournant pour lui faire face, collant sa cuisse gauche contre la droite du brun qui est toujours assit, le dominant légèrement. Elle attrape la main gauche de James et, se sentant incapable de parler immédiatement, gagne du temps en la levant à hauteur de ses yeux, la tournant d'un côté et de l'autre et la regardant longuement. Elle libère ses doigts avec douceur et rattrape ceux de métal avec son autre main, utilisant sa gauche pour chercher la droite du soldat. Puis elle le cherche des yeux, et il est obligé de lever un peu la tête pour soutenir son regard.
« Je sais ce que je ressens, mais je ne sais pas ce que tu veux, » dit-elle avec précaution. « Pour cela, il faut que nous ayons une discussion qui va parler d'émotions et de sentiments, et aucun de nous ne devra se cacher derrière des mensonges pour se protéger, par respect pour l'autre. Je pense en être capable, mais je ne peux rien te promettre. Et toi ? » demande-t-elle en s'obligeant à la neutralité.
« Je suis totalement perdu, » murmure-t-il après une hésitation. « Cela fait des décennies que je n'avais pas ressentit quoi que ce soit. Rien de bon en tout cas. Je ne savais même plus à quoi ça ressemblait. Alors... oui, je suis perdu. Et mes émotions me déstabilisent, ce qui fait que je ne suis plus aussi efficace... et j'ai peur qu'ils le voient et... je ne sais pas combien de fois je supporterai encore le reconditionnement, » avoue-t-il dans un souffle. « Et surtout... je ne veux pas qu'ils relâchent le monstre en moi. »
« Tu n'es pas un monstre, » proteste-t-elle.
« Tu as vu ce que je suis capable de faire dans ces moments-là. Ils n'ont qu'à dire quelques mots et je me transforme en... en monstre. Tu ne peux pas appeler ça autrement. »
« Si. Une personne conditionnée pour exécuter les ordres sans penser à les discuter. C'est tout. »
« Je n'arrive pas à résister. »
« Tu as résisté et gagné la dernière fois, » rappelle-t-elle.
« C'était la seule fois et tu étais là ! Et j'ai failli te tuer ! » (4)
« Les autres fois tu étais seul. On ne résiste pas à ça en étant seul ! »
« Tu as résisté plus que je ne l'ai jamais fait ! »
« Je n'ai eu que du conditionnement. Ne compare pas une recherche de souvenir avec cette... Ce... quand ils te transforment en "machine de guerre" ! » s'exclame-t-elle en levant les bras au ciel. « Et si tu y tiens vraiment, je te rappelle que pour moi, dès la première fois tu as été présent ! Tu m'as conseillé d'avoir un moyen mnémotechnique, tu étais là quand je me suis réveillée, tu as pris du temps pour moi, et on a eu le temps de se connaître durant plusieurs semaines avant ça ! Tu appelles ça être seule ? Je n'ai jamais été seule dès le moment où tu es apparu ! » siffle-t-elle en frappant sans délicatesse son épaule métallique pour tenter d'évacuer sa frustration. « Aie, » grogne-telle en massant son poing.
Il ne peut s'empêcher de sourire et elle se vexe un peu, alors elle se jette sur lui et, ne s'y attendant pas, elle réussit à le déstabiliser. Elle se redresse et se sert de son élan pour le bloquer sur le ventre, remontant son bras droit dans son dos pour l'immobiliser. Mais il ricane et l'attrape avec son autre bras, la repoussant juste assez pour pouvoir se retourner. Il se redresse d'un bond, et elle vole en arrière, atterrissant avec lourdeur dans la neige, quelques mètres plus loin. Elle se relève mais il est déjà là et une balayette plus tard, c'est elle qui se retrouve de nouveau à terre, lui au-dessus, et il n'attend pas pour passer à l'attaque. Sa main métallique bloquant les poignets de Mac, il la chatouille de l'autre.
Elle hoquette de stupeur avant de se tortiller dans tous les sens, mais James l'a bloqué, à cheval au-dessus d'elle. Riant aux éclats, elle le supplie de s'arrêter, mais il se contente d'un sourire carnassier. Un temps plus tard, il s'arrête et la laisse reprendre son souffle. Il se redresse, mais elle se jette immédiatement sur lui et les positions sont inversées.
La brune sait qu'elle dispose de quatre ou cinq secondes au plus, mais elle compte en tirer partie. Elle bloque le bras en métal avec sa jambe et des deux mains, parcourt les côtés du soldat. Et, oh joie pour elle, il réagit. Et il est tellement surprit qu'il ne pense pas à utiliser sa force, mais tente juste de ramper hors de la prise de l'espionne. Enfin, il libère son bras et la repousse. Elle atterrit de nouveau deux mètres plus loin, sur les fesses, et elle éclate encore de rire. Contaminé par la joie soudaine de sa coéquipière, il se laisse à rire de bon cœur lui aussi. Lorsqu'il s'arrête, il voit que Mac le regarde.
« Quoi ? » demande-t-il avec le sourire.
Le regard de la brune se teinte de tendresse.
« Je suis contente de te voir sourire, » avoue-t-elle. « De te voir rire. De te voir vivre, tout simplement. »
Le regard du brun se fait lointain.
« Ça fait... tellement longtemps que... je n'ai pas fait... ça. » il étend les bras pour montrer ce qu'il y a autour d'eux. « Et j'ai l'impression que le reste est arrivée à quelqu'un d'autre... » Son regard se fait dur, mais il ne paraît pas en colère pour autant. « J'ai l'impression d'être mort cent fois. J'ai l'impression d'avoir voulu mourir cent fois plus... Je ne suis pas sûr de... si je saurai encore... »
« Vivre ? » finit-elle pour lui.
Il hoche la tête. Elle se redresse, se met à genoux et lève son regard vers le ciel. Les étoiles sont magnifiques.
« On n'a jamais assez appris à vivre, » chuchote-t-elle. « On croit qu'on sait, mais... » elle laisse échapper un rire amer. « On apprend pas à vivre. On apprend à tomber. On apprend à se relever, et à ne pas avoir peur de remarcher, parce qu'on comprend qu'on finit toujours par tomber de nouveau... »
La brune se tait, le regard toujours rivé vers le ciel. Son coéquipier est resté où il se trouvait, se positionnant en tailleur dans la neige.
« Sur le ferry, en revenant de Berlin... Je ne sais pas si tu te rappelles, je suis rentrée un moment après toi dans notre cabine. »
« Tu avais pleuré, » souffle-t-il immédiatement.
« Oui, confirme-t-elle. « Je n'ai pas seulement renoncé à ma vengeance, cette nuit-là. Je me suis jurée de t'aider. De faire selon ce que tu pourrais supporter et de passer le reste de ma vie à me battre pour toi. Et que si tu n'arrivais pas à vivre avec tes souvenirs, ta culpabilité, alors je t'aiderais à... retrouver la paix, peu importe ce que tu me demanderais... et je compte respecter cette promesse, même si je ne l'ai faite qu'à moi-même. »
Elle s'arrête quelques instants, et reprendre la conversation lui demande une énergie colossale. « Sauf que j'ai appris à te connaître. À t'apprécier. Tu t'es creusé une place dans ma vie à coup de regards perdus et de sourires, à force de te côtoyer, tout simplement. À être à mes côtés tout le temps. J'ai essayé de rester loin, mais je n'ai pas su te résister. J'ai beau te voir refaire connaissance avec la vie, je sais que rien n'est gagné. Et j'ai peur, parce que si tu n'y arrives pas... Je ne veux avoir à tenir cette promesse, James, » murmure-t-elle en tournant la tête vers lui, les joues ravagées par les larmes.
Le brun se redresse immédiatement et Mac a l'impression qu'il s'est téléporté à ses côtés tant il est allé vite. Il la tire par le bras pour la relever mais elle pivote, lui tournant le dos pour cacher ses larmes. Ça ne décourage pas le Soldat, qui l'attire contre lui, dos contre torse, et enroule ses bras autour des épaules de la brune, qui se laisse faire, agrippant les bras croisés devant elle. Il ne dit rien, parce qu'il ne peut rien lui promettre et refuse de risquer de lui mentir.
Elle se calme rapidement, rassurée par le fait qu'au moins pour le moment, il est là. Puis elle laisse partir sa tête en arrière, s'appuyant contre l'épaule de Buck, et ils se retrouvent joue contre joue.
De nouveau, des sensations fugaces apparaissent.
Chaud. Paix. Sécurité.
"Wow ! Attends. C'est quoi ça ?"
"..."
"Oh ! Je te parle !"
"Moi je t'ignore."
"Traîtresse..."
"Renouvelle-toi. Je ne suis plus sensible à celle-là."
"..."
Les sensations s'en vont comme elles sont arrivées, mais leur empreinte est restée, et Elena a l'impression que son cœur est un peu apaisé.
« Je sais que je ne peux rien te promettre, » murmure-t-il après un moment, en appuyant doucement sa tempe contre celle de Mac. « Cependant, même quand je me rappelle des monstruosités que j'ai pu faire, même quand j'ai... quand j'ai envie de mourir... » elle le sent déglutir et elle pose une main sur sa cuisse pour la presser avec douceur. « Voilà. Quand je ne vais pas bien, tu fais ça. Un geste. Un regard. Tu es juste présente, parfois, parce qu'on ne peut pas se permettre de... d'avoir ces gestes devant les autres. Mais tu es là, Elena, et ça m'aide à m'accrocher. À me battre. Et ça... » il resserre son étreinte encore un peu. « Personne ne peut se rendre compte combien ça m'est indispensable. Même toi. »
Elle se retourne soudain et passe ses bras autour de lui, cachant sa tête dans son cou. Il referme les bras autour d'elle. Ce n'est que lorsqu'il sent les secousses qui l'anime qu'il se rend compte qu'elle pleure. Fort.
McGregor : 8 ; Barnes : 6
Elle cache son visage, et ses mains, dans le dos du brun, serrent son manteau à s'en faire blanchir les phalanges. Il passe doucement une main dans son dos, de haut en bas, pour l'apaiser, parce qu'il a l'impression que c'est la chose à faire. Puis il remonte sa main et lui caresse le cuir chevelu, parce qu'elle l'avait fait pour lui et que cela l'avait aidé. Il veut dire des mots, mais ne sait pas lesquels utiliser. Il ne veut pas mentir, il ne peut pas déblatérer des choses comme : ça va aller ou : ce n'est rien, calme toi. Alors il se tait, un peu frustré.
Elle s'apaise lentement. Puis elle se détache de lui avec difficulté. Elle n'ose pas le regarder. Mais il se saisit de son menton et l'oblige à croiser son regard.
« Je n'ai pas le droit d'être gêné mais toi si ? » demande-t-il avec un sourire en coin.
Elle rigole, et cela ressemble encore trop à un sanglot, alors il lève sa main de chair et essuie doucement les joues de la brune.
Elle ne peut s'empêcher de sourire, le regard débordant de tendresse, bien plus qu'il n'a débordé de larmes les instants précédents. Et lui, il a l'impression que son cœur va exploser devant toute cette douceur qu'elle lui offre sans rien attendre, à lui, et à lui seul.
Il sent la panique arriver, mais une main apaisante se pose sur sa poitrine, et il prend une grande inspiration.
« Tout va bien, » promet Mac, et il la croit. « Laisse-toi ressentir. Laisse ton cœur vivre. Tu le mérites tellement, » chuchote-t-elle.
Cette fois, c'est lui qui la rapproche pour la serrer encore, fort, quelques secondes, avant de se reculer, l'air un peu gêné. Elle rigole un peu et son regard pétille.
« Cette vie est folle. Mais je ne crois plus que j'en voudrais une autre. » souffle-t-elle. « Parce qu'elle m'a fait connaître des personnes fantastiques, vivre des choses incroyable. Et si aujourd'hui on me proposait d'enlever toutes les souffrances, mais que ça me faisait perdre tout ce à quoi elles sont rattachées... » Ses yeux brillent à nouveau de larmes. « Je refuse d'oublier Tia, je refuse d'oublier mon meilleur ami, ceux qui sont mes proches, aujourd'hui... » Elle lève les yeux vers la lune, posant son menton sur l'épaule du brun. « Je refuse de t'oublier, » finit-elle dans un murmure, comme une prière à l'astre gris.
Le silence s'étire, mais il est confortable. Plus, il est apaisant.
Soudain, elle fronce les sourcils. « Mais... attends... Tu es né en... mais non ! » s'exclame-t-elle en se reculant, posant ses poings sur ses hanches. Il fronce les sourcils mais ne peut s'empêcher de sourire devant son air de petite fille qui vient d'apprendre qu'il n'y a pas son gâteau préféré à son anniversaire.
Il lui envoie un regard interrogateur. « Tu es né en vingt-cinq, » marmonne-t-elle.
« Oui, et ? »
« Et moi en... » elle grogne et il comprend. Elle est de vingt-six. Il est né avant elle.
« Ça fait que je peux dire petite sœur, » lâche-t-il avec un sourire discret.
McGregor : 8 ; Barnes : 7
« Oui, enfin, vu nos âges, un an de différence, ce n'est rien, » marmonne-t-elle encore, mais un sourire incroyable se fraie un chemin sur son visage à l'entente de ces mots.
« Je connais quelqu'un qui refuse d'accepter qu'elle a perdue, » la taquine-t-il.
Elle relève un regard amusé vers lui. « Au risque de paraître niaise, je n'ai rien perdu. Au contraire. Je t'ai gagné, toi, Bucky, » lâche-t-elle.
Il sourit avant de reprendre la conversation.
« Je sais que c'est moi qui t'ai donné ce... nom, mais... est-ce que ça te gêne de ne pas m'appeler Bucky. Ou Buck. Ça me rappelle... c'est douloureux, » confie-t-il.
« Bien sûr » accepte-t-elle, un peu inquiète. « Je peux continuer à t'appeler comme durant la mission à Lublin ? Jay ? Je sais que c'était pour "Jason", mais ça marche aussi pour James, en fait. »
Il réfléchit et acquiesce. « Si tu veux. »
Ils échangent un sourire et Mac soupire de bien être. Elle passe un bras autour de la taille du brun, se collant contre lui, la tête dans son cou. Les bras du soldat s'enroulent autour d'elle.
Un long moment plus tard, ils entendent l'église de Neringa sonner minuit.
« Je ne voulais pas venir ici précisément, » avoue-t-elle soudain. « Je voulais juste être à ce moment précis dans un endroit où je me sente en paix. Je voulais passer de hier à aujourd'hui quelque part où je n'aurais pas à me dire... encore une année de merde. »
Il baisse sur elle un regard protecteur mais interrogateur.
« Tu ne sais pas quel jour on est ? » demande-t-elle.
Il secoue la tête de gauche à droite avant de s'immobiliser.
« Oh, » déclare-t-il seulement.
Elle laisse échapper un petit rire.
« Joyeux noël Lena, » souffle alors le Soldat.
Elle lève un regard étonné vers lui.
« Quoi ? Je suis le seul à avoir été gratifié d'un surnom ? » demande-t-il.
McGregor : 8 ; Barnes : 9.
Oui. Il vient de prendre deux points. Et elle a l'impression que son cœur va éclater. Vous savez, comme quand vous tombez sur un chaton ou un chiot de deux ou trois mois, en train de vous regarder avec leurs grands yeux débordant d'amour ? Et que vous oubliez toute pudeur et amour propre lorsque vous couinez "Oh mon dieu il est juste tellement mignon je veux le prendre dans mes bras !". Elle en était réduite à gémir mentalement devant la légère moue totalement craquante du Soldat.
Mais elle ne laisse pas ses émotions l'absorber, pour la première fois depuis des semaines. Elle se contente de sourire en réponse.
« Joyeux noël James, » murmure-t-elle en collant de nouveau sa joue contre l'épaule du brun.
Ils restent ainsi un très long moment, sans dire un mot, se repaissant simplement de l'apaisement ambiant.
McGregor : 8 ; Barnes... combien, déjà ?
... non. Elle ne veut plus compter. Elle a l'impression qu'ils ont tous les deux gagné... ou tous les deux perdu. Elle ne sait plus trop. Elle n'a conscience que de ce qu'elle ressent, à ce moment-là.
Sécurité. Chaud. Bien.
Heureuse.
Contrairement à ce qu'elle faisait depuis des mois, elle n'écrasa pas l'émotion. C'est sa raison qu'elle rangea dans un coin, comme on s'assoit sur la valise pour ranger les dernier vêtements encombrants.
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Les premières lueurs se l'aube finissent par se profiler. Ils retournent tranquillement à la voiture. Ils ramassent leurs affaires et sont prêts à repartir. Pas un mot n'a été échangé. Ils se regardent, prêts à monter dans la voiture. Aucun d'eux ne fait un geste; pourtant. Puis Mac se dirige de nouveau vers la dune.
« Viens, » demande-t-elle en tendant la main gauche en arrière, sans le regarder. Elle entend Buck se rapprocher et glisser sa main de chair dans la sienne, alors qu'il vient se poster à côté d'elle. « C'est l'est, » dit-elle en pointant droit devant eux, et il ne dit rien, mais sourit. Il n'y a toujours aucun nuage – ou presque, un gros nuage blanc se traîne au sud-est – et l'horizon est dégagé.
Ils se rendent compte que le soleil n'est pas tout à fait prêt de se lever, alors ils s'assoient sur le banc et attendent, Mac collée contre le brun, le bras métallique passé autour des épaules de sa coéquipière.
L'étoile apparaît, rouge, inondant le ciel de rose. Le soleil passe à l'orange, puis au jaune, et ils se résolvent à se lever lorsque le nuage cache l'astre.
Alors, et sans échanger un regard, ils retournent à la voiture. Ils sont redevenus espions, ont laissé leur relation avec le soleil, derrière les nuages, invisible. Ils savent simplement qu'elle est là, elle les fait avancer, tenir, se battre.
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5 FÉVRIER 2016 – 3h39 – LONDRES
(Jour de la rencontre 373)
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Mac soupire d'ennui total. Dans son oreillette, un léger rire masculin se fait entendre.
« Ça va ? »
« Je me fais chier, si tu savais... »
« Je sais, ne t'en fais pas. »
« Tu as déjà fait ça ? »
« Pas ici, mais oui. Et j'étais seul. »
La brune ne répond pas, se sentant coupable de quelque chose contre laquelle elle ne peut rien.
Peut-être que si on avait mieux cherché... ça fait une décennie qu'on sait qu'il est resté en vie...
« Mac, ça suffit ! » ordonne-t-il gentiment. « Je ne dis pas que ça a été la meilleure période de ma vie, mais ce n'est pas comme si tu y avais pu quelque chose, » rappelle-t-il.
Si tu savais, gémit-elle intérieurement.
« Je refuse de plomber la soirée avec un simple souvenir dont je n'ai même pas clairement parlé, » soupire-t-il.
De son point de vue, Elena résiste à l'envie de fermer les yeux.
« Hé, ne t'endors pas ! »
« Tu as déjà dis ça, » rétorque-t-elle en bâillant.
« Oui... à Atherton ? » demande-t-il après avoir réfléchit.
Puis elle le sent se tendre. Sa respiration devient plus courte.
« Tout va bien, Barnes, » le rassure-t-elle. « Si on doit éviter tous les sujets potentiellement douloureux pour l'un de nous, on ne va plus avoir grand-chose à se dire, je crois. »
Le brun grogne son approbation, mais le silence retombe.
« Tu vois quelque chose ? » demande-t-elle un moment plus tard.
« Non. Et toi ? »
« Non plus. »
Nouveau silence.
« Pourquoi Pierce ne nous a pas dit ce à quoi on devait faire attention ? » marmonne soudain la brune. « On ne va peut-être même pas voir ce qu'il veut qu'on trouve. »
« On s'en fiche, Mac. On est tranquille, personne à tuer, pas de grand risques de se faire prendre, on a le temps, et si on rentre bredouilles, on ne se fera pas taper sur les doigts, » rappelle le Soldat.
« Mais je m'ennuiiiiie ! » râle-t-elle et il rigole franchement cette fois. « Merci de ton soutient. »
« Oh, Mac... »
« Je ne peux même pas bouger ! »
« C'est toi qui as choisis ta planque, » rappelle-t-il.
« Oui, il y a quatre jours ! » s'écrie-t-elle. « Non, mais, sérieusement, c'est moi qui suis en train de me peler le cul pendant que monsieur se prélasse dans sa chambre d'hôtel ! »
« Oui, et je te rappelle que sans moi, il n'y aurait pas les oreillettes, et que nous ne pourrions même pas communiquer... en fait, je pourrais être en train de dormir, en ce moment, » la nargue-t-il clairement.
« Je vais te tuer, Barnes, » gronde-t-elle, outrée. « Ça fait quatre putain de journées que je suis coincée sur le mât d'une grue ! À plus de soixante-dix mètres de haut ! J'ai besoin de la lunette d'un fusil longue portée pour y voir quelque chose en bas ! C'est merdique ! » continue-t-elle de s'agacer.
Elle entend un profond soupir.
« Ok... Que se passe-t-il ? »
« Rien ! »
La réponse est tellement sèche qu'elle fait grésiller le micro de l'espionne. Barnes n'insiste pas. Il attend. Mais la brune ne répond pas.
Elle regarde, en bas, le fourmillement des rues de la City. Elle se rappelle des premiers jours, quasiment un an plus tôt, où elle aurait voulu s'extirper de la masse grouillante pour sauter de toit en toit, comme James qui la suivait. Et elle se rappelle aussi s'être dit qu'une fois qu'elle serait en haut, elle regretterait de ne plus être parmi les ignorants.
La réalité est plus compliquée.
Lorsqu'elle enchaîne les missions, qu'elle n'a pas le temps de penser, tout va bien. Elle range toutes les choses qui la dérangent dans le même coin de sa tête – attention quand la porte ne voudra plus se fermer et que tout va resurgir – et elle continue à avancer. Mais il y a trois choses qu'elle a du mal à supporter. Les missions comme celle-ci où elle doit faire le guet, sans rien d'autre à faire qu'attendre et penser à longueur de journée et de nuit. Lorsqu'elle se retrouve seule dans le QG d'Hydra, parce qu'elle a envie de tout casser et que les émotions resurgissent trop facilement. Quand elle est avec James dans le QG, parce qu'elle ne peut pas interagir avec lui, et que ça la frustre au plus haut point.
Et voilà qu'elle cogite encore ! Se secouant mentalement, elle se force à répondre au brun qui, depuis le temps, ne doit plus attendre de réponse, mais tant pis.
« J'ai du mal à rester sans rien faire, » confie-t-elle. « Mon cerveau a tendance à me faire penser à ce que je veux enfouir et... » elle ne finit pas sa phrase. « Ok, stop, on ne plombe pas l'ambiance, on a dit, » décide-t-elle.
« Mac ? »
« Quoi ? »
« Regarde l'heure ? »
« Eh bien qu... youhou ! » s'exclame-t-elle en se redressant discrètement, avant de longer le mât jusqu'à la cabine.
Elle sort sa lunette et observe les alentours du pied de la grue.
« Tu vois quelque chose ? »
« R.A.S. Tu peux y aller, » confirme-t-il.
Elle descend rapidement les dizaines d'échelons.
« Tu as pensé à les compter ? » lâche son coéquipier.
« je t'emmerde, Barnes, » grince-t-elle alors qu'elle l'entend rigoler.
Elle le retrouve dans la chambre quelques minutes plus tard. Elle prend une douche et il est parti lorsqu'elle ressort de la salle de bain. Elle a choisi la grue, la nuit. Il a prit le toit de l'hôtel d'en face, le jour.
Le lendemain, il reste. Il a apporté un jeu de carte. Elle se redresse sur son lit et le brun s'assoit en tailleur en face d'elle. Avec un hochement de tête, elle l'enjoint à distribuer. Ils jouent des heures durant. Ils rient. Ils vivent.
Six jours plus tard, ils repartent avec quelques millions de roubles dans une petite valise.
Pierce les félicite avec un passage en conditionnement. Mac a oublié combien ça faisait mal.
Mais au réveil, pour la seconde fois, Barnes est là. L'étoile rouge sur le bras fait toujours son office de déclencheur. Il n'a plus besoin de la tenir, elle sait gérer la douleur désormais.
Il est obligé de repartir, mais cette fois elle le suit. Ils doivent récupérer un manuscrit au Japon...
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Que d'émotions... ça va, vous ne saturez toujours pas ? Si je vous dis que ça ne va pas s'arranger ? (Ju', interdit de dire que tu t'y attends ^^)
Mais z'avez vu ? j'ai allégé le truc avec la dernière scène ! Haha ! Trop fière de moi.
Ça y est, j'ai donc décidé de faire percer les premières émotions d'Elena. Bon, en réalité, le premier jet a été au chapitre précédent, mais je ne veux pas y aller trop vite, hein ?
Bon. Si je vais jusqu'à 20 chapitres, ce que je n'espère pas, ça va m'emmener au-delà de la nouvelle année. Ce qui ne m'arrange pas parce que je dois finir cette histoire pour avancer dans la suivante que je publierai à partir de Noël, sur Call of Duty (si, on peut écrire des fics là-dessus, je vous jure)
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Dans le prochain chapitre :
Période couverte : du 6 mars au 4 juin :
- Ils se rapprochent, les premières crises apparaissent.
- Mac commence à avoir du mal à se taire, l'envie de lui parler la fait continuer à dire des conneries. Alors, lorsqu'elle se rend compte qu'elle a blessé Buck, en refusant une fois de trop de parler...
- Et puis Mac manque de mourir durant une mission, alors ça ébranle Buck. Et... (j'adore m'arrêter comme ça...)
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Prochain chapitre : dimanche 29 octobre
À la semaine prochaine !
