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Disclaimer : Je ne tire profit, en aucune façon, de cette histoire. Les personnages de Marvel appartiennent à leurs propriétaires respectifs. Je ne retire rien de l'histoire qui suit et tous les droits de création des personnages leur appartiennent.
Rating : T (par précaution)
Genre : Drama / Tragedy / Angst / Adventure
Personnages : La plupart des personnages principaux vus dans : Iron Man 1, 2, 3 ; Captain America 1, 2 et 3 ; Hulk ; Thor 1 et 2 + 1 OC : Elena McGregor.
Situation temporelle : 2 ans après la décongélation de Steve, mais avant Captain America First Avenger.
Changements de situation : Beaucoup, tout au long de l'histoire.
Autres : Mon Bucky peut sembler OOC. En réalité, je me suis basé sur la scène post-production de Captain America - Civil War pour son caractère, quand il se trouve au Wakanda avec Steve, dans l'infirmerie. Un mec posé, réfléchi, qui sait ce qu'il veut et ne veut pas. Malgré cela, il reste instable et fragile.
Dates d'écriture : 09/08/2017 – 02/01/2018
Beta lecture : chaps 1 à 11, personne. Zukka666 à partir du chapitre 12.
Parution : Chaque dimanche à partir du 27/08/2017 (peut arriver dans la nuit de dimanche à lundi, jusqu'à 3h du mat')
Nombre de chapitres écrits : pour ce tome : 18 + prologue + épilogue
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Vous allez me détester. Mais moi aussi. Je déteste un de mes amis, qui m'a poussé à regarder Agents of SHIELD.
Parce que, forcément... Haha, pour une fois, c'est pour le perso principal que je craque. Mais Phil a été suffisamment secondaire dans les films, merde. Il a droit à sa première place.
Dooooooonc... ça m'a fait ajouter 3 phrases dans le chapitre 1, à propos de Phil. Qu'il est né en 1903, qu'il a été espion pour l'Angleterre, qu'il est capturé en juin 1944 et relâché en même temps que le 107è, mi-août 1944. À la suite de l'accident de bus où dix des Immortels sont tués, il se rapproche d'Elena et devient un père pour elle. Et forcément, lorsqu'il est tué par Loki, ça anéantit Lena (d'autant qu'elle s'est laissé charmer par ledit Loki).
Voilà pour les news.
Définitivement des ff sur AoS en préparation, j'ai dû écrire pas loin de 25.000 mots en une semaine. Autant dire que cette histoire a stagné. Ne me tuez pas, sinon vous n'aurez pas la fin de celle-ci...
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Zucca666, merci pour la review !
Notes pour ce chapitre :
Ben oui, la Roumanie. En même temps, l'histoire du pays fait que des choses merdiques s'y sont passées, et s'y passent encore...
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Bonne lecture !
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CHAPITRE 10
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6 MARS 2016 – 17h32 – VÂRTOP, ROUMANIE
(Jour de la rencontre 402)
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Ils sont dans une maison de quatre étages, abandonnée, en attente d'être démolie depuis des mois, peut-être des années, au fin fond de la Roumanie, aux pieds des Carpates. Au dernier étage, ils ont trouvé un appartement encore à moitié meublé.
Au deuxième étage, James a trouvé une baignoire avec de l'eau dans les robinets. Oh, pas d'eau chaude, mais même si on est début mars, il ne fait pas très froid et ça fait trois jours qu'ils se traînent dans la poussière alors il en a marre de se retenir d'éternuer constamment pour rester discrets. Ils reprennent un avion une douzaine d'heures plus tard, alors le Soldat a décidé de prendre une douche. Il laisse galamment passer sa coéquipière en premier.
Elena prépare à manger – des rations de survies chauffées grâce aux réchauds fournis avec – pendant qu'il se douche. Lorsqu'il revient, il s'est changé et ses cheveux mouillés gouttent sur un t-shirt plutôt moulant. Il a enfilé un jean qui lui va comme à un mannequin... mieux qu'à un mannequin. Elle prend le temps de le détailler du regard et, vu de par terre – là où elle est assise – il ressemble à une gravure de mode.
Ça va, tu te fais pas chier, bave un peu tant que tu y es !
Oh ça va, c'est Jay.
Oui, et ?
Il est... comme Steve.
C'est ça...
Sérieusement, tu m'as vu le regarder comme ça une seule fois ?
... ... non.
Ha !
Elle ricane.
« Quoi ? » demande-t-il, méfiant.
« Tu m'étonnes que tu t'arranges pour toujours porter une casquette et une grande veste. C'est pas parce que t'es recherché. Tu te ferais assaillir par toutes les nanas dans la rue si elles te voyaient comme ça ! Ça ruinerait ta couverture en un claquement de doigts ! » s'exclame-t-elle en riant ouvertement.
« Je t'emmerde, » répond-il puérilement, et elle le sent un peu gêné.
« Tu vas me tirer la langue bientôt ? » ajoute-t-elle avec un sourire en coin.
« Tu es impossible ! » s'exclame-t-il, mi-agacé, mi-amusé.
« Dis... j'ai une question bizarre, » déclare la brune comme si la conversation n'était pas déjà entamée, en voyant ses cheveux continuer de tremper son haut.
« Je t'écoute. »
« Comment te laves-tu les cheveux ? »
Il cligne des yeux plusieurs fois.
« Avec du shampooing. Tu devrais essayer, » lâche-t-il finalement en lui envoyant un regard noir.
« Non mais... je suis sérieuse. Tes cheveux ne s'emmêlent pas dans les articulations en métal ? »
« T'occupe ! » grogne-t-il en s'éloignant.
« Bon sang, arrête d'être susceptible ! Ce n'était pas pour me moquer ou je ne sais quoi, » soupire-t-elle en le suivant. « Et viens manger, moi j'ai fini, je vais aller faire une ronde. »
Il revient et elle lui tend la main. Il s'en saisit, la tire vers le haut et la lâche une fois qu'elle est debout.
« De toute façon, qu'est ce que ça peut te faire ? » marmonne-t-il en s'asseyant dans le canapé.
« Mais... Parce que... ça m'intéresse... pour quoi d'autre ? » bégaie-t-elle, sidérée par la question.
Elle se rend compte soudain que la conversation est merdique, qu'elle glisse vers quelque chose qu'elle ne maîtrise pas. Elle se détourne et se dirige vers la sortie de la pièce.
« Qu'est-ce qui t'intéresse tant ? » siffle-t-il soudain et elle se fige.
« Mais tu m'intéresses, pardi ! » s'exclame-t-elle en se retournant vers lui, levant les mains au ciel.
Même si elle voit encore l'agacement dans son regard, il hausse un sourcil suggestif et laisse filtrer un sourire en coin. Elle serre les dents et se renfrogne à son tour.
Ah, tu vois, il pense comme moi !
C'est pas de ma faute s'il comprend tout en-dessous de la ceinture quand même !
Taratata...
Ta gueule, merde !
« Oh, ça va ! Tu sais très bien ce que je veux dire ! » marmonne-t-elle.
Elle rate presque le murmure de James. « Non, justement, je ne sais pas. »
Avant de pivoter sur elle-même, s'éloignant pour faire une ronde, elle le voit fermer les yeux. Pourtant, il la laisse partir sans rien ajouter.
Mal. Honte. Déshonneur.
Elle en a marre de ces émotions. Elles sont toujours là, désormais. Latentes. Qui la guettent à chaque fin de phrase. Chaque échange de regard. Chaque contact. Elle n'en veut pas. Ça la déstabilise. Ça lui fait peur, aussi.
Ouais... comme Stevie, hein ?
Elle ferme les yeux une seconde, n'essayant même pas d'argumenter contre elle-même, avant de se concentrer sur sa ronde. Il ne manque plus qu'elle foire sa mission.
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6 MARS 2016 – 20h14 – VÂRTOP, ROUMANIE
(Jour de la rencontre 402)
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Elle a beau se concentrer sur ses pas, son environnement, les potentiels problèmes qui pourraient leur tomber dessus, Mac ne peut empêcher son esprit de réfléchir.
Au-delà de ces sensations non maîtrisables, c'est vrai que depuis quelques semaines, elle a du mal à se comporter normalement avec James. Depuis noël, pour être exacte. Mais en réalité, c'est une accumulation. Ça a commencé presque un an plus tôt. Lorsqu'elle a tiré sur Fury. Le Directeur, dont elle ne sait pas s'il est toujours en vie. Fury, et le SHIELD, dont elle n'a aucune nouvelle depuis plus d'un an désormais.
Pour en avoir parlé avec James, elle sait que c'était un test basique, et non spécifique à elle. Hydra a toujours demandé à l'intégralité de ses agents entrants d'abattre un ou plusieurs membres du SHIELD comme première mission. Pour tester leurs capacités d'adaptation, premièrement, vérifier qu'ils suivent les ordres, ensuite, et s'assurer qu'ils n'ont pas de lien avec ledit SHIELD, enfin. Et la raison pour laquelle on lui a donné le directeur était qu'il gênait particulièrement à cette période-là. Le fait qu'elle ait fanfaronné et demandé à faire la différence au sein de l'organisation ne doit pas y être étranger non plus. Mais il n'y avait rien de personnel pour autant.
Frustrant.
Elle aurait abattu n'importe quel agent qu'elle ne connaissait pas sans remord ou presque. Mais il avait fallu que Nick fasse parler de lui à cette période et... enfin... c'était ainsi.
Dans la tête de l'espionne, cependant, ce n'est pas aussi simple. Elle sait qu'elle a les autorisations maximales pour cette mission, toute la mission au sein d'Hydra, ce qui inclue un permis de tuer quasi complet, la limite se situant juste avant des chefs d'états. Alors oui, elle a eu l'autorisation de tuer Fury, si cela s'avérait nécessaire à la mission. Cela n'empêche que c'est elle et personne d'autre qui a appuyé sur la gâchette.
Et plus les mois passent, plus elle a l'impression de n'être que trahison.
Envers le SHIELD, parce que sa mission traîne et que chaque mois au moins elle effectue une mission qui bloque l'avancée de ses alliés, de son propre camp.
Envers Fury, parce qu'elle a tenté de l'assassiné.
Envers Steve, parce qu'elle n'arrive toujours pas à parler assez avec James pour aborder des sujets sérieux.
Envers Tia – elle secoue la tête pour ne pas s'appesantir sur sa meilleure amie.
Et surtout – oui, surtout, elle se dégoûte en pensant cela mais elle n'y peut rien, – elle a l'impression de trahir James, à qui elle cache tant de choses, alors que lui... ne le fait pas. Il ne lui dit pas tout, mais a l'honnêteté de dire qu'il ne veut pas parler de tel ou tel sujet alors qu'elle... elle doit sciemment lui mentir pour protéger sa couverture.
Alors oui, elle commence à saturer. Elle veut lui parler de tant de choses, parce qu'elle ne se pose plus la question, désormais. Elle a confiance. Totalement. D'autant depuis qu'elle sait qu'elle peut calmer le Soldat quand il est en mode "machine de guerre". Et elle s'éloigne inconsciemment de lui pour ne pas avoir à lui mentir encore et encore, pour ne pas être tentée de craquer, surtout. Alors, lorsqu'il lui dit " Non, justement, je ne sais pas" il lui souligne délicatement qu'il s'est rendu compte de son éloignement. Et qu'il en souffre, autant qu'elle sûrement, ce qui n'est pas négligeable.
Tu souffres de cacher des choses vitales à un membre d'Hydra ?
Ce n'est pas un membre d'Hydra !
Si.
Il n'a pas le choix ! Et ça fait longtemps que je sais qu'il n'en a jamais été volontairement un. Pas besoin de revenir dessus !
Alors donne-le-lui, le choix, et vite ! Et arrête de te cacher derrière ta peur qu'il ne soit pas prêt ! Il ne l'a jamais autant été !
Seigneur, stop !
Elle se prend la tête entre les mains et lutte contre elle-même, se retenant de se taper la tête contre le mur le plus proche.
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Lorsqu'elle revient de sa ronde, elle a les yeux encore légèrement rouge et même si elle sait qu'il l'a remarqué, James l'ignore. Il l'attend, le visage fermé.
Mal... Ça fait MAL putain !
Pardon... Pardon... Arrête de me regarder comme ça... Jay...
Elle ravale les émotions et fait face. Peu importe qu'elle ait envie de se cacher. Elle refuse de baisser les bras. Ce serait insulter son coéquipier. Alors elle garde la tête droite et se rapproche.
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« Un souci ? » demande-t-elle mais il fait "non" de la tête, alors elle s'assoie dans le canapé, à ses côtés.
Elle prend quelques minutes pour rassembler son courage et expliquer à son coéquipier qu'elle ne s'éloigne pas de lui, mais elle met trop de temps. Il se lève et sort à son tour de la pièce.
« Tu sais, » lâche-t-il d'une voix atone depuis le couloir, lorsqu'ils ne sont plus dans le champ de vision de l'autre, « Si c'est si difficile pour toi de m'adresser la parole, ne te forces pas. »
Elle ne réagit pas, assommée par la brutalité des mots du brun et la douleur qui en émanent. Elle l'entend s'éloigner, le pas lourd.
Lorsque le silence est revenu, elle laisse tomber sa tête dans ses mains, complètement perdue. Ce n'est que de longues minutes plus tard, alors qu'elle renifle inconsciemment, qu'elle se rend compte qu'elle pleure.
Deux fois dans la même journée, chapeau.
Elle trouve un mouchoir, puis son regard se perd dans le vague. Finalement, elle frappe le canapé d'un poing rageur et se lève d'un bond.
Une fois en dehors de la pièce, elle se perd un peu dans les couloirs en essayant de le repérer, et finit par entendre un léger bruit de pas. Elle remercie son ouïe super-développée et se dirige vers son coéquipier. Elle s'arrête au milieu d'un couloir en l'entendant arriver de celui sur sa droite. Il sort de la pénombre et se place face à elle, quoique plus loin que d'habitude.
N'importe qui dirait qu'il est à une distance raisonnable vu votre relation.
Il est deux fois plus loin que d'habitude !
Ben voyons...
« Tu voulais me surprendre ? » demande-t-il, un chouia ironique et définitivement grinçant, la ramenant durement à la réalité.
« Je voulais te laisser le choix de venir me parler ou non, » rétorque-t-elle en ravalant le ton acerbe qui a failli sortir.
« Alors je t'écoute. »
Il croise les bras et attend. Elle ne peut s'empêcher de rire – c'est ça, ou elle hurle littéralement, et ce serait contre productif connaissant la vitesse à laquelle le brun peut se refermer.
Elle a toujours les mots de Steve en tête. Ne ferme pas la porte.
« Je n'ai pas de révélations à te faire, James, » explique-t-elle calmement. « Je ne sais pas à quoi tu t'attends, mais il n'y a rien de spécial. Oui, j'ai été distante ces derniers temps. Mais ce n'est pas à cause de toi, ce n'est pas en rapport avec toi, ou, plus exactement... C'est... » Elle lève les mains à hauteur de ses épaules dans un geste d'impuissance. « J'ai quitté des gens pour venir ici. Des personnes qui sont nées dans les mêmes années que nous. Des personnes que je connais depuis des décennies. Des personnes qui ne savent pas où je suis, dont je n'ai pas de nouvelles et à qui je n'ai pas donné de nouvelles depuis des mois. Depuis plus d'un an, » avoue-t-elle en détournant le regard. « Et ça me pèse, par... »
Il s'approche d'elle et tend un bras.
« Lena, je ne voulais... »
« S'il te plait, laisse-moi finir, maintenant que j'en suis là, » demande-t-elle calmement.
Il ne dit plus rien mais se rapproche jusqu'à pouvoir la toucher au besoin, à une distance que l'un et l'autre ont pris l'habitude de conserver les semaines précédentes, lorsqu'ils sont seuls – ou sans la présence des membres d'Hydra.
Soulagement. Présence. Compagnie.
Elle inspire lentement pour endiguer les émotions.
« Et ce qui me pèse encore plus, c'est que si aujourd'hui on me demandait de choisir entre rester ici et ne plus les revoir, ou retourner vers eux et devoir t'oublier... je ne sais pas ce que je ferais, » murmure-t-elle alors qu'il pose sa main gauche sur son épaule dans un geste qui la réconforte un peu, pas tant pour la raison du geste, mais parce qu'il a brisé la distance qu'il avait mis entre eux quelques heures plus tôt.
Une fois de plus, elle n'a dit ni la vérité, ni un mensonge. C'est vrai. Ce n'est juste pas l'entière vérité. Plus ou moins.
Tes amis sont heureux. James est au-delà de tout malheur. Tes amis sont ensembles. James n'a que toi. Tes amis ne sont pas ta famille. James...
Elle se secoue mentalement avant de laisser ses pensées divaguer.
« Tu les connais depuis bien plus longtemps que moi, tu n'as pas de choix à faire. Ils sont ta famille, » rappelle-t-il et elle a encore envie de hurler.
« Non, » proteste-t-elle doucement, les poings serrés à l'extrême. « Ils ont beau être aussi proche de moi qu'ils le puissent, et j'ai beau les aimer inconditionnellement, ils ne sont pas ma famille. Le seul qui prétendait à ce titre... a été assassiné. Aujourd'hui, je n'ai qu'une famille, Jay, » souffle-t-elle en posant sa main par-dessus celle du Soldat qui se trouve toujours sur son épaule.
La main de métal se crispe avant qu'il l'attire vers lui et la prenne dans ses bras.
Mac se laisse faire, plus soulagée qu'elle n'avait pensé l'être.
Honte. Bien être. Dégoût. Sécurité. Amitié... Famille
Elle enfouit une fois encore ses doutes et sa rancœur envers elle-même.
Elle doit continuer.
Elle sait qu'elle peut réunir sa vie d'avant et celle de maintenant.
Elle ne doit pas penser qu'elle devra peut-être vraiment choisir entre le SHIELD et James.
Entre Nat', Clint, Maria, Nick d'un côté et James de l'autre.
Entre Steve d'un côté et James de l'autre...
... Non !
Bien sûr que non. Comment n'y a-t-elle pas pensé ?
Steve se rangera de leur côté. Steve sera toujours à côté d'elle, d'autant plus si ça veut dire être à côté de James. Et Clint la soutiendra toujours. Et Nat' aura confiance en elle (et elle sera du côté de Steve). Et Maria et Nick ne seront pas stupides. Ils ne prendront pas le risque de voir partir la moitié des Avengers. Les autres... Tony, Thor et Bruce lui manqueraient mais ils n'étaient pas si proche que ça. Thor, peut-être, après ce qu'il s'était passé avec Loki.
...
Oui, c'est vrai, c'est tout sauf réaliste. Mais elle doit s'accrocher à ça si elle veut avancer. Et peu importe, la probabilité que ça arrive vraiment n'est pas nulle.
Enfin, elle sent la tempête en elle se calmer un peu et elle réalise que ce n'était pas tant de les trahir qui lui posait problème, mais de les perdre – peu importe combien la frontière entre ces deux notions paraîtra petite lorsqu'elle y sera confrontée.
Il y a une solution. Il y en aura une.
Il devra y en avoir une.
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10 MAI 2016 – 17h52 – PEKIN – QG D'HYDRA
(Jour de la rencontre 467)
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En chine, Hydra était moins recherché qu'en Europe ou aux USA. Donc ils ne se cachaient pas vraiment. Le siège était un gratte-ciel à faire pâlir d'envie Tony Stark.
James revient de la salle de sport, une vingtaine d'étages au-dessous. Il rentre dans sa chambre et a le plaisir de retrouver sa coéquipière vautrée dans son canapé.
« Tu es rentrée quand ? » demande-t-il en se dirigeant vers la salle de bain.
« Il y a deux ou trois heures. Le temps de prendre une douche, d'écouter le débrief des médecins et de venir ici, » explique-t-elle en laissant retomber sa tête en arrière, sur le dossier.
« Ok. Je prends une douche, j'arrive. »
« C'est pas comme si j'étais pressée, de toute façon, » lâche-t-elle en fermant les yeux.
Lorsque la brune les rouvre, il commence à faire sombre. Elle comprend que son coéquipier l'a laissé dormir. Souriant doucement, elle s'étire, lorsqu'elle se rend compte d'un poids sur ses cuisses. Baissant les yeux, elle se retient d'éclater de rire en voyant deux mollets par-dessus elle. Remontant le long du corps du brun, elle découvre qu'il dort à poings fermés, la tête sur l'accoudoir. Elle le dévisage un long moment, les lampadaires se sont allumés dehors, l'heure du repas est passé. Mais elle refuse tout net de lui enlever ce moment de calme. Finalement, il doit être près de vingt trois heures lorsqu'il papillonne des yeux. Elle arrête de le regarder pour le laisser se réveiller dans son coin, reposant sa tête contre le dossier. Il s'étire et grogne un peu, avant de se figer. Elle relève la tête et croise son regard, un sourire aux lèvres.
« Tu m'as laissé dormir, » déclare-t-il, la voix légèrement rauque de son sommeil.
« C'est toi qu'as commencé, » rétorque-t-elle avec une voix de petite fille et il ne peut s'empêcher de rire.
« Tu avais l'air si paisible, je n'ai pas eu le courage de te déranger, » avoue-t-il.
« Pareil pour moi. »
« J'espère que ça ne te… choque pas ? » demande-t-il ensuite en désignant ses jambes qu'il n'avait toujours pas enlevées.
« Au contraire. Je suis contente que tu te permette ce genre de... familiarités. Vu le temps qu'on a passé ensemble… »
Elle ne finit pas sa phrase mais il acquiesce, avant de se redresser et de s'assoir juste à sa droite.
« Qu'ont dis les médecins ? » demande-t-il ensuite.
Elle laisse échapper un rire dépité, mais son regard est soulagé.
« Pas plus de dix conditionnement par an, et une batterie complète de tests tous les cinq conditionnements. Et surtout, plus de "machine de guerre" pour toi. Trop dangereux pour ton cerveau, » dit-elle immédiatement, guettant la réaction du brun, qui ne se fait pas attendre.
D'abord, il se redresse d'un coup, la regardant bien en face pour vérifier si elle dit la vérité ou si elle se moque de lui. Puis, une fois qu'il sait que c'est vrai, il ouvre les bras et l'attire à lui, dans une étreinte d'ours comme seul lui sait les faire. Même Steve n'est pas aussi bon. Enfin, ce n'est que son avis à elle. Puis il la relâche, quelques instants plus tard, et il a le regard brillant.
« Merci, » souffle-t-il.
« Je ne suis que la messagère, » répond-elle en haussant les épaules.
Il la regarde, n'osant rien dire, parce que, comme d'habitude, il y a des micros et des caméras partout. Et s'ils se permettent d'être un peu plus proches que prévus, c'est parce que Pierce leur a ordonné de passer pour des amis qui travaillent ensemble pour Hydra. Il la regarde, donc, et elle sourit, parce qu'elle a trafiqué les résultats des examens de son coéquipier pour faire croire que les vaisseaux sanguins dans son cerveaux sont bien plus malmenés que la moyenne, et que si son super-métabolisme lui permet de continuer à vivre de la même manière, il doit faire attention.
« Et toi ? » demande-t-il.
Elle grimace.
« Je vais très bien. Hélas ? » ricane-t-elle devant la colère soudaine du Soldat. « Ce n'est rien, ne t'en fais pas. De toute façon, mon dernier remonte à trois mois et demi. Ça pourrait être bien pire, » assure-t-elle en se levant. « Je vais me coucher. Ne passe pas la nuit là, tu vas encore avoir le dos en vrac demain, » lâche-t-elle en quittant la pièce.
Il se renfrogne mais ne dit rien, se contenant de se rallonger dans le canapé une fois que la porte s'est refermée. Quelques secondes plus tard, il ne peut s'empêcher de sourire tout seul. Ça non plus, il ne l'avouera jamais. Lui, sourire ? La bonne blague.
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Finalement, une seconde mission longue tombe plus ou moins rapidement.
Elle veut lui dire que Steve est vivant. C'est devenu une obsession. Plus encore, elle le lui doit. Mais l'occasion ne se présente pas. Jusqu'à cette mission en Australie. Au bout d'une semaine, ils se rendent compte qu'ils vont mettre bien plus longtemps que prévu. Contrairement à son habitude, Pierce ne leur demande pas de rentrer mais leur en donne cinq supplémentaires. Et, finalement, au bout de la troisième, tout est réglé. Seulement, Pierce ne peut pas le savoir. Ils ont assassiné quelqu'un n'étant pas sensé exister.
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3 JUIN 2016 – 4h27 – PERTH, AUSTRALIE - IMMEUBLE DE BUREAUX
(Jour de la rencontre 491)
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Mac avance lentement, pas après pas. Elle sait que James est sur sa droite à cinq ou six mètres. Elle ne l'entend pas, mais elle le sent.
Leur cible a été tuée quelques heures auparavant, mais il reste un homme à abattre. Un sniper. Ils savent qu'il est là, ils l'ont vu s'installer la journée précédente. Ils sont dans un immeuble de bureaux, dédale sans fin de couloirs et de cloisons vitrées. Ils détestent ça, ça les rend visibles au possible.
Alors ils avancent avec toute la prudence dont ils sont capables.
Quelques minutes plus tard, elle se baisse pour vérifier une empreinte de chaussure lorsqu'une détonation résonne. La vitre au-dessus d'elle explose, projetant une pluie d'éclats de verre sur elle. Elle reste figée, les yeux écarquillés. Sa tête était à la place de la vitre deux secondes avant. Elle lâche une faible exclamation de stupeur, mais son coéquipier l'a entendu.
« Mac ! » souffle soudain James dans son oreillette. « T'es touchée ? »
Elle n'ose répondre, de peur de donner sa position, se contentant de se mettre au sol, en position fœtal pour offrir le moins de surface de cible à son attaquant. Et effectivement, une seconde balle siffle et va se loger dans le mur à une cinquantaine de centimètres de ses pieds. Elle étouffe efficacement le second hoquet de peur et hésite sur la conduite à tenir.
« Mac, répond ! » insiste son coéquipier dans un murmure.
Une autre balle siffle, plus loin, moins dangereuse. Mais elle reste immobile et silencieuse.
Il n'y a plus aucun bruit, seulement la respiration précipitée du brun dans son oreillette.
« Bordel de merde, Lena ! » gronde le Soldat.
Elle veut lui dire de se taire, qu'il va se faire repérer, mais un mouvement sur sa droite lui fait tourner la tête brusquement et elle tombe dans le regard gris clair de son coéquipier.
Le temps se suspend.
Seigneur, son regard...
Elle entend le souffle heurté, qui se bloque par moment dans sa gorge, et son regard, et elle veut juste le prendre dans ses bras ou plutôt, lui dire qu'il n'a pas le droit de s'inquiéter autant pour elle. Parce qu'elle ne me mérite pas.
Mais elle ne peut pas exprimer ses émotions, alors elle se contente de sourire et hoche brièvement la tête de haut en bas pour lui dire qu'elle n'a rien. La panique qu'elle voit dans les yeux gris s'efface rapidement, remplacée par un mélange de soulagement et d'inquiétude. Mais il n'a pas d'autre réaction durant un instant que la regarder et s'assurer encore et encore qu'elle est en vie.
Puis elle le voit reprendre contenance et le temps reprend sa course.
Silencieusement, il lui demande la direction des balles. Elle lui indique le bureau du fond et il hoche la tête, lui ordonnant de rester immobile. Elle ne songe même pas à discuter, ne bougeant pas d'un orteil.
Le brun s'éclipse dans un silence absolu. Les minutes passent et elle n'entend que la respiration de son coéquipier dans l'oreillette. Ça la stresse un peu. James est toujours parfaitement silencieux. Qu'elle l'entende encore respirer prouve qu'il n'a pas retrouvé sa maîtrise totale.
Mac commence à ne plus pouvoir maîtriser son inquiétude lorsque des bruits de lutte et des cris de douleur lui parviennent. Elle se met debout immédiatement, quoi qu'avec prudence, et se dirige vers le combat. Un grognement s'élève, suivi d'un hurlement de pure douleur.
Brusquement inquiète de ce que son coéquipier peut faire, elle se précipite. Mais il est trop tard. Elle s'accroche au chambranle de la porte d'une main et porte l'autre à sa bouche pour contenir un haut le cœur. La vision est cauchemardesque. La femme gît au sol, sur le ventre, un bras littéralement arraché, et le Soldat lui a brisé la nuque si violemment que la tête a été tournée à cent quatre vingt degrés. Il la tient encore, le bras restant tiré vers l'arrière dans un angle qui prouve que l'épaule a été démise, un genou dans les reins, comme si elle allait se relever.
Ravalant son horreur, elle s'avance doucement. Elle ne sait pas jusqu'à quel point la "machine de guerre" peut s'auto-lancer.
« James ? » souffle-t-elle avec hésitation.
Il se tourne vers elle d'un mouvement brusque. Elle est immédiatement rassurée. C'est bien son coéquipier qu'elle a devant elle. Son regard n'est pas vide, il est brûlant de colère, d'une colère qu'elle n'a encore jamais vue.
« James, lâche-là, » demande-t-elle avec douceur. « Elle ne peut plus faire de mal. »
« Elle a voulu te tuer, » gronde-t-il – littéralement.
« Elle n'a pas réussi, » rappelle-t-elle en s'approchant encore un peu.
« Je n'ai rien pu faire, » ajoute-t-il, et il y a du désespoir dans sa voix, et enfin elle comprend.
Alors elle franchit la distance qui les sépare encore et pose un genou par terre, en attrapant son coéquipier par l'épaule.
« Jay, regarde-moi, » ordonne-t-elle et il obéit immédiatement. « Ce n'est pas moi qu'elle visait. Elle a tenté d'abattre le premier de nous deux qu'elle a eu dans sa ligne de mire, » explique-t-elle avec toute la conviction possible. « Ça aurait tout aussi bien pu être toi. »
« J'aurais préféré ! » siffle-t-il, toujours bouillonnant de colère, en posant de nouveau le regard sur la tireuse morte.
« Je sais, » assure-t-elle.
Elle glisse sa main libre sur la joue du brun pour le forcer à tourner la tête et à la regarder.
« Je sais, » répète-t-elle, « Mais c'est comme manquer de se faire renverser à un passage piéton. C'est comme tout accident évité de justesse. On n'y peut rien. C'est injuste, ok, mais... »
Il serre les dents, et elle a l'impression qu'il s'appuie sur sa main, mais c'est tellement fugace qu'elle n'en est pas certaine. Puis il se redresse et hoche la tête lentement.
« Je sais, » souffle-t-il à son tour.
Puis il se relève et tend une main dont elle se saisit pour se remettre debout à son tour. Il ne la lâche pas, et plonge son regard dans celui de la brune, qui n'ose rien dire. Elle voit encore la peur flotter dans les iris clairs, et elle le sent même trembler un peu. Il pose ses mains dans le cou d'Elena, doucement, comme s'il avait peur de la briser.
« Ne meure pas, » murmure-t-il seulement, avant de coller leurs fronts ensembles.
Un déferlement d'émotions assaille la brune, un mélange de gratitude, de compassion, d'impuissance et de besoin de protéger l'homme en face d'elle, si fort qu'elle en a du mal à respirer. Elle glisse ses mains sur celles de James.
« Je te promets d'essayer, » murmure-t-elle en réponse, et elle le sent secouer doucement la tête, alors qu'il tente de sourire.
Il finit par laisser retomber ses mains et se redresser, Elena le laissant prendre quelques mètres de distance pour remettre ses pensées en ordre.
Ils quittent les lieux rapidement, alors que les premières lueurs de l'aube apparaissent.
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3 JUIN 2016 – 6h50– PERTH, AUSTRALIE
(Jour de la rencontre 491)
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Ils sont de retour dans leur planque, un immeuble désaffecté (décidément, ils aiment ça), ils se couchent, harassés, même le Soldat et sa super résistance, alors que le soleil se montre. Il faut dire que le fait que la brune ait manqué de se faire abattre l'a profondément ébranlé.
Mac se réveille la première, en début de soirée. James dormant encore, elle en profite pour compartimenter. Elle a l'impression que cela fait des mois qu'elle ne l'a pas fait. Oh, pour ses missions, elle le fait toujours. Mais en ce qui concerne son coéquipier... Elle se rend brusquement compte qu'elle n'a plus ressenti de colère spontanée envers lui depuis des semaines. Oui, elle a toujours des résurgences de culpabilité vis-à-vis de Tania, mais... elle a simplement fini par décider d'arrêter de se sentir mal pour aider un homme bon à s'en sortir. Et peu importe ce qu'elle a sur la conscience, ça ne pèse pas bien lourd vis-à-vis de ce qu'il y a sur celle du brun, de toute manière.
Le temps passe, et elle se remémore leurs dernières missions. Elle pense qu'il sera encore un peu plus difficile de faire face à Pierce en rentrant. Ce qu'ils échangent sans arrêt, les regards, les gestes. Les missions qu'elle supporte mieux quand il est là. Elle est de plus en plus attachée au brun, même si elle refuse de se l'avouer.
Et lui aussi s'est attaché à elle. Elle a longuement tergiversé avant de se l'avouer. Mais elle ne peut plus prétendre que ce n'est pas le cas. S'il le doit, il donnera sa vie pour elle. Et ça lui fait peur.
Un sentiment d'urgence la saisit soudain.
Elle a vu le regard de James. Elle a vu ce qu'il a fait à cette femme. Ce qu'il a failli faire à Pierce. Ce qu'il a juré de faire à Pierce. Ils doivent s'en aller. Elle doit trouver un moyen de rentrer. Avec le brun, bien entendu. Oh, elle n'a pas de doute sur le fait qu'il veuille rentrer. Qu'il veuille se libérer d'Hydra. Il viendra. Mais il faut qu'il sache certaines choses, avant. Il faut qu'il sache pour Steve, avant tout. Le reste pourra attendre. Mais pas ça.
Elle fini par se secouer lorsqu'elle entend son ventre gargouiller. Elle prépare à manger et l'odeur de la nourriture chaude réveille le dormeur. Ils mangent en silence et elle se recouche pendant qu'il va faire une ronde.
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Au milieu de la nuit, elle se réveille en l'entendant se coucher. Il lui dit de continuer à se reposer, qu'il n'y a pas de danger. Trop heureuse de faire une nuit complète, elle ne cherche pas à discuter.
Au matin, elle se réveille de nouveau en premier, alors que James dort.
Elle s'assoit en tailleur sur son sac de couchage et somnole un peu en essayant de bâtir un plan dans sa tête. Leur laisser un ou deux jours de calme, puis parler de Steve. Dans un endroit où il ne pourra pas s'enfuir, idéalement. Et passer les jours suivants à ramper à ses pieds pour essayer de se faire pardonner de ne lui avoir rien dit.
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Mais rien ne se passe jamais comme prévu, n'est-ce pas ?
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« Lena ? » souffle soudain une voix inquiète sur sa gauche.
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Si vous saviez ce que je suis HEUREUSE de pouvoir couper ici ! Parce que vous savez ce qu'il va se passer au prochain chapitre, hein ? HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA ! Oh, j'ai bidouillé les quatre chapitres précédents pour pouvoir faire ça, puis j'ai rajouté la scène à Pékin, et j'en ai enlevé une de celui-ci pour la mettre dans le chapitre suivant... Je vous jure, je me suis décarcassé pour ce fichu cliff...
Il est probable que je poste un OS Agents of SHIELD dans pas très longtemps... pt'être même demain. Je verrai.
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Dans le prochain chapitre :
Période couverte : le 4 juin. Eh oui, il va y avoir pleiiiiin de trucs à dire. :
- C'est très simple. La discussion qu'ils vont avoir va commencer avec Mac qui demande à Buck ce qu'il connait des Avengers... En fait, c'est bien ce petit truc à la fin de chaque chapitre, de vous donner des infos pour le chapitre suivant. ça vous fait revenir...
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Chapitre suivant dimanche 5 novembre 2017.
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À la semaine prochaine !
