Ce n'était qu'un commencement

Bonjour à tous! Désolée pour ce léger retard, j'avoue avoir oublié de publier mon chapitre cette semaine. Mais le voici, le voilà! Nous nous retrouvons au camp d'Eomer dans ce chapitre plus long que les autres. J'espère qu'il vous plaira!


Chapitre 15 : Le camp d'Eomer

29 février 3019

Voilà plus de 24 heures qu'elle s'était réveillée parmi les hommes. Elle avait déjà eu l'occasion de se lever et de voir en dehors de la tente malgré les protestations du guérisseur. Elle ne cessait de se balader dans le camp, discutant avec les rohirim. Elle s'était vite liée d'amitié avec Tilden, Joled et Silid, les trois hommes qui l'avaient sauvée des orcs. Elle aidait du mieux qu'elle pouvait, pour la nourriture, le feu mais aussi les armes. Elle avait encore mal à la tête mais elle passait outre, il y avait des choses plus importantes. Elle passait aussi beaucoup de temps avec le guérisseur, tous deux parlaient plantes et médecine, se partageant secrets et recettes. Ce soir-là, le seigneur Eomer avait fait installer sa tente personnelle pour elle. Lorsqu'elle s'y engouffra, elle se sentait pour la première fois étrangère. Le lit était dans un coin tandis qu'une table dressée pour le dîner l'attendait. Eomer était encore là, à ranger ses dernières affaires.

« J'espère que vous serez bien ici » lui dit-il, ses yeux verts la fixant

« Je vous remercie seigneur Eomer, et désolée. Je ne voulais pas vous chasser ainsi »

« Ne vous en faites pas » sourit-il « Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas. Je vais aller manger avec mes hommes »

« Et vous me laissez manger toute seule ?! » fit-elle semblant de s'offusquer

« Je me suis dit que vous préféreriez manger seule plutôt qu'avec des soldats. Vous êtes une jeune femme et je ne veux pas vous imposer une telle compagnie »

« Je préfère être entourée d'une telle compagnie comme vous dites que manger seule et mourir d'ennui »

L'Homme sourit doucement et lui présenta son bras. Sans qu'elle ne comprenne, une étrange chaleur s'insinua en elle à ce sourire. Prenant le bras tendu, elle sortit de la tente accompagnée du seigneur des chevaux et mangea en compagnie des rohirim autour d'un feu de camp, les écoutants discuter. Eomer semblait préoccupé, mais il faisait semblant de rien. Il était déjà tard quand elle décida d'aller se coucher, sa tête résonnante affreusement.

Elle s'engouffra dans la tente, sentant un regard la suivre et sans savoir comment, elle devina aisément de qui il s'agissait. Elle fixa de nouveau la tente devant elle. Des tapis recouvraient le sol et des coffres en bois s'alignait non loin. Entendant les tentures derrière elle bouger, elle se tourna et fit face à Eomer. Ce dernier tenait une boite en bois sombre.

« Dorlen m'a confié ça pour vous. Il m'a dit que ça vous aidera à dormir » dit-il en lui tendant la boite

« Merci » sourit la naine en la saisissant « Vous sembliez soucieux pendant le repas »

« Je m'inquiète pour mon oncle, et ma sœur »

« Votre sœur ? » répéta-t-elle

« Oui, Eowyn. Elle est ma cadette de quatre ans »

Il lui parla alors d'elle, lui expliquant que le bras droit de son oncle lui tournait beaucoup trop autour à son goût.

« Mon oncle n'est plus lui-même et j'ai peur… »

« Qu'il la donne en mariage à ce Grima » termina Keelìne

« Oui. C'est Grima qui dirige en réalité. Il est à la solde de Saroumane et depuis longtemps mon oncle est en proie à un maléfice, je sais que ça peut paraître fou »

« Pas tant que ça » fit la naine d'une petite voix tandis que Eomer la regardait sans comprendre ce qu'elle voulait dire « Vous oubliez à qui vous parlez. Vous m'avez dit que votre grand père vous avait parlé de mon oncle Thorin, vous avez donc forcément entendu parler de mon grand-père Thror. Celui dont le trésor a presque rendu fou, en particulier à cause d'une pierre »

« Oui il m'en a parlé » avoua-t-il « Mais je pensais que ce n'était qu'une légende »

« J'aurais bien aimé » soupira-t-elle « Mon oncle à lui aussi succomber au mal du dragon, mais il s'en est sorti. A cause de ça, il a bien failli ne jamais participer à la Bataille des Cinq Armées mais il s'est ressaisit et il est redevenu lui-même. Je suis sûre que votre oncle se réveillera lui aussi »

Eomer lui lança un sourire, bien qu'il ne pouvait s'empêcher de douter de ses paroles. Remarquant la fatigue de la naine, il prit congé en lui souhaitant une bonne nuit. Keelìne, une fois Eomer partis, ouvrit la boite et y découvrit une poudre. Une fois mélangée à l'eau, Keelìne bu son verre et alla se coucher. Son mal de tête disparut vite et elle s'endormit rapidement, ses pensées tournées vers sa famille.

Quand elle se réveilla le lendemain, il était déjà tard. Se cachant derrière le paravent, elle se lava à l'aide d'une grande bassine d'eau. L'eau était très froide mais elle se fit comme si de rien n'était. La naine s'habilla d'un pantalon noir et d'une tunique verte, attacha à sa ceinture sa dague et passa une cape fourrée sur ses épaules. Bien qu'elle appréciait être ici, elle se demandait combien de temps le seigneur Eomer accepterait sa présence ainsi. Sortant dehors, elle remarqua que le ciel était d'un gris perle et qu'une fine couche de neige recouvrait l'herbe. La voyant réveillée, Joled qui s'occupait du feu, s'approcha d'elle avec un sourire pendant qu'il rangeait quelque chose sous son col.

« Bonjour ! Enfin réveillée ? » lui dit-il d'un air moqueur

« Quelle heure est-il ? » demanda Keelìne

« Un peu plus de onze heure » répondit l'homme avant de rajouter en voyant son regard horrifié « mais ne vous en faites pas, on sait que vous avez besoin de repos »

En même temps qu'il parlait, il l'emmena vers le feu où un petit déjeuner l'attendait.

« Tout de même, j'ai l'impression de profiter de votre hospitalité. Je ne voudrais pas qu'on pense que je suis là à ne rien faire pendant que vous faites tout le travail »

« Mais on ne peut pas vous demander non plus de faire notre travail » remarqua Joled en lui montrant les hommes qui s'affairaient dans le camp « Ce ne serait pas digne de votre rang »

« Comment ça ? »

Elle vit le visage de Joled virer légèrement au rouge, comme s'il avait dit quelque chose qu'il n'aurait pas dû.

« Le seigneur Eomer nous a dit que vous étiez une princesse »

« Je vois » soupira-t-elle « Sachez que je n'ai jamais vécu comme une princesse. Chez mes parents, mon frère et moi, nous allions souvent chasser. Et puis le seigneur Eomer travail bien lui. Je refuse de rester ici à me laisser servir »

Sur ces mots, elle se leva et se dirigea vers Eomer sans tenir compte des tentatives de Joled pour la retenir. Très vite, elle se retrouva devant le chef du camp qui lui sourit en la voyant s'approcher.

« Bonjour dame Keelìne »

« Dame ? » répéta-t-elle « Je ne suis pas une dame, appelez-moi simplement Keelìne »

« Dans ce cas, appelez-moi simplement Eomer »

« Très bien. Alors, que puis-je faire Eomer ? »

Ce dernier la regarda sans comprendre.

« Pour le camp » continua la naine « Aller chercher du bois ? Ou peut-être de l'eau ? »

« Oh, mes hommes ont les choses en main. Aller vous reposer »

« J'ai dormi près de dix heures, j'ai suffisamment dormi. Et je ne resterais pas à me tourner les pouces en regardant vos hommes tout faire »

« Je ne peux décemment pas vous demander de… »

« De quoi ?! Ecoutez, c'est vrai, je vous ai dit qui sont mes parents mais ça ne fait pas de moi une princesse ! Mon père n'est pas roi et je ne suis pas une petite chose fragile » s'énerva-t-elle « Je pense être tout à fait capable d'aller cherche du bois ou de tailler des flèches ! »

Eomer restait là, sans rien dire tandis qu'un grand silence emplissait le camp après le discours de la naine.

« Si je peux me permettre » intervint Dorlen « J'ai besoin d'aller en forêt chercher des plantes, peut-être que vous pourriez m'accompagner »

« Ça, c'est une très bonne idée » sourit-elle au guérisseur « Je vais aller chercher mon épée et mon sac »

Puis elle tourna les talons vers sa tente sans un regard pour Eomer qui était resté sans voix. Quand elle ressorti, les hommes travaillait de nouveau et elle voyait Eomer discuter avec un de ses hommes non loin, bien qu'il lançait de temps en temps des regards vers elle. Dorlen l'attendait à la sortie du camp avec Joled.

« Je vous accompagne » lui dit-il en voyant son regard interrogateur « Il y a toujours quelqu'un qui part avec Dorlen, au cas où »

La naine hocha la tête et ils partirent en direction de la forêt à quelques kilomètres de là. Keelìne était juché sur un cheval devant Joled tandis qu'ils avançaient. Après seulement 30 minutes, ils étaient devant la forêt dense et descendirent de leur monture. Avant de s'engouffrer sous les arbres, ils mangèrent un peu. Puis ils entrèrent dans la forêt sombre à la recherche de plantes médicinales. Joled était derrière les deux guérisseurs, les sens aux aguets et la main sur le pommeau de son épée.

Dorlen et Keelìne regardaient attentivement le sol, recherchant des plantes spécifiques.

« De quoi avez-vous besoin ? » demanda la naine

« Un peu de tout » répondit le guérisseur « De l'ortie et du trèfle rouge notamment »

Keelìne acquiesça d'un mouvement de tête et commença à poser ses yeux sur le sol. Pendant trente minutes ils récoltèrent les plantes qui leur fallait quand soudainement Keelìne entendit un bruit sur sa gauche. Visiblement, Joled l'avait aussi remarqué car il avait empoigné son épée et s'apprêtait à la sortir. Dorlen s'était redressé, attentif au moindre bruit. Keelìne avait déjà sorti son épée, tandis que tous les trois avancèrent doucement vers les voix qu'ils pouvaient entendre. Se cachant dans les fourrés, ils aperçurent deux nains aux cheveux noirs en train de discuter en Noir Parlé.

« Des Gazat » gronda Keelìne

Mais avant qu'ils n'aient fait quoi que ce soit, il y eu un grand flash blanc et lorsque la pénombre retomba, les deux nains étaient étendus au sol sans un mouvement.

« Qu'est ce qu'il s'est passé ? » s'étonna Keelìne abasourdie

« Le magicien blanc » fit Joled « On ne doit pas rester ici »

Ils tournèrent les talons vers les chevaux en courant. Keelìne se jucha devant Joled comme à leur arrivée.

« Qu'est ce qu'il vous fait dire que c'était lui ? » demanda la naine

« Nous ne sommes pas très loin d'Isengard, il est le seul magicien à des kilomètres à la ronde »

Ils allèrent très vite, il devait être près de 14 heures lorsqu'ils sortirent du couvert des arbres. Quand ils arrivèrent au campement, plusieurs hommes d'Eomer semblaient surpris de les voir revenir si vite. Ce dernier, alerté par le bruit des chevaux, vint vers eux à grandes enjambées.

« Vous êtes déjà rentrés ? » s'étonna-t-il « Qu'est ce qu'il se passe ? » demanda l'Homme

Ils lui racontèrent alors l'épisode des Gazat et du flash blanc qui les avaient terrassés.

« Vous avez vu Saroumane ? » questionna Eomer à la fin de leur récit

« Non, mais qui ça pourrait être d'autre ? » objecta Joled « Il n'y a que lui comme magicien dans le coin »

« Faites évacuer le camp, nous partons » décida Eomer

Joled s'inclina et s'éloigna suivit de Dorlen. Keelìne se tourna vers Eomer, étonnée.

« Vous voulez partir ? »

« On ne peut pas rester ici si le magicien blanc se balade »

« Il est si dangereux que ça ? »

« Suffisamment pour que ça m'inquiète. Il s'est mis du côté de Sauron, rien de bon ne nous arriverais en le croisant. Vous avez vu ce qu'il peut faire »

« J'ai encore du mal à me faire à l'idée qu'un magicien est notre ennemi. Je veux dire, ils sont censés combattre Sauron non ? »

« Chacun peut sombrer du mauvais côté » lui dit Eomer « Vous devriez aller rassembler vos affaires »

La jeune naine hocha la tête et s'engouffra dans sa tente. En un peu moins d'une heure, tout le campement avait disparu, les tentes étaient repliées, les traces de feu effacées. Au moment de partir, Keelìne s'approcha de Joled qui fixait quelque chose dans sa main avant de le ranger sous son col en voyant la naine approcher.

« Ça vous ennuie que je monte encore avec vous ? »

« Pas du tout » sourit l'Homme

C'est ainsi que la troupe d'Eomer parti, s'éloignant d'Isengard et de son magicien. Keelìne était juchée juste devant Joled tandis que le cheval avançait à vive allure derrière Eomer. Les chevaux frappaient la terre de leurs sabots tandis que le ciel s'assombrissait de plus en plus au-dessus de leur tête, des nuages menaçants avançant vers eux. Ils ne s'arrêtèrent pas une fois de l'après-midi et c'est bien après que la nuit fût tombée qu'Eomer consentit à laisser ses hommes se reposer un peu.

« Allumer un feu. Nous repartons dès demain, je voudrais que l'on s'éloigne le plus possible d'Isengard »

Les hommes acquiescèrent d'un mouvement et Joled aida Keelìne à descendre de cheval. Cette dernière était courbaturée de partout après une journée de chevauchée comme celle-ci. La position dans laquelle elle se trouvait n'était pas des plus confortables et elle se sentait complètement exténuée.

« Je peux aider à quelque chose ? » demanda-t-elle à Joled

« Non, ne vous en faites pas » répondit-il en s'approchant des hommes s'occupant du feu

« Nous ne resterons pas longtemps ici » intervint Eomer qui s'était rapproché « Je suis désolé, nous n'avons pas le temps de vous monter une tente »

« Comme si j'allais vous le demander » rétorqua Keelìne avec un sourire « Dormir à la belle étoile m'ira très bien »

Commençant à frissonner, elle se détourna du seigneur Homme et alla se placer près du feu où encore une fois, Joled tenait un objet qu'il fixait longuement.

« Qu'est-ce que c'est ? » demanda la naine en s'approchant « Ca fait plusieurs fois que je vous surprends en train de fixer quelque chose »

Il lui tendit alors l'objet en question qui se révélait être un médaillon dans lequel deux dessins prenaient place. Celui sur la gauche représentait une jeune femme aux cheveux blonds et aux yeux clairs, le second portrait était celui d'une autre fille, plus jeune, mais ressemblant beaucoup à la première. Toutes deux avaient des yeux en amande et un nez et trompette, sur lequel on pouvait deviner la présence de quelques taches de rousseur.

« Ce sont mes filles » explique Joled « Eliana qui a 22 ans et Trisha qui en a 10. Peu de temps avant notre exil, je les ai envoyées vivre chez leur grand-parent maternel. Je pensais qu'elles n'étaient plus en sécurité à Médusel, avec la folie du roi »

« Et leur mère ? » demanda timidement Keelìne en lui rendant le bijou

« Elle est tombée malade et elle n'y a pas survécu »

« Je suis désolée » souffla la naine « Elles vous manquent »

« Plus que tout » soupira son ami « Mais je les reverrais. J'en suis persuadé »

Keelìne sourit doucement. Elle savait à quel point s'était dur d'être séparé de sa famille. Il ne se passait pas un jour sans qu'elle ne pense à ses parents ou son frère. Chaque jour loin d'eux lui faisait comme un trou dans la poitrine, qui s'agrandissait jour après jour.

Alors qu'elle regardait son ami d'un air attendri, un éclair blanc attira son attention. Elle ne fut pas la seule à l'avoir remarqué car aussitôt Eomer ordonna à ses hommes de sortir leurs armes. Il n'y avait pas un bruit, mais ils se sentaient très clairement observés. C'est alors qu'une voix s'éleva dans les airs.

« Vous ne pouvez me combattre »

Cette voix grave et profonde avait résonné tout autour d'eux. Et avant que quiconque a pu comprendre ce qu'il se passait, un grand flash blanc les illumina et Keelìne se sentit être rejetée en arrière par une force invisible tandis que son épée lui échappait des mains. Se relevant difficilement, elle remarqua que tous les hommes autour d'elle avaient subi le même sort. Elle posa alors son regard un peu plus loin où elle pouvait apercevoir une silhouette toute de blanc vêtu s'approcher. La naine commença à paniquer, s'attendant à voir le visage de Saroumane apparaître. Mais lorsque la silhouette fut à côté du feu, elle reconnut tout de suite la personne devant elle. Ce n'était pas Saroumane. C'était un autre magicien, un magicien qu'elle avait vu tomber de ses propres yeux. Sa longue barbe, jadis grise, était désormais aussi blanche que la robe qu'il portait. Keelìne remarqua qu'il n'avait pas changé en apparence, mais quand ses yeux gris se posèrent sur elle, elle sentit que quelque chose avait changé en ce magicien.

« Gandalf » souffla-t-elle « Mais…comment…Je vous ai vu… Le Balrog… »

Elle était incapable de prononcer une phrase claire tellement elle était abasourdie par la vue du magicien, désormais blanc.

« Je suis tombée à travers la glace et le feu » lui dit-il « Mais ma tâche n'était pas terminée »

« Nous pensions que vous étiez Saroumane » avoua Eomer en s'approchant

« Je suis ce que Saroumane aurait dû être » annonça Gandalf

« Alors qui êtes-vous ? » demanda le seigneur des chevaux

« C'est Gandalf » répondit Keelìne « Anciennement le Gris »

Eomer tourna un regard étonné vers le magicien face à lui.

« L'heure n'est pas aux explications » fit Gandalf « Votre oncle va bientôt mener une bataille qui pourrait mener à sa perte. Il a besoin de vous »

« Mon oncle n'est plus lui-même, il a été ensorcelé par… »

« J'ai brisé ce sortilège » le coupa Gandalf « Il n'est plus soumis à la volonté de Saroumane. Désormais, il va combattre pour sa vie et pour celle de bien d'autres au Gouffre de Helm. Mais il ne pourra gagner sans votre soutien »

Eomer semblait réfléchir tandis que tous les regards étaient tournés vers lui. Que pouvait-il faire ? Il s'agissait de son oncle, de son peuple.

« Quand devons-nous partir ? »

« Dès que possible »

Eomer acquiesça et ordonna à ses hommes de manger rapidement quelque chose avant de se remettre en selle.

« Gandalf » interpella la naine « Mon frère… »

« Il va bien » lui assura le magicien « Il est avec les jeunes Merry et Pippin avec un allié de taille. Vous le retrouverez bientôt »

Rassurée par ces mots, Keelìne reprit son épée et la rangea dans son fourreau. Après avoir mangé un bout de viande sécher, elle se remit devant Joled tandis que la troupe repartait. Mais cette fois ci ils ne cherchaient pas à fuir, cette fois ci ils allaient combattre et à cette idée, un nouveau vent semblait avoir souffler sur les rohirim. Désormais, la soif de combattre les animait tous.


Ayant prit du retard dans mes écritures, mon prochain chapitre ne sera pas publié avant lundi prochain mais je vais faire mon possible pour le terminer d'ici ce week end. D'ici là, n'hésitez pas à me laisser une petite review ;)

Je ne vous remercierez jamais assez de continuer à lire cette histoire, en espérant que vous l'appréciez.

A la prochaine!