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Disclaimer : Je ne tire profit, en aucune façon, de cette histoire. Les personnages de Marvel appartiennent à leurs propriétaires respectifs. Je ne retire rien de l'histoire qui suit et tous les droits de création des personnages leur appartiennent.
Rating : T (par précaution)
Genre : Drama / Tragedy / Angst / Adventure
Personnages : La plupart des personnages principaux vus dans : Iron Man 1, 2, 3 ; Captain America 1, 2 et 3 ; Hulk ; Thor 1 et 2 + 1 OC : Elena McGregor.
Situation temporelle : 2 ans après la décongélation de Steve, mais avant Captain America First Avenger.
Changements de situation : Beaucoup, tout au long de l'histoire.
Autres : Mon Bucky peut sembler OOC. En réalité, je me suis basé sur la scène post-production de Captain America - Civil War pour son caractère, quand il se trouve au Wakanda avec Steve, dans l'infirmerie. Un mec posé, réfléchi, qui sait ce qu'il veut et ne veut pas. Malgré cela, il reste instable et fragile.
Dates d'écriture : 09/08/2017 – 02/01/2018
Beta lecture : chaps 1 à 11, personne. Zukka666 à partir du chapitre 12.
Parution : Chaque dimanche à partir du 27/08/2017 (peut arriver dans la nuit de dimanche à lundi, jusqu'à 3h du mat')
Nombre de chapitres écrits : pour ce tome : 18 + prologue + épilogue

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Eh bien, voilà le premier chapitre en version corrigée par ma bêta, Zucca666. Merci à elle !

Et puis, je ne l'ai pas fait jusque là, mais merci à toutes celles qui laissent des reviews, merci à ceux et celles qui me mettent en favoris, ou même ceux qui se contentent de lire. Bien sûr que je préfère avoir des reviews, mais je suis juste contente que vous reveniez d'un chapitre sur l'autre, même si vous ne vous manifestez pas !

Oh, et... je savais que vous alliez aime la peluche ! Bien entendu, c'est Simba.

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Julindy, Zucca666, VIP merci pour la review !

Réponses à ceux qui n'ont pas de compte :

* VIP :
- Eh, franchement, j'ai essayé de trouver autre chose que commencer par les Avengers. Mais soit ça tombait à plat, soit ça les faisaient partir dans une engueulade monstre, et je ne voulais pas ça. Donc... c'est un moindre mal, je te l'assure ;)
- Oui, ça va péter. Un peu. On parle d'Elena, là.
- Steve, le vieil ami ? Hahahahahahaha ... ben oui, c'est lui. :D
- Ah, qu'avez-vous donc avec Coulson (je sais, c'est l'hôpital qui se fout de la charité) ? Je suis dans le fandom de Captain America hein. Pas dans Agents of SHIELD... Mais je comprends. Phil est tellement... *soupire* aaaah, Phil... C'est con qu'il soit mort. Je lui aurais bien consacré quelques chapitres...

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Notes pour ce chapitre :

(1) Lorsque j'évoque "la tour ou un équivalent", je parle de la Tour Stark/Avengers ou le complexe où ils se trouvent à la fin de Civil War

(2) La țuică (prononcer Tsuika) est une eau-de-vie traditionnelle originaire de Roumanie et Moldavie provenant de la distillation des prunes (source : Wikipedia). Pour la petite histoire, c'est un des pires alcools que je connaisse. Mon beau-père m'en a fait goûter un jour, c'est similaire aux mauvaises vodkas (ou peut-être était-ce une mauvaisețuică). Et, honnêtement, le fait que Sebastian Stan soit à moitié roumain n'est qu'une coïncidence. Ce n'est qu'en cherchant la définition que j'ai appris que c'était roumain)

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Bonne lecture !

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CHAPITRE 12

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« On rentre à la maison, » souffle-t-elle.

Il la regarde quelques secondes sans rien dire, avant de froncer les sourcils.

« La maison ? Et où est la mienne ? » grince-t-il.

« Elle est là où tu es heureux, là il y a des gens que tu aimes et qui t'aiment, » répond-elle, le regardant avec une dose d'affection démesurée dans le regard.

« Je n'ai plus d'endroit comme ça, plus personne qui... » lâche-t-il et son masque se fissure un peu, le temps d'un éclat douloureux dans le regard.

Elle ne prend pas ombrage de sa remarque. Leur relation ne repose sur rien, ils n'ont pas de lieu où se retrouver, tout flotte entre deux eaux, et c'est peut-être un miracle que ça ait tenu aussi longtemps.

« Tu peux reconstruire un tel endroit, rencontrer de nouvelles personnes. »

Il laisse échapper un rire un peu incrédule.

« Peu importe. Comment comptes-tu t'y prendre ? » demande-t-il finalement.

Elle ouvre la bouche, puis tourne violemment son regard vers lui. La bouche toujours entrouverte, elle forme des mots silencieux avec ses lèvres, des balbutiements, alors qu'elle tente de passer par dessus son hébétement.

« Attends... tu... tu veux... ? » bégaie-t-elle en secouant la tête, toujours incrédule.

Il secoue la tête, presque agacé.

« Tu croyais vraiment que j'allais refuser ? »

Mac le savait pourtant. Elle était certaine qu'il allait accepter. Mais après ce qu'il s'est passé le matin même, elle n'était même plus sure qu'il veuille rentrer au QG d'Hydra avec elle. Elle ne dit rien, puis remonte une jambe sur le canapé pour se tourner face à lui et prend son visage dans ses mains. Elle le tire contre elle et l'enlace quelques secondes avant de le relâcher.

Puis elle se fige de surprise. Ce qu'il restait du masque de James s'est effondré.

Finies la neutralité, ou la colère du matin.

Fini le chagrin.

Finie la souffrance.

Finie la peur.

Dans les iris gris clairs ne reste que l'espoir. Elle le serre contre elle de nouveau, aussi fort qu'elle le peut, et il se laisse faire, ne bouge pas, mais elle ne le prend toujours pas mal. Il est juste sous le choc. Il essaie de réaliser.

« C'est fini, » murmure-t-elle à son oreille. « Tu seras libre, James. Dans quelques jours, on sera à la maison. C'est fini, » répète-t-elle.

Lorsqu'elle le relâche, il a un petit sourire incrédule sur les lèvres et les joues mouillées de larmes. Son regard oscille entre espoir et soulagement. Mac secoue doucement la tête, souriante.

« J'ai des personnes à contacter, » décide-t-elle. « On est en Australie, ça va m'aider. »

« Est-ce que je peux faire quoi que ce soit ? » demande le brun en essuyant ses larmes d'un revers de manche.

Elle réfléchit quelques instants. Il ne doit pas se montrer désormais. C'est primordial. C'est elle qui devra sortir quand le besoin se fera sentir.

« C'est assez horrible à dire, mais... l'intendance ? » demande-t-elle et il accepte tout de suite.

« Tu m'offres une porte de sortie, Lena, tu penses vraiment que je vais rechigner à faire à manger ou le ménage ? » lâche-t-il avec force avant de se mordre la lèvre avec violence.

Il est à deux doigts de craquer, et pas forcément dans le bon sens, et elle aussi. Elle a juste envie de s'infiltrer dans les bras du brun et de s'y cacher en attendant que la tempête d'espoir et de joie dans sa tête s'apaise.

Alors elle lève doucement les mains en l'air.

« Ok, on va faire comme ça. Maintenant, on va se reposer un moment. Et ce n'était pas une suggestion, » ajoute-t-elle lorsqu'elle se rend compte qu'il veut protester. « On est à fleur de peau et ça va mal se terminer si on commence à monter un plan dans cet état là. Ce serait franchement stupide de se faire prendre si près du but. Alors repos. »

Il est bien forcé de céder devant le regard inflexible de la brune. Alors il accepte d'un geste de la tête.

Ils débarrassent rapidement les restes du repas et se glissent dans leurs sacs de couchage. Et si Elena a le cerveau en ébullition, le brun s'endort rapidement. Il ne faut pas oublier que la nuit précédente a été courte, et c'est James qui l'a vécue le plus mal, c'est lui qui a eu peur de perdre sa coéquipière.

Alors elle le regarde dormir et une fois qu'elle a retrouvé son calme, planifie les jours suivants. Lorsque l'envie de se rapprocher de James la saisit, elle tend une main jusqu'à son sac et récupère le petit lion en peluche, qu'elle serre entre ses doigts. Elle regarde les yeux noirs en plastique et caresse doucement la crinière. Elle relève les yeux vers son coéquipier et se dit qu'il ressemble à la peluche.

Usé.

Certes.

Mais toujours majestueux.

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6 JUIN 2016 – 19h30 – SYDNEY, AUSTRALIE

(Dans le même temps :)

6 JUIN 2016 – 4h30 – WASHINGTON, USA

(Jour de la rencontre +494)

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Elle est fébrile. Elle a beaucoup hésité et a décidé de se rendre à Sydney pour passer quelques coups de fils. Enfin... un coup de fil. Elle attend, s'empêchant de sautiller sur place, pour ne pas se faire remarquer. Elle sait qu'elle a l'air excitée, mais pas plus que tous ces gens dopés à la caféine du matin au soir et du soir au matin. Et l'avantage d'une grande ville est que les gens ne font pas attention les uns aux...

« Allô ? » marmonne la voix endormie de son meilleur ami au bout du fil. « Vous savez que ça ne se fait pas d'appeler les honnêtes gens en plein milieu de la nuit ? »

Elle a envie de pleurer. Elle se fait la réflexion que depuis quelques semaines, elle a régulièrement envie de pleurer. Elle sait qu'elle arrive au bout de sa résistance mentale, surtout avec un James fragile à ses côtés. Elle agrippe les bords de la cabine téléphonique et ne peut s'empêcher de sourire.

Les honnêtes gens ? Seigneur, Stevie, tu n'as toujours pas changé d'époque...

« Es-tu sur écoute ? » demande-t-elle simplement, parmi tous les mots qu'elle veut dire.

La mission. Toujours.

Un hoquet lui répond, et elle est sure désormais que le Soldat de l'Amérique est totalement réveillé.

« Oui... attends... Euh... Où est-ce ?... Saleté de téléphone… C'est bon, j'ai ton numéro. Je te rappelle ? Bon sang où es-tu ? »

« Attends. Avant, dis-moi où tu es. Dans la tour ou un équivalent ? » (1)

« Un... équivalent, je suppose. »

« Alors sors de là. Va dans un endroit vraiment tranquille. Rappelle-moi quand tu y seras. Je reste à côté du téléphone. Si ça sonne occupé, rappelle cinq minutes plus tard... On n'a pas le droit à l'erreur, ok ? » rappelle-t-elle avec autant de douceur dont elle est capable – il ne s'agit pas de lui mettre la pression.

« Je sais. Je vais tout faire dans l'ordre et prendre toutes les précautions qui s'imposent. Ne t'en fais pas. »

Elle raccroche. Une vingtaine de minutes plus tard — une des plus longues vingtaines qu'elle ait jamais vécues — le téléphone sonne à nouveau.

« Captain Pizza, les meilleures pizzas de tout Sydney, que puis-je pour vous ? » demande-t-elle d'une voix commerciale.

Cette phrase est à la fois un code entre les Avengers & assimilés pour se reconnaître, et si jamais quelqu'un d'autre appelle, il pensera simplement s'être trompé de numéro. Ils adaptent simplement la ville à l'endroit où ils se trouvent.

« Nom de Dieu Elena comment vas-tu ?! » s'écrie Steve, et rien qu'à sa voix, elle sait qu'il est totalement paniqué.

« Stevie ? Langage ! » s'exclame-t-elle dans un éclat de rire.

« J'en ai rien à foutre de mes mots ! Comment vas-tu ?! » beugle-t-il tellement fort qu'elle éloigne le combiné de son oreille.

« Bien, Steve. On va bien, » assure-t-elle dans un souffle.

« On ? » demande-t-il dans un murmure, et elle entend la fêlure dans sa voix à des milliers de kilomètres.

« Oui, Cap. On. Et on rentre. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé de ton côté ces derniers mois, donc je n'ai confiance dans personne d'autre pour l'instant. Mais on doit rentrer dans les prochains jours. Au plus vite, en fait. C'est pour ça que je t'appelle. J'ai besoin d'un contact de ton côté du Pacifique. »

« Oh Seigneur, » souffle-t-il. « Comment va-t-il ? »

Elle hésite un peu, ne sachant trop quoi dire : la vérité, sans trop l'inquiéter.

« Il tiendra debout, » répond-elle seulement.

« C'est si grave que ça ? »

« Non... ça dépend des moments, en réalité, mais la plupart du temps... ça va, » essaie-t-elle d'expliquer. « Je suis désolée, Stevie, mais on doit se dépêcher. Tu peux être sûr que le SHIELD est déjà en train de me tracer. J'ai de quoi les tenir occupés durant une dizaine de minutes, mais au-delà je ne peux rien garantir. »

« Vas-y, je t'écoute. »

« J'ai réfléchi. Le plus simple, dans un premier temps, serait de... »

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Finalement, ils restent neuf minutes et huit secondes à parler des possibilités.

Au moment de raccrocher, Elena le retient.

« Steve ? »

« Oui ? »

« Il y a soixante-dix ans... il a arrêté de se battre... il a cédé à Hydra... parce qu'il pensait que tu étais mort. Il n'avait plus personne. Il était seul. Avant-hier matin, il était prêt à rentrer au QG d'Hydra comme un bon petit soldat, après une énième mission. Et puis, par un concours de circonstances, j'ai dû lui dire que tu étais vivant. Il est devenu... Le moment a été difficile à passer. Mais trois heures plus tard, lorsque j'ai parlé de rentrer... il n'a posé qu'une question. "Comment fait-on ?" Alors... je ne dis pas que ce sera facile, loin de là, mais... il y a vraiment de l'espoir, Steve. Il s'est perdu, mais pas assez loin pour qu'on ne le récupère pas... et tu lui manques. Tu n'imagines pas à quel point. »

Elle n'entend rien, puis un léger reniflement.

« Tu me raconteras ce que vous avez vécu ? Ce qu'il t'a raconté ? S'il le veut, bien entendu, » demande-t-il, la voix enrouée.

Elle serre les paupières pour s'empêcher de se mettre à pleurer à son tour.

« S'il est d'accord, bien sûr. Mais je pense qu'il te parlera de lui-même, » explique-t-elle avec douceur.

« Ok, » accepte le super héros en reniflant de nouveau.

« Seigneur ce que je voudrais être à côté de toi... » murmure-t-elle.

« Ce que je voudrais que vous soyez là... » répond-il sur le même ton.

« Dans quelques jours, » promet-elle. Elle n'entend rien durant quelques secondes. « Tu hoches la tête ? » demande-t-elle sur une impulsion.

« Je... oui ? Comment sais-tu ça ? » s'étrangle-t-il presque de surprise.

« Parce que c'est ce que tu fais quand tu es d'accord mais que la personne en face n'attend pas de réponse. Et je sais que tu le fais aussi au téléphone, alors j'ai supposé, » rigole-t-elle.

De nouveau, un silence s'installe.

« C'est dans ces moments-là que je me rends compte à quel point tu me manques, » avoue-t-il, mais il n'a plus l'air triste, seulement nostalgique.

« Tu me manques aussi, Stevie, » confie-t-elle, les larmes aux yeux. « Il faut que j'y aille, Jay va finir par s'inquiéter. »

« Jay ? »

« Oui, on... a eu le temps de se rapprocher un peu. »

« Je vois ça, » déclare le héros, et elle entend le sourire dans sa voix.

« Ce mec est aussi fantastique qu'il est torturé, Steve, » avoue-t-elle, changeant subtilement de sujet.

« Je sais qu'il est fantastique. C'est mon meilleur ami, » lâche-t-il, comme une évidence.

Elle ricane.

« Vous êtes fantastiques tous les deux. »

« Flatteuse, » grince-t-il avec bonne humeur.

« Steve... »

« Oui, faut que tu y ailles. Pardon. File, » débite-t-il. « Embrasse Buck pour moi s'il te plait... Tu crois que tu peux le faire ? Enfin, que ça ne l'embêtera pas ? Il sait que tu m'appelles ? » la mitraille-t-il de question, le souffle de plus en plus court.

« Wow, respire. Tout va bien. Oui, il sait que je t'appelle. Il sait tout ce qu'il va se passer, tout ce que je dois faire pour nous sortir d'ici. Et je crois qu'il sera content que tu lui adresse quelques mots. Je sais que ce n'est pas idéal, mais... as-tu un message particulier à lui faire passer ? »

« Même si c'est un peu tard, dis-lui... dis-lui... que je n'ai jamais été aussi heureux qu'à l'idée de le revoir. Que je n'aurai pas assez du reste de nos vies pour lui demander pardon de l'avoir abandonné. Que je suis tellement soulagé qu'il sorte de cet enfer. Que je te confie à lui, comme je le confie à toi. Vous êtes les êtres qui me sont le plus chers avec Peggy. Faites attention à vous. Veillez l'un sur l'autre. Je vous embrasse, » finit-il et la brune comprend qu'il veut juste raccrocher, qu'il n'arrive plus à se retenir de craquer. Alors elle le laisse.

« Je t'embrasse aussi. Salut Stevie. »

« Salut Mac. »

La brune raccroche enfin et sans attendre, elle retourne vers la voiture qu'elle a louée. Une heure plus tard, elle est dans un quartier tranquille de la banlieue de Sydney, où James a réussi à rentrer dans une maison dont les propriétaires sont partis en vacances, vu le courrier qui déborde de la boîte aux lettres.

Elle se gare trois rues plus loin, passe par le petit bois qui entoure le lotissement et rentre discrètement par la porte de derrière avant de rejoindre son coéquipier à l'étage. Il a installé le coin cuisine dans le bureau, et leur chambre dans celle des enfants. Les lits seront un peu petits en longueur, mais c'est le seul moyen de dormir dans la même pièce sans avoir à bouger le mobilier. Certes, ils auraient pu passer la nuit dans le lit parental. Mais Mac préfère avoir son lit à elle. Ce n'est pas que ça la dérange de dormir dans le même lit que le Soldat. Simplement, si ce n'est pas absolument nécessaire, elle préfère ne pas le faire...

"Ça va, tu ne t'embrouilles pas un peu là ?"

"Quoi ? Non !"

"Et tu comptes trouver la véritable raison un jour ?"

"La raison à quoi ?"

"À pourquoi tu ne veux pas dormir dans le même lit que lui."

"Parce qu'il ne sera pas à l'aise avec ça. Il peut à peine se promener en t-shirt devant moi."

"C'est ça..."

Elle n'a pas à réfléchir plus, son coéquipier lui tend une assiette pleine de soupe. Elle soupire de contentement.

« En fait, tu sais vraiment faire la cuisine, » lâche-t-elle spontanément, et il plisse les yeux.

« Steve est... était un boulet en cuisine. Il fallait bien qu'on puisse manger quelque chose qui ne nous empoisonnerait pas, » rétorque-t-il.

« Steve est toujours un boulet en cuisine, mais il sait utiliser un micro-onde, alors quand on mange chez lui, c'est soirée pizza, » explique-t-elle, le regard dans le vague et un petit sourire nostalgique aux lèvres.

« Tu aurais pu refuser la mission, » lâche-t-il soudain.

« Laquelle ? »

« Infiltrer Hydra. »

Elle ricane, mais pas autant que d'habitude. Il y a encore cette tension dans l'air, résidu de l'engueulade de deux jours plus tôt.

« Tu ne comprends pas... » soupire-t-elle. « Ce n'est pas... Steve ne pouvait pas y aller. Les autres non plus, tous une bonne raison. Et... je n'ai pas eu une hésitation, en définitive. Je devais te ramener, pour lui avant tout, et pour toi, si tu avais été conditionné, comme nous l'espérions. J'ai voulu... peu importe ce que j'ai pensé ou ressentit... » elle secoue la tête de dépit. « Tu es l'un des nôtres. Tu... »

Elle décide de raconter l'histoire de ceux qui ont été génétiquement manipulés par Hydra, à l'exception de deux choses. Tia et une autre chose qui la concerne personnellement et dont elle a toujours refusé de parler. James parait soulagé d'apprendre tout cela, savoir qu'il n'a pas été le seul à péter un câble, que d'autres ont commis des atrocités, parfois de manière délibérée, contrairement à lui.

À la fin de son récit, ils restent silencieux un bon moment. Puis ils font la vaisselle, rangent la nourriture et se payent le luxe de se faire un café. De manière assez étonnante, ils retrouvent une partie de la symbiose qu'ils avaient acquise à Londres, dans l'appartement de Mac. Puis ils remontent boire leurs boissons chaudes à l'étage, en sécurité.

« Ça s'est bien passé ? » finit par demander James en parlant du coup de téléphone.

« Oh oui. Steve était... » elle s'arrête, le temps de ravaler la boule dans sa gorge. « Il était en larmes, » avoue-t-elle à mi-voix, et si les yeux du brun restent secs, elle voit que l'information le remue. « On a pu mettre en place la plupart des étapes. Il en reste une principale, qui ne le concerne pas. Comment on rentre dans l'avion ? »

« En soute ? » propose-t-il et elle rigole, avant de se rendre compte qu'il est sérieux. « On est plus résistant que la normale. Je l'ai déjà fait, je t'assure que ça fonctionne, » ajoute-t-il.

« Tu te rappelles que je n'ai pas eu droit au même sérum que toi, le mien est moins puissant, » marmonne-t-elle.

« C'est la seule manière viable. On s'insert dans la soute à bagage en se faisant passer pour des employés, on s'enferme dans un conteneur et le tour est joué. Tu ne pourras rien trouver de plus simple. »

« Je sais... je sais... » soupire-t-elle. « Ok, ça marche, » finit-elle par céder, après un moment de réflexion.

Il hoche simplement la tête.

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6 JUIN – 22h45 – SYDNEY, AUSTRALIE

(Jour de la rencontre +494)

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Ils sont tous les deux couchés, lorsque Mac se rappelle des paroles de son meilleur ami.

« Jay ? »

« Mmmh... »

« Steve... m'a dit que... il est immensément soulagé que tu puisses te libérer d'Hydra. Qu'il a hâte de te revoir. Qu'il s'en veut de t'avoir laissé... »

« Il n'a pas à s'en vouloir, » coupe le brun en soupirant. « Il ne pouvait pas deviner qu'Hydra m'avait injecté un dérivé de son sérum et que j'allais survivre. Personne ne le savait, pas même moi. »

« Je le sais. Tu le sais, et ça n'empêche que tu lui en veux, même si c'est très faible. Et il le sait, mais ça n'empêche qu'il s'en voudra pour le reste de sa vie, » rappelle-t-elle.

« Tu m'agaces quand tu as raison, » marmonne-t-il. « A-t-il dit autre chose ? »

Elle ne répond rien, ce qui alerte le Soldat.

« Lena ? »

« Oui ? »

« Qu'a-t-il dit d'autre ? » insiste-t-il.

« Qu'il... qu'il te confiait ma vie. Que tu devais veiller sur moi, » souffle-t-elle, gênée.

« Il... a dit ça ? » hésite le brun.

« Il a dit précisément "je te confie à lui, comme je le confie à toi. Faites attention à vous. Veillez l'un sur l'autre." »

Elle entend son coéquipier pousser un soupir.

« Merci de me l'avoir dit. »

« Je t'en prie, » répond-elle simplement en se tournant face au mur.

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Il met un temps infini à s'endormir. Deux raisons.

Steve lui fait toujours confiance. Il le pense capable de protéger sa meilleure amie.

Et puis... sérieusement, il n'a pas besoin de lui demander de protéger Lena. Non pas parce qu'elle se protège très bien elle-même - même si c'est vrai - mais parce qu'il la protège autant qu'il peut depuis... depuis le début, en réalité. Depuis Londres. Depuis qu'elle s'est fait... par Pierce et qu'il l'a vue vomir après s'être sacrifiée pour sa mission.

Ce jour-là, pour la première fois depuis sept décennies, il avait voulu prendre quelqu'un dans ses bras et le rassurer. Depuis, ce sentiment a grossi et grossi encore, jusqu'à devenir dangereux. Trop dangereux.

« Que se passe-t-il ? » murmure soudain la voix d'Elena sur sa droite.

Pris par surprise, il n'a pas le temps d'élaborer une réponse neutre. Se tournant vers elle, il la voit redressée dans son lit, en appui sur une main, tournée vers lui, le regard inquiet.

« J'ai tellement merdé en Roumanie... » avoue-t-il.

« Nom de Dieu, Barnes, ce n'est pas ta faute ! » soupire-t-elle, mi agacée, mi consternée.

Ils ont déjà eu cette conversation cinq ou six fois en quelques jours, à chaque fois où elle s'est rendu compte que quelque chose le minait. Mais autant il a pu esquiver les fois précédentes, autant là, il ne trouve pas la volonté de lui mentir.

« Ce n'est pas ça, Elena. C'est... » Il secoue la tête de dépit. « Je t'ai appelé par ton nom. Ton vrai prénom. En pleine mission. Sans mentionner le fait que j'ai tenté de te forcer à parler, alors que ça aurait immédiatement révélé ta position et mis encore plus en danger. »

Il se sent à la fois mieux de ne plus lui cacher ça, et mal de le lui avoir avoué, parce que ça montre son incompétence ou en tout cas, prouve qu'il est moins fiable qu'avant.

La brune ne dit rien, à tel point qu'il finit par la regarder. Il y a juste de la compréhension et de l'affection dans son regard marron. Il ne peut s'empêcher de sourire, rassuré. Apaisé.

« Tu fais trop confiance, Lena » marmonne-t-il pour la forme.

« Tu me l'as déjà dit, Jay, » rétorque-t-elle avec un sourire en coin. « Et ce qu'il s'est passé ne va pas m'inquiéter pour les prochaines missions. »

« S'il y en a, » rappelle-t-il. « Plus pour Hydra en tout cas... Tu comptes reprendre les missions avec le SHIELD ? » demande-t-il après une hésitation.

« Je n'y suis pas encore. Mais je ne suis pas certaine, » confie-t-elle. « On verra ça plus tard, de toute façon. »

Ils se sourient, avant de se rallonger.

Enfin, James peut dormir.

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10 JUIN – 3h22 – SYDNEY, AUSTRALIE

(Jour de la rencontre +498)

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Ils se préparent tranquillement, ne se précipitant pas, refusant de devenir parano à se demander si chaque personne qu'ils croisent est affiliée à Hydra et les surveille. Comme prévu, James ne sort plus, par précaution. Il tourne comme un lion en cage, frustré de ne pouvoir aider Mac un peu plus. Elle a beau lui assurer qu'il l'aide en s'occupant de tout dans leur "campement", il... tourne en rond.

Et puis, il y a une petite chose qui le turlupine, et qui grossit, grossit.

C'est au milieu de la nuit qu'il craque, finalement. Il fait un cauchemar, ça lui arrive de plus en plus depuis qu'il ne passe plus au conditionnement. La plupart du temps, il se réveille avant que sa coéquipière le remarque, mais parfois il ne peut s'empêcher de gémir ou de supplier dans son sommeil et elle est là pour le réveiller, le rassurer et attendre qu'il se rendorme pour en faire de même.

Il se redresse brutalement et voit du coin de l'œil sa coéquipière bondir hors de son lit et se téléporter sur le sien. Elle s'assoie sur le bord du matelas, repliant une jambe sous elle pour lui faire face. Elle pose une main sur son bras de chair.

« C'est ok ? » demande-t-elle seulement.

Il confirme d'un hochement de tête, mais contrairement à d'habitude, elle ne retourne pas dans son lit. Elle reste sur le sien et attend patiemment. Il fronce les sourcils, l'interrogeant du regard.

« Il y a quelque chose qui ne va pas. En plus de tout le stress et les questionnements vis-à-vis de ton retour aux États Unis, tu te renferme de plus en plus. Je ne l'ai pas remarqué tout de suite mais c'est devenu flagrant durant le repas tout à l'heure. Je ne voulais pas te forcer à parler, mais vu ce qui vient de se passer, » lâche-t-elle en parlant du cauchemar, « je pense que ce serait mieux si tu m'expliquais ce qu'il se passe. »

Il garde la bouche fermée. Mais elle est aussi têtue que lui. Sinon plus. Lorsqu'il veut se rallonger, elle le retient par le bras et le remet en position assise. Elle le regarde, avec cette affection qui la caractérise lorsqu'elle le regarde, et il n'en peut plus. Il se lève avec brusquerie, la projetant au sol. Il s'en veut, mais ne s'en inquiète pas. Il sait qu'elle ne s'est même pas fait mal.

« Tu n'as pas pensé à ce qu'il se passerait si tu revenait aux États-Unis. Moi si ! » s'exclame-t-il. « Et parmi les dizaines de choses qui vont se passer, je n'arrive à penser qu'à une seule ! Tu vas retrouver Steve et votre entente d'avant. C'est normal et rien, rien ne me ferait plus plaisir, s'il te plait, crois-moi ! Mais ça voudra dire que je n'aurais plus qu'à ramasser ce qu'il reste de moi que je n'aurais pas perdu avec toi et partir me terrer loin. Très loin. Alors pardon de ne pas me réjouir de ça ! » beugle-t-il en gesticulant avant de sortir de la pièce comme une furie.

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Elena était restée amorphe le temps qu'il parle. Oh, elle avait entendu, enregistré, compris. Mais n'avait su que faire. Puis il était sortit de son champ de vision. Elle avait attendu, pensant qu'il allait revenir, marmonner de vagues excuses et reprendre la conversation là où ils auraient dû la commencer, dans le calme. C'était ainsi qu'ils fonctionnaient. L'un s'énervait, partait se calmer, revenait, et ils discutaient. Mais James ne revint pas.

Lorsqu'elle comprend, elle se relève, se mordillant la lèvre pour ne pas céder à son tour à la colère. Elle sort de la pièce, et cherche son coéquipier. Elle le trouve avachi dans le canapé, en train de vider à grandes lampées une bouteille de țuică. (2) Elle serre les poings, refusant de céder, mais il lui lance un regard plein d'amertume, sans même arrêter de boire, alors elle craque à son tour.

Elle se rapproche, lui arrache la bouteille des mains, la pose avec violence sur un tabouret qui traine. Puis elle attrape le Soldat par le col de son t-shirt et le relève.

« Tu as été conditionné. Ok. Tu as vécu soixante dix ans en enfer. Ok. Tu me fais confiance. Ok toujours. Je t'assure que je n'en doute pas. Tu n'as pu compter sur personne depuis trop longtemps. Ok. Tu as l'habitude de te démerder seul. Ok aussi, » liste-t-elle, sa voix augmentant progressivement en volume. « je sais parfaitement que je ne peux pas te prouver que je resterai à tes côtés une fois que nous serons à la maison. Et peu importe à quel point tu veux y croire, tu ne peux pas t'empêcher de douter. Ok. Mais tu peux me parler de tes doutes, bordel ! » s'énerve-t-elle franchement cette fois.

Elle le lâche et commence à faire les cent pas.

« À chaque fois que nous avons parlé, c'était soit lorsque je te tirais les vers du nez, soit parce que nos émotions étaient exacerbées et que tu as craqué ! Ça ne peut pas fonctionner comme ça ! On va finir par dire une connerie, ou faire quelque chose que l'autre aura vraiment du mal à oublier. Et si tu as de la marge, moi j'ai déjà une année entière de mensonges à me faire pardonner ! » crache-t-elle, un rictus de dégoût aux lèvres.

Elle s'arrête, essoufflée et frustrée. Mais surtout, pleine de rancœur. Elle veut bien faire des efforts, encore et toujours. Honnêtement, elle sait que dès le lendemain, elle recommencera. Mais là elle en a marre. Elle a dû s'assoir sur ses ressentis durant plus d'une année et demie. Et elle en a marre. Il y a le fait qu'ils sont en train de relâcher la pression, parce que deux jours plus tard ils seront en route pour la liberté. Et puis, elle doit savoir aussi si, désormais, elle a le droit de tirer un peu la porte – sans la refermer – sans qu'il s'enfuie. Alors elle laisse sa rancœur passer ses lèvres :

« Tu me parles d'être mis à l'écart, » grince-t-elle. « Mais, dis-moi, combien de temps as-tu été amis avec Steve ? Plus de quinze ans. Et moi ? Deux ans et demi. Je n'ai jamais combattu à ses côtés. Je n'ai jamais disparu de la circulation. Lorsque je me retrouvais avec lui, seule, nous finissions invariablement par parler de toi. Et, oui, toi et moi, nous sommes proches, mais ici, là où tu n'as personne d'autre, comme tu l'as dit. Rien ne me prouve que tu auras encore besoin de moi lorsque Steve sera de nouveau près de toi. Alors dis-moi, de nous deux, qui doit s'inquiéter de ce qu'il va se passer aux US ? Hein ? » siffle-t-elle à voix basse.

Il a la bouche entrouverte de stupeur. Il essaie de se reprendre, de dire quelque chose, alors elle lève une main pour le faire taire. Elle ne peut juste pas remonter se coucher en ayant dit cela. Parce qu'elle se rappelle qu'il est trop fragile et risque de ne pas supporter une telle attaque. Alors elle se rapproche de lui et le regarde dans les yeux.

« Mais je n'ai pas peur de ça, James. Parce que je sais que notre relation n'est pas basée seulement sur ce dont tu as besoin. Elle est sincère, et ce n'est pas parce que nous ne serons plus dans un environnement hostile que nous ne serons plus aussi proches. Tu dois faire confiance à ce lien, à ce qu'il t'inspire. Tu dois t'appuyer dessus pour te reconstruire, comme tu t'appuieras sur ton amitié avec Steve, » rappelle-t-elle d'une voix neutre, même si elle a conscience que son regard est rempli de douceur.

Il secoue lentement la tête de droite à gauche.

« Ne demande pas pardon, Jay, » le coupe-t-elle à nouveau avant qu'il parle. « Tu es perdu. On le sait tous les deux. »

Il laisse échapper un léger rire, mais ne dit rien.

« Allez, viens te recoucher, » propose-t-elle en se détournant.

Elle-même regagne son lit, épuisée. Elle l'entend rentrer dans la chambre un moment plus tard. Elle ne bouge pas, pour ne pas l'indisposer – elle sait combien il peut être gêné après ce genre de discussions – mais il doit penser qu'elle dort, alors il se rapproche et s'accroupit devant le lit d'enfant. Il caresse légèrement la joue de Mac, passant une mèche de cheveux derrière son oreille avec une douceur qui donne envie à la brune de... elle ne sait même pas, tant l'émotion est forte. Rire ? Pleurer ? Le prendre dans ses bras ? Puis il remonte la couette jusqu'à son menton. Elle le sent se relever, puis quelque chose de chaud effleure son front, et elle se rend compte que ce sont les lèvres du Soldat. Il se redresse de nouveau et reste immobile quelques instants, avant qu'elle l'entende se détourner et gagner son propre lit.

Elle refuse tout net d'analyser ça et s'endort rapidement. Elle a tout de même le temps d'entendre la respiration profonde de son coéquipier qui lui prouve que lui aussi a trouvé le sommeil.

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Oui, Elena commence à être stupide de tout refuser en bloc à ce stade-là. Ce n'est plus de l'aveuglement, ni même du déni, ça n'a pas de mot. Et si je vous dis qu'elle est loin d'avoir fini ? Ouais, vous commencez à me connaître, hein ? Si je peux vous donner un conseil... patience ? Beaucoup de patience ?

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Dans le prochain chapitre :

Période couverte : 12 juin :

- Eh bien... ils rentrent. Et non, je ne vais pas vous en dire plus...

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Chapitre suivant dimanche 19 novembre.

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Bonne semaine !