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Disclaimer : Je ne tire profit, en aucune façon, de cette histoire. Les personnages de Marvel appartiennent à leurs propriétaires respectifs. Je ne retire rien de l'histoire qui suit et tous les droits de création des personnages leur appartiennent.
Rating : T (par précaution)
Genre : Drama / Tragedy / Angst / Adventure
Personnages : La plupart des personnages principaux vus dans : Iron Man 1, 2, 3 ; Captain America 1, 2 et 3 ; Hulk ; Thor 1 et 2 + 1 OC : Elena McGregor.
Situation temporelle : 2 ans après la décongélation de Steve, mais avant Captain America First Avenger.
Changements de situation : Beaucoup, tout au long de l'histoire.
Autres : Mon Bucky peut sembler OOC. En réalité, je me suis basé sur la scène post-production de Captain America - Civil War pour son caractère, quand il se trouve au Wakanda avec Steve, dans l'infirmerie. Un mec posé, réfléchi, qui sait ce qu'il veut et ne veut pas. Malgré cela, il reste instable et fragile.
Dates d'écriture : 09/08/2017 – 02/01/2018
Beta lecture : chaps 1 à 11, personne. Zukka666 à partir du chapitre 12.
Parution : Chaque dimanche à partir du 27/08/2017 (peut arriver dans la nuit de dimanche à lundi, jusqu'à 3h du mat')
Nombre de chapitres écrits : pour ce tome : 18 + prologue + épilogue
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Franchement, à tous ceux qui hésitent, adoptez une beta. Elle simplifie la vie et vous vous marrez plus souvent qu'à votre tour... Et oui, je parle au féminin. Sérieusement, quelle est la proportion de mecs sur ce site ? À part dans la section jeu... maybe.
Bon. Premier tournant, on amorce la troisième partie de l'histoire, le retour. Pour celles qui ont couiné après Stevie, le voilà !
Et je ne l'ai plus signifié, mais je n'ai plus vraiment de soucis d'avance dans les chapitres. Je peux aussi vous affirmer que cette histoire va passer les 100.000 mots, allègrement. Pour le moment, j'en prévoie 130.000, si mon imagination se calme un peu (en passant, à la base j'en prévoyais 40.000 max...).
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Zucca666, mcdreamer9, VIP, merci pour la review !
Réponses à ceux qui n'ont pas de compte :
* VIP :
- Sérieux ? Tu aimes à ce point Coulson que tu veux que je le ressuscite... Honnêtement... ça va être galère... Et en fait, là, je te déteste, parce que je suis en train d'envisager le truc... Mais, franchement, je ne sais pas. Je ne peux pas te répondre tout de suite. Et, pour être honnête, c'est peu probable. Je te tiens au courant.
- Steve ne sera pas délaissé. Elena non plus. Buck non plus. Tout ira bien de ce côté-là... voilà, voilà.
- Elena dans le déni vis à vis de ses sentiments pour Buck ? HAHAHAHAHAHAHA *rire sadique* (je peux continuer longtemps comme ça)
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Notes pour ce chapitre :
(1) Richmond est à 1h30 de route au sud ouest de New-York
Je ne désespère pas de faire un chapitre sans note...
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Bonne lecture !
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CHAPITRE 13
NUIT DU 11 AU 12 JUIN 2016
QUELQUE PART AU DESSUS DU PACIFIQUE
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L'avion a décollé. Elle n'y croit pas. Ils sont dans le conteneur, tassés entre des aspirateurs et des réfrigérateurs. Lorsque les douaniers sont passés avec les chiens renifleurs, ils se sont agrippés par la main et ne se sont pas lâchés depuis – une bonne heure plus tard.
Peu importe qu'ils se fassent prendre désormais. Quand bien même on ouvrirait leur conteneur à la douane américaine, ils seraient en capacité de s'enfuir. Bien entendu, il y aurait des dégâts collatéraux, mais ils en ont parlé et les acceptent. Pour Elena, le bonheur a un prix, désormais, et c'est la liberté de James. Peu importe ce qu'elle devra faire. Ça ne pourra pas être pire que ce qu'Hydra a fait subir au Soldat de toute façon. Si lui arrivait à avancer malgré tout, elle arriverait aussi à oublier les morts qu'elle aura laissés derrière elle. Tout se justifiait en deux mots, désormais.
Pour James.
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Finalement, il n'y a qu'une seule ombre au tableau.
La soute est pressurisée. Certes. Mais elle n'est pas chauffée pour autant. Et ils ont beau avoir des combinaisons d'Hydra qui leur permettent de nager au milieu des icebergs sans ressentir le froid, la température descend dangereusement, même pour leurs super-métabolismes. Et puis, il faut avouer qu'être dans le noir quasi complet ne les aide pas.
« P–putain, fait froid... » souffle-t-elle en claquant des dents.
Elle sent James se crisper encore un peu. Elle pensait qu'il avait froid au début, mais il y a autre chose. Elle entend son poing de métal se plier et se déplier plusieurs fois.
« T'es claustro ? » s'étonne-t-elle.
« Non, pourquoi ? » grogne-t-il.
« Parce que tu es n–nerveux. »
« Qu'est-ce qui te fait dire ça ? »
« Eh bien... le t–ton de ta voix, le fait que tu n'arrêtes pas de b–bouger, que tu contractes ton poing gauche, que.. »
« C'est bon, j'ai compris... » râle-t-il.
Elle rigole, avant d'éternuer.
« Je vais cho–choper une pneumonie avec cette connerie. Bon sang, la prochaine f–fois que tu as une idée de m–merde, rappelle-moi de refuser ! »
« Te rends-tu compte de la stupidité de ta remarque ? »
« Non, j–j'ai les neurones eng–gourdis, » raille-t-elle.
« Viens-là, » souffle-t-il soudain.
Elle fronce les sourcils.
« Tu es congelée, pas moi. Rapproche-toi. »
Elle comprend et se déplace jusqu'à toucher le corps du soldat. Elle se blottit contre lui sans demander son reste et soupire de soulagement. Elle le sent hésiter alors elle attrape sa main en métal – glacé – et l'amène dans son dos. Il se laisse faire et passe son autre bras autour d'elle. Dieu merci, ils avaient des vestes qui isolaient la brune du métal. Elle cache sa tête dans son cou et il en fait de même. Mais le nez du Soldat est congelé lui aussi et elle pousse un glapissement lorsqu'il entre en contact avec la peau sensible sous son oreille. Il ricane et elle grogne, mais ne peut s'empêcher de sourire à son tour.
« On a l'ai–air malin, » marmonne-t-elle encore.
« Courage, » souffle-t-il. « On a déjà passé huit heures de vol. Plus que onze à tenir. »
Elle ne le voit pas mais sait qu'il sourit d'amusement.
« Tais-toi ! » gémit-elle de désespoir. « Je te dé–déteste ! C'est dégueulasse qu–que tu ais eu un m–meilleur sérum ! »
Le silence retombe, la température finit par se stabiliser. Moins quarante-huit degrés Celsius, indique la nouvelle montre de James.
Elle se colle un peu plus contre lui, si c'est possible, en le maudissant sur vingt générations. Minimum.
Elle repense aux préparatifs, cherchant ce qu'elle a pu oublier, mettant au point des plans de secours – en plus des quatre déjà prévus – au cas où. Plutôt ça que de ne rien faire, de toute façon.
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Ah. Oui. Il y a eu un autre désagrément. Ils savaient qu'ils avaient des puces de localisation dans leurs organismes. Ce n'était pas possible dans le bras de Barnes, parce qu'il émettait un léger champ magnétique qui brouillait n'importe quel chose électronique qu'on posait dessus. Mais le reste de son corps n'en était pas exempt. Et celui de Mac non plus. Alors ils ont passé deux jours à se balancer l'un l'autre des décharges électriques de défibrillateur, pour être certains de ne pas être suivis. À l'aide de détecteurs de métaux spécifiques – oui, on peut trouver discrètement ce genre de choses dans des grandes villes – ils ont cherché, tracé, pisté puis extrait – au bistouri – tout ce qu'ils ont pu trouver.
Ils ont jeté tous leurs effets personnels, tous leurs vêtements à part les combinaisons – heureusement pour eux.
Ils ont racheté téléphone et montre à l'aéroport, comme de bons touristes – en faisant attention aux caméras, et Dieu sait que c'est difficile dans ce genre d'endroits {NDLR : tu vois, Zucca, j'ai pas eu le courage de laisser la phrase originale, finalement}.
Le trajet parait interminable à Elena, et lorsqu'ils sentent le changement d'altitude, elle gémit littéralement de soulagement.
Ils ont fini par s'asseoir, James sur un réfrigérateur couché et elle sur les genoux de son coéquipier, qui a ouvert sa veste pour qu'elle se colle un peu plus contre lui et avale sa chaleur – le peu qu'il lui restait. Et puis ils n'ont plus bougé, et la brune a réussit à somnoler.
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12 JUIN 2016 – 10h30 – AEROPORT DE RICHMOND
(Jour de la rencontre +500)
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L'atterrissage est... indélicat. Ils manquent de se prendre un réfrigérateur dans la tête. Buck les protège en le retenant avec son bras en métal.
« Tu m'étonnes que les colis arrivent cabossés dans nos boîtes aux lettres, » marmonne la brune.
Ils envisagent un instant de déposer une plainte à la compagnie, avant de rigoler. Puis l'avion s'immobilise et eux aussi.
Comme au décollage, les douaniers passent, font renifler les chiens, mais ne trouvent rien.
Quelques heures plus tard, le conteneur est chargé sur une remorque de trente-six tonnes et ils roulent un temps indéterminé.
James s'est assis sur son carton de réfrigérateur – il n'est pas très haut mais c'est toujours mieux que le sol – et a saisit sa tête dans ses mains. Il a le regard dirigé vers le sol et dégage une impression de vulnérabilité qui déchire Elena de l'intérieur. Elle se rapproche lentement, au gré des cahots de la route. Lorsqu'elle pose une main sur son épaule, le brun sursaute et relève vers elle des yeux plein de larmes qu'il refuse de laisser couler.
Elle se mord les lèvres et se laisse glisser à genoux au sol, entre les jambes du Soldat, avant de passer ses bras autour de son cou et de l'attirer contre elle, sans un mot.
James se laisse faire, tremblant, et refusant toujours de craquer. Elle sait qu'il est perdu entre un immense soulagement et une peur de l'avenir qu'il ne maîtrise absolument pas. La respiration du brun s'accélère un peu, alors qu'il passe ses bras autour des épaules de sa coéquipière. Il la serre contre lui, avec un désespoir qui donne envie de vomir à Elena. Elle ravale un haut le cœur, se retenant de lui débiter des inepties au creux de l'oreille. Simplement, elle ne sait pas quoi dire pour le rassurer.
Au bout de quelques instants, il se redresse mais ne la lâche pas pour autant. Elle se rend compte une fois de plus de la force du Soldat lorsqu'il la soulève sans effort avant de l'assoir à califourchon sur ses cuisses. Puis il la serre de nouveau contre lui et comme la brune le surplombe d'une tête, il en profite pour cacher son visage dans son cou. Elle passe un bras autour de ses épaules, l'autre main glissant dans ses cheveux.
Un souvenir lui revient dans un flash, un souvenir d'avant le départ. Après s'être battue avec Steve. Lorsqu'ils étaient dans le canapé, et que le Captain avait craqué.
Elle sert James plus fort contre elle. Elle sent sa respiration se calmer mais il ne la relâche pas.
« Je ne t'abandonnerai pas, » murmure-t-elle finalement, et il resserre encore son étreinte. Ils ne bougent plus le reste du trajet.
Enfin – déjà ? – leur moyen de transport s'immobilise. Ils se détachent doucement et se lèvent. Ils restent face à face, se tenant par les mains, le regard vissé dans celui de l'autre. Le regard du brun change lentement, ses pupilles se dilatent, il déglutit avec difficulté et il est prêt à parler, mais elle le coupe avec toute la délicatesse dont elle est capable.
« Ça va aller, je te le jure. Et si tu ne te sens pas bien, tu sais que Steve nous laissera seuls. Il ne te forcera jamais à rien. Ça va aller, répète-t-elle.
James ferme les yeux et, sans la regarder, glisse ses mains de chaque côté de son cou, comme il l'a déjà fait. Puis il rouvre les yeux et lui sourit, avant d'embrasser son front et de la lâcher. Elle veut dire quelque chose, parce qu'elle voit de la colère et de la frustration dans son regard, mais il est trop tard.
Une portière claque, puis ils entendent des bruits de pas et la porte arrière de la remorque s'ouvre. Puis le silence.
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12 JUIN 2016 – 14h31 – LIEU INCONNU
(Jour de la rencontre +500)
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« Elena ? » demande la voix de Steve.
Elle a envie de se jeter à l'extérieur, sauter dans les bras de son meilleur ami et ne plus le lâcher pendant une semaine. Mais question retrouvailles, elle est battue à plate coutures par James. Elle ne fait pas le poids face aux sept décennies d'attente du brun. Alors elle ne dit rien, ne bouge pas.
Le Soldat se tourne vers elle, interrogateur, et elle lui dit d'un geste de sortir. Il secoue la tête violemment mais elle s'approche et le prend dans ses bras.
« C'est ton moment. Pas le mien, James, » murmure-t-elle.
« Mac ? » insiste le blond.
Elle se recule mais il la retient, soudain paniqué. Elle pose une main sur sa joue, et elle est certaine qu'il s'appuie dessus cette fois, penchant sa tête sur le côté, avant de fermer les yeux. Elle caresse doucement la peau de son pouce, et il finit par rouvrir les yeux.
« Tu le regretteras si tu n'y vas pas, » articule-t-elle sans volume. « Tu me fais confiance ? »
Il lève les yeux au ciel et refuse de répondre.
« Alors fais-le, » demande-t-elle. « Pour moi. »
Il la supplie littéralement du regard mais elle sourit doucement et enlève sa main avant de le pousser gentiment vers l'avant.
Il résiste encore mais elle le pousse plus franchement et il fait un pas dans la lumière et se fige. Il la regarde une dernière fois, inspire un grand coup et fait un pas vers la sortie, puis un second, et encore un et finalement...
« Oh mon Dieu ! » s'exclame Steve dans un souffle. « Bucky ? » Elena l'entend monter dans la remorque, avant de s'arrêter.
Elle a un visu entre deux frigos. Elle voit Steve s'avancer encore, et tendre une main tremblante vers l'épaule du brun, avant de s'arrêter.
« Est-ce que je peux... » demande-t-il sans oser finir sa phrase.
Le Soldat accepte d'un geste de la tête, et la main du blond se pose avec délicatesse sur l'épaule de chair. Et quelque chose se passe dans la tête du brun, parce qu'Elena voit tout son corps se détendre et il sourit tranquillement.
« Hey, Stevie, » déclare-t-il de sa voix grave et apaisante, en tendant de lui-même une main, que Steve s'empresse d'attraper et de serrer.
« Hey Buck, » répond le blond.
Et puis il ne peut pas s'empêcher de tirer le brun contre lui et de partager une accolade, que l'autre lui rend. Steve le relâche, un sourire ravi aux lèvres.
« Putain, Buck... » souffle-t-il.
« Langage, Stevie ! » rétorque immédiatement le brun et ils se figent, avant de sourire de nouveau pour Steve, et de secouer la tête, dépité mais amusé, pour le Soldat.
« C'est tellement... » commence Steve sans trouver les mots.
« Ouais, » confirme le brun dans un soupir.
Et Elena en a les larmes aux yeux. Soixante dix ans qu'ils ne se sont pas vus. Ils ont traversés l'enfer, chacun à leur façon. Et, contre toute probabilité, ils se sont retrouvés.
Se concentrant de nouveau sur la scène devant ses yeux, elle se rend compte que James est tendu. Il ne sait juste plus quoi faire, suppose-t-elle, alors elle décide d'intervenir. Elle sort de l'ombre et le regard du blond se tourne vers elle. Immédiatement, les iris bleus débordent d'affection, d'inquiétude et de reconnaissance.
« Elena ! » s'écrie-t-il en s'élançant vers elle.
Il la prend dans ses bras et elle referme les siens autour du cou du soldat dans un geste familier, à la fois douloureux et salvateur.
« Steve... Seigneur, Steve, tu m'as manqué... » murmure-t-elle, un sourire éclatant aux lèvres.
Le blond refuse de la lâcher, mais elle ne voit pas James et cela ne lui convient pas. Alors elle se détache doucement et cherche le regard gris. Lorsqu'elle le croise, elle est rassurée. Il est perdu, stressé, mais pas sur la défensive.
« Bon, on ne va pas rester dans cette remorque toute la journée, si ? » lâche-t-elle et Steve éclate de rire.
« Si tu savais comme ça m'a manqué, » avoue le blond, plein de nostalgie.
Elle sourit encore plus et tend la main vers l'autre soldat pour l'inviter à la suivre, avant de sortir. Ils se trouvent dans un coin perdu en pleine campagne, elle n'a aucune idée de l'endroit et pour le moment elle s'en fiche. Elle tourne sur elle-même, un éclat de rire jaillissant de sa gorge.
« Libre... LIBRE ! » hurle-t-elle au ciel.
Elle s'arrête brusquement et se tourne vers Buck. Puis elle se rapproche lentement.
« Tu es libre, » murmure-t-elle.
« Grace à toi, » rappelle-t-il avec un sourire affectueux.
Elle secoue la tête mais n'ajoute rien. Peu importe leur implication. Seul le résultat compte.
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Ils arrivent devant une voiture. Steve ouvre le coffre et montrent deux gros sacs de voyage.
« Je vous ai pris des affaires de rechange. » Les deux autres hochent la tête, mais James s'est tendu de nouveau, et le blond sent qu'il gêne, alors il désigne le camion du doigt. « J'ai oublié un truc. Je reviens. »
« Il l'a fait exprès, » marmonne James, une fois que son ami est loin.
« Bien entendu. Il te connait et il fera ce qu'il faut pour que tu sois à l'aise, y compris s'en aller. »
« Même si ça lui fait mal au cœur. »
« Qu'en sais-tu ? » demande-t-elle.
Il hausse les épaules.
« Il me connait encore, mais moi... je n'ai pas envie de faire des erreurs. De... »
« De lui faire du mal ? » finit-elle la phrase de son coéquipier.
Il acquiesce.
« Tu as compris qu'il était parti pour que tu puisses me parler. Tu sais que ça lui a fait du mal. Et tu penses que... quoi ? Que tu ne le connais plus ? C'est la preuve que si, tu ne crois pas ? » tente-t-elle de le rassurer. « Ensuite, bien entendu, vous avez tous les deux changé, surtout toi, mais ce n'est rien d'insurmontable, tu peux me croire. »
Il hésite un peu avant de soupirer.
« Ok, ok... Je suppose que j'ai besoin de temps. »
« On a tous besoin de temps, Bucky, » répond Steve qui revient tranquillement. « Toi, moi, Mac... Il faut réapprendre à vivre les uns avec les autres, c'est tout. » il désigne ensuite la voiture de la main. « Qui veut conduire ? » demande-t-il.
Il regarde Elena, qui regarde James, qui regarde Elena aussi.
« Ton choix, » déclare la brune au Soldat, qui hausse les épaules. « Steve, tu veux bien conduire? » propose-t-elle au blond, qui accepte en se dirigeant vers le véhicule.
Mac se rapproche du brun.
« Tu veux que je monte avec toi à l'arrière ? Ou tu préfères aller devant ? Ou seul derrière ? » questionne-t-elle l'autre homme, qui ne peut s'empêcher de sourire.
« Qui est le plus stressé de nous deux ? » raille-t-il, mais elle sait qu'il essaie de noyer le poisson.
« D'après ton regard, toi, » répond-elle tout de même avec un sourire en coin. « Que préfères-tu ? »
Il tourne les talons et monte dans la voiture, siège passager. Cela étonne un peu la brune, et elle ne sait pas si c'est une bonne chose. Il y avait un peu de défi mêlé à de la frustration dans le regard du brun, avant qu'il se détourne, et elle aurait bien voulu savoir pourquoi.
Haussant les épaules, elle monte à l'arrière et Steve démarre.
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12 JUIN 2016 – 16h07 – FOXWELLS
(Jour de la rencontre +500)
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Steve arrête la voiture, devant un gros bungalow. Ils sortent les bagages et les rentrent.
« Nous sommes à Foxwells, à une heure et demie de route de Richmond (1),» explique Steve en fouillant dans le frigo. « J'ai choisi cet endroit parce qu'il n'y a que des vacanciers tout au long de l'année. Nous n'attirerons pas l'attention sur nous, » ajoute-t-il en tendant une bouteille de bière aux deux autres.
Elena hoche la tête en attrapant sa bouteille. « Ton absence ne va pas être remarquée chez les Avengers ? » s'étonne-t-elle tout de même.
« Non, » lâche-t-il seulement en se refermant, ouvrant sa bière et la portant immédiatement à la bouche tout en s'asseyant dans le canapé quatre places.
« C'est encore tendu avec Tony ? » demande-t-elle en s'asseyant à la gauche de Steve.
Le blond lui lance un regard éloquent.
« Quoi ? » demande-t-elle.
« Tu as déjà vu un moment où ça s'est bien passé avec Tony, toi ? » raille-t-il sans en dire plus.
Elena ne répond rien, mais elle sait que le problème est plus profond. Il a l'air plus qu'en colère ou frustré. Il a l'air soucieux. Pourtant, elle n'insiste pas. James finit par s'assoir à la gauche de la brune.
Elle boit sa bière, se tournant pour appuyer son dos contre l'épaule du brun, afin de voir Steve de face. Elle sent un embryon de mouvement de la part de l'homme dans son dos, mais il s'arrête immédiatement. Il voulait passer son bras autour de la brune, mais n'osa pas, pour une raison obscure. Elle s'en sent diablement frustrée. Pour la peine, elle allonge ses jambes et pose ses mollets en travers des cuisses du blond, qui ricane.
« En réalité, c'est parce que ton marchepied te manquait que vous êtes revenus ! »
« Il a trouvé, merde ! » lâche-t-elle en basculant sa tête en arrière pour essayer de croiser le regard de James, qu'elle sent rigoler.
« Langage ! » lâche le blond et elle grogne.
« Tout ne m'avait pas manqué... » marmonne-t-elle, un grand sourire aux lèvres, en laissant l'arrière de sa tête appuyée contre l'épaule.
« Oh mon dieu, » s'exclame soudain le héros en posant ses mains sur son visage. « Vous deux, seuls, pendant un an et demi. Savez-vous encore faire une seule phrase sans jurer, maintenant ? »
Les deux autres ricanent mais ne répondent pas.
« Je suppose que tu as une salle de bain par ici ? » demande le brun après qu'ils ont fini leurs bières.
Steve tend le bras derrière son épaule droite, désignant l'autre bout du bungalow. Le Soldat hoche la tête en guise de remerciement et se dégage d'Elena pour se lever. Elle laisse traîner une main sur son bras et il la rassure d'un coup d'œil. Ne t'en fais pas, je veux juste une douche chaude. Elle hoche la tête et le laisse partir, se recalant dans le canapé puisque son dossier est parti.
« Bon, tu veux me parler de ce qui ne va pas ? » demande-t-elle alors que le brun n'est pas encore dans la salle de bain.
« Je ne sais pas... » hésite le blond. « C'est... »
« Nat' ? » demande-t-elle lorsqu'elle comprend qu'il ne va pas continuer.
Il se frotte le visage.
« C'est compliqué, » marmonne-t-il en se levant pour aller chercher d'autres bières.
« Où en êtes-vous ? »
Il se retourne et sourit, et au-delà de l'inquiétude latente, ses yeux brillent.
« Oh c'est génial ! » s'exclame-t-elle en se levant et en se jetant dans ses bras. « Je suis tellement contente pour vous ! Bon sang, c'est trop bien ! » s'exclame-t-elle encore en embrassant la joue de son meilleur ami, qui ne peut s'empêcher de rigoler devant tant d'enthousiasme.
« Tu avais raison, » explique-t-il une fois qu'ils sont de nouveau dans le canapé. « Je l'ai laissé venir, je n'ai pas fermé la porte... » il secoue la tête et sourit. « Je crois que c'est la meilleure décision de ma vie, Mac, » avoue-t-il.
Elle sourit, le regard débordant d'affection.
« Je suis tellement contente pour toi Stevie, » souffle-t-elle.
Ils continuent de parler un moment, jusqu'à ce que la brune jette un œil à sa montre et fronce les sourcils, avant de se déposer sa bière et de se diriger vers la salle de bain.
« Je vais faire un tour ? » demande le blond avec un air de chiot triste.
Elle sourit, dépitée de devoir acquiescer. Il se dirige vers la porte mais elle l'attrape au passage, lui offrant un câlin, qu'il accepte volontiers.
« Je suis désolée, » soupire-t-elle à son oreille.
« Je sais, ne t'en fais pas. C'est déjà miraculeux que ça se soit aussi bien passé jusqu'à maintenant, » la rassure-t-il.
« Tu sais que ça risque de ne pas durer ? »
« Bien entendu. Mais on fera front tous les... trois, » assure-t-il et elle retrouve le leader sans peur devant elle.
« Tous les quatre, si Nat' arrive à ne pas nous vendre au SHIELD, » blague la brune, alors que son ami se renfrogne. « Oh. C'est ça le problème ? Tu n'as rien pu lui dire, et tu as peur que sa loyauté aille plus au SHIELD qu'à toi ? » demande-t-elle à voix basse et il hoche la tête.
« C'est plus compliqué, » soupire-t-il.
« On va en reparler, ok ? Il n'y a pas de raison qu'on ne trouve pas de solution. C'est hors de question que tu te retrouves déchiré entre James et elle. ok ? »
Il la serre de nouveau dans ses bras et hoche la tête. « Tout paraît plus simple quand tu es là, » murmure-t-il avant de se détacher.
Ils se sourient et il quitte le bungalow.
« Je vais appeler Nat'. J'en ai au moins pour une heure. Tu serais surprise de la papoteuse qu'elle peut être, » avoue-t-il, le regard de nouveau brillant.
« J'avoue que ça m'étonne, » confie la brune dans un sourire.
« Tu verras. Je crois qu'elle a changé un peu depuis... »
Il se fige.
« Je vais bien, Steve. C'est peut-être difficile à croire, mais c'est James qui m'a sortie de ça, sans même chercher à le faire. Et... oui, je vais bien. Allez, va roucouler ! » ordonne-t-elle avec un haussement de sourcil suggestif.
Steve rigole et referme la porte.
Elena va se planter à la porte de la salle de bain.
« Jay, tout va bien ? » demande-t-elle à voix basse – elle sait qu'il l'a entendu.
« Très bien, » lui répond-il d'une voix neutre.
« Ça te gêne de sortir, que je puisse vérifier ? » demande-t-elle, laissant son inquiétude percer dans son ton.
Elle l'entend soupirer.
« Je m'habille, j'arrive. »
« Ok, » accepte-t-elle, attentive au moindre bruit.
Elle l'entend enfiler son pantalon, puis un haut, qu'il met beaucoup de temps à passer, a priori.
Finalement, il sort de la pièce et, effectivement, il a l'air d'aller très bien. Pourtant, quelque chose cloche, elle le sent.
« Dois-je une fois de plus te tirer les vers du nez ? » soupire-t-elle.
Il la regarde, un peu de colère au fond des yeux.
« Tu ne peux pas juste me... » grogne-t-il, en s'arrêtant juste à temps, en voyant le regard de la brune se durcir brusquement. « Désolé, » marmonne-t-il. Mais il ne parle pas pour autant.
Ils retournent vers le canapé, Elena récupérant sa bière pendant que James se saisit de la bouteille pleine. Mais il ne l'ouvre pas. Finalement, il pousse un soupir de résignation.
« Très bien, très bien... Il semble que je me sois coincé un circuit externe de mon bras en récupérant le frigo dans l'avion tout à l'heure. Ce n'est pas la première fois que ça arrive, je sais comment faire, mais... » il se lève, lui tournant clairement le dos en regardant par la petite fenêtre. « J'ai du mal à le faire seul. D'habitude, ça casse plus près de mon épaule. Là, c'est au niveau de l'omoplate, » finit-il par expliquer d'un ton à peine audible.
Elle soupire doucement et se rapproche de lui, s'arrêtant lorsqu'elle sent la chaleur de son corps sur ses bras nus, se retenant de le toucher – elle a peur de lui faire mal.
« C'est douloureux ? »
« Pas vraiment. Et seulement lorsque je lève le bras très haut. Mais c'est handicapant, je n'ai pas de contrôle sur la force de mon index et mon majeur, » marmonne-t-il encore.
« Ok, est-ce que je suis capable de faire cette... réparation ? »
« Oui. »
« On s'en occupe maintenant ou tout à l'heure ? » demande-t-elle simplement.
Il se retourne et la regarde, le dégoût suintant de chaque pore de sa peau.
« Tu ne toucheras pas à ça ! » gronde-t-il à quelques centimètres de ses yeux.
Elle sursaute, ne s'attendant pas à pareille réaction, même si elle supposait qu'il allait protester.
De tout ce qu'ils avaient vécus, jamais elle n'avait pu voir de près ni de loin la prothèse. Elle n'avait pas insisté, parce qu'elle s'en moquait un peu au départ, et qu'elle ne voulait pas le mettre mal à l'aise ensuite.
« James, il va falloir s'en occuper. Tu préfères que ce soit Steve qui le fasse ? » propose-t-elle, gardant sa neutralité au prix d'un effort de volonté non négligeable. Ça, elle le prendrait mal.
Il grogne et se détourne de nouveau. Elle va poser une main sur son épaule de chair lorsque des pas se font entendre à l'extérieur. Elle se recule d'un pas alors qu'il se rassoit. Steve les trouve ainsi, et fronce les sourcils.
« Qu'est-ce qui ne va pas ? » demande-t-il immédiatement, et Elena ne peut s'empêcher de rire.
Les deux autres la regardent, étonnés.
« Quoi ? » raille-t-elle en regardant Steve. « Tu arrives, nous trouve dans une position normale pour n'importe qui. Même Fury n'y aurait vu que du feu. Et toi, en un clignement de paupière, tu sais qu'il y a un truc. C'est juste... ça fait du bien d'être à la maison, » souffle-t-elle, haussant les épaules en reprenant sa bière. « Un souci ? » demande-t-elle ensuite au blond.
« Je dois retourner au SHIELD. Une affaire urgente, » soupire-t-il. « Ça va aller ? » demande-t-il ensuite en les regardant l'un après l'autre.
Les deux hochent la tête.
« Et toi ? » demande Elena, inquiète.
« Ne t'en fais pas maman, ce n'est rien de grave, c'est juste un fichu débriefing demain à la première heure, sur la dernière mission. Mais je n'ai aucune raison d'y échapper, alors je dois y être, et m'arranger pour avoir le temps de prendre une douche et de me changer, histoire que ces fichus espions ne remarquent pas que je n'ai pas changé de vêtement depuis la veille. »
La brune ricane, James a un sourire en coin. Il les regarde quelques instants, et sourit.
« Je reviens demain en fin de journée, normalement. Si jamais... quoi que ce soit devait se passer, partez, ne cherchez pas à me prévenir. On arrivera à reprendre contact, » déclare-t-il, et les deux autres approuvent.
Puis Steve enfile sa veste alors que James se lève. Les deux hommes se fixent encore un peu avant que le blond supprime la distance entre eux et prenne son ami dans ses bras. James répond, un peu tendu, mais le sourire aux lèvres. L'Avenger se recule, laissant une main sur son épaule.
« Tu fais attention à Mac, hein ? » demande-t-il et le Soldat hoche la tête avec conviction.
Steve le gratifie d'une tape sur l'épaule avant de se tourner vers la brune. Il soupire discrètement alors qu'elle se glisse dans ses bras. Elle le serre contre elle et s'accroche à lui, ses poings fermés emprisonnant sa veste, dans son dos. Elle cache son visage dans la poitrine de son meilleur ami, qui referme les bras autour de ses épaules dans un geste protecteur.
Les deux hommes échangent un regard, inquiet pour le blond, neutre pour le Soldat, qui refuse de laisser passer toute émotion. Mais il hoche la tête vers son vieil ami, se voulant rassurant.
Elena se recule d'elle-même, le visage également neutre.
« Fais attention sur la route, » demande-t-elle au héros qui le lui promet dans un sourire.
Ils sortent tous les trois et Steve grimpe dans la voiture. Il démarre et ouvre la vitre.
« J'ai oublié : il y a des clés de voiture sur la table. C'est la grise qui est là-bas, » explique-t-il en désignant le véhicule du doigt. « À demain ! » les salue-t-il ensuite avant de démarrer.
James et Elena le regardent s'éloigner dans un nuage de poussière, puis se dévisagent, attendant que l'autre relance la conversation.
Et puisque depuis quelque temps, rien ne se passe comme la brune l'espère, le Soldat se détourne et rentre sans un mot.
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Alors, satisfaits des retrouvailles ? Trop plat ? Pas assez de larmes ? Pas assez viril ?
Et puis... Je vous le dis ou pas ? Ah, j'hésite... Non. Je vais me taire... Quoique... Non, je me tais. Oui, oui, je sais, vous me détestez.
Ça vous aide si je vous dis que Zucca, qui a deux... trois ? (je ne sais même plus) chapitres d'avances sur vous, me traite de grande sadique ? Ouais, peut-être pas en fait...
Allez, je suis gentille, je vous donne une autre info (en rapport avec la review de VIP d'ailleurs) : je vous informe que ce sera bien une romance ;) ben quoi ? Si je vous donne l'info seulement maintenant, c'est RÉELLEMENT parce que j'ai décidé la semaine passée de le faire (et oui, ça se passera entre Lena et Buck, je ne suis pas vache au point de vous faire un autre couple).
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Dans le prochain chapitre :
Période couverte : du 12 au 14 juin :
- James essaie de laisser Elena toucher à son épaule. Essaie... a-t-il assez confiance ? Surmontera-t-il sa peur de la faire partir ?
- Petites scènes qu quotidien, histoire de les faire revenir à une vie normale, même s'ils ne peuvent révéler leurs identités.
- Steve commence à expliquer ce qu'il s'est passé en leur absence... Et beaucoup de choses se sont passées, puisque j'ai essayé de suivre la chronologie du MCU (Marvel Cinematic Universe), que j'ai bidouillée à ma sauce, mais on en reparlera la moment venu.
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Chapitre suivant dimanche 26 novembre
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À la semaine prochaine
