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Disclaimer : Je ne tire profit, en aucune façon, de cette histoire. Les personnages de Marvel appartiennent à leurs propriétaires respectifs. Je ne retire rien de l'histoire qui suit et tous les droits de création des personnages leur appartiennent.
Rating : T (par précaution)
Genre : Drama / Tragedy / Angst / Adventure
Personnages : La plupart des personnages principaux vus dans : Iron Man 1, 2, 3 ; Captain America 1, 2 et 3 ; Hulk ; Thor 1 et 2 + 1 OC : Elena McGregor.
Situation temporelle : 2 ans après la décongélation de Steve, mais avant Captain America First Avenger.
Changements de situation : Beaucoup, tout au long de l'histoire.
Autres : Mon Bucky peut sembler OOC. En réalité, je me suis basé sur la scène post-production de Captain America - Civil War pour son caractère, quand il se trouve au Wakanda avec Steve, dans l'infirmerie. Un mec posé, réfléchi, qui sait ce qu'il veut et ne veut pas. Malgré cela, il reste instable et fragile.
Dates d'écriture : 09/08/2017 – 02/01/2018
Beta lecture : chaps 1 à 11, personne. Zukka666 à partir du chapitre 12.
Parution : Chaque dimanche à partir du 27/08/2017 (peut arriver dans la nuit de dimanche à lundi, jusqu'à 3h du mat')
Nombre de chapitres écrits : pour ce tome : 18 + prologue + épilogue
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Bonjour tout le monde !
Bonne nouvelle, je n'ai tué personne dans les chapitres que j'ai écris cette semaine (mais j'en ai planifié hinhinhin).
Sinon, vous deviez vraiment savoir qui est la personne à la tête du SHIELD dans CE chapitre, mais mon imagination en a décidé autrement ! Donc ce sera pour le suivant o:D
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Zucca666, VIP, merci pour la review !
Réponses à ceux qui n'ont pas de compte :
* VIP (j'ai failli ne pas voir ta review. C'est en vérifiant, par acquis de conscience, que j'ai vu la tienne ! ;)):
- Haha ! Ne me dis pas bonjour si tu veux, ça en changera rien. Je ferai mourir certains personnages, n'essaie même pas d'espérer que ce ne soit pas le cas.
- Non, Buck n'est pas "soumis" à Lena, même s'il dépend d'elle de manière un peu désespérée parfois.
- Ah. "Je ne te mérite pas", "non c'est moi", je comprends ce que tu veux dire. La scène est très forte, effectivement. Peut-être aurais-je dû parler du point de vue de Buck. Il a l'impression de rejeter complètement Elena mais il ne peut pas la laisser faire, parce qu'il a l'impression que ça va la faire fuir. Il se retrouve plus ou moins coincé et fait un choix par défaut, le moins pire pour lui. Et après, il n'a pas le courage de l'affronter. Lorsqu'il revient dans le bungalow, elle fait comme si tout était normal, et il a l'impression qu'elle va agir avec plus de distance désormais. C'est pour ça que quand il se rend compte qu'elle lui rend juste les choses plus faciles pour qu'il ne se sente pas gêné, c'est un peu explosion d'émotions dans sa tête et il l'exprime le moins mal qu'il peut. Définitivement, ça aurait peut-être mérité un paragraphe...
- Simba... On verra ;) La réponse la plus appropriée est : oui ET non.
- ok, ok, je vais me répéter mais Coulson. est. mort.
- Et oui, je vais parler de CATWS. Et oui aussi, j'en ai chié à adapter l'intrigue.
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Notes pour ce chapitre :
(1) Oui, je vais parler de cette fichue scène.
(2) Qui me trouve comment j'ai fait pour choisir le numéro d'identification d'Elena ? Je ne sais pas ce que SKJ veut dire par contre. Je vous donnerai la réponse au prochain chapitre.
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Bonne lecture !
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CHAPITRE 15
14 JUIN –11h20 – FOXWELLS
(Jour de la rencontre +502)
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Elena voit le regard de Steve se teinter d'agacement.
« Je ne peux pas... » lâche-t-il, les dents serrées.
« Oh, s'il te plait ! » râle-t-elle carrément.
« Niveau 10, Elena, » rétorque Steve.
Elle reste bloquée.
« Attends... tu es niveau 10 ? C'est ridicule ! Même Natasha n'est que niveau 7 ! Et... sérieux, c'est le Directeur qui est niveau 10. »
Il secoue la tête pour démentir.
« Je suis toujours niveau 3. Je suis tombé sur... cette personne par hasard. Mais je ne peux... »
« Qui est au courant ? » coupe-t-elle.
« En dehors des agents d'Aurore ? »
« C'est qui, Aurore ? » le coupe la brune.
« C'est le nom de la base, » précise-t-il. « Donc, sont au courant Clint et Sam, Sam Wilson, » souffle-t-il.
« Sam Wilson ? Lui, un Avenger ? » s'étrangle-t-elle.
« Tu le connais ? » s'étonne le blond.
« Oui, je l'ai rencontré aux sessions de groupe des vétérans traumatisés. Il animait celle du mercredi matin. J'y allais toujours avec... »
Elle se tait subitement et frotte vigoureusement son visage avec ses mains.
« Avec Coulson... » souffle Steve, soudain dépité et inquiet. « Elena... »
« Non, non, continue ! » s'écrie-t-elle d'une voix étranglée en refusant de laisser les larmes couler.
Seigneur, allait-elle un jour arrêter d'être aussi sensible dès qu'elle pensait à Phil...
« Ok. Donc... Clint et Sam sont au courant. Sinon... personne. »
« Nat' ? »
« Je t'ai dis que c'est compliqué. »
« Alors raconte-moi. En détail, » demande-t-elle.
Steve lui raconte donc.
On a accusé Sam d'un attentat où le roi du Wakanda est mort. Puis une course contre la montre, les négociations, la déchirure des Avengers, la poursuite d'un fou en Sibérie, et Tony qui apprend...
« Quoi ? » gémit la brune en écarquillant les yeux.
« Je suis désolé, je voulais t'en parler avant, mais Bucky était toujours avec nous, » explique Steve.
« C'est pas possible, » murmure-t-elle encore.
« Si. J'ai vu cette vidéo assez de fois pour la connaître par cœur. Je le savais avant que tu partes pour l'Angleterre, » avoue-t-il. « C'est Buck... »
« Non. C'est la "machine de guerre", pas Buck, » corrige-t-elle par automatisme.
« ... qui a tué les parents de Tony, » finit Steve.
Un lourd silence s'en suit.
« Merde, » fini par murmurer la brune en se frottant de nouveau le visage.
« Tony... a compris que je le savais déjà. Alors... »
« Ça a définitivement sonné la fin du groupe, je présume, » marmonne-t-elle.
« En effet. »
« Donc, avec IronMan : le nouveau roi du Wakanda, l'araignée, l'androïde – Vision ? C'est quoi ce nom ? – et WarMachine, c'est ça ? » récapitule-t-elle pour vérifier si elle a tout suivi.
« Et Nat', » murmure Steve.
« Et Nat'. Putain... comment... » soupire-t-elle.
« Nous nous sommes mis ensemble après ça, » marmonne le blond et la mâchoire de Mac va fracasser le sol. « Ne me regarde pas comme ça. Ce n'est pas comme si nous l'avions programmé comme ça. C'est... ainsi, c'est tout. On n'est pas techniquement ensembles, d'ailleurs, c'est... »
« Compliqué ? » propose la brune, et il acquiesce. « Je sais, » assure-t-elle en posant une main sur son épaule. « Y a-t-il d'autres choses que je devrais savoir ? »
« Bien entendu ! Il y a toujours autre chose, » grince-t-il. « Il y aura toujours autre chose, un autre secret, une autre mission, une autre résurrection... »
Il s'arrête subitement et elle fronce les sourcils.
« Résurrection ?... Steve ? » grogne-t-elle, déjà agacée.
« Oh non. Pas de "Steve", pas ce ton-là avec moi, Elena, » l'interrompt-il avec brusquerie. « Écoute, je sais que ce n'est pas de ta faute, et que si tu avais été là, ça n'aurait strictement rien changé. Mais tout a implosé et tu nous as juste terriblement manqué. Vous retrouver avec Buck est fantastique mais ça risque de causer tellement d'autres problèmes une fois que les autres seront au courant. Je sais que la personne qui dirige va faire de son mieux, et honnêtement, si elle a de la chance, ça peut se passer parfaitement bien mais ça pourrait lui coûter son poste si elle... Elle ne doit pas se sacrifier pour toi mais elle le fera. Et ce sera très cher payé... »
Il se lève et va se planter devant une des fenêtres.
« Je suis désolé, ce n'est pas ce que je voulais dire, » s'excuse-t-il. « C'est... Tout a changé, et on n'a pas encore trouvé d'équilibre, surtout avec le SHIELD qui est considéré comme organisation terroriste... Je ne peux pas faire de missions pour eux, contrairement aux autres, même Sam. Je suis trop connu, je suis repéré à peine ai-je mis le pied dans un supermarché maintenant... »
Il se tait, finalement.
« C'est une de tes planques, ici, en réalité, » lâche soudain la brune et ce n'est pas une question, alors il ne confirme pas que c'est bien le cas.
« On explique tout ça à James. On le laisse décider, mais moi, je te rejoins... si je supporte ta Directrice, » déclare soudain l'espionne. « Je n'irai plus sur le terrain, mais j'ai des capacités. Mécanique, électronique, informatique. Je ne suis spécialisée que dans la mécanique, mais je sais faire plein de petites choses. »
Steve ricane quelques secondes et Elena en a le ventre qui se tord.
« Je lui ai dit. Je lui ai dit mais elle n'a tellement pas voulu m'écouter... »
« Quoi ? »
« C... La personne qui dirige. Elle n'a pas voulu croire que tu allais vouloir nous rejoindre. Enfin... elle se voile la face, c'est tout. Elle sait bien que tu... »
« Qui est-elle ? »
« Je ne peux... »
La voix d'Elena claque dans l'air.
« Steve, bon sang, c'est moi ! »
Il pivote vers elle et se mord la lèvre. Elle sait qu'il a cédé, mais le téléphone du blond sonne.
Le super soldat décroche et approche le téléphone de son oreille en lançant une œillade agacée à la brune.
« Rogers ! » aboie-t-il si violemment qu'elle en sursaute. « Non C... Tu ne peux... Non. Tu te démerdes mais c'est hors de question que je lui cache ça. Est... Non... Non, en quelle langue dois-je te le dire, bordel ! Je n'en ai rien à foutre de mon langage ! On parle d'Elena là ! ... Tu m'agaces déjà assez d'avoir simple... Oui m... » il soupire et hoche la tête, un peu calmé. « Je l'amène avec moi... Non, pas maintenant... Effectivement, il n'est pas encore rentré. On lui explique et on arrive. Ou... Mais s'il ne veut pas nous suivre, je parlerai à Mac... Comme tu veux. Donc, comment veux-tu procéder ? ... Je sais, niveau 10, » admet le soldat. « Oui, à demain. Quoi qu'il se passe. Ne te fais pas tuer entre temps... Oui, mon humour est déplorable. Ça tombe bien, il va de paire avec mon humeur, » finit-il en raccrochant.
Elena le voit prendre une grande inspiration avant de se tourner vers elle.
« Tu as compris l'essentiel de la conversation ? »
« Ils sont au courant ? » siffle-t-elle en réponse, le regard furieux et déçu. « Ils savent pour James ? »
« Non. Seul Clint est au courant. Et la direction, bien entendu. »
« Bien entendu ?! » s'exclame-t-elle. « Tu es en train de me dire que la direction du SHIELD est au courant que Barnes est ici ? Tu sais pour combien de crimes il doit être jugés aux États-Unis ? Tu es complètement cinglé ma parole ! »
« C'est grâce à elle que j'ai pu vous faire éviter les douaniers et vous installer ici ! » réplique-t-il avec autant de force qu'elle. « Je lui fais autant confiance qu'à toi, autant confiance qu'à Nat' ! Je lui confierais ma vie. Pire. Je lui confierais ta vie ! Je n'ai plus de ressources, Mac. Et quand bien même, tout venait de Stark. Tu aurais vraiment voulu que je lui demande de m'aider à cacher le meurtrier de ses parents ? »
« Ce n'est pas James qui a tué Howard et sa femme ! » s'exclame la brune. « Ce n'était pas lui ! Il est incapable de se maîtriser. Dans ces moments-là, il est enfermé à l'intérieur de son propre corps ! Il... non... » souffle-t-elle soudain en plaquant ses mains devant la bouche, le regard planté dans celui du brun, qui vient de rentrer dans le bungalow.
Ce dernier est livide. Il a lâché les sacs de courses et se tient juste immobile.
« Alors ce n'est pas un rêve ? » murmure-t-il. « Je pensais que c'était un rêve. Je... Ils m'avaient dit que c'était un rêve... »
Elena arrive enfin à bouger et se précipite sur lui, posant une main sur son épaule.
« Jay... »
« Je sais, Lena, » ajoute-t-il en baissant les yeux sur elle. « Ce n'était pas moi. Il n'empêche que... »
Il déglutit. Elle ne dit rien mais l'attire contre elle. Il la serre contre lui, le temps de lui murmurer un merci, puis s'écarte.
« J'ai la vague impression que vous avez parlé durant mon absence, » lâche-t-il sans attendre de réponse, en récupérant ses sacs, qu'il emporte dans la cuisine.
Ils aident le Soldat à ranger, puis se réinstallent dans le salon, où Steve reprend tout son récit depuis le début. Elena reste passive cette fois, laisse le brun poser des questions. Elle essaie de décrypter ce que Steve veut lui cacher. Lorsqu'enfin les deux hommes se taisent, l'après midi est bien entamé et ils n'ont rien mangé depuis le matin. Steve se tourne vers elle.
« Je ne doute pas que tu m'as analysé et cherché ce que je te cache. Mais je n'ai vraiment pas la force de te faire face maintenant, Mac, » déclare-t-il. « Alors, s'il te plait, j'aimerais juste manger et aller me coucher. De toute façon, tu le rencontreras demain. »
Puis il se lève et se dirige vers la cuisine.
« Je vais le surveiller, je n'ai pas envie de mourir par empoisonnement, » lâche Buck en se levant à son tour, dans une tentative ratée pour détendre l'atmosphère.
Les deux hommes passent du temps dans la cuisine, bien trop pour rapporter un simple plat de pâtes au fromage et des steaks. Buck essaie bien de la convaincre qu'il a fallu jeter le premier repas à la poubelle puisque le héros de l'Amérique s'est encore raté, mais elle sent qu'il y a quelque chose d'autre. Le brun n'a pas l'air inquiet ou en colère, alors elle suppose qu'elle va attendre qu'il lui en parle de lui-même.
Ils mangent en parlant de tout et de rien, dans une ambiance aussi détendue qu'elle peut l'être vu la situation. Après le repas, Steve s'éclipse dans la chambre des garçons, rapidement.
Les deux autres font la vaisselle, discutent un peu et vont se coucher.
Vers minuit, Elena entend quelqu'un se lever et approcher de sa chambre.
« Lena ? » murmure une voix hésitante et elle ne peut s'empêcher de glousser.
« Rentre, » souffle-t-elle.
Il s'approche, un peu penaud – Dieu sait qu'un James Barnes penaud, ça vaut le détour. Tout ce qu'on peut imaginer est très loin de la réalité tant il est craquant – et elle lui désigne le lit du dessous. Il s'avance vers elle et lui debout, son visage est pile en face de celui de la brune.
« J'ai préparé le lit du bas ce matin, » explique-t-elle seulement.
« Merci, » murmure-t-il simplement.
Elle a l'impression qu'il veut dire autre chose, ou peut-être faire un geste, mais de toute évidence il y renonce puisqu'il finit par disparaître en dessous d'elle.
Pas dix minutes plus tard, ils dorment tous les deux.
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15 JUIN – 14h06 – FOXWELLS
(Jour de la rencontre +503)
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« Que se passe-t-il ? » demande le Captain.
Ils sont sur la plage, en train de somnoler après le repas du midi. Il ne fait pas beau, mais il n'y a pas de vent, alors c'est agréable quand même. James a préféré partir courir un peu.
« Que ferais-tu si tu étais à ma place et que tu avais quelque chose qui appartienne... eh bien, en réalité, ça ne lui appartient pas vraiment, c'est justement le problème, c'est lui qui ne s'appartenait plus vraiment lorsque le carnet était utilisé, mais je ne sais pas quoi faire. Je devrais lui dire mais il est tellement... d'un autre côté, ça peut être tellement dangereux de... oh merde, » finit-elle par marmonner en se prenant la tête entre les mains, alors qu'elle entend Steve glousser à côté d'elle.
Elle jette à son ami un regard noir, qui ne fait qu'accentuer l'hilarité de ce dernier. Elle attend qu'il se soit calmé avant de continuer.
« Tu sais que si on balance une liste de mots spécifiques à James, il se transforme en machine de guerre ? » commence-t-elle.
« Oui, » confirme le blond avec gravité.
« Cette liste n'était notée qu'à un endroit. Dans un carnet. »
« Pourquoi un seul ? » s'étonne-t-il.
« Par sécurité. Quiconque possède cette liste peut faire ce qu'il veut de James. Trop dangereux de le reproduire, » explique-t-elle.
« Ridicule de le perdre au cas où le carnet serait détruit. »
« Mais plus il y aurait eu de copies, plus les risques de vols auraient été élevés, » rappelle-t-elle.
« Ok. Et donc ? »
« Et donc, il se peut que j'aie récupéré le carnet, » marmonne-t-elle de nouveau.
« Tu... Pardon ? » s'étrangle-t-il. « Tu ne l'as pas détruit ? »
« Non, j'estime que c'est à James de le faire. Tu comprends ? » demande-t-elle en levant le regard vers les yeux bleus.
« Non... » souffle-t-il. « Je suis désolé, mais non. »
« On a parlé une seule fois de ce carnet, » confie-t-elle en racontant à Steve, son regard perdu sur l'horizon, revivant la scène.
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Ils sont en Patagonie. James est encore sous le choc de la veille, lorsqu'il a été transformé en machine de guerre (1). Elena a mis près de trois heures à juste pouvoir l'approcher à moins de cinq mètres. Maintenant, ils sont tous les deux assis à l'intérieur du 4x4, en silence. Jusqu'à ce qu'Elena le brise.
« Comment te font-ils faire ça ? » demande-t-elle dans un murmure.
« Je ne sais pas comment ça marche. Il y a cette série de mots, qu'ils récitent comme une putain de poésie, » explique-t-il dans un murmure. « Puis ils me demandent comment je me sens, et je sais que je réponds que je suis prêt, ou quelque chose comme ça. Ce n'est pas parfaitement clair. C'est pareil, je sais qu'il y a des mots, mais je serais incapable de te les répéter. »
Elle hoche la tête en luttant pour ne pas le regarder. Il ne le supporterait pas, elle le sent.
« C'est impossible de résister à ça. Dès le premier mot, je sens mon cerveau qui se plie à leur volonté. Je n'y peux rien, c'est plus fort que moi, » débite-t-il. « J'essaie de lutter, chaque fois, mais ça ne marche jamais. Je sais que ces mots sont notés dans un genre de carnet. Rouge. Avec une étoile argentée. Il est en cuir, je crois, d'après la texture. Ils le rangent dans le laboratoire. C'est tout ce que je sais, » finit-il.
Du coin de l'œil, elle le voit baisser la tête.
« Il faut détruire ce carnet, » déclare-t-elle.
« C'est à moi de le faire, Mac. Je ne laisserai personne me voler ce droit. Ce n'est peut-être que du papier, mais pour moi... c'est une prison, une peur, ma peur la plus profonde. Si je ne le fais pas... j'ai l'impression que j'appartiendrai pour toujours à la personne qui l'aura détruite. »
« Tu ne t'appartiens qu'à toi-même et à personne d'autre, » acquiesce-t-elle. « Je te laisserai le détruire. Mais si j'en ai l'occasion, je le récupérerai. »
Il tourne enfin le regard vers elle. Il brûle de colère.
« Promets-moi que tu ne le détruiras pas toi-même, » demande-t-il, cette flamme toujours allumée.
« Je te le promets, » jure-t-elle.
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« Je comprends mieux, » soupire Steve. « Mais ça ne m'explique pas pourquoi tu ne lui en parle pas. »
« Parce que ce maudit carnet contient le compte rendu de chaque mission qu'il a effectué lorsqu'il était sous le contrôle de la machine de guerre. Et qu'il est juste incapable de faire face à ce qu'il a fait là-dedans. »
« Tu l'as lu ? » s'étonne-t-il, et il y a un fond de reproche au fond de sa voix.
« Non, survolé quelques pages en cherchant la liste de mots, pour être sure que j'avais bien le bon bouquin, » explique-t-elle.
« Ok. Mais il ne se rappelle pas de tout ce qu'il a fait ? »
« Pas ces missions-là. Pas quand la Machine est aux commandes, » précise-t-elle. « C'est flou pour lui. Tu vois pour les parents de Tony. Il pensait que c'était un rêve. Et Dieu sait qu'il en fait, des rêves de ce genre, et on sait que certains ne sont pas la réalité. Alors pour démêler le vrai du faux, il n'y a que ce carnet. »
« Il pourrait le brûler sans regarder ? » propose le blond mais sa grimace prouve que lui-même n'y crois pas vraiment.
« Tu pourrais le brûler sans le feuilleter alors que tu sais qu'il y a les pires atrocités que tu as commises et que tu as potentiellement oublié dedans ? » ironise-t-elle.
Il acquiesce.
« Je pense vraiment que ne rien lui dire... n'est pas la bonne solution. »
« Il n'y a pas de bonne solution, » marmonne-t-elle. « Soit je lui dis et il risque de... » elle secoue la tête. « Soit j'attends et j'endurerai sa colère plus que légitime d'avoir laissé cette liste à la potentielle disponibilité de tous, quitte à risquer d'effriter la confiance qu'il a en moi. »
« Tu ne peux pas laisser ça se passer, » s'écrie le blond à voix basse. « Tout repose sur la confiance qu'il a en toi, Elena. Tu ne peux pas le décevoir. »
« Tu crois que je ne le sais pas ? » répond-elle en levant les bras au ciel.
Ils restent silencieux un instant, le temps de remettre leurs pensées en ordre.
« Franchement, il n'y a pas de solution, » finit par admettre Steve.
« Nous sommes d'accord, au moins, » soupire-t-elle en cachant ses yeux dans le creux de son coude.
« Il va pourtant falloir en trouver une. »
« On se laisse quelques semaines, et on en reparle ? » propose-t-elle.
« Depuis quand fuis-tu les problèmes ? » raille le blond.
« Depuis que j'ai rencontré James, » rappelle-t-elle et il grimace. « J'ai fui la mort de Tia, puis ma vengeance. J'ai fui tous mes engagements avec le SHIELD, j'ai fui ma mission puisque les autres ne sont pas au courant que je suis rentrée, encore moins avec lui. »
« Désolé. Ce n'est pas ce que je voulais dire, » souffle-t-il.
« Ne t'en fais pas, » le rassure-t-elle. « Cette situation a tendance à me plomber le moral. Je déteste lui cacher quoi que ce soit. » Elle ne peut s'empêcher de ricaner. « C'est assez paradoxal. On a bâti notre relation sur des mensonges énormes, puisqu'il ne savait pas que j'étais du SHIELD, et je n'étais pas sensé savoir qui il était et ce qu'il faisait. Malgré ça, on a toujours été honnête l'un envers l'autre. J'ai essayé de me protéger, pourtant, mais je n'ai jamais pu... » elle soupire et ferme les yeux.
Elle ne voit pas Steve qui fait les gros yeux en levant légèrement les mains au ciel dans un geste de désespoir amusé.
Ils restent de nouveau silencieux un moment, contemplant la mer pour la brune, somnolant pour Steve.
« Hey, Cap' ? » l'interpelle-t-elle.
« Mmmmh ? » grogne-t-il, à moitié endormi.
« Ça en est où avec Nat' ? Elle sait quoi ? »
« Elle ne sait rien, et ne saura rien jusqu'à ce qu'on ait discuté avec le Directeur, » marmonne-t-il.
« Wow ! » s'exclame-t-elle.
« Quoi ? »
« Tu as dis le Directeur. C'est un homme ? »
« Je... désolé, j'ai encore des réflexes, avec Fury et tout... » se justifie le blond, mais Elena n'est pas convaincue. Elle se pose de nouveau des questions. Elle ne sait même pas si c'est un homme ou une femme, au final...
« Sérieusement, Steve, je me sens mal par rapport à Nat', de provoquer... »
« Non, » la coupe-t-il en se redressant. « Ce n'est pas de ta faute. On s'est rapproché après avoir choisi des... camps différents. Que tu aies choisis le mien ou le sien ne change rien à l'affaire. Peu importe mon affection pour elle. Je protégerai toujours ceux qui en ont besoin, et je défendrai toujours ceux qui le méritent. »
Tout en restant assise, elle claque des talons, pose sa main gauche sur son cœur, et effectue une parodie de salut militaire avec la droite.
« Aye ! » s'exclame-t-elle alors qu'il rigole.
« 'Garde donc qui voilà, » change-t-il de sujet en désignant du menton quelque chose derrière la brune.
Elle se retourne et ne peut s'empêcher de se sentir soulagée en voyant le Soldat arriver vers eux en petite foulées. Il les salue et file sous la douche.
Les deux autres rentrent et préparent le repas.
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16 JUIN – 20h39 – FOXWELLS
(Jour de la rencontre +504)
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« James ? » souffle-t-elle alors qu'ils se baladent sur la plage, le lendemain, après le dîner.
« Oui ? » répond-il en se tournant vers elle.
« Tu veux rejoindre le SHIELD ? »
« J'irai où tu iras, Lena. C'est aussi simple que ça, » rappelle-t-il.
« C'est une chose de revenir aux USA avec moi, s'en est une autre que de s'engager de nouveau dans une agence d'espionnage, » rappelle-t-elle. « Et surtout, je ne veux pas que tu me suives. Je veux que tu fasses tes propres choix, et si tu ne veux pas rallier le SHIELD, alors... alors je resterai avec toi. »
Il s'arrête de marcher pour se tourner vers elle.
« Je sais, » assure-t-il avec un sourire attendri. « Je veux y aller. Je ne dis pas que je vais travailler pour eux, cela dit. »
Le silence se réinstalle.
« Qu'y a-t-il ? » finit par demander le brun.
« Je ne sais pas si on peut avoir confiance en ce Directeur, » avoue l'espionne « ou cette Directrice. Merde, je ne sais rien sur elle... lui, » grogne-t-elle.
« Ce n'est pas quelque chose que nous maîtrisons, Lena. Reste vigilante si tu veux, mais ne bloque pas tes pensées là-dessus. Et puis, Steve lui fait assez confiance pour lui parler de moi, je pense qu'il... ou qu'elle est fiable. »
« Quand es-tu devenu sage ? » raille-t-elle gentiment.
« Depuis que tu donnes l'impression de ne plus rien maîtriser et que tu as besoin de quelqu'un qui te rassures, » propose-t-il en la regardant, cherchant des réponses dans ses yeux, mais elle détourne le regard.
« Je ne veux pas de quelqu'un qui me rassures, James. Je ne veux plus, » déclare-t-elle d'une voix atone.
Ça fait trop mal quand ils partent, ajoute-t-elle pour elle-même, s'empêchant de penser à Tia, et surtout à Phil. Elle secoue la tête pour chasser ces pensées.
« Lena, tu n'y es pour rien. C'est Loki le responsable, » souffle le brun, ayant suivi les pensées de sa coéquipière.
« Comme tu n'es pas responsable de la mort d'Howard. T'en sens-tu mieux pour autant ? » lâche-t-elle, acerbe.
« Ce n'est pas comparable. »
« Non, c'est vrai. Je me suis délibérément laissé séduire par ce... ce... et c'est Phil qui en a payé les conséquences ! »
« Bien sûr que non ! » s'exclame Steve, qu'elle n'a pas entendu arriver, dans son dos. « Tu as lutté contre Loki autant que le reste d'entre nous, » rappelle-t-il alors qu'elle se tourne vers lui. « Me fais-tu confiance ? » enchaîne-t-il avant qu'elle ait l'occasion de répondre.
« Bien entendu. »
« Totalement confiance ? » insiste le blond.
« Le fait que tu poses la question a tendance à me faire douter, soudain, » marmonne-t-elle. « Mais oui, totalement. Tu le sais pertinemment. T'es le Captain après tout ! »
Steve hoche la tête et lève son téléphone, qu'elle n'avait pas remarqué, à son oreille.
« Je te l'envoie, » déclare-t-il simplement avant de raccrocher et de se diriger vers les quelques palmiers qui séparent la plage de leur bungalow. Il appuie sur un tronc et une trappe s'ouvre. Les deux autres le rejoignent immédiatement.
« Elena, le Directeur veut te voir, seul à seul. »
« Masculin, de nouveau, » réplique-t-elle seulement mais le blond croise les bras d'un air agacé, alors elle passe l'éponge. « James... »
« Ça n'a rien à voir avec Buck, » contre le blond. « Seulement, au cas où tu décides de ne pas rester, il faut que vous voyiez le moins de monde possible et que le moins de monde possible vous voit. »
Elle acquiesce mais se tourne vers le brun, hésitante.
« Y a-t-il un risque pour qu'elle ne ressorte pas ? » demande-t-il à son ami.
« Non, aucun, » jure-t-il et les deux autres le croient.
« Va. Je vais en profiter pour parler avec Steve, » dit tranquillement Barnes.
Elle secoue la tête, indécise.
« Va, » insiste-t-il en la prenant dans ses bras. « Stevie est nerveux à l'idée que tu refuses, » lui souffle-t-il à l'oreille.
Elle se recule en fronçant les sourcils.
« Tu sais quelque chose, » assène-t-elle soudain.
« Oui, » avoue le brun après avoir déglutit.
« Tu... »
« Rentre et dans moins de dix minutes tu sauras aussi, » déclare-t-il.
« Depuis quand ? » insiste-t-elle.
« Depuis que j'ai aidé Steve à préparer le repas, hier soir, » explique-t-il, toujours calme. « Tu me fais confiance ? »
Elle ne peut s'empêcher de sourire et refuse de répondre, levant juste les yeux au ciel.
« Alors, s'il te plait, pour moi, fais-le. Vas-y. »
Elle fronce les sourcils et finit par soupirer.
« Ok, vous avez gagné. Mais attention, je ne peux pas jurer que je vais accepter. »
« Oh, tu ne vas pas accepter. Tu vas me détester de ne pas t'y avoir emmené sur le champ dès que j'ai su. Et tu vas en vouloir à Steve aussi, » ricane le brun. « Mais rappelle-toi d'une chose, » ajoute-t-il en redevenant des plus sérieux. « Tout a commencé alors que tu étais en Angleterre, et Steve n'a eu aucun moyen de te contacter. Tu t'en rappelleras ? »
Elle déglutit.
« Tu me fais un peu peur, » avoue-t-elle seulement.
« Tu t'en rappelleras ? » redemande-t-il.
Elle hoche la tête et James saisit ses épaules pour la faire pivoter face au scanner. L'appareil émet un léger bip et le numéro de l'espionne – SKJ 02A0462 (2) – apparaît. Le sol vibre un peu et une trappe s'ouvre dans le sol. En se penchant, la brune voit une échelle. Elle regarde une dernière fois les deux soldats, hoche la tête en direction de James et s'engouffre dans le boyau.
Une fois qu'elle est passée, la trappe se referme sur Elena, qui se retrouve dans le noir total.
« C'est malin. Je fais quoi maintenant ? Je me casse le cou ? Putain, Steve, je vais te tuer, » marmonne-t-elle en reprenant péniblement sa descente.
Enfin, elle touche le sol.
« Rah, et je n'ai même pas mon téléphone pour éclairer un minimum. Faites chier, tous autant que vous êtes ! »
Elle avance lentement, jusqu'à toucher une paroi de roche. Elle longe patiemment le couloir, compte ses pas. Soudain, sous ses doigts, le mur s'adoucit, se lisse. Du béton.
« Putain, je vais tous vous buter. Lentement. Je vais vous faire hurler de douleur, vous arracher les ongles un par un, vous briser chaque phalange avec un casse-noisette, vous broyer les os en vous passant dessus avec un putain de rouleau compresseur... Nom de Dieu, Tia, Nick, si tu n'as pas survécu à ma balle perforante, Phil, vous devez bien vous foutre de ma gueule de là où vous... »
Elle s'arrête lorsque la boule qui s'est formée dans sa gorge la bloque.
Phil...
Elle a été au-delà de la colère, de la peine, de l'envie de vengeance lorsque sa meilleure amie a été tuée. Elle a voulu retourner la terre entière. Elle est partie à l'autre bout du monde pour essayer d'avoir sa vengeance. Cela ne s'est pas passé comme prévu, mais elle a réussit à faire son deuil.
Alors que Phil... au-delà de la culpabilité, c'est juste sa perte qui a été terrible. Elle n'a pas été en colère ou n'a cherché vengeance. Elle a juste été détruite. La douleur de la perte de Phil est peut-être la seule chose dont elle n'a pas parlé à James – avec Tia, bien entendu. Plus exactement, dont elle a expliqué à James que c'était trop douloureux pour qu'elle lui en parle. Il était son père. Celui qu'elle avait toujours cherché. Il l'avait prit sous son aile, comme il s'était occupé des autres Immortels, certes. Mais... il y avait toujours eu une affection spéciale entre eux. Une affection qui avait grandi après l'accident de bus qui avait coûté la vie à une dizaine d'Immortels – vous avez saisie l'ironie ? Des Immortels morts... Elle ignora son cerveau – et qui avait vraiment transformé leur lien. Coulson n'en avait jamais parlé, mais il l'avait entendu dire à Fury qu'elle était la fille qu'il n'avait jamais eue. Quelques jours avant sa mort.
Elle secoue violemment la tête, se sortant de ses pensées, renifle quelques fois, sèche ses yeux et se redresse – quand avait-elle glissé le long de la paroi pour se retrouver à genoux ? – avant de se remettre en route. Elle compte encore cinquante pas avant d'en avoir mare.
« Oh, bordel ! C'est où l'interrupteur ? Lumière ! » beugle-t-elle et une demi seconde plus tard, le couloir est éclairé par des néons qui ne sont plus de première jeunesse, mais qui remplissent parfaitement leur office.
Elle cligne des yeux et se retient de se frapper la tête contre le mur.
« Putain, ça fait trop longtemps que je n'ai pas fait ça... » marmonne-t-elle.
Elle recommence à avancer, d'un bon pas cette fois. Lorsqu'elle voit une porte, par instinct, elle se met en position de combat et porte la main au holster à sa cuisse. Vide. Et même pas de holster.
« Fais chier Steve ! » gronde-t-elle. « Pas porter d'arme, gnagnagna, des touristes, ça attirerait l'attention sur nous, gnagnagna... putain... ok, tu te calmes McGregor. Et tu fermes ta gueule... 'Taín, je vous entends glousser de là-haut, les mecs... et la fille, désolée, Tia, » marmonne-t-elle. « C'est fantastique. S'il y a des micros, ils vont me prendre pour une folle... Ouais... bien sur qu'il y a des micros. Et des caméras, » finit-elle dans un soupir, avant de chercher autour d'elle.
Elle trouve ce qu'elle cherche, un trou dans le béton, duquel dépasse un petit fil qui ressemble à un câble électrique à l'abandon, mais elle sait pertinemment qu'il y a une caméra dedans. Elle leur envoie un doigt d'honneur, avant d'enfin avancer jusqu'à la porte.
« Vous allez m'ouvrir, maintenant. J'ai passé le scan, je me suis ridiculisé, je vais encore entendre parler que c'est mon grand âge qui me fait perdre la boule, alors, putain, ouvrez-moi, » ordonne-t-elle.
La porte en métal se déverrouille.
« Fantastique, je n'ai pas perdu toute autorité, » se réjouit-elle, avant de voir les cinq gardes armés qui l'attendent.
«... sérieux, les gars, je suis pas le Captain hein. Je suis infoutue d'en battre deux comme vous... oui, bon, peut-être deux... ou trois... ou quatre. Mais pas plus, » ricane-t-elle alors qu'elle les voit se raidir. Le plus proche se met à moitié en position d'attaque.
Et puis elle entend un déclic et se baisse instinctivement.
Dans la porte, au-dessus d'elle – largement, elle n'aurait même pas eu besoin de se baisser en fait – se trouve une flèche, à partir de laquelle se déroule un petit papier avec écrit dessus :
Bon retour Elena !
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Voilà voilà. Bon, vous devinez à qui appartient la flèche, ce n'est pas trop dur, et il n'y a pas de piège.
À partir du chapitre suivant... On rentre dans un autre morceau de cette histoire. Lena et Bucky vont pouvoir poser leurs bagages et arrêter de regarder par-dessus leurs épaules. On va avoir clairement plus de personnages récurrents, mais que des persos que vous connaissez, pas peur.
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Dans le prochain chapitre :
Période couverte : le 16 juin, chapitre assez dense... et c'est un euphémisme :
- Elena retrouve Clint, qui la conduit jusqu'au bureau vide du Directeur.
- Elena rencontre la Directrice.
Ben oui, vous pensiez que j'allais vendre la mèche aussi bêtement ? Mouhahahaha
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Chapitre suivant dimanche 10 décembre
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À la semaine prochaine !
