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Disclaimer : Je ne tire profit, en aucune façon, de cette histoire. Les personnages de Marvel appartiennent à leurs propriétaires respectifs. Je ne retire rien de l'histoire qui suit et tous les droits de création des personnages leur appartiennent.
Rating : T (par précaution)
Genre : Drama / Tragedy / Angst / Adventure
Personnages : La plupart des personnages principaux vus dans : Iron Man 1, 2, 3 ; Captain America 1, 2 et 3 ; Hulk ; Thor 1 et 2 + 1 OC : Elena McGregor.
Situation temporelle : 2 ans après la décongélation de Steve, mais avant Captain America First Avenger.
Changements de situation : Beaucoup, tout au long de l'histoire.
Autres : Mon Bucky peut sembler OOC. En réalité, je me suis basé sur la scène post-production de Captain America - Civil War pour son caractère, quand il se trouve au Wakanda avec Steve, dans l'infirmerie. Un mec posé, réfléchi, qui sait ce qu'il veut et ne veut pas. Malgré cela, il reste instable et fragile.
Dates d'écriture : 09/08/2017 – 02/01/2018
Beta lecture : chaps 1 à 11, personne. Zukka666 à partir du chapitre 12.
Parution : Chaque dimanche à partir du 27/08/2017 (peut arriver dans la nuit de dimanche à lundi, jusqu'à 3h du mat')
Nombre de chapitres écrits : pour ce tome : 18 + prologue + épilogue

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il est 15h14 et je viens seulement de me rendre compte qu'on est lundi. Si, je vous jure. Mon weekend ce n'est pas samedi-dimanche mais dimanche-lundi, et ça m'arrive encore de me faire avoir. Déplorable. Vous ne me voyez pas mais je rampe à vos pieds en espérant me faire pardonner...

100.000 mots...

CENT MILLE MOTS !

J'ajouterai que Zucca a sauvé cette histoire en m'obligeant a garder un cadre et en corrigeant les aberrations et les anachronismes qui ont commencé à fleurir maintenant que l'histoire à un certain nombre de chapitres, sans parler de son œil de lynx qui me trouve toutes les majuscules oubliées et les erreurs d'orthographe et de conjugaison...

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VIP, merci pour la review !

Réponses à ceux qui n'ont pas de compte :

* VIP :
- Déjà, merci d'avoir pris le temps de reviewer les deux chapitres, c'est très sympa.
- Ensuite... je suis absolument ravie que tu aies aimé le chapitre, parce que j'y tiens.

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Notes pour ce chapitre :

(1) Le cube (la "boîte à outils") cédé par Fury à Coulson est bien le même que dans Agents of SHIELD.

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Bonne lecture !

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CHAPITRE 17

17 JUIN 2016 – 2h04 – BASE AURORE – BUREAU DU DIRECTEUR

(Jour de la rencontre +505)

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Au ton de la brune, Steve comprend qu'elle va bien et qu'avec un peu de chance elle ne va pas le détester pour trente ans.

« Oh Seigneur merci, » souffle-t-il.

« Tu peux me passer Jay...mes ? » demande-t-elle ensuite.

Elle ne rate ni le léger ricanement du blond, ni l'embryon de sourire en coin du Directeur, qui fait semblant de travailler à son bureau... en réalité, il doit sûrement être en train de travailler. Seulement, il sait faire trop de choses à la fois cet enquiquineur.

« Tout de suite. Je t'embrasse. »

« Moi aussi. À plus Steve. »

Il y a deux ou trois secondes de silence puis des crachotements.

« Comment tu vas ? » demande soudain la voix de son coéquipier, et elle ferme les yeux.

C'est comme si les restes d'inquiétudes qu'elle transporte s'évanouissent. Comme si tout prenait sens. Et c'est très perturbant, même pour elle, qui essaie de ne pas faire attention à ce genre de choses.

Par le combiné, elle entend une porte qui se ferme. Le brun s'est isolé pour lui parler tranquillement.

« Lena ? » insista James, un peu inquiet cette fois.

« Hey, » souffle-t-elle avec un sourire. « Je vais bien. Je vais très bien, » avoue-t-elle en jetant un œil au Directeur qui ne travaille plus, mais la regarde, le menton posé sur ses mains croisées, les coudes sur le bureau. « Et toi ? »

« Ça va, » répond-il simplement et elle sait que c'est vrai.

« Tu as fini la partie émotionnellement difficile, je suppose ? »

« Oui, » rigole-t-elle. « Je vais me reposer un peu, mais je voulais t'avoir avant. »

« As-tu décidé de ce que nous faisions ? De ce que tu veux faire ? »

Elle sourit.

« Ça a dû t'amuser lorsque je t'ai dis que je ne resterais pas ici si tu ne le voulais pas. Tu savais pertinemment que je n'allais pas pouvoir partir. »

« Non, ça ne m'a pas amusé du tout, » lâche-t-il, soudain sérieux. « J'avais peur de te voir ressortir de là très furieuse et surtout très blessée, hurler sur Steve, sur moi, et partir seule, loin. »

Elle ferme les yeux avec une pointe de découragement et d'agacement mêlé.

« Je ne serais jamais partie sans toi, je pensais que, enfin, tu le savais, » souffle-t-elle.

« Oui, je le sais. Je ne dis pas que tu ne serais pas venue me rechercher. Mais tu aurais voulu lécher tes plaies dans la solitude, parce que ce n'est pas le genre de blessures qu'on partage facilement, » rappelle-t-il.

Elle inspire lentement, et expire de même.

« Tu ne cesse de m'étonner, » confie-t-elle et même lui est capable d'entendre l'affection et la fierté dans la voix de la brune. « Quoi qu'il en soit, si tu es toujours d'accord, alors je veux bien que nous restions. »

« Pas de souci, Lena. J'admets que j'ai hâte de rencontrer cet homme. »

« Une seconde. »

Elle se tourne vers le Directeur, qui hausse un sourcil, attendant qu'elle pose sa question.

« Tu as combien de chambre de libre ? » demande-t-elle avec un sourire.

« Tout dépend de combien tu en as besoin, » répond-il avec un sourire clairement railleur.

Elle fronce les sourcils à son tour et veut lui demander ce qu'il y a lorsqu'elle comprend le sous-entendu.

« Hé ! Il n'y a... » elle se tait subitement et pose sa main sur le micro du téléphone. « Il n'y a rien entre James et moi, » articule-t-elle silencieusement, furieuse.

Coulson se contente de lever les mains en l'air, son sourire s'accentuant.

« J'ai assez de chambres, » répond-il finalement. « Qu'ils viennent quand ils veulent. Je pourrai rencontrer ce cher James, » ajoute-t-il en ricanant silencieusement.

Elena le fusille encore du regard, avant de se détourner.

« Tu... hum, dis à Steve que vous pouvez venir... disons dans une vingtaine d'heures. J'ai encore deux ou trois choses à voir avec le Directeur et je veux être avec toi lorsque tu rentreras ici. »

« Ok, » accepte le brun.

« James... tu es sûr ? Je peux vivre au dehors et venir travailler ici. On n'a pas besoin d'être là non stop, » rappelle-t-elle à voix basse. « Il n'y aura plus de retour en arrière. »

« Je ne veux pas regarder en arrière alors que tu es devant, » réplique-t-il avec douceur.

Elena serre le poing et s'empêche de bouger, sans quoi elle irait retrouver le brun dans la seconde. L'instant passe lorsqu'elle l'entend ricaner.

« J'y vais, j'ai un Captain en train de creuser une tranchée dans le bungalow. À tout à l'heure. »

Elle rigole tout en raccrochant, avant de se retourner et perdre tout sourire.

« Phil ! » s'écrie-t-elle en voyant qu'il la regarde en souriant.

« Tu es mignonne ainsi, » avoue-t-il.

« Ça suffit ! » s'énerve-t-elle, les joues légèrement rosies, en lui rendant le téléphone.

Elle secoue la tête, puis s'avance vers le bureau où elle pose ses mains pour se pencher vers lui.

« Honnêtement, je me fiche que tu me dises ce genre de choses. Mais James... est fragile. Ne l'attire pas dans ce genre de blagues. Il peut vraiment être déstabilisé. Et je refuse que qui que ce soit ici lui fasse du mal, » explique-t-elle sans animosité mais avec sérieux.

Il hoche la tête, son sourire s'adoucissant.

« Ne t'inquiète pas pour ça, Elie. Je ne ferai rien contre lui tant que ce ne sera pas nécessaire, je te l'assure. »

Elle hoche la tête, rassurée.

Le Directeur s'appuie le dossier de son fauteuil alors que la brune se redresse.

« Je n'ai toujours pas compris comment tu peux autant avoir confiance en moi, » avoue-t-il, un peu désemparé. « Je te dis quelque chose et... tu le crois. »

Elle se dirige vers le canapé où elle s'assoit. Elle frotte son front avec sa main, avant se figer et laisser échapper un petit rire incrédule.

« En fait, je viens de me rendre compte que ce n'est pas de la confiance, » marmonne-t-elle pour elle-même, même s'il l'entend.

Elle rigole encore, en secouant la tête. Un peu inquiet, il se lève et la rejoint, s'accroupissant devant elle.

« Elie ? »

« Pourquoi je ne remets pas en question ce que tu fais, ou ce que tu dis ? » répète-t-elle. « C'est au-delà de la confiance. Bien au-delà. C'est parce que j'ai foi en toi. J'ai dépassé l'âge ou la fillette pense son père parfait. Mais... » elle s'arrête alors qu'il se saisit de ses mains pour les serrer entre les siennes. « Mais tu restes la personne la plus humaine, la plus juste, la plus... la meilleure personne que je connaisse. C'est tout. Et pourtant, dieu sait que Steve n'est pas mauvais, » finit-elle en rigolant, pour détendre l'atmosphère.

Le Directeur sourit légèrement et secoue la tête.

« Ne m'idéalise pas, s'il te plait. »

« Je m'en garderai bien, ne t'en fais pas, » répond-elle avec un clin d'œil, mais elle le voit se refermer un peu. « Phil, je ne suis pas bête. Tu es comme nous tous. Tu as du sang d'innocents sur les mains, et je sais que ça t'empêche de dormir, » tente-t-elle de le rassurer. « Rien ne me fera fuir. Rien, » insiste-t-elle lorsqu'il fait une moue dubitative. « On va faire un truc simple, d'accord ? »

Il accepte d'un hochement de tête.

« Je vais dormir un peu. Je voudrais que tu te reposes avant moi, mais je te connais, tu vas avoir besoin de t'occuper avant, sinon tu vas ressasser les choses en boucle et tu ne pourras pas dormir. Je suppose que tu vas bosser pour te vider la tête. Donc, je vais me reposer. Une fois que ce sera fait, disons dans quatre heures, ce sera à ton tour. Je resterai dans ton bureau pour... peu importe, je trouverai de quoi m'occuper. Ensuite, tu vas me parler de tout ce bordel. Puis on ira chercher James et Steve, avec Clint. Je crains qu'il s'entende bien avec James, ils ont le même humour de merde. On passera un moment ensembles, pour que vous puissiez faire connaissance. Et seulement après tout ça on reprendra nos vies merdiques d'espions, mais d'espions aussi heureux qu'ils peuvent l'être en sachant qu'ils n'auront pas manqué une occasion de passer un bon moment. Ça te convient ? » finit-elle, un peu essoufflée.

Il ne peut s'empêcher de rigoler, avant de se redresser et de la serrer contre lui.

« Tu m'as manqué Elie, » souffle-t-il en la relâchant.

Il se relève complètement et tend la main derrière le canapé, d'où il tire une couverture qu'il déplie, alors qu'elle s'allonge. Il la recouvre, vérifie que rien ne dépasse, l'aide à enlever ses chaussures, cale la couverture dans son dos avec soin. Puis il se rend compte de ce qu'il fait et tourne brusquement la tête vers son visage. La brune est mi amusée, mi attendrie.

« Navré, » marmonne-t-il malgré tout.

Elle se contente de rigoler alors qu'elle se met sur le côté et ferme les yeux. Coulson la regarde et se rend compte au bout de deux ou trois minutes qu'elle dort déjà. Il se décide à retourner à son travail mais avant ça, il se baisse au-dessus d'elle et lui caresse les cheveux avec délicatesse. Puis il embrasse sa tempe.

« Dors, Princesse, » murmure-t-il.

Elle ne réagit pas vraiment mais sourit dans son sommeil, avant de soupirer de bien être.

Coulson se secoue et retourne à son bureau. Il décroche son téléphone, pour ne pas être dérangé, et envoie un message sur le biper de Clint lui expliquant qu'il est indisponible jusqu'à nouvel ordre et que seule l'arrivée de Steve et James est sujette à le faire sortir de son bureau.

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17 JUIN 2016 – 6h21 – BASE AURORE – BUREAU DU DIRECTEUR

(Jour de la rencontre +505)

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Quatre heures et cinq minutes plus tard, Le Directeur est devant le canapé, hésitant à réveiller Elena. Mais elle lui a dit quatre alors... il s'accroupit et pose une main sur son épaule. Elle inspire brusquement mais n'ouvre pas les yeux. Elle se contente de sourire tranquillement.

« J'aime bien ton canapé, » marmonne-t-elle en se frottant les yeux.

« Tant mieux, » répond-il.

« Je pense que je vais le squatter souvent. »

« Mes rendez-vous en seront ravis, » ricane-t-il.

« Une couverture doublée camouflage et le tour est joué, » rétorque-t-elle en ouvrant les yeux. « Merde ! Tu y penses vraiment ? » s'étrangle-t-elle en voyant son regard calculateur.

« Pour certaines personnes, ça pourrait être amusant, oui. »

« Amusant pour toi. »

« Oh oui. Pas pour eux, c'est certain, » assure-t-il alors qu'elle se redresse, s'étire et se lève.

« Allez, ton tour, » décide-t-elle en lui tendant la couverture.

Il penche la tête sur le côté avec un air gêné.

« Je me contrefous que tu aies du travail, » le prend-elle de court. « Tu m'as dit ok tout à l'heure. Alors tu vas dormir. Je vais être gentille, je te réveillerai au bout de quatre heures pétantes et non quatre heures cinq comme toi, » se moque-t-elle.

Il secoue la tête.

« J'ai un coup de fil... »

« À passer dès que tu te réveilleras. Je sais. Plus tôt tu dormiras, plus tôt tu pourras le passer, » le coupe-t-elle avec un grand sourire.

« ... À passer pour annuler toutes mes réunions de la journée, » finit-il avec un sourire en coin en se levant, alors qu'elle s'abstient de tout commentaire.

Quelques minutes plus tard, tout est réglé. Le Directeur prend la couverture et s'allonge. Une fois la couverture par-dessus lui, il la regarde.

« Que vas-tu faire ? » demande-t-il.

« Veiller, » répond-elle cryptiquement, mais il hausse un sourcil. « Te regarder et prendre le temps de réaliser que tu es vivant, » explicite-t-elle avec un demi-sourire. « Et puis tout n'est pas réglé avec Barnes, alors je vais réfléchir un peu à ce qu'il reste à... faire. »

Ce putain de carnet de merde à... bref.

Un mélange d'émotion passe dans le regard du Directeur, qu'elle chasse d'un mouvement de main.

« Je vais apprécier les quatre prochaines heures plus que ces trois dernières années cumulées. Ne te sens pas mal pour ça, s'il te plait, » demande-t-elle. « Maintenant, dors. Je reste là. »

Il soupire et ferme les yeux.

« J'ai l'impression de perdre du temps à dormir alors que je pourrais le passer avec toi, » murmure-t-il.

« Je croyais que tu avait des coups de fil à passer ? » ricane-t-elle.

« Fille effrontée, » marmonne-t-il, somnolent.

« Père inconscient, » rétorque-t-elle immédiatement. « Dors, » ajoute-t-elle doucement.

Comme elle, Coulson s'endort en quelques minutes.

Elle le regarde, ne le lâche pas des yeux serait même exact, même lorsqu'elle pense à James.

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17 JUIN 2016 – 10h25 – BASE AURORE – BUREAU DU DIRECTEUR

(Jour de la rencontre +505)

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Au bout de trois heures cinquante trois – précisément – elle entend quelqu'un arriver. Des talons hauts. Une femme. Pressée.

Elena se lève, sort de la pièce et referme la porte avec discrétion.

« Qui êtes-vous ? » demande l'arrivante, hautaine.

Qu'elle atteigne à peine aux épaules d'Elena ne lui pose pas de problème pour la prendre de haut.

« Qui êtes-vous ? » rétorque la brune avec calme mais d'une voix froide.

« Vous avez dix secondes avant que j'appelle la sécurité, » réplique la femme.

« Je vous en donne trois avant d'appeler mon meilleur ami pour qu'il vous botte le cul. Vous savez, Steve Rogers. Et à mon avis, Phil va aimer regarder, » raille-t-elle, dégoulinant de sarcasme, utilisant sciemment le prénom du Directeur et celui de Cap'.

La femme serre les dents mais ne se démonte pas pour autant.

« Où est Coulson ? »

« Le Directeur se repose. Ça fait cinq jours qu'il n'a quasiment pas fermé l'œil. Il m'a chargé de montrer la sortie à toute personne qui viendrait. Alors vous allez décamper et revenir demain à partir de treize heures. Est-ce clair ? » siffle-t-elle, glaciale, après avoir regardé sa montre. « Sinon je vais m'occuper de votre arrière-train moi-même et j'ai beau ne pas avoir de super sérum, je vous assure que les Immortels savent frapper. Fort. Assez pour vous faire traverser la moitié du couloir sans toucher le sol, » ajoute-t-elle en s'approchant de la femme qui finit par céder et faire un pas en arrière.

« Bon sang, qui êtes-vous ? » souffle-t-elle, les pupilles dilatées par la peur.

Elena veut répondre, mais elle entend la porte s'ouvrir derrière elle. Elle sait pertinemment que la femme n'y fait pas attention, totalement concentrée sur elle. Alors elle sourit, un sourire carnassier, le genre de sourire qu'elle pourrait destiner à Pierce, si elle le revoit un jour. Elle se détourne d'un coup sur le côté gauche, faisant sursauter la femme, et apparaître Coulson dans son champ de vision.

« C'est mon assistante, agent Weaver, » répond le Directeur. « Maintenant, je vais me faire gronder parce que je n'ai dormi que... »

« Trois heures cinquante six. C'est inadmissible, Monsieur, » grince-t-elle, simulant l'agacement le plus total.

« Je suis navrée, agent McGregor. Je vous assure que je me rattraperai la nuit prochaine, » se repend le plus vieux, rentrant dans le jeu.

« Vous ne pourrez pas tricher, de toute façon je serai là, monsieur, » rappelle-t-elle.

Weaver se fige, avant de tourner les talons et presque trottiner pour s'éloigner au plus vite. Elena, un sourire sarcastique, se tourne vers Coulson, qui la regarde, un sourcil levé et se retenant clairement de rire. Elle repasse la scène dans sa tête et sa bouche forme un « o » comique.

« Je te présente comme mon assistante et toi tu dis que tu vas passer la nuit au même endroit que moi ? » demande-t-il en essayant de garder son sérieux.

« Dis-moi que ce n'est pas quelqu'un d'important, » implore-t-elle.

Le regard qu'il lui lance lui fait cacher son visage dans ses mains et elle le suit dans son bureau lorsqu'il rentre à l'intérieur.

« Pourquoi me fais-tu passer pour ton assistante de toute façon ? » Elle ferme la porte et ils se réinstallent dans le canapé.

« Il est temps de tout t'expliquer, je suppose, » déclare le Directeur.

« Une chose, » demande la brune et il acquiesce. « S'il y a des infos que tu n'arrives pas à me... révéler, dis-le-moi d'accord ? Je peux tout accepter, mais ne me dis pas que tu as tout dis alors que ce n'est pas le cas. »

Il prend ses mains et la regarde droit dans les yeux.

« J'ai eu le temps de réfléchir à la situation pendant que tu dormais. Je suis de plus en plus débordé ces temps-ci, et je sais que ça ne va pas aller en s'arrangeant. J'ai besoin de quelqu'un de confiance derrière moi, administrativement et stratégiquement, s'entend. Politiquement, également. Alors, je vais tout t'expliquer. Entièrement. Ensuite je te présenterai un contrat, que tu seras libre d'accepter ou non, bien entendu. C'est simplement pour te donner une légitimité, que personne ne puisse te renvoyer ou je ne sais quoi. »

« En tant qu'assistante, » comprend-elle.

« Assistante, secrétaire, déléguée... en réalité, je pense te proposer un poste de directrice associée, d'ici quelques semaines, si tu sais gérer tout ça, ce dont je ne doute pas. J'ai même envie de le faire immédiatement, mais je ne veux pas te faire fuir, » avoue-t-il avec un sourire, qu'elle lui rend, un peu secouée par la nouvelle. « Ça rassurerait pas mal de monde qu'il y ait deux personnes à la tête du SHIELD, et pas juste une qui risque de se transformer en cinglé de manière aléatoire. »

Elle s'enfonce dans le dossier du canapé et jette un œil à l'horloge.

« Bien. Il nous reste une douzaine d'heure avant l'arrivée de Steve et James. Il va falloir qu'on mange à un moment, d'ailleurs, » marmonne-t-elle.

« Je fais confiance à ton estomac pour nous rappeler l'heure, » sourit Coulson.

« Mais ! C'est pas juste ! J'y peux rien, » râle-t-elle en croisant les bras. « Et si tu me dis que je boude, je vais faire de ta vie un enfer, » jure-t-elle, une étincelle de défi au fond des yeux.

Sauf qu'en face d'elle, elle a la seule personne qui a toujours été insensible à ses provocations. Alors elle se renfrogne un peu plus.

« Commence-t-on ? » propose-t-il seulement et elle acquiesce sèchement.

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17 JUIN 2016 – 16h21 – FOXWELLS

(Jour de la rencontre +505)

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Il faut environ six heures et demie, une fois qu'il a activé la "boîte à outils" que Fury lui a léguée, pour lui expliquer l'intégralité de la situation, sans entrer dans les détails malgré tout. Tout ce qu'il sait. Il avoue qu'il n'a pas eu le temps de regarder les dossiers estampillés "Privés". Il a juste jeté un œil et une fois qu'il a été certain qu'il n'y avait rien concernant spécifiquement le SHIELD, il a laissé tomber.

Puis il lui explique qu'il garde deux informations pour lui, qu'il lui révélera dans les mois suivants. Ce n'est pas pour lui cacher quoi que ce soit, c'est qu'il y a certaines choses qui ne nécessite pas qu'elle les porte. Comme prévu, elle ne lui demande pas d'explication.

Ils se font ravitailler par Clint qui apporte des plateaux repas et retourne aux communications pour surveiller une opération.

Et bien qu'Elena soit patiente, et ne dise rien à chaque fois qu'il esquive, elle sait parfaitement qu'il y a une autre chose qu'il garde pour la fin de la conversation. Une dont il n'a pas envie de parler mais qu'il va lui avouer quand même.

« Bon, tu vas me dire maintenant ? » assène-t-elle à peine a-t-il rangé le petit cube cédé par Fury (1).

« Oui, je vais te le dire, » soupire-t-il. « Tu ne veux pas manger avant, » tente-t-il

« C'est le milieu de l'après midi, Coulson, » rappelle-t-elle, agacée.

Il va s'asseoir dans le canapé et elle reste debout, plantée devant le bureau, les bras croisés.

« Lors d'une traque, en Sibérie, il y a neuf mois environ, nous nous sommes fait capturés, » commence-t-il. « Et, euh, ils ont voulu me faire parler. Alors, eh bien, comment dire… »

« Ils t'ont torturé ? » demande-t-elle calmement.

« Oui. Je… vais te passer les détails. »

« Non. Je veux les détails. »

« J'imagine, » acquiesce-t-il. « Mais ça ne servira à rien. J'ai vécu pire que ça, même si les conséquences sont… permanentes. »

La brune serre les poings et s'accroupit devant lui.

« Vas-tu me dire ce qu'il s'est passé où dois-je lire ton dossier ? »

« Ce n'est pas dans mon dossier, » marmonne-t-il.

« Ok, tu me fais peur, » souffle-t-elle en attrapant ses poignets.

Il regarde ses mains et hésite un peu. Puis il les montre, paumes vers le haut, à la brune, qui les prend de nouveau.

« Sens-tu la différence ? » murmure-t-il.

Elle le regarde, fronce les sourcils, cligne des paupières, avant que sa bouche s'entrouvre et qu'elle pose un regard affolé sur les mains du Directeur.

« Lorsqu'une équipe m'a finalement retrouvé… eh bien, disons que ma main était littéralement broyée. » explique-t-il avec autant de délicatesse qu'il le peut.

« Oh mon Dieu, » ne peut s'empêcher de murmurer la brune en serrant ses doigts autour de ceux de Phil.

Puis elle prend sa main droite, déboutonne la manchette avec dextérité, lorsqu'une main se pose sur les siennes.

« L'autre, » souffle Coulson.

Alors elle se fige, et approche lentement de la main gauche. Fébrile, elle s'attaque à l'autre manchette, et elle s'y reprend en trois fois avant de la déboutonner. Puis elle remonte la manche, doucement, jusqu'à arriver à la jonction métallique. Elle se recule si brusquement qu'elle tombe en arrière et atterrit sur les fesses. Le souffle haché, les yeux écarquillés, une main devant la bouche en une tentative dérisoire de masquer son horreur, elle secoue la tête frénétiquement.

« Elie... » tente le Directeur.

« Non, » le coupe-t-elle. « Enlève-la. »

« Ce n'est pas... »

« ENLÈVE-LA ! » crie-t-elle, les yeux pleins de larmes.

« Ok, ok, calme-toi, » accepte-t-il, tentant de la calmer.

« Que je me calme ? » s'écrie-t-elle, sa voix montant dans les aigus. « Comment veux-tu que je me calme ! Tu as été enlevé, torturé, ils t'ont arraché une partie de toi ! Et tu es là, à parler avec moi depuis des heures comme si tout allait bien ? C'est la PREMIÈRE CHOSE que tu aurais dû me dire ! Tu n'aurais même pas du entrer dans ce bureau avec ! Sur quoi d'autre m'as-tu menti ? De quoi veux-tu me préserver ? Je veux la vérité, Phil ! »

« Je te jure que je n'ai rien d'autre à cacher sur moi, Elie. Je te le jure, » souffle-t-il et elle se calme progressivement.

« Je suis désolée, marmonne-t-elle finalement.

« Ne t'en fais pas. Je comprends que ce soit difficile pour toi. Tu viens de le découvrir. Mais je vais bien, maintenant. J'ai eu quelques mois pour m'y habituer. Et on a des scientifiques excellents, » confie-t-il.

Il déverrouille la prothèse et se lève pour aller la porter sur son bureau. Lorsqu'il se retourne, la brune est en train de se relever, puis elle se rapproche, ne quittant pas des yeux son moignon.

« Elie, je ne suis pas forcément à l'aise avec... eh bien, toi me dévisageant ainsi, » marmonne-t-il.

Elle relève soudain la tête et voit dans le regard de l'agent toute la gêne et le dégoût qu'il ressent.

« Je ne te dévisage pas, » rétorque-t-elle en tentant de rester calme. « Je regarde ton bras. Et lorsque je te dévisage effectivement, c'est-à-dire lorsque je regarde ton visage, comme le mot l'indique, je n'aime pas du tout ce que je vois, alors ne me dis pas que ça va ou que tu vas bien, » avoue-t-elle, une flamme au fond des yeux.

« La prothèse fait partie de moi, Elie, » rappelle-t-il, toujours avec dégoût.

« Oui, parfaitement. Une partie de toi, » insiste-t-elle. « Ce n'est pas toi. Elle ne te définit pas. »

Elena se rapproche et le prend par les épaules.

« Je viens de passer un an et demi avec un mec qui a à peu près le même type de... souci, » lâche-t-elle avec un léger sourire, pour détendre l'atmosphère. « Quoi qu'il en soit, lui aussi a des... problèmes de communication en ce qui concerne la partie de lui qui a dû être remplacée. Merde, je ne sais même pas pourquoi je parle de ça, » soupire-t-elle. « Est-ce que je peux... » demande-t-elle en tendant la main vers son bras coupé. »

« Elena... » tente-t-il.

« Oh, on en est revenu aux prénom entier Philip ? » demande-t-elle avec un sourire légèrement provocateur.

Il lève les yeux au ciel et avec réticence avance son bras. Elle le prend doucement et regarde le moignon avec minutie. Elle est loin de tout comprendre, mais elle voit que le travail a été bien fait. Il n'y a pas de cicatrice autour de la base de la prothèse, pas de plaie visible. Elle finit par relever la tête et tomber dans un regard gris rempli de doutes.

« Est-ce que ça te fait mal ? » demande-t-elle sur le ton le plus normal qu'elle peut. Mais il ne répond rien, se contentant de pincer les lèvres. « Écoute... je comprends tes doutes. Tu as peur des jugements. Tu as peur d'être rejeté, parce que tu n'es plus le même. Je ne suis pas certaine de comment tu te sens... » avoue-t-elle, mais se servant de ce que lui répondent les yeux du châtain pour avancer dans son raisonnement. « Défiguré, différent, tu as l'impression que tu as échoué, parce que tu as perdu une partie de toi. »

Lorsqu'il détourne le regard, elle sait qu'elle est sur la bonne piste.

« Tu penses que parce que tu n'es pas revenu entier de cette mission, tu as failli. Pas seulement ce jour-là, mais pour tout. Tu ne t'es jamais autorisé l'échec, et cet... incident t'as fait tomber en disgrâce. Tu estimes que tu n'es pas digne d'être encore un agent, et encore moins Directeur. Mais Fury t'a demandé à toi de prendre sa place, et à personne d'autre. Avant ta capture, je suppose. »

Il hoche la tête mais ne la regarde toujours pas, le regard vissé sur son bras amputé.

« Alors tu as décidé d'assumer ta place, de prendre sur toi toutes les erreurs possibles des agents, tu donnes tout pour l'agence, à la fois pour essayer de te racheter et pour éviter de penser, parce que lorsque tu arrêtes de travailler, ton cerveau recommence à penser à ce qu'est devenue ta vie et c'est juste impossible. »

Elle s'arrête, le temps de passer une main sous son menton pour le forcer à la regarder. Elle sourit doucement.

« Je te connais depuis soixante-dix ans, Phil. Ce n'est pas rien. Tu as toujours eu d'excellents jugements. Excepté envers toi. Tu t'es toujours sous-estimé, tu te faisais passer après les autres, ce qui, entre autre, t'a fait tuer, » rappelle-t-elle, et elle est obligée de tenir son menton pour qu'il ne détourne pas la tête. « Tu me connais. Penses-tu que je t'épargnerais un jugement difficile à entendre si j'estimais que c'était nécessaire ? » demande-t-elle d'une voix plus dure.

« Non. Tu as toujours été celle qui disait les choses que personnes n'avaient envie d'entendre. Tu as remis les pieds sur terre d'à peu près tout le monde, même Nick, je crois, une fois ou deux, » répond-il dans un marmonnement en détournant le regard.

Elle le lâche et hoche sèchement la tête. Elle se recule et commence à faire les cent pas, le temps d'organiser ses pensées. D'abord, elle se calme et digère l'information. Coulson se faisant mutiler, ce n'est pas une chose facile à accepter. Et elle qui n'était pas là... elle secoue violemment la tête pour se concentrer.

« Es-tu prêt à accepter ce que je vais te dire ? » questionne-t-elle, les dents serrées, avant de se dire que la tournure de sa phrase résonne comme une sentence.

« Bien entendu, » souffle-t-il en croisant son regard.

Il attend avec autant d'espoir qu'un condamné à mort regardant la hache avant qu'elle s'abatte.

« Très bien, » déclare-t-elle en s'arrêtant de marcher et lui faisant face. « Parce que tu es un abruti, » ajoute-t-elle, toujours d'une voix neutre. « Tu as perdu une main, tu as perdu la moitié de ton bras. C'est quelque chose dont tu dois faire le deuil. Ce qui est d'autant plus difficile parce que tu as dû, et tu dois peut-être toujours faire face à des douleurs de membres fantôme, à cause de tes nerfs. Et je te connais, tu n'as pas pris le temps de faire ce deuil, d'accepter. Tu t'es jeté dans le travail pour prouver que tu vaux encore quelque chose, » assène-t-elle, et elle le voit blanchir à vue d'œil.

Elle lève les bras au ciel.

« C'est stupide ! » s'exclame-t-elle avant d'inspirer profondément et de reprendre avec calme. « Tu ne t'es pas autoproclamé Directeur du SHIELD. Qui l'a fait ? »

« Fury, » lâche-t-il du bout des lèvres.

« Pourquoi ? »

« Je ne... »

« Pourquoi ? » insiste-t-elle en élevant un peu la voix.

« Parce que je suppose que j'étais le plus apte, à l'époque. »

« Et depuis que tu as une main en moins, qu'est-ce qui a changé au niveau de la direction ? Tes subordonnés se plaignent-ils de toi ? »

« Non, mais... »

« Quelqu'un t'a-t-il fait remarquer que tu effectuais un moins bon travail ? » demande-t-elle encore.

« Non. »

« Si on demandait à un agent de niveau six ou sept ce qu'il pense de toi, entre maintenant et avant l'incident, penses-tu qu'il dirait que tu es moins bon ? »

« Non, parce... »

« Parce que tu fais ce que tu as toujours fait, ton travail, le mieux que tu pouvais, » finit-elle à sa place. « Tu n'as pas changé de façon de travailler. Tu n'es pas plus efficace qu'avant, tu travaille seulement plus longtemps, tu dors moins, et Dieu sait que ce n'est pas peu dire lorsqu'on connait ton rythme de travail normal, » rappelle-t-elle.

Il veut dire quelque chose mais elle le coupe en levant une main.

« Si j'ai bien suivi ton histoire, Fury t'a nommé Directeur après ta résurrection ? C'est ça ? »

« Oui, » murmure-t-il, et elle se demande soudain si elle ne s'est pas trompée d'axe. Mais elle a commencé, alors elle va aller au bout du premier.

« Et tu t'estimais capable d'être Directeur, alors ? »

« Oui, mais je ne savais pas que j'étais mort aussi longtemps, à l'époque ! » s'écrie-t-il soudain, avant de se figer.

Et Elena a sa confirmation. Elle se rapproche de lui, lentement.

« Le problème ne vient pas seulement du fait que tu aies perdu ta main. Ne vient pas seulement du fait que tu aies appris que tu es mort. Il vient du fait que tu es mort. Ce n'est pas le jour où tu as perdu ton bras que tu as failli. Ce n'est pas lorsque le SHIELD est tombé. C'est lorsque tu es mort, » finit-elle dans un souffle en s'arrêtant à un pas de lui.

« Je n'aurais pas dû me faire avoir par l'illusion de Loki, » murmure-t-il.

« Thor lui-même s'est fait avoir, Loki le lui a fait remarquer, si je me souviens bien, » rappelle Elena en élevant à peine la voix. « Tu n'as rien à te reprocher de ce qu'il s'est passé ce jour-là. Rien. »

« Je n'ai pas survécu. »

« Personne ne l'aurait fait, » proteste-t-elle doucement. « Maintenant, vas-tu me dire quel est le vrai problème ? »

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Vous avez le droit de dire que ça fait beaucoup de blabla. C'est normal, on va arriver au bout, c'est promis. Malheureusement, j'avais trois tonnes d'infos à traiter et il fallait bien que je les case quelque part. Certes j'aurais pu le faire en fractionnant la scène et la raconter sur plusieurs jours, mais j'avais besoin de la spontanéité des retrouvailles pour les traiter, d'une part, et que Buck ne soit pas dans le coin, sinon ça aurait parasité l'esprit de Lena.

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Dans le prochain chapitre :

Période couverte : le 17 juin (oui, toujours) :

- Ils préparent l'arrivée de Buck, parce que l'arrivée du Soldat ne peut pas se faire la fleur au fusil...
- Buck arrive donc dans la base...

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Chapitre suivant dimanche 24

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À la semaine prochaine !