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Disclaimer : Je ne tire profit, en aucune façon, de cette histoire. Les personnages de Marvel appartiennent à leurs propriétaires respectifs. Je ne retire rien de l'histoire qui suit et tous les droits de création des personnages leur appartiennent.
Rating : T (par précaution)
Genre : Drama / Tragedy / Angst / Adventure
Personnages : La plupart des personnages principaux vus dans : Iron Man 1, 2, 3 ; Captain America 1, 2 et 3 ; Hulk ; Thor 1 et 2 + 1 OC : Elena McGregor.
Situation temporelle : 2 ans après la décongélation de Steve, mais avant Captain America First Avenger.
Changements de situation : Beaucoup, tout au long de l'histoire.
Autres : Mon Bucky peut sembler OOC. En réalité, je me suis basé sur la scène post-production de Captain America - Civil War pour son caractère, quand il se trouve au Wakanda avec Steve, dans l'infirmerie. Un mec posé, réfléchi, qui sait ce qu'il veut et ne veut pas. Malgré cela, il reste instable et fragile.
Dates d'écriture : 09/08/2017 – 02/01/2018
Beta lecture : chaps 1 à 11, personne. Zukka666 à partir du chapitre 12.
Parution : Chaque dimanche à partir du 27/08/2017 (peut arriver dans la nuit de dimanche à lundi, jusqu'à 3h du mat')
Nombre de chapitres écrits : pour ce tome : 18 + prologue + épilogue

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Bonjour à tous, je vous souhaite un joyeux Noël avec une semaine de retard, et une aussi bonne année que possible avec un jour d'avance.

Je suis désolée de ne pas avoir posté la semaine dernière, je n'avais pas d'ordi avec moi et quand je suis rentrée à la maison, pas d'internet (Tous en chœur : "merci Tempête Bruno"). Je n'ai récupéré la box que jeudi et j'ai préféré attendre a aujourd'hui pour poster, puisque j'avais dis dans les chapitres précédents que si je ne postais pas un dimanche, alors je le ferait le suivant.

Voilà pour l'histoire.

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Zucca666, Julindy, merci pour la review !

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Notes pour ce chapitre :

(1) Je sais que les fonctions du bracelet de Buck sont assez avancées pour se dire "Ben voyons, et il épluche les carottes aussi ?" mais j'ai repris les fonctions de celui de Skye/Daisy dans Agents of SHIELD, alors pas taper ;)

(2) Vous voulez savoir à quoi ressemble l'agent Benedict ? Si je vous dis Sherlock ? Oui, je vous rappelle que Cumberbatch est roux, à l'origine. Ce n'est qu'une teinture pour Sherlock)

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Bonne lecture !

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CHAPITRE 18

17 JUIN 2016 – 16h43 – BUREAU DU DIRECTEUR

(Jour de la rencontre +505)

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« Maintenant, vas-tu me dire quel est le vrai problème ? » demande Elena

Le Directeur secoue doucement la tête de gauche à droite.

« Tu te rends compte que la seule chose qui a changé c'est la manière dont tu te perçois ? » demande-t-elle en désespoir de cause.

Il laisse échapper un rire d'une telle amertume qu'elle en a la gorge nouée.

« Tu n'es pas... oh bordel, » murmure-t-elle en portant une main à son front et en fermant les yeux.

Elle prend une profonde inspiration en se détournant pour aller s'assoir sur le canapé, non pas par besoin, mais pour mettre de la distance entre elle et lui au cas où l'envie de lui mettre une baffe ne soit plus contrôlable. Lorsqu'elle le regarde à nouveau, elle se rend compte qu'il s'est détourné et fait désormais face à la fenêtre.

« Tu te sens coupable d'être mort ? »

Il hoche la tête pour confirmer.

« Tu penses qu'on t'en veut pour ça ? »

Il hausse les épaules.

« Tu penses que Clint, Nat', Maria, Steve et Nick t'en ont voulu ? » énumère-t-elle et elle obtient un nouveau haussement d'épaule.

« Tu penses que je t'en ai voulu ? » demande-t-elle finalement, la gorge de nouveau nouée.

Aucun geste de la part du Directeur. Elle prend une inspiration tremblante.

« Et donc, qu'essaies-tu de faire, depuis ? De te faire pardonner ? Comment ? » arrive-t-elle à demander d'une voix claire.

« En les gardant en vie, » déclare-t-il d'une voix neutre. « En luttant contre le désespoir qui me rongeait à l'idée que tu étais loin et que je ne pouvais rien pour toi. »

« Mais nous sommes en vie. Ce n'est pas nous qui sommes morts, » lâche-t-elle avant de déglutir, réalisant qu'elle a peut-être manqué de délicatesse.

« JE SAIS ! » hurle-t-il soudain en se retournant. « TU CROIS QUE JE NE LE SAIS PAS ?! C'EST MOI QUI AI FAILLI ! QUI SUIS MORT ! QUI VOUS AI TOUS ABANDONNÉ ! Vous m'avez toujours considéré comme celui sur qui vous pouviez vous appuyer, et j'en étais fier au-delà des mots ! J'ai toujours essayé de m'en montrer digne ! Et j'ai tout laissé tomber ! Je vous ai abandonné ! Je t'ai abandonné ! » finit-il dans un gémissement, en s'agrippant de la main droite au dossier de son fauteuil.

Elena se précipite sur lui pour le rattraper. Elle le fait s'asseoir dans le fauteuil et s'accroupit devant lui, alors qu'il cache son visage dans la main qu'il lui reste. La brune pose ses deux mains sur son bras amputé, ce qui lui fait lever les yeux vers elle.

« Bien sûr que j'ai eu mal que tu sois mort. Je n'ai jamais eu aussi mal jusqu'à présent, et tu sais que ce n'est pas rien. Mais la seule chose à laquelle je pouvais penser lorsque je me rappelais la manière dont tu étais... parti, c'était le courage que tu as eu de t'opposer à Loki. Putain, tu as eu plus de c... hum, de force que Thor lui-même. Que Fury, ou que le reste d'entre nous. Peu importe que tu paraisses fragile par rapport à lui, que tu n'aies aucune chance, tu y es allé pour faire gagner à l'équipe de précieuses minutes. Tu nous a tous sauvés, ce jour-là, Phil, » termine-t-elle en essayant de faire passer dans son regard tout ce qu'elle ressentait.

Elle déglutit avant de reprendre.

« La seule et unique raison pour laquelle Tony et Steve ont réussis à rassembler les Avengers, c'est pour te venger. Tu le sais, ça ? »

Il hausse les épaules, confirmant qu'il est au courant.

« Tu crois que Fury t'aurais ramené si tu avais été si mauvais ou inutile, ou je ne sais quelle connerie ? » tente-t-elle en désespoir de cause.

Mais le Directeur se contente d'un rire teinté de désillusion.

« Tu mérites de vivre. Tu mérites la confiance que tout le monde ici te porte. Tu mérites que Fury t'aies ressuscité, » murmure-t-elle, ne sachant plus comment le convaincre. « Tu mérites l'amitié de Steve, celle de Clint. »

Et, enfin, elle sent qu'il réagit un peu. Il finit par lui lancer un coup d'œil, mi-résigné, mi-douloureux et elle abat une de ses dernières cartes.

« Tu mérites l'amour que j'ai pour toi, tu l'as toujours mérité et tu le mériteras toujours, » souffle-t-elle, avant de se relever.

Elle veut se détourner mais il la retient avec sa main valide. Il se lève et lui fait face.

« Je comprendrais que tu ne veuilles pas travailler ici, » dit-il simplement.

Elle se retient de le gifler et il le sent car elle le voit se crisper.

« Non seulement tu comprendrais, mais pire, tu trouverais ça normal, » rectifie-t-elle avec un air désespéré. « Et tu surmonterais ça, comme tu as toujours tout surmonté, sauf que tu en ressors un peu plus brisé à chaque fois, » rappelle-t-elle avec douceur. « Pourtant... non seulement je ne veux pas partir, mais j'estime que c'est un honneur que tu me demandes d'en faire partie, au même niveau que toi, » déclare-t-elle. « Il faut vraiment que j'arrête avec l'emphase, » marmonne-t-elle en pinçant les lèvres.

Il ne peut s'empêcher de sourire un peu.

« Tu as toujours su la manier lorsqu'il le fallait, » se rappelle le Directeur.

« Et le fallait-il, là ? » demande-t-elle.

« Peut-être, » avoue-t-il en esquissant un sourire.

Elle le prend par les épaules.

« Tu n'as pas failli. Tu n'as abandonné personne, pas même moi. Tu as fait ton devoir, mieux que quiconque, et tu as obtenu ce poste, non seulement parce que tu le mérites, mais parce qu'il n'y a personne qui en serait plus capable que toi, » assène-t-elle.

Il sourit doucement.

« Peut-être l'ai-je un peu oublié avec le temps, » avoue-t-il humblement.

« Personne ne pouvait te le rappeler ? » rage-t-elle à moitié.

« Rappelle-moi qui dit les vérités dérangeantes à ceux qui ne veulent pas les entendre ? » demande-t-il avec un sourire en coin.

Elle pince les lèvres et un éclair de culpabilité traverse son regard chocolat.

« Elie, si c'est toi qui remets les pendules de tout le monde à l'heure, je te rappelles que c'est moi qui m'occupe des tiennes. Alors, pour que ce soit clair, je t'interdis de te sentir coupable de ne pas avoir été là quand oui, c'est vrai, j'aurais eu besoin de toi, » explique-t-il avec sérieux. « On sait que si les rôles avaient été inversés, je serais allé chercher Barnes. Dis-toi qu'on va pouvoir être là l'un pour l'autre maintenant. Ok ? »

Elle ne peut s'empêcher de rigoler, en se détournant pour regarder à travers la fenêtre et de froncer les sourcils.

« Je croyais qu'on était sous terre ? » s'étonne-t-elle.

« Tout ce couloir a vue sur l'extérieur. C'est pour donner une autre porte de sortie que les accès souterrains, au cas où, » explique-t-il et elle hoche la tête.

« Ou pour donner à l'ennemi un autre point d'entrée. »

« C'est à double tranchant oui. Mais il vaut tout de même mieux qu'on n'ait deux entrées au lieu d'une. »

Il la rejoint et passe son bras intact autour des épaules de la brune.

« Merci, Elie, » murmure-t-il.

Elle pose sa tête sur son épaule en réponse.

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Ils restent sans parler une bonne demi-heure, le regard perdu au-dehors, chacun perdu dans ses pensées, profitant de la présence de l'autre. Mais la réalité les rattrape lorsque le téléphone de la brune vibre.

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17 JUIN 2016 – 17h22 – BASE AURORE – BUREAU DU DIRECTEUR

(Jour de la rencontre +505)

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« Oui, Steve ? » répond-t-elle. « Tout va bien pourquoi ? Tu me sembles encore un peu tendu. Je ne vois pas du tout pourquoi, » raille-t-elle. « ... oui, j'imagine. Je peux vous retrouver, euh... je te passe le Directeur, que vous vous mettiez d'accord, ok ? » demande-t-elle et tendant le téléphone à Phil, qui sourit.

« Je t'écoute ? ... Vous pouvez nous retrouver à l'entrée principale. Quand se termine les vingt heures d'Elena ?... Alors, dans quatre heures. Le temps que je briefe quelques personnes et que je fasse préparer des quartiers pour notre ami Barnes. Tu l'as mis au courant pour... ? ... il est d'accord ? ... Très bien. Je suis content qu'il comprenne. ... ok, à tout à l'heure. »

Il se tourne vers Elena, qui a les sourcils froncés.

« Tu ne peux pas laisser James en liberté, c'est ça ? » demande-t-elle, contrariée, et pourtant elle s'en doutait.

« Pour plusieurs raisons, » confirme-t-il. « La première, évidente, est qu'il est poursuivi pour un certain nombre de meurtres. La seconde est que ça passerait pour du favoritisme vu mes relations avec Steve et toi. La troisième est qu'il est encore potentiellement dangereux. »

Elle se renferme un peu plus à chaque justification.

« En revanche, il ne s'agit pas nécessairement de le laisser enfermé dans une cellule. D'abord, il aura droit à une chambre d'invité. Ensuite, Steve lui en a parlé et il a accepté, nous allons lui faire porter un bracelet qui nous dira, entre autre, où il se trouve précisément, ses constantes vitales. S'il est sur un ordinateur, quels seront les sites qu'il visite. Il n'aura pas accès à certaines pièces, type l'armurerie et le bracelet a également la capacité de lui injecter un puissant somnifère s'il venait à perdre le contrôle de quelque manière que ce soit. Et c'est Steve qui a testé le somnifère donc, oui, il y a de grande chances qu'il fonctionne sur lui, » finit-il avec un sourire. (1)

Elle acquiesce lentement.

« C'est plutôt sympa de ta part, » avoue-t-elle. « Ce n'est pas F... »

« Mais nous avons établi que je ne suis pas Fury, n'est-ce pas ? »

Elle ricane mais ne dit rien.

Phil récupère sa prothèse, la remet en place et ils sortent du bureau, elle passe par un débriefe rapide – le long, très long, est programmé pour trois jours plus tard et se fera en même temps que celui de James – et un détecteur de mensonge. Il l'amène à l'infirmerie où on lui fait pas moins de cinq prises de sang, elle doit uriner dans un bocal. Deux fois. Puis Coulson l'emmène à la cafétéria où ils se restaurent un peu en discutant de la nouvelle base et de ce qui a concrètement été fait depuis que le SHIELD est tombé.

Finalement, le Directeur l'emmène dans l'aile des résidents. Tout un bâtiment dédié aux logements des agents les plus importants ou de ceux qui passent leurs journées sur place – laborantins, secrétaires, garagistes, entraîneurs...

Dans l'aile 7 – septième étage –, il lui explique que la porte au fond donne sur le couloir de l'administration, où sont situés tous les bureaux, dont le sien. Il lui montre ensuite les chambres, en partant du côté de l'administration.

Il y a huit chambres, quatre de chaque côté. De l'un, la chambre de Phil, puis Clint, puis Steve et une vide. De l'autre, en face de celle de Phil, celle d'Elena, puis trois vides.

« Où sera la chambre de James ? » demande-t-elle finalement.

« Deux étages en-dessous. »

« Ouais, ça ne va pas être possible, » soupire-t-elle.

Il fronce les sourcils.

« Il ne va pas dormir dans un lieu qu'il ne connait pas, entouré de gens en qui il n'aura pas confiance, si je suis si loin. »

« Je n'ai pas vraiment le droit... » rappelle le châtain.

« Tu es le Directeur, non ? » s'étonne-t-elle.

« Nous revenons à la partie où j'outrepasse mes droits, » grimace-t-il. « Oui, je peux, mais pas sans bonne raison. »

« Mmmh, » lâche-t-elle en réfléchissant. « Donc, tu as besoin d'un argument, c'est ça ? Tu n'es pas contre l'idée ?»

« Au contraire, je suis pour. »

Ils réfléchissent, jusqu'à trouver une solution un peu bancale, mais potable. Il envoie ensuite un message via son biper.

« Réunion, mon bureau, quinze minutes, » marmonne-t-il en tapant. « Je suppose que tu n'as pas d'affaires à déposer ? » demande-t-il une fois que le message est envoyé.

« Non. Ça m'ennui. J'avait pris un seul objet personnel, le pendentif que tu m'avais offert et je l'ai laissé au QG de Glasgow, » soupire-t-elle.

« Je préfère que ce soit toi qui sois revenue sans le pendentif que le pendentif sans toi, ou avec toi dans un cercueil, » déclare-t-il.

« Hilarant, » grogne-t-elle alors qu'il sourit, fier de sa répartie.

« Bien, tu as... » il regarde sa montre, « treize minutes et demie pour prendre une douche, te changer et arriver à l'heure à la réunion. Tu retrouveras les affaires que tu avais à la Tour Stark lorsque tu es partie pour Londres. Je les ai fait récupérer dès que j'ai appris que Tony et Steve étaient brouillés et les ai fait suivre lorsqu'on a emménagé ici. Je les ai rangé moi-même, » déclare-t-il avant de se diriger vers sa propre chambre.

Elena cligne trois fois des yeux avant de se précipiter dans la sienne.

Elle ressort en courant, onze minutes trente quatre plus tard, habillée d'un de ses anciens uniformes de combat du SHIELD et elle adore ça. Elle a vraiment l'impression d'être revenue à la maison. Elle finit d'attacher ses cheveux en queue de cheval alors qu'elle fait attention à ne pas défoncer la porte qui sépare l'aile des résidents du couloir de l'administration. Devant la porte du bureau estampillé « Direction », elle frappe deux coups, attend une seconde, puis encore une fois. Son code personnel au sein des Immortels. Coulson c'est 1-3, elle 2-1, Steve 1-2, Clint 3-2, Maria 2-3, Nat' 3-1 et Tania 2-2. Moyen infaillible de se reconnaître.

« Entrez agent McGregor, » déclare le Directeur assez fort pour qu'elle l'entende.

Elle rentre et referme la porte. Devant elle sont présentes trois personnes. Clint, la femme d'un peu plus tôt, Weaver, et un homme, très grand et roux, qu'elle ne connait pas.

« Elena, tu connais l'agent Weaver, je te présente l'agent Benedict (1). Ils font parti de la tête de la nouvelle organisation. Mais soyons clairs, ils sont tolérés dans cette installation en gage de ma bonne volonté, afin de prouver que je ne cherche pas à avoir le contrôle total du SHIELD à des fins personnelles, » explique-t-il avec juste ce qu'il faut de dédain pour les rendre mal à l'aise.

Elle se retient de marquer son étonnement face à une telle réaction de Coulson. Elle a beau savoir que l'autre branche du SHIELD lui a créé de vrais problèmes, c'est un peu étrange de le voir marquer aussi nettement son ressentiment.

« Ah, ils font partie du faux SHIELD ? J'en ai entendu parler, effectivement, » lâche-t-elle sur le ton de la conversation.

« Ce n'est pas un faux SHIELD, » rectifie Benedict avec hauteur. « Nous avons une vision totalement différente du SHIELD tel que le voulait le Directeur Fury et nous sommes inquiets que le Directeur Coulson poursuive dans la même ligne de conduite. Quand nous voyons où le Directeur Fury a mené l'agence, vous comprendrez que nous nous méfiions. »

Au fur et à mesure de son petit discours, Elena a vu Coulson retenir un sourire en coin. Parce qu'il sait pertinemment qu'elle va le remettre en place dès qu'il se taira. Et...

« Agent Benedict, je ne pourrais être plus d'accord avec vous, » admet-elle et il se redresse encore sur son fauteuil en se rengorgeant. « Cependant, deux points : le premier, je serais curieuse de voir combien de temps le SHIELD aurait fonctionné selon votre manière de faire, qui, si je ne m'abuse, se rapproche d'une démocratie où l'avis du plus grand nombre est celui qui fait foi, étant donné que l'agence a été corrompue dès le début par Hydra et que par conséquent ce serait leur avis qui auraient été votés, » lâche-t-elle d'un ton cinglant, faisant blêmir l'homme. « Deuxio : Je vous prierais d'être honnête avec les personnes en face de vous et de ne pas salir le terme directeur en le disant sur un ton si dédaigneux. Vous pouvez très bien dire Fury "tout court", vous en paraîtrez moins injurieux qu'en mettant un directeur d'un ton puant en amont. »

Coulson ravale son sourire et hoche la tête sèchement.

« Je te remercie, Elena, mais nous ne sommes pas là pour ça, » rappelle-t-il.

C'est à elle de hocher la tête en se dirigeant vers lui pour se placer à sa droite, légèrement en retrait, les mains jointes derrière son dos.

« Que fait-elle ici ? » demande l'homme avec dédain.

« Elle a passé deux ans avec le Sergent Barnes, et c'est grâce à elle si ledit Sergent est revenu aux États-Unis de son plein gré. Ce serait même à elle de diriger cette entrevue, si vous voulez le fond de ma pensée. Mais je sais très bien à quel point vous tenez aux appar... aux règles, alors j'ai décidé de m'en occuper personnellement, » lâche le Directeur, à la limite de la condescendance et définitivement agacé.

« Je vous remercie de votre confiance, monsieur le Directeur, » répond la brune avec juste assez de déférence pour que les autres se demandent si elle se moque ou non.

Coulson se contente de lui jeter un œil d'avertissement – où, malheureusement pour lui, il n'arrive pas à cacher son amusement – avant de se tourner vers les autres.

Du coin de l'œil, Elena voit Clint se mordre les joues pour ne pas rire. Elle espère qu'il n'aura pas à intervenir, et ne sait même pas pourquoi Coulson l'a convoqué.

« Vous avez été mis au courant de la mission de l'agent McGregor ce matin ? » demande-t-il aux deux zouaves, qui hochent la tête avec réticence. « Très bien. Alors vous savez que le Sergent Barnes a été ramené sain et sauf par l'agent McGregor il y a quelques jours, et que nous allons l'accueillir sur la base Aurore quelques temps. Il ne sera pas traité comme un prisonnier et va bénéficier d'un bracelet de contrôle. Il va rentrer dans cette installation dans... une vingtaine de minutes. Contrairement à ce qui a été annoncé dans le dossier, il ne va pas résider dans l'aile des invités, mais au septième étage. »

« Il n'en est pas question ! »

« Pouvez-vous me laisser finir, agent Weaver ? » demande le Directeur d'un ton sec.

« Le secteur des invités a été conçu pour retenir lesdits invités au besoin, » rappelle l'autre.

« Oui, et moi je vous rappelle que nous allons avoir à faire avec une personne qui a les capacités physique de Captain America ! » tonne Coulson et Elena retient un mouvement impressionné. « La personne la plus apte à l'arrêter est Rogers lui-même. D'autant que les agents les plus entraînés vivent également au même étage, » déclare-t-il en désignant Clint et Elena du doigt et la brune comprend pourquoi le Directeur a voulu que l'archer soit présent.

Les deux autres soupirent.

« Votre décision est prise, je suppose ? » marmonne le roux.

« Il ne s'agit pas de prendre une décision, il s'agit de prendre la bonne, » intervient la brune qui commence à s'agacer elle aussi de la stupidité des agents. « En l'occurrence, c'est moi qui connais le mieux Barnes ici, et Rogers a été son meilleur ami durant plus de vingt ans. Si nous en arrivons à devoir le maîtriser, il vaut mieux que nous n'ayons pas des mètres de couloirs et des étages entiers à parcourir pour le stopper, parce qu'il sera déjà loin. De plus, je vous rappellerai que le bracelet contient un somnifère assez puissant pour assommer Cap', » rappelle-t-elle.

La brune voit à la façon dont les épaules de Coulson se tendent imperceptiblement qu'il pense qu'elle a fait une erreur. Mais elle n'a pas fini.

« Raison de plus pour le laisser dans l'aile des invités, puisque le somnifère est assez puissant, » rétorque Benedict, s'engouffrant dans la brèche.

Elena retient un sourire en coin.

« Dites-moi, agents, dans quelle aile avez-vous vos chambres ? »

« Dans celle des invités, » répond Weaver.

« Loin de celle ou sera Barnes ? » ajoute-t-elle et le roux se fige.

« Non. Dans le même couloir, aile 5, » est obligée de concéder la femme.

« Hmmm, » fait semblant de réfléchir l'Immortelle. « Et vous êtes prêts à parier sur l'efficacité du somnifère pour vous sauver au cas où il y ait un problème ? » demande-t-elle en faisant semblant de réfléchir intensément. « Oui, après tout... Directeur, qu'en pensez-vous ? »

« Ce n'est pas une mauvaise idée, » renchérit-il. « Au demeurant, vous avez également suivi une formation au combat, non ? » demande-t-il aux deux autres, qui ne répondent pas tout de suite, hésitant clairement sur la conduite à suivre, avant que Weaver fasse oui de la tête.

« Donc nous pourrions envisager de laisser le Sergent dans l'aile 5, » fait mine de marmonner Coulson pour lui-même.

« Très bien, » marmonne finalement Weaver. « Mettez Barnes où vous voulez, tant qu'il y a quelqu'un pour le maîtriser à proximité. »

« Bien entendu, » répond Coulson. « Après tout, la mission du SHIELD est de protéger, avant tout. Qui serions-nous si nous ne pouvons pas assurer la protection de nos hommes à l'intérieur même de la base ? » demande-t-il en toute innocence, et les deux agents ne savent pas si c'est du lard ou du cochon, alors ils approuvent à mi-voix avant de se lever et de quitter la pièce.

Le Directeur attend qu'ils aient disparus de leur champ de vision – les fenêtres du bureau qui donnent sur le couloir – et, sans même se tourner vers Elena, lève son bras droit derrière lui et présente sa main à la verticale, dans laquelle elle claque la sienne avec joie.

« Oh, je vous adore, » lâche Clint, qui n'a pas décroché un mot de toute la discussion. « Merde, c'était... vous les avez menez par le bout du nez de bout en bout ! Tout était prévu ? » demande-t-il en souriant d'une oreille à l'autre.

« Même pas, » rétorque Elena en ricanant. « On avait juste décidé d'utiliser l'argument de la force de Steve. »

« Le reste s'est fait au feeling, » finit Coulson. « Je voulais tester ce que nous valions au débotté, sur un débat sans enjeu, puisqu'au besoin j'aurais fait valoir ma position de Directeur pour valider la décision. »

L'archer les regarde.

« Tu sais qu'avec Elena dans ta manche, tu pourrais faire changer certaines choses, » déclare-t-il sérieusement. « Si on pouvait entre autre se débarrasser de ces deux abrutis, ça serait pas mal, » ajoute-t-il en jetant un regard noir dans la direction ou les deux agents ont disparu.

Le Directeur jette un œil à la brune, qui hoche la tête discrètement.

« C'est prévu, » lâche-t-il simplement.

Clint hoche la tête, un sourire appréciateur aux lèvres.

« Nous devons y aller si nous ne voulons pas faire attendre notre ami James Barnes, » rappelle le châtain.

Les trois se dirigent vers l'entrée principale, et Elena commence à retenir l'agencement des couloirs, avec difficulté, vu le dédale qu'est la base.

Ils arrivent aux portes. Enfin, à l'ascenseur. Ils patientent les quelques minutes qu'il leur reste en bavardant tranquillement. Puis l'ascenseur émet un "ding" et ils se tournent vers les portes qui s'ouvrent.

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17 JUIN 2016 – 15h33 – BASE AURORE

(Jour de la rencontre +505)

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Les portes coulissent, dévoilant quatre gardes armés, et au milieu, Steve Rogers et James Barnes. Les deux soldats dépassent les quatre autres en hauteur et en largeur, bien droits, le regard sérieux, la mâchoire serrée et les épaules raides pour Barnes.

« Putain, les mecs, vous en jetez ! » s'exclame la seule femme du lot en s'avançant vers eux.

Elle serre Steve dans ses bras en guise de salutation. « Je trouverai un moyen de me venger, » lui souffle-t-elle à l'oreille et il lui offre un sourire contrit. Puis elle passe à James, qu'elle prend aussi dans ses bras. Elle sent le brun se détendre un peu. « Le Directeur est de ton côté, tout va bien, » murmure-t-elle seulement avant de se reculer.

Elle ressort de l'ascenseur avec eux et ils s'avancent jusqu'au Directeur, qui a une réaction digne de lui-même : celle qu'on attend le moins.

« Sergent Barnes, » le salue Coulson avec un grand sourire, « c'est un honneur pour moi de rencontrer un membre des Commandos Hurlants, » déclare-t-il, le regard pétillant, en lui tendant la main.

Le brun entrouvre la bouche de stupeur et Elena éclate de rire.

« Eh ! C'est moi ton chouchou ! » proteste Steve en croisant les bras, alors que Phil secoue énergiquement la main que le brun a fini par lui donner.

« Phil, tu es désespérant, » soupire Clint. « C'est juste un gars comme nous. »

Elena voit un éclair de quelque chose qu'elle n'a encore jamais vu dans le regard de James, avant de se rendre compte que c'est de la malice.

« Ça, c'est parce qu'on ne t'a jamais pris dans les Hurlants, Barton, » rappelle Buck avec un sourire en coin.

Les autres se figent alors que le rire d'Elena reprend de plus belle.

« Attends... tu te rappelles... » s'étrangle l'archer.

« De tes geignements incessants pour qu'on te prenne parmi nous ? Oh seigneur, comment oublier ? » raille le Soldat avec un regard définitivement amusé.

« Je te rappelle que tu as subi des expérimentations également, et que tu es le seul à avoir eu l'autorisation de faire parti des Hurlants, Sergent, » rappelle l'agent. « Tout ça parce que Monsieur était le meilleur ami du Soldat-en-Collant-Sexys, » marmonne-t-il en désignant Steve du menton, qui craque et éclate de rire à son tour.

Barnes le jauge du regard deux ou trois secondes et lui tend la main.

« Je crois qu'on va bien s'entendre, Barton, » déclare-t-il avec sérieux.

« Tu vois, » lâche Elena à Phil, qui les regarde, mi ébahi, mi satisfait. « Qu'est-ce que je t'avais dit ? De vrais larrons en foire. Pour notre malheur à tous. »

« Et dire je ne vais même pas pouvoir te faire mordre la poussière avec ta super force. C'est dégueulasse, » grince Clint en se saisissant de la main tendue et la serrant avec force. « Ravi de te revoir, ceci dit, » finit-il avec un sourire en coin.

« Moi aussi. Ça fait du bien de voir que toutes les têtes n'ont pas disparues, » avoue le brun, avant de se tourner de nouveau vers Coulson. « Monsieur le Directeur, je vous remercie pour votre confiance, » ajoute-t-il avec sérieux.

« Pas de Directeur avec moi, Coulson ira très bien, » répond le châtain. « Et vous ne serez pas totalement libre de vos mouvements, » explique-t-il.

« Je sais, Stevie m'a expliqué, » acquiesce le brun.

« Très bien, » acquiesce le Directeur. « Allons vous montrer vos quartiers dans ce cas. »

Ils se dirigent vers le septième étage.

« Euh, Boss, on ne... » commence le blond.

« Se dirige pas vers l'aile des invités, effectivement, » répond Elena à la place de Coulson. « C'est normal. On a réussit à convaincre Weaver et Benedict qu'il serait plus sage que le seul capable de rivaliser en force avec James, c'est-à-dire toi, soit le plus proche possible au cas où, » explique-t-elle.

Le blond sourit discrètement mais n'ajoute rien, au contraire de Clint.

« Oh, tu aurais dû les voir, ces deux là ! » s'exclame-t-il en s'adressant à Cap'. « Ils les ont baladé de bout en bout de la discussion. Mac était juste derrière le Directeur, comme si elle était son bras droit. Ils n'avaient même pas besoin de se regarder pour s'échanger la parole... c'était génial ! »

« Oui, vu ton enthousiasme, j'avais saisis, » se moque gentiment le super soldat.

« Fous-toi de moi, on en reparle la prochaine fois, une fois que tu les auras vu, ok ? »

« Merde, Barton, t'as pas changé d'un poil, » lâche James en ricanant.

« Comment dois-je le prendre ? » l'interroge l'archer en fronçant les sourcils.

« Comme tu veux, soldat, ce n'est pas mon problème, » répond le brun d'un ton sec, avec un sourire en coin.

« Reçu Sergent, » raille Clint en éclatant de rire. « En attendant, je vous jure que vous devez voir Elena et Phil à l'œuvre, » reprend-il d'un ton passionné. »

« À ce point ? » l'interroge Steve.

« C'est fini les groupies ? » lâche finalement la brune dans un ricanement en ouvrant la porte entre l'administration et l'aile 7. « James, voici ta chambre. La mienne est ici, celle de Phil là, Steve... celle-là ? » hésite-t-elle avant qu'il acquiesce « et Clint ici. Il y en a trois de vides, si j'ai bien compris ? »

« Oui et non, » répond cryptiquement Coulson. « Elles sont comme la tienne avant ce soir. Vides... en attendant leur propriétaire. La seule réellement vide était celle de Barnes, » explique-t-il à mi voix.

Elena comprend qu'elles sont réservées pour Natasha et Maria. Ce qui voudrait dire que celle qui est désormais à James devait être pour Nick... elle déglutit péniblement et se secoue mentalement. Lorsqu'elle revient à elle, moins de dix secondes plus tard, deux regards gris la scrutent. Elle leur adresse un regard rassurant, alors Coulson retourne à la conversation entre Steve et Clint sur la vue depuis leur chambre, et James rentre dans sa chambre.

Les bippers de Clint, Steve et Coulson se manifestent. Ils s'entre regardent.

« Allez-y, vous êtes capables de gérer la situation. Si vraiment vous devez vous déplacez, prévenez-moi, » ordonne le Directeur.

Les deux autres partent au pas de course. Coulson soupire.

« Je suis désolé, je vais devoir y aller. Vous trouverez le bracelet sur la table de nuit, Sergent Barnes, » l'informe-t-il. « Si vous avez besoin de moi, je serai dans mon bureau pour une vidéoconférence, » précise-t-il à la brune.

« Reçu, » répond automatiquement Elena.

« On se retrouve dans deux heures à la cafétéria ? » propose le Directeur.

Après que les deux autres ont accepté, il les laisse se débrouiller. Une fois seuls, James rentre dans la chambre en invitant Elena à le suivre. Elle obéit, et découvre une chambre parfaitement identique à la sienne, à la différence que la salle de bain ne se situe pas sur le mur sud mais sur le mur nord et que le lit fait l'inverse. Leurs fenêtres donnent vers l'est. Elle se rend compte que leurs chambres sont parfaitement symétriques et que seule la cloison sépare leurs deux têtes de lit.

Elle entend un déclic et se tourne vers James, qui a déjà enfilé le bracelet. Ils se regardent et le brun secoue doucement la tête.

« J'ai l'impression d'être dans un rêve. Je m'attendais à être enfermé durant des mois, et... »

« Il y a beaucoup de choses à apprendre de Coulson, » déclare-t-elle. « Mais le principal, c'est que tu dois savoir qu'il est loyal, qu'il est toujours prêt à donner une autre chance, et surtout, qu'il est plein de surprises. Tu crois l'avoir compris, et il arrive toujours à te prendre de court, » finit-elle en souriant.

« Tu l'aimes beaucoup, n'est-ce pas ? » demande-t-il doucement.

Le sourire de la brune s'accentue et se teinte de tendresse.

« Eh bien, je suppose que maintenant que je sais qu'il n'est pas... mort, je peux t'en parler, » avoue-t-elle.

Elle s'assoit sur le bord du lit et lui raconte, à quelques exceptions près, sa relation simili père-fille avec celui qui est désormais le Directeur du SHIELD.

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Voilà, un chapitre plutôt tranquille pour terminer l'année.

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Dans le prochain chapitre :

Période couverte : encore et toujours le 17 juin, mais on approche de la fin :

- Buck fait connaissance avec Coulson, et Elena et lui prennent leurs marques dans la base.

- Les premières emmerdes commencent à pointer le bout de leur nez

- Elena... risque de monter un peu en grade... ou pas...

- Et, comme j'ai été gentille ce chapitre, vous aurez droit à un cliff... 5 sur 10 niveau méchanceté.

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Chapitre suivant dimanche 7 janvier.

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À la semaine prochaine !