Après sa soirée au restaurant avec Wayne, et Van Pelt, l'agent Lewis, rentre chez elle, le cœur léger comme une plume. À Sacramento, la vie n'est pas facile tous les jours pour la jeune femme qui fête bientôt son anniversaire en solitaire comme toujours. Les rayons de la lune éclairent l'appartement de soixante mètres carré de Summer. Un chat errant est venu la voir pour lui demander des câlins. Elle lui donne des caresses avec gentillesse, et lui prépare son bol de lait comme tous les soirs. Le chat s'appelle : Daffy. C'est elle, qui lui a donné ce prénom, car il a une magnifique couleur sur sa peau.

Daffy saute sur la table de cuisine avec agilité, et tombe sur ses pattes avec rapidité comme toujours. Ce chat demande beaucoup d'affections envers Summer qui l'a accueillit chez elle depuis quatre mois. Ayant fait des recherches sur les anciens propriétaires, il n'a personne. Aucun collier, aucune puce à l'oreille gauche, et ni d'adresse autour de son cou fin. Son pelage est blanc avec des tâches marron sur le bas du ventre, et des rayures noires sur son oreille droite, et sur les bouts de ses pattes. Du coup, Summer se baisse vers son parquet pour lui donner le bol de lait. La température de la boisson est un peu froide pour le jeune minet. Il a les yeux vairons : vert et bleu.

Pendant qu'il boit son lait, Lewis en profite pour se prendre une bonne douche bien froide pour se changer les idées. Son corps nu se glisse mutuellement dans la douche avec lassitude. Un effet sonore est dans la salle de bain pour la détendre un maximum de cette dure journée qui semble interminable pour la jeune femme célibataire. Sa première journée, au boulot a été difficile pour un ancien membre du F.B.I.

L'eau chaude coule sur son visage jusqu'à ses pieds. Le savon mousse partout sur son corps fin, car elle n'est pas épaisse comme femme. Elle est la même silhouette que sa patronne, Lisbon. Et, la même pointure de pied que Van Pelt. Après, un bon quart d'heure sous la douche, Summer pose son pied gauche à l'extérieur de sa douche d'eau. Ensuite, la belle blonde entour sa serviette de bain d'une teinture bordeaux avec ses initiales.

Soudain, quelqu'un frappe à sa porte d'entrée avec agitation. C'est insistant, et fort derrière le seuil de sa porte. Elle s'habille avec une vitesse grand « v » et enlève sa serviette blanche qui se trouve sur sa longue chevelure blonde, et le jette sur le carrelage. La pendule qui se trouve au-dessus de sa porte-affiche minuit. En regardant dans le verrou, Summer soupire avec incertitude, et perçoit sa voisine qui est un peu médium par passion :

-Marie-Thérèse ? Quelque chose ne va pas ?

-Bonsoir, mademoiselle, désolée de vous importuner mais, j'ai entendu du bruit.

-Du bruit ? Je viens seulement de rentrer, madame Thérèse.

-J'ai entendu deux voix masculines chez vous.

-Chez moi ? Pourtant, la porte n'a pas été endommagée.

-Oui, et j'ai eu peur pour vous, mais je suis rassuré maintenant que je vous ai vu.

-En tant que femme seule, faites attention à vous Summer, les temps sont mauvais.

En effet, Marie-Thérèse est une femme « afro-américaine » et sait parfaitement la situation de Summer

-Ne faites confiance à personne agent Lewis. Dit, la vieille dame.

-Je prends note de ce conseil, madame Thérèse.

-Merci, c'est gentil. Il y a quoi dans cette boite ?

-Des gâteaux aux pains d'épices. Je sais que vous aimez ça.

Summer lui lance un sourire radieux et lui dit d'une voix calme :

-Merci, c'est adorable.

-De rien, et si vous avez besoin de moi pour votre chat, n'hésitez pas.

-Y'a pas de problème, je dois aller au lit, il est tard.

-Oui, je comprends. Portez-vous bien, mademoiselle Summer.

-Merci, à vous aussi, madame Thérèse.

Elles échangent un dernier sourire devant le seuil de la porte, et Summer ferme derrière elle. Rapidement, elle ouvre la boite en métal, et mange les biscuits qu'il y a dedans. Elle n'a pas encore mangé, donc c'est son péché mignon du soir. Les gâteaux. Ne trouvant pas le sommeil, la jeune femme allume la Tv, et regarde « Buffy contre les vampires» sur une chaîne banale de sa vieille télévision. Elle est fan de Spike depuis des années. L'épisode de ce soir, ne dure que trente-cinq minutes.

Machinalement, Summer pose ses fesses sur son divan à trois places, et s'allonge dessus. Ses pieds se trouvent sur le bord du canapé. On peut voir ses chaussettes en forme de chien. Son pyjama en rayure est sa bouteille de soda qui est devant elle, sur sa table basse. L'heure tourne lentement pour le nouvel agent du CBI. Elle se pince les lèvres, en repensant au bon vieux temps. Ca lui manque, mais sa nouvelle vie lui plaît beaucoup.

Autant plus que sa voisine est super agréable, avec elle depuis ses débuts dans le logement. Son quartier se trouve à côté d'une rue Chinois, et pas déconseillé pour les jeunes femmes comme elle. Ayant du courage, elle n'a pas peur de ses petits délinquants qui font du bruit, à la nuit tombé. Petit à petit, ses yeux tombent de sommeil, mais à peur de fermer l'œil. Summer pose son flingue sur sa table en bois, et s'allonge confortablement sur son canapé à trois places avec étirement. Son chat saute sur elle, et s'étire ses griffes sur ses jambes. Il se met en boule contre son torse. Daffy tient chaud contre Summer. Ils dorment tous les deux sur le divan.

Au petit matin, l'agent Lewis fait tomber sa télécommande sur son parquet de bois, ce qui la réveille en sursaut. En bougeant sa tête, elle distingue Daffy en haut du canapé, et sourit. Pendant toute la nuit, Summer a eu des flash-backs sur son ancienne vie, et elle n'aime pas. D'un coup, son téléphone portable S6 se met à vibrer sur sa planchette, et le prend dans ses mains.

Au bout du fil, c'est Kimball Cho avec un timbre froid comme d'habitude. Summer se lève, et s'oriente vers la cuisine avec un pas las. Elle ouvre une boite de thon frais pour son chat qui adore cela :

-Cho, il est à peine cinq heures, du mat !

-Il faut qu'on se parle, c'est important.

-Kimball, ce n'est pas le moment, d'accord ?

-Si, depuis que tu es dans mon équipe, le passé me ronge. Pas toi ?

-Si, un peu. Mais ta froideur n'a pas changé d'un pouce, Kimball.

-Je sais, je peux te voir chez toi ?

-Non, je me sens surveillé, retrouve-moi au parc à sept heures, ok ?

-Ok, je me prépare et je t'attends. Dit-il, en raccrochant.

-Oui, je me prépare aussi…Dit-elle, dans le vide.

Elle décroche son appareil, et a peur de la colère envers Kimball Cho. Elle respire profondément, et se dirige vers sa chambre pour s'habiller correctement. Elle a juste mangé une barre de céréale, car elle n'a pas faim.

L'heure approche à grand pas.

Dans le parc de Sacramento, le soleil se lève en douceur ainsi que les animaux du jardin. Les écureuils mangent des noisettes, les oiseaux boivent dans la fontaine d'eau avec grâce. Et, les chiens errants sautent et s'amusent dès l'aube, dans la pelouse verte. L'agent Lewis arrive en marchant doucement sur le chemin gris, et marron. Ce sont des pierres anciennes. De plus, avec ses chaussures neuves, elle n'a pas mal aux pieds depuis des semaines. C'est un soulagement pour elle.

Au loin, elle distingue enfin Kimball qui croise ses bras contre son torse musclé, et sexy. Comme d'habitude, son code vestimentaire est : chemise blanche, cravate bleutée, et costume simple pour le boulot au CBI. Il ne change jamais ses habitudes. Kimball achète deux boissons chaudes pour bien démarrer la journée. Il a pris un chocolat au lait avec une couche de noisette, et pour lui, un café savoureux.

Il donne la boisson chaude à Summer, et ils s'assoient tous les deux en même temps, d'un air distant :

-Bravo, pour ton premier jour au CBI. Dit, Cho.

-Kimball, arrête, je sais que tu es fâché contre moi.

-Fâché ? Un peu, c'est normal après tout, non ?

-Je te l'ai dit, le passé est le passé.

-Tu sais que David, est mort ?

Le visage de Summer se renferme, et son sourire disparaît :

-Non, je ne savais pas. Désolée, Kimball.

-Ne le sois pas. Ecoute, nous devrons rester vigilants au bureau.

-Oui, je sais, Cho. Dit-elle, en buvant son chocolat chaud.

Il devient silencieux, mais une question ne cesse se poser à l'intérieur de son esprit :

-Pourquoi ici et pas chez toi ? Demande, Kimball.

-Ma voisine a dit que des hommes sont rentrés chez moi.

-Pendant que tu étais avec nous au CBI ?

-Oui, et je suppose qu'il a des micros partout.

-Tu veux que j'envoie quelqu'un pour qu'il regarde ? Propose, Cho.

-Hm, non. Je peux me débrouiller toute seule, Kimball.

Brusquement, elle se lève et détourne son regard vers le jeune couple qui se trouve à quelques pas, d'eux. Cho tient fermement le bras gauche de Lewis, et se lève à son tour. Ils ne se quittent pas des yeux :

-Tu m'as manqué, Summer.

-Moi aussi, Cho. Mais, au FBI ça a été compliqué pour moi.

-Oui, je sais. Et, Ray ne t'a pas fait du mal ?

-C'est compliqué. On ne connaît pas vraiment les gens, hein ?

Cho acquise, et lance d'une voix froide, puis durci :

-Oui, tu as raison.

-Nous étions jeunes à l'époque, tu le sais ? Dit, Summer.

-Oui, je le sais. Rigsby a raison.

Summer hausse son sourcil gauche avec un air d'interrogation sur sa figure pâle, et aucun son ne sort devant son ancien ami :

-De ?

-Que je te dois une seconde chance.

-Rigsby n'a pas tort. J'ai changé, et même si, Smith veut ma haine, il l'aura.

-Oublie-le, d'accord ? Tu es venue à pied ? Devine, Kimball.

-Oui, j'habite à quelques pas du parc. Ce n'est pas loin.

-Je t'emmène au boulot ? Ca ne me dérange pas, tu sais.

-Comme tu veux, ça ne me pose pas de problème, Kimball.

Ils terminent la conversation avec sérénité. En effet, ils se connaissent depuis des années, mais ils avaient pris un chemin différent. Kimball est toujours en colère contre elle, mais il se calme peu à peu. En montant dans le 4x4, Summer s'assoit sur le côté passager, et Cho attache sa ceinture de sécurité avec un geste rapide. Lewis fait de même avec le même mouvement méticuleux. La tension n'est presque plus présente, à l'intérieur du véhicule.

Devant le feu rouge, Kimball reprend la conversation avec un timbre différent, et Summer l'observe au coin de l'œil :

-Tu es revenu depuis quand à Sacramento ? Demande, Kimball.

-Depuis quelques mois, je n'avais pas eu le courage de te téléphoner.

-Je comprends. Dit-il, en remettant la première, et en roulant.

-Je comprends, parfaitement que tu m'en veux, Kimball.

-Le passé est le passé, est nous sommes une équipe.

Le ton de Kimball est encore une fois différent dans sa dernière phrase. Summer détourne sa tête vers sa vitre, et regarde les paysages avec agitation. Ses mains sont moites, et ne se sent plus en sécurité chez elle. Qui a été chez elle ? Pendant son absence ? Elle ne le sait pas.

Ils arrivent enfin sur le parking du CBI.