Devant l'immeuble de l'agent Lewis, Cho se gare et échange un regard dubitatif à Patrick, et éteint rapidement le contact de sa voiture, puis sort de son véhicule avec rapidité. L'Asiatique a un mauvais pressentiment à l'intérieur de sa chaire, en voyant le Samu devant l'immeuble de son ancienne petite-amie rebelle, à l'époque de son adolescence, et court jusqu'aux escaliers avec Jane. En montant à l'étage, les pompiers soignent les blessures de Summer sur le canapé. Cho soupire intérieurement, et se dirige vers elle avec soulagement. Il crut au pire en voyant l'ambulance ainsi que Jane.

Cependant, le mentaliste remarque un agent du FBI qui est vers la fenêtre, et qui prend des notes sur son calepin. Il est grand, mince, avec des cheveux courts de couleur jais. Il se nomme Cordero, et c'est un ami de l'agent Smith. Oscar se tourne vers monsieur Jane, et lui serre la main gauche.

Quand à Kimball, il touche le visage abîmé de Summer avec quiétude, et ne la quitte pas des yeux, et dit d'une voix calme :

-Qui t'a fait ça ?

-Cho, ça va, je t'assure…Hum…

-Il faut que vous veniez avec nous à l'hôpital, mademoiselle.

-NON ! Je ne veux pas…Je n'aime pas les hôpitaux…Siffle-t-elle.

-Summer, tu n'es pas raisonnable, dit Cordero en s'approchant d'elle.

-Ca va, Cordero, j'ai eu juste un coup de tasser vers mon ventre, ça va.

-Bien, veux-tu porter plainte contre cette personne ou pas ?

Elle le fusille du regard, et hausse les épaules, lorsque Cho lui mets la poche de glace sur le coin de son front, puis grimace de nouveau pendant que les pompiers sortent de chez elle :

-Non, tu sais bien que ce genre de personne est introuvable. Râle-t-elle.

-Lewis, je sais que tu es butée, mais à ce point ? S'exclame, Oscar.

-Cordero, ça suffit. Ordonne-t-elle, merci d'être venu, mais je ne fais pas confiance aux FBI…Surtout, que je sais que vous m'espionnez ! Balance-t-elle, entre ses dents.

-Quoi ? Dit-il, abasourdi. Tu nous prends pour qui ? Summer ? On est pas comme..

Jane se met entre les deux avant que cela ne dégénère

-On se calme, les deux agents en haute tension…Dit, Jane.

-Pourquoi vous êtes là ? Vous ? Demande, Cordero..

-Je suis là pour soutenir mon amie, ici, présente, et vous avez oublié un indice.

Oscar hausse son sourcil droit, et tourne la tête vers le divan de Lewis, en même temps, que le blond qui lui fait signe :

-Le tasser se trouve sous les pieds de Summer. S'exclame, le consultant.

-Comment le savez-vous ? C'est vous qui l'avez agressé ?

-Non, ce n'est pas lui…Défend, Summer, comme je te l'ai déjà dit, il a été grand.

-Summer, fais attention, ok ? Lâche, subitement Oscar en se postant devant la porte.

-Oui, ne t'inquiète pas, Cordero…Ca ira. Encore, merci d'être venu.

Il lui fait signe de tête, et repart avec le tasser du brigand qui a frappé la jeune femme. Cependant, Patrick le court après et reprend son souffle avec légèreté devant l'officier qui lui jette un regard d'interrogation devant le consultant du CBI qui se redresse :

-Pourquoi vous êtes en colère contre elle ?

-Vous êtes dingue ? Monsieur Jane ! Je ne suis pas en colère, contre elle !

-Si, on le lit parfaitement dans vos yeux, et pourquoi a-t-elle l'impression qu'on l'espionne ?

Oscar hausse les épaules devant le blond, et se pince les lèvres. Tout en se posant, les bonnes questions dans sa petite caboche :

-Je ne sais pas. Au F.B.I Lewis à eu une mauvaise réputation, et se rebelle beaucoup.

-Se rebelle ? Ce n'est pas « elle ». S'exclame, Jane, d'un air curieux.

-Vous la connaissez de peu, monsieur Jane. Surtout qu'elle est fragile, en ce moment.

Patrick fronce ses sourcils et voit que Cho lui fait signe de revenir :

-Bien, je vous laisse agent Cordero.

-Bonne journée, à vous monsieur Jane.

-A vous aussi, agent Cordero…Termine, le consultant, en se dirigeant vers Cho.

Le blond referme la porte derrière lui, et voit Summer qui s'agite dans tous les sens du terme après le départ de l'agent Cordero. Celle-ci, casse son appareil stéréo, et Jane se recule d'un pas vif :

-Qu'est-ce qui te prend ? Demande, Kimball, tu casses ton matériel.

-Je ne suis pas « Dingue » Cho, je sais qu'on m'écoute ! Personne ne me croit !

-Attends, Summer, ce n'est pas ça, ce que je voulais dire…Je…

-Laisse-tomber, tu ne me comprends pas, Cho. Regardeee !

Lewis sort un petit micro qui se trouve à l'intérieur de sa main gauche qui tremble un peu, à cause de ses émotions. Jane essaie de calmer un peu son amie qui est à bout de nerfs depuis son retour du cimetière, et Cho se sent un peu coupable de la voir comme tel :

-Excuse-moi, je ne voulais pas te faire de la peine..

-Ca va, comme tu le dis, si bien, je suis qu'une idiote, et naive..

-Je n'ai jamais dit une telle chose, Summer, j'ai juste dit, que tu ne fais pas attention avec qui tu sors, ou que tu fréquentes…C'est tout, Summer…

Jane se met devant la blonde qui tremble de plus en plus, et ils ne se quittent pas des yeux, lorsque Patrick saisit une nouvelle fois la parole pour la calmer :

-Summer, je veux que tu détendes un peu avec Cho. 1 : tu fermes les yeux.

Elle ferme les yeux, tout en respiration :

-Et de 2 : que tu te reposes un peu avant de reprendre le travail. Ouvre les yeux.

La blonde se calme de nouveau, et Kimball s'approche d'elle avec sérénité. Jane reste encore un peu pour jeter un coup d'œil autour de lui, puis remarque des fils indésirables, au-dessus des meubles de sa cuisine ou encore du salon. La poignée de Lewis a été forcé comme la sienne, et se pose des questions. Il fait la bise à l'agent Summer, et s'en va.

Quant à Kimball, il ne la quitte pas du regard avec un air interlocuteur envers Summer qui ne le lâche pas des yeux. La blonde essaie de se calmer, mais n'y arrive pas. Cho la saisit doucement dans ses bras, puis frotte doucement son dos :

-Ca ira, je te le promets.

-Cho..Non, ça n'ira pas…

-Tu es sûre que tu ne veux pas y aller à l'hôpital ?

-Non, tu sais très bien que je n'aime pas ce genre d'endroit. Dit-elle, en relevant sa tête.

Kimball soupire, et lui fait une bise sur le côté de son front, ou il n'y a pas de blessure. Summer frisonne, et pose sa tête sur le torse chaud de Cho qui ne lui refuse pas, car elle a besoin de douceur :

-Je te propose un truc Lewis. Annonce, son ami.

-Quoi donc ? Hum, désolée, j'ai encore un peu mal sur le côté du ventre.

-Veux-tu que je reste chez toi, ce soir ? Pour que tu passes une bonne nuit de sommeil ?

-Kimball..Tu ne seras pas toujours là pour me protéger, tu le sais, non ?

-Je sais, mais madame Seung a raison sur un point, Summer.

-Laquelle ? Lui, demande-t-elle en relevant sa tête vers lui.

-Je tiens trop à toi, Summer Taylor Lewis..Avoue, enfin Kimball.

-Cho, je ne sais pas quoi dire…

-Ne dis rien...Termine-t-il, en la serrant doucement dans ses bras.

Ils se posent comme cela, pendant des heures, et des minutes qui coulent depuis le départ de Patrick Jane. Ils ne se quittent pas, et restent comme tel au milieu du salon.

Dehors, un peu plus loin de l'appartement de Summer Lewis, Oscar Cordero monte dans un 4x4 de couleur noir. Il n'est pas seul à l'intérieur du véhicule avec des vitres teintées pour qu'on ne voie pas les silhouettes qui se trouvent dedans. L'agent du F.B.I s'adresse à l'agent Smith qui le regarde bizarrement au coin de l'œil :

-Quoi ? J'ai joué le jeu, Smith.

-Tigre-tigre, dit soudainement l'agent enveloppé. Tu as failli te faire prendre.

-Tigre-tigre. Ce n'est pas moi qui l'ai tabassé ! Jamais, je la tuerai…Tu le sais bien. Fit, Oscar.

Reede Smith fronce soudainement ses sourcils, et ne détache pas ses mains sur le haut du volant et dit d'une voix rauque, et terne :

-Tu es toujours amoureux d'elle ? Devine, le gros.

-Tsss, certainement pas. Elle m'exaspère ! Ment, son collègue.

-Elle n'a pas découvert les micros ? J'espère ?

-Ce ne sont pas nos micros qu'elle a découvert, mais ceux de quelqu'un d'autres.

L'agent Smith se pince les lèvres, et échange un regard dubitatif envers son complice qui lui dégage un air méfiant :

-J'ai ma petite idée, sur cette personne. S'exclame, l'agent Smith.

-Qui ça peut-être ? Smith ? Si, tu en as l'idée…Reprend-t-il, en prenant son café.

-Bob Kirkland, un mec qui travaille dans les décences de sécurité nationale.

-Tu crois qu'elle est au courant de cette affaire ? Demande, Oscar.

-Je n'en sais rien, tu la suis, mais discret ? Ok ? Pas, d'erreur !

-J'ai compris, Reede…Pas la peine de me le dire, cent fois ! Réplique-t-il.

Après sa phrase, Oscar boit nerveusement son café bien chaud devant le pare-brise qui détient un doute sur le passé de la jeune femme blonde, et se pose beaucoup de question sur son sujet. Qui a effacé son dossier ? Lorsqu'on a un mauvais passé, il y a toujours des traces dans l'informatique, mais là, rien..Nada…