Ce n'était qu'un commencement

Bonjour amis lecteurs!

Nous y voici, le dernier chapitre avant l'épilogue. Le temps a vite passé et cette histoire touche déjà à sa fin. Je remercie Rozenn Selwyn pour m'avoir corrigée et je vous laisse découvrir ce chapitre ^^


Chapitre 30 : Et ils vécurent heureux

10 novembre de l'an 1, Quatrième Âge, Rohan

Six mois avaient passé depuis la demande d'Eomer. Elle était arrivée à Meduseld quelques mois plus tôt. Sa famille et la famille royale d'Erebor étaient arrivées quelques jours plus tôt. Tout Meduseld était décoré aux couleurs verte et dorée du Rohan, associées aux bannières bleues du peuple de Durin. Quand Eomer avait appris à son peuple l'identité de sa fiancée, il avait eu droit à de véhéments cris de la part de ses conseillers et de nobles d'un peu partout, disant qu'une Naine ne pouvait être la reine du Rohan, un peuple d'Hommes. Mais Eomer les avaient envoyés se faire voir chez les trolls, annonçant par la même occasion qu'elle n'était pas une simple Naine, qu'elle descendait de Durin lui-même et qu'elle était une nièce directe de Thorin II Écu-de-Chêne, ce qui avait eu le mérite de faire taire les mauvaises langues.

En ce 10 novembre, Keelìne était dans ses appartements avec sa future belle-sœur, Eowyn, dont elle s'était beaucoup rapprochée. Des caméristes l'aidaient à mettre sa robe qui avait été faite sur mesure. Elle était blanche, les manches longues en dentelle s'arrêtant aux poignets par des bracelets argentés et le buste décoré de broderies bleues qui descendaient sur le côté gauche jusqu'au bas de la robe. La jupe n'était pas imposante, selon ses désirs, descendant jusqu'à ses pieds. La camériste déposa sur sa tête un voile argenté, traînant sur un mètre derrière elle. Se regardant dans le miroir, Keelìne eut du mal à se reconnaître. Ses cheveux étaient remontés en un chignon simple tandis qu'à son cou était accroché un pendentif, une unique émeraude, offerte par son frère à son arrivée au Rohan. Sortant de derrière le paravent, elle vit Eowyn, vêtue d'une robe mauve, la regarder avec de grands yeux.

─ Tu es magnifique, sourit-elle.

Keelìne se sentit rougir sous le compliment quand de légers coups furent frappés à sa porte. Eowyn alla ouvrir et elles découvrirent Daelonna accompagnée de Celica. Quand les deux Naines virent Keelìne, elles ouvrirent des yeux stupéfaits tandis que ceux de Daelonna se remplissaient peu à peu de larmes.

─ Amad, fit doucement la future mariée.

─ Ça va, sourit sa mère. Je ne m'attendais pas à ce que ce jour arrive si vite.

Daelonna était vêtue d'une robe bleu sombre, les épaules recouvertes d'une étole tandis que Celica portait une robe rouge, les manches longues s'ouvrant sur les avant-bras.

─ Tu es superbe, fit cette dernière en s'approchant avant de serrer Keelìne dans ses bras.

Mais un éclat avait attiré l'œil de la future mariée. Écartant doucement son amie, elle prit sa main gauche et y découvrit une bague en or, sertie d'un fin filament de mithril.

─ C'est ce que je crois ?

─ Euh…, commença Celica.

─ Je t'avais dit que tu ne pourrais pas le lui cacher, rigola Daelonna.

─ Celica, appela Keelìne.

─ Ton frère m'a demandée en mariage le mois dernier, avoua la princesse d'Erebor après quelques minutes. Je voulais attendre avant de te l'annoncer, après tout c'est ta journée aujourd'hui.

Keelìne n'en revenait pas, il s'était lancé et il ne le lui avait même pas dit. Alors qu'elle serrait sa future belle-sœur dans ses bras, de nouveaux coups furent frappés et Fildìn entra à son tour. Apercevant sa sœur, il lui sourit largement.

─ Bonjour, sœurette, commença-t-il. Tu es éblouissante.

─ On s'en fout de ça ! lança Keelìne en s'approchant de son jumeau. Ça fait des mois que tu m'envoies des messages depuis Erebor, me racontant tout ce qui s'y passe et tu ne penses même pas à me dire que tu t'es fiancé à ma meilleure amie il y a un mois !

À cette tirade, Fildìn ne put s'empêcher de lancer un petit regard vers ladite fiancée qui se contenta de hausser les épaules.

─ Je voulais te l'annoncer en personne, sourit-il. Mais oui, nous nous sommes bien fiancés il y a un mois.

─ Et ce n'est pas tout, ajouta Celica en s'approchant de son futur mari en souriant.

─ Comment ça ? Tu es enceinte ?

─ Quoi ? Non, ça n'a rien à voir, s'empressa de dire Celica en riant.

─ Quand j'ai demandé la main de Celica à Thorin, il a accepté. Et il m'a demandé d'être son héritier.

À cette annonce, Keelìne ouvrit de grands yeux. Comment ça, son héritier ?

─ Son héritier ? répéta-t-elle

─ Étant donné que mon père n'a pas eu de fils, en m'épousant ton frère deviendra prince d'Erebor et peut donc prétendre au trône, expliqua Celica.

─ Donc…tu….

─ Tu as devant toi le futur roi d'Erebor, annonça Fildìn dans un grand sourire.

Partant dans un cri hystérique, après quelques secondes d'ahurissement, elle se jeta dans les bras de son frère et de sa future belle-sœur quand Kili fit à son tour son entrée.

─ Ça va être l'heure, annonça-t-il.

Chacun sortit alors de la pièce, ne laissant que Kili avec sa fille. Ce dernier l'observait, la trouvant magnifique et ne pouvant s'empêcher de penser à sa femme lors de leur propre mariage. Keelìne était peut-être légèrement plus pâle qu'à l'ordinaire mais elle semblait étrangement sereine.

─ Comment tu te sens ?

─ Bizarrement bien, avoua la Naine. Je pensais être stressée ou quoi que ce soit, mais je suis plutôt pressée en fait.

Kili s'approcha de sa fille et l'embrassa sur le front, contenant difficilement son émotion.

─ Si on m'avait dit qu'un jour ma fille serait reine du Rohan et mon fils roi d'Erebor, je ne l'aurais pas cru, dit-il dans un sourire.

─ J'aurais voulu qu'oncle Fili et oncle Thorin soient là.

─ Je sais, Uzbadnâtha. Mais ils sont là, tu peux en être sûre.

Souriant doucement à son père, elle attrapa le bras qu'il lui présentait et ils sortirent de la pièce. Ils arrivèrent finalement devant la salle du trône dorée où le mariage allait être célébré par Gandalf lui-même, puis béni par le roi Elessar. Keelìne se sentit tout d'un coup plus nerveuse. Les grandes portes s'ouvrirent et tous chuchotements disparurent. Le peuple du Rohan était là, mais aussi et surtout les amis de Keelìne. Elle vit Joled avec ses deux filles, Gimli aux côtés de son père, Eowyn au premier rang avec Faramir, ceux qui restaient de la compagnie de son oncle. Le roi Thorin et sa mère étaient aussi là ainsi que quelques autres Nains. Legolas se tenait près des Nains d'Erebor. Sa mère, les larmes coulant abondamment, regardait sa fille avec une fierté non dissimulée. Son frère quant à lui était tout près du trône, étant le témoin d'Eomer, et regardait Keelìne avec un grand sourire. Il y avait aussi quatre Hobbits, au tout premier rang, étonnant les vieux conservateurs présents. Frodon, Sam, Merry et Pippin avaient fait le déplacement jusqu'au Rohan et souriaient largement. Mais tous ces visages s'évanouirent aussitôt qu'elle aperçut Eomer, juste devant Gandalf et Elessar. Il portait une tenue vert et doré, une lourde cape brune sur les épaules, sa couronne d'or posée sur ses cheveux blonds. Tout disparut autour d'elle car elle n'était concentrée que sur ses yeux verts qui la regardaient avec une infinie tendresse.

Eomer, à l'instant où il avait entendu les portes s'ouvrir, s'était tourné et voyant sa future femme s'avancer, il crut rêver. Elle était magnifique dans cette robe, son voile d'argent traînant derrière elle. Son cœur prenait un rythme fou tandis qu'elle s'avançait au bras de son père d'une démarche qu'il trouvait beaucoup trop lente à son goût. Il dut se retenir difficilement d'aller lui-même la chercher et de l'embrasser, peu importe les gens autour de lui. Mais il n'en fit rien. Et après un temps qui lui avait semblé interminable, Kili déposa les mains de sa fille dans celle de l'Homme, souriant au roi du Rohan.

Finalement, ils se tournèrent vers le magicien et le roi du Gondor.

─ Chers amis et familles, commença Gandalf. Cher peuple du Rohan, nous sommes ici aujourd'hui, au cœur de la cité dorée, dans la salle du trône de Meduseld pour unir Eomer, fils de Eomund, roi du Rohan et Keelìne, fille de Kili, descendante du peuple de Durin, par le mariage. Par cette union, Keelìne sera proclamée reine du Rohan et tous deux vont se promettre l'un à l'autre en ce jour.

Puis Gandalf se tourna vers Eomer.

─ Eomer, fils d'Eomund et roi du Rohan, acceptes-tu de prendre pour femme Keelìne, fille de Kili, descendante du peuple de Durin et de faire d'elle ta reine sous le regard des Valars et de tous ceux présents ici aujourd'hui ?

─ Oui, dit Eomer. Et je promets d'être près de toi à partir d'aujourd'hui et pour toujours. Zû ra hikhthuzul.

En entendant ces mots dans un Khuzdul presque parfait, Keelìne eut les larmes aux yeux. Ces mots étaient prononcés dans les mariages traditionnels nains et voulaient dire : « Maintenant et toujours. » Mais comment avait-il su ?

─ Keelìne, fille de Kili et descendante du peuple de Durin, reprit Gandalf, acceptes-tu de prendre pour époux Eomer, fils d'Eomund, roi du Rohan et de faire de lui ton roi sous le regard des Valars et de tous ceux présents ici aujourd'hui ?

─ Oui, répondit la Naine, la voix rendue tremblante par l'émotion. Et je promets d'être près de toi à partir d'aujourd'hui et pour toujours. Zû ra hikhthuzul. Amrâlimê.

─ Je demande aux témoins d'apporter les anneaux.

Celica, choisie par Keelìne, apporta à la Naine un anneau d'or gravé de runes Khuzdul tandis que Fildìn en apportait un à Eomer. Ce dernier prit la main de la jeune Naine et la regardant dans les yeux, il lui passa un anneau d'or au doigt, vite imité par Keelìne.

─ Avec la bénédiction des Valars et celle du roi du Gondor, je vous déclare mari et femme.

Elessar, pendant les mots de Gandalf, avait lié leurs mains d'un tissu mélangeant les couleurs verte du Rohan et bleue du peuple de Durin tout en prononçant sa bénédiction.

─ Keelìne, en devenant l'épouse de Eomer ici présent, tu seras désormais reine du Rohan. T'engages-tu à conseiller ton peuple, à être un modèle pour lui et à le protéger ?

─ Je m'y engage, annonça la Naine.

Le magicien prit alors une légère couronne d'or et d'argent derrière lui et la posa sur les cheveux de la Naine, délestés de son voile.

─ Vous pouvez vous embrasser, annonça Gandalf en souriant.

Eomer posa alors sa main sur le visage de sa femme et l'embrassa doucement tandis qu'elle s'accrochait à son cou. Elle avait encore du mal à se faire à l'idée que c'était fait, elle n'entendait pas les applaudissements et les cris autour d'elle, il n'y avait qu'elle et son désormais époux.

Son époux, penser à ça lui donnait des vertiges mais elle ne pouvait être plus heureuse. La fête qui s'ensuivit fut des plus somptueuse. Un orchestre ne cessait de jouer, tantôt de la musique douce, tantôt des airs plus entraînants. Keelìne passait de bras en bras, la fête durant une bonne partie de la nuit et l'alcool coulant à flots.

Alors qu'elle avait entamé une nouvelle danse avec son époux, elle se sentait parfaitement bien avant que les mots qu'il avait prononcés lors de la cérémonie lui reviennent en mémoire.

─ Comment tu as su pour cette phrase en Khuzdul ? demanda-t-elle. Je suis sûre que je ne t'ai jamais parlé des mariages chez les Nains.

─ Non, répondit l'Homme. C'est ton frère qui m'en a parlé. Je lui ai demandé s'il existait une tradition particulière chez les Nains et il m'a parlé de cette phrase. Je lui ai donc demandé de me l'apprendre.

Keelìne se sentit sourire doucement.

─ Je crois que les conservateurs du Rohan n'étaient vraiment pas prêts à ça, rigola-t-elle.

Effectivement, ils avaient eu le plus grand mal à l'accepter comme la future épouse de leur roi, et elle avait dû se battre pour que certaines traditions de chez elle soient acceptées. Comme la présence des couleurs du futur époux et de la future épouse dans les décorations alors que dans leur tradition, il n'y avait que les couleurs de l'homme qui étaient présentes. Elle avait même dû batailler pour pouvoir porter d'autres bijoux que sa bague de fiançailles. Bref, elle se faisait un plaisir de les faire tourner en bourrique.

Désormais, les choses étaient plus que bien au Rohan et dans toute la Terre du Milieu. Il fallait voir cette fête : tous les peuples réunis, partageant un moment de joie, les Nains et les Elfes oubliant leurs griefs et leur rancœur, chacun était heureux d'être là, sentant ce nouvel âge de paix commencer.

OoOoO

15 août de l'an 3 du Quatrième Âge, Erebor

Cela faisait maintenant quelques jours que Keelìne était revenue à Erebor accompagnée de son mari pour le mariage de son frère et Erebor était paré de ses plus beaux atours. Les murs étaient drapés de bleu et de rouge, les couleurs de Fildìn et Celica. À leur arrivée, ils furent plus que bien accueillis, une somptueuse suite ayant été préparée pour eux. Le jour du mariage, Keelìne s'apprêtait à rejoindre sa future belle-sœur quand elle sentit le bras d'Eomer la retenir.

─ Tu vas leur dire aujourd'hui ? demanda-t-il en plongeant ses yeux verts dans les yeux noisette de sa femme.

─ Non, dit-elle dans un sourire. C'est leur journée.

Eomer lui sourit doucement avant de l'embrasser. Puis elle quitta leurs appartements et se dirigea vers ceux de Celica. En y entrant, elle découvrit sa future belle-sœur prête pour son mariage. Sa robe blanc cassé tombait en voiles jusqu'à ses pieds, son buste serré par un corset aux lacets dorés et des broderies d'or s'entrelaçant sur sa poitrine. Ses cheveux étaient réunis en une longue natte blonde où des fleurs bleues avaient été ajoutées.

─ Je ne sais pas si mon frère sera capable de prononcer le moindre mot en te voyant, rigola Keelìne.

La princesse se tourna vers son amie, ses yeux bleus remplis d'excitation mais aussi d'appréhension.

─ Dame Keelìne, appela une camériste. Votre robe vous attend.

La Naine hocha la tête et passa à son tour derrière le paravent. Elle retira la robe qu'elle portait tandis que la camériste s'occupait de lui passer sa tenue de demoiselle d'honneur. Une robe bustier bordeaux se serrant à l'avant par des lacets dorés, la jupe légère tombant jusqu'à ses pieds et masquant ses chaussures noires. Ses cheveux furent brossés et deux mèches furent tirées en arrière et retenues par une pince d'argent.

─ Vous avez reçu ma lettre concernant les petites modifications à faire sur la robe ? demanda doucement Keelìne.

─ Oui, sourit la camériste. J'ai modifié le corset pour qu'il soit plus élastique et pour pouvoir le serrer sans qu'il vous gêne. Allez-vous leur dire ?

─ Je vais attendre demain, je ne veux pas leur voler la journée.

La camériste sourit doucement en acquiesçant. Une fois prête, Keelìne sortit et fit face à Celica qui tournait en rond.

─ Ça va ?

─ Je suis pire qu'angoissée, répondit la princesse.

─ Tout va bien se passer.

Elles restèrent ainsi à discuter pendant plusieurs minutes jusqu'à ce que Thorin vienne chercher sa fille.

La salle du trône d'Erebor était somptueusement décorée, parée des couleurs bleu et rouge. Tout le peuple d'Erebor était réuni, auquel s'ajoutaient les mêmes invités qu'au mariage de Keelìne, plus les Hommes de Dale et quelques Elfes de Mirkwood dont le roi Thranduil. Puis le roi Thorin fit son entrée avec sa fille à son bras. Fildìn, en la voyant, en fut bouche-bée. Dans quelques instants il allait épouser une merveille et à aucun moment le fait qu'il allait par là devenir prince héritier d'Erebor ne lui traversait l'esprit. Tout ce qu'il voyait, c'était Celica.

Le mariage fut célébré dans la pure tradition naine, Fildìn fut proclamé héritier du trône sous les acclamations de tous et la fête qui suivit se passa aussi dans la pure tradition naine. C'est-à-dire, de la bière (beaucoup), de la nourriture à profusion et de la danse. Keelìne était avec ses parents, un bras d'Eomer autour de sa taille, discutant joyeusement quand Fildìn et sa nouvelle épouse approchèrent.

─ Tiens, sœurette, dit Fildìn en lui tendant une chope. Je me suis dit que ça te ferait plaisir.

─ Non merci, refusa la Naine.

Fildìn regarda sa sœur d'un œil étrange, ne s'attendant pas à un refus.

─ Quoi ?

─ C'est la première fois que je ne te vois pas boire à une fête, signifia Fildìn.

─ Qu'est-ce que tu racontes ? Je ne bois pas systématiquement.

─ Tu plaisantes ? À la fête lors de notre victoire, j'ai dû te porter tellement tu avais bu, rigola son jumeau tandis que leurs parents riaient aussi. Je ne dis pas que tu te mets la tête à l'envers à chaque fois, mais tu prends toujours un verre ou deux. Et là, tu n'as rien bu du tout. Ça ne te ressemble pas.

─ Mon amour, fit doucement Eomer en souriant. Je crois que tu n'as plus le choix.

─ D'accord, soupira Keelìne après quelques instants de réflexion. Je ne voulais pas vous l'apprendre alors que c'est votre journée, mais bon…

─ Nous apprendre quoi ? demanda son père qui commençait doucement à comprendre de quoi il en retournait.

─ Disons que, dans mon état, il est déconseillé de boire de l'alcool.

Elle vit les yeux de sa famille s'écarquiller à cette nouvelle, tous ayant parfaitement saisi l'allusion.

─ Tu es… commença sa mère dont le visage, déjà joyeux, s'éclairait d'un grand sourire.

─ Tu vas devenir grand-mère, Amad, sourit Keelìne. Il ou elle devrait être là pour février.

Daelonna, à cette nouvelle, sentit une grande joie exploser en elle. Bien sûr, elle ne pensait pas devenir grand-mère si vite, mais une telle nouvelle ne pouvait que la rendre heureuse. Alors qu'elle prenait sa fille dans ses bras, elle vit du coin de l'œil Kili féliciter Eomer chaleureusement.

─ Évite de m'appeler grand-mère tout de suite, fit-elle en s'écartant. Laisse-moi encore les quelques mois qui restent pour me faire à l'idée.

Keelìne rigola sous la remarque de sa mère avant de sentir les bras d'Eomer se resserrer sur sa taille. Daelonna ne pouvait se sentir plus heureuse et quand elle repensait à son passé, elle se dit que tout ce qu'elle avait vécu avait valu le coup. Elle ne regrettait rien car toutes les épreuves, toutes les souffrances l'avaient menée à cet instant, à serrer sa fille enceinte dans ses bras le jour où son fils s'était marié. Tout avait un sens, chaque chose était à sa place et laissant son fils serrer sa sœur dans ses bras, elle regarda son mari dans les yeux et elle sut qu'ils pensaient tous les deux la même chose : leur avenir était devant eux et plus rien ne pouvait venir le gâcher.


L'histoire de nos personnages s'arrête ici. Je vous dis à la semaine prochaine pour l'épilogue et n'oubliez pas de me laisser une petite review ;)

Bisous et à la semaine prochaine!