Bonjour tout le monde !

Me revoilà aujourd'hui pour le troisième et je pense dernier chapitre. Quand je pense que ça ne devait être qu'un simple OS ! Bon je ne vais pas blablater pendant très longtemps et vous laisse lire ce chapitre.

On se retrouve en bas.

Bonne Lecture.

Guest : Le chapitre 3 est juste là. Merci pour la review !


Mars 2012

Harry et Hermione sortaient de la salle d'audience où une loi venait d'être votée sur la nouvelle taille règlementaire des chaudrons qu'auraient les élèves de Poudlard l'année suivante. Hermione détestait participer à ce genre de réunion, pensant qu'il y avait mieux à faire que de se préoccuper des chaudrons. Ceux qu'elle avait utilisés lors de sa scolarité étaient très bien. Pourquoi vouloir les modifier ?

-Je tuerai pour une plâtrée de pancakes avec de la compote de pommes badigeonnée de sauce au miel, déclara Hermione en se massant le cou.

-Qui êtes-vous et qu'avez-vous de ma meilleure amie ?

-Quoi ? fit Hermione en se retournant vers Harry qui la regardait comme si elle avait un entonnoir sur la tête.

-Rien, à part que tu manges des trucs bizarres en ce moment, comme le miel alors que tu détestes ça ou tes envies de fruits de mer à chaque repas.

-Je ne vois pas en quoi c'est bizarre. J'ai toujours aimé les fruits de mer.

-Mais pas le miel. Tu détestes ça.

-Je n'ai pas le droit de changer d'avis ? s'agaça Hermione.

-Si, bien sûr. Mais la manière dont tu dévores tout ça… Enfin, si je ne te connaissais pas par cœur, je penserais que tu es enceinte. Tu es enceinte ?

-Bien sûr que non ! trancha Hermione. Comment voudrais-tu que je sois enceinte ? Par l'opération du St Esprit ?

-Ou par une réconciliation physique avec Ron.

-On est loin d'en être là, répondit platement Hermione.

Très loin même. Il avait été difficile pour Hermione de définitivement couper les ponts avec Drago puisqu'ils étaient amenés à se voir au ministère. Mais Hermione avait remarqué que Ron tentait d'être un peu moins distant. Sans doute avait-il écouté Harry qui lui avait fait comprendre que les choses ne semblaient pas aller entre eux et que ça se voyait. Hermione aussi tentait de faire des efforts de son côté, mais ce n'était pas au point de vouloir recoucher avec Ron. Pas parce qu'elle n'y arrivait pas, mais surtout parce qu'elle n'en avait pas du tout envie. Malgré des tensions légèrement apaisées entre eux, Hermione s'était rendue compte qu'elle n'avait plus aucun désir pour Ron, là où son cœur battait la chamade dès que son regard se posait ne serait-ce que sur la chevelure blond-argenté de Drago.

Hermione s'arrêta soudainement et grimaça en se tenant le ventre.

-Ça va ? s'inquiéta Harry.

-Oui, oui. Je ne sais pas ce que j'ai depuis ce matin… Ça me lance régulièrement dans le ventre. Mais là c'est plus douloureux.

-Ce sont les fruits de mer, dit Harry. Tu as dû attraper une intoxication alimentaire à force d'en manger.

-Peut-être, je ne sais pas.

Hermione tenta d'inspirer et d'expirer lentement pour calmer la douleur qui avait du mal à s'en aller.

-Tu as peut-être des gaz ?

-Oh, Harry ne me fais pas rire ! lui dit-elle en lui donnant une tape sur l'épaule alors qu'Harry éclatait de rire.

Une fois la douleur passée, Harry et Hermione purent quitter le département des mystères pour le département de la justice. Ils se retrouvèrent dans l'ascenseur avec un collègue d'Harry qui tenait la Gazette du Soir dans les mains.

-Hum ! Vous ne connaissez pas la nouvelle ? dit-il.

-Quelle nouvelle ?

-Drago Malefoy vient de divorcer.

-Quoi ? fit Harry.

-Drago Malefoy vient de divorcer, répéta-t-il. C'est dans la rubrique mondaine de la Gazette.

La surprise poussa Hermione à arracher la Gazette des mains de l'Auror. Ça ne pouvait pas être vrai. Il n'avait pas fait ça ! Mais pourtant c'était bien là, dans la rubrique mondaine du journal du soir. Drago avait vraiment divorcé d'Astoria Greengrass.

-Tu savais ? lui demanda Harry qui lisait l'article par-dessus son épaule.

-Non…, répondit-elle d'une voix blanche.

Puis tout s'accéléra. Alors que l'ascenseur arrivait à destination, Hermione se mit à hurler en sentant une déchirante douleur dans le ventre. La douleur fut si intense qu'Hermione fut incapable de tenir debout.

-Hermione ! fit Harry en s'agenouillant. Hermione, qu'est-ce qui se passe ?

-Je ne sais pas, dit-elle en se tordant de douleur. Ça fait super mal. J'ai l'impression qu'il y a un truc qui descend !

-Un truc qui descend ? s'alarma Harry. Ok, je t'emmène à l'hôpital. Prévenez le département que j'emmène Hermione Granger à Ste Mangouste.

-Tout de suite, répondit son collègue.

-Ne t'inquiète pas Hermione, ça va aller.

Harry souleva Hermione et pratiqua le transplanage d'urgence pour se rendre à l'hôpital. Une fois arrivée à Ste Mangouste, des infirmiers et guérisseurs vinrent immédiatement à la rencontre d'Harry.

-Que se passe-t-il ? demanda un infirmier alors qu'Harry déposait Hermione dans un lit qu'on emmena directement dans une chambre.

-Je ne sais pas. Elle a été prise d'une violente douleur au ventre et a dit que quelque chose descendait.

L'infirmier ausculta Hermione qui continuait de grimacer sous la douleur. Ce dernier grimaça également à son tour en regardant Hermione de la tête au pied pour revenir vers le ventre. Il lui palpa à nouveau le bas du ventre.

-Je vais vérifier si ce n'est pas une infection au niveau de l'utérus. Vous permettez ?

Hermione acquiesça, impossible de sortir le moindre son. On la positionna pour l'examen pendant qu'Harry était mort d'inquiétude dans un coin de la chambre, refusant de la laisser seule. Mais l'infirmier n'eut pas le temps de faire le moindre examen qu'il regarda Hermione avec des yeux ronds.

-Par la barbe de Merlin ! s'exclama-t-il en se redressant.

-Quoi ? Quoi ?! répéta Harry ne se sentant plus tenir sur ses jambes.

-Votre col est dilaté à neuf. Vous allez accoucher, déclara-t-il à Hermione.

Ni Harry, ni Hermione furent en mesure de réagir. Comment pouvait-elle être sur le point d'accoucher ? Ça ne pouvait tout bonnement pas être possible ! Elle n'était pas enceinte ! Son ventre était plat, ses règles étaient régulières et surtout elle n'avait pas eu de relations sexuelles depuis…

Hermione sentit une pierre tomber au creux de son estomac tout comme elle sentait, ce qu'elle comprit être un bébé, descendre dans son utérus.

-On va vous faire une échographie, puis vous emmener en salle de travail.

-Je vais prévenir Ron, dit Harry.

-Non, pas Ron ! l'arrêta Hermione. Pas Ron...

Harry voulut comprendre pourquoi elle ne voulait pas qu'il aille voir Ron, lorsqu'il croisa son regard. Il comprit immédiatement et se rendit compte qu'il allait devoir jouer un rôle qui ne lui plaisait absolument pas.

-Préviens Drago, réussit à dire Hermione.

Harry acquiesça en déglutissant alors qu'Hermione s'éloignait de lui.

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-Je pense que des félicitations s'imposent.

-Pour qui ? Pour toi ou pour moi ?

-Pour moi, bien sûr ! J'ai fait en sorte que tu gardes toute ta fortune. Je mérite donc des félicitations.

Drago pouffa légèrement en donnant un verre de whisky à Blaise. Il s'installa dans son fauteuil en soupirant d'aise.

-Je ne t'avais pas embauché spécifiquement pour ma fortune, mais merci.

-Je sais. Tu pensais qu'elle te donnerait du fil à retordre avec Scorpius, mais visiblement ce n'était pas la préoccupation première d'Astoria.

Cela eut le mérite de provoquer un léger pincement au cœur de Drago. Il avait été persuadé qu'Astoria et lui se bâterait pour la garde de Scorpius. Il avait été persuadé que toute mère qu'elle était, Astoria aurait tout fait pour que son fils vive avec elle. Mais visiblement, elle avait été plus intéressée par la fortune de Drago que l'enfant qu'elle avait mis au monde. Drago avait été prêt à céder pour lui donner le montant qu'elle voulait, mais Blaise (et surtout Narcissa) avait été farouchement contre. Il avait donc travaillé pour que Drago ne lui donne qu'au maximum cinq pourcent de ce qu'il possédait, ce qui était déjà une somme assez importante.

-Tu n'étais en revanche pas obligé d'envoyer un billet à la Gazette, déclara Drago.

-C'était mon petit plaisir personnel. Mais bon, j'espère que tu as tiré les leçons de ce mariage catastrophique.

-De quelles leçons tu parles ?

-Celles qui te disent de prendre ton temps lorsque tu rencontres une femme. D'apprendre à la connaître avant de vouloir l'épouser et surtout de profiter de ton célibat et de ta jeunesse.

-Faire comme Pansy et toi, en gros.

-Exactement.

-Tu as peut-être raison. J'ai peut-être un peu trop précipité les choses. Je n'ai pas su profiter de ma jeunesse après la guerre, mais je ne regrette pas de l'avoir épousé. J'étais amoureux. Et j'ai Scorpius, maintenant. Comment tu veux que je regrette ça ?

-Je te l'accorde. Rien que pour le petit monstre, ça valait la peine que tu l'épouses. Mais maintenant…

-Maintenant je suis célibataire et content de l'être. Jusqu'à…

-Jusqu'à ce qu'elle se décide.

-C'est ça.

-Et tu penses que ça prendra combien de temps ?

-Je ne sais pas et je m'en fiche. J'attendrais le temps qu'il faudra.

Blaise regarda Drago la bouche grande ouverte. Il avait encore du mal à croire que son meilleur ami était amoureux d'Hermione Granger. Il se souvenait avoir ri aux éclats lorsque Drago lui avait avoué qu'il avait embrassé Hermione pour la première fois à la sortie d'un café, tant il ne le croyait pas. Il se souvenait aussi avoir beaucoup moins ri lorsqu'il lui avait dit qu'il avait trompé Astoria avec Hermione lors d'un voyage professionnel en Norvège. Blaise se fichait que son meilleur ami ait été infidèle à sa femme, mais il avait plutôt pensé aux conséquences de cette incartade. Car Drago lui avait raconté ça avec des étoiles dans les yeux, car il en était immédiatement tombé amoureux avant même qu'il ne le sache. Mais aussi parce que, pour le peu qu'il connaissait d'Hermione Granger, Blaise était persuadé que son meilleur ami sortirait brisé de cette relation, car jamais Hermione ne détruirait sa famille pour lui.

Malheureusement il n'avait jamais eu le cran de lui dire. Il n'espérait donc plus qu'une chose : Qu'Hermione quitte Ron pour se mettre avec Drago.

Oui, c'était très égoïste.

Mais Drago était heureux d'avoir divorcé et avait espoir. Blaise ne voulait pas que son meilleur ami soit déçu.

Les deux amis se regardèrent intrigués lorsqu'ils entendirent frapper à la porte du bureau de Drago.

-Entrez, invita Drago.

Ce dernier arqua un sourcil lorsqu'il vit entrer Harry. Mais ce qui le frappa le plus fut le teint livide de ce dernier. Il ne lui fallut que quelques secondes pour comprendre que si Harry était là, c'était parce qu'Hermione avait un problème.

-Qu'est-ce qui se passe ? demanda-t-il immédiatement en se levant.

-C'est Hermione…

-Quoi, Hermione ? Qu'est-ce qu'elle a ? commença à paniquer Drago.

-Elle est à l'hôpital, répondit Harry d'une voix éteinte. Elle est en train d'accoucher et elle veut te voir.

-Quoi ?! fit Blaise en se levant à son tour en regardant Harry. Comment ça, elle est en train d'accoucher ? Je l'ai vu ce matin, elle avait le ventre aussi plat qu'une planche !

-Elle a fait un déni de grossesse, répondit Harry toujours en fixant Drago.

Ce dernier crut qu'il ne tiendrait plus sur ses deux jambes et dût se retenir à son bureau pour rester debout. Ainsi donc elle avait été enceinte. Mais ce que Drago ne comprenait pas c'était pourquoi il y avait eu déni si Hermione s'était crue enceinte. Ça paraissait insensé.

-Drago ? Drago, ça va ?

-Oui ! se reprit-il immédiatement. Il faut que j'y aille. Tu… tu pourrais…

-Je m'en occupe, coupa Blaise.

-Merci.

Drago prit sa robe et quitta la pièce en trombe, laissant Harry et Blaise dans son bureau. Harry s'effondra dans l'un des fauteuils à côté de Blaise en prenant sa tête dans ses mains.

-Eh Potter, ça va ? s'inquiéta Blaise.

-Non. Je vais devoir faire quelque chose d'affreux. Mais je n'ai plus le choix.

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Drago arriva en trombe à Ste Mangouste, manquant même de glisser en s'arrêtant devant l'accueil.

-Bonjour, je suis venue voir Hermione Granger.

L'infirmière à l'accueil regarda son dossier en chantonnant. Drago lui, avait l'impression de ne pas tenir en place. Il sentait tout le stress couler dans ses veines. Il tapait nerveusement du pied.

-Hermione Granger… Hermione Granger… Hermione Granger-Weasley ?

-Oui, c'est ça ! s'exclama Drago.

-Oh, vous êtes venu voir le bébé caché ? dit-elle en souriant.

-Oui… Je suppose…, répondit Drago dans un souffle.

-Suivez-moi.

Tel un automate, Drago suivit l'infirmière qui quitta son poste, toute guillerette.

-Ce n'était jamais arrivé avant. On n'avait jamais eu une sorcière faisant une grossesse sans même savoir qu'elle était enceinte. Nous allons en entendre parler pendant très longtemps. C'est ici.

L'infirmière frappa et ouvrit la porte à la place de Drago. Il prit une profonde inspiration et entra. Drago fut dans une immense chambre où se trouvait dans le fond, Hermione, vêtue d'une tunique blanche, le teint pâle, mais à l'expression sereine. Dans ses bras se trouvait ce qu'il comprit être son bébé.

Leur bébé.

Hermione leva les yeux et regarda Drago. Ce qu'il y vit l'atteint en plein cœur. Il y vit tout l'amour qu'elle avait pour lui, pour eux. Alors tout doucement, Drago s'avança, baissant progressivement le regard vers le petit bébé qui avait les yeux fermés, mais qui agitait ses petits doigts.

-Je te présente ta fille, dit Hermione.

-Une fille ?

-Oui. Une fille.

Les yeux brillants, Drago réalisa pour la deuxième fois de sa vie qu'il était possible d'avoir un amour inconditionnel pour un tout petit être autre que soi-même. C'était une fille, comme dans ses rêves. Il déposa un léger baiser sur le sommet du crâne du bébé qui possédait de jolies petites boucles brunes. Puis il regarda Hermione, lui caressa délicatement le visage et l'embrassa amoureusement. Mais la pression fut trop forte et elle éclata en sanglots.

-Non… Ne pleure pas, lui dit Drago en la prenant dans bras. Je suis là. Tout va bien.

-J'ai fait un déni de grossesse, dit Hermione. Ma tête et mon corps ont nié l'existence de notre bébé. Quand j'ai vu les signes, mon corps les a rejetés. Et si j'avais fait une fausse couche, tu imagines ?

-Chut…, la calma Drago. Il ne faut pas penser à ça. Ce n'est pas arrivé. Ce qui compte c'est qu'elle soit là en bonne santé et en sécurité.

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Harry avait pris presqu'une heure pour reprendre ses esprits. Lui qui avait pensé pouvoir profiter de son weekend se rendit compte que la journée était loin d'être terminée. Et il avait besoin de tout son courage de Gryffondor pour faire ce qui allait venir. Il ne savait pas qui des deux lui en voudraient le plus, mais il savait que c'était la meilleure chose à faire.

Harry se sentait tellement mal que l'ambiance joyeuse, chaleureuse et pleine d'enfants de la boutique de farces et attrapes des frères Weasley ne l'atteignit pas.

-Eh Harry ! Ça va ? Qu'est-ce que tu fais là ? lui demanda George tout sourire.

-Tu ne saurais pas où est Ron ?

-Dans la réserve. Je vais te le chercher.

-Non, j'y vais. Merci.

Harry se rendit dans la réserve. Il y trouva Ron en train de ranger quelques articles qui venaient d'être livrés. Ron semblait de bonne humeur, sifflant joyeusement, loin d'imaginer ce qu'Harry était sur le point de lui annoncer. Et le sourire que lui adressait son meilleur ami lui fit mal au cœur.

-Salut, lui dit Ron en descendant de son échelle. Qu'est-ce que tu fais là ?

-J'ai quelque chose à te dire Ron. Quelque chose de très important.

Ron perdit immédiatement son sourire à la mine grave d'Harry.

-Qu'est-ce qui se passe, Harry ?

-Je te conseille de t'asseoir…

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Drago était assit dans le fauteuil de la chambre avec son bébé dans les bras. Epuisée par la journée qu'elle venait de vivre, Hermione avait fini par s'assoupir. Drago avait donc pris sa fille dans ses bras et avait commencé à la bercer tout en chantonnant ou en lui parlant de sa mère, de son frère, ses grands-parents ou ses oncle et tante. Drago imaginait déjà la réaction de Blaise et Pansy lorsqu'ils la verraient. Ils en deviendraient fous amoureux, comme lui.

-Tu es tellement belle ma chérie, lui chuchota Drago. Et je t'aime tellement. Même si ta maman ne savait que tu étais là, que tu étais dans son ventre, sache que tu es le fruit d'un amour immense. Ta maman et moi t'aimons très fort. Plus que tout.

-Vous êtes beaux tous les deux.

Drago regarda Hermione qui papillonnait des yeux. Il se leva et vint s'installer à côté d'elle.

-Une sage-femme est venue la changer, expliqua Drago. Elle n'a pas voulu que je le fasse. Comme si je n'avais jamais changé de bébé de ma vie.

-Je pense qu'ils sont surtout très curieux de voir à quoi ressemble un « bébé caché ».

-A une petite merveille.

Hermione et Drago la regardaient comme la huitième merveille du monde. Tous les trois étaient dans cette petite bulle d'amour et de sérénité.

-On ne lui a toujours pas trouvé de prénom, réalisa Hermione.

-Que penses-tu de…

Mais Drago s'interrompit lorsqu'on entra dans la chambre sans frapper. La petite bulle qu'ils s'étaient créés venait d'éclater au moment même où Ron entra dans la chambre. Le bébé dut le sentir, car elle se mit à grogner. Toujours dans ses bras, Drago tenta de la calmer. Mais sa fille ne le fit pas tout de suite, le sentant nerveux. Il fallut qu'elle se retrouve dans les bras de sa mère pour s'apaiser.

Ron avait une expression fermée sur le visage. Il était impossible de savoir s'il était triste ou en colère. Il les regardait alternativement. Il regardait Hermione dans ce lit avec un bébé qui n'était pas de lui. Il regardait Drago assis au bord de ce lit avec son bras autour des épaules d'Hermione. Ron avait cru en arrivant qu'il verrait un air triomphant sur le visage de Drago, mais ce ne fut pas le cas. Il y trouva un mélange de joie et de malaise. Il comprit très rapidement qu'il ressentait une joie immense d'être père à nouveau, mais un réel malaise d'avoir volé la femme d'un autre.

-Ron…, commença Hermione les larmes aux yeux.

-Vous êtes tous les deux les plus gros enfoirés comme je n'en ai jamais rencontré de toute ma vie, dit-il d'une voix calme mais cassante.

-Je suis désolée, poursuivit Hermione en pleurant. Je sais que rien ne justifie ce que j'ai fait. Mais je n'ai pas prévu ce qui s'est passé. Je n'ai jamais voulu te faire de mal.

-Non, sans blague ? la coupa-t-il. À quoi tu pensais, alors ? Tu croyais vraiment que ça ne me ferait rien de savoir que tu m'as trompé pendant des mois ? Avec lui ? Que tu lui as fait un enfant ?

-Je ne savais pas que j'étais enceinte.

-Mais je m'en fous de ça, Hermione ! Je m'en fous ! Tu m'as trompé ! Et ça date d'il y a au moins un an ! Je t'aime, Hermione. Et même si ça n'allait pas fort entre nous, même si la routine s'installait, jamais je n'aurais pu te croire capable d'une chose pareille. Je veux bien admettre que tu n'avais pas la vie que tu espérais avec moi, mais tu aurais dû venir m'en parler. Au lieu de ça tu as carrément cessé de m'aimer, alors que moi je t'ai toujours aimé.

Ron retenait ses larmes, alors qu'Hermione ne cessait de pleurer. Même s'il était en colère et triste, Hermione et Drago savaient que Ron parlait calmement pour ne pas réveiller la petite.

Hermione avait l'impression d'être un monstre. Elle n'avait jamais voulu lui faire de mal. Elle aurait tellement souhaité que sa vie soit plus simple, qu'elle soit toujours amoureuse de Ron. Mais en même temps, elle n'arrêtait pas de penser à ce qu'elle avait vécu avec Drago, à sa fille qui était dans ses bras et en la regardant, elle savait que sa vie ne devait plus être avec Ron.

Drago était franchement très mal à l'aise. Il se rendait compte que son divorce à côté de ça, avait été une franche partie de rigolade. Il était beaucoup moins difficile de divorcer d'une femme qu'on n'aimait plus, que de dire à l'être qui nous aime encore, qu'on n'en est plus amoureux. Alors même s'il était heureux d'avoir une fille, de pouvoir être près d'Hermione, Drago était vraiment désolé pour Ron.

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À l'extérieur de la chambre. Harry ne tenait pas en place. Le fait qu'il n'entende rien ne le rassurait pas du tout. Mais il sortit de ses pensées lorsqu'il vit Blaise arriver avec le petit Scorpius dont il tenait la main.

-Il est où mon papa ? demanda le petit garçon à Blaise.

-Il est là ? demanda Blaise à Harry.

-Oui, mais on ne peut pas entrer.

-Pourquoi ?

-Ron est à l'intérieur.

-Il… Oh, putain de merde, tu as été prévenir le mari ! Mais t'es complètement con ou quoi ?! s'exclama Blaise.

-Que voulais-tu que je fasse ? s'énerva Harry.

-Que tu la fermes ! Comme tu as très bien réussi à le faire ces derniers mois. On ne sait pas de quoi il est capable ! Il pourrait les tuer tous les trois ! Oh vous les Gryffondor et votre stupide code de l'honneur à la con !

-Oh, tu as dit plein de gros-mots, tonton Blaise ! Tu dois mettre cinq mornilles dans ma tirelire, l'avertit Scorpius.

Harry baissa les yeux vers ce petit garçon qui avait les deux mains sur la bouche, choqué que son tonton Blaise ait dit un gros-mot. Scorpius était le portrait craché de son père, mais il avait cette douceur dans le visage qui le rendait adorable.

-Tu possèdes une tirelire à gros-mots, mon bonhomme ? demanda Harry en s'accroupissant.

-Oui, répondit le petit garçon en acquiesçant. Papa ne veut pas qu'on dise de gros-mots, alors à chaque fois que quelqu'un dit des gros-mots, il doit mettre cinq mornilles dans ma tirelire. Pas vrai, tonton Blaise ?

-Oui, mon grand.

-Et ton papa a raison, dit Harry. Ce n'est pas bien de dire des gros-mots. Mais tu sais ce qui serait super ?

-Non...

-Que tonton Blaise te donne un gallion, parce que tu as raison, il a dit plein de gros-mots.

-Un gallion ?! s'exclama Scorpius les yeux brillants. Ouah !

-Eh Potter. Ce gosse est sorti de la cuisse de Jupiter. Il faut lui apprendre la valeur de l'argent.

-Justement, en lui donnant un gallion, tu diras moins de gros-mots et tu lui feras comprendre qu'un gallion est aussi précieux que la gravité d'un gros-mot.

-Oui tonton Blaise, un gros-mot c'est la gravité, alors je veux un gallion.

-Assieds-toi là-bas, petit morveux, marmonna Blaise alors qu'Harry pouffait de rire.

Ce petit moment d'allégresse s'arrêta lorsqu'il reporta son regard sur la porte de la chambre. Harry eut besoin de s'asseoir à nouveau. Il sentit une tape compatissante de Blaise sur son épaule.

-Ça ne te fait rien à toi, de savoir tout ça ?

-Ça m'a longtemps inquiété, parce que Drago est amoureux d'elle et que je ne savais pas si elle l'était en retour.

-Mais… Astoria ?

-Ils ne s'aimaient plus depuis longtemps.

-Alors que Ron est amoureux d'Hermione et qu'elle lui brise le cœur.

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-C'est quoi ? demanda Ron en regardant le bébé.

-Une fille, répondit Hermione.

-Une fille…

-Elle n'a rien demandé, dit Drago. Elle n'a pas demandé à venir au monde. Elle n'a pas demandé d'exister. Alors tu peux en vouloir à Hermione et moi aussi longtemps que tu voudras, mais ne rejette pas ta haine sur notre fille.

La voix de Drago était calme et posée, mais elle était sans réplique. Ron n'avait tous simplement pas intérêt à rejeter sa haine sur sa fille, parce qu'il pourrait le regretter. Drago s'en faisait la promesse.

-Qui te dit qu'elle ne te trompera pas comme elle m'a trompé, lui dit Ron.

-Cette petite chose qui me dit que je ne la tromperai pas, non plus. On s'aime.

-Pfff…. Ne me fais pas rire, dit Ron avec armertume.

-Je l'aime Ron, affirma Hermione. Je suis tombée amoureuse de Drago. Ce que je ressens pour lui, c'est différent.

Hermione regarda Drago avec un petit sourire. Drago y répondit en lui embrassa le front. Ce regard qu'ils échangèrent brisa un peu plus le cœur de Ron.

-Je ne veux plus te voir ne serait-ce qu'une seconde de plus dans ma maison, déclara Ron. C'est fini, c'est terminé. Tu n'existes plus à mes yeux. Quant aux enfants, je ne veux plus que tu les voies.

-Ron…, commença Hermione horrifée.

-On ne va pas aller sur ce terrain-là, Weasley, dit Drago en se levant. Tu ne peux pas priver Hermione de ses enfants. Elle les aime et s'occupe très bien d'eux, aussi bien que toi. Tu n'as pas le droit de la faire payer de cette manière. Même si ce qu'on t'a fait est horrible, on peut trouver un terrain d'entente pour les enfants.

-On ? répéta Ron en sentant le rouge lui monter aux joues. Mais pour qui tu…

Mais Ron n'eut pas le temps de répondre que la porte de la chambre s'ouvrit à la volée pour laisser entrer un petit Scorpius qui fonça vers son père.

–Papa !

-Eh ! fit Drago en le portant. Ça va, mon bonhomme ? Tu as passé une bonne journée ?

-Oui. On a fait de la peinture à l'école et j'ai écrit mon prénom sans dépasser des lignes. Puis tonton Blaise est venu me chercher et on a mangé une glace. Et après, tonton Blaise a dit plein de gros-mots et le monsieur à lunette a dit qu'il devait me donner un gallion au lieu de cinq mornilles. Mais tonton Blaise ne veut pas.

-Le monsieur à lunettes ? sourit Drago.

-Oui. C'est qui ?

Drago tourna la tête vers Hermione qui souriait depuis qu'elle avait entendu Scorpius parler du monsieur à lunettes.

-Tu sais que papa n'est plus avec maman, mon bonhomme.

-Oui. Parce que vous n'êtes plus amoureux.

-C'est ça. Et bien papa est maintenant amoureux d'Hermione. Et avec Hermione, on t'a fait une petite sœur.

-Oh…, dit Scorpius en voyant le petit bébé.

Drago rapprocha Scorpius du lit pour qu'il soit plus près de sa petite sœur. Il la regarda avec attention avant de tendre sa petite main vers elle et de la récupérer très vite, lorsque le bébé bougea et ouvrit les yeux. Scorpius regarda son père avec un large sourire.

-Elle est jolie, dit-il. Je peux lui faire un bisou ?

-Bien sûr, lui répondit Hermione.

Drago fit monter Scorpius sur le lit pour qu'il puisse faire un petit bisou à sa petite sœur. Ron n'avait rien raté de la scène qui s'était passée sous ses yeux. C'était comme si une bulle s'était créée autour d'eux. Une bulle que personne ne pouvait éclater. Une bulle dans laquelle il avait lui-même été avec Hermione et leurs enfants. Une bulle dans laquelle il n'était plus.

-J'ai obtenu la garde exclusive de Scorpius, dit Drago à Ron. C'est quelque chose que mon avocat peur obtenir pour Hermione si tu insistes pour qu'elle ne voie pas ses enfants. Mais ce n'est pas ce qu'elle veut. Alors il va falloir trouver un terrain d'entente pour Rose et Hugo.

Ron ne répondit pas, les yeux rivés sur Hermione et ce bébé qui n'était pas le sien. Puis il leur tourna le dos.

-Dès que je sortirai d'ici, je viendrais récupérer mes affaires à la maison et parler aux enfants, lui dit Hermione.

Ron ne dit toujours rien et quitta la chambre. Harry lui courut après en l'interpellant, mais le rouquin ne répondit pas.

-Mais Ron, attends !

-Fiche-moi la paix, Harry !

-Quoi ? Mais…

-Tu savais, lui dit Ron le regardant enfin. Tu savais depuis tout ce temps et tu ne m'as rien dit. Un an qu'elle me trompe avec ce type et toi tu n'es pas venu m'en parler !

Ron, qui s'était retenu un maximum dans la chambre, haussait à présent le ton. Les larmes avaient disparu. La colère et le sentiment de trahison étaient toujours présents, mais cette fois, c'était contre Harry.

-Je suis désolé, Ron. Mais ce n'était pas à moi te le dire. J'ai longtemps voulu, mais…

-Tu as préféré protéger Hermione et donc protéger Malefoy. Moi je te l'aurais dit si Ginny t'avait trompé.

-Je ne pense pas, non, répondit Harry. Ginny est ta sœur et tu aurais tout fait pour la protéger dans le but de préserver notre couple. C'est ce que j'ai voulu faire.

-Mais Hermione n'est pas ta sœur ! hurla presque Ron. Aussi fort soient tes liens avec elle, Hermione n'est pas ta sœur !

-Tu as raison. Il n'empêche que ce n'était pas à moi de te le dire.

-Très bien. Je vois que tu as fait un choix. Dans ce cas, on n'a plus rien à se dire.

-Ron, tu ne peux pas dire ça. On est amis.

-Quel ami fait ce genre de chose ? Quel ami accepte que son meilleur pote se fasse trahir par sa femme ?

-Tu sais que c'est plus complqiué que ça, tenta Harry.

-Non, c'est très simple. Et je vais te faciliter les choses, à toi aussi. Je ne veux plus te voir.

-Ron !

Ron coupa court à la conversation et partit par les escaliers. Harry se laisse glisser le long du mur en soupirant. Mais comment cette journée avait-elle pu prendre un tel tournant ? Harry se sentait triste d'être en conflit avec Ron. Le voir ainsi lui faisait mal. Mais en même temps, il n'arrivait pas à s'en vouloir. Même s'il avait à plusieurs reprises voulu dire la vérité à Ron, il était persuadé que ça n'aurait jamais dû être son rôle de le faire. Peut-être qu'il avait raison. Peut-être qu'Harry avait fait inconsciemment fait un choix. Mais c'était un choix qui mettait à mal ses principes.

Harry tenta de reprendre ses esprits, se releva et se dirigea vers la chambre d'Hermione. Elle lui sourit. Hermione semblait aller beaucoup mieux malgré la fatigue qui se lisait sur son visage. Harry s'avança doucement et regarda le bébé, dormant dans son berceau de maternité.

-C'est une fille, dit Hermione pour répondre à sa question silencieuse.

Harry acquiesça toujours en la regardant. Il la trouvait tellement belle. Tellement petite. Il avait envie de la prendre dans ses bras, mais avait peur de la réveiller.

-Est-ce que tu m'en veux, Harry ?

-Non, répondit-il immédiatement. Bien sûr que non. Très honnêtement je voudrais, mais je n'y arrive pas.

-Je le mériterais pourtant. Tromper Ron, faire un enfant avec un autre…

-Tu ne savais pas que tu étais enceinte. Maintenant elle est là et il va falloir s'occuper de ce petit trésor, aussi Malefoy soit-elle, dit-il en regardant Drago qui haussait les épaules. Comment s'appelle-t-elle ?

-Petit bébé caché Granger pour l'instant, sourit Hermione.

La porte de la chambre s'ouvrit à nouveau pour laisser entrer ce qu'Hermione qualifia d'une tornade.

-Non mais qu'est-ce que j'apprends ? Non seulement Drago Malefoy a divorcé, mais en plus il a fait un enfant avec Hermione Granger ? Je pars cinq jours au soleil et je me retrouve avec une famille recomposée sur les bras ?!

-Tu es partie trois mois Pansy, lui dit Drago en voyant sa meilleure amie couvrir Scorpius de baisers.

-Trois mois, cinq jours… quelle différence ?

-Quatre-vingt-cinq, répondit Blaise.

Pansy perdit son sourire et fusilla Blaise du regard. Elle posa Scorpius et se dirigea immédiatement vers le berceau de maternité poussant légèrement Harry qui fit de gros yeux à Hermione.

-Bon, où est le petit trésor ? Ah, il est là… Oh non, elle ! Mais qu'elle est jolie. Viens là, ma belle.

Hermione voulut la stopper dans la tentative de prendre son bébé dans ses bras de peur qu'elle ne se mette à pleurer, mais sa fille ne fit que papillonner des yeux en grognant légèrement.

-C'est que tu es un bon gros bébé, ma grenouille, dit Pansy. Oh oui. Tatie Pansy est très contente de faire ta connaissance. Mais il y a quand même une question qui me turlupine ? Comment as-tu fait pour venir au monde aussi vite alors qu'il y a peine trois mois, ta maman était maigre comme un clou ?

-Ça fait toujours plaisir à entendre, soupira Hermione.

Les sorciers présents dans la pièce expliquèrent les grandes lignes à Pansy qui ouvrit grand la bouche lorsqu'elle entendit parler de déni de grossesse.

-Voilà qui fait de toi quelqu'un d'exceptionnel, ma puce. Comment elle s'appelle ?

-On n'a pas encore choisi, répondit Hermione.

-Bon, je suppose qu'elle aura le nom d'une constellation, puisque c'est la tradition chez les Black. Mais s'il te plait Drago, évite les constellations représentant un animal. Même si j'adore mon petit Scorpius, il n'a pas le caractère de son prénom.

Pansy redéposa délicatement le nouveau-né dans son berceau. Elle prit ensuite le fauteuil de la chambre, s'installa près du lit d'Hermione et lui prit la main. Hermione écarquilla les yeux en regardant Harry puis Drago alors que Blaise se cachait les yeux se demandant ce que sa meilleure amie allait bien pouvoir sortir comme bêtise.

-J'accepte, déclara Pansy.

-Tu… tu acceptes quoi ? demanda prudemment Hermione

-D'être la marraine, voyons ! répondit Pansy comme si c'était évident. Il ne faut pas se leurrer chérie, aucune femme de ton entourage ne voudra être la marraine de ta perle, vue la manière dont tu es tombée enceinte. Et puisque je n'ai pas eu la chance d'être la marraine de mon Scorpius d'amour, je veux bien être la marraine de votre fille.

-Euh, je…

-Ne t'inquiète pas. Elle sera bien entourée. Je lui donnerai tout l'amour du monde en plus de celui que Blaise lui donnera en tant que parrain.

-Mais, et moi ?

Les têtes se tournèrent vers Harry qui avait parlé plus vite qu'il ne l'aurait souhaité avant d'assumer ce qu'il venait de dire. Et lui, alors ? Même si la situation était délicate, Harry avait tout de suite ressenti cet amour incroyable et inconditionnel, qu'il avait déjà ressenti pour Teddy. Alors pour lui, il était évident qu'il deviendrait le parrain de ce petit bébé caché.

-Parce que tu as envie d'être parrain malgré cet horrible adultère, répliqua Pansy sur un ton faussement dramatique.

-Bien sûr.

-Mais elle ne peut pas avoir deux parrains.

-Ça je suis bien d'accord, dit Blaise. C'est un parrain et une marraine par enfant. Donc tu repasseras Potter.

-Non. Je serai le parrain que tu le veuilles ou pas.

-Qu'est-ce qui est en train de se passer ? chuchota Hermione à Drago.

-Je ne sais pas, répondit-il. Mais c'en est presque fascinant.

-De toute façon, reprit Pansy, c'est Drago qui doit choisir. Alors ? Qui veux-tu pour parrain de la crevette ? Blaise, qui est ton meilleur ami, qui sera toujours là pour toi et qui a… (Pansy jeta un regard à Scorpius) fait en sorte que qui-tu-sais n'obtienne pas un rond de ta fortune. Ou Potter, que tu détestes, qui a des principes à la noix et qui ne va pas arrêter de culpabiliser parce qu'il a protégé sa sœur de cœur ? On est d'accord que tu choisis Blaise.

-Ce ne sont pas des principes à la noix, se vexa Harry. À croire que pour vous, cette situation est normale.

-Non, cette situation n'est pas normale, intervint Blaise. Nous aussi, on a des principes. Le mien est de profiter de ma jeunesse et de mon célibat.

-Le mien est de ne surtout pas coucher avec un homme marié. Dommage pour toi, Potter.

-Quoi ? Mais…, commença Harry en regardant Hermione pour qui visiblement tout allait trop vite.

-Bon, j'ai faim moi. Je vais acheter de quoi manger. Tu viens avec moi, mon Scorpion ?

-Oui !

Scorpius sauta sur ses petits pieds et suivit Pansy hors de la chambre. Le calme était revenu avec la sortie Pansy, qui n'était restée en tout et pour tout que cinq minutes.

-Elle est toujours comme ça ? demanda Harry.

-À notre plus grand malheur, répondit Blaise.

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Il était tard, les couloirs de l'hôpital étaient calmes. Tout le monde avait quitté la chambre. Scorpius était parti avec Blaise après une violente bataille entre Pansy et lui pour savoir qui allait rentrer avec le petit garçon. Harry avait eu un peu de mal à quitter Hermione avant de se rendre compte que sa meilleure amie était entre de bonnes mains.

Hermione devait à présent se reposer, mais elle ne parvenait pas à dormir. Comment le pourrait-elle ?

Hermione avait l'impression d'avoir vécu une journée hors du temps. Comment aurait-elle pu imager vingt-quatre heures plus tôt, qu'elle deviendrait mère pour la troisième fois le lendamin ? Elle regarda sa fille à qui elle donnait le sein. Elle avait les yeux grands ouverts et la fixait intensément. En la regardant ainsi, Hermione sentit à nouveau un énorme vide. Rose et Hugo lui manquaient terriblement. Ils ne devaient sans doute pas comprendre pourquoi elle n'était pas à la maison. Qu'avait bien pu leur dire Ron ? Hermione n'espérait qu'une chose, pouvoir sortir le plus rapidement de Ste Mangouste avec sa fille, aller voir ses enfants et leur affirmer qu'elle les aimait du plus profond de son cœur, son âme et son être et qu'elle ne les abandonnerait jamais, peu importe ce que Ron ferait ou dirait.

Drago, qui s'était endormi dans le fauteuil de la chambre, gigota en se massant la nuque douloureuse. Il sourit à Hermione à travers ses yeux mi-clos. Il était en plein rêve et ce rêve lui plaisait, car il était réel.

-Tu ne dors pas, lui dit-il en baillant.

-Elle mange.

Drago se leva et s'allongea à côté d'Hermione. Ils étaient très à l'étroit dans ce petit lit, mais ça leur était égal. Les yeux de leur fille passèrent d'Hermione à Drago. Il la regardait avec un tel amour et une telle admiration qu'Hermione tomba amoureuse une seconde fois.

-Tu as divorcé, lui chuchota-t-elle.

-Oui, affirma Drago.

-Tu l'as fait pour moi ?

-Je l'ai d'abord fait pour moi. Je ne pouvais plus rester marier à Astoria. Puis je l'ai fait pour nous-deux, dans l'espoir qu'un jour on soit ensemble.

-Sans savoir quand ?

-Sans savoir quand, assura Drago. Je t'aime et je t'aurais attendu le temps qu'il aurait fallu. Mais c'était sans compter la nature, le destin ou appelle ça comme tu veux, qui a décidé de s'en mêler et de la mettre sur notre chemin.

Drago passa une main délicate dans les petits cheveux bruns de sa fille.

-J'ai une idée pour son prénom, chuchota-t-il.

-Dis-moi.

-Caelestis. Qui…

-Qui vient du ciel, termina Hermione.

-Oui. Ce n'est pas une constellation en soi, mais je trouve que ça lui va bien. Qu'est-ce que tu en dis ?

Hermione regarda sa fille en souriant. Drago avait raison, son prénom lui allait plutôt bien. Elle était venue du ciel sans crier gare pour faire comprendre à Drago et elle qu'il était temps pour eux d'être ensemble, de s'aimer librement, officiellement et de former cette famille qu'ils avaient longtemps désirée avec cette petite fille qu'ils avaient tant imaginé depuis qu'ils s'étaient séparés.

Caelestis était un cadeau du ciel.

-Caelestis Granger-Malefoy, dit Hermione. Je trouve que ça lui va très bien.

Hermione embrassa Drago.

-Tu vas voir, on va former une super famille recomposée. Tu as vu que mes amis sont un peu fêlés du bocal, mais on sera heureux avec eux dans le coin. Et ne t'inquiète pas pour tes enfants. On saura leur expliquer et on va trouver une solution.

Le simple fait que Drago utilise le pronom « on » la rassura. « On va trouver un terrain d'entente. », « On saura leur expliquer et on va trouver une solution. » Drago l'aimait c'était certain, mais il n'aimait pas qu'elle et Caelestis. Son statut de parent, son statut de père faisait qu'il avait déjà une certaine affection pour Rose et Hugo sans même les connaître.

-Je t'aime, lui dit-elle.

-Je sais et Caelestis le sait aussi.

Caelestis ne mangeait plus et regardait ses parents alternativement. Ce petit bébé caché qui était venu au monde n'avait aucune idée l'immense amour que lui réserveraient ses parents, ses frères et sœur, ses parrains et marraine, mais surtout la vie.

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Et voilà ! Cette fois, sûre de sûre, il n'y aura plus de suite !

Qu'en avez-vous pensé ?

Je tiens quand même à éclaircir un point : Je ne suis pas mère et je n'ai pas vécu de grossesse. Je n'ai donc jamais vécu de déni de grossesse et je ne connais personne ayant vécu un déni de grossesse. Je me suis rensignée grâce à des témoignagnes lus, écoutés et vus. Alors veuilllez m'excuser si ça ne parait pas crédible pour un sou.

Mais au moins, maintenant, Drago et Hermione vont commencer leur vie ensemble, même si Hermione est techniquement toujours mariée à Ron (Blaise fera ce qu'il faut pour remédier à ça). Mais que pensez-vous qu'il pourrait se passer après ? Parce que dans les faits, même si Hermione et Drago finissent ensemble, je considère quand même finir ce chapitre sur un sacré bordel. Pour moi l'histoire ne se finit pas là, il y a toujours des conséquences à un adultère et encore plus quand un enfant en est né.

Faites vos pronostics !

A bientôt !

Gouline971