Yo ici J'men^^

On se retrouve pour le chapitre 11. Si le chapitre 7 marquait déjà un tournant dans l'intrigue principale, avec celui là on entre encore plus dans le vif du sujet. Je sais que même si l'histoire vous amusent, certains se posent beaucoup de questions sur la trame de fond de mon histoire. C'est vrai que j'aime le suspens, peut être même un peu trop. Ce chapitre apportera des réponses.

Merci à Yasei no Ajin ma bêta, merci à ceux qui ont mis mon histoire en favoris, merci à ceux qui l'ont follow et enfin un grand merci à ceux qui ont commentés.

Réponse aux reviews

Okami06: Content de te revoir ;) ! Je suis content que l'histoire te plaise et encore plus qu'Akihide te fasse rire. Ensuite tu as raison il y a beaucoup de personnages , car je pose les bases de l'histoire. Après certains ne sont pas importants pour l'instant mais le deviendront par la suite, d'autres le seront très vite. Mais en tout cas, chaque personnages à un rôle à jouer. C'est marrant, ma bêta aussi aime Jaques Noël, elle aussi vient de Nice.

Erza-Batia! Elle, elle fait partie des personnages importants. Ravie que tu l'aimes, perso c'est le genre de perso féminin que j'adore, forte, charismatique et puissante. Bon je n'en dis pas trop pour pas te spoil. Pour l'histoire dont tu parles , l'auteur est Shikamaru. Enfin concernant Sasuke, c'est un personnage que j'adore faire parler. Je dois avouer préférer la narration de Sasuke car j'aime son humour si corrosif mais j'aime beaucoup la répartie de Naruto aussi. Pour ce qui est du chapitre précédent, je ne pouvais pas choisir Naruto car il a une dualité avec Sasuke et puis il faut aussi développer les autres personnages de la classe sept. Mais rassures toi, il y a encore plein de scènes entre le brun et le blond à venir. Peut être que Naruto gagnera sa première victoire? Merci pour tes commentaires,et j'espère que tu aimeras la suite.

Sakka- Sensei : Salut! J'ai toujours le sourire mais merci de me le demander ^^. En effet Sasuke n'est peut être pas si méchant que ça. Sasuke a bel et bien une "mission" vis à vis des élèves de cette classe même s'il ne le sait pas encore, cependant je dois garder le suspens sur ça. Pour ce qui est du texte de Shikamaru, j'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire, satisfait de voir que ça a fait mouche. D'ailleurs, pour les fans de poésie et de la langue française, ce personnage vous comblera de joie avec de belle phrases d'amour clamé avec fougue à sa bien aimée. Concernant les fautes j'essaye d'en faire le moins possible mais des fois certaines persistent. Pour la présentation, effectivement ça fait plus "propre" et ça se lit mieux. Pour finir, je lirai Tensaï escouade dès que j'ai le temps ( du coups comme elle est finie puis-je poser mes questions par mp?). Bonne lecture.

Le savant : Tkt ^^. Je vois qu'Erza-batia est vachement populaire. Pour Samson, c'est vrai qu'il est calme et mystérieux mais ce personnage et très important pour la suite de l'intrigue. Ensuite, oui mon humour est très noir et je l'assume, je pense que l'on peut rire de tout et c'est ce que je fais. Enfin, voici la suite que tu attendais!

Lexique et explication

Froggy : C'est une façon courante que les anglais ont d'appeler les français, on gros ça veut dire : mangeur de grenouille.

Souverain : C'est le premier surnom de François. Il est appelé ainsi par la majorité du lycée du fait de son attitude noble et son grand charisme.

Frater mi, salve : C'est du latin, cela peut ce traduire par: Salut, mon frère.

Albion : C'est un des anciens nom de l'Angleterre.

randoms : C'est un terme anglais qu'on utilise pour parler de personnes quelconques, pas spécialement puissantes.

l'homme libre : Étymologiquement c'est ce que "François" veut dire.

*Tu es peut-être l'Ayrault mais je suis l'homme venu te faire valser. Garde ça en tête. : Dans ce dialogue Hugo dit à Clément que si François est le président (référence à Hollande), il est son second alors il n'a rien à craindre de lui. Clément lui rappelle alors que Ayrault, c'est fait remplacer au poste de premier ministre par Manuelle Valls et que c'est ce qu'il compte faire avec lui.

Sur ce, bonne lecture.


Les messagers de l'éternel

Chapitre 11

Dans une immense salle luxueusement garnie du troisième étage du Lycée Red Stars, se sont réunis « Les Messagers de l'Éternel ». Quatre d'entre eux étaient présents en ces lieux.

Il y avait Eve, assise dans un silence de mort dans un coin de la salle.

Clément, un brun belliqueux à la peau mate, qui s'amusait à jongler avec des boules de feu.

Henry, qui défiait la gravité en faisant les cent pas au plafond.

Enfin, le maître des lieux, François, était assis avec une posture plus qu'élégante dans un fauteuil style Louis XV fait main, en train de lire un livre bien particulier, arborant sur sa couverture le sceau de Baphomet.

« Clément, arrête de jouer avec tes flammes ! Le somma le British. Il fait hyper chaud à cause de toi.

- Qui penses-tu être pour me donner des ordres rosbif ? Nous sommes deux à porter l'anneau je te signale, rappela le français en montrant son anneau porté avec arrogance au majeur.

- On a peut être le même rang mais ne te fais pas d'illusions, nous n'avons pas la même puissance, Froggy, répliqua l'anglais.

- Tu penses pouvoir me battre ? Rit-il. Tu as la mémoire courte, est le reste aussi. Pas vrai Eve chérie ? L'interrogea-t-il, en mettant en doute la virilité de son rival numéro un Je t'ai méchamment explosé la dernière fois, tu en veux encore petite coquine ?

- Ai-je l'air d'être la même personne que la dernière fois ?

- Et qu'est-ce qui a changé ?

- Je dispose d'une force que je n'avais pas avant. Je crois que ça se voit, non ? Demanda-t-il tout sourire la tête à la renverse.

-Un combat avec nos pouvoirs ? Comme c'est intéressant… Jubila Clément. Crois-tu que tes faibles brises éteindront l'incendie qui m'habite ?

Soudain Henry se décrocha du plafond et venu se poser devant son ennemi, prêt à en découdre.

« Ne sous-estime pas mon élément, enfoiré de frenchie.

- Je vais répandre ton sang sur le sol ! Déclara-t-il, excité par l'affrontement à venir.

- Henry, Clément vous faites trop de bruit, et il me semblait vous avoir signifié mon désaccord à propos des combats entre membres non autorisés. Vos pouvoirs ne vous ont pas été donnés pour jouer à « qui à la plus grosse ». Cependant si vous insistez, je serais ravi de livrer un combat avec vous. Qu'en dites-vous ? Les regarda-t-il droit dans les yeux.

Les deux adversaires tombèrent à genoux, comme écrasés par le poids du regard de leur « Souverain ».

- Nous sommes désolés, François ! Cela ne se reproduira plus, capitulèrent-ils d'une même voix l'anglais et le français en baissant leurs têtes.

- Voilà qui est mieux, se réjouit le blond ».

Soudain on frappa à la porte.

« Entrez, somma le noble gaulois ».

Deux jeunes hommes entrèrent, chacun équipé de la tenue blanche et de la bague si distinctive qui révélait leur appartenance au Messagers et leur rang. Le premier, un blond très gai s'avança vers les garçons, tandis que le deuxième alla s'asseoir sur une table à coté d'Eve, bien que ce ne soient pas les sièges et fauteuils qui manquaient.

- Tu peux dire bonjour, Ryo.

- Ne commence pas Clément, je ne suis pas d'humeur.

- Oh, notre petit asiatique est de mauvais poil !

- Mes salutations très chers, Salua-t-il en interrompant les railleries de son compatriote, le joyeux personnage qui venait de faire son entrée.

- Bonjour Hugo, le salua Henry.

- Cesse donc ce sourire béat, ton bonheur me gâche la vie ! Le salua également à sa manière, Clément.

-Moi aussi je t'aime, mon petit Dagobert.

- La ferme, Hugo !

- Quoi ce n'est pas ça, ton deuxième prénom ?

- Pas du tout ! Mon deuxième prénom est « Rigoberto » !

- Ha haha ! Dagobert, je ne m'en remets pas, ricana Henry ».

Hugo, satisfait d'avoir blessé l'orgueil de son confrère, se tourna alors vers François.

« Frater mi, salve.

- Bonjour à toi aussi mon frère. Tu as mis plus de temps que d'habitude.

- En effet, avoua-t-il à son aîné.

- Il s'est passé quelque chose ? Demanda-t-il en continuant sa lecture.

- On ne peut rien te cacher.

- Est-ce grave ?

- Je ne le sais pas encore, concéda malgré lui le nouvel arrivé.

- Tu ne le sais pas encore ? S'inquiéta le petit copain d'Eve.

- Que s'est-il passé ? L'interrogea leur chef un peu plus impliqué mais d'un ton toujours aussi calme et détaché.

- Pendant la récréation de 10 heures, trois de nos membres se sont fait attaquer, ils sont encore à l'infirmerie.

- Quel mec a eu les couilles de faire ça ? S'interrogea Rigoberto hilare.

-Détrompes-toi Clément, ce n'est pas « il », mais « elle », révéla le joyeux luron.

- Une fille ! S'étonna le natif d'Albion, n'en croyant pas ses oreilles.

- Je ne connais aucune fille capable de battre trois garçons au point de les envoyer à l'infirmerie, renchérit le Pyro télé-kinésiste. Enfin personne à part Charlotte bien sûr.

- Ce sont peut être des garçons mais ils ne sont que des simples humains, relativisa le manipulateur de l'air.

- Henry n'a pas tort. Après tout ce ne sont que des randoms, leur puissance est à des années lumières de la notre. Néanmoins ils nous représentent, s'en prendre à eux c'est s'en prendre à nous.

- Ce n'est pas tout, n'est-ce pas, petit frère ?

- Cette fille, aucun d'entre eux ne l'avait vue auparavant.

- Une nouvelle ? Spécula-t-il en se servant un verre de vin rouge tout en continuant de bouquiner.

- Bingo ! Dit-il en lui faisant un signe du pouce. Mais devineras-tu à quelle classe elle appartient ? »

François leva la tête de son livre, un sourire apparut sur son visage.

« La classe sept.

- Bien joué frérot ! L'applaudit son cadet. J'en reviens pas t'es trop fort.

- Merci. Quels sont ses pouvoirs ?

- D'après eux, mis-à part une force incroyable et un pendentif à tête de chat, elle n'a rien de spécial.

-Ces infos ne sont pas suffisantes.

- Veux-tu que je mène l'enquête, François ? Se proposa Clément.

- Non, tu n'as pas le profil de l'emploi. Hugo.

- Oui.

- Garde-la à l'œil et essaye de déterminer quels sont ses pouvoirs.

- Entendu.

- Dans tout les cas je vais devoir avoir une discussion avec ce principal, accueillir une autre personne dans la classe sept s'en m'en tenir au courant, il commence à devenir arrogant.

- En effet, il commence à prendre des libertés. Je peux aller le voir si tu veux frérot ?

- Non, je dois lui transmettre la liste, je ferais d'une pierre deux coups, affirma-t-il avec fermeté .

- Fort bien.

- François, puis-je te poser une question ?

- Tu viens déjà de le faire, plaisanta-t-il devant son interlocuteur désabusé. Je rigole, vas-y Henry, parle donc.

- François pourquoi permets-tu à tous ces minables de revêtir la tenue ? Je l'ai déjà dit, ils sont faibles, ils l'ont montré encore aujourd'hui. Alors pourquoi ?

- Ce sont mes agriculteurs, Répondit François en levant le voile sur ce mystère.

-Tes agriculteurs ? Là je dois dire que je suis encore plus perdu.

- Je vous ai choisi parce que votre âme est puissante et que vous avez la volonté de vous élever au dessus du troupeau. Eux, je les ai choisis pour planter la graine de la haine dans le cœur des faibles agneaux présents sous ce toit. Je les ai choisis avec soin, il y a des adeptes de la théorie de l'eugénisme, des nazis, des homophobes, des anti-musulmans ainsi que des antisémites et bien d'autres encore. Ils sont là dans le seul but de faire jaillir un sentiment de haine, de dégoût et de mépris. Après tout, la haine est présente au fond de chacun de nous, il faut juste quelque chose pour la faire sortir. Cependant, certains de ces agriculteurs ont le potentiel de vous rejoindre comme Nick par exemple.

- C'est assez machiavélique comme plan, signala Clément.

- Le maître m'a dit de prendre des initiatives, je ne fais qu'exécuter ses ordres.

- À propos du « Maître de Lumière » François, tu ne trouves pas qu'il se trompe ? Je veux dire son but est de corrompre le plus de personnes possible et de recruter de puissants guerriers. Pourquoi perdre son temps avec de simples humains comme ce traître d'Akihide et ce petit Léo qui trimbale son affreuse bible partout ? Ne vaudrait-il pas mieux s'attaquer à cette classe sept ? Je pense que-

- Henry. Coupa-t-il son subalterne.

- Oui,François-ah ! Cria-t-il en gémissant de douleur les deux mains sur son cœur. »

Son visage était assombri par le regard de son supérieur. François était assis, son regard ébène fusillait Henry. Il serrait son poing droit avec virulence.

« Je t'en prie François arrête ! Le supplia le buveur de thé la voix larmoyante ».

Plus François serrait sa main, plus Henry souffrait. On aurait dit que son cœur se faisait écraser de toutes parts.

« Si le Maître ne veux pas qu'on s'attaque à cette classe c'est pour une bonne raison, un faible humain comme toi n'a pas l'intelligence nécessaire pour espérer comprendre le plan du « Père des Mensonges ». Ne t'avise jamais de douter de Maître Reficul, plus jamais.

- Oui ! Je le jure, François, je le jure ! »

Le Souverain des Messagers desserra alors sa main, libérant son subalterne de cette insupportable douleur.

« Je vais tout de même éclairer ta lanterne, Léo et Akihide ne sont pas de simples humains. Vous vous demandez tous sans doute pourquoi j'en suis si persuadé ? C'est très simple, grâce à cela. »

Brusquement l'œil gauche de François se mit à illuminer la pièce d'une lumière jaune.

« Cette lumière, cet œil… Qu'est-ce que c'est que ce truc ? Consulta son supérieur le fier français, «Dagobert».

-Il s'agit de « l'Œil de la Vérité », c'est une offrande de nôtre Maître. Cet œil me permet de voir l'âme des humains. Ainsi je peux vous dire que Léo possède l'âme la plus puissante que j'ai jamais vue jusqu'ici, mais va savoir pourquoi il cache son pouvoir. Quant à Akihide,il a un grand potentiel.

- Et pour ce qui est de la classe sept, frérot ?

- Celui qui s'appelle Gaara a une âme d'une puissance immense.

- Ouais ce mec dégage une énergie démoniaque. Mais quand on parle de cette classe de monstre, ce n'est pas celui que j'ai en tête. C'est plutôt… J'ai oublié son nom, fit Clément en ce grattant la tête.

- Tu parles surement de ce blond qui a remplacé Dazai Jones en tant que « Roi de la classe sept » ? Supposa Hugo.

-Oh, vous voulez sans doute parler de mon vieil ami, Naruto. J'ai beau le regarder je vois flou, cela horripilerait n'importe qui, mais je ne suis pas n'importe qui. Ce garçon me fascine. Quand je pose mon œil gauche sur lui je n'arrive à distinguer ni la couleur, ni la puissance de son âme.

- Tu as dis « la couleur de son âme » ? Revenu à la charge Henry avec ses questions.

- En effet, les humains ont une âme blanche, les élus démoniaques comme Gaara, ont quant à eux une âme blanche aux bordures jaunes et enfin, les démons ont une âme de couleur noire. Mais pour Naruto je ne vois rien, c'est comme si quelque chose bloquait ma vision. Ce garçon m'intéresse au plus haut point. Il reprit alors son livre là où il s'était arrêté.

- Il y a d'autres garçons exceptionnels, n'est-ce pas Ryo ? » Le questionna Hugo avec un amusement non feint.

Le concerné baissa la tête.

« Ryo, quelque chose ne vas pas? » S'adressa François à son sbire tout en dégustant un autre verre de vin.

Le jeune Yamazaki s'avança jusqu'au fauteuil de l'homme libre.

-Tout va bien, chef, essaya de le persuader le jeune japonais.

- Ryo nous sommes amis, tu peux tout me dire. Est-ce que cela à un rapport avec le tremblement de terre de ce matin ? »

Le jeune nippon était abasourdi, il n'avait fallu qu'un regard de la part de François pour le percer à jour et cerner ses problèmes. Il avait beau connaître François depuis belle lurette, cette faculté de tout deviner qu'il avait, l'impressionnait toujours autant.

« Tu as raison, il s'est bien passé quelque chose.

- Alors tu as menti à François en disant que tout allait bien, pris note Clément, la colère dans les yeux.

- Non-je-je ne voulais pas mentir c'est juste que…- ».

En un instant, sans même lui laisser le temps de s'expliquer, Clément se saisit de la dague de Ryo et la planta sous son cou. Bouillonnant de rage, il ne s'arrêta pas là, il concentra ses flammes autour de la dague. Le cou du jeune Yamazaki était en train de rôtir, malgré ce supplice il restait silencieux.

« Clément je te remercie de ta sollicitude et de ton dévouement, mais nous somme une famille, et on ne se bat pas entre membre d'une même famille.

- François, je sais tout ça, mais il t'a regardé dans les yeux et il t'a menti ! C'est un acte de trahison qui ne peut être toléré.

- Tu vois bien qu'il est en état de choc, il ne savait plus ce qu'il disait. De plus quand bien même Ryo avait fauté, seul Hugo ou moi avons le droit de le réprimander. Relâche-le immédiatement.

- Entendu. »

Clément sourit avant d'enlever la dague du cou de Ryo, une fois cela fait, il rendit la dague à la manche en forme de queue de dragon à son propriétaire. La lame était rougie par la chaleur et Ryo peinait à la tenir en main.

« Explique-moi tout depuis le début, Ryo.

- Entendu, chef. Ce matin, je me baladais dans les couloirs des casiers des secondes, quand j'ai croisés Omoï.

- Oh, le jeune Franklin. Le noir aux cheveux décolorés ?

- Oui, chef.

- Continue. Lui ordonna François, ses yeux toujours plongés dans cet ouvrage atypique.

- Je l'ai salué mais il a fait preuve d'arrogance. J'ai donc du le réprimander comme il se doit. C'est là qu'il est arrivé, tout sourire.

- Qui ça ?

- Un garçon, un nègre.

- Un noir ? Je pensais qu'Omoi était le seul noir de ce lycée. Se tâta le Souverain.

- En vérité il n'est pas noir, son cas est plus gerbant encore, il est un Sang-Mêlé, un métisse. Ce métisse a osé poser ses sales mains sur moi, je l'ai averti de ce que je faisais aux illuminés qui faisaient preuve d'autant de folie. Je lui ai même craché au visage ! Mais il continuait de sourire, il continuait d'avancer. Puis je lui ai enfoncé ma dague dans le torse et c'estlà qu'il m'a montré sa vraie nature. Témoigna le jeune asiatique de plus en plus déboussolé.

- Prends ton temps, Ryo.

- Il a déposé sa main sur mon front et…Tous ces souvenirs… Je-j'ai tout revécu. Toutes mes cicatrices du passé ce sont rouvertes en instant. Tous ces moments douloureux ont jailli mais je n'étais pas le seul à les voir, il les a vus également, déclara-t-il en sanglots.

- Ce type possède donc des aptitudes télépathiques, présuma François. Continue.

- Omoï est intervenu et la main de ce type quitta mon front. Une fois sa main retirée, je me sentais faible, je suis immédiatement tombé à genoux. Cet enfoiré était là, la larme à l'œil, me sermonnant et me parlant d'amour. Il savait tout de mon histoire. J'étais en colère, je voulais sa mort, je ne supportais pas cette compassion. J'ai serré ma dague et j'ai foncé sur lui avec l'intention de l'exterminer. Mais ce nègre d'Omoi c'est interposé au dernier.

- Tu as donc blessé Omoï ?

- Non.

- Non ?

- Je n'arrive pas à croire à ce qu'il s'est passé, j'arrive à peine à me convaincre moi-même que tout cela n'était pas un rêve.

- Parle donc.

- Au moment où j'allais atteindre Omoï avec ma lame, les casiers se mirent à trembler, la lumière des lampes à clignoter et les murs à trembler. Quant à ma dague elle s'est changée en rameau d'olivier ce n'est que quelques temps après qu'elle a repris sa forme d'origine. »

François se mit à rire, la symbolique de cette scène l'amusait. En effet le rameau d'olivier est l'un des symboles de la paix.

« Ce jeune, comment s'appelle-t-il ? Demanda Ève, sortant de son silence.

- Je n'oublierais jamais son nom, Yeho, Yeho Emanuel. »

Cette annonce fit l'effet d'une bombe à l'oreille de François et Hugo.

« Il a dit Yeho ! Tu as entendu ça frérot ? »

François ne disait rien, il se contenta de sourire en jouant avec sa chevalière en or marquée d'un croissant de Lune. En effet contrairement aux autres, il n'avait pas d'anneau à tête de dragon. Non, lui avait une chevalière et un pendentif qu'il gardait cachés sous sa tenue.

« L'heure est venue mes frères. Hugo apporte-moi le miroir aux trois cornes, je dois parler au Maitre de tout urgence. Celui qu'il attendait est enfin là. Les autres vous pouvez aller manger, je veux être seul. »

Les Messagers obéirent tous sans protestation et sortirent. Hugo et François étaient maintenant seuls.

« Tiens frérot, voici ce que tu as demandé.

- Merci dépose-le là.

- Es tu sûr que c'est bien lui ? Il ne cherche même pas à cacher son identité, c'est louche.

- C'est vrai, c'est louche. Mais je dois quand même en parler au Maitre.

- Bien, je vais y aller.

- Tu ne restes pas ?

- Non, il vaut mieux que tu sois seul. Et puis je dois préparer un plan pour découvrir les pouvoirs de cette nouvelle.

- Tu as déjà une idée en tête, n'est-ce pas ?

- D'après les dires des trois victimes, c'est une féministe, je vais préparer un piège sur mesure pour elle.

- Je te fais confiance.

- Concernant la liste François, je ne voulais pas en parler devant les autres mais l'infirmier a refusé de transmettre les noms des jeunes filles vierges du lycée.

- Voyez-vous ça.

- Dois-je m'y rendre personnellement ?

- Non, ce n'est pas un travail pour toi.

- Tu ne me fais pas confiance ?

- Loin de là mon frère, seulement tu es une personne qui règle les conflits avec pragmatisme. J'ai besoin de quelqu'un de plus direct, quelqu'un de plus violent qui montrera à cet infirmier ce qu'il en coûte de dire non aux Messagers, quelqu'un comme Clément ou Charlotte. Qu'en penses-tu ?

- Charlotte fera l'affaire.

- Où est-elle ?

- Je ne sais pas.

- Trouve là et donne-lui l'ordre de régler ce problème.

- Entendu. Sinon pour ce midi, je te garde une place ?

- Non je pense que ma réunion durera un moment. Bon appétit.

- Merci bien, à tout à l'heure, dit Hugo avant de se retirer ».

À peine dehors, Hugo fut interpellé par Clément qui l'attendait tranquillement adossé au mur.

« Clément, que fais-tu là ?

- Silence ! Tu fais le malin parce que tu as le même sang que François mais ne prend pas trop tes aises. Je ne permets à personne de me manquer de respect impunément.

- Si François est le Président moi je suis l'Ayrault, tes menaces ne me touchent guère, Dagobert. » Répliqua-t-il toujours aussi souriant.

Clément se rapprocha de son deuxième adversaire préféré si bien qu'on aurait pu penser qu'il allait l'embrasser.

« *Tu es peut-être l'Ayrault mais je suis l'homme venu te faire valser. Garde ça en tête. »

Puis il s'en alla, abandonnant son interlocuteur.

« Clément, Clément, Clément… Il devient de plus en plus difficile de résister à l'envie de faire rouler ta tête sur le sol, heureusement pour toi je n'aime guère la violence »

Voilà voilà, c'est tout pour ce chapitre, à la semaine prochaine.

Allez faites péter les reviews!

Prochain chapitre: Danzo Shimura, le fourbe Principal du Lycée Red Strar