Yo ici J'men ^^
Je vous livre aujourd'hui le dernier chapitre du mois. Il se concentre sur deux des membres les plus puissants des "Messagers de l'éternel". Il est très intéressant, fait avancer l'intrigue et se conclu par une petite confrontation avec un personnage que vous reconnaîtrez sûrement.
Merci à Yasei no Ajin ma bêta, merci à ceux qui ont mis mon histoire en favoris, merci à ceux qui l'ont follow et enfin un grand merci à ceux qui ont commentés.
Réponse aux reviews
Sakka-Sensei : Yo sensei! En effet, je suis démasqué Lol. J'ai effectivement passé beaucoup de recherche (on est pareil pour le coup :D) sur les religions, principalement les trois grandes religions monothéiste ainsi que sur la démonologie. Je voulais au départ faire un lexique mais ça risquait de vous donner trop d'infos ;) Tu poses toujours des questions très intéressantes, toutefois certaines sont trop intéressantes donc il m'est impossible d'y répondre ( C'est ta faute aussi, pose des questions plus simple ^^). Mais je vais quand même t'éclairer sur trois point:
1/ Les douzes
Pour être franc , je pensais que tu devinerais tout de suite. Les douze sont : Les Douze apôtres de Jésus Christ. C'est tout ce que je peux dire.
2/ Hinata et Neji
C'est deux là sont des faux jumeaux donc si l'un est un héritier d'un des Douze disciples, il en va de même pour l'autre. Néanmoins, juste pour te taquiner, lequel de leur parent et tout comme eux un descendant des Douze. Est-ce Aya? Est-ce Hiashi? Si oui cela voudrait donc dire que Hizashi en est un lui aussi? Et surtout du quel des Douze descendent-ils? Surtout ne me remercie pas ^^
3/ Les sept bêtes du chaos
Alors, comme tu l'as deviné, je me suis inspiré des sept péchés capitaux, où plutôt des huit. Ceux que j'ai choisi sont: L'orgueil, la colère et l'envie( que j'ai fusionné avec la luxure). Ceux que j'ai rajouté sont: La peur, la folie, la tristesse et la haine. Celui qui porte la bête de l'Orgueil n'est pas Gaara mais un autre personnage pas encore apparu du nom de "Narcisse l'invincible". Désolé pour cette confusion, je me suis peut être mal exprimé, je vais revoir le chapitre. Pour l'instant il y a trois hôtes connus : Narcisse qui posséde l'orgueil et qui est selon le Maître de François un être très puissant, Gaara et enfin Naruto ( il utilise même les pouvoirs de sa bête lors du chapitre 8 sur Dazai Jones) bien que personne ne semble le remarquer pour une raison encore inconnue.
Pour ce qui est de Léo et François, ils sont pareils, bachiyr ( c'est un terme hébreux qui veux dire "élu de dieu"). Leur personnalité est différente mais leur but pas si différent... Mais en tout cas, Léo est une personne très spécial, vous n'imaginez pas à quel point.
MDR, tu veux carrément la mort de Danzo? Effectivement ça serait dommage qu'il meurt maintenant. Danzo est un vieux fourbe qui est au courant d'informations sensibles sur le monde des hommes, et bien plus encore.
Et enfin, les vierges... Nan je blague, là je garde le suspens.
Elina Eden : Yo ma dealeuse! Je suis content que tu trouves que cela avance.
François, ce personnage, moi je l'aime bien LOL. Après, c'est peut être parce que je le connais bien et surtout je sais quel est son but. Il connaît bien cette classe sept, Naruto et lui ont même étaient proches par le passé. Néanmoins, Naruto et ses copains se méfient de lui et des messagers.
Le bal de Noël, est un grand moment qui bouleversera l'histoire et la fera passer un autre cap. Le bal ouvrira les prémices de la grande guerre entre les forces du bien et celles du mal, entre les anges et les démons. Il y a encore beaucoup de personnages à découvrir et beaucoup d'événements à venir avant d'y arriver.
Oui, Hinata est très courtisée.
Enfin, Victoire! C'est le nom de la mère d'Akihide, et donc l'ex femme du Principal Danzo. Officiellement, elle est morte dans un accident de voiture. Officieusement, peut être pas...
J'espère que la suite te plaira.
Lexique
teurpoint : C'est le verlan de pointeur. Un pointeur est un homme âgé qui est intéressé par des mineur, en gros un pédophile.
Restriction : Dans mon univers, il existe trois langues sacrés ( le latin est l'une d'entre elles), ce mot est issu de la langue d'une ancienne civilisation. En brisant sa limite spirituelle ( oula mais qu'est-ce qu'il nous raconte celui là :D? ) cette langue devient une langue magique et chaque mot devient un sort. Celui là permet de restreindre quelque chose, cela peut être abstrait ou concret.
Virgo : En latin, cela se traduit par : vierge.
Kaduk : Ce mot veut dire annulation.
Hikari no Hime : Pour celles et ceux qui auraient oubliés, cela veut dire : Princesse de lumière. C'est le surnom de la sœur de Léo.
Sweety Witch : On peut traduire cela par : Douce sorcière ou La sorcière sucrée.
Scule : Cela signifie, basculer/faire tomber.
Je tiens à informer les auteures de "Souvenirs" et d' "Une nouvelle famille" que je conseil, que je vais reprendre la publication de leur histoire. L'insomniaque que je suis a était hypnotisé par Olivia Pope de la série "Scandal"( j'ai regardé les six saison en deux semaine ^^). Mais je suis de retour maintenant, vous allez pouvoir revoir mes pavés.
Sur ce, bonne lecture.
La sorcière et le génie
Chapitre 15
Monsieur Tourpoint, l'infirmier du Lycée Red Star, était dans son bureau, en plein rangement, quand il reçu la visite d'une jeune fille. Une affriolante blonde coiffée en queue de cheval, dont la courte tenue laissait entrevoir son corps plus que désirable. Elle avait de grands yeux bleus ensorcelants, une peau laiteuse à l'image de l'ancienne noblesse française et une fine bouche de couleur sanguine.
« Bonjour Monsieur Tourpoint, le salua-t-elle d'un ton craintif en tirant sur sa jupe beaucoup trop courte.
- Salue, jolie jeune fille.
- Je vous en prie, vous m'embarrassez. » Déclara-t-elle d'une voix à peine audible.
La gêne se dessina sur le visage de la jeune fille, son regard partait dans tout les sens.
« Monsieur, je ne me sens pas bien.
- Je t'en prie assieds-toi Marion. »
Elle exécuta les ordres de l'infirmier, dans une démarche lente et mal à l'aise.
« Alors, qu'est-ce que tu as?
- Je ne sais pas trop. Je tousse beaucoup et je crois que j'ai de la fièvre.
- Bien, soulève ton haut je vais t'examiner.
- Enlever mon haut! Je- C'est que... Peina à s'exprimer Marion, le visage de plus en plus rouge.
- Ne t'en fais pas, tout va bien se passer. La rassura-t-il. Fais-moi confiance.
- Bien, d'accord »
La lycéenne retira son haut comme indiqué, la voila donc en soutien-gorge et mini-jupe en équilibre sur un tabouret médical. L'employé de la santé déposa son stéthoscope, ce petit bout de métal froid, sur le corps chaud de la jeune fille qui se mit à pousser un cri sur le coup. Monsieur Tourpoint se stoppa, son regard changea, il se mit à la dévisager avec envie. Cette enfant en plein changement, à peine vêtue, à la poitrine fort généreuse, titillait ses pensés les plus obscènes. La main de l'homme se mit à glisser jusqu'au bas du dos de la jeune fille. Le corps de l'adolescente tremblait face à cette situation de grande incommodité.
« Monsieur, est-ce que quelque chose ne va pas ? » Sortit-elle de son silence.
L'infirmier s'arrêta net.
« Non, tout vas bien, tu as juste une petite toux. Je vais te donner quelques médicaments et ça ira.
- Merci monsieur.
- De rien. Mais, tu sais tu peux m'appeler Benoît.
- Vraiment? Je ne voudrais pas vous manquez de respect. S'inquiéta-t-elle.
- Mais non voyons, pas du tout. Cela me fait plaisir.
- Bien, merci Benoît alors.
- Voilà qui est mieux, se réjouit la seule personne majeure de la pièce. Tu sais, j'ai vraiment envie d'instaurer un climat de confiance avec les élèves, et je pense que s'appeler par son prénom favorise cela. Tu ne crois pas?
- Oui, vous avez sûrement raison, fit-elle en baissant la tête.
- Qu'est-ce qui ne va pas? Tu as l'air préoccupée » Caressa-t-il de ses mains ce visage d'ange.
Elle leva la tête et regarda son interlocuteur dans les yeux.
« Je n'ai pas été totalement honnête avec vous, avoua-t-elle visiblement marquée.
- Que veux-tu dire?
- Ma visite cache autre chose qu'une simple toux. Mais, j'ai trop honte pour en parler. »
L'homme s'approcha de la demoiselle et la réconforta à sa manière. Ses mains dansaient avec fougue sur les épaules de la blondinette. Puis, enfin, il délia sa langue.
« Tu n'as pas à avoir honte avec moi, tu peux tout me dire.
- Merci Benoît, vous êtes vraiment gentil.
- Ce n'est rien, ça me fait plaisir. Alors, qu'est-ce qui te tracasse?
- Voilà avec mon copain, j'ai décidé de passer le cap. Il a déjà perdu sa virginité depuis longtemps et à beaucoup d'expérience dans ce domaine alors que moi pas du tout.
- Il ne t'a pas forcé la main j'espère?
-Non, bien sûr que non. Seulement, ça fait longtemps que je le fais attendre et je sais que beaucoup d'autres lui tournent autour.
- Tu n'es pas obligé de faire ça. Cela doit être un choix.
- Je l'aime, je n'ai pas envie de le perdre. Si c'est ce qu'il faut pour le rendre heureux, alors c'est mon choix.
- Je vois que tu as pris ta décision. Cependant, je ne distingue pas trop en quoi je pourrai t'être utile. Il me semble être intervenu dans ta classe pour parler de la sexualité. Quoi, tu as besoin de préservatifs?
- Non ce n'est pas ça. En fait, j'aimerais savoir ce qu'on ressent quand... Vous savez?
- Non. Quand quoi? Demanda-t-il plus qu'intéressé par les propos de cette prude au regard azur.
- Qu'est-ce que ça fait le- Je veux dire qu'est-ce qu'on ressent quand on-»
Elle n'arrivait pas à finir sa phrase, trop pudique. Benoît venu à son aide, enivré par des vices dont je tairais le nom.
« Le sexe. C'est bien cela non? Tu veux savoir ce que ça fait?
- Oui. Murmura-t-elle un peu honteuse.
- Que veux-tu savoir exactement? Continua-t-il dans l'indécence.
- Est-ce que ça fait mal?
- Pas du tout, bien au contraire! Sourit-il. C'est quelque chose qui te procurera un plaisir que tu ne saurais imaginer. Disons que tu ressentiras le bien être de mille baisers. Jubila l'infirmier.
- Milles baisers ? Prit-elle conscience de cette information, ahurie. C'est beaucoup, enfin je dis ça mais, je n'ai pas encore embrassé qui que ce soit. J'ignore ce qu'on ressent lorsque l'on embrasse quelqu'un.
- Vraiment? Fit-il ébahi. Même ton copain?
- Non, j'ai toujours refusé, je n'étais pas prête. Vous allez me trouver ridicule mais, je ne me suis jamais senti à l'aise avec mon corps.
- Tu n'as pas à avoir honte, tu as un corps magnifique. Passa-t-il sa main dans les cheveux de sa patiente. Et puis, pour le baiser, je peux arranger ça.
- Comment?
- Comme ça. »
Sans prévenir, il déposa avec fermeté ses lèvres sur celles de l'adolescente de seize ans, lui volant alors son premier baiser.
« Comment est-ce que tu as trouvé ton premier baiser? Déclara l'homme, la luxure se faisant sentir dans sa voix.
- Bizarre. »
Oui, c'est le premier mot qui lui venait à l'esprit. Le vol de cet événement si particulier dans sa vie de jeune fille lui laissait un goût anormal en bouche.
« Bizarre? Pas , agréable?
- Oui, c'était agréable, je crois. Dit Marion, à peine contrainte.
- Tu n'as pas l'air convaincue. Attends-moi là, je vais te faire découvrir une sensation qui ne laissera place à aucun doute. »
Guidé par un désir qu'il comptait assouvir, il se dirigea vers la porte avec l'intention de la fermer à clé. Allait-il aller jusqu'au bout ? Ou sa conscience réprimerait-elle ses pulsions lugubres? Benoît posa sa main sur la poignée quand une dague venu la clouer dans la porte. Assailli par la douleur, il se mit à hurler, du moins c'est ce qu'il pensait. A sa grande surprise sa bouche ne produisit aucun son. Un son par contre résonnait dans la pièce. Un ricanement sinistre et aigu se jouait dans son dos. L'infirmier se retourna doucement, affligé par ce bruit qui le plongeait dans un état de mal-être intense. Il fut stupéfait par ce qui se trouvait devant ses yeux.
La jeune blonde angélique n'était plus. Il y avait maintenant une grande rousse avec de longs cheveux détachés, au regard noir, aussi froid que la mort, et peut-être même plus. Elle riait, riait comme ces sorcières dont on parle au coin du feu pour se faire peur les nuits d'Halloween. L'épouvante qu'il ressentait à l'égard de la jeune fille qui trônait assise sur son bureau, lui fit mouiller son pantalon. Son teint était pâle et son visage méconnaissable tandis que sa main gauche continuait de peindre le sol de rouge. Soudain, elle se tut et descendit du bureau. Elle avança vers Benoît dont le marasme émotionnel le fit s'enfoncer de plus en plus dans la porte. S'il avait pu, il serait devenu une fourmi.
« Benoît Tourpoint, ou devrais-je dire Benoît le teurpoint. » Se moqua la sorcière.
Le susnommé se mit à pleurer, d'innombrables larmes se mélangèrent à son sang.
« Ne me dis pas que tu pleures déjà? Demanda-t-elle, la mine déçue. Je n'ai même pas encore commencé. »
Il essaya de la supplier. « Pitié ! ». C'est ce qu'il voulait dire, mais aucun mot ne daignait sortir de sa bouche. Pourquoi ? Comment ?
« Quoi ? Je n'entends rien ! Fit-elle hilare. C'est vrai, j'ai utilisé "Restriction". Tu sais ce que c'est? L'interrogea la magicienne en rapprochant son visage du sien. C'est un sort très spécial. Oui, de la sorcellerie. Tu ne pensais pas qu'une telle chose existait hein? Pas surprenant, tu es un homme de science. C'est pourtant le cas. Le sort que je t'ai jeté me permet de restreindre tout ce que je veux. C'est hyper pratique, je l'ai même utilisé sur moi ainsi je peux manger ce que je veux en étant assurer de garder la ligne, exulta-t-elle. La ligne c'est important pour une fille tu sais.
Elle se mit à danser devant son prisonnier qui la suppliait du regard, mais cela n'avait pas l'air de l'affecter. Puis, elle s'arrêta.
« Cesse donc ce regard, je n'ai pas la moindre compassion. N'empêche que tu es faible ! La sorcellerie n'est pas un art facile tu sais. Je suis encore novice et il y a des mots de cette langue qui m'échappent encore. La sorcellerie c'est compliqué quand la personne à une âme puissante mais, avec une ordure répugnante comme toi, cela ne me pose aucun problème. Comme tu peux t'en douter, ce que j'ai "restreint" c'est ta voix. Peu importe ce qui se passera, peu importe à quel point tu auras mal, rien ne sortira de ta bouche. Tu n'as pas l'air convaincu, besoin d'un exemple? ».
L'infirmier se mit à hocher avec un grand déchaînement sa tête pour dire qu'il avait compris.
« Attends, je vais te faire découvrir une sensation qui ne laissera place à aucun doute. » Reprit-elle les mots du "teurpoint" éclatante de joie devant sa détresse. « Feu! ».
D'un coup, un feu d'un rouge vif, venu envelopper chacune des mains de la sorcière sous le regard angoissé de l'infirmier. Il essayait de crier, encore et encore. De la supplier encore et encore... Mais rien. Il se débattait, gesticulant ses pieds baignés dans son urine à droite et gauche tout en essayant de libérer sa main de cette dague. Rien à faire. Il allait sans aucun doute souffrir comme jamais depuis sa venue au monde. Elle ne l'avait pourtant pas encore touché mais la chaleur était insoutenable. Il sentait ses vêtements se décomposer.
« Voici mon élément. Je vais te montrer ce qu'il en coûte de s'opposer à François. ».
Elle déposa sur son corps, lentement, histoire de profiter au maximum de la lamentation de sa proie, ses deux paumes. La peau de l'homme fut instantanément carbonisée et une indescriptible souffrance se lisait sur son visage. Une marque prit forme sur le torse de Benoît. Les mains encore fumantes, elle se dirigea vers une armoire scellée par un cadenas qui avait attiré son attention en rentrant. D'un geste de la main, sans même un contact, le cadenas disparut et l'armoire s'ouvrit.
« Mais qu'est-ce que je vois là? »
La jeteuse de sorts commença à fouiller dans ce vieux meuble tout en continuant de converser avec sa proie.
« Tu te demandes sans doutes pourquoi tu n'as pas perdu connaissance après un tel choc. C'est simple, "Restriction" n'est pas le seul sort dont je dispose. Je me suis assurée que tu restes conscient pour ressentir pleinement ce que je vais te faire subir. »
Elle sortit de l'armoire une série d'instruments sadomasochistes.
« Tu es vraiment un obsédé. Avoir tous ces trucs dans ton bureau, ce n'est pas joli-joli. Prépare toi, tu vas en prendre plein le cul. » L'informa-t-elle enjouée.
La proie se mit la tête dans ses genoux, désemparée. Elle implorait le ciel de lui venir en aide. Malheureusement, ce dernier était vraisemblablement sourd. A moins que...
« Alors par quoi je commence? Je sais le gode. Je suis certain que tu es en train de prier ton God, mais désolée tu n'auras que mon gode. Ha ha , que je suis drôle ! »
Puis elle claqua des doigts et le pantalon de Benoît disparu.
« Je voulais te le mettre dans la bouche mais il a l'air trop gros, pesta-t-elle! Quoi que, tu sais ce qu'on dit? « Quand dieu ferme une porte il ouvre une fenêtre ». Aller écarte les fesses ! Lui ordonna la sadique.
- Cela suffit Charlotte! ».
Brusquement une forme lumineuse traversa le mur et fit face à la rousse perturbant sa séance de torture. Ce faisceau de lumière se transforma en corps que la maîtresse des lieux ne tarda pas à reconnaître.
« Hugo le génie, quel plaisir de te voir, lui souhaita-t-elle la bienvenue, non sans cacher son sarcasme.
- Bonjour ma petite Charlotte aux fraises, répliqua-t-il toujours aussi souriant.
- Ne commence pas sinon tu vas me sentir monsieur le génie. Pourquoi est-ce que tu m'interromps ?
- Charlotte que fais-tu?
- Cela ne se voit pas? Je l'éduque. »
Le blondinet ne put cacher son trouble en voyant cet homme nu, immergé dans sa pisse.
« Charlotte, arrête, personne ne mérite ça. De plus, cela n'est pas nécessaire.
- Au contraire, il y a beaucoup de gens qui le méritent. Et puis je ne vois pas ou est le problème, c'est ce qu'il comptait faire. Argumentât-elle plein de hargne.
- Rien ne dit qu'il allait tentait d'abuser de toi.
- Toujours aussi naïf... Laissa-t-elle échapper exaspérée tout en jouant avec les phallus en plastique qu'elle tenait en main.
- Avant de poursuivre notre discussion, pourrais-tu déposer ces objets et te vêtir plus généreusement? Demanda le cadet de François en détournant les yeux de Charlotte.
- T'es vraiment un enfant. Il m'arrive de l'oublier. »
La sorcière lança ses godes au sol et d'un claquement de doigt, changea de tenue. Charlotte revêtait maintenant la tenue blanche si caractéristique des messagers ainsi qu'un anneau à tête de Dragon au majeur qui indiquait son rang.
« Voilà ! T'es content?
- Oui, c'est mieux.
- Bien, je disais donc, à ton avis que comptait-il faire en fermant la porte? Jouer au scrabble avec moi? Non, ce vaurien avait l'intention de s'attaquer à une pauvre jeune fille innocente sans défense. Prit-elle une petite voix.
- Innocente? Toi ? Ne me fait pas rire, sourit-il de plus belle. Tu n'es pas pauvre, tu n'es pas innocente et encore moins sans défense. Dans tout les cas, là n'est pas la question. Ce n'est pas pour le torturer qu'on t'a envoyé ici. Tu étais censée lui demander une liste sur laquelle était répertoriées les vierges du lycée.
- C'est ce que je fais.
- C'est faux. Tu es là depuis plusieurs minutes mais tu ne lui a rien dit à propos du projet: "Virgo".
- Ne me fais pas chier Hugo! Vitupéra Charlotte. C'est à moi qu'on a donné cette mission alors laisse moi m'y prendre comme je le veux! Cette loque humaine a osé tenir tête à François, ceci est intolérable! Il doit comprendre ce qu'il en coûte de faire preuve d'autant d'arrogance.
- Je crois qu'il a compris.
- Pas moi. J'ai encore tant de choses à lui faire ressentir à ce porc. « Feu !».
Ses mains devinrent une nouvelle fois incandescentes, prêtes à s'abattre sur le garde-malade. C'était sans compter l'intervention d'Hugo.
« Charlotte, c'est un ordre. As-tu l'intention de me défier? »
Mécontente mais loyale, elle se résigna à obéir et mit fin au feu présent sur ses mains.
« Bien sûr que non. Te défier c'est défier François et jamais je ne commettrais une telle infamie.
- Merci bien. » Lui répondit Hugo toujours béat.
Le second du Souverain des Messagers de l'éternel s'avança prés de l'infirmier, ce dernier l'observa, brisé par tous ce qu'il avait vécu.
« Bonjour Monsieur Tourpoint. Vous souvenez vous de moi? »
Il remua calmement sa tête avec tout le peu de conviction qui lui restait.
« C'est bien. J'aimerais vous parler. Je peux? »
Benoît réitéra son geste. Hugo, gai à son habitude, s'adressa alors à Charlotte.
« Charlotte, annule ton sort de restriction de son, je veux qu'il puisse me répondre.
- Toujours aussi rabat-joie.» Se plaignit la susnommée.
L'unique personnage féminin des haut gradés des Messagers de l'éternel, appuya sa main droite sur le front de son souffre douleur du jour, et prononça à haute voix: " Kaduk Restriction".
« Voilà, tu peux parler. Mais essaies de crier et tu es un homme mort. L'avertit-elle d'un ton plus qu'hostile.
- Ne t'en fais pas Sweety Witch, il restera tranquille. Bien, maintenant à nous deux, cher confrère de la gente masculine. La raison de ma visite est élémentaire. Il y a quelques temps, François vous a ordonné de lui transmettre une liste très spéciale, je suis là pour la récupérer. Où est-elle?
- Elle est dans mon tiroir, dans un classeur rouge. S'il vous plaît, prenez là et ne me faites plus de mal.
- Merci bien.»
Il se dirigea vers le bureau et ouvra son tiroir. Comme signalé, il y avait bien un classeur rouge qu'il récupéra, terriblement satisfait.
« Tu vois Charlotte, il suffisait juste de lui demander. Il se tourna une nouvelle fois vers Monsieur Tourpoint. C'est bizarre, vous ne vous posez même pas la question.
- Quelle question?
- Comment est-ce qu'on est au courant de cette liste voyons ? Vous ne voulez pas savoir?
- Non, je veux juste rentrer chez moi. Pitié. Ayez pitié. Sanglota-t-il.
- Je vais vous raconter une histoire. C'est l'histoire d'un jeune homme qui est parti en Chine en tant que bénévole. Oui, bénévole dans une ONG à but non lucratif qui s'est donnée pour mission d'apporter des soins médicaux aux enfants du monde entier. Cet homme avait beaucoup d'amour à donner. Peut être même un peu trop... Ainsi, cet homme fort généreux a offert à une gamine de treize ans sa première expérience sexuelle. Cette anecdote a été mise sous silence mais cet homme a été convié à rentrer chez lui. Cet homme est maintenant infirmier, cet homme c'est vous.
- En Chine, la majorité sexuelle est de treize ans, essaya-t-il tristement de se défendre.
- Un mot de plus sans ma permission et je vous arrache la langue, le somma le second de François, le visage exceptionnellement inquiétant. En effet en Chine la majorité sexuelle est de treize ans, mais que penserait la communauté de l'île de tout ça? Pensez vous que l'association de parents d'élèves partagera votre avis? Là vous pouvez parler.
- J'ai changé. Je le jure devant Dieu ! Pitié laissez -moi partir !
- Non, ce n'est pas bien, pas bien pas du tout. Vous osez mentir devant Dieu et devant moi. Etes-vous très courageux, trop lâche pour reconnaître vos torts ou simplement stupide?
- Je...- Commença l'accusé avant de se faire interrompre.
- C'était une question rhétorique. Je n'accuse jamais sans preuve. J'ai piraté votre ordinateur. »
Benoit failli s'étouffer à cette annonce. C'était comme si le ciel lui tombait sur la tête.
« Vous n'avez aucun secret pour moi. Aucun. Vous êtes un détraqué sexuel. J'ai enquêté sur vous, vous savez. Vous êtes friand de sites pédopornographiques, votre ordinateur regorge de vidéos mettant en scènes des mineurs de onze à environ seize ans. Pour rappel, l'archipel est, jusqu'à nouvel ordre, français de facto la majorité sexuelle est ici de quinze ans. Par ailleurs,la détention de ce genre de films est en infraction avec la loi sur la protection de mineur. Pornographie infantile ça vous dit quelque chose ? Ne répondez pas.
Vous êtes un prédateur qui arrive facilement à créer le contact avec d'innocentes fillettes. Ainsi François vous a laissé rôder sans prévenir quiconque de votre réelle nature, ni les autorités, ni le Principal. Pourquoi? Pour profiter de votre talent. Mon enquête sur vous m'a dévoilé que vous aviez la fâcheuse tendance de tout noter. J'ai pu constater diverses listes obscènes sur plusieurs filles, des témoignages, de même que quelques un de vos fantasmes les plus sordides. Un dossier complet détaillait la façon dont vous rêviez de sodomiser et d'étrangler nôtre chère "Hikari no Hime". Les blondes aux yeux bleus c'est vôtre dada. Mais, le plus alarmant, était une liste au titre choquant: « Vierge à dépuceler du collège Teiko ».
Charlotte, pas si affectée par les informations révélés par Hugo, se contenta de faire apparaître une pomme rougeâtre et de la déguster en regardant monsieur Tourpoint avec mépris.
« Ce n'est pas très poli de manger alors que je parle, Charlotte.
- Fous-moi la paix! J'ai faim. Ne t'occupe pas de moi et continue ton speech de "master mind" à deux francs cinquante.
- Soit. Donc comme je disais, une liste a attiré notre attention. Compte tenu de vos petits plaisirs, il était normal de penser que vous rédigeriez une liste sur les filles de notre établissement, elles sont si belles. Vous voyez, il s'avère que nous aussi nous sommes à la recherche de jeunes vierges - pour un tout autre projet cependant. Alors on s'est dit qu'on allait vous laisser agir et ensuite récolter le résultat de votre travail. Voilà, voilà. Vous savez tout. Vous savez que nous sommes puissants, vous savez qu'on ne rigole pas, vous savez qu'on pourrait vous écraser sans la moindre peine, vous savez qu'on peut vous réduire en cendres, vous savez que nous sommes au courant des pires de vos vices, vous savez qu'il ne vous arrivera rien de bon s'il vous venait à l'idée de parler à quelqu'un de ce qui s'est passé ici, vous savez tout. Au revoir, monsieur Tourpoint. Charlotte, on y va.
- Quoi s'est tout? Aboya la rousse irritée.
- Tu as raison, occupe-toi de lui.
- Pardon? M'occuper de lui?»
Quelques instants après, dans les couloirs. Leur mission une fois terminée, nos deux adolescents se dirigent maintenant vers le self, pour étancher leur faim. Si Hugo affichait une bouille toujours aussi lumineuse, sa collègue, elle, exprimait une façade grimaçante.
« Franchement t'as beau être un génie, tu agis comme un véritable idiot! M'obliger à soigner ce type, quel affront! Râla-t-elle. Tu sais combien cela demande d'énergie d'utiliser des sorts de type soins? Sans oublier que maintenant qu'il n'a plus de blessures douloureuses, toute cette matinée restera dans sa mémoire comme un simple rêve pour lui au final.
- Ma très chère Sweety Witch, premièrement sache que l'expression "au final" est jugée fautive par l'Académie française. En effet ce n'est rien d'autre qu'un grossier bricolage grammaticale. Oui, "final" est un adjectif, comme dans "point final". L'expression "au final", fait de l'adjectif un substantif. Deuxièmement, Benoit ne risque pas de prendre ce qui s'est passé pour un simple rêve où même un cauchemar, pas avec les traces que tu as laissé sur son torse.
- Hum, alors tu as remarqué.
- Evidemment que j'ai remarqué.
- Tu n'es pas fâché?
- Pourquoi le serais-je? Je t'ai demandé de le soigner, pas de faire disparaître ses cicatrices. Enfin, j'aime l'idée qu'il se souvienne de tout.
- On pourrait presque croire que tu veuilles qu'il souffre.
- Pas toi? Tu n'as pas été choquée par tous ses vices?
- Choquée? Moi? Ne me fait pas rire, il n'y a que les pauvres mecs naïfs comme toi qui peuvent être encore surpris par la noirceur du cœur des hommes. Et puis, qui crois-tu duper? Tu es un pacifiste, c'est bien pour cela que tu es venu me chaperonner alors même que tu étais au courant des habitudes dépravées de ma proie.
- Je ne suis pas pacifiste, je pense juste qu'il y a d'autres chemins que la violence pour arriver à ses fins. Toutefois, je suis prêt à user de toute la violence du monde si c'est pour le bien de mon frangin.
- Vraiment?
- Accompagne-moi ce soir et tu verras par toi même à quel point mon cœur peut lui aussi se recouvrir de ténèbres.
- Tu sais parler aux femmes toi, sourit-elle. Ok, je te suivrais où tu veux. J'espère que je ne vais pas m'ennuyer.
- Non, c'est une mission capitale.
- Et tu as pensé à moi, se mit-elle à ricaner. Est-ce que Clément le sait?
- Clément? Je n'ai pas de compte à lui rendre à ce que je sache.
- Tu aimes bien le ridiculiser et le provoquer.
- C'est vrai, mais de toute façon il n'aurait pas pu venir.
- Comment ça?
- En ce moment il est distrait par son deuxième cerveau. Déclara-t-il d'un timbre goguenard.
- Une fille! Tu l'a vue ?
- Non.
- Alors comment tu sais?
- Une intuition.
- Une intuition?
- Une intuition, répéta le prodige.
- Je vais enquêter la de- Aïe! »
La jeune fille tomba subitement au sol. Elle venait de se faire percuter par un homme qui lui était inconnu au bataillon, lisant un magasine people sans regarder devant lui.
« Désolé gamine, j'ai pas fais attention. Est-ce que ça va? Demanda-t-il en continuant sa lecture sa lecture.
- Vous ne pouvez pas faire attention abruti! L'injuria-t-elle en se levant.
- Oui, moi aussi je t'aime. Bye ! Poursuivit-il sa route.
- Oh!
- Laisse tomber, Charlotte.
- Jamais! Il va voir de quel bois je me chauffe. »
La sorcière leva sa main droite et la pointa telle une arme vers la mystérieuse personne qui avait eu l'audace de la faire tomber. D'une voix aigre, elle cria: « Sclule ! ».
« Quoi? Rien ne se passe...Hallucina la sorcière
- Quelque chose ne va pas ? Demanda le surdoué.
- Il aurait du tomber. Je vais recommencer, dit-elle le regard encore plus noir en levant une nouvelle fois sa main.
Instantanément le jeune homme s'arrêta et fit face au duo terrible des Messagers. D'un seul coup d'œil il réduit à néant tout désir de combat à la sorcière pourtant si forte.
« Ne joue pas à ça avec moi petite sotte, tu n'es pas à la hauteur. »
Les mots de cet anonyme lui glacèrent le sang. Mais plus encore que ses mots, son regard était le plus effrayant. La sorcière autrefois prédatrice se sentit proie, son corps fut figé par l'effroi. Maintenant elle savait, elle savait ce que ressentait une pâture avant que les crocs du lion se referment sur elle. Elle baissa sa main et s'effondra sur le parquet.
« C'est bien, tu es une gamine intelligente. »
Le lion reparti aussi vite qu'il était arrivé. Peinant à s'exprimer, le souffle presque coupé, Charlotte regarda Hugo pour avoir des réponses. Ce dernier qui, pour une fois perdit son sourire, avait l'air aussi perdu qu'elle.
« C'était qui ce type? Et que c'est-il passé? Demanda-t-elle encore frémissante.
- Saki... Prononça-t-il perplexe
- Saki?
- C'est ce dont nous avons été victimes. C'est la seconde fois que je suis victime une telle chose. Le sien est encore plus terrifiant que celui de François, mais moins que celui de ce type. Pensa le cadet du souverain des messagers.
- C'est quoi exactement le « Saki » ?
- C'est un phénomène rare que seules les personnes disposant d'une âme extraordinaire peuvent faire. L'individu projette des intentions de mort sur quelqu'un. Plus son esprit est fort, plus les dégâts sont énormes. Tétanisation, perte de conscience, destruction morale, altercation physique, certains sont même capables de causer la mort.
- Tu es en train de me dire que certaines personnes sont capables de tuer par la seul force de leur pensées? Fit-elle horrifiée.
- Oui, certaines.
- Bordel de merde! Hurla-t-elle en frappant son poing sur le sol. Que fait un danger pareil ici?! Et qui est-il ?!
- Calme-toi Charlotte. Son visage retrouva un peu de sa lumière. Cet homme me dis quelque chose.
- Tu le connais?
- Je ne sais pas encore, fit Hugo, songeur.
- Tu ne sais pas!
- Je vais enquêter, néanmoins vu son physique, il doit être un professeur.
- Impossible, je connais tout les professeurs de ce bahut, et lui sa tête ne me revient pas. Mais ma mémoire n'est pas à la hauteur de la tienne, donc si tu le dis c'est que tu dois avoir raison, toi et ta mémoire exaltée.
- Tant d'éloges, je vais finir par rougir.
- Ferme-la!
- Bref, il n'y a qu'une seule explication possible au fait que tu ne le connaisses pas.
- Laquelle?
- La classe sept.
- La classe des monstres? Qu'est-ce qu'elle vient faire dans cette histoire?
- Elle a pour habitude de changer de prof comme de slip.
- C'est vrai. Attends ça veut dire que ce monstre est leur prof! Ce n'est pas bon, hein?
- Je ne sais pas trop. Dans tout les cas il faut prévenir François.
- Tu as raison.
- Bien, allons-y. »
Et voilà, c'est fini. Je vous remercie de m'avoir lu. J'ai actuellement trois chapitres d'écrit mais ils sont entre les mains de ma bêta. Je ne sais pas quand la suite arrivera, en tout cas pas avant le 14 décembre. Pour vous faire patienter j'essayerai de publier la suite de : A la recherche de mes boules, Un duo presque parfait et Histoire de couple. Il y a aussi Gates of madeness de Enelloges ainsi que Naruto & cie de Sakka- sensei que je suis en ce moment. Toutes ces histoires sont dans le fandom Naruto bien évidemment.
Sur ce je vous dis à bientôt.
