Yo ici J'men ^^
Yo mina! Cette fois on laisse les adolescents de côté pour se concentrer sur les profs. Mais surtout c'est le retour de Sasuke à la narration. Je sais qu'il vous avez manqués! Même si l'humour sera au rendez-vous, ça sera surtout l'occasion d'en apprendre plus sur le brun, sur sa famille et plus particulièrement sa mère. C'est le dernier chapitre avant un très long moment alors savourez le bien!
Merci d'être aussi nombreux à lire cette histoire, merci à ceux qui ont commenté , follow et l'ont mis en favoris, enfin merci à Yasei ma bêta. J'espère que vous allez aimer ce chapitre.
Réponse au reviews
Sakka-sensei : Yo sensei !
Oui, on en apprend un peu plus sur leur pouvoirs. Chôji a bien pouvoir, un pouvoir destructeur. Cependant, tout comme Hinata, suite à un incident, il l'a renié. En ce qui concerne Hinata, personnellement, c'est l'un des pouvoirs que je trouve les plus intéressants, cela lui offre de multiples possibilités. Encore faudrait-il que la Hyuga l'accepte comme une partie d'elle même et arrête de considérait ça comme un fardeau. Mais j'avoue que cela peut être perturbant de tout voir. Moi j'ai toujours voulu avoir de voler, comme beaucoup d'hommes. Et toi quel et le super pouvoir que tu rêverais d'avoir?
Oui, le mystère autour de l'ancien roi de la classe sept s'allège de plus en plus mais il reste beaucoup à découvrir. Après je salue votre patience, "l'incident du toit" a été introduit depuis le chapitre 7 ou 8. Cependant il faudrait attendre un peu avant d'avoir toutes les réponses. Naruto et Dazai se sont-ils battus? Pourquoi se sont-ils battus? Comment Naruto a-t-il perdu connaissance alors que son corps résiste à presque tout? Dans quelle circonstance cette femme est morte? Qui était-elle vraiment? Que représente cette étrange symbole sur cette porte? Ou encore que signifie "L'aube dorée"? Surtout ne me remercie pas pour toutes ces questions sans réponses ^^
Oui, Erza a une mission, mais elle n'est pas la seule. Sasuke en a une et même deux,tout comme Léo, Yeho en a une aussi, Naruto pareil bien qu'il ne le sait pas encore. Je dirais même que chaque èléve de cette classe a un destin propre mais une mission commune. Non non, je ne te noie pas sous les informations pour ne pas répondre sur la mission de Erza ou sa réelle identité ;)
Enfin, concernant Ino, ce surnom " Reine des pestes", c'est elle même qui l'a choisit. Le mot peste peut signifier plusieurs choses mais dans ce cas là, la définition est appropriée. C'est difficile de te répondre sans te dévoiler le passé de la blonde. En résumé, suite à plusieurs événement en chaîne, elle avait besoin d'argent et elle a fait un choix. Elle n'est pas allé jusqu'au bout mais après cela, elle s'est sentit sale et honteuse et s'est autoproclamée " La reine des Pestes".
Ps: pour le nouveau débat, je te répondrai dans la soiré.
Le savant : Salue le savant, ça fait longtemps! Effectivement beaucoup d'infos, et on parle de Dazai Jones! Mais où est-il que fait-il? Est-il en vie ? MDR je te torture... Pour me faire pardonner je te donnerais des infos sur Samson dans quelques chapitres.
Oui, la romance commence à s'installer mais c'est vraiment le tout début.
Merci pour tes encouragements et oui j'irai jeter un oeil à Naruto and cie
sur ce, bonne lecture .
Un déjeuner tumultueux partie 5
Chapitre 24
Enfin arrivé, il me tarde d'aller manger avec cette Naamah. Cette jeune femme pourra peut-être m'éclairer sur certains points. L'entretien avec Danzo ne s'est pas déroulé comme je le voulais. Je savais qu'il serait difficile de lui faire cracher le morceau.
Toutefois, j'espérais quand même en apprendre d'avantage sur ma classe. Que les adolescents de ma classe possèdent des pouvoirs ou non, ils sont loin d'être des humains normaux. Le niveau d'énergie dégagé par chacun d'entre eux est largement supérieur au commun des mortels.
La grande cafétéria, ce bâtiment a bien changé depuis mon époque. Le mobilier, la vaisselle, les menus, la déco, tout est encore plus luxueux. J'ai du acheter une carte pour pouvoir accéder au self. D'ailleurs, il y a trois self disposés sur trois niveaux maintenant. C'est quoi cette histoire ? Comment suis-je sensé savoir où se trouve la salle des profs, merde !
Pour ma part j'ai opté pour une Gold Card, j'aime le blingbling. Si j'ai bien compris, avec cette carte je peux manger n'importe où et j'ai droit à quelques avantages. Cependant je vais me contenter du « Jardin des hommes », parce que je ne me sentirais pas à ma place au premier étage. Non mais sérieusement, « Eden Garden » ?
Il n'y a pas plus prétentieux comme nom. Non sans façon, j'ai assez côtoyé de snobs comme ça pendant mon enfance. Mais avant de m'installer il faut d'abord que je choisisse mon menu et ça va être rude, tout cela m'a l'air tellement appétissant.
Que choisir ? Il y a du homard, un buffet à volonté de spécialités orientales, et du reblochon ! Au cas où vous ne l'auriez pas encore remarqué, j'aime manger. Je ne dirais pas que je suis un goinfre, non pas du tout ! Je suis un gourmet. C'est complètement différent. Hein, c'est quoi ce raffut ?
« Allez quoi arrête de faire ta maline, dis oui ! essaya de persuader une jeune fille un lycéen en lui hurlant dessus.
- Ouais ! Ne fais pas ta meuf, viens avec Sam et moi ! »
Tiens, voilà deux garçons qui ignorent les bonnes manières et de quelle façon s'adresser à une jeune fille.
Bon, oui je sais, je ne suis pas toujours aimable avec la gente féminine. Mais c'est différent, je ne suis aimable avec personne, la vérité c'est que la plupart des gens me dégoutent ou me répugnent. Pour tout vous dire, le pire supplice pour moi, serait de me retrouver dans cette caisse métallique sur quatre roues, ce lieu de rencontre magique ou l'on est compressé et attaqué par divers bactéries ou autres microbes : le bus.
Enfin bref, je remarque que ces deux lycéens qui harcèlent cette petite brune, portent des tenues blanches. Le premier était grand et brun. Le second était petit et blond. D'ailleurs ces tenues… Le garçon et la fille de tout à l'heure aussi étaient habillés de la sorte. Est-ce qu'ils font partie du même groupe ? Non, ils sont différents. Déjà les deux que j'ai croisés en sortant du rendez-vous avec Danzo avaient un anneau bizarre au doigt mais surtout, ils étaient beaucoup plus puissants.
En temps normal les gens qui se retrouvent confrontés à mon Saki perdent immédiatement connaissance. Mais là ni lui, ni elle, ne sont tombés, de plus cette fille est capable d'utiliser des sorts. Quant à ce garçon, sa réaction montre qu'il a déjà été confronté à un tel phénomène, cela est vraiment surprenant. Déjà parce qu'il est très jeune, et ensuite parce que très peu d'humains sont capable de cela. J'en conclu donc que, soit il est en contact avec des humains très puissants, soit avec des forces du mal. Ce dont je suis persuadé, c'est qu'ils ont tous deux éveillé leur âme. Je n'imaginais pas trouver autant de personnes de ce genre en revenant sur cette île. Bref, je m'occuperai de cela une autre fois.
Ceci étant dit, je ne peux pas laisser ces deux gosses agir à leur guise. Oh, tiens, voilà un autre prof ou un homme qui aime s'habiller en jogging. Finalement, peut-être que je n'aurais pas besoin d'intervenir.
Soudain,
le dénommé Sam mit la main aux fesses de la jeune fille qui gémit sur le coup. Son regard appelait à l'aide mais personne ne vint à son secours. Ni les autres élèves présents à proximité, ni même ce prétendu prof qui évitait de la regarder dans les yeux.
J'entendais des personnes parler à voix basse. Elles disaient qu'il ne fallait pas intervenir, que c'était des hommes de François. Et eux, ces deux idiots, se marraient en continuant d'imposer leurs mains sales et répugnantes sur le corps de cette fille. Mais dans quel genre de lycée je suis tombé !
« Enlevez vos mains sur moi, bande de sales porcs !
- Ha ha ! rit-il . T'as vu ça petit frère, elle a du caractère la petite !
- Pfff, cela ne marche pas avec moi. Arrête ton cinéma, petite catin.
- Ferme là Tim, je ne fais pas de cinéma !
- Bien sûr que si Lucie, tu fais la sainte nitouche mais la taille de ta jupe montre bien ce que tu recherches, sale allumeuse !l'affubla Tim.
- Tu dis n'importe quoi, je ne suis pas une allumeuse ! Et je porte la jupe du lycée ! lui fit-elle remarquer.
- Ouais si tu veux. Dans tous les cas, accepte de venir avec mon petit frère et moi au cinéma. On va voir 50 nuances, tu verras on va s'éclater.
- Sam j'ai dis non, répondit-elle de manière catégorique. Maintenant laissez-moi tranquille.
- Pas si vite Lucie, l'attrapa-t-il par le bras. Je n'aime pas qu'on me dise non.
- Sam lâche moi, tu me fais mal ! l'implora-t-elle, prise de panique.
- Je crois qu'elle t'a dit non, es-tu sourd ? interpellais-je ce goujat.
- C'est à moi que tu parles là ? Est-ce que tu sais qui je suis ? Mon frère et moi appartenons aux « Messagers de l'éternel », sale crétin ! Alors mêle toi de tes affaires !
Hein, vous avez entendu ? Ce nabot aux cheveux couleur pisse vient de me traiter de crétin, là ? Je vais l'étriper et le pendre avec ses cordes vocales ! Non, non, calme toi, Sasuke. Ne perds pas le contrôle. Pense à quelque chose de drôle, pense à quelque chose qui va te donner le sourire. Imagine qu'un petit enfant obèse se balade tranquillement ou plutôt, se déplace comme il le peut la chose volumineuse qui lui sert de corps, en mangeant une glace à l'italienne. Puis paf ! L'enfant trébuche sur un caillou et son cornet tombe sur le sol. Le gamin se met alors à pleurer, déplorant la perte de son compagnon glacé saveur vanille-fraise.
Ah, cette petite scénette m'a détendu.
- « Sale crétin » ? Est-ce une façon correcte de s'adresser à un adulte ?
- On est des messagers nous, on te parle comme on veut ! continua le cadet.
- Exactement. Je n'ai peur de rien, j'ai les couilles grosses comme des tomates, fanfaronna l'ainé.
Là, s'en est trop. J'ai atteint ma limite. Je vais les détruire, mais juste psychologiquement.
- Bien, on va être clair les petits, commençai-je doucement. Premièrement, toi le grand brun, oui tu as des couilles grosses comme des tomates, mais des tomates cerise. Deuxièmement, toi le petit blond, je n'en ai rien à carrer de qui vous êtes. Enfin, écartez vous d'elle avant que je vous génocide.
« Je vous génocide » Je me demande si c'est français, ça ? Peu importe, j'aime bien cette expression. Oui, ça sonne bien je trouve.
- Ne nous parle pas comme ça sinon on…
- Encore un mot et je te frapperais si fort que je laisserai une marque dans ton ADN, coupais-je la parole à ce petit blond insolent.
Le cadet se précipita derrière son frère comme pour chercher sa protection. Futile… Tout ce cinéma de grand méchant pour prendre ses jambes à son cou à la moindre remarque. Visiblement énervé, comme si c'était la première fois qu'ils se faisaient reprendre, Sam accourt vers moi avec l'intention d'en découdre.
- Sale enfoiré ! »
Je n'arrive pas à le croire, mon cher lycée est tombé bien bas. Certes il a meilleure image, des plats plus prestigieux, un effectif plus conséquent et beaucoup plus de moyens, mais tout de même… Est-ce que cela en vaut la peine ? Mon ancienne classe autrefois synonyme de gloire, est maintenant associée à la honte, ses élèves sont stigmatisés, discriminés et constamment traités de monstres. Les élèves se permettent d'harceler de jolies jeunes filles et d'agresser les adultes sans personne n'intervienne .Danzo, qu'as-tu fait ? Depuis quand Red Star est devenu un lycée de non droit ?
Sam arriva enfin à ma hauteur, il s'arrêta et lança son poing droit dans ma direction avec l'intention de me blesser au visage. Quel petit garçon pathétique mais surtout très lent. Avec la rapidité qu'est la sienne, il lui faudrait environ trois secondes pour m'atteindre. En ce laps de temps, une personne de mon niveau pourrait le tuer au moins une dizaine de fois.
Toutefois,
tuer les humains, qu'importe à quel point ils sont cons, abjects ou prétentieux, n'est ni mon kiff, ni mon devoir. Je me contentai juste de me déplacer sur ma gauche en laissant trainer un de mes pieds pour le faire trébucher. Ha ha, excellent ! C'est alors qu'il tomba tête la première contre le carrelage.
Sam se tordait de douleur sur le sol, les mains sur son nez ensanglanté. Son cadet se pressa à son chevet avant de s'adresser à moi avec rage.
« Enfoiré, je vais le dire à ma mère ! Tu vas le payer c'est moi qui te le dis ! me prévint-il sûr de lui. On ne s'en prend pas aux fils d'une juge impunément !
- J'ai hâte de la voir, je lui offrirai un code de la route pour l'occasion, deux accidents c'est déjà assez.
- Hein, deux accidents ?
- Il parle de vous deux, sales idiots ! lui répondit Lucie avec fougue. Maintenant dégagez de ma vue sinon je porterais plainte contre vous ! les avertit-elle avec défiance.
- Tu continues à faire ta maligne, prit la parole l'ensanglanté. Porter plainte ? A qui crois-tu faire avaler ça ? Ma mère est juge et tu n'as aucun témoin. Penses-tu que quelqu'un aura l'arrogance de s'opposer une nouvelle fois aux messagers ? Je ne crois pas, car personne ne veut connaître le même sort que ton ancienne copine, « Lise la fouineuse ».
« …Connaître le même sort…. Lise la fouineuse » ? Je ne sais pas de quoi il parle mais ce qui est sûr, c'est que cette simple évocation à suffit propager la peur au sein des personnes sur place.
- Moi je témoignerais, intervins-je en souriant.
Les deux frères me regardèrent un moment, puis décidèrent de partir. Bonne décision. Après leur départ, l'audience se mit à nous applaudir, Lucie et moi. Quelle bande d'hypocrites ! J'étais déjà gêné mais le pire restait à venir. Des gens se mirent à me tripoter le bras en hurlant dans mes oreilles.
- Bravo ! Bien joué, tu les as bien fait morfler ces salauds de tenues blanches !
- Wow, t'as peur de rien toi ! Et qu'est-ce que t'es drôle, j'adore ta répartie mec !
- C'est la deuxième fois en un jour qu'on s'oppose à eux, t'es un pote à Supergirl ?
Et ça continue à piailler encore et encore, et cela avec tant d'énergie. Ils auraient dû mettre cette énergie à contribution pour défendre leur camarade tout à l'heure. Et puis c'est qui cette Supergirl ?
-Silence bande de larves ! m'emportais-je un tout petit peu. Me faire complimenter par des gens comme vous et loin d'être gratifiant.
- Ne le prenez pas comme ça, on veut juste vous faire part de notre reconnaissance. C'est vrai, vous êtes courageux, fort et très beau, déclara une fille les yeux mielleux.
Encore un fayotte ! On dirait qu'elle n'a pas bien compris, je vais être plus clair. Je sortis alors une sucette de ma poche que je lui tendis tendrement.
- Jeune fille, si tu veux sucer quelque chose, suce ça.
Elle partit en courant honteuse sous les fous rires de la foule. Ces cloportes pensent assister à un one man show ou quoi ?
- Vous, quel est donc ce comportement vis-à-vis des élèves ?
C'est l'homme en vêtement de sport. Il ouvre enfin sa bouche celui-là.
- C'est à moi que vous parlez ?luidemandais-je poliment.
- Bien sûr ! me hurla-t-il dessus. Vous mettez des croches pattes aux garçons et parlez de façon tendancieuse aux filles !
« Tendancieuse » ? Je suis surpris qu'un prof de sport sache la signification de ce mot. Blague à part, je le trouve assez bizarre ce petit mec, il aurait pu agir avec la même fermeté tout à l'heure avec Tic et Tac. Ou plutôt Toc et Sam ? Désolé j'ai du mal à retenir les prénoms des personnages secondaires. Enfin bref, vous avez compris.
- Puis-je savoir à qui ai-je l'honneur ?
- Je suis Monsieur Charpentier, prof de sport des secondes.
- Ainsi donc, j'avais raison, vous êtes un prof.
- C'est pourtant évident !
- Déjà, arrêtez de hurler à tout va, parler plus fort ne vous donnera pas raison, lui expliquai-je calmement. Ensuite non, ce n'est pas évident. Quelqu'un qui ne réagit pas quand il voit un autre se faire agresser, n'est ni un citoyen, ni un homme, ni une personne, ni même un animal. Car un loup est prêt à sortir les crocs pour défendre un membre de sa meute. Quelqu'un de ce style n'est rien d'autre qu'une merde.
- Comment oses-tu me parler de la sorte ! Et puis, ce n'est pas à moi d'éduquer les enfants des autres !
- Tu es un prof, réalises-tu à quel point ce que tu dis est absurde ? Certes, ce sont aux parents d'éduquer leurs gamins mais les professeurs ont comme devoir de leur donner un cadre, ne fuis pas tes responsabilités.
- Mais qui es-tu au juste, de quel droit te permets-tu de dire ce qu'un prof doit ou ne doit pas faire ?
- Il fallait commencer par ça, je m'appelle Sasuke Uchiwa, je suis le professeur de la classe sept.
- Je vois, tout s'explique… »
Soudain l'atmosphère changea, ces gens qui, il y a encore peu, me regardaient avec envie et respect, me regardaient maintenant avec suspicion, crainte et dégoût. C'est donc ça que vivent mes élèves ? Ils doivent en baver. Personnellement, ce que des moutons peuvent bien penser de moi m'est bien égal. Mais pour un adolescent, le regard des gens est important, enfin je crois.
« Oh Sasuke, vous êtes venus finalement ! m'appela une voix féminine au loin.
C'est Naamah, elle est venue me chercher. Quelle charmante attention pour une femme tout aussi charmante. Le professeur principal des secondes B dispersa tout d'abord avec autorité mais bienveillance la foule d'élèves qui m'entouraient. Puis elle vint à ma rencontre.
- Tiens, tu tombes à pic Naamah. Je dois avouer que je suis un peu perdu.
- Je suis ravie que vous soyez content de me voir et j'espère pouvoir vous aider.
- Arrête de me vouvoyer et je n'ai jamais dit que j'étais content de te voir. Toutefois, j'accepte volontiers ton aide, après tout c'est à cause de toi que je suis là
Brusquement elle se mit à rougir. Naamah joua avec ses cheveux, quelques mèches cachaient ses yeux. C'est quoi son problème encore ?
- Quelque chose ne va pas, Naamah ?
- Rien, c'est juste que… Vous… Enfin, tu as dis que tu es venu pour moi.
- Pas pour toi, à cause de toi, rectifiai-je son délire. Bien, et si tu me montrais la salle où sont censés manger les esclaves de l'éducation nationale ?
- « Les esclaves de l'éducation nationale », quelle appellation pour le moi cocasse, fit-elle en riant. D'accord, suis-moi. »
Je suivis donc Mme Laurent, accompagné du professeur en jogging. On traverse une grande salle avec des tables de tailles, formes et couleurs différentes.
En passant, je pu apercevoir certains de mes élèves. Naruto et ses trois copains du fond de la classe mais aussi le gamin à l'énergie étrange, Samson. On continue notre chemin sur la droite, enfin nous arrivâmes devant une grande porte coulissante qui donnait sur un couloir étroit éclairé par un amas d'astres d'une lumière écarlate incrustés au plafond.
On finit par arriver dans une salle spacieuse à l'espace conséquent, où trônait en son centre, une grande table à manger en bois blanc de forme rectangulaire, à l'image de ce qu'on pouvait voir dans les films de moyen âge, style cape et d'épée. A la droite de cette grande table de banquet, il y avait un bar où squattaient deux mâles, sans nul doute fortement alcoolisés, qui se hurlaient dessus. A gauche, un coin détente meublé d'une table basse, d'une étagère garnie d'ouvrages littéraires et de jolis petits bancs.
Un endroit paisible où étaient venues s'agglutiner plusieurs femmes. Donc si j'ai bien compris les hommes, se soûlent pendant que les femmes se cultivent. Les gars, vous me faites honte. Bref passons...
Tout autour de la table centrale, il y avait une trentaine d'enseignants, majoritairement des femmes. Tandis que monsieur Charpentier partit de son côté, Naamah me présenta à son groupe de harpiesen pleine effervescence. Je pus tout d'abord constater qu'elle est une personne assez appréciée par ses collègues et ensuite confirmer ce que je sais déjà : je plais énormément à la gente féminine.
- Alors comme ça vous êtes un nouvel enseignant, s'adressa à moi une inconnue. C'est bizarre, vous paraissez si jeune. Quel âge avez-vous?
- Déjà arrête avec les formules de politesse, c'est surfait et je ne m'encombre pas de ce genre de futilités. Enfin mon âge ne te regarde pas et de toute façon, il ne faut pas confondre âge et maturité. Et puis, avant de me poser une question aussi intime, dis-moi plutôt qui tu es.
- Oh, oui c'est vrai pardonne-moi, je ne me suis même pas présentée. Je suis Konan, l'une des enseignantes de français en charge des secondes et des premières années. Bien que j'enseigne aussi le cours littérature et société, l'histoire, la géographie, le dessin, le théâtre et pleins d'autres choses ultra passionnantes. Oh, d'ailleurs en parlant de passion, j'adore la lecture. Mais pas la lecture en ligne ! Le papier il n'y a que ça de vrai. Je lis des mangas mais j'aime surtout les romans. »
Et bla-bla-bla, elle continua d'exposer incessamment sa vie pathétique, insipide et ennuyante. Cette Konan était tellement à fond dans son délire qu'elle ne remarqua rien quand je pris la fuite-enfin je veux dire, quand je pris la sage décision de me retirer pour rencontrer mes autres collègues.
Alors où je vais, côté droit où côté gauche? Vais-je abreuver mon estomac de bière où mon cerveau de culture? Vais-je avec ces poivrots ou avec ces obsédées de la lecture ? Ouais, tout bien réfléchi, je vais aller avec ces deux gars à l'air curieux, j'ai l'habitude des cas sociaux. Je m'approchais de mes deux collègues posés au bar, mais je n'eus même pas le temps de prononcer le moindre mot.
« Tiens on a qu'à lui poser la question ! hurla le premier.
C'était un grand homme brun à la peau très pâle et aux dents anormales. Celles-ci étaient presque triangulaires et terriblement pointues. Son père a du se servir de sa bouche comme ouvre bière je présume. Mais ce qui le rendait si atypique, était sa musculature athlétique et surtout ses petits yeux aux iris blanc surplombant de multiples cernes qui évoquaient des branchies.
- Faisons ça, hum ! s'exclama à son tour son copain de beuverie.
Celui-ci était un blond aux yeux bleus de taille plus convenable avec de très longs cheveux qu'il portait en demi-queue de cheval, avec le reste détaché en frange.
- Parfait! Dis-moi mon petit pote, pour toi, un vin ça se met au frigo ou pas?
Attends, sérieusement? Ces deux là ce prennent le bec pour déterminer si oui ou non on doit mettre du vin dans un frigo? Il n'y a que moi qui suis surpris par la vacuité de leur problème ? J'aurais peut-être dû m'asseoir au coin lecture, ces demoiselles ont certainement plus de conversation qu'eux. Sérieusement...
- Alors, réponds-moi petit pote!
Bon, je crois que je n'ai pas trop le choix, je vais devoir prendre part à ce débat.
- Tout d'abord, ce fameux vin est-il ouvert ou fermé ?
Les joyeux lurons répondirent chacun en même temps, mais avec une réponse différente.
- Moi je parle d'un vin fermé ! commença le géant en hurlant de plus belle.
- Oui, mais le nôtre est ouvert, hum ! lui fit remarquer son confrère sur un timbre de voix similaire.
- Bon, on va commencer par le vin fermé, cela me paraît plus logique. Ce n'est pas recommandé, moi j'aurais même tendance à dire qu'il ne faut pas.
- J'avais raison, hum ! Pas de vin au frigo !
- C'est bon, ferme-la Deidara ! Et puis de toute façon qu'est-ce que t'y connais en vin, petit pote ?
- Premièrement, je ne suis pas ton « petit pote ». Deuxièmement je n'ai jamais prétendu être un expert en vin. Troisièmement, c'est vous qui êtes venu me demander mon avis, pour trancher sur votre débat stérile. Enfin, quatrièmement, voici un petit cours sur le vin rouge pour les nuls. Pour la température d'un vin, peu importe sa couleur, elle doit se situer entre 7 et 18 degrés, soit largement au-dessus de la température d'un frigo classique. Un vin rouge a besoin de plusieurs choses pour que son goût ne soit pas altéré.
Quand il est fermé, il faut éviter de l'exposer à la lumière du jour, la lumière artificielle et surtout aux rayons du soleil. Les ultraviolets sont néfastes pour lui, ils peuvent donner à votre vin une odeur très désagréable. Il faut aussi le conserver à une température constante inférieure à vingt-quatre degrés centigrades. À partir de cette température, le vin s'oxyde.
Enfin il faut surveiller le taux d'humidité de la pièce dans laquelle vous conservez votre vin, cela empêche le bouchon de sécher et diminue l'évaporation. Finalement, tout les deux, vous n'avez ni tort, ni raison.
- Hum, ok, cela me va. Et toi, Kisame ?
- Bof, je n'aime pas spécialement les égalités mais je vais faire avec. En tout cas t'en connais des choses sur le vin mon petit pote, me complimenta le colosse à la dentition saillante.
- Il t'a dit de ne pas l'appeler ainsi ! Hum, espèce d'ogre sans politesse.
- Répète un peu ! »
Et c'est reparti... Seigneur, vais-je avoir enfin un peu de répit et pouvoir débuter mon repas ? Voyant que la table centrale avait grandement baissé en effectif, je quittai ces deux zigotos ignares en vin pour m'asseoir auprès de Naamah, maintenant seule.
« Te voilà de retour Sasuke. Moi qui pensais que tu t'amusais bien avec ces deux génies.
- Oh, tu me tutoie enfin sans que j'ai besoin de te reprendre. Bravo, je suis fier de toi. Oui, je suis de retour, ta copine Konan est partie, et « ces deux génies », comme tu dis, ne sont pas de bonne compagnie.
- Vraiment ?
- Oui, je les trouve stupides.
- Wow, fit-elle admirative. Tu dois être vachement intelligent, cultivé et instruit pour égaler leur niveau.
- Cesse donc ton sarcasme, répondis-je avant de laisser échapper un rire.
- Mon sarcasme ? Je ne comprends pas.
- Voyons, ces deux là sont des crétins, ça se voit.
- Les apparences sont parfois trompeuses.
- Sois plus claire.
- Le blond qui passe son temps à dire « hum », est Deidara Nitro. Il enseigne les sciences, notamment les maths, la chimie et la physique. Mais aussi l'anglais et des sciences humaines et sociales. C'est un génie qui est titulaire de plusieurs diplômes dont un master en physique. L'autre c'est Hoshigaki Kisame. Il enseigne la S.V.T et la biologie. Ce grand homme est titulaire, entre autre, d'une licence biologique et technologique. Pour être franc ils sont bien trop qualifiés pour un lycée, je ne sais pas comment le principal Shimura a réussi à les convaincre.
- J'avoue être surpris, je ne m'y attendais pas. Toutefois, génie ou pas on ne doit pas boire sur son lieu de travail, surtout quand on va donner un cours juste après.
- En temps normal, et pour le commun des professeurs, c'est le cas. Mais eux ont quelques avantages, comme le fait de ne pas avoir cours l'après midi. A cause de leurs avantages et de leur caractère excentrique, ils sont détestés par la majorité du corps enseignant. Mais cela n'a pas l'air de les déranger, ils sont heureux ainsi et disent ne pas avoir envie de s'intégrer à des moutons.
- Je vois, tu es au courant de beaucoup de choses.
- Pas tellement, c'est juste que les gens ont tendance à facilement se confier à moi et j'aime bien les écouter. Dis-moi, puis-je te poser une question ?
- Vas-y.
- Tu t'appelles Uchiwa, ce nom me rappelle une ancienne affaire. Il y a vingt ans, une femme s'est faite sauvagement assassiner. Elle avait deux garçons âgés de dix et sept ans au moment des faits. Ce sont eux qui ont retrouvé son corps. Cette femme s'appelait Mikoto Uchiha. Elle était la femme de l'homme le plus puissant de cette époque, « le richissime collectionneur », Madara Uchiha. Il a disparu après sa mort, beaucoup disent qu'il s'est suicidé, d'autres pensent que les démons l'ont tué. Quant à leurs fils, le premier est Itachi Uchiha, il n'a jamais quitté l'île et gère la fortune familiale. Mais son cadet, Sasuke Uchiha, a lui aussi disparu peu après l'assassinat de sa mère. On ne sait pas ce qu'il est devenu.
- C'est une histoire très intéressante mais je ne vois pas où tu veux en venir.
- Est-ce que tu es ce garçon ?
- Qu'est-ce qui te fais croire cela ?
- Tu as une « Gold card » une carte qui est loin d'être gratuite, tu es jeune, je dirais vingt-sept ans, l'âge qu'aurait ce garçon et tu t'appelles Sasuke Uchiwa. Alors, est-ce vrai ?
- Qui sait ? C'est à moi de poser une question. Tu as parlé de démons à l'instant, tu crois donc à toute ces choses ?
- Pourquoi, pas toi ?
- Peu importe ce que je crois, c'est de toi dont il est question.
- Je crois qu'il existe des choses dans ce monde qui nous dépassent tous, et les démons en font partie.
- Et en ce qui concerne ma classe, est-ce que cela fait partie des choses qui nous dépassent ?
- Je crois que ça fait deux question, sourit-elle. Oui en effet, mais je ne suis pas calée sur ce sujet. Cependant je peux te dire ce que je sais.
Ainsi, pendant que je mangeais mon repas, Naamah me dit tout ce qu'elle savait sur la classe sept, version Danzo. Elle me parla de l'incident du toit, de Mme Mercier, de la façon dont mes élèves étaient traités et enfin, de son point de vue sur les démons et enfin de la disparition de cette « Lise la fouineuse ».
- Merci pour toutes ces infos. J'ai une dernière question. Tu m'as parlé d'élus ce matin, penses-tu que ces ados ont des pouvoirs ?
- Eh bien, il y a Naruto et Gaara. Mais ce n'est rien d'autre qu'une rumeur provenant d'une légende. Par contre, il y a cette fille, Sakura. Je l'ai vue soulever une voiture sans sourciller.
- Voyez-vous ça. Bien, j'ai des choses à préparer.
- Bon, d'accord. J'ai vraiment apprécié ce repas en ta compagnie.
- La tienne n'était pas désagréable non plus.
Elle se mit à rire.
- J'espère que nous aurons l'occasion de partager encore un repas ensemble très bientôt. Enfin, quand tu seras prêt, peu importe ta réponse, je serais là pour l'écouter.
- Au revoir, Naamah.
Ma réponse, hein ? Je suis désolé mais l'humanité n'est pas prête à connaître la vérité qui se cache derrière la famille Uchiha, ni sur le secret de la collection de mon géniteur. Cependant, cette légende dont elle m'a parlé, je la connais. Si elle est vraie, alors mes élèves, eux, doivent connaître la vérité, ils sont tous en danger. Mais ne tirons pas de conclusions hâtives. Avant de prendre une décision, je vais me renseigner sur chacun d'entre eux. S'ils sont bien les élus dont parle ce mythe, je le découvrirai et j'agirais en conséquence.
Voilà, c'est finit. Je vous dit à très bientôt ,dans un mois dans le meilleur des cas. Je sais c'est vache de vous laisser sur ça mais en ce moment je bosse sur deux nouvelles histoires. J'essayerais de vous faire patienter avec "Un duo presque parfait" et '' Histoire de couple".
à plus ^^
