Yo ici J'men ^^

Yo mina! Content de vous revoir, ça fait longtemps! J'ai quelques petits soucis donc je ne pourrais pas publier un chapitre par semaine. Ils sont écrits ( il y en a 6 en tout) mais pas encore corriger. Pour tout vous dire, celui là ne devait pas sortir vu que ma bêta ne l'a pas revu, mais je tenais vraiment à le publier aujourd'hui. J'espère que je n'ai pas fait trop de fautes.

Avant que certains ne posent des questions, tout ce qui a été dit dans ce chapitre est vrai, mais vous pouvez vérifier par vous même.

Merci d'être aussi nombreux à lire cette histoire, merci à ceux qui ont commenté , follow et l'ont mis en favoris, enfin merci à Yasei ma bêta. J'espère que vous allez aimer ce chapitre.

Réponse au reviews

Sakka-sensei : Yo sensei !

C'est vrai que voir des démons, des fantômes et des visions du passé et du futur, ne doit pas être simple. MDR, non tu ne vas pas me faire de chantage quand même? Pas toi, sensei ;) En parlant d "infiltré", je vais reprendre la lecture ce soir, j'ai hâte de voir la rencontre Hinata Itachi.

Concernant Sasuke, c'est vrai qu'il est un personnage très intrigant. Derrière ce cynisme si drôle se cache un lourd passé ainsi qu'un devoir à accomplir. Pour ce qui est de son "Saki" le chapitre suivant va venir donner des infos sur ce pouvoir et sur François.

XD, ouais Deidara Nitro, j'ai trouvé que ça sonné bien!

"Madara le collectionneur" , que collectionne-t-il? C'est une très bonne question. Comment te répondre en te faisant encore plus cogiter? Madara et sa défunte femme sont tous deux issus d'une lignée puissante ayant deux missions primordiales pour le sort de l'humanité. Madara a fait tout ce qui était en ce pouvoir pour mener à bien ses missions. Cet excès de zèle a causé involontairement la mort de sa femme. Sasuke ne lui a jamais pardonné cela. Voilà voilà, ne me remercie pas.

ps : Oui j'adore que Madara soit le père de Sasuke, ils vont bien ensemble.

Lexique

cabrão : On peut traduire ça par connard en portugais.

Gringo : C'est une façon péjoratif de désigner un étranger , plus précisément les américains pour les personnes d'origine latine ( espagnol et portugais par exemple).

Cranberry sauce : C'est une sauce très prisée par les américains, ils l'utilisent pour Thanksgiving mais certains en mettent partout.

Vai te foder , gato fedorente! : Littéralement, ça veut dire " Va te faire foutre chat puant!" En portugais.

sur ce, bonne lecture .


Un déjeuner tumultueux, dernière partie

Chapitre 25

Après avoir débattu avec Marvin sur l'image de la France et qu'est-ce que c'est qu'être français, Guillaume et son groupe d'amis, rejoignirent « Hell Garden ». Les adolescents avaient prit place à une grande table rectangulaire. Il y avait tout d'abord, assis côte à côte, Léo, Akihide, Ingvard, Jacques, Drew et son acolyte de toujours Julian. De l'autre côté, leur faisant face, il y avait: Guillaume, Omoï, Yeho, Addil ainsi que les deux jumeaux Luke et Léohnidas. Les discussions partaient de toute part entre la bande de copains, mais c'est bien le duo américano-portugais qui était le plus agité. En effet, Drew et Julian étaient en pleine partie de leur jeu préféré, sous le regard intrigué de Jacques l'un des deux nouveaux élèves de le seconde B.

« Bon c'est à mon tour, essaye de trouver ça le rampant ! le défia le natif du pays de l'oncle Sam. Alors, voici la définition : Peuple connu pour être le plus grand fouteur de merde de l'histoire, aimant inciter des minorités à prendre des douches. Alors quelle est ta réponse?

- C'est trop facile, tu en a fais des plus difficiles cabrão gringo. La réponse est: Le peuple allemand.

- Bien joué, 2-2.

- Pour l'instant, à mon tour. Ta définition est : Bientôt...au...chômage.

- La réponse est Bac, va falloir faire mieux que ça la limace. Apparemment ton accident a aussi amoindri tes capacités intellectuelles.

- Ferme-la et passe à la suite, crétin de ricain !

- D'accord, prépare-toi à perdre. La définition est : Camps de concentration servant à formater les cerveaux de la jeunesse.

- Réponse évidente, c'est l'école. Trois partout, ce point peut être décisif, fais gaffe.

- Vas-y, i'm okey! fanfaronna son adversaire pas du tout intimider.

- La définition est : Prostituée vêtue de blanc ayant vendu son honneur pour soulever un trophée aux grandes oreilles. déclara l'adolescent en riant au fond de son fauteuil.

- Oh le petit con! sourit le jeune Washington en contenant son énervement. On avait dis pas d'attaque personnelle! Tu veux jouer à ça sale raclure incapable de tenir debout?

- Donne ta réponse ou abandonne enfoiré de brun prétentieux!

- La réponse, bien que cela soit faux, est : L'olympique de Marseille, accusé par certains jaloux de corruption pour avoir était le seul club français à gagner la ligue des champions. Maintenant à moi l'handicapé. La définition est : Prostituée vêtue de bleu marine courant sur un terrain vert pour distraire les dirigeants d'un pays finançant le terrorisme.»

Akihide, Ingvard, Omoi, Guillaume et les jumeaux ne purent s'empêcher de rire après cette déclaration, ce qui contribua à exaspérer davantage le garçon d'origine portugaise. De son côté, Jacques continuait à se demander quel était donc cet étrange jeu et si Julian et Drew était bien amis. La manière très virulente avec laquelle les deux garçons se parlaient le surprenait.

Ingvard, le suédois excentrique, n'était pas du tout préoccupé par tout cela, bien trop captivé par sa lecture. Ses yeux d'un bleu vert étaient rivés sur son Smartphone. Il lisait avec engouement un autre Drarry.

Léo, lui, était silencieux. Le garçon à la bible contemplait presque avec admiration le protégé du jour d'Omoï. Le concerné se contentait d'observer le grand réfectoire avec émerveillement. Bien que ce dernier ait une décoration bien dérisoire en comparaison avec le « Jardin des hommes » et bien évidemment le « Jardin d'Eden », Yeho semblait séduit par sa beauté.

Addil quant à lui ne parlait pas, il ne mangeait pas non plus. Il n'avait pas d'appétit. Addil n'était pas triste, non ce que Jacques lui avait révélé, avait apaisé son cœur. Simplement, il appréhendait cette fin de journée. Sa mère et sa sœur seraient certainement heureuses d'apprendre que Tarriq était mort en héros, son père en revanche... Depuis la mort de son frère, son père n'avait pas prononcé son prénom une seule fois. Une partie d'Addil comprenait, comprenait que c'était peut-être sa façon à lui de faire son deuil. Mais de l'autre, il lui en voulait pour ça. Cette manière de faire comme si Tarriq n'avait jamais existé, il détestait son père pour agir ainsi.

« Je ne peux pas dire ça! s'écria Julian. Ce n'est pas vrai, c'est un mensonge!

- Si tu ne le dis pas, ça sera considérait comme une mauvaise réponse, par conséquent j'aurais gagné.

Julian, mécontent, se mit à baragouiner quelques mots en portugais avant de répondre enfin à son opposant favoris.

- Bon, ok. Tu as gagné. La réponse est : Le club de foot du Paris Saint-Germain. répondu le supporter parisien à contre cœur

- Exactement, c'est bien ça! jubila son rival amusé.

- Dites-moi les gars, les interpella le niçois. Je vous écoute depuis un moment, mais je n'arrive pas à savoir à quel jeu vous jouez exactement.

- On joue à «What this». le renseigna Julian. On doit donner une définition alternative d'un mot, d'une personne ou d'une idée et l'autre doit deviner de quoi il s'agit. Là on fait une partie à cinq points.

- Je vois, ça à l'air marrant.

- Et comment ! certifia Drew. Bon c'est à toi Julian, dernier mot.

- Attend un peu, j'ai un blanc.

- Tu as trente secondes, c'est la règle.

- C'est bon, je connais les règles! Ok, pas le choix, j'invoque l'appel à un ami.

- Pff, sale lâche. Et à qui tu fais appel?

Le concerné prit quelques secondes de réflexion avant de reprendre avec un large sourire.

- Guillaume, je choisis Guillaume!

- Très bien, je valide ton choix. Guillaume, tu as une minute pour donner une définition.

- Je connais les règles, soucis-boy et je n'ai pas besoin d'une minute. Ma définition est la suivante : Amnésie collective colorée instauré par l'état français.

- C'est quoi ce truc ? lui demanda Drew d'un air incongru.

- Tu as trente secondes. se contenta de répondre le petit noir.

Les secondes passées à une vitesse fulgurante, tandis que le cerveau de Drew était en ébullition, l'échéance arrivait à son terme sans que le brun ne réussisse à percevoir le moindre élément de réponse. Puis il eut une révélation, un mot attira son attention, « colorée ».

- Il te reste moins de dix secondes, cabrão gringo.

- Silence le rampant! J'ai trouvé, la réponse est : Colonisation. C'est bien ça l'albinos?

-Réponse correct. Par ailleurs, même si je te le répète chaque jour, je préfère que tu te réfères à moi en m'appelant: le petit noir ou tout simplement Guillaume.

- Oui, comme tu veux l'albinos. Bien, c'est le dernier point à gagner Julian. Si tu trouve ce mot, ça sera ex-æquo, mais si tu foire, la victoire sera mienne.

- Vas-y accouche!

- L'ultime définition est : Petit appendice, servant à détecter les meubles quand on marche dans une pièce non éclairée. Tu as trente secondes, tic-tac.

- Mais c'est quoi cette définition à deux balles ! se plaignit-il en faisant de grands gestes.

C'était maintenant à son tour d'être dans l'impasse. Il avait beau chercher, cette définition ne lui parlait pas du tout. Julian allait perdre. Julian venait de perdre.

- C'est finit, la victoire est à moi ! Hurla Drew fier de lui! Je t'ai écrasé maudit rampant supporter du PSG!

- C'est bon, cesse de crier et dit moi qu'elle était la réponse ! déclara son frère de cœur ne cachant pas sa contrariété.

- La réponse était, roulement de tambour : orteil.

- Quoi? Orteil! Mais oui, comment j'ai fait pour passer à côté de ça? se demanda-t-il à voix haute, en mettant ses mains sur son visage, dépité.

- C'est normal, après tout ce n'est pas comme si tu étais concerné.

- Hein, ça veut dire quoi ça Drew?

- C'est simple, ça veut dire que ça doit faire une éternité que tes orteils n'ont pas servis. se moqua l'ex petit ami de Makino.

- Drew, t'es trop con!

- Julian a raison Drew, tu es vraiment con et détestable! intervint Jacques

Sa prise de parole stupéfia toute la table, mais surtout le duo terrible de la seconde B.

- C'est quoi ton problème avec moi, le nouveau ?

- Mon problème c'est que t'es con et que je te trouve vraiment lourd à t'acharner sans cesse sur Julian. Tu le traites de rampant, d'éclopé et te moque de lui à chaque fois que tu ouvres la bouche. Est-ce que nous on se moque du fait que tu as des dents du bonheur? Tu dois présenter des excuses, exigea-t-il fermement

- Tient, on dirait bien qu'il va y avoir un petit clash. constata Ingvard en levant les yeux de son portable. Intéressant, c'est rare de voir des gens s'opposer à la répartie de Drew.

Drew resta silencieux quelques instants, il regarda son meilleur ami puis sourit, avant de jeter son attention sur son accusateur.

- En ce qui concerne Julian, je n'ai aucunes excuses à présenter et si ma manière de parler lui déplaît il est assez grand pour me le dire. Enfin concernant ta petite pique sur ma dentition, c'était pas mal. C'est vrai j'ai une petite brèche entre mes dents du milieu. Mais toi il te manque des dents et celles qui restent sont jaunes. Alors je préfère avoir des dents du bonheur que le malheur d'avoir tes dents. Non mais sérieusement critiquer mes dents alors que les tiennes sont si horribles que l'Union française pour la santé buco dentaire a émit une pétition à ton encontre pour t'interdire de sourire, c'est culoté. Sur ce, je vais au self.

- Tu vas faire quoi là bas, cabrão gringo?

- Je vais demander de la Cranberry sauce.

- Tu ne peux pas consommer un seul repas sans manger cette sauce atroce?

- Julian! Comment oses-tu critiquer ma sauce fétiche ? Fais attention à ce que tu dis ou je risque de rompre notre serment de fraternité misérable larve originaire de ce petit bout de terre inutile rattaché à l'Espagne ! le menaça-t-il fou de rage.

- C'est bon calme toi. Et ne parle pas ainsi du Portugal!

- Alors ne parle plus ainsi de ma sauce!

- Ok, j'ai compris.

- Il y a intérêt!

- N'empêche que la sauce canneberge- commença-t-il avant de se faire couper.

- La Cranberry sauce, ignare sur deux roues!

- Oui, si tu veux. Bref, cette sauce n'est servie qu'à partir du Jardin des hommes on est au Jardin de l'enfer ici, je te signale.

- Ne t'inquiète pas, je vais parler à la cantinière.

- Et tu vas dire quoi?

- Je vais lui faire une offre qu'elle ne pourra pas refuser. fit-il en imitant l'accent italien.

Le vainqueur de la partie de « What this », se leva et commença à partir pour demander sa Cranberry sauce en effectuant une danse de la victoire.

- Attend-moi cabrao gringo, il n'y a plus de pain. Je vais en chercher.

- Non, je n'ai pas envie tu vas me ralentir, il n'y a que quand on fait la queue au super marché que tu es utile.

- Vai te foder , gato fedorente!

- Désolé j'ai rien compris l'éclopé. Tu ne pourrais pas parler en français? On est en France tout de même, essaye de t'intégrer bordel!

- Contrairement à toi je suis né en France, je n'ai pas besoin de m'intégrer sale ricain. Alors ferme-la et attend-moi ou je balance à tout le monde ton surnom secret.

- Okey c'est bon relaxe! prit-il peur. Je t'attends, pas la peine de déballer notre linge sale en public. Allez, viens.

Julian se saisit de la corbeille à pain pour suivre son complice quand Jacques l'arrêta.

- C'est bon je vais y aller, ça doit être difficile pour toi. Ne t'en fait pas, moi cela ne me pose aucun problème de me déplacer.

- Et merde, ça va péter! laissa échapper Akihide gêné.

Si Drew était hilare, Julian était tous sauf content.

- Qu'est-ce que tu viens de dire Jacques? lui demanda Julian en fronçant les sourcils.

- Oh, je suis désolé, j'ai peut-être parlé trop vite. présuma le niçois. Tu veux que je répète un peu plus lentement ? le questionna-t-il avec bienveillance.

- Jaques ferme ta putain de gueule! S'insurgea Julian à bout de nerf

- Qu'est-ce que j'ai fait?

- Tu me tapes sur le système! Je suis handicapé, ce fauteuil me le rappel à chaque minute, à chaque seconde. Je le sais, je n'ai pas besoin que tu me le rappelles. J'ai peut-être les deux genoux en miettes et le bassin abîmé, mais je reste un adolescent tout comme toi. Je n'ai pas besoin de ta pitié et je n'aime pas ta façon de me parler comme si j'étais un gamin attardé. Je n'ai aucun soucis de compréhension alors parle-moi avec moins de condescendance. Tu dis que Drew est lourd mais c'est celui qui me comprend le mieux. Son attitude est la même depuis qu'on se connait. Alors à partir de maintenant, si je ne te demande pas ton aide ou ton avis, abstiens-toi d'intervenir. Drew on y va!

- Julian attend, je suis désolé je ne voulais pas être méchant. J'aurais du réfléchir avant de parler.

- Oui, tu aurais dû. »

Julian se saisit de la corbeille à pains et emboîta le pas à son ami de toujours laissant le niçois méditer l'air coupable sur ses paroles.

« T'en fais pas, ça lui passera. le rassura Akihide en lui souriant amicalement.

- Je ne voulais pas le vexer, je vous assure. Je suis nouveau, j'essayais juste d'être gentil avec lui.

- On sait tous ça. intervint le petit noir. Tu es nouveau, tu ne connais personne et tu veux te faire de nouveaux copains, on le sait. Comme tu l'as dit tu veux être gentil, seulement ta gentillesse cache autre chose.

- Autre chose? Qu'est-ce que tu veux dire?

- Si tu es gentil de cette façon c'est parce qu'il est en fauteuil roulant. Ce que tu appelles gentillesse n'est rien d'autre que du mépris. Quand tu lui a parlé tout à l'heure, tout ce qu'il a entendu c'est : « Oh le pauvre ».

- Ce n'est pas ce que je voulais! Je suis bien placé pour savoir à quel point la pitié des autres peut devenir un fardeau. Si je suis intervenu c'est parce que Drew ne fait que l'insulter à tout vas et aucun de vous ne réagit. Est-ce que vous trouvez son comportement normal?

- Drew et Julian ont une relation complexe. répondit le brillant. Quand on les regarde de loin ils paraissent comme chiens et chats mais quand on creuse un peu on remarque très vite qu'ils sont très fusionnels. Ils se comprennent sans avoir besoins de parler. C'est certainement la plus belle amitié que je n'ai jamais vue de ma vie. Après concernant Drew, sache que c'est un véritable trouble fête. C'est un petit prétentieux qui adore provoquer l'indignation de l'opinion publique, du moins c'est le personnage qu'il incarne. Mais il a un bon fond, tu finiras par le comprendre.

- J'en doute fort. Ce mec est le genre de personne que je déteste le plus.

- On en reparle dans une semaine petit Noël. »


Quelques minutes après cette discussion autour du jeune Washington, le concerné revenu le sourire aux lèvres content d'avoir obtenu sa précieuse sauce, suivit de près par Julian.

« Alors souci, t'es content d'avoir eu ta « special sauce »?

- Je ne te le fait pas dire Akihide, je vais enfin pouvoir manger un repas convenable. Dites les gars, est-ce que vous avez regardez E.T? C'est passé hier à la télé.

- Non je ne perds pas mon temps devant de telles absurdités! J'ai regardé un documentaire sur la marche de Selma. commença Guillaume.

- Nous on a joué à Call of! poursuivit Luke, l'un des jumeaux.

- Léo et moi on était à la cathédrale toute la nuit, on n'a pas vraiment eu le temps de mater la télé. l'informa le brillant.

- Vous n'êtes pas drôle les gars, ce film est un classique. Comment vous avez pu manquer ça? Et toi, Ingvard? Oi Ingvard je te parle là!

- Oh quoi! Tu perturbes ma lecture! fit-il en daignant enfin lever les yeux de son téléphone.

- Qu'est-ce que tu as regardé hier soir à la télé stupide consommateur de porno gay ?

- J'ai regardé un reportage sur Volkswagen et la fameuse affaire du « Dieselgate ». Cette affaire m'a vraiment choqué.

- Pfff, qu'il y a-t-il de si choquant dans le fait que des nazis soient impliqués dans une histoire de gaz toxique. ironisa Drew hilare

- Ferme-la le ricain! Tout les allemands ne sont pas des fachos, mon papa l'est aussi je te signal.

- Je pensais que t'étais suédois, monsieur le viking excentrique?

- Oui, c'est ma très chère génitrice qui est suédoise mais mon papounet est allemand, petit crétin ignare. Est-ce que je peux continuer ma lecture ou tu vas encore m'emmerder?

- C'est bon tu peux continuer ton porno littéraire, petit viking.

- Merci, bien.

- Bien, et toi le protégé de Omoï! brusqua-t-il Yeho toujours en admiration devant le self. Alors qu'as tu fais hier? Vu ta dégaine je pense que tu devais fumer de la Ganja. présuma le cinéphile.

- Fumer de la... Désolé, je suis confus, j'ignore de quoi tu parles.

- De la Ganja, du cannabis quoi.

- Du cannabis? demanda-t-il toujours aussi perdu.

- Mais bordel quel genre d'adolescent est-ce que tu es? Bref tu sais quoi laisse tomber. Dis-moi plutôt ce que tu as regardé à la télé.

- Je n'ai pas de télé chez moi.

- Quoi! s'écria-t-il abasourdit par cette annonce. Tu as au moins un smartphone? essaya-t-il de se rassurer.

- Un quoi?

- Seigneur! fit-il exaspéré en prenant sa tête dans ses mains. Tu n'as ni smartphone ni télévision. Nous sommes en 2016 quand même! Mais qu'est-ce que tu fais de tes journées?

- Je parle.

- Tu parles? Quoi avec des vrais gens?

- Oui. sourit-il.

- Putain, j'en reviens pas que ça existe encore des gens comme toi. Et hier, tu as parlé à quelqu'un?

- Oui à mon père.

- Une discussion père fils, comme c'est intéressant. Ton père, il vit avec toi?

- Avec moi?

- Ouais , il dort chez toi et tu le vois souvent.

- Oh, je comprends ce que tu veux dire. Mon père est présent pour moi mais aussi pour tous ses enfants. Il est ici, là bas et même ailleurs.

- Ah, je vois, c'est un voyageur lui aussi. Mon papa à moi aussi en est un.

- De quoi est-ce que tu parles au juste Drew? l'interpella le petit noir. Ton père n'est pas un explorateur, c'est un homme d'affaire, un millionnaire et le créateur du réseau social "My Life". Ton père est Georges Crawford.

- Non Guillaume, Monsieur Crawford est mon beau-père. Je tiens à lui et je suis reconnaissant pour tout ce qu'il a fait pour ma mère et moi mais, il ne pourra jamais remplacer mon père.

- Dans ce cas Drew, où est-donc ton père et qui est-il au juste? J'ai toujours pensais que ton côté snob et arrogant te venait de ce vieux friqué de Crawford mais j'avais tort. Alors, qui est ton géniteur? »

Drew ne répondit pas. Ce n'est pas qu'il ne voulait pas répondre bien que c'était un sujet sensible qu'il ne partageait qu'avec sa mère et Julian. À vrai dire, un matin, son « cool daddy » comme il l'appelait, le réveilla et lui dit tendrement : « Je m'en vais nous chercher de l'or, prends bien soin de ta maman mon trésor. Je vous aime fort tout les deux, même si ton haleine me pique les yeux! Olala mais qu'est-ce que tu fouette, ha ha ha. rit-il! Allez, fais de beau rêve Andrew. »

C'était la dernière fois que Drew vu son père. Lui et sa mère avaient quittés les Etats Unis depuis lors, il ne savait pas où il était ni même s'il était encore vivant. Alors il ne pouvait répondre à Guillaume car il ne savait pas. « Souci » avait l'air peiné, il regardait son plateau accablé. Heureusement il pouvait compter sur Julian.

« C'est bon Guillaume lâche-le un peu!

- Merci, Julian.

Julian était éberlué, ses yeux étaient presque écarquillés. C'était la troisième fois depuis qu'ils se connaissaient que Drew l'appelait par son prénom.

- Est-ce que ça va Drew?

- No worry, le rampant. Bien revenons à nos moutons, Yeho. Qu'est-ce que t'as fait après avoir parlé à ton père?

- J'ai parlé avec des enfants.

- Des enfants! Tu parles de ces infections sexuellement transmissibles? Quel horreur!

- Tu n'aimes pas les enfants? lui demanda Emmanuel, le visage toujours aussi ravie.

- C'est tout de même assez drôle qu'un enfant de deux ans d'âge mental comme toi n'aime pas ses semblables. se moqua Akihide.

- Non, c'est juste que ces choses sont comme les migrants pour moi.

- Attends t'es sérieux là! T'es en train de comparer les enfants à des migrants? fit-Omoï choqué

- En plus d'être un enfoiré t'es un hypocrite. Je te signale que t'es né dans l'Etat de New York, toi aussi t'es un immigré cabrao gringo!

- Je suis un américain et un immigré américain cela n'existe pas. Non, moi je suis un touriste économique qui est tombé amoureux de ce pays et qui a eu l'amabilité de rester pour participer à son développement culturel. Pour en revenir aux enfants et aux migrants, moi au moins j'ai le courage de dire ce que tout le monde pensent.

- De quoi tu parles encore? Le problème de la migration n'est pas un sujet à prendre à la rigolade surtout quand on sait que ton pays est gouverné par un type comme Trump. le prévint Guillaume

- « De quoi tu parles encore? » Vous avez que ça à la bouche? Les migrants et les enfants sont pareils. On est tous touché et attendrit quand on les voit en photos, quand on les voit de loin mais personne n'est prêt à en prendre un chez soit. Ils crient, on comprend rien à ce qu'ils racontent car ils ne sont même pas foutus de parler nôtre langue et ça crache partout.

- Les enfants où les migrants?

- Les deux Guillaume, les deux. Mais j'avoue préférer les migrants. Bien et toi Addil, qu'est-ce que t'as regardé hier soir?

- Laisse-moi tranquille Drew, je ne suis pas d'humeur à écouter tes divagations.

- Pas de ça avec moi, mon petit maghrébin. Alors tu as regardé E.T? persista son confrère brun

- Drew, je t'ais dit de me laisser.

- Et moi je t'ai posé une question. La politesse tu connais?

- Drew ferme-là, je n'en ai rien à faire de ton film d'extraterrestre à la con!

- Comment oses-tu insulté mon héros d'enfance ainsi?

- Je pensais que c'était « Drax » ton héros favoris.

- Silence le rampant! C'est entre moi et Addil. C'est quoi ton problème avec E.T?

- Rien, mis à part qu'il ressemble au Sheitan!

- Lui au moins il sait qu'il doit rentrer à la maison, voyageur de Tunis! De toute façon t'es comme tes deux copains?

- Je t'ai déjà dit que je ne viens pas de Tunisie! Et puis qui sont ces « deux copains »?

- Léo et Akihide. Comme eux, tu joues les bons religieux mais tu es insensible devant la souffrance d'un pauvre migrant interstellaire comme E.T. Est-ce parce qu'il était gay? Après tout, musulmans comme catholique s'accordent à les détester.

- Drew ferme-la! Tu ne vas quand même pas faire le procès de nos religions juste parce qu'on a refusé de regarder ton film stupide?

- Pourquoi pas? le prit à parti le grand consommateur de fan-fiction.

- Non tu ne vas t'y mettre toi aussi Ingvard?

- Et pourquoi je me priverai de ce débat si passionnant? Et puis je suis quand même un peu concerné. Alors « le pistonné », qu'est-ce que tu as contre les homosexuelles?

- Rien, rien du tout!

- Vraiment? Pourrais-tu tenir le même discours devant Konohamaru?

- Konohamaru? Qui c'est celui-là?

- Quoi tu as déjà oublié, ou bien étais-tu en transe? Ou peut-être combattais-tu pour ton dieu? Konohamaru, c'est le prénom de la personne que toi et tes sous-fifres avaient tabassés ce matin. Oui, je suis au courant. Tu sais ce qu'on dit, les gays sont comme les noirs, ils se connaissent tous. Alors, est-ce que tu maintiens tes propos, Akihide Shimura? »

Le fils du principal ne pouvait dire le moindre mot. Il avait le souffle coupé. Sa gorge était nouée par les remords et la culpabilité. Il ne pouvait pas nier ce qu'il s'était passé ce matin. Ce qu'il avait fait à ce garçon était horrible, répugnant et contraire avec les valeurs que sa mère lui avait inculqué. Seulement, au fond de lui, tapis dans les méandres de son cœur, il y avait de la haine. Oui, la colère d'hier c'était changée en une haine viscérale. Cette noirceur était dirigée contre les homosexuelles et les lesbiennes. Il ne savait pas lui même d'où venait cette rancœur. Depuis qu'il avait quitté les messagers et qu'il passé son temps en compagnie de Léo, son cœur était plus apaisé. Mais, il arrivait parfois qu'il se laisse submerger par ses vieux démons. C'est ce qui c'était passé ce matin.

« Alors le catholique, tu as perdu ta langue? Vas-y répond, ma question et simple après tout.

- Ingvard. vint à sa rescousse Léo. Je ne veux pas défendre Akihide, car ce n'est pas à moi de le juger. Nous ne sommes que des hommes, nous sommes tous tôt où tard capable de faire les pires atrocités comme des actes emplis d'amours. Le Judaïsme, l'Islam ou le Catholicisme, tous ces concepts ont leurs défauts mais ils mettent en lumière les meilleures parties de nous. Seulement certains s'en servent avec des intérêts ignobles et d'autres détournent leurs propos pour diffuser des messages de haines.

Par exemple le texte du Lévitique que certains traduisent par « Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme, cela serait une abomination. », traite de la condamnation du culte idolâtre cananéen ayant recourt à la prostitution sacrée et non pas de questions liées à l'orientation sexuelle telle qu'on la comprend aujourd'hui. Je terminerais par dire qu'il est impossible de reprendre des textes qui reflètent les conceptions du Proche-Orient ancien pour en trouver des « recettes » applicables directement pour nos débats de société actuels.

- Et toi Yeho qu'est-ce que tu penses des dires de ton collègue catho ?

- Qu'est-ce que tu racontes Drew? Yeho est juif. le renseigna Omoi.

- Quoi! T'es juif? Mais tu es noir et pauvre, ce n'est pas possible! Bon , pourquoi pas? Alors ton avis sur la question. Je présume que ça doit être le même que tous tes autres copains banquiers?

- Gabriel m'a toujours dit de réfléchir par moi même. »

Le prénom que Yeho Emmanuel venait de prononcer attira l'attention de Léo. Depuis qu'il avait vu Yeho, le jeune homme à la bible avait des soupçons. Sa façon de parler, son physique, son énergie mais surtout son prénom et son nom, tout porté à croire que ce nouvel élève atypique était celui qu'il attendait. L'évocation de ce Gabriel et le timing de son arrivée ne pouvait signifier qu'une seule chose.

« Dis-moi Yeho. l'apostropha « Le bellâtre aux yeux d'azur ». Qui est donc ce Gabriel?

- C'est mon tuteur, mon père l'a envoyé pour me protéger. C'est lui qui m'a appris tout ce que je sais de ce monde.

Pour la première fois depuis une éternité, Léo sourit. Cette fois il ne s'agissait pas de son sourire de façade habituel, non cette fois c'était un véritable sourire, un sourire de satisfaction.

- Du coup qu'est-ce que tu penses de l'homosexualité, Yeho? revint à la charge Ingvard.

- Je pense que l'amour est la plus belle chose qui soit . Je pense qu'importe ses formes, l'amour est un cadeau de dieu et que personnes ne peut nous dire qui l'on peut et qui l'on ne peut pas aimer. Mais ce n'est que mon avis, je ne suis qu'un homme parmi tant d'autre.

- J'aime bien ton avis! s'écria le petit viking réjoui. Si un jour tu crées ta religion, préviens-moi je signerais à coup sûr chez toi.

- Tes paroles sont loin d'être vides de sens. Toutefois, je doute que ce genre de message touche le cœur de tous les hommes.

- Léo a raison. C'est bien de parler de dieu mais ce n'est pas un problème de religion, pas que. La nature humaine est aussi en cause. Ainsi en Afrique du Sud par exemple, on dénombre de nombreux « viols correctifs ». Pour ceux qui ne savent pas quel est ce procédé, c'est très simple. De charmants messieurs s'attaquent à des lesbiennes et les violent dans une démarche « thérapeutique ».

- Pas besoin d'aller aussi loin Guillaume. On peut prendre l'exemple de l'Algérie et du Maroc où l'homosexualité nous conduit en prison. D'ailleurs ce n'est pas un peu con comme idée? Rassembler dans un seul coin des gens qui aime forniquer et introduire des choses dans un endroit que le soleil ne voit jamais, ce n'est pas très futé. Quand penses-tu « Le prince venant d'Alger »?

- Je ne sais pas. murmura-t-il

- Quoi? Je n'ai rien compris.

- Laisse-le tranquille Drew. le stoppa Julian. Et puis qu'est-ce que tu veux qu'il te réponde? Addil est né ici, il est français et n'est parti qu'une seule fois au Maroc. A quoi bon lui poser ce genre de question? Franchement vous autres les américains vous aimez trop jouer les donneurs de leçon à croire que vous êtes irréprochables.

- Ok, parlons de la France alors. Oui parlons du pays qui est appelé « Pays des droits de l'homme ». Parlons du fait qu'avant le 11 Juin 1981, il y avait un groupe spécial intitulé : « Groupe de Contrôle des Homosexuels », rattachés à la préfecture de Paris qui effectuait des fichages d'homosexuels et des contrôles d'identité sur leurs lieux de drague.

- Hein? C'est vrai ça, souci? J'en ai jamais entendu parler, ni au collège ni au lycée.

- Rien de surprenant Julian, l'éducation nationale aime bien entretenir une belle image de la France. Dans cette optique jamais un prof ne te dira que Napoléon a restauré l'esclavage en France ou que Victor Hugo était pour le pillage de l'Afrique. déclara Guillaume la colère se faisant sentir dans sa voix.

- Voilà une déclaration pour le moins avilissante. surgit une voix auguste derrière eux.

Dans un mouvement unanime, la bande de garçons braquèrent leurs yeux vers la personne qui était venu perturber leur repas.

- François d'Orléans. murmura Akihide d'un timbre craintif »


François, le Souverain des Messagers, était face à eux, accompagné par son homme de confiance Clément, Lecoq impétueux. Mais que diable ces deux là étaient venus faire au Jardin de l'enfer? Le noble fit le tour de la table et vint se poser derrière le brillant. Toute la table était silencieuse, tous étaient comme accablés par l'aura de François. Oui, plus que son charisme, il se dégageait de lui une pression presque surnaturelle. Même Jacques qui pourtant ne le connaissait ni d'Eve ni d'Adam était apeuré, sans trop savoir pourquoi. Les adolescents étaient crispés, se demandant comment réagir. Fait surprenant, Léo n'était plus le seul à rester imperturbable, Yeho aussi continuait de sourire naïvement.

« Tu peux m'appeler François, Akihide. Nous sommes amis après tout, pas besoin d'être aussi formelle. Alors, vous étiez en train de parler de Napoléon et l'honorable Victor Hugo?

- C'est bien cela. répondit Guillaume

- Je me permets de prendre part à ce débat.

- Pourquoi ça, tu penses être le mieux placé pour parler de l'esclavage et de l'Afrique? le questionna Drew

- Loin de moi cette prétention. Après tout, contrairement au petit noir, Guillaume ici présent, je ne suis pas originaire de Nantes. Cette ville si réputée qui détenait le premier port négriers français. Et je ne suis pas non plus originaire comme toi Drew Washigton, de ce merveilleux pays: les Etats Unis.

Oui, ce pays constitué d'anciens prisonniers anglais envoyé en repérage sur une terre en paix pour semer le chaos. Ce pays qui aime donner des leçons oubliant qu'il est l'auteur du génocide amérindien, soit entre 80 et 100 millions de personnes. Il est aussi le pays responsable de 400 ans de persécutions envers l'homme noir. Oui, contrairement à vous deux, je n'ai pas beaucoup de légitimité mais j'ai quelques connaissance sur le sujet. Alors, c'est quand vous voulez? »

Pour une fois, Drew ne savait pas quoi dire, François lui avait cloué le bec. Il devait bien le reconnaître, François était un homme de grande répartie. Guillaume aussi était impressionné, mais ce sujet lui tenait à cœur alors il ne voulait pas se laisser submerger par l'éloquence magistral de son adversaire.

« Laisse-le moi Drew, j'ai hâte d'échanger quelques mots avec notre cher « Souverain ». Oui, c'est un vrai plaisir.

- Le plaisir est partagé, même si il est assez cocasse que le fils d'un homme ayant milité pour qu'il y ait plus de blanc et moins de « gens comme ça » dans l'équipe de France de Football nous donne des leçons sur le racisme. plaisanta l'homme libre

- On ne peut reprocher au fils les actes du père. Chacun est responsable de ses propres paroles. Si tu as quelque chose à dire à mon père je te conseille de t'adresser directement à lui.

- Milles excuses, je ne voulais pas te blesser. Ce n'était qu'une petite boutade futile.

- Je ne suis pas blesser, je tenais juste à mettre les points sur les i, pour que les choses soient claires.

- Tu m'en vois ravi, ainsi, maintenant que les bases sont posées, nous pouvons entrer dans le vif du sujet. Je t'écoute qu'as tu à reprocher à Napoléon et Victor Hugo, deux de nos plus grands symboles?

- Napoléon, ce vertueux homme blanc est coupable d'avoir remis au goût du jour en France l'esclavage.

- Ce que tu dis n'est pas tout à fait vrai, Guillaume Rousseau. La loi du 20 Mai 1802 rétablie l'esclavage et la traite des « nègres » au sein des colonies françaises. Soyons précis.

- Tu as raison François, soyons précis. Ainsi dans un souci de précision et pour que l'audience comprenne mieux le contexte est le vrai visage du petit corse, j'aimerais citer Monsieur Décrès. Le 14 Novembre 1801, Décrès, l'homme désigné par Napoléon pour être le Ministre des colonies et de la Marine déclare : « ... Je veux des esclaves dans les colonies. La liberté est un aliment pour lequel l'estomac des nègres n'est pas préparé. ... Je crois qu'il faut envoyer une force considérable en Guadeloupe, non pour la réduire à ce qu'elle était mais ce qu'elle doit être.

Comme disait Max Gallo « Oui, Napoléon a rétabli l'esclavage aboli par la convention de 1794...mais pour le sens de l'histoire cela n'était pas important. » Ainsi difficile de trouver des articles traitant ce sujet sur le net. Néanmoins, je dispose d'une bibliothèque personnelle conséquente.

La suite la voilà! Le 28 Mai les troupes du Général Richepanse chargés de rétablir l'esclavage en Guadeloupe ont massacrés dix mille hommes et femmes noirs soit 10% de la population de l'époque. La soif de domination de Napoléon ou plutôt du premier Hitler comme j'aime l'appelait, ne s'arrêta pas là. Il voulut aussi asservir Saint Domingue, aujourd'hui renommé Haïti. Toutefois il trouva une ombre sur sa route : Toussaint L'ouverture. »

Ce nom provoqua l'amusement de Léo. Le petit blond était submergé par divers souvenirs mais son visage restait de marbre continuant à porter son masque de joie.

« Quel récit dramatique, j'en ai les larmes aux yeux. tourna-t-il le discours de son opposant en ridicule Et concernant Victor Hugo?

- Rien, si ce n'est son discours sur l'Afrique.

- Encore ce discours. râla l'aîné d'Hugo. Toute cette confusion et ce tumulte injustifié à l'encontre de cet éminent personnage de la littérature française à cause de quelques mots sortit de leur contexte.

- « Au dix-neuvième siècle, le blanc a fait du noir un homme; au vingtième siècle, l'Europe fera de l'Afrique un monde. (Applaudissements du public) Refaire une Afrique nouvelle, rendre la vielle Afrique maniable à la civilisation, tel est le problème. L'Europe le résoudra. Allez, peuples! Emparez-vous de cette terre. Prenez là! A qui? A personne » Voici un extrait du discours du père des Misérables. Pour moi, pas besoin de tergiverser, ce qu'il a dit est ignoble.

- C'est bien ce que disait, tout dépend du contexte. Ce que tu dis être une ignominie était autrefois une réalité économique. On ne peut juger les actes d'hier avec nos yeux d'aujourd'hui, ce serait bien trop facile. L'histoire est ainsi faîtes, les mœurs changent et dans le bons sens. Il n'y a pas d'intérêt à remuer les prétendus fautes du passé.

- Pas d'intérêts! Je me suis trompé sur toi, tu ne porte pas ton nom pour rien. Je vais te dire quelque chose, retiens le bien! Qu'importe le contexte, qu'importe l'époque, qu'importe la raison, aucun homme n'a le droit de s'emparer de la liberté d'autrui! hurla-t-il ses convictions avec fougue

- Guillaume, parler plus fort ne te donnera pas raison. Tu es bien trop naïf, nous continuerons cette charmante conversation une fois que tu auras un peu mûri. Bien je-

François s'arrêta net. Son regard venait de faire face à celui de Yeho. Les deux garçons aux pupilles noirs se défiaient en silence. Yeho Emmanuel, il le rencontrait enfin.

- Il me semble que c'est la première fois qu'on se voit toi et moi. Qui es-tu? joua-t-il l'ignorance.

- Je m'appelle Yeho Emmanuel, je viens tout juste d'arriver ici. Je suis content de te rencontrer, j'ai beaucoup entendu parler de toi.

- Yeho Emmanuel, enchanté. conclut-il ses salutations avec sourire. Moi aussi j'ai beaucoup entendu parler de toi. Que dirais-tu de venir manger avec moi au Jardin d'Eden? Nous pourrons ainsi faire plus ample connaissance.

- Je suis honoré de cette invitation mais il serait malvenu de ma part d'accepter et de laisser mes amis de la sorte.

- Je vois, tu as raison. Dans ce cas, accepterais-tu de venir prendre un thé ce soir, chez moi après les cours?

- Non. répondit Léo à sa place.

- Léo, bien que je serai ravi de t'avoir comme invité toi aussi, cette convocation ne t'étais pas destiné. C'est à Yeho que je parle.

- Je sais, cependant Yeho est moi avons quelque chose de prévu ce soir.

- Ah bon? demanda le concerné.

- Oui, j'ai quelque chose à te montrer, c'est très important.

- Bien, dans ce cas, je suis dans l'obligation de refuser. Une autre fois peut-être?

- Oui, une autre fois... Yehowshuwa. Oh, pardonne-moi, je me suis trompé. Je voulais dire, Yeho. Bien, sur ce, je vais prendre congés. Clément, on y va. »

Ainsi le Souverain des messagers et son bras armé, s'en allèrent aussi vite qu'ils étaient arrivés. Le noble une fois loin, la bande d'Akihide fut soulagé. L'atmosphère redevenu paisible et joviale.


« Bordel, quel Homme! s'exclama le niçois. Alors c'est lui François!

- Arrête de t'extasier comme ça! Un homme? Il n'a que quinze, il y a quelque temps il tétait encore sa maman.

- Pourquoi tu ne lui a pas dis ça en face, cabrão gringo?

- Je voulais mais je n'en ai pas eu l'occasion. Je ne voulais pas interrompre ce combat magnifique entre lui et l'albinos. N'empêche ce type s'appelle François D'Orléans! Vous le saviez vous?

- A ton avis pourquoi il est surnommé « L'homme au sang bleu » ou encore « Le souverain »? lui fit-remarquer Akihide, bien plus détendu qu'il y a cinq minutes.

- Dis-moi Yeho, tu le connaissais François? lui demanda Omoï intrigué

- Non, pas du tout. Pourquoi, cela serait-il déroutant?

- Non, c'est juste que je trouve ça bizarre que le fils d'un ministre t'invite chez lui comme ça au premier regard.

- Le fils d'un ministre?

- Quoi tu ne sais pas ? François est le fils du Ministre d'Outre-mer. lui révéla le jeune noir à la chevelure platine

- Oh.

- « Oh »? C'est tout ce que cela te fais comme réaction?

- C'est bon Omoï, laisse le tranquille. Tout le monde ne s'intéresse pas à la politique. argua le brillant.

- Ouais je sais mais son père fait quand même parti des cinq hommes susceptibles de devenir le prochain Président de la France.

- Tu donnes trop d'importance aux sondages Franklin. Bien si tout le monde a finit, on peut y aller. proclama le brillant.

- Attends un peu Akihide. l'interrompit Léo Il me semble que Yeho n'a pas fini son melon.

- Berk ! laissa-t-il exprimer son dégoût. Comment pouvez-vous manger cette chose horrible ?

- Qu'est-ce qui ne va pas Drew ? Tu as aussi un problème avec les melons ? s'étonna le Nantais

- Non c'est pire que ça Guillaume, Drew a peur des melons. l'informa Julian mort de rire

- Ferme-là le rampant ! C'est un sujet tabou !

- Tu en as déjà gouté au moins ?

- Bien plus que tu ne pourrais imaginer Yeho. Ce fruit est juste horrible, j'ai eu l'impression de manger un fruit du démon.

- Fruit du démon ?

- Oui, le bonhomme au chapeau de paille qui veut devenir roi des pirates.

- Roi des pirates ?

- Oui, One Piece !

- One Piece ?

- Tu connais One Piece quand même ?

- Non. avoua simplement Yeho.

- Mais bordel ce n'est pas possible ! Comment ça se fait que tu ne connais pas, c'est la base ! C'est à se demander qu'est-ce que François peut bien te trouver.

- C'est bon ferme-là souci ! Tout ce cirque à cause d'un simple Manga, tu es ridicule.

- Nandato ! Ce n'est pas un simple Mangas !

- Oui très bien. Bon on y va, désolé Yeho mais on va être en retard. déclara Akihide.

- Ce n'est pas grave, je suis repu de toute façon.

Leur repas maintenant terminé, les jeunes garçons de la seconde b quittèrent la Grande Cafétéria.

Voilà, c'est tout pour ce chapitre. Je vous dis à bientôt.

à suivre : François d'Orléans, le vrai visage du Souverain.