Yo ici J'men ^^
Bon je suis un peu pressé donc je serais bref. Ce chapitre est centré sur Akihide et ses copains, un bon moyen d'en apprendre un peu plus sur la seconde b.
Réponse au reviews
Sakka-sensei : Yo sensei!
Oui, tu es un bon détective et oui je dois être un tout petit peu sadique :D
Concernant Erza, elle est l'hôte d'une seule bête : le Bakeineko. Mais cette bête représente deux péchés : La luxure et l'envie. Dans mon univers ceux comme elle sont appelés élus démoniaque. Depuis le début de l'histoire, ceux qui ont été révélés sont : Naruto l'hôte de la haine, Narcisse l'Avatar de l'orgueil , Gaara l'hôte de la colère et enfin Erza. Ils sont tous à la fois bourreau et victime. Par exemple sans le vouloir Erza attire sur elle la convoitise, le désir au yeux d'autrui elle est donc bourreau. En revanche, Gaara lui est souvent en colère et a beaucoup de ressentiments en lui, il est donc une victime.
sur ce, bonne lecture .
Une fin de journée palpitante 1ère partie
Chapitre 28
Il était maintenant 13h45, cela faisait plus de trois quarts d'heure que la seconde b était en cours de maths avec leur professeur monsieur Seguin. Plus de trois quarts d'heure que l'enseignant essayait de démêler le vrai du faux. Monsieur Seguin était très en colère. En arrivant devant sa classe à 13H, il vu un message collé sur la porte de sa salle de cours. Voici ce qu'il disait : « Monsieur Seguin, on a kidnappé vôtre chèvre. Si vous voulez la revoir en vie, vous n'avez pas le choix, annulez votre cours. »
Outre le contenu très provocateur de ce message, ce qui l'embêtait, était la forme. Monsieur Seguin connaissait parfaitement l'écriture de ses trente-trois élèves, mais impossible de déterminer qui était l'auteur de cette demande de rançon si particulière. Toutefois, il avait bien quelques idées. Déjà, il y avait Drew, toujours dans les sales coups. Puis, il y avait ces deux nouveaux élèves dont il ignorait encore l'écriture.
« Bon là j'en ai marre! hurla l'esclave de l'éducation nationale. Je vous donne trente secondes pour me dire qui est l'auteur de ce message sinon vous serez tous collés!
- Monsieur Seguin? l'appela Stacy en levant le doigt.
- Oui, mademoiselle Saint.
- Bien que je comprenne vôtre gêne, je vous rappelle qu'il est formellement interdit pour un professeur de procéder à ce genre de punition. Tout cela est stipuler dans l'article-13 portant sur les punitions collectives. Enfin, je terminerai par vous informer que depuis 2012, les jeunes filles ne se font plus appeler « mademoiselle » mais madame.
- Bien parler « miss je sais tout »! la complimenta Drew. Je rajouterai que la délation est interdite en France.
- Arrête avec ce surnom, je n'ai pas cette prétention. Tout de même, j'aimerais revenir sur ce que tu viens de dire. Juridiquement parlant, le code pénal parle de dénonciation et non de délation. De plus, il existe certain cas où la dénonciation est considérée comme un acte citoyen.
- Il faut toujours que tu fasses ton intéressante, « princesse je sais tout ». déclara « soucis » en levant les yeux au ciel.
- Je ne fais pas mon intéressante, je ne fais que corriger tes bêtises. Et je t'ai déjà dit d'arrêter avec tes surnoms stupides ! Grandi un peu Drew.
- Silence! s'écria le professeur. Bien, puisque vos deux délégués sont décidés à me mettre des bâtons dans les roues, changement de programme. Si dans la minute je ne sais pas qui est le petit malin qui a écrit ce message vous aurez tous un contrôle surprise coefficient 8.
- Quoi! Mais vous n'êtes pas sérieux il reste cinq minutes avant la fin des cours! commença Akihide.
- Oh non ça va niquer ma moyenne! poursuivit Luke.
- Ouais même moi ! conclut son frère.
- C'est bon, je vais vous dire qui a écrit ce mot. déclara Stacy en ce levant. L'élève qui est l'auteur de ce mot, n'est autre que : Drew Washington, le délégué suppléant.
- Sale collabo! s'insurgea l'accusé.
- Désolé Drew, j'ai fait cela pour l'intérêt collectif. J'espère qu'on pourra rester ami mais si ce n'est pas le cas je comprendrais. fit-elle en lui lançant un regard noir. »
Drew resta muet, la dernière phrase que la sœur de Léo venait de prononcer était exactement la même que celle qu'il avait dite à Makino après avoir rompu. Depuis leur séparation, l'adolescent ne lui avait plus adressé la parole. Il jugeait que c'était la meilleure chose à faire. Seulement Makino, elle, avait besoin de réponses, bien que cette dernière jouait la fière. Mais l'amour n'est pas une question de fierté, c'est une question d'égoïsme.
« Drew, je savais que c'était toi! Tu ne paies rien pour attendre ! Tu passeras la fin de la journée de demain en heure de colle. annonça Monsieur Seguin avec un air satisfait. »
C'est sur ces mots que le cours prit fin. Tous les élèves rangèrent leurs affaires et s'en allèrent pour retrouver leur professeur principal Madame Naamah. Tous sauf Rachelle. La blonde était inconsciente, la tête posée sur sa table et ses deux bras pendant dans le vide.
« Rachelle. l'apostropha Nina en la bousculant. Rachelle, réveille-toi !
- On dirait qu'elle est vraiment fatiguée. fit remarquer Stella. Vous pensez que Nibard girl est enceinte.
- Ne dit pas n'importe quoi Stella! Monta la voix Stacy consternée.
- Quoi ce ne serait pas surprenant la connaissant.
- C'est bon, reculez, je m'en occupe. les avertit Makino. »
D'un coup, « La belle insolente » gifla violemment Rachelle qui tomba de sa chaise sous la violence de l'impact. « La belle lubrique » était à présent réveillait. Elle semblait perdue et désorientée.
« Allez, Rachelle, debout on y va. lui ordonna Makino.
- Qu'est-ce qui ce passe? Où sont le chat et la belle fille? Comment je suis arrivée ici ? Et qu'est-ce que je fais par terre ? enchaîna les questions la jeune fille apeurée.
- Je crois qu'elle a mangé trop de bonbon. se moqua « La belle excentrique ».
- Très drôle Nina. Rachelle n'est pas une toxico.
- Oh la la, tu es si naïve Makino. Enfin bref, pour répondre à ta question Rachelle, tu es arrivée quelques minutes après la sonnerie. On aurait dit un zombie. Je t'ai demandé où tu étais et pourquoi tu étais en retard mais tu ne m'as pas répondu. Tu es restée silencieuse et tu t'es endormi. Pour ce qui est de cette fille et son chat, je ne sais pas de quoi tu parles. Tu es sûr que tu n'as pas eu une hallucination?
- Une hallucination? se demanda à haute voix la blonde platine en attrapant sa tête endolorie. Peut être ? Oui, tu dois avoir raison.
- Bon ce n'est pas tout mais on va être en retard pour le prochain cours. les prévenu l'ex de Drew.
La seconde B était à présent avec leur professeur préféré, Madame Laurent. Comme toujours elle était souriante mais pas laxiste pour autant. La brune savait être ferme.
« Bien les enfants, je vais vous demander un peu de calme. Comme nous avons deux nouveaux amis, je vais faire une petite présentation de nos activités quotidiennes. Deux fois par semaine, nous faisons des débats de société de manière à affûter vos esprits critique. Je pense qu'il est important pour la jeunesse d'avoir ce genre de cours pour qu'elle puisse réfléchir par elle même.
Généralement c'est le Jeudi et le vendredi. Enfin, trois fois par semaine, des élèves nous présentent des exposés. Il n'y a pas de débats mais le plus souvent on a droit à quelques échanges de pensées. Il n'y a qu'une seule chose à retenir : aucune moquerie gratuite n'est tolérée. Si vous trouvez qu'un de vos camarades « dit de la merde », pas de problème prenez la parole et « démontez-le » avec des arguments solides. Sur ce, je laisse la parole à Guillaume. »
Le petit noir prit une feuille dans sa main, se leva et vint au tableau, devant tous ses camarades.
« Ce que j'ai choisi de vous présenter aujourd'hui n'est pas un exposé, mais un éloge funèbre sur Malcom X.
- Oh, je vois, très intéressant. Vas-y Guillaume, nous t'écoutons.
- Merci madame Laurent, j'espère que cela vous conviendra. Je commencerai par une de ses citations : « Personne ne peut vous donner la liberté. Personne ne peut vous donner l'égalité ou la justice. Si vous êtes un homme, c'est à vous de la prendre»
C'était un homme, un homme qui essayait de faire comprendre que nous n'avions pas à craindre la brutalité et l'injustice lorsque nous n'étions coupables de rien d'autre, si ce n'est de nous rassembler pour affirmer nos droits.
Une figure, une figure pour les noirs de Harlem qui l'appréciaient pour son courage à dire toute la vérité, sans compromis qu'importe ce que les soi-disant biens pensant de l'époque pouvaient en dire. Blanc, noir, rouge ou même bleu, nul ne pouvait nier son pouvoir oratoire magique, son sens du drame, son humour impertinent et si délicat.
Un symbole, un symbole qui appelait ses frères à cesser d'être épouvanté par ces gangsters à la peau pâle et aux attitudes de cow-boys qui ne justifiaient leur existence que par leurs matraques et leurs pistolets.
Une légende, une légende qui amena les afro-américains à marcher dans la rue avec dignité, fierté et à être prêt à mourir pour l'égalité ainsi que la liberté:« Traite moi en homme ou tue-moi !» exigeait-il.
En conclusion, Malcom X, Cet homme, cette figure, ce symbole, cette légende, était, est et restera sans conteste l'un des plus grands Défenseur de l'égalité de l'histoire de l'humanité. Mais aussi un illustre philosophe, ses débats avec des intellectuelles de tout bord, devants toutes sortes de publics, lui ont fait entre autre gagner le titre de « Brillant prince noir » qu'Ossie Davis lui décerna lors de son éloge funèbre.
Il restera dans toutes les mémoires comme une voix qui s'est élevée pour dire « non !» à l'injustice et « oui » à l'égalité.
Comme il disait : « Si vous n'êtes pas prêt à mourir pour elle, sortez le mot « liberté » de votre vocabulaire. » Un credo qu'il a suivit jusqu'au bout.
- Bravo, magnifique. dit l'enseignante en applaudissant comme le reste de la salle. C'était vraiment un excellent texte Guillaume tu peux être fier de toi. Bien, avant de donner ma note, il y a-t-il des remarques concernant l'éloge funèbre de votre ami?
- Moi. fit Makino en levant la main.
- Vas-y Makino.
- Guillaume, quand tu dis : « ...ces gangsters à la peau pâle et aux attitudes de cow-boys qui ne justifiaient leur existence que par leurs matraques et leurs pistolets. », tu parles bien des policiers?
- Oui, exactement. Même si à l'heure où l'on parle il y a encore quelques bavures, les agressions contre les noirs aux Etats unis sont bien dérisoire comparé à ce qu'on pu vivre les gens de son époque.
- Je vois, c'est bien trouvé.
- Merci.
- Une autre question ou remarque ? Oui Stacy.
- J'ai particulièrement aimé ton éloge aussi bien dans le fond que dans la forme. Tu as vraiment un don indéniable pour manier les mots. Ton style est impertinent, sarcastique et pointu. Une vraie ballade sur un océan de mots où l'on se laisse border par des vagues de figure de style recherchés et poignantes. Sans oublier les deux citations que tu as choisies, qui résume bien le personnage de Malcom Little, allias MalcomX. Le seul reproche que j'ai à faire c'est sur la longueur.
- La longueur ? répéta Drew faignant l'indignation. Tout de même Stacy, ce n'est pas quelque chose que tu dois dire en publique. Et puis, ce n'est pas la taille qui compte mais comment on s'en sert.
- Drew ne prend pas tes problèmes de tuyauterie pour de la généralité et si tu n'as rien à dire d'intéressant je te conseille de te taire.
- Oui madame.
- Tu peux continuer Stacy.
- C'est bon , j'ai terminé.
- Merci beaucoup pour tous ces compliments, ça me touche beaucoup surtout venant de toi. Il est aussi vrai que j'aurais pu faire plus long.
- Merci de ton intervention Stacy. Quelqu'un veut rajouter quelque chose?
- Moi j'ai quelque chose à dire. se leva Marvin.
- Oh non, qu'est-ce qu'il va dire encore celui là. se plaignit Ingvard.
- Allons petit viking, laisse le donc parler. Moi j'ai hâte de découvrir quelle polémique il va nous pondre. confessa Drew.
- Silence je vous prie. Vas-y, nous t'écoutons Marvin.
- Je ne dirais qu'une seule chose, vous êtes tous complètements débiles. Vous êtes là à glorifier cet apôtre de la violence comme si c'était un saint. Il n'a fait que prôner la haine des blancs tout au long de sa chienne de vie. Mais rien d'étonnant quand on sait qu'il faisait partie de NOI, Nation of Islam.
« L'histoire prouve que l'homme blanc est diabolique», c'est aussi une de ses citations! Un sauvage couplé d'un adepte de cette secte au croissant de lune à l'idéologie mortifère. Vous n'êtes qu'une bande d'islamo-gauchistes! Alors tu restes silencieux? Quoi, qu'est-ce qu'il y a Guillaume, c'est dur d'être mis devant la vérité, hein? Répond!
- Je ne suis pas silencieux, c'est juste que tu n'es pas prêt à entendre ce que je pense. Et puis, sincèrement, je suis fatigué de répondre à tes divagations.
- Pff, voilà que tu bottes en touche. Guillaume tu es vraiment-
- Silence monsieur Blake! le coupa Naamah. Marvin Blake, tu n'as pas respecté les consignes. Tu as tenu des propos injurieux, très graves et surtout mal argumentés. Je te colle trois heures.
- Quoi! Mais je n'ai fait que-
- Maintenant on passe à six.
- Ok c'est bon! Je me tais, j'ai compris. Vous êtes tous les mêmes de toutes façons. C'est à cause des gens comme vous que la France va mal aujourd'hui. marmonna-t-il dans sa barbe.
- Sur ce, je vais maintenant te révéler ta note Guillaume. Pour ton éloge, je t'attribue la note de 17/20. Très bon travail, bien qu'un peu court. Tu peux retourner à ta place.
- Merci madame Laurent.
- De rien, c'est mérité. Avant de passer à la lecture analytique sur le chapitre 3 d'Orgueil et Préjugés, je vais annoncer le duel de Jeudi. Vous avez eu une semaine pour préparer vos arguments à la question : Est-il bien de frauder? Nous avons tout d'abord procédé à un premier tirage au résulta resté secret, pour déterminer qui serait « pour » et qui serait « contre ». Alors, l'élève désigné afin de défendre le « oui » est : Drew Washington.
- Mort de rire, c'est un tirage qui te correspond parfaitement. lui fit remarquer Julian en riant.
- Silence au fond de la salle, je n'ai pas terminé de parler. Je vous remercie. La personne qui sera chargé d'affronter Drew, sera: Stacy Saint.
- Wow! Voilà un débat qui promet d'être ultra intéressant. déclara le brillant. J'espère que tu seras à la hauteur Drew. La princesse est connue pour maîtriser tout les sujets.
- C'est vrai, mais la fraude est un sujet que « soucis » connait à la perfection. Et puis, il y a un autre élément qui va sans doute augmenter la motivation de ce connard arrogant.
- De quoi est-ce que tu parles le rampant?
- Dans le classement des victoires, Marvin est quatrième ex æquo avec Guillaume, toi tu es troisième, Stacy est deuxième et enfin Léo est le premier. Mais si tu gagne jeudi, tu passeras deuxième à seulement 6 point du champion.
- Mais c'est vrai! réalisa le ricain hilare. J'ai 24 points, dès que je l'aurais battu j'aurais 3 points de plus et je passerai number two.
- Tu ne devrais pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, Drew. l'interpella le garçon à la bible.
- Ce n'est pas très sympa d'insinuer que ta sœur est aussi grosse qu'un ours Léo.
- Très drôle. Plus sérieusement, tu ne devrais pas la sous-estimer, c'est un adversaire coriace et cela dans bien des domaines.
- N'empêche t'as grave merdé avec ta blague à la con, cabrao gringo! le prit à parti Julian.
- Comment ça ma blague à la con? Je l'ai trouvé super moi! Quoi que, celle de la semaine dernière était meilleure. rit-il.
- Ouais, c'est vrai. lui accorda volontiers son complice de pitrerie.
- La semaine dernière? De quoi vous parlez? Qu'est-ce que t'as fait encore stupide ricain? l'interrogea Akihide, imaginant déjà le pire.
- Rien de grave, je t'assure. Attend, écoute, tu vas rire. Samedi dernier, l'handicapé et moi on s'ennuyait alors on a décidé de faire une petite blague téléphonique avec notre portable jetable.
- Attend une minute, pourquoi tu as un téléphone jetable?
- Parce qu'ils sont intraçables. répondit-il du tac au tac.
- Et pourquoi tu as besoin d'un téléphone qu'on ne peut pas tracer? enchaîna-t-il les question, encore plus suspicieux.
- Cesse donc de m'interrompre Akihide! Arrête de te préoccuper de détails insignifiants. Je continue. Comme on s'ennuyait, on a décidé de faire une petite blague téléphonique. J'ai tapé un numéro de téléphone au hasard puis j'ai lancé l'appel.
- Et ensuite?
- Ensuite, j'ai dit : « Allô... C'est moi. Le boulot est terminé, c'était rapide et facile mais très salissant. Ne t'inquiète pas, elle n'a pas souffert. Bon on fait quoi du cadavre maintenant? ».
- T'as vraiment dit ça? hallucina-t-il les yeux grand ouverts.
- Ouais. sourit-il. Après il m'a répondu apeuré puis j'ai raccroché en prétextant une erreur de numéros.
- Ce n'est pas croyable. désespéra le boss de la seconde b. Vous êtes fous. Je savais que Drew était une cause perdue mais je ne pensais pas que je devais aussi m'en faire pour toi Julian. Enfin bref. Julian a raison Drew, ta punition tombe mal. On était censé aller au "Refuge" et réfléchir à un moyen d'aider rabbit. »
Le refuge était une ancienne église qui sert à présent de foyer pour les plus démuni. On y servait gîte et couvert. C'était une sorte de soupe populaire avec quelques chambres disponibles pour passer la nuit. Régulièrement, Akihide et ses amies s'y rendaient pour aider les bénévoles. Quant à rabbit, c'était le surnom d'un de leur camarade. Son vrai prénom était Adam, mais la plupart des gens l'appelait rabbit à cause de ses grandes oreilles où le lutin à cause de sa taille. Cela faisait quelques semaines qu'Adam ne venait plus à l'école. Il était en deuil, le jeune garçon avait perdu sa mère dans un incendie.
« Ah, je l'avais presque oublié ce nain.
- On ne dit pas nain, abruti!
- Oui, tu as raison petit portugais, on dit une personne verticalement compressée.
- Drew, ferme là! Je suis sérieux, c'est notre ami, il faut lui venir en aide. Je suis bien placé pour dire que l'on ne se remet jamais de la perte de sa maman mais si on peut lui accorder un minimum de réconfort ça sera déjà bien.
- C'est bon, reste cool Akihide. Je réfléchirai à un plan pendant mon heure de colle.
- Vraiment ? Tu es sûr que je peux compter sur toi ? demanda-t-il sceptique.
- Fais confiance à ton délégué ! fanfaronna le brun.
- Je n'ai pas voté pour toi. l'arrêta Akihide.
- Et tu n'es que le suppléant. ajouta Julian.
- Ça. c'est joué à pas grand-chose !
- Stacy a gagné avec neuf voix d'écart arrête de te voiler la face, stupide ricain !
- De toute façon j'aurais pu gagner si j'avais voulu. Il m'aurait suffit de remplacer vos bulletins par d'autres, complétés par mes soins.
- C'est vrai que tu es très fort pour imiter l'écriture des autres. C'est un don du ciel, un don malhonnête mais un don quand même. Hein Akihide ? Akihide ? Oh tu m'écoutes ? »
Le blond n'entendait pas les paroles de Julian, son esprit était ailleurs. La discussion qu'il avait eu avec Ingvard plus tôt le préoccupé. Konohamaru ? C'était donc comme cela qu'il s'appelait. Akihide se demandait comment il allait ? Après sa « crise » matinale, une fois ses esprits retrouvés, il était parti à l'infirmerie pour s'excuser. Mais il s'était arrêté devant la porte, trop honteux pour faire face à sa victime.
Tout cela lui faisait grincer des dents de colère. Bien sûr il se sentait coupable pour ses actes mais il en voulait aussi aux démons. Il savait que ces êtres pouvaient manipuler les personnes aux âmes faibles ou tourmentées comme la sienne.
« Ingvard. l'appela-t-il d'une voix timide. Tout à l'heure… à propos de l'infirmerie… j'aimerais te poser une question.
- Oh, tu te demandes ce que je faisais là bas ? C'est très simple. J'étais parti au bureau de monsieur Tourpoint pour lui acheter du sirop pour la toux mais j'ai eu beau toquer encore et encore personne ne répondait.
- Du sirop pour la toux ? Tu es malade Ingvard ? lui demanda Jacques.
- Que tu es naïf petit niçois ! intervint Drew. Il n'est pas malade, s'il a besoin de sirop pour la toux c'est pour faire du « Purple Drank ».
- Encore une mode stupide venue de chez toi.
-Ferme-la le rampant ! Tu devrais plutôt en vouloir à la jeunesse française de nous suivre comme des moutons. Bref, le « Purple Drank », pour répondre à ta future question, est un cocktail à base d'alcool et de codéine. La vrai question c'est : « Comment se fait-il qu'un infirmier te vende cela alors qu'il sait pertinemment ce que tu va faire avec ? ».
- Qui sait ? Il a peut être besoin d'argent ? Infirmier ce n'est pas très bien payé. En tout cas ce n'est pas moi qui vais me plaindre, ses prix sont nettement plus bas que ceux des « Blacks Boys ». Mais ça reste entre nous. »
Les Blacks Boys. C'était le nom du gang le plus terrifiant et influent de tout l'archipel. Leur quartier général était un ghetto situé au Sud de l'île, mais c'est au centre qu'ils réalisaient là plupart de leurs délits. Depuis quelques mois, ils étaient leaders dans le marché noir sur la vente de médicaments. En effet, à cause du « Purple Drank », la majorité des pharmaciens refusaient de vendre certains médicaments aux jeunes si ces derniers n'avaient pas d'ordonnance.
Les Blacks Boys vendaient principalement des produits à base de codéine, de destrométhorphane qui a des propriétés hallucinogènes quand elle est prise à grande dose et des comprimés contre l'allergie, appelés antihistaminiques. Tous les éléments requis pour un bon cocktail. Mais ce n'est que la partie émergé de l'iceberg. Association de malfaiteurs, Outrage aux symboles nationaux français, Racket, Recel, Chantage et Menace de mort venaient compléter leurs larcins. Ingvard et Guillaume les connaissaient, bien que pas pour les mêmes raisons. Toutefois, c'est Omoi qui en connaissait le plus sur eux.
« Les produits hallucinogènes que tu consommes ne m'intéressent pas Ingvard. J'ai toujours su que tu étais un toxico mais je ne suis pas ta mère, ce n'est pas à moi de te dire ce que tu dois faire. Ce que je voulais savoir c'est si Konohamaru allait bien.
- Oh! N'est-il pas étrange pour un bourreau de se soucier de l'état de sa victime?
- Ingvard!
- Il n'y a pas d'Ingvard qui tienne Akihide ! Si tu te sens mal et que tu te fais vraiment du souci pour lui, prends tes responsabilités et vas le voir.
Ingvard avait raison, il le savait. Mais Konohamaru était certainement rentrait chez lui depuis lors et Akihide ne savait pas comment le retrouver. Le fils du principal était en train de cogiter quand la sonnerie le ramena à la réalité.
- Ouais il est 14H50 les cours sont fini! se réjouit Drew. Dîtes les gars on reste pour la récréation ou on bouge maintenant?
- On travail ce soir. lui fit remarquer Julian.
- C'est bon on a le temps. Alors, on fait quoi?
- Je ne sais pas, Léo qu'est-ce que... Léo? Où est Léo? demanda Akihide en gesticulant sa tête dans tout les sens. Bordel il a remit ça! vitupéra le brillant. Ce mec adore disparaître comme par magie!
- Léo est parti, surement avec l'autre sauvageon coiffé avec des dreadlocks. suposa Marvin la voix aigre.
- Il a raison, Yeho n'est plus là non plus. remarqua Omoï. Je n'arrive pas à y croire, je ne l'ai même pas vu quitter sa chaise.
- Maintenant que j'y pense, Léo avait dit à François que lui et Yeho avait une affaire à régler, non ?»
En effet,
Drew avait raison. Léo avait bien une affaire à régler avec Yeho, une affaire des plus importantes. Emmanuel et lui étaient sur le point d'avoir une discussion qui allait changer le sort du monde.
Voilà, voilà à très vite!
