Yo ici J'men ^^
On continue cette semaine avec un chapitre très intense. On atteint le climax de cette première partie de l'histoire. Il reste encore deux chapitre, deux chapitres qui seront centrés sur Léo et Samson. Mais avant cela je vous laisse avec celui-la qui contient énormément d'infos. Des éclaircissements sur les élus mais surtout une opposition entre deux personnages fort : François, le souverain des messagers et Danzo Shimura, le fourbe principal.
Réponse au reviews
Sakka-sensei : Yo sensei!
Concernant Naruto je ne sais pas si c'est "choupinou" mais c'est très drôle à écrire. Pour te répondre le moi lycéen ressemble beaucoup à Naruto. Il m'est arrivé à plusieurs reprises de ne pas me rendre compte qu'une fille ressentait plus que de l'amitié pour moi. En fait cela ne me traversait même pas l'esprit. Les deux étaient tellement belles et loin de mon univers qu'une telle idée me paraissait absurde. Pas que je manquais d'assurance mais pour moi c'était improbable.
Kiba est un vrai cancre mais lui au moins est conscient des sentiments de la gente féminine :D
Gaara quant à lui, est un cas particulier. Son passé fait qu'il a du mal à faire confiance et sa colère obscurci son cœur.
Enfin Erza a une sacré répartie et à un don pour frapper là où ça fait mal. Comme tu le dit , elle a mit le doigt sur quelque chose mais Sasuke fait partie de ces personnages dont on est incapable de décrypter les émotions.
sur ce, bonne lecture .
Une fin de journée palpitante dernière partie
Chapitre 30
Les filles de la classe sept étaient dans les couloirs du premier étage, discutant de tout et de rien en se dirigeant vers le parking principal. Elles étaient toutes là sans exception. Il y avait Ino, Sakura, Tenten, Hinata mais aussi Erza. En effet l'héritière de la famille Hyuga avait réussi à la convaincre, une nouvelle fois, de partager un bon moment ensemble, le temps d'un trajet.
« Bien joué Miss répartie. la complimenta la blonde. Je n'imaginais pas que tu aurais des résultats si brillants.
- Ouais, elle en a dans la caboche! T'es vraiment intelligente Erza, t'as réussi à avoir la même note que Shikamaru et Neji.
- Ino, Tenten, je vous remercie pour ces compliments mais il n'y a rien de glorieux. Il s'agissait juste d'un exercice de culture générale et d'un autre de rédaction.
- Ne sois pas si modeste, 40/40 ce n'est pas rien. lui fit remarquer Hinata.
- Laisse tomber, ne t'occupe pas de cette frimeuse. Parlons plutôt de toi Miss perfect vision.
- De moi?
- « Bien joué Naruto, ça te fais 15/20. C'est une bonne note. » imita-t-elle les mots d'Hinata en prenant une voix de bécasse.
- Arrête! Je n'ai pas dis ça comme ça! dit-elle en tapotant l'épaule de son amie, les joues colorées par l'embarras.
- Et dire qu'on t'avait dit de l'ignorer pour qu'il reconnaisse ta vraie valeur. T'es vraiment irrécupérable.
- C'est bon lâche là. Toi aussi tu as été amoureuse. prit la parole la jeune fille au cheveux rose.
- On ne t'a rien demandé Miss grand front!
- Oh, j'ai touché un point sensible?
- Sakura n'a pas tort, c'est vrai que quand il était là tu agissais comme ces filles sans cervelle qu'on voit dans les teen-movie romantique à deux balles.
- Fermez là! Entre une qui tombe amoureuse de tout les adultes un peu sexy qu'elle rencontre et l'autre qui est incapable de voir qu'un garçon à la coupe au bol est éperdument amoureux d'elle depuis plus de 5 ans, vous êtes mal placées pour me donner des leçons!
- C'est bon les filles ne vous battez pas à cause de moi. Je-aïe! Excusez...moi.
Son attention focalisée sur ses camarades, Hinata venait de percuter un homme. Il était grand, musclé et vêtu de noir.
- Tu ne peux pas faire attention! lui hurla-t-il dessus.
- Désolé, je suis désolé! J'avais la tête ailleurs, je ne vous ai pas vu. s'excusa-t-elle en inclinant la tête humblement.
- Ce n'est pas une excuse. Quand on marche dans un espace public on regarde où l'on va, ça s'appelle du bon sens. Tes parents ne t'ont pas appris ça?
- C'est bon, cessez donc votre numéro. intervint Erza. Elle vous a présenté ses excuses. Il n'y a pas mort d'homme, alors contentez-vous de ça et continuez vôtre chemin.
- Quelle petite insolente! Je-
- Il y a-t-il un problème, Lionel? le coupa son patron en arrivant. Hinata, quelle belle surprise.
- François! fit-elle étonnée.
En effet, le souverain des messagers était là, accompagné de Ryo, Henry et Ève.
- Vous connaissez cette fille, monsieur?
- Cette fille comme tu dis est la descendante direct de la grande famille Hyuga.
- C'est la fille de monsieur Hyuga ! se rendu compte l'employé horrifié. Je suis vraiment désolé, je ne savais pas !
- Hinata, je te prie de bien vouloir pardonner la maladresse de ce prétendu garde du corps envoyé par mon paternel.
- Euh…oui. De toute façon je suis fautive moi aussi. »
Le souverain sourit, puis son regard se porta sur une fille. Une fille aux cheveux châtains qu'il n'avait encore jamais vu. Une fille au regard violet hypnotique. Cette fille devait, sans aucun doute être cette fameuse « Erza ». Il n'avait pas besoin de l'œil de la vérité pour savoir qu'elle n'était pas une personne comme les autres.
En plus de cette sensation de puissance qui émanait de sa personne, il se dégageait d'elle une aura particulière. Plus que sa beauté, François ressentait une attraction bizarre et inexplicable envers cette jeune fille. Il n'arrivait pas à comprendre pourquoi et d'une certaine manière cela l'excitait. Oui, le jeune garçon ressentait une attirance irréversible pour elle. Peut-être que c'était l'un de ses pouvoirs? Il avança vers elle en faisant mine de ne pas la connaître. Puis sans même lui dire un mot, il lui saisit la main.
« Bonjour charmante inconnue. Je n'ai pas le plaisir de vous compter parmi mes connaissances. Excusez mon audace, puis-je vous demander vôtre prénom?
En temps normal, Erza l'aurait rembarré ou lui aurait demandé de se présenter d'abord. Mais là, la situation était différente. Elle était intriguée par ce personnage. Déjà l'assurance du jeune garçon était consternante mais plus que ça la chevalière qu'il portait attira son attention. Ce bijou était certainement un artefact sacré mais le symbole présent dessus le rendait encore plus à part. Il y avait un croissant de lune en son centre, preuve que Lucifer l'avait « bénit ». Enfin, l'âme du blond lui paraissait vraiment inhabituelle.
- Erza-Batia, je m'appelle Erza-Batia. Et toi, qui es-tu?
- Je suis François d'Orléans.
- Dis-moi, ne serais-tu pas le fils du ministre de l'outre-mer?
- Malheureusement. avoua-t-il hilare. Bien, j'ai été ravie de te rencontrer Erza. Ino, Hinata, les autres, passaient une bonne fin de journée. Henry, Ryo, Lionel, on y va!
Le trio de messagers et Ève continuèrent leur route escorté par Lionel. Erza les regarda partir l'air pensif.
- « Les autres ». Il est sérieux celui là ? Il peut quand même nous appeler par nos prénoms aussi. pesta Tenten.
- Ino qui était cette fille avec eux? changea de sujet Erza.
- Ah, tu veux sans doute parler d'Ève. C'est la petite amie d'Henry, même si elle en aime un autre.
- Soit plus claire. Que veux-tu insinuer par « elle en aime un autre »?
- Désolé, je n'ai pas creusé très profond, je n'ai pas plus de précision. Tout ce que je sais, c'est que cette fille aime Akihide Shimura.
- Je vois. Dernière question « Reine des pestes », combien de garde du corps sont présent dans cet établissement en tout?
- Une quinzaine à peu prés je dirais. Il y a beaucoup d'enfants de personnalités politiques ou du monde des affaires. Mais la plupart ne sont là que le matin et à la fin des cours. Il n'y a que le garde du corps de François et celui d'Hugo qui sont là de manière permanente.
- Et les quatre autres ?
- Les quatre autres?
- Il y a un homme au quatrième étage qui garde une porte menant au toit, un autre dans la grande cour, un qui est devant l'entrée et enfin un dans le parking principal.
- Ah, tu parles des mecs avec des étoiles rouges sur la poitrine. Ces mecs font partie du service de sécurité privée du lycée. Attends, quand est-ce que tu les a vus ?
- Merci pour ces infos.
- Toujours aussi mystérieuse.
Après avoir descendu le grand escalier en bois de chêne, elles arrivèrent devant l'entrée principale.
« Bien, c'est ici que nos chemins se séparent. déclara Erza.
- Quoi? Tu ne viens pas avec nous? On va au parking, on peut te raccompagner chez toi si tu veux? lui proposa Hinata.
- Non, ça ira. Je ne compte pas rentrer chez moi tout de suite. J'ai rendez vous avec quelqu'un.
- Oh, voyez-vous ça ! Quelle petite cachottière! l'affubla la blonde. Alors comment il s'appelle?
- Je n'ai jamais dit que c'était un garçon.
- Mais c'est encore mieux! Comment s'appelle-t-elle?
- Au revoir Ino. Sakura, Tenten, Hinata, on se voit demain.
- Ouais, à demain, amuse-toi bien avec ta copine. la salua Tenten.
- A demain Erza. lui dit également au revoir Sakura.
Après avoir dit au revoir à ses nouvelles camarades, Erza prit congé pour passer la fin de sa journée avec son amie. Mais la jeune fille était loin de se douter des épreuves qu'elle allait devoir affronter.
François, son garde du corps, Ève et ses deux messagers rejoignirent enfin leur destination. Le noble gaulois était devant la porte du principal Shimura. Il avait énormément de chose à lui dire, en effet, beaucoup d'événements étranges s'étaient passés aujourd'hui. François devait parler de tout ça avec Danzo.
« Ève, Lionel restez ici. Ryo surveille les environs et assure toi que personne ne s'approche d'ici. Henry, tu viens avec moi. ordonna le souverain. »
Le secteur maintenant protégé, François et le rival de Clément entrèrent dans le bureau de Danzo. Le vieil homme était debout derrière son bureau, en train de ranger quelques dossiers. Il avait l'air surpris. Bien sur, il s'attendait à une visite de François, mais pas de si tôt et pas accompagné. Toutefois, il ne laissait rien paraître.
« Monsieur François d'Orléans, que me vaut le plaisir de vous voir dans mon antre?
- Cessez donc vôtre numéro de tartufe ainsi, nous gagnerons du temps.
Le principal se mit à sourire quelques secondes avant de s'asseoir et de reprendre son sérieux.
- Bien je t'écoute.
- Vous avez eu l'audace d'accepter trois nouveaux élèves très particuliers dans le lycée sans m'avertir. Je suis venu entendre vos explications.
- Je te demande pardon? fit-il en arquant un sourcil.
- Ce n'est pas des excuses que je suis venu chercher, mais des explications.
- Sale petit jouvenceau impudent! Pour qui est-ce que tu te prends? Le fait d'être le fils d'un ministre ne te donne pas tout les droits. Tu as dépassé les bornes, je ne parlementerai plus avec toi. Maintenant disparais !
- Je vais vous dire quelques choses. Premièrement, vous allez continuer à parlementer avec moi jusqu'à ce que je juge que votre aide ne soit plus pertinente. Deuxièmement, vous allez me dire tout ce que vous savez sur Erza-batia Mayer, Mastema un garçon de la classe sept et Yeho Emmanuel. Et troisièmement, je ne partirai d'ici qu'après vous avoir volé l'une des choses qui vous tient le plus à cœur.
- Tu délires mon enfant. Cependant, je reconnais une certaine audace pour oser me-
- Victoire. le coupa François avec ce simple prénom. »
Le vieil homme resta silencieux un instant. Il savait que François était un garçon brillant mais surtout manipulateur. Si le jeune homme évoquait le prénom de sa défunte femme, cela n'était pas anodin, il avait sûrement quelque chose derrière la tête. Que savait-il? Que voulait-il? Danzo ne savait pas quoi dire, lui qui est habituellement si calme, imperturbable, et peu démonstratif ne pouvait s'empêcher d'être en proie aux doutes. La crainte ruisselait doucement sur son visage. Non, ce n'était pas possible. François ne pouvait rien savoir, il ne pouvait pas être au courant, seul cet homme et lui même connaissaient la vérité sur les circonstances de la mort de Victoire Shimura. Il avala sa salive et reprit sa traditionnelle « poker face ».
« Quelque chose ne va pas monsieur le principal, ce prénom vous pose-t-il un problème?
- Pas du tout c'est le prénom de ma femme, c'était. se reprit-il en baissant les yeux, visiblement peiné. Elle est morte dans un accident de voiture.
- Oui, c'est la version officielle.
- « Officielle »? Où veux-tu en venir?
- Monsieur Shimura cessez donc cette plaisanterie et surtout arrêtez d'insulter mon intelligence. Nous savons tous les deux ou plutôt tous les trois, quelles sont les réelles causes de la mort de votre femme.
« Tous les trois ». Cela ne faisait plus aucun doute, il était au courant. Mais comment? Quelqu'un lui aurait révélé son secret? Ce secret qui le rongeait depuis si longtemps. Est-ce Némo ou un autre de son organisation? Pour quel raison aurait-il fait ça? Quel aurait été son intérêt? Peu importe, François était au courant de son plus grand secret.
- Qu'est-ce que tu veux, François?
- Je ne veux rien, d'ailleurs ce n'est pas de moi dont' il s'agit.
- Alors de quoi s'agit-il?
- De vous bien sûr. La seule question à se poser est : « Qu'est-ce que vous voulez? ».
- Ce que je veux?
- Voulez-vous passer le restant de votre misérable vie derrière les barreaux pour avoir commis un acte atroce? Voulez vous que votre fils soit informé des véritables circonstances de la mort de sa mère? Ou préférerez-vous continuer votre simulacre de vie paisible? Le choix vous appartient.
Pris au piège, Danzo soupira puis se résout enfin à répondre.
- Que veux-tu savoir?
- Oh, vous voila enfin plus coopératif, c'est bien. se réjouit le souverain.
- Je ne suis pas coopératif, tu me fais du chantage petit être abject!
- Ce n'est pas du chantage, je vous ai laissé choisir. Je vous ai juste expliqué les conséquences de telle ou telle décision. Enfin, entre moi et une personne qui sacrifie une vie humaine pour faire des profits, je pense que le plus abject c'est vous.
- Ce dialogue ne nous mènera à rien, pose tes questions et fiche le camp.
- Vous avez raison, rentrons dans le vif du sujet. Tout d'abord, parlez-moi des trois nouveaux élèves cités plus tôt. Leur présence n'est pas normale, le règlement du lycée stipule qu'aucun nouvel élève n'est accepté après le mois de novembre.
- En vérité, il y a eu quatre nouveaux élèves. Deux en seconde b et deux dans la classe sept. Tu as raison sur le règlement mais il existe deux exceptions. La première est: « Le cas de force majeur ». Selon certains critères, je peux accorder une place à un élève au sein de notre établissement. C'est dans cette optique, que j'ai débloqué une place pour monsieur Lebeau, un rescapé des attentats de Nice. Ainsi qu'à Samson.U Mastema. En ce qui concerne Yeho et Erza, leur présence ici et dû à autre chose.
- Veuillez développer je vous prie.
- Comme tu le sais, j'ai créé plusieurs bourses afin de donner la chance aux enfants des familles les plus démunis d'intégrer notre lycée.
- Oui, quelle grande générosité vous habite! Vous êtes trop bon pour être un homme. Vous devez sûrement être un dieu? lui jeta-t-il son mépris au visage.
- Moque toi de moi tant que tu veux cela n'empêche que les faits parlent d'eux mêmes, je suis un homme bon.
- Vraiment, et si on demandait à votre femme? Ah, non, j'oubliai, elle est morte. sourit-il. Je plaisante, continuez.
Danzo garda son calme bien qu'il bouillonnait de l'intérieur.
- Le précédent directeur a créé une bourse spéciale du nom de « Programme égalité ». Ce programme est simple, on sélectionne des personnes parmi les plus pauvres des pauvres et on leur offre un an de scolarité ainsi qu'une Gold Card.
- J'aimerai avoir quelques clarifications. Ce Yeho, d'où vient-il?
- Je l'ignore.
- Pardon?
- Ce n'est pas moi qui ai sélectionné sa candidature mais ma secrétaire. Elle a dit quelle l'a choisit sans vraiment savoir pourquoi. J'ai quand même essayé de savoir qui il était mais sans succès. C'est comme si ce môme venait d'arriver sur cette terre. A part ça ce sont quatre adolescents normaux. Si tu le souhaites, je peux te donner son dossier ainsi que ceux de Jacques et Erza. Le résultat de leurs tests d'entrée y est noté.
- Danzo, vous me mentez.
- Je mens, moi? Sur quoi?
- Sur Samson. Ce garçon n'a rien de normal, le fait que vous ne vouliez pas me montrer son test d'entrée n'est pas anodin.
- Je n'ai jamais dit ne pas vouloir te montrer son test.
- Vous m'avez proposé de me révéler les tests des trois autres en omettant le sien.
- Je n'ai rien omis du tout, ce garçon n'a passé aucun test.
- Je vois, c'est donc ça. Monsieur Danzo, quel est vôtre arrangement avec lui?
- De quoi tu parles?
- Il n'a pas fait de test et il a été accepté alors que nous sommes en décembre. Tout cela est suspect. Dites-moi la vérité.
- J'ai dit tout ce que j'avais à dire.
- Bien. fit-il en se levant, prêt à partir.
- Où vas-tu?
- Je vais parler à Akihide, il est temps pour lui d'apprendre tout sur un secret que vous gardez depuis bien trop longtemps.
- Attend! hurla-t-il affolé, se levant à son tour. C'est bon, je vais tout te dire. avoua-t-il en grinçant des dents. Ce garçon, Samson, il est venu me trouver chez moi un soir et m'a demandé une place à Red Star. Il a spécifié vouloir être dans la classe sept.
- Pourquoi, pour quelle raison une personne normalement constituée voudrait subir un tel calvaire ?
- Je ne lui ai pas posé la question.
- Vous voulez me faire croire que vous avez docilement accepté sans émettre la moindre réserve ?
- Il…Il m'a remis une mallette rouge contenant la somme de trois cent mille euros.
- Trois cent mille ! répéta Henry jusque là silencieux, atterré par cette somme extravagante. Mais où il a trouvé autant d'argent ?
- Henry, c'est moi qui pose les questions.
- Désolé.
- Je vois, il vous a acheté.
- Je dirais plutôt qu'il s'est donné les moyens d'atteindre ses objectifs.
- Soit. J'ai une ultime requête à vous demander avant de partir. Faisant parti du conseil d'administration, j'ai un droit de regard sur les évènements qui ont lieu dans l'enceinte de l'établissement. Il y en a notamment un qui m'intéresse plus particulièrement. Mais je n'ai pas assez de pouvoir pour réellement l'impacter. De ce fait je voudrais que vous me nommiez chef de projet pour le Grand Bal de Noël 2016.
- C'est absolument hors de question ! s'écria-t-il complètement hors de lui.
- Je savais que vous réagiriez comme ça. Il ne m'a pas échappé que vous n'étiez pas altruiste, vous avez des ambitions politiques. Vous voulez vous servir de tout ce que vous avez fait de louable pour la jeunesse et la communauté de l'archipel comme argument de campagne. Et je sais aussi que vous aviez l'intention d'annoncer votre candidature à la mairie lors de cette soirée.
- Comment tu-
- Je sais énormément de choses. Je n'ai pas l'intention d'interférer avec votre petit projet. Si je vous fais cette demande c'est pour la réalisation de quelque chose qui vous dépasse complètement. Obéissez, vous n'avez pas vraiment le choix de toute façon. Si je parle de « demande », c'est juste pour être poli.
- Assez, assez ! Cela suffit ! J'en ai marre de ton attitude supérieure. Tu n'es rien d'autre qu'un petit fils à papa imbus de sa personne. Tu n'es pas le seul à avoir des informations. Je sais beaucoup de choses moi aussi. Je sais que parmi les humains se cachent des êtres abominables aux capacités incroyable.
Mais surtout je sais quels résultats ton frère et toi avaient eu aux tests d'entrées. Ceux de ton frère sont anormaux, ils ont révélés un taux d'anticorps beaucoup plus nombreux que la moyenne. Toutefois les tiens sont plus incroyables encore, ils sont similaires à ceux de la classe sept. En plus d'un nombre anormalement élevé d'anticorps les tests effectués par Barbatos Corps, montre que tu as toi aussi un élément inconnu dans ton ADN.
- Où voulez vous en venir, monsieur le principal ?
- Tu es intelligent, je suis certain que tu sais dans quelle position tu te trouves.
- Vous essayez de me faire du chantage ?
- Non, pas du tout. Je te laisse le choix. Soit tu choisis de me défier et toi et ton frère terminez votre scolarité dans ce répugnant trou à rat qu'est la classe sept, soit tu reste à ta place.
- Henry, sors d'ici et dit aux autres de s'éloigner à plus de 10 mètres de la porte de ce bureau.
- Quoi ? Attends, ça veux dire que tu va l'utiliser ? S'il te plait laisse-moi rester, je veux-
- Immédiatement ! exigea-t-il sans contestation possible.
- Bien, entendu, my Lord. »
Suivants les ordres du roi, Henry sorti et demanda à Eve et Lionel de s'éloigner du bureau de Danzo. Il savait qu'il valait mieux pour leur sécurité de ne pas être dans les environs quand-il l'utilisait. Henry ne l'avait jamais vu à l'œuvre mais il savait de par Clément que ce don était destructeur.
A l'intérieur du bureau l'ambiance était tendue. Pendant que François fermait la porte, le père d'Akihide se demandait pour quelle raison le jeune homme avait décidé de rester seul avec lui. Une fois la seule issue close, le chef des messagers se retourna enfin vers son opposant. Il n'aimait pas utiliser la force contre les humains et n'avait pas prévu de le faire. Mais Danzo n'était pas quelqu'un d'innocent et toute cette journée avait été épuisante, il était à cran, il ferait donc une exception.
« Danzo, vous vous méprenez gravement.
- Vraiment, développe un peu.
- Premièrement, vous ne ferez rien. Cela fait longtemps que vous disposez de cette information mais vous n'avez rien fait. Pourquoi ? Tout simplement parce que vous ne pouvez pas. Parce que l'on vous l'a interdit, oui, on vous a mit la pression. Et par là je ne parle pas de mon père le ministre mais d'une force bien supérieur.
Le vieux fourbe se mit à grimacer, François venait de voir clair dans son jeu. Tout cela n'était que du bluff.
- Alors toi aussi tu le connais ? Ton père a-t-il passé un pacte avec lui également ?
- Décidément, vous persistez dans l'idiotie. Cela nous amène donc au second point de méprise qui vous caractérise, vous vous trompez de menace. Vous semblez croire que la personne dont vous devez vous méfier est mon père et cela du fait de son poste au gouvernement. Mais la seule personne que vous devriez craindre, si vous disposiez d'un peu de jugeote, c'est moi.
- Et quel est le dernier point sur lequel je me trompe, selon toi ?
- Les tests d'entrée. Notre ami en commun vous a demandé de mettre en place ces tests afin de pratiquer des analyses ADN sur des enfants particuliers. Ces tests sont en réalité là pour les traquer.
- Pourquoi, dans quel but ?
- Ces enfants sont appelés des « élus ». Vous avez pensé naïvement qu'ils étaient liés par une supposée évolution génétique mais la vérité et bien plus complexe et terrifiante que ça.
- Alors dis-moi tout. Je sais biens qu'ils sont particuliers mais il est vrai que j'ignore se qu'ils ont de spécial.
- Je vais faire mieux, je vais vous montrer.
- Me montrer, me montrer quoi ?
D'un coup le principal se retourna , les stores derrière lui venaient de se descendre avec fracas plongeant ainsi le bureau dans une obscurité totale.
- Links armor : Revêtement de l'étoilé du matin. »
A ces mots, le corps tout entier de l'adolescent se mit à briller de milles feux. Même en se protégeant avec ses mains, Danzo avait du mal à garder les yeux ouverts, c'était comme si le soleil en personne se trouvait dans cette pièce. Il se précipita alors en bas de son mobilier de travail pour y trouver refuge. Accroupit sous son bureau, le vieillard n'était pas encore au bout de ses surprises.
Toujours illuminé par une lumière semblant venir des cieux, François s'avança vers lui, plus il s'approchait plus le proviseur se sentait écrasé par une pression indescriptible. Était-ce de la peur ou un pouvoir bien plus terrible encore ? Puis le frère d'Hugo s'arrêta et leva son indexe droit vers le plafond.
Un léger grincement se fit entendre dans l'habitacle, le sol se mit à se fissurer. Danzo était bouche bai, il ne savait pas où donner de la tête. Chaises, fauteuils, commodes, vitres et murs, tout dans son bureau était en train de trembler, quant à lui, il se sentait nauséeux. Il ne pouvait pas dire ce qu'il se passait et il était beaucoup trop secoué pour pouvoir réfléchir. Tout ce qu'il savait c'est que François était responsable de son calvaire.
Brusquement, alors qu'il pensait que son supplice ne pouvait pas être pire, l'improbable se produit. Lui ainsi que tout les objets et meubles présents dans la pièce se mirent à léviter pour finir par se retrouver plaquer contre le plafond. Le prétendant au poste de maire était effrayé au possible mais surtout, il se sentait comme écrasé par un mur invisible. Le cœur du vieil homme battait la chamade. François s'avança jusqu'à se retrouver en dessous de lui, le corps toujours aussi éclatant. Il leva doucement sa tête et sourit.
« Vous savez maintenant quelle menace je représente, je vous conseillerai donc fortement de ne pas me mettre en colère. Je ne suis pas une personne qu'il vous faut avoir comme ennemie. »
Un peu plus tôt, à la seconde ou la sonnerie de la récréation de l'après-midi retentit, Léo disparut avec Yeoh. Aucun de leurs amis ne les avaient vus partir, rien de plus normal car ni le blond ni le brun n'était passé par la porte. Tout comme François, Léo était loin d'être un adolescent commun.
Le jeune garçon à la bible avait emmené son nouveau camarade dans une salle de classe du troisième étage. Ils étaient seuls, tout le monde était en pause. Yeho ne semblait pas effrayé ou même surpris de ce qui venait de se passer. Le jeune homme coiffé en dreadlocks alla s'asseoir sur une chaise en face de Léo toujours aussi béat.
« C'est une jolie salle de classe Léo. Mais je ne comprends pas, pourquoi m'as-tu emmené ici ? Et puis c'est bizarre, il y a quelques secondes nous étions dans une autre classe avec tout le monde.
- Arrête ton cinéma.
Léo ne souriait plus, il avait un visage sérieux. Le visage froid qui terrifiait autant Akihide.
- Je ne comprends pas, que veux-tu dire ?
- Je sais qui tu es Yeoh. Cela fait tellement longtemps que j'attends ce moment. fit-il en s'approchant lentement. Oui, tellement tellement longtemps.
- Je vois, dans ce cas, que vas-tu faire ?
- C'est évident. Maintenant que tu es enfin là, il n'y a qu'une seule chose à faire. »
Léo s'arrêta subitement et leva doucement sa main, celle qui arborait son bracelet. Il se mit alors à prononcer une incantation : « Toi qui jadis a fait couler le sang du mensonge, toi qui est l'épée la plus tranchante jamais forgée, toi dont la force aveugle m'a été offerte, toi qui a transpercé un grand nombre de ces vils Sarrasins, enveloppe ma main des ronces de la franchise. Viens à moi je te l'ordonne, Durandal ''épée de la vérité'' ! »
Son bracelet se changea alors en épée, une épée aussi belle que mortelle. Le pommeau triangulaire de l'épée était en diamant, la fusée recouvert de soie blanche, la garde était constituée de deux quillons dorés enfin, une lame de 90 cm d'une couleur argentée pure et éclatante venait terminer ce chef d'œuvre.
« Voici mon vrai visage, fils de YAHWEH ! Je suis celui qui a été désigné pour mettre fin à ta vie d'humain. Es-tu prêt ? »
