Yo ici J'men ! Bonne fête du travail! On commence ce mois avec un chapitre centré sur les deux sbires les plus fidèles de François. Vous verrez qu'ils ne sont peut être pas aussi "méchants" qu'il n'y paraît.
Réponses aux reviews
Saka-sensei : Yo sensei! Oui, Nick était sérieux quant au fait de ne rien dire en cas de défaite. Naïf, le loup de l'Alabama l'est certainement, dans tous les cas, il est clair que François ne lui a pas tout révélé concernant ses plans. C'est tout ce que je dirais ^^
Un petit trou de mémoire en effet lol. Allez je vais t'aider mon sensei adoré. Dans le chapitre intitulé '' Un déjeuner tumultueux partie 4'', Erza et Ino ont un long dialogue dans lequel Tenten intervient et dit ceci en parlant d'un de leur camarade : "Ouais, j'avais oublié. Avant « l'incident du toit » il venait toujours au lycée avec un petit renard tout mignon qui pouvait carrément même parler, se souvint l'aspirante militaire."
De rien :D
Bisous sensei!
La face cachée des Messagers
Chapitre 36
« Mais qu'est-ce qu'il t'a fait ?
- De quoi tu parles ?
- Depuis ton retour de Paris, tu n'es que froideur et cruauté. Tu es sur le point de laisser une fille innocente se faire violer ! Es-tu vraiment la Charlotte que je connais ?
- Il ne s'est rien passé, j'ai seulement appris à devenir plus forte. »
Il a raison, il est celui qui me connaît, ou plutôt, me connaissait le mieux. Charlotte, celle qu'il adorait, sa complice et amie est morte cet été, à Paris. Elle est morte pour devenir Sweety Whitch. Pour être utile à François et l'épauler dans sa quête. Pour devenir plus forte. Plus forte ? Oui, je le suis certainement. Mais à quel prix ?
Aujourd'hui j'étais sur le point de laisser une fille innocente, une fille qui n'a rien demandé à personne, se faire violer pour atteindre mon but et cela sans le moindre remord. Je revois son visage terrifié encore très nettement, mais je ne ressens rien. C'est le prix que j'ai payé pour cette force, c'est ce qu'il m'a pris. Heinrich ce monstre, « Der Richter » comme il aime se faire appeler.
C'est lui qui était à la tête du projet Virgo, mais Maître Reficul a changé d'avis pour le confier à François. Furieux et voulant montrer sa supériorité, l'allemand l'a défié. François a perdu, une défaite totale. J'ai compris qu'il ne pourrait pas atteindre son objectif sans aide. J'ai donc décidé d'accepter la proposition d'Heinrich. Je l'ai suivi jusqu'à la capitale. Il n'a beau n'avoir que 18 ans, il possède déjà son propre château. Rien d'étonnant pour le fils de l'ambassadeur allemand. Là-bas, j'y ai appris les techniques célestes, la maîtrise de mon élément et de la magie ainsi que le langage démoniaque. Mais en contrepartie, j'ai cédé à tout ce qu'il demandait, tout. En échange de cette force j'ai perdu ma gentillesse et ma compassion, qu'il jugeait inutile et désignait comme un frein à mon évolution. J'ai perdu ma virginité. Enfin, je lui ai promis ma main et de « porter sa descendance ».
Pourquoi avoir fait tout cela ? Pourquoi avoir sacrifié celle que j'étais ? Pourquoi aller jusqu'à le laisser supprimer la compassion et la gentillesse, des émotions si pures qui faisaient de moi une personne si aimante, qui faisait partie de mon identité ? Pourquoi aller si loin ? Parce que je l'aime.
François possède un pouvoir capable de détruire le monde. Il est certainement l'un des Bachiyr les plus puissants. Néanmoins, il n'a jamais aimé la violence. « Le Souverain »… Je me rappelle de notre première rencontre. J'étais en train de devenir une femme. Ce jour-là, je portais du blanc, mauvaise décision. J'étais morte de honte sur ma chaise. Cette chaise en bois qui devenait aussi rouge que mon visage et ma robe. La sonnerie retentit, mais je ne pouvais pas bouger. Il s'est levé comme ça, l'air de rien et a déposé son long manteau noir sur mes épaules. « Prends-le, tu en as plus besoin que moi ». Aucune moquerie, aucun jugement. Je le connaissais que de réputation à ce moment. C'était un génie qui avait sauté deux classes. Cependant, je ne l'avais jamais vraiment regardé. Après cet événement je ne faisais que ça. Son regard noir et sa présence étaient devenus des drogues pour moi. Quand il était là, je me sentais en sécurité, comme si rien ne pouvait m'arriver. Je me sentais bien, heureuse et plus habitée par la solitude. Il était si gentil et voulait à tout prix protéger cet archipel.
Mais quelque chose en lui s'est brisé après cette défaite. Je ne voulais pas qu'il change, qu'il arrête d'être ce gentil garçon voulant sauver son île et aider son prochain. Alors, j'ai fait ce que j'avais à faire. J'ai vendu mon corps en espérant sauver son âme. C'est difficile à comprendre, je le conçois. Aller aussi loin pour un garçon qu'on ne connaît que depuis quelques années. Je peux comprendre que cela paraisse fou. Cet amour est pourtant la seule chose qu'il me reste de bien, le vestige de celle que j'étais. Depuis ce sort, mis à part cette émotion magnifique il n'y a que la colère et la haine que je ressens. Alors, je m'accroche à lui désespérément. Bien qu'il n'ait jamais eu le courage de me le dire, je sais ce que je représente à ses yeux.
Je n'ai aucune empathie, alors que fais-je devant cette grande maison sous ce soleil qui disparaît peu à peu ? Disons que je le dois à Charlotte. Je sais qu'elle n'aurait pas pardonné cet acte. Elle aurait été bien trop peureuse pour agir, terrorisée même. Mais elle aurait fermement condamné cet acte. Je vais donc le faire pour elle.
« Charlotte ! Que fais-tu devant ma demeure ?
Quand on parle du loup. Tiens, il a changé de tenue. C'est vrai qu'Erza lui a fait de l'effet. Ce couard s'est carrément pissé dessus.
- Tu n'as pas une petite idée ?
- Pas vraiment. Le sort que tu m'as jeté est sur le point de se rompre donc je ne vois pas ce que tu fais là.
- Je viens te parler de la fille.
- Oh, je vois. Tu viens t'excuser. Cela ne sera pas de refus, tu ne m'avais pas prévenu qu'elle serait aussi balèze. J'ai bien failli mourir ! haussa-t-il le ton.
Il a l'air très sérieux. Il ne fait pas semblant, il a l'air d'ignorer ce qu'il a fait de mal. Non, ce n'est pas cela, c'est bien pire. Pour lui, cela n'est pas mal. Il ne voit aucun inconvénient à faire ce qu'il a fait. Les rumeurs disaient donc vrai. Plusieurs filles ont dit avoir été victimes de trou de mémoire. Elles ont toutes un point commun : lui. Marvin était présent à chaque fois qu'il y a eu des incidents de ce type. Je comprends maintenant la réticence de François à l'intégrer dans nos rangs.
- Je ne parle pas de cette fille, mais de l'autre.
- L'autre ? Ah, Célia.
- Stella, elle s'appelle Stella.
- Ouais, c'est la même chose. Et donc, c'est quoi le problème ?
- Tu l'as violée.
- Oh, tout de suite les grands mots ! réfuta-t-il mon accusation sur le champ. Je lui ai juste mis un doigt, il n'y a pas de quoi en faire un drame. Et puis c'est toi qui m'as dit d'être crédible, il faut savoir ce que tu veux. Sur ce, je n'ai pas de temps à perdre avec ces broutilles. Passe une bonne soirée, me salue-t-il en me dépassant.
Je le saisis par la main, celle dont il s'est servi pour abuser de Stella.
- Tu as raison, cela peut paraître un peu hypocrite de te réprimander.
- En effet, « on ne peut pas créer un monstre et se plaindre qu'il détruise la ville ».
- Oui, sauf que je ne t'ai pas créé, tu es un monstre depuis ta naissance. De plus, mes instructions étaient claires. « Je veux que tu rejoignes Shinji et Néo pour participer à la mise en scène d'une agression, cela doit être crédible, mais assure-toi de ne rien faire de complètement immoral. Tu dois juste un peu la brusquer, si tu accomplis bien ta mission je t'autoriserai à rejoindre les Messagers. »
- Oui, ce sont bien les consignes que tu m'as données et je les ai respectées.
- Non, pas du tout.
- Je… Ah ! geint-il.
D'un simple geste, je lui fracture le poignet.
- Ceci est mon dernier avertissement. Si tu t'en prends encore à une fille, tu ne t'en sortiras pas qu'avec un poignet cassé. Est-ce que tu m'as bien comprise, fils de banquier ?
- Oui, je ne le refais plus, promet-il les larmes aux yeux en attrapant sa main droite endolorie.
Je le laisse pleurer et je m'en vais. Il doit avoir pris un sacré coup. Je me demande de quoi il souffre le plus ? Le fait d'être battu une nouvelle fois par une fille, de perdre la main qu'il utilisait pour se branler, d'avoir le poignet cassé ou de ne plus pouvoir violer de jeunes filles ? Peu importe.
Alors que je quitte le quartier riche de Little Tokyo, je perçois une énergie puissante se rapprocher. En levant la tête, je vois une lumière rouge traverser le ciel noir à vive allure. Cette âme me paraissant familière, je décide de suivre cette lumière. Plus je me rapproche, plus je suis certaine que c'est lui. Ce faisceau rouge m'emmène jusqu'à Yathrib, le quartier musulman. Je ne comprends pas. Si c'est bien lui, que fait-il ici ?
Ce halo rouge descendit devant une maison. Plus de doute possible, c'est Clément. Il ne blaguait pas finalement, il est bel et bien capable de voler grâce à son élément. Ce n'est pas impossible, mais il doit utiliser une quantité d'énergie immense pour réaliser cet exploit. Quoi qu'il en soit, il y a une question plus importante qui me taraude… Qui est la personne qu'il est venu voir ? Il est sur ses gardes, il regarde partout. Son instinct lui dit qu'il est suivi. Je ne peux pas m'approcher plus. Clément est vraiment impressionnant, je suis à deux cents mètres quand même. Je n'ai pas le choix, je vais devoir utiliser le Kink si je ne veux pas me faire démasquer.
Le Kink est une technique céleste des plus basiques, on nous l'enseigne au début de l'apprentissage. C'est très utile en combat. A l'origine, cette technique se sert de notre âme pour décupler notre puissance. Plus précisément, elle augmente notre masse musculaire. Mais avec de l'entraînement, on peut l'utiliser pour améliorer notre vision et notre audition. C'est épuisant, mais très utile.
Après avoir vérifié les alentours, il fait un bond de plusieurs mètres de haut pour atteindre une fenêtre. Elle est ouverte. Cela veut dire qu'il était attendu. Il entre prudemment, faisant le moins de bruit possible. Il se cache ensuite dans un coin de la chambre. Il n'est peut-être pas si désiré que ça ? Je ne vois pas très bien l'intérieur, mais je parviens à distinguer un grand drapeau avec un Croissant de lune blanc et une étoile rouge. Il y a aussi quelques photos. Je n'y crois pas ! C'est elle ! Celle qui se fait appeler la « Belle Sage ». Je crois que son prénom est Sarah. Ino disait donc vrai. Clément et elle sont en couple. C'est la seule explication à tout cela. Je ne vais pas tarder à connaître la vérité, la voilà qui entre. Il semble qu'elle sort de la douche. Comme le démontre son peignoir blanc porté avec une certaine classe, je dois l'avouer, et ses cheveux noirs trempés.
« Bonsoir, la salua-t-il en sortant de l'ombre.
- Clément ! Qu'est-ce que tu fais là ?
Elle a l'air surprise. Sa présence ici n'était donc pas prévue ?
- Tu n'es pas contente de me voir ?
- Je suis toujours contente de te voir, lui sourit-elle. Mais il ne fait pas encore bien nuit, mon frère pourrait te voir ici à tout moment.
- Je sais, mais je voulais te voir.
- Clément, est-ce que tout va bien, mon djinn de feu ?
Sans dire un mot, il la plaqua contre le mur et l'embrassa, attrapant de ses mains robustes son visage avec fermeté et tendresse. Elle semble confuse, mais quand même satisfaite. Clément, est-ce juste pour prendre ton pied que tu es venu ? Les choses s'accélèrent, le Coq impétueux, introduit une de ses mains sous le peignoir de Sarah. Elle ne mit pas longtemps à réagir. Sarah le repoussa et lui donna une claque comme on en fait plus qui envoya le bras droit de François au sol.
- Sarah je…
- Tu quoi ? As-tu perdu l'esprit ? C'est quoi ton problème ?
J'avoue ne pas comprendre ce qu'il se passe là-bas. Elle a l'air très énervée mais aussi très surprise par son comportement. Ce n'est donc pas un plan cul. Les garçons ont pourtant l'habitude de ce genre de pratique. Si ce n'est pas le cas, cela veut dire qu'il l'aime. C'est impossible ! Clément n'aime personne, enfin personne de cette façon. Cette histoire devient de plus en plus bizarre.
Clément se relève et s'assoit sur le lit de sa belle. Il a l'air mal, il met sa tête dans ses mains.
- Je suis désolé Sarah, j'ai fait n'importe quoi. Je sais que c'est important pour toi de te préserver jusqu'au mariage. Je sais, même si je n'y crois pas, que l'Islam et ses valeurs te sont chers. Tu vis bien, de façon pudique, humble et ne te maquille pas, même si tu ne portes pas le voile. Mais j'ai paniqué. J'ai eu peur.
- Peur ? Peur de quoi ?
- Peur de te perdre. Jusqu'à présent, je ne vivais que pour François. Malgré son jeune âge, il est mon sauveur. Il m'a sauvé de mon père, m'a fait prendre conscience de ma force et m'a même offert un foyer. Mais depuis que je te connais, les choses ont changé.
- Clément…
- Je t'aime Sarah, je t'aime comme jamais je n'ai aimé quelqu'un et cette situation me fait peur. Elle me terrifie, l'avenir me terrifie.
- De quoi tu parles ?
- Sarah, connais-tu l'infirmier du lycée ?
Oh ! Ce n'est pas possible, à quoi tu joues Clément ? Tu ne vas quand même pas tout lui raconter ? Elle vint s'asseoir à ses côtés.
- Oui, c'est un homme charmant.
- Pas du tout, c'est un monstre. Tu n'imagines pas à quel point.
- Clément tu me fais peur, déclara-t-elle, tremblante.
- Sarah, lui as-tu parlé de ta virginité ?
- Quoi ?
- C'est important ! crie-t-il.
- Non bien sûr que non ! Je ne sais pas pour toi, mais ce n'est pas un de mes sujets de conversation favoris, rétorqua la jeune fille avec fougue.
- Dieu soit loué, fit-il, rassuré.
- Tu es bizarre aujourd'hui, Clément.
- Je suis vraiment désolé pour tout ça. J'aimerai tout te dire, mais je ne peux pas. Néanmoins, j'aimerais que tu saches que tout ce que je fais c'est pour toi. Pour te sauver et que tu puisses survivre au désastre qui est sur le point d'arriver.
- OK.
- Comment ça « OK » ? Tu ne cherches même pas à avoir plus de détails ? ne put-il cacher son étonnement.
- Clément je te connais, je t'aime et je crois en toi. C'est tout ce dont j'ai besoin, c'est suffisant.
Clément, voilà donc le secret de ta force. Jamais je n'aurais pu l'imaginer. Que dois-je faire ? Il est fidèle et est certainement le second membre le plus fort de notre groupe au combat. Il surpasse même le Génie et son talent. Cependant elle représente une menace. Qui sait ce qu'il serait prêt à faire pour elle ? Mais suis-je vraiment la mieux placée pour le juger ? J'ai moi aussi fait des choses peu recommandables pour le bien de celui que j'aime. Justement si ! L'amour est une question d'égoïsme. Je ne suis pas allée aussi loin pour le laisser tout gâcher !
Elle l'embrasse avant de lui remettre quelque chose dans la main. Un pendentif ?
- C'est quoi ça ?
- C'est la main de Fatima, elle te protégera contre le mauvais œil et les sbires d'Iblis.
- Je le garderai sur moi à chaque instant.
- Merci, je sais que tu ne crois pas à cela.
- Sarah je te connais, je t'aime et je crois en toi. C'est tout ce dont j'ai besoin, c'est suffisant.
Elle sourit. Je dois l'admettre ils sont mignons, c'est justement ça le problème. Il l'aime sincèrement, et je sais ce que ce genre d'amour nous pousse à faire.
- Au fait, où tu vas m'emmener la prochaine fois ?
- C'est une surprise.
Sur ces mots, il ouvre la fenêtre et saute. Son regard a changé, ou plutôt il est redevenu normal. Il jette un coup d'œil dans ma direction. Je vois, ce regard noir m'est destiné. Il sait que je suis là, ou tout du moins, il sait qu'on l'observe.
Il vient par ici.
- Salut, Clément.
- C'était donc toi… Depuis quand est-ce que tu m'espionnes ?
- Un petit moment seulement. Assez pour être inquiète. Ta relation avec elle est dangereuse. Tu étais sur le point de lui parler du projet Virgo. Tu comprends ce que cela signifie ?
- Je vois… Feu !
D'un coup, ses mains s'enflamment. Je ne pensais pas qu'il m'attaquerait, j'ai été naïve. Si c'est ce qu'il veut, il va être servi.
- J'avais raison, elle est bien une menace. Je vais m'occuper de toi et j'irai lui régler son compte. Links armor : robe de rage volcanique !
Une robe de lave et de flamme enveloppe alors mon corps tout entier excepté mon visage et mes cheveux roux prennent feu. Avec mon Links j'atteins le rang A et mes flammes sont assez puissantes pour réduire à néant du béton. Alors Clément, que vas-tu faire ? Tu ne crois tout de même pas m'égaler dans cet état ?
Il bondit encore plus haut que tout à l'heure se servant de ses mains comme propulseurs, puis lance une puissante attaque, mais je ne suis pas sa cible. J'entends un objet volant tomber au loin. Clément et moi on approche pour voir de quoi il en est. Il est pratiquement carbonisé, mais un symbole est encore visible, une sorte de soleil.
- L'Aube dorée.
- Que viens-tu de dire Clément ?
- C'est le symbole de l'Aube Dorée, ce drone leur appartient. Je savais bien que j'étais suivi.
- C'est quoi cette Aube Dorée ?
- Un groupe d'humains menés par un scientifique fou, il nous surveille depuis un moment déjà, mais c'est la première fois qu'ils sont aussi proches.
- Ils veulent quoi ?
- Leur chef a demandé à François de s'allier à lui.
- Une alliance ?
- Pas tellement, il voulait qu'on serve de cobaye pour l'aider dans ses recherches, « pour le bien de la science ».
- Il y a donc d'autres humains au courant des démons et nos facultés mis à part Devil Joker et sa bande.
- Ils n'ont rien à voir avec la Brigade anti-démons. Leur but est flou et ils utilisent des robots ainsi qu'une technologie avancée. Ce genre de truc ne peut fonctionner que contre des démons de rang inférieur.
- C'est vrai. Clément, pourquoi je n'étais pas informé de leur existence ?
- On les a connus pendant l'été, François a dit de ne pas t'encombrer l'esprit avec ça. Il a dit que tu avais d'autres soucis à gérer et il avait raison. Je veux dire tu as changé depuis que tu es rentrée. Je sais que le Nazi y est pour quelque chose, mais je ne te poserai pas la question.
- Je n'ai rien à dire.
- OK, j'y vais alors. Oh, j'allais oublier. Tu n'es pas la seule à être devenue plus forte, si jamais tu t'en prends à Sarah, tu le regretteras amèrement, Charlotte.
- Vraiment ?
- Je ne suis pas du genre à aimer les longs discours, je préfère les actes à la parole. Mais je peux te promettre que même si je t'aime, je n'aurais aucune pitié si tu lui fais du mal.
- François sait-il pour elle ?
- Oui. Je ne lui cache rien.
- Bien.
- Bien.
- Je te dis à demain alors, Clément.
- Ouais, dépêche-toi de partir. Ta tenue incandescente fait tache avec le décor, m'ordonne-t-il.
Il a raison. Tandis que je désactive mon Links, il ravive le feu sur ses mains. Ses flammes ont encore plus d'ardeur. La chaleur qu'elle dégage n'est étrangement pas si intense bien qu'elles soient vraiment puissantes. Clément se met à l'éviter puis carrément s'envoler se servant de ses mains comme réacteurs. Il me jeta un regard, comme un ultime avertissement avant de disparaître.
Quelle journée de dingue ! Je me demande ce que tu fais à présent, Erza ?
