Je suis complètement en état de choc, je n'arrive toujours pas à comprendre ce qui s'est passé. Je revois encore Moran qui plante son couteau dans Mme Hudson, et le sang qui coule de son ventre, puis après tout est très flou. Je me rappelle de Moriarty qui me dit quelque chose, puis je vois Mme Hudson qui s'écroule sur le sol, et Moran qui fait un signe à la caméra pour dire qu'elle ne respire plus. Je n'arrête pas de me dire que tout est de ma faute, j'ai voulu être plus intelligent que Moriarty, et en fin de compte, il a encore gagné. Je ne sais plus quoi faire. J'essaye de me dire que je n'ai peut-être pas encore perdu, que peut-être qu'il bluffe et que Mme Hudson est juste inconsciente. Mais je sais que c'est faux, les écrans sont restés allumés depuis tout à l'heure, et elle est toujours entrain de pisser le sang sur le sol. Elle est morte par ma faute ! Je l'ai tué ! Non, non, non c'est Moran, moi je voulais la sauver. Ou peut-être que c'est moi que je voulais sauver, je savais très bien que ça serait dangereux pour elle de réagir comme ça, mais je n'avais pas trouvé d'autres idées. Je devais nous sauver. Non, tout ça est faux ! La vérité c'est que je voulais battre Moriarty, je voulais lui montrer que j'étais supérieur à lui et qu'il ne pourra jamais être plus fort que moi. Je me suis encore une fois fait dirigé par mon ego surdimensionné. Je me crois toujours supérieur aux autres, et je ne rate pas une occasion de le montrer, il fallait bien qu'un jour ça me retombe dessus. Jusqu'à maintenant, à part recevoir des insultes, je n'avais rien eu comme conséquences à mon ego. Mais maintenant Mme Hudson est morte ! Je n'arrive pas à croire que c'est vrai, ce n'est pas possible, il y a sûrement encore un moyen de la sauver.
"-Aidez-la, je sais que vous le pouvez ! Je ferais tout ce que vous voudrez, je participerai à vos expériences, mais s'il vous plaît, aidez-la !" Moriarty commence à rigoler. Comment ose-t-il ?!
"-Alors Sherlock, tu recommences à me supplier maintenant. Tu es retombé bien bas. Mais je ne vais pas l'aider, je ne vois pas pourquoi je le ferais, c'est beaucoup plus marrant de te voir dans cet état. Le grand Sherlock Holmes en pleine panique. Je suis tellement heureux de pouvoir voir ça." Cet homme est complètement fou. Mais il a raison, je suis en pleine panique, mon esprit se décompose et mon corps me trahit. Je ne peux plus réfléchir clairement, mes pensées sont complètement embrouillées. Mon cœur bat beaucoup trop vite et mes mains tremblent. Qu'est-ce que je dois faire ? J'ai essayé de me battre et ça n'a que fait qu'empirer les choses, je dois abandonner.
"-C'est bon, j'abandonne. Vous pouvez faire ce que vous voulez, je ne me battrais plus." Je ne sait pas ce qui m'arrive, ce n'est pas dans ma personnalité d'abandonner, mais en ce moment, j'ai l'impression que c'est la seule solution. Je veux juste que ce stupide jeu s'arrête, et c'est le seul moyen. "Vous vouliez me briser, vous avez réussi. Alors stoppez ce jeu, de n'importe quelle façon, mais arrêtez ça." Mon meilleur ami a vécu ,sûrement, un des pires moments de sa vie, et Mme Hudson... Les deux personnes les plus importantes à mes yeux, et elles souffrent par ma faute. Et bientôt John sera sûrement mort aussi, si ce n'est pas déjà le cas, alors à quoi bon continuer de se battre.
"-Tu sais quoi, pour une fois je penses que je vais t'écouter. Mais avant, toi aussi tu dois un peu souffrir. Bien sûr, tu vas avoir droit à un programme personnalisé, alors remercie moi d'avance." Il quitte la pièce. Qu'est-ce qu'il voulait dire par programme personnalisé ? Déjà je sais qu'il ne va pas me violer ou me poignarder, il ne peux pas me faire vivre ce qu'on vécu mes amis. Mais je ne vois pas ce qui reste et qui pourrait être assez "personnalisé" pour lui. Justement le voilà qu'il revient avec une boite, c'était rapide. Il se pose à un bureau et commence à faire quelque chose avec les objets qui sont à l'intérieur, mais malheureusement je n'arrive pas à voir ce qu'ils sont. Il se retourne vers moi avec un sourire, et une seringue dans la main.
"-S'il vous plaît, tout mais pas ça, s'il vous plaît." Je ne prends même pas la peine d'essayer de trouver une stratégie pour l'en empêcher. Enfaite je pense qu'au fond de moi, je veux qu'il m'injecte cette drogue, j'ai besoin de ressentir les effets. Mais pas pour la même raison qu'avant, cette fois-ci je ne veux pas stopper l'ennui, cette fois-ci, j'ai juste besoin que la douleur s'arrête. Mon esprit est brisé et la drogue va l'aider.
"-Allez Sherlock, je sais très bien qu'au fond de toi tu en meurs d'envie. Enfaite je suis plutôt sympa de ne pas te faire pareil qu'à tes petits chiens. Alors arrête de te plaindre !" Il a raison, j'en meurs d'envie, mais il ne doit pas le savoir. Grâce à la drogue je vais pouvoir recommencer à me battre. Il me prend mon bras et essaye de me piquer, mais je fais semblant de me débattre. Puis un de ses hommes arrive et me tient le bras. Je n'ai pas le temps de dire un mot, qu'une grande vague de bonheur m'envahit. Je commences à rigoler tout seul, et je me sens tellement bien. Je ne sais pas ce qu'il m'a donner, mais ce qui est sûr c'est que ce n'était pas de la cocaïne, et pas une petite dose aussi. Aucune drogue ne fait autant de bien à faible dose. Je me sens partir, mais juste avant le noir, une dernière pensée me vient à l'esprit: il veut me rendre accro.


Et voilà, j'espère que ce chapitre un peu court vous a plu, et la suite bientôt.