Je me réveille doucement, je suis encore dans les vapes. Moriarty n'est pas là. Depuis le début, il n'est presque pas parti, ou en tout cas c'est ce qu'il voulait me faire croire. Je sais qu'il partait quand j'étais inconscient, et qu'après il revenait un peu avant que je me réveille. Je me demande s'il fait juste semblant de ne pas être là pour observer ma réaction. Si c'est le cas, je dois faire attention à ce que je fais. Je pourrais peut-être réfléchir à un moyen de m'échapper, mais je n'ai aucune idée de comment faire. Je suis toujours attaché à cette chaise et je n'arrive pas à me libérer. Mais il doit bien avoir un moyen, chaque problème a une solution. Mais pour le moment je n'en vois aucune. Mon esprit devrait être stimulé par la drogue, mais au lieu de ça, elle l'assombrit. J'ai beaucoup trop de mal à réfléchir, et tout est très confus. Je viens de me rappeler que j'avais pensé que Moriarty voulait me rendre accro. Si je n'arrive pas à trouver un moyen de m'évader, je pourrai au moins essayer de comprendre pourquoi veut-il que je redevienne un drogué. Je sais qu'il veut me briser, mais la drogue fait tout le contraire, elle m'aide. Habituellement elle m'aide à réfléchir ou à pas m'ennuyer, mais là elle m'aide à supporter la douleur. Je ne pensais pas qu'elle me servirait un jour à ça, un sociopathe ne devrait pas ressentir d'émotions. Je ne comprends pas pourquoi je ressens toutes cette souffrance quand je penses à John ou Mme Hudson. Moriarty a réussi à me briser, et je ne comprends pas pourquoi c'est arrivé. Ces méthodes briseraient quelqu'un de normal, quelqu'un de stupide, mais moi je n'en fais pas parti. Alors pourquoi m'ont-elles brisé ? Peut-être que je me suis trompé depuis le début, peut-être que je ne suis pas un génie, peut-être que mon esprit de déduction est juste un moyen de compenser mes lacunes dans de nombreux domaines. Mais à part moi, seulement Mycroft et Moriarty sont capables de faire ce que je fais, et ceux sont des génies. Je sais que j'en suis un aussi. La seule raison pour laquelle Moriarty a réussi à me briser est peut-être juste parce que j'ai abandonné. Je dois me battre cette fois, je dois être plus fort que lui. J'entends justement des pas approcher, je ne me laisserai pas battre encore une fois.
Moriarty entre dans la pièce.
"-Alors Sherlock, tu as bien apprécié ce petit moment de solitude. J'espère que tu as pu trouver un moyen de t'évader, parce que sinon... Bonne chance !" Il repart en rigolant. Deux hommes s'approchent de moi. Ils me détachent, j'en profite pour essayer de les assommer, mais ils ont des armes. Un des deux me donne un coup de tasser et je tombe inconscient.
Quelques heures plus tard
Je me réveille dans une autre salle, bien plus obscure que l'autre. Seule quelques lampes clignotantes l'éclairent. J'essaye de bouger, je suis de nouveau attaché. Mais quelque chose est différent. Je crois que...oh non ce n'est pas possible ! J'ai plus de vêtements ! Je suis nu ! Pourquoi as-t-il fait ça ? Il doit savoir que je suis très pudique, mais... je ne peux pas rester comme ça, je ne peux pas !
"- Je vois que tu as remarqué que tu n'avais plus de vêtements, je ne pensais pas que tu paniquerais autant." Il rigole encore, mais cette fois-ci il se moque.
"- Pourquoi ?!" Je ne comprends pas pourquoi il a fait ça.
"-C'est simple, tu vas subir le même sort que tes petits chiots. Je sais que ce n'est pas très original, et que j'avais dit que je ne te ferais pas subir les mêmes choses qu'à eux... mais tu m'as déçu. Tu m'as déçu Sherlock ! T'entends ?! Tu es aussi stupide et ennuyeux que les autres, tu n'est pas un génie ! Je pensais m'amuser avec toi, mais ça a été tout le contraire. Alors je vais te traiter comme n'importe quel autre humain. Sauf que c'est moi qui va te torturer cette fois, je dois bien essayer d'un peu m'amuser." Je le vois sourire. Cet homme est complètement fou ! Je ne veux pas vivre ce qu'a vécu John et Mme Hudson. Je sais que je le mérites, mais ça me fait trop peur, je n'ai jamais fait ça avant. Je dois être fort, il me brise que si j'y crois.
"-Vous avez tord, je ne suis pas normal, je suis plus intelligent que toutes ces personnes ennuyeuses. Et je peux vous le prouver. N'importe quelle autre personne serait déjà complètement brisé à ma place, mais ce n'est pas mon cas. Mon esprit est dans le même état que quand vous m'avez kidnappé. Je vous ai bien observé, et je penses pouvoir vous faire une petite démo. Tout d'abord vous êtes un businessman du crime, vous avez votre propre réseau de criminels que vous pouvez contrôler à votre guise. Vous sponsorisez des criminels, et vous vous êtes servi du taximan pour avoir des infos sur moi. Vous êtes un psychopathe sadique qui compense son manque de contrôle par sa grande intelligence. Comme moi, cette dernière vous fait trouver les gens d'un ennuie mortel. Vous tuez sûrement depuis votre enfance et êtes très vengeur, calculateur et ingénieux depuis sûrement la même période. Vous maîtriser, bien évidemment, les stratégies terroristes et d'intimidation. Par contre un point me laisse perplexe, malgré tout ça, vous semblez montrer un intérêt pour les enfants, vous donniez de très grosses sommes d'argent au taximan pour ses enfants. C'est très inattendu de votre part. Maintenant je pourrais vous en dire plus, mais je penses que vous avez compris." La tête qu'il fait me fais sourire, je l'ai eu cette fois. Il applaudit en souriant.
"-Bravo Sherlock, très impressionnant. Tu avais raison je me trompais, tu es un génie, je le vois maintenant. Mais c'est justement le "maintenant" qui m'énerve, tu m'a fait perdre mon temps ! Pendant tout ce temps tu t'es comporté comme quelqu'un d'ennuyeux, et tu m'ennuyais ! Et en plus je n'aime pas trop ce que tu vient de dire sur moi. Alors je vais quand même faire ce que j'avais prévu ! Après tout, c'est bien toi qui a dit que j'étais vengeur." Il sourit, et sa façon de parler dans sa dernière phrase m'inquiète vraiment. Il s'approche de moi et me détache de la chaise, mais mes mains et mes jambes restent attachées entre elles. Puis il me fait avancer vers un matelas, me jette dessus, et me rattache pour m'empêcher de bouger.
"Que la partie commence !"
